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 Newsweek et la France

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Eurynome
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MessageSujet: Newsweek et la France   Mar 7 Jan - 12:02

Ce n'est pas la première fois que le magazine américain Newsweek s'inquiète pour nous, Français. En février 2013, l'hebdomadaire tentait déjà de comprendre pourquoi la France était devenue "si paresseuse". Un an plus tard, le constat a empiré: la France est en déclin, que se passe-t-il donc?
Ces deux articles sont signés Janine di Giovanni, une ancienne reporter de guerre américaine installée à Paris, plusieurs fois récompensée pour ses reportages. Sur Twitter, pourtant, son dernier article indigne de nombreux internautes qui l'accusent d'avoir un point de vue très orienté sur la France. 

Une comparaison historique inattendue
Tout commence par une comparaison historique inattendue. Pour Janine di Giovanni, le principal problème de la France est simple: deux ans de socialisme et la hausse des impôts ont fait fuir vers d'autres pays les entrepreneurs, "ces gens qui font la croissance économique" d'un pays. Ils quittent la France, dit-elle, comme les Huguenots -"les abeilles ouvrières de la France"- l'ont fait après la révocation de l'édit de Nantes par Louis XIV en 1685.
Une comparaison que formulait déjà Serge Dassault dans ses vœux aux lecteurs du Figaro le 1er janvier: "En son temps, la révocation de l'édit de Nantes avait ainsi vidé la France de ses esprits les plus entreprenants."
Au cœur de leur critique, les impôts et la taxe à 75% donc.

Un choix d'intervenants assez restreint
Symbole du déclin de la France, Janine di Giovanni cite ses amis pour exemple. Ceux-ci sont soit désenchantés, soit profiteurs. Dans un café de VIe arrondissement de Paris, elle raconte comment un avocat bondit en voyant Pierre Moscovici. "Je vais le tuer. Il a détruit ma vie". Cet avocat a choisi de s'exiler à Londres, refusant de payer plus d'impôts.

A son arrivée en France, la journaliste s'est aussi extasiée devant les remboursements des frais médicaux et les subventions faites aux écoles, mais "je me suis rendu compte, explique-t-elle, que les gens profitaient tellement du système". Pour exemple, deux de ses amis banquiers ont profité, pour l'une de son congé maternité pour faire une croisière en Guadeloupe, pour l'autre de ses allocations chômage afin de se laisser vivre.

Une vie bien éloignée de celle de la majorité des Français
Autre symbole de ce déclin selon elle, le coût de la vie. "Paris est devenue l'une des villes les plus chère du monde, devant Londres". Voilà le point qui a particulièrement agacé ses contradicteurs.
Janine di Giovanni vit en effet dans le VIe arrondissement, près du jardin du Luxembourg, l'un des arrondissements les plus chers de Paris comme le rappelle Slate, fréquentant des restaurants japonais dans lesquels elle croise le ministre de l'Economie. Elle a inscrit son fils à l'Ecole alsacienne, un des établissements les plus prestigieux et les plus fermés de la capitale. La journaliste, qui travaille aussi pour le Guardian, n'a de cesse de vanter la gastronomie française comme lui enseigne sa belle-mère dans le... XVIe arrondissement.
C'est lorsqu'elle mentionne ensuite le prix du lait que la bulle dans laquelle vit Janine di Giovanni s'illustre le mieux. "Un demi-litre de lait à Paris coûte presque 4 dollars (un peu plus de 3 euros) soit le prix d'un gallon de lait (3,8 litres) dans un supermarché américain." Une phrase que certains internautes n'ont pas hésité à rapproché avec la bourde de NKM sur le prix du ticket de métro.

Pour le moment, la journaliste n'a pas répondu aux nombreuses critiques et personnes qui l'ont interpellée sur les réseaux sociaux.
Source:http://www.huffingtonpost.fr/2014/01/05/newsweek-france-journaliste-polemique_n_4544711.html?utm_hp_ref=mostpopular
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Eurynome
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MessageSujet: Re: Newsweek et la France   Mar 7 Jan - 12:04

Suivie par une réponse cinglante de mme Sinclair afro :

"Il faut remercier Newsweek d'égayer notre rentrée de janvier.

Que d'inepties dans cet article consacré à démolir la France, spécialité désormais revendiquée du journal (le "french bashing" est de nouveau à la mode chez les anglo-saxons) ! Il émane pourtant d'une journaliste réputée, paraît-il, pour la qualité de ses reportages de guerre au Proche-Orient, mais elle a dû confondre Paris et Beyrouth après un réveillon trop imbibé de Dom Pérignon rosé ou de Château Margaux.
Car elle est 'hype', notre journaliste. Chic et tout. Son article qui vaut le détour, s'appelle "The Fall of France" autrement dit "L'effondrement de la France", un titre, soit dit en passant, qui fut très utilisé aux Etats-Unis durant l'été 1940, lorsque la France fut défaite en un mois. C'est dire à quel point nos confrères anglo-saxons s'alarment pour nous !

Janine di Giovanni est malheureuse: cette journaliste américaine a quitté les quartiers huppés de Londres où elle habitait il y a dix ans, pour s'installer dans un appartement à Paris face au Luxembourg. Elle nous raconte qu'elle vit au coeur du VIème arrondissement où le m2 est devenu le plus cher de la capitale, qu'elle envoie son fils à l'Ecole Alsacienne (une des écoles privées les plus prisées de Paris), mais qu'elle a bien des soucis. Oh, pas tant pour elle que pour ses amis.

Ils sont banquiers ou avocats d'affaire, et ont été "obligés" de s'exiler devant le montant des impôts qui les frappent depuis que François Hollande a été élu Président. Elle se trouvait avec l'un d'entre eux, raconte-t-elle, quand ils ont croisé Pierre Moscovici l'autre jour dans un restaurant japonais de son quartier, et son ami lui a chuchoté : "tu vois ce type dans le coin là bas ? Je vais le tuer, il a ruiné ma vie". Sic.

Aucune référence historique ne paraît trop forte à la journaliste accablée: la bousculade éperdue hors de France des grandes fortunes d'aujourd'hui lui rappelle ce moment d'histoire, où la Révocation de l'Edit de Nantes par Louis XIV entraîna une saignée considérable dans la société française, les protestants étant contraints à l'exil pour éviter la persécution. Ils sont partis les mains vides, craignant pour leur vie, et la France mit longtemps à se remettre de cette faute morale et politique. On sourirait si la comparaison ne faisait bondir...
 
Certes, on peut blâmer la pression fiscale française sur le bien fondé de laquelle le Président lui-même, après l'avoir initiée, s'interroge aujourd'hui. On peut - et on doit, en démocratie - critiquer un Etat qui fut trop dépensier pendant de longues années, et qui aujourd'hui, charge très lourdement - trop, disent même beaucoup d'économistes de gauche - les plus riches des particuliers et des entreprises.
On peut faire le procès des grandes écoles, l'ENA surtout (mais pas qu'elle seule) d'où sortent la plupart des cadres de l'entreprise et de l'administration depuis 60 ans.

Il peut être légitime de débattre du périmètre de l'Etat providence (une richesse française que le monde nous a pourtant longtemps envié - voir l'Obamacare sensé offrir enfin une protection sociale aux millions d'Américains qui en sont dépourvus), pour lequel, puisque nous vivons plus longtemps, nous n'avons plus tout à fait les mêmes moyens qu'à la Libération.

On peut enfin souligner un certain désordre dans le labyrinthe compliqué du système d'allocations ou celui des congés maternité, mais il est gênant - quand un pays compte trois millions de chômeurs, quand l'écart grandit entre riches et pauvres, quand le travail précaire frappe les plus jeunes et que le non travail touche les plus vieux - de caricaturer à la Marie-Chantal les prestations sociales françaises comme le fait Newsweek dans cet article ahurissant : la journaliste devrait fréquenter Pôle Emploi de temps en temps, plutôt que de nous conter les abus de ce cameraman qui travaille 5 mois et vit les 7 autres dans le Sud de la France du fruit de ses allocations. Elle devrait rendre visite aux infirmières des hôpitaux publics dont la pénibilité du travail leur permet de prendre leur retraite plus tôt. Et si elle se moque des avantages que la Sécu lui a procuré en lui remboursant un certain nombre de séances de kiné après son accouchement, on aimerait toutefois lui demander où elle a trouvé ses couches-culottes gratuites, subventionnées par l'Etat !... Sans doute dans le même supermarché fantôme où elle paie son demi litre de lait trois euros !

Dans quel monde vit cette dame ? Ou plus exactement, si elle a bien entendu le droit de penser ce qu'elle veut, l'exigence journalistique qu'elle met sûrement dans ses écrits quand elle parle du Hezbollah ou des Syriens massacrés, aurait dû la faire sortir un instant de son milieu avant d'éreinter la France. Elle aurait sûrement trouvé aussi beaucoup à redire, mais en moins ridicule !
Un coup d'œil en revanche sur le paradis anglais vers lequel s'enfuient ses riches amis français, nous apprend que le PIB par habitant reste pourtant légèrement supérieur en France en 2012 selon le FMI: 41.223 dollars par tête en France, contre 39.161 dollars au Royaume Uni où la croissance a été de 0,2% en 2012 et a été prévue à 0,6% en 2013. Pas de quoi pavoiser.
Par ailleurs, en avril dernier, Mark Carney, succédant à Mervyn King à la tête de la Banque Centrale d'Angleterre décrivait l'économie anglaise comme celle d'un pays en crise, à l'image de l'Eurozone et du Japon.

On sait en revanche que le taux de chômage y est plus bas qu'en France, mais au prix d'une flexibilité absolue et de contrats dits "contrats zéro heure", selon lesquels l'employé doit se présenter à son job tous les jours... mais l'employeur n'est pas tenu de lui fournir du travail. C'est ce type de contrats qui fabrique les "working poors". Je renvoie les lecteurs de Newsweek à cet article du Guardian - quotidien britannique - décrivant cette nouvelle armée de travailleurs qui aurait, dit le journal, fait la joie de Karl Marx et qui alimente les rangs des syndicats dénonçant leur exploitation.

Autrement dit, un doux rêve pour les amis de Janine di Giovanni, où l'on peut embaucher et virer à sa guise, mais qui ne semble pas faire pour autant du Royaume Uni un jardin d'Eden, comparé au purgatoire français.
Quant à Londres, elle est la deuxième ville la plus chère d'Europe derrière Moscou, Paris est douzième selon l'indice Eurocost pour les expatriés. Londres est classée la cinquième ville la plus chère au monde. Paris n'est même pas dans les vingt premières. Voilà qui devrait redonner à notre journaliste le moral, elle qui trouve que le coût de la vie à Paris est plus cher que partout ailleurs sur la planète. Et on la rassure, elle peut encore faire son marché dans notre capitale : contrairement à ses achats récents pour lesquels elle devrait porter plainte pour escroquerie, elle devrait trouver le litre de lait rigoureusement au même prix que de l'autre côté de la Manche, soit moins d'1,30 euro le litre (assez loin des 4 dollars le demi-litre décrit dans l'article de Newsweek !).

Puisqu'à part Christophe de Margerie, le patron de Total, elle ne connaît pas de grands entrepreneurs français ("ah, où sont les Richard Branson ou les Bill Gates français ?" s'interroge-t-elle) citons lui, dans le même domaine, le nom de Xavier Niel, patron de Free, qui, dans Le Figaro, va même jusqu'à faire l'éloge de la fiscalité française, ce qui, convenons-en, est légèrement excessif ! Enfin si jamais elle s'intéresse au dynamisme des entreprises de high tech, elle sera surprise de savoir que Dailymotion, est numéro 2 mondial de la vidéo en streaming sur Internet, et filiale d'Orange. Certes, ce n'est pas plus Bill Gates que Cameron n'est Obama, mais enfin...

Stop. Arrêtons-là cette fausse guerre de cent ans indéfiniment recommencée, alors qu'on va célébrer la grande alliance d'il y a un siècle, de nos deux peuples dans les tranchées. Assez de coq gaulois, de lion britannique, assez de Froggy French et de Perfide Albion, c'est bon pour les caricaturistes d'avant-hier, ce n'est pas pour les gens sérieux. Laissons aussi, de grâce, Jean-Paul Sartre à ses admirateurs ou à ses contempteurs sans avoir besoin de faire de lui, comme le fait Madame di Giovanni, le champion "d'une France qui se regarde le nombril".

J'aimerais juste, pour finir, inviter courtoisement notre journaliste à aller voir, si elle ne l'a fait, le film - britannique - " Le Géant Egoïste" ("The Selfish Giant") de Clio Barnard, d'après une nouvelle d'Oscar Wilde. Il se joue au MK2 Hautefeuille, il n'est même pas besoin de sortir du VIème arrondissement !
Arbor, 13 ans, et son meilleur ami Swifty habitent un quartier populaire de Bradford, au Nord de l'Angleterre. Renvoyés de l'école, les deux adolescents rencontrent Kitten, un ferrailleur du coin. Ils commencent à travailler pour lui, collectant toutes sortes de métaux usagés. Jusqu'au drame. C'est du Ken Loach puissance dix. Une description quasi documentaire de la misère urbaine anglaise, un très beau film, mais presque insoutenable. Si nous avons eu Germinal, "Le Géant Egoïste" n'est pas très loin de Dickens, et ça se passe aujourd'hui. Après tout, en référence au quartier le plus chic de Londres où, comme elle nous le confie, vécut la journaliste de Newsweek, ce conte tragique peut lui montrer un visage de l'Angleterre, autre que le joli conte de fées "Coup de foudre à Notting Hill". Même si Conner Chapman n'est pas Julia Roberts..."
Source:http://www.huffingtonpost.fr/anne-sinclair/article-newsweek-france_b_4547107.html?utm_hp_ref=france
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Pierrot (lunaire)
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MessageSujet: Re: Newsweek et la France   Mar 7 Jan - 13:58

Merde, je suis d'accord avec l'ex de "the perv" sur ce coup là...
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Eurynome
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MessageSujet: Re: Newsweek et la France   Ven 10 Jan - 18:28

A noter que le magazine a essayé de défendre l'article... tant bien que mal.

"Lundi 6 janvier, Anne Sinclair dans son éditorial remerciait Newsweek "d'avoir égayé notre rentrée de janvier". L'hebdomadaire américain avait publié la veille un article sur "l'effondrement de la France". Un article très critiqué en France parce qu'il accumulait informations erronées sur l'état de la France et que la journaliste exposait son train de vie très aisé dans le VIe arrondissement de Paris. Une vision de la France qui a même fait réagir la ministre et porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem sur Twitter.

Devant la levée de boucliers, Newsweek a riposté, publiant dans la nuit de lundi à mardi un nouvel article, repéré par Le Parisien, pour défendre son premier écrit.
Janine di Giovanni, qui a d'ailleurs fermé son compte Twitter, n'est pas derrière ce deuxième opus, il s'agit de Leah McGrath Goodman, une journaliste indépendante qui se décrit comme une historienne et une journaliste d'investigation. Une défense un peu décevante qui ne répond pas aux critiques formulées par les lecteurs français.

La journaliste enfonce le clou, reprenant et étoffant l'idée d'un "effondrement de la France". Pour illustrer ce propos quoi de mieux qu'un bonnet rouge et une banderole "Stop aux contraintes" en fond. "La nation du coq est devenue la nation de l'autruche" annonce Leah McGrath Goodman. La journaliste dénonce le manque de liberté d'expression qui existe en France dès lors qu'il s'agit "de pointer du doigt les réformes économiques que la Commission européenne exige de la France."

Et la journaliste de lister les problèmes auxquels est confrontée la France : les "déséquilibres macroéconomiques du pays", le difficile contrôle du déficit et de la dette publique, la "détérioration de la balance commerciale" ou encore la perte du triple A par l'agence de notation Standard & Poor's en janvier 2012.

Les remèdes à tous ces problèmes existent pourtant, professe Leah McGrath Goodman s'appuyant sur un rapport de la banque Goldman Sachs : il faudrait "simplifier la politique fiscale", "entreprendre un examen des finances publiques à destination du grand public", "restaurer la compétitivité du pays en réduisant les rigidités du marché du travail et les coûts salariaux", renouer avec les exportations.

Cela étant dit, la journaliste en arrive enfin à l'objet même de son article, défendre le travail de sa consœur, Janine di Giovanni dans une transition toute trouvée : "Une autre chose qui pourrait aider : que les Français ne nient plus que leur pays est en mauvaise posture."

L'article a été reçu "très froidement" en France, minimise la journaliste précisant pourtant que sa consœur, "une journaliste primée" n'a fait que "mettre en lumière quelques uns des défis auxquels le pays doit faire face". Leah McGrath Goodman revient sur le "coût élevé de certains produits laitiers", "très débattu" par les lecteurs français... En réalité, les lecteurs français étaient d'accord pour dire que le prix du lait n'était pas aussi élevé que Janine di Giovanni le prétendait. Loin de là.

Le premier article expliquait que le mot entrepreneur n'avait pas de traduction en français, un argument utilisé pour justifier la fuite des cerveaux français les plus entrepreneuriaux à l'étranger. Leah McGrath Goodman défend : "nous avons conscience que le mot 'entrepreneur' était à l'origine un mot français, mais il est depuis tombé en désuétude". Une défense peu convaincante.

Grosse déception, la journaliste ne compte pas répondre point par point à toutes les critiques formulées. Avouons que l'exercice aurait été difficile. Pour que cet article n'ait pas été vain, elle finit néanmoins sa défense en contrecarrant une critique facile qui opposait à la fuite des entrepreneurs vers l'étranger et le fait qu'il y ait en France, trois des meilleures écoles de commerce au monde. "Mais alors pourquoi quittent-ils la France pour faire fortune à l'étranger?" rétorque la journaliste. "C'est une question à laquelle le pays du coq qui est devenu le pays de l'autruche préfère éviter de répondre."

Un bon contre-argument, n'est-ce pas? Si seulement la journaliste avait pu s'arrêter là... Elle conclut son article sur "Comme les Français le disent "Pour être continué"." Peut-être faudrait-il lui dire que les Français disent plutôt "à suivre" pour traduire l'expression "to be continued". Preuve que la France ne traduit pas littéralement les conseils américains."
Source:http://www.huffingtonpost.fr/2014/01/07/newsweek-declin-france-magazine-defend-article_n_4553101.html?utm_hp_ref=france

Avec le rédacteur en chef de Newsweek:
"Nous sommes ravis d'avoir posé les bases d'une conversation plus que nécessaire en France, même si les réactions suscitées par l'article ont été disproportionnées.
Les attaques personnelles dirigées contre Janine di Giovanni -- l'une des plus brillantes correspondantes à l'étranger, une femme qui se sent autant chez elle dans un camp de réfugiés syriens que dans un bistrot parisien -- étaient sincèrement offensantes et dérangeantes.

Accuser cette mère célibataire aux revenus modestes d'être élitiste et anti-Française est aussi ridicule que de penser que DSK serait monogame. Nous défendons son article à 100%. Les arguments économiques qu'elle soulève sont presque universellement reconnus. Elle a hâte de quitter le Soudan du Sud pour retourner dans son pays d'adoption -- elle est l'une des rares journalistes sur place à l'heure qu'il est. Son article sera publié dans la semaine.

Et pour information: bien sûr que nous savons que le mot "entrepreneur" est français, c'est pourquoi la phrase commence ainsi: "Comme dirait l'autre ..." L'auteur de ces mots, comme beaucoup le savent, n'était autre que George W. Bush:
"Le problème des Français c'est qu'ils n'ont pas de mot pour entrepreneur." -George W. Bush, au sujet du déclin de l'économie française avec le premier ministre britannique Tony Blair.
We love France. Vive La France.
Chaleureuses salutations de New-Yorkais frigorifiés
Jim Impoco, rédacteur en chef de Newsweek"
Source:http://www.huffingtonpost.fr/jim-impoco/article-newsweek-france_b_4568883.html
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