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 Un plug anal, c'est de l'art, ou du cochon ?

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Eurynome
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MessageSujet: Re: Un plug anal, c'est de l'art, ou du cochon ?    Mer 19 Nov - 17:40

Certes et je vous ai répondu: c'est autorisé, sous réserve de l’autorisation de la commune.
C'est la FIAC qui s'occupe (s'occupait) des "besoins" de l’œuvre (gonflage).

Et comme il s'agit d'une zone piétonne, il n'y a pas de gêne dans le fonctionnement normal de la ville (circulation, etc), donc pas de perte financière pour la ville.
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Pierrot (lunaire)
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MessageSujet: Re: Un plug anal, c'est de l'art, ou du cochon ?    Jeu 20 Nov - 14:49

Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes n'est ce pas ? drunken En tout cas, selon vous ! Twisted Evil Parce que oh surprise et oh miracle, ces deux affresux torchons réactionnaires et intégristes d'extrême droite bien sur que sont "Le Monde" et "Marianne" ne sont pas tout à fait d'accord avec vous ! cyclops


Le "plug anal" de McCarthy place Vendôme : un accident industriel ?

Dimanche 26 Octobre 2014

Par Eric Conan


Et si l'installation de Paul McCarthy avait été la "provocation" de trop, celle risquant de mettre à nu les ressorts du système économique de l’art contemporain : une coterie de riches, de critiques et de fonctionnaires de la Culture s’accaparant l’espace public pour décréter "œuvres" des signes qui servent de plus en plus la rente financière et sa défiscalisation massive ?

Jacques Brinon/AP/SIPA
Jacques Brinon/AP/SIPA
Que se passe-t-il ? Si le sabotage du « plug anal » géant de Paul MacCarthy - lui-même géant de la création contemporaine - érigé place Vendôme pour l’ouverture de la Foire internationale d’art contemporain (Fiac) a produit l’habituel concert de basse-cour des coucous suisses piaillant par réflexe « Réacs ! Réacs ! Réacs ! », de grandes voix ont significativement divergé. A commencer par celle de l’un des commissaires politiques les plus écoutés du marché de l’art contemporain, le critique Philippe Dagen. Cette fois-ci, au lieu de hurler avec les idiots utiles de l’avant-gardisme chic et de la provocation toc, il a condamné dans sa chronique du Monde une opération relevant selon lui du « vulgaire » et de la « trivialité » : « Il y a mieux à faire que gonfler un phallus couleur sapin dans les beaux quartiers de Paris ».


La surprenante mise en garde de Philippe Dagen est en fait un signal d’alarme lancé à un monde dont lui-même fait partie : la bulle spéculative de l’art contemporain qui s’emballe depuis quelques années. Il prévient qu’elle pourrait exploser et le pot aux roses être découvert à cause d’erreurs comme celle qui a fait « pschitt ! » place Vendôme. Les komsomols à front bas de l’art contemporain se réjouissent du scandale McCarthy - selon eux une réussite totale : l’artiste est un héros d’avoir été agressé physiquement par un dangereux crétin et sa baudruche est grandie d’avoir été dégonflée. Mais Philippe Dagen, lui, a compris autre chose. Et il sermonne le Comité Vendôme (qui réunit les enseignes de luxe de la célèbre place), les organisateurs de la Fiac et la Mairie de Paris pour avoir mis en scène cet « enculoir » (selon la traduction de Delfeil de Ton dans L’Obs) rebaptisé « Tree » pour les petits enfants et les grands journalistes faux-culs. Attention, leur fait comprendre la vigie culturelle du Monde, le choix de ce spécialiste des « provocations pornographiques et scatologiques » risque de mettre à nu les ressorts du système économique de l’art contemporain : une coterie de riches, de critiques et de fonctionnaires de la Culture s’accaparant l’espace public pour décréter « œuvres » des signes qui servent de plus en plus la rente financière et sa défiscalisation massive. Un secteur en plein essor.

L’art dit contemporain suscite en effet aujourd’hui plus de commentaires dans les pages « Finances » et « Argent » des journaux que dans la rubrique « Culture ». Le Monde Eco Entreprise nous apprend que « 76% des collectionneurs l’achètent pour faire un investissement » : pour les très riches à la recherche de bons placements, « l’art est aujourd’hui le plus porteur. Selon Artprice, son indice a augmenté depuis 2012 de 12 % quand celui de l’or baissait de 49 % et les prix immobiliers de 3 % ». Ce marché, qui a augmenté de 40 % en un an et de 1 000 % sur dix ans, vient d’être rassuré par le gouvernement anti-passéiste de Manuel Valls qui assomme les retraités et les familles mais a maintenu pour les riches l’exonération des œuvres d’art de l’impôt sur la fortune.

« L'art des traders »

L’un des artistes les plus côtés, Jeff Koons (les homards gonflables…), lui même un ancien financier, est représentatif de cet « art des traders » analysé par Jean Clair, historien de l’art et ancien directeur du Musée Picasso : « Est arrivée la crise de 2008. Subprimes, titrisations, pyramides de Ponzi : on prit conscience que des objets sans valeur étaient susceptibles non seulement d’être proposées à la vente, mais encore comme objets de négoce, propres à la circulation et à la spéculation financière la plus extravagante ». Le développement de cette bulle spéculative confirme les pronostics faits bien avant la crise par Jean Baudrillard, critique regretté des simulacres de la société de consommation. Il avait décrit la capacité de cet autre marché à « faire valoir la nullité comme valeur » : « Sous le prétexte qu'il n'est pas possible que ce soit aussi nul, et que ça doit cacher quelque chose », l’art contemporain « spécule sur la culpabilité de ceux qui n'y comprennent rien, ou qui n'ont pas compris qu'il n'y avait rien à comprendre. Autrement dit, l'art est entré (non seulement du point de vue financier du marché de l'art, mais dans la gestion même des valeurs esthétiques) dans le processus général de délit d'initié ».

Délit d’initiés, car, comme les subprimes et la titrisation, cette valorisation financière de la nullité repose sur une division du travail tacite entre collectionneurs privés, fondations (qui défiscalisent à hauteur de 60 %), musées d’Etat et journalistes afin de décider dans le dos du public des valeurs à la hausse. Dans ce système, l’artiste est en fait plus créé qu’il ne crée. « Les commissaires se sont substitués aux artistes pour définir l’art », résume Yves Michaud, philosophe et ancien directeur de l’Ecole des Beaux-Arts. L’important n’est pas l’artiste mais ce processus associant collectionneurs, fonctionnaires et critiques qui le désignent. Dans un milieu de plus en plus fluide : les collectionneurs pénètrent les conseils des musées publics, les « artocrates » passent du ministère de la Culture, aux musées et aux fondations, les grands collectionneurs prescrivent le marché tandis qu’à coup d’expositions et d’achats, les fonctionnaires d’un Etat culturel de plus en plus co-financé par le mécénat privé orientent l’argent des contribuables pour valider auprès du public la cote des artistes sélectionnés. C’est l’un de ces petits marquis de la rue de Valois qui avait dit il y a quelques années au peintre Gérard Garouste qu’il n’aimait pas sa peinture « qui ne représentait en rien l’art français ».

Imposture en bande organisée

Comme toute les impostures en bande organisée, cet art d’initiés additionne les risques. D’abord ceux que représentent les grands enfants que sont ces nouveaux artistes. Ils peuvent vendre la mèche comme l’avait fait un jour Jeff Koons : « Mon œuvre n’a aucune valeur esthétique… Le marché est le meilleur critique ! » Une fois qu’ils sont starisés, il est parfois difficile de les contrôler et ils peuvent se montrer approximatif dans le réglage du niveau de provocation, comme McCarthy ou comme cet autre génie qui avait, la nuit, pendu aux arbres d’une place de Milan des imitations d’enfants pour se gausser des ploucs locaux horrifiés au petit matin... Car leur créativité sans bornes est aussi facile que risquée : n’importe qui peut être candidat à l’art conceptuel. Ce qu’avait anticipé Claude Levi-Strauss dans son fameux article sur « le métier perdu » en peinture a bien muté : il n’y a plus besoin d’une formation technique aux métiers de l’art pour récupérer une vieille palette sur un chantier, faire faire un tonneau à une voiture, mettre du caca en conserve ou produire des pénis en chocolat. « L’acte artistique ne réside plus dans la fabrication de l’objet, mais dans sa conception, dans les discours qui l’accompagnent, les réactions qu’il suscite », explique la sociologue Nathalie Heinich, auteur du Paradigme de l’art contemporain (Gallimard).

Le risque peut venir aussi des collectionneurs, qui par inculture ou passion spéculative, ne savent pas s’arrêter quand il faut, parce qu’ils se flattent, au travers de leurs actes d’achat, d’ignorer le passé, l’histoire, la culture dont il faut faire table rase. « Avoir un Jeffs Koons chez soi dispense de justifier ses gouts tout en envoyant un message clair : "Je suis riche" », explique la marchande d’art Elisabeth Royer-Grimblat. « De la culture au culturel, du culturel au culte de l’argent, c’est tout naturellement que l’on est tombé au niveau des latrines, souligne Jean Clair, Le fantasme de l’enfant qui se croit tout puissant et impose aux autres les excréments dont il jouit ».

La machine à cash dévoilée

A ce propos, Philippe Dagen est assez inquiet pour se permettre dans son rappel à l’ordre de sermonner aussi François Pinault. Il reproche au grand collectionneur d’avoir lui aussi commis l’erreur d’exposer dans sa Fondation les œuvres scatologiques de McCarthy et d’autres petits génies dont l’inventivité se réduit à représenter divers carnages, sodomies et supplices sexuels. Il recommande à Pinault et à ses « conseillers » de suivre plutôt l’exemple de son frère ennemi en spéculation artistique, Bernard Arnault, dont la Fondation Vuitton, « loin de chercher le scandale », sait maintenir les apparences, avec un « art ni transgressif ni régressif ».

Car, insiste Dagen, s’il se réduit à la « blague salace », à la « provocation grasse » et au « scandale sexuel », l’art contemporain aura du mal à continuer de faire croire qu’il est autre chose qu’une machine à cash fonctionnant au coup médiatique. Le risque le plus grave serait de perdre la complicité des élus-gogos et des fonctionnaires drogués au mécénat. Car ces provocations programmées ont besoin de disposer de lieux publics emblématiques et prestigieux (Tuileries, Versailles, Grand Palais, place Vendôme, etc.), la profanation de ces célèbres écrins historiques permettant de sacraliser des « œuvres » – poutrelles de ferraille, animaux gonflables, carcasses de voitures, étrons géants, etc. – qui n’auraient pas le même effet sur un parking de supermarché ou un échangeur d’autoroute. Dagen explique qu’un bug pas banal comme le plug anal « fournit des arguments à tous ceux qui, avec Luc Ferry pour maître à penser, tiennent l’art d’aujourd’hui pour uniformément nul – une vaste blague ». Le philosophe dénonce en effet régulièrement, avec exemples confondant à l’appui, l’« imposture intellectuelle » de cet « art capitaliste jusqu’au bout des ongles », qu’il analyse comme une version nihiliste de la « destruction créatrice » de Schumpeter étendue de l’économie à la culture.

Derrière les cris des perroquets hurlant aux « réacs »

Pour l’instant, les réflexes sont toujours là. Canal + continue à ânonner le catéchisme habituel : « Avec cet art qui appuie là où ça fait mal, McCarthy n’a pas fini de déranger et de briser les tabous, et c’est tant mieux pour nous ! ». Et la ministre de la Culture Fleur Pellerin a gagné le prix de la célérité à atteindre le point Godwin de nazification de l’affaire McCarthy en tweetant : « On dirait que certains soutiendraient volontiers le retour d'une définition officielle de l'art dégénéré ». Plus significatif était le retrait et l’embarras très inhabituel de l’autre ministre de la Culture, Jack Lang, sur le plateau du Grand Journal : il ne dissimulait pas son peu d’empathie pour McCarthy, préférant s’inquiéter de la « spéculation » et de « l’unanimisme » régnant depuis quelques années dans le monde de l’art. Autre parole remarquée, l’aveu récent, au moment de partir à la retraite, d’un des plus grands marchands d’art, Yvon Lambert : « J’arrête aussi parce que mon métier a changé, il n’y a que le fric qui compte ».

Philippe Dagen a donc estimé urgente sa mise en garde et son article remarqué constitue un tournant historique dans ce petit milieu spéculatif. Le puissant critique du Monde a bien senti, derrière les cris des habituels perroquets hurlant aux « réacs », le silence gêné des professionnels de la profession se demandant si l’affaire du plug anal de 24 mètres de la place Vendôme n’était pas le premier accident industriel du juteux business de l’art contemporain. Philippe Dagen est leur « lanceur d’alerte ».
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Pierrot (lunaire)
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MessageSujet: Re: Un plug anal, c'est de l'art, ou du cochon ?    Jeu 20 Nov - 14:51

"L’habituel concert de basse-cour des coucous suisses piaillant par réflexe « Réacs ! Réacs ! Réacs ! »"

" Les réflexes sont toujours là. Canal + continue à ânonner le catéchisme habituel : « Avec cet art qui appuie là où ça fait mal, McCarthy n’a pas fini de déranger et de briser les tabous, et c’est tant mieux pour nous ! ».

"La ministre de la Culture Fleur Pellerin a gagné le prix de la célérité à atteindre le point Godwin de nazification de l’affaire McCarthy en tweetant : « On dirait que certains soutiendraient volontiers le retour d'une définition officielle de l'art dégénéré ». "




Ah que ça fait du bien de lire ça dans "Marianne" et pas dans "Présent"... Cool
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Eurynome
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MessageSujet: Re: Un plug anal, c'est de l'art, ou du cochon ?    Jeu 20 Nov - 18:13

Pierrot (lunaire) a écrit:
Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes n'est ce pas ? drunken En tout cas, selon vous ! Twisted Evil
Je vois pas ce que ce genre de remarque vient faire ici.
L’œuvre en elle-même, j'avoue que je m'en moque un peu. J'ai vu bien pire et il existe bien pire.
Et j'ai également démontré que l'argent des citoyens, puisque c'est une formule qui est revenu souvent, n'a rien à voir là-dedans.
Pierrot (lunaire) a écrit:
Parce que oh surprise et oh miracle, ces deux affresux torchons réactionnaires et intégristes d'extrême droite bien sur que sont "Le Monde" et "Marianne" ne sont pas tout à fait d'accord avec vous !
Euh, dites: vous êtes au courant que j'ai un libre arbitre et que je ne suis pas tenu d'adhérer aveuglément à toute réflexion venant d'une couleur politique spécifique?
Même du temps de Jean François Kahn, j'étais pas toujours d'accord avec Marianne... Ce qui ne m'empêchait pas d'être d'accord sur d'autres points.
Le magazine laisse intervenir des personnes parfois assez éloigné de sa réflexion politique (l'exemple dont je me souviens le mieux est Frigide Barjot, qui avait publié une tribune dans le journal). Y trouver des opinions différentes voire contradictoire n'est donc pas une surprise.
C'est sûr que c'est pas dans Valeurs Actuelles ou Minute qu'on verrait ça...
L'article a écrit:
Et si l'installation de Paul McCarthy avait été la "provocation" de trop, celle risquant de mettre à nu les ressorts du système économique de l’art contemporain : une coterie de riches, de critiques et de fonctionnaires de la Culture s’accaparant l’espace public pour décréter "œuvres" des signes qui servent de plus en plus la rente financière et sa défiscalisation massive ?
Il parle moins de Tree que du problème du marché de l'Art (définition de l'art contemporain + spéculation) - qui lui, est un réel problème.
L'article a écrit:
Attention, leur fait comprendre la vigie culturelle du Monde, le choix de ce spécialiste des « provocations pornographiques et scatologiques »...
Petite réflexion, que je ne crois pas avoir lu quelque part: et si il ne s'agissait pas de provocation mais de fantasme?
Non, je ne blague pas.

Je fréquente régulièrement des sites de Hentaï et d'art érotique (dessin, comics, fictions voire sculpture) et c'est un excellent moyen pour s'apercevoir que l'esprit humain est très varié.
On peut ainsi reconnaître la production d'un artiste à sa technique (traits, couleurs, formes des personnages...)... mais aussi aux éléments que son art met en scène: untel utilise toujours les mêmes types de personnages, un autre utilise la même structure de narration dans ses comics/CG set, un autre mettra toujours un objet particulier (vêtement, jouet sexuel,...) dans son œuvre...

Quand je vois les œuvres de Mac Carthy, je repère les 3 éléments suivants:
-la scatologie (ce qui saute de prime aux yeux)
-le sexe (via les jouets sexuels représentés - d'ailleurs, que des plugs anals - ce qui fait le lien avec le premier élément)
-une notion de merveilleux, "Disneyien" (les peluches en train de s'accoupler, les nains de jardins tenant des plugs anals)
Vous me croiriez si je vous affirmait que j'ai déjà vu ce trio des dizaines de fois? Dans de l'art "classique" ceci-dit.
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Pierrot (lunaire)
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MessageSujet: Re: Un plug anal, c'est de l'art, ou du cochon ?    Ven 21 Nov - 15:21

Vu qu'on tourne en rond, je suis obligé de me citer moi mùême, car il n'y a plus grand chose à rajouter :


Pierrot (lunaire) a écrit:
"L’habituel concert de basse-cour des coucous suisses piaillant par réflexe « Réacs ! Réacs ! Réacs ! »"

" Les réflexes sont toujours là. Canal + continue à ânonner le catéchisme habituel : « Avec cet art qui appuie là où ça fait mal, McCarthy n’a pas fini de déranger et de briser les tabous, et c’est tant mieux pour nous ! ».

"La ministre de la Culture Fleur Pellerin a gagné le prix de la célérité à atteindre le point Godwin de nazification de l’affaire McCarthy en tweetant  : « On dirait que certains soutiendraient volontiers le retour d'une définition officielle de l'art dégénéré ». "



Et surtout ne changez pas, mais surtout pas, vous êtes une caricature si parfaite que c'en est à peine croyable ! cheers
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Eurynome
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MessageSujet: Re: Un plug anal, c'est de l'art, ou du cochon ?    Ven 21 Nov - 17:45

Pierrot (lunaire) a écrit:
Et surtout ne changez pas, mais surtout pas, vous êtes une caricature si parfaite que c'en est à peine croyable ! cheers
Dit le mec qui ne peut s'empêcher de hurler sa haine des "gauchistes" à quasiment chaque post. Rolling Eyes
Si tout ce que vous reste en magasin, c'est ce passage que vous citez (c'est à dire, la logorhée habituelle d'un type qui hurle à la bien-pensance), c'est bien dommage. study
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Pierrot (lunaire)
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MessageSujet: Re: Un plug anal, c'est de l'art, ou du cochon ?    Ven 21 Nov - 17:51

Non mais on a compris hein ? Vous n'êtes pas gauchiste (rien que le mot, quelle horreur...), vous êtes gauche-caviar, et effectivement, dans la bien-pensance et le politicaly-correct ! cyclops
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: Re: Un plug anal, c'est de l'art, ou du cochon ?    Ven 21 Nov - 22:50

Du calme, les enfants.

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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: Re: Un plug anal, c'est de l'art, ou du cochon ?    Ven 19 Juin - 18:47


Une plainte contre le "Vagin de la reine" et les autres oeuvres exposées à Versailles


Après l'attaque de peinture contre l'oeuvre d'Anish Kapoor exposée à Versailles, la sculpture est maintenant la cible d'élus de la ville, qui veulent porter plainte pour dégradation du Château de Versailles.

Les détracteurs de l'art contemporain monumental se rendent-ils compte qu'ils alimentent le phénomène même qu'ils dénoncent? Ils reprochent à ces oeuvres de n'avoir aucune valeur artistique et de ne valoir que par les polémiques qu'elles provoquent. Des polémiques qui, selon eux, donnent de la notoriété aux artistes et accroissent leur valeur marchande sur le marché très spéculatif de l'art contemporain. Dernier exemple en date, le Vagin de la reine, une installation d'Anish Kapoor à Versailles.

La contestation

"La fachosphère s'en prend à un vagin géant", titrait Les Inrocks,dès le début du mois, alors que les sites traditionalistes commencent à bruire d'indignation.

Le vandalisme

Cette semaine, elle a été aspergée de peinture jaune. Dans Le Figaro, une avocate va jusqu'à se demander que font les héritiers de Le Nôtre et Mansard, qui seraient selon fondés pour agir en justice afin de faire respecter le droit moral de leur oeuvre à Versailles.  

La plainte

"Depuis l'apparition de trous de tractopelles et le dépôt d'un tas de cailloux, de gravats, de terre agricole et de morceaux de ferraille rouillée sur le Tapis vert du château de Versailles par M. Anish Kapoor, les élus de Versailles Familles Avenir entendent l'émoi international suscité par cette atteinte grave au patrimoine artistique et historique de la France et à l'un des lieux de mémoire les plus visités au monde." Deux élus versaillais, proches de la Manif pour tous, ont annoncé dans un communiqué le 18 juin qu'ils portaient plainte contre l'oeuvre d'Anish Kapoor pour "dégradation d'un monument classé et dépôt d'ordures et gravats dans un lieu protégé".

Les précédents

Une autre oeuvre à connotation sexuelle, "Tree" de Paul McCarthy, le fameux "plug anal" de la Place Vendôme à Paris, avait elle aussi fait l'objet de vandalisme.  

Le Château de Versailles lui-même n'en est pas à sa première polémique sur l'art contemporain. Les décisions de mettre en avant Jeff Koons en 2008, et Takashi Murakami en 2010, avaient été conspuées. Leurs installations, pourtant, n'étaient pas qualifiées de provocations sexuelles.


http://www.lexpress.fr/culture/art/une-plainte-contre-le-vagin-de-la-reine-et-les-autres-oeuvres-exposees-a-versailles_1691354.html#FWZSgGgSQhRVmpR3.99
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Eurynome
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MessageSujet: Re: Un plug anal, c'est de l'art, ou du cochon ?    Dim 21 Juin - 8:18

Tiens, j'avais pas entendu parler de ça. Neutral
"«Une dégradation de l'oeuvre Dirty Corner (littéralement coin sale) [...]
L'oeuvre est souvent qualifiée dans la presse de «vagin de la reine», une formule que Kapoor affirme n'avoir jamais employée".
Source: http://www.20minutes.fr/culture/1634047-20150617-vagin-reine-grande-sculpture-kapoor-versailles-vandalisee

En revanche, j'avoue que la signification de l’œuvre ne me saute pas aux yeux.
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Pierrot (lunaire)
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MessageSujet: Re: Un plug anal, c'est de l'art, ou du cochon ?    Dim 21 Juin - 14:59

Eurynome a écrit:
J'avoue que la signification de l’œuvre ne me saute pas aux yeux.


Ah bon ? What a Face
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Eurynome
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MessageSujet: Re: Un plug anal, c'est de l'art, ou du cochon ?    Lun 29 Juin - 16:12

En temps normal, avec l’œuvre et son titre, j'arrive à déterminer un sens.
Là... Ben, rien. scratch Non, vraiment.
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Pierrot (lunaire)
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MessageSujet: Re: Un plug anal, c'est de l'art, ou du cochon ?    Mar 30 Juin - 15:22

Neutral
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: Re: Un plug anal, c'est de l'art, ou du cochon ?    Mar 30 Juin - 19:09

La trompette de la mort

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Eurynome
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MessageSujet: Re: Un plug anal, c'est de l'art, ou du cochon ?    Dim 5 Juil - 15:53

Effectivement, maintenant, je perçois comme un air de famille...
Mais je n'arrive pas à faire le lien avec les blocs de pierre (qui font partie de l’œuvre) et le titre, Dirty Corner. Neutral
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: Re: Un plug anal, c'est de l'art, ou du cochon ?    Jeu 8 Oct - 21:40


617 000€ de subventions, le festival d’art contemporain « Slack! » fait polémique

08/07/15


« Argent public », « escroc »… On ne sait pas qui sont les auteurs de ces tags sur les trois moutons du Fort de la Crèche (vous ne voyez pas de mouton ? Mais si ! : les pierres blanches). Mais manifestement, l’argent dépensé par le département pour l’exposition Slack ! (617 000 €) ne passe pas.

La première fois que ça nous arrive

C’est Maurice Pailliot, qui travaille au Fort justement, qui a découvert mardi matin les tags. « Depuis que les gens connaissent le coût de l’exposition, on a déjà été agressé verbalement, parce qu’ils pensent qu’on a touché de l’argent. Alors que pas du tout. »

(…) La Voix du Nord

En tout 14 oeuvres signées par des grands noms de l’art contemporain se sont installés dans les paysages sauvages ou agricoles de la terre des deux caps. Les artistes avaient pour mission de faire découvrir le territoire autrement. Leurs réalisations s’offrent aux regards jusqu’au 20 septembre. 16 km de promenades spéciales leurs sont dédiés. En voici un aperçu avec notre reportage. [...]

A peine installé, le festival « Slack! Deux caps art festival » a déjà fait grincer des dents, comme l’a relaté La Voix du Nord, la semaine dernière lors du conseil communautaire de la Terre des 2 Caps, des élus ont notamment dénoncé son coût – 617 000 € financés par le département du Pas-de-Calais.

Le festival Slack !, qui place l’art contemporain au cœur de la nature du grand site, a fait l’objet de plusieurs critiques, mercredi soir, lors du conseil communautaires de la Terre des 2 Caps. On lui reproche son coût, mais pas seulement…


Émile Petit, vice-président de la communauté de communes, n’y est pas allé par quatre chemins mercredi soir à la fin de la réunion du conseil communautaire quand il a évoqué le festival d’art contemporain qui a débuté samedi. « Ce que je dis n’engage que moi. Mais je trouve que Slack !, c’est une grosse dépense d’argent. En tant qu’élu confronté à des gros problèmes de chômage par exemple, je vais avoir du mal à expliquer à mes administrés qu’on a pu dépenser autant pour ça. Il y a peut-être d’autres priorités dans notre département. »

Le maire de Landrethun-le-Nord dit aussi avoir du mal à décrypter les messages que les artistes ont voulu délivrer. « Les gens qui s’écoutent parler comme ça en regardant des chardons montés sur des morceaux de fer, je ne comprends pas ». [...]

La directrice de la communication du Département du Pas-de-Calais nous a confirmé, hier, que le montant budgété, décidé par la commission permanente en septembre 2014, était de 617 000 euros. [...]

Quant au choix de l’art contemporain, le Département l’assume. « C’est une ouverture extraordinaire sur la culture et la création contemporaine. C’est également l’occasion pour les visiteurs, les habitants, les touristes, les artistes de faire des rencontres surprenantes, intéressantes.». [...]

http://www.fdesouche.com/623145-pas-de-calais-617-000e-de-subventions-le-festival-dart-contemporain-slack-fait-polemique
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Eurynome
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MessageSujet: Re: Un plug anal, c'est de l'art, ou du cochon ?    Dim 11 Oct - 16:02

Sur la Voix du Nord, on trouve quelques précisions:
"Guy Sénéchal, élu de Ferques, a regretté de son côté que « la communication remarquable faite autour du festival d’art contemporain » ne guide pas les gens vers deux sites dépendant de la Terre des 2 Caps qui auraient bien besoin d’un coup de pouce. « Les très beaux documents distribués aux touristes ne renvoient ni sur CapLand, ni sur Mimoyecques, qui font pourtant partie du grand site ! »

Des élus de communes voisines ont regretté de ne pas avoir été partie prenante de l’élaboration du festival. « En fait, tout se passe sur notre territoire et on ne prend pas la peine de nous associer, c’est dommage ! »
[...]
Le Département du Pas-de-Calais, qui finance le festival Slack !, ne s’attendait certainement pas à toute cette polémique. Présent samedi après-midi lors de l’inauguration, Michel Dagbert, son président, a d’ailleurs semblé apprécier sa visite sur la Terre des 2 Caps. Les vents contraires n’y soufflaient pas encore trop fort...
Jeudi, par la voix de sa directrice de la communication, l’institution départementale a réagi aux reproches qui lui sont faits. « L’obtention du label pour le site des 2 Caps nous oblige à un certain nombre de choses. Il est révisable et il convient donc de le faire vivre. Le festival Slack ! est un événement au service du lieu : revisiter les paysages, les interroger par 14 regards différents et totalement neufs. Ce type de projet, totalement gratuit, a un coût. Mais le site, les animations, les œuvres sont accessibles à tous sans paiement en échange ».
[...]
Le conseil départemental réagit aussi aux remarques des élus de la Terre des 2 Caps concernant leur non-association au projet. « La présentation de l’opération et la concertation autour du projet afin que le territoire de la communauté de communes puisse profiter de ses retombées s’est faite à plusieurs reprises, tant devant les élus que devant les techniciens de la communauté de communes, les 22 septembre, 21 novembre et 22 janvier. »
Et, selon le Département, ces réunions n’ont pas connu une affluence particulière à l’époque."

Mais, contrairement à l'affaire de la Place Vendôme, il est effectivement question d'argent public.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: Re: Un plug anal, c'est de l'art, ou du cochon ?    Lun 7 Déc - 19:27



Elle poignarde une femme, le public croit à une performance artistique

Le 4 décembre lors de la foire Art Basel à Miami, une présumée amatrice d'art a agressé une femme sous les regards médusés des visiteurs.
Plus de peur que de mal, le pronostic vital de la victime n'est pas engagé.

Voici un fait divers qui ne manquera pas de raviver le débat quant à la définition que l'on peut attribuer à l'art contemporain.

Lors de la foire Art Basel à Miami, une violente agression a été réalisée le 4 décembre au vu et au su de tous les visiteurs présents à l'exposition. Une femme en a poignardé une autre. La victime s'en sort bien avec seulement quelques blessures aux bras, précise le Miami Herald.

L'alibi était presque parfait puisque l'agresseur a prétendu qu'il s'agissait en réalité... d'une performance artistique. Sans surprise, la police a jugé le motif irrecevable et dévoyé, et a immédiatement interpellé la femme.

«Certains visiteurs ont cru que l'agression faisait partie d'une performance d'art contemporain. D'autres ont pensé que le cordon de sécurité mis en place par la police autour d'une zone dans le palais des congrès faisait partie d'une installation artistique», poursuit le quotidien américain.

Porte-parole de l'Art Basel, Sara Fitzmaurice est intervenue via un communiqué. «L'acte était un incident isolé qui a rapidement été réglé. Le suspect a été appréhendé par la police, arrivée sur les lieux en quelques secondes. Nos pensées sont avec la victime», a-t-elle réagi.

La sécurité de la foire avait notamment été renforcée en réponse aux attaques terroristes du 13 novembre à Paris.

https://fr.news.yahoo.com/poignarde-femme-public-croit-%C3%A0-performance-artistique-111616851.html
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Eurynome
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MessageSujet: Re: Un plug anal, c'est de l'art, ou du cochon ?    Dim 13 Déc - 15:23

En fiction, c'est un ressort qui est parfois utilisé: faire croire que le meurtre (ou la tentative) est en fait partie intégrante... d'une fiction.

Dans cet aventure de Léo Loden, les malfrats amènent des caméras afin de faire croire qu'un kidnapping est en fait un tournage. L'interrogatoire du kidnappé est même mené au sein d'un studio TV.

Dans cet enquête de Dick Herisson, un meurtre a carrément lieu sur scène, juste en remplaçant un accessoire.

Il y a aussi le coup du "revolver chargé à blanc mais qui est en fait véritablement chargé" - qui est malheureusement arrivé (de manière accidentelle) avec Brandon Lee.
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MessageSujet: Re: Un plug anal, c'est de l'art, ou du cochon ?    

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