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 La Grèce

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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: La Grèce   Mar 7 Juil - 20:34

Grèce : quatre pistes de réforme qu’Alexis Tsipras aurait pu proposer

Avant de se plonger sur les réformes possibles, il faut replacer la question dans le contexte actuel. Certes, la Grèce a des chances d’échapper à une cessation de paiement le 28 février ou en mars, mais le risque de sortie de la Grèce de l’euro n’est pour autant pas encore exclu. Elle doit donc tout d’abord réagir à très court terme pour éviter la fuite des capitaux et ne pas se tromper de priorité et ensuite envisager des réformes à moyen ou long terme selon les quatre pistes que nous évoquerons.
Selon J.P. Morgan, les banques grecques perdent environ 2 milliards d’euros de dépôts par semaine. Les médias grecs auraient même reporté que 15 milliards d’euros auraient été retirés des banques grecques à mi-février 2015 sur un total de 160 milliards d’euros déposés à fin 2014.

Si Alexis Tsipras ne réussit pas à donner un signal constructif, un certain nombre d’investisseurs qui craignent une sortie de la Grèce de l’euro et les conséquences que cela pourrait entraîner sur tous les contrats libellés en euros (qui seraient dès lors probablement convertis en drachme, une devise dévaluée) risquent de retirer encore plus frénétiquement leurs avoirs des banques grecques pour les placer dans d’autres banques de la zone euro.

Ne pas se tromper de priorité

La Grèce doit 323 milliards d’euros (Eurozone, ECB, FMI…) soit plus de 175 % de son PIB. Pour un pays de 11,03 millions d’habitants en 2013, cela fait une dette par habitant vertigineuse. Alexis Tsipras avait certes indiqué pendant sa campagne qu’il mettrait en place des mesures sociales telles le gel de la baisse des retraites, le redressement du salaire minimum de 560 euros à 751, l’électricité gratuite pour ceux en situation précaire… autant de mesures qui auront fait sa popularité et lui auront permis de gagner son électorat, mais qui devraient être, si ce n’est écartées, au moins repoussées pour ne pas grever encore le budget de l’État.

Alexis Tsipras ne doit plus se tromper de priorité. Un premier pas a été fait vendredi par les représentants de la zone euro qui ont accordé l’extension du programme de financement de la Grèce et permis de réduire l’objectif d’excèdent budgétaire primaire de 3 à 4 % attendus pour 2015 et 2016 à 1,5 % en 2015 et 2016.

À présent, il doit agir et proposer des réformes crédibles pour lesquelles nous proposons quatre pistes :

1. L’évasion fiscale

Après la nomination de Christine Lagarde à la tête du FMI, une liste de 2.059 Grecs incluant des oligarques, des armateurs, des artistes, des hommes politiques… a été remise par les autorités françaises à Athènes en 2010. L’objectif était d’aider la Grèce à endiguer une évasion fiscale généralisée et dont le coût serait estimé à 20 milliards de dollars par an. Or, les gouvernements successifs ont été accusés d’avoir gardé cette liste secrète jusqu’à ce que Kostas Vaxevaris , journaliste et rédacteur en chef du magazine Hot Doc la publie en 2012, embarrassant le monde des affaires et l’élite politique grecque. Pourquoi ne pas utiliser cette liste donc ?

2. La corruption

Alexis Tsipras lui-même avait déjà indiqué le 22 janvier : "Nous n’avons pas d’engagements avec les oligarques, nous en avons avec le peuple !" Il dénonçait alors les liens privilégiés entre quelques familles contrôlant les médias, les grandes entreprises et qui bénéficieraient de licences ou autres facilités octroyées de façon douteuse
.
Cette piste comme celle de l’évasion fiscale probablement étroitement liées devraient être les priorités absolues du gouvernement actuel grec. Elles devraient permettre de renflouer un peu les caisses à condition de faire appliquer immédiatement les sanctions ou de trouver des compromis pour obtenir un règlement immédiat en cas de fraude et ne pas se retrouver dans des procès qui dureraient des années et ne feraient qu’engorger les tribunaux.

3. Le secteur public

Une piste qui aurait dû être envisagée depuis longtemps, car le problème n’est pas nouveau. Dans son livre, Boomerang, Michael Lewis écrit en 2011 : "Rien qu’au cours des douze dernières années, la masse salariale du secteur public grec avait doublé, en termes réels, et ce chiffre ne tient pas compte des pots-de-vin collectés par les fonctionnaires. L’emploi moyen du secteur public paie presque trois fois plus que l’emploi moyen du secteur privé".

Il cite ensuite deux exemples criants, celui de la société de chemins de fer nationale et celui du système scolaire : "La société de chemins de fer nationale a des recettes annuelles de 100 millions d’euros contre une masse salariale de 400 millions, sans compter 300 millions d’autres dépenses. L’employé moyen de la société de chemins de fer nationale gagne 65.000 euros par an. Il y a vingt ans, un homme d’affaires à succès, nommé Stefanos Manos a déclaré qu’il coûterait moins cher de mettre tous les passagers des trains grecs dans les taxis : c’est toujours vrai".

"Le système scolaire public grec est le lieu d’une inefficacité ahurissante : bien que ce soit l’un des systèmes les moins bien notés d’Europe, il emploie quatre fois plus de professeurs par élève que le système le mieux noté, celui de la Finlande. Les Grecs qui envoient leurs enfants dans les écoles publiques savent simplement qu’ils seront obligés de faire appel à des professeurs particuliers pour être sûrs qu’ils apprendront vraiment quelque chose".

Au-delà de ces deux exemples qui démontrent le poids prépondérant et le coût colossal du service public dans l’économie grecque, il existe une multitude d’autres services ou activités qui relèvent du secteur public en Grèce et qui pourraient être privatisés. Une privatisation devrait permettre, non seulement, de réduire la bureaucratie, mais également le coût des services.

4. Les retraites

Au vu des éléments cités précédemment, il est facile de comprendre que le coût des retraites est considérable. Si l’on ajoute encore à cela un paramètre supplémentaire, celui de l’âge de la retraite, car un certain nombre de salariés bénéficient d’une retraite bien avant l’âge de 62 ans en Grèce. Michael Lewis écrivait en 2011 : "L’âge de la retraite pour les emplois grecs considérés comme "pénibles" descend jusqu’à 55 ans chez les hommes et 50 ans pour les femmes. Comme c’est aussi le moment où l’État se met à verser de généreuses pensions, plus de six cents professions grecques se sont arrangées pour être qualifiées de pénibles : coiffeurs, annonceurs radio, serveurs, musiciens et ainsi de suite".

Même s’il a pour l’instant écarté de son programme électoral de toucher aux retraites, Alexis Tsipras pourrait au moins se pencher sur le cas des retraites des professions qualifiées de pénibles.
Après tout, les promesses n’engagent que ceux qui les font et ce ne serait pas la première fois qu’un parti politique élu ne tiendrait pas ses promesses !

Et dans la situation actuelle, il y a vraiment urgence. Sans réformes structurelles avec mise en application immédiate touchant à l’évasion fiscale, la corruption, le secteur public et les retraites, il ne pourra pas y avoir de reprise de la compétitivité ni la possibilité de rembourser (un jour) la dette colossale de la Grèce. Pour citer M. Lewis encore une fois : "En Grèce, ce ne sont pas les banques qui ont coulé le pays. C’est le pays qui a coulé les banques", mais c’est surtout toute l’Europe qui risque aussi d’en faire les frais.
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Eurynome
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MessageSujet: Re: La Grèce   Lun 13 Juil - 9:44

J'avoue que j'aimerais pas être à la place de Tzipras, sa situation est loin d'être confortable.
L'article a écrit:
. L’évasion fiscale

Après la nomination de Christine Lagarde à la tête du FMI, une liste de 2.059 Grecs incluant des oligarques, des armateurs, des artistes, des hommes politiques… a été remise par les autorités françaises à Athènes en 2010. L’objectif était d’aider la Grèce à endiguer une évasion fiscale généralisée et dont le coût serait estimé à 20 milliards de dollars par an. Or, les gouvernements successifs ont été accusés d’avoir gardé cette liste secrète jusqu’à ce que Kostas Vaxevaris , journaliste et rédacteur en chef du magazine Hot Doc la publie en 2012, embarrassant le monde des affaires et l’élite politique grecque. Pourquoi ne pas utiliser cette liste donc ?

2. La corruption

Alexis Tsipras lui-même avait déjà indiqué le 22 janvier : "Nous n’avons pas d’engagements avec les oligarques, nous en avons avec le peuple !" Il dénonçait alors les liens privilégiés entre quelques familles contrôlant les médias, les grandes entreprises et qui bénéficieraient de licences ou autres facilités octroyées de façon douteuse
.
Cette piste comme celle de l’évasion fiscale probablement étroitement liées devraient être les priorités absolues du gouvernement actuel grec. Elles devraient permettre de renflouer un peu les caisses à condition de faire appliquer immédiatement les sanctions ou de trouver des compromis pour obtenir un règlement immédiat en cas de fraude et ne pas se retrouver dans des procès qui dureraient des années et ne feraient qu’engorger les tribunaux.
Je suis assez d'accord avec ses pistes. Les rendre prioritaires permettraient peut-être de renflouer suffisamment le pays sans que la population n'en souffre trop.
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Pierrot (lunaire)
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MessageSujet: Re: La Grèce   Lun 13 Juil - 14:07

26 janvier 2015 (!!!)

Les Grecs vont maintenant pouvoir constater que Syriza est un parti-leurre


Les Grecs vont maintenant pouvoir constater que Syriza est un parti-leurre, promu par l’oligarchie pour maintenir la domination euro-atlantiste sur la Grèce.




Comme prévu, annoncé, promu et organisé par l’oligarchie, le parti « Syriza » est arrivé en tête des élections législatives qui se sont tenues en Grèce le 25 janvier 2015. L’affaire a été rondement menée puisque, moins de 20 heures après la fin du scrutin, le dirigeant de Syriza, Alexis Tsipras, a déjà prêté serment comme nouveau Premier ministre grec.

Cette victoire ne peut surprendre que ceux qui n’avaient pas remarqué l’écrasante promotion médiatique – en Grèce et à l’étranger – que tous les grands médias euro-atlantistes ont généreusement accordée, depuis des mois, à cette gauche prétendument « radicale » et « anti-austérité ».

La nomination de M. Tsipras à la tête du gouvernement d’Athènes a de quoi faire pleurer de rire les organisateurs de cette manipulation, qui sont encore parvenus, par le matraquage médiatique, à faire prendre aux électeurs grecs des vessies pour des lanternes.

L’UPR rappelle en effet que le dirigeant de Syriza ne propose absolument pas aux Grecs, ni de sortir de l’UE ni de sortir de l’euro, et ne propose donc aucune issue crédible à la mise en coupe réglée de la Grèce qui découle des contraintes des traités européens et des exigences de la BCE.

M. Tsipras a bien au contraire donné tous les gages nécessaires à l’oligarchie euro-atlantiste pour l’assurer du caractère totalement inoffensif de ses slogans :

il a par exemple assuré, dans un entretien avec la télévision américaine CNBC du 8 mai 2012 : « Nous ne voulons pas de l’austérité, mais nous voulons de l’Euro et de l’Union Européenne » ; http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/article-le-responsable-de-syriza-alexis-tsipras-rassure-investisseurs-et-marches-financiers-a-la-television-105579552.html
il a enfoncé le clou en déclarant au journal allemand Die Zeit, en octobre 2012, que « la fin de l’euro, ce serait la fin de l’idée européenne : nous devons les défendre, peu importe le prix » http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/article-alexis-tsipras-rassure-le-journal-allemand-bourgeois-die-zeit-la-fin-de-l-euro-ce-serait-la-fin-113370252.html
il s’est rendu aux États-Unis en janvier 2013 pour y être reçu avec tous les honneurs, le 22 janvier, par la Brookings Institution, dont les principaux financiers sont les Fondations Ford, Mac Arthur et Bill Gates, Bank of America, ExxonMobil, ainsi que les gouvernements des États-Unis, du Royaume-Uni, du Japon, du Qatar. Devant le public ainsi réuni à Washington, le chef de Syriza a conclu sa présentation en lançant « J’espère vous avoir convaincu que je ne suis pas aussi dangereux que certains le pensent ». http://www.wsws.org/en/articles/2013/01/26/tsip-j26.html. Selon certaines sources, ce voyage aurait été entièrement pris en charge par le milliardaire George Soros (http://hellasfrappe.blogspot.fr/2013/02/busted-soros-funded-tsipras-trip-to-us.html )
il a profité de ce séjour outre-Atlantique pour aller subir les interrogatoires du FMI et du Département d’État américain, auxquels il a montré patte blanche.
il a « muselé les anti-euro de Syriza (environ 30 % du parti) et a imposé une ligne officielle pro-euro » : http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/01/25/alexis-tsipras-le-meteore_4563108_3214.html
etc.
L’UPR constate donc, sans surprise mais avec tristesse, que les Grecs viennent d’être victimes des habituelles manipulations médiatiques que les forces euro-atlantistes imposent à chaque élection, afin de déjouer toute remise en cause réelle de leur dictature.

Dans chaque pays d’Europe, des politiciens combinards et retors sont présentés aux électeurs, par les médias les plus importants tous à l’unisson, comme étant des opposants « radicaux » aux politiques imposées par l’Union européenne, alors qu’il ne s’agit que de banals leurres « alter-européistes », champions du double-discours, chargés de neutraliser la colère des peuples en leur faisant miroiter de fausses solutions.

De nombreux électeurs grecs viennent ainsi de croire que M. Tsipras allait leur permettre de rester dans l’euro tout en échappant à l’austérité, au chômage et à la pauvreté de masse.

De nombreux électeurs français avaient été dupés de la même façon lorsqu’ils avaient porté au pouvoir :

Lionel Jospin en 1997 parce qu’il leur avait promis qu’il renégocierait les critères du traité de Maastricht…
Nicolas Sarkozy en 2007 parce qu’il leur avait promis qu’il allait faire baisser le chômage et la dette publique…
François Hollande en 2012 parce qu’il leur avait promis de renégocier le TSCG signé par Nicolas Sarkozy et leur avait assuré que « Mon ennemi, c’est la finance »….
C’est pourquoi il ne faut pas s’étonner que les médias et les partis politiques français ont accueilli avec déférence et empressement la victoire de M. Tsipras, décrit comme la nouvelle terreur qui va faire trembler l’Union européenne.

L’UPR note que le Front de Gauche et le FN ont tout spécialement manifesté leur soutien à Syriza (en gardant délibérément le silence sur les partis politiques grecs – qui existent pourtant bel et bien – demandant la sortie unilatérale de la Grèce de l’Union européenne et de l’euro). Entre leurres français et grecs, on se comprend et on se soutient.

Quoi qu’il en soit, les mois qui viennent seront l’occasion, pour le peuple grec, de découvrir l’ampleur de l’escroquerie politique dont ils viennent de nouveau d’être les victimes.

Lorsque les flonflons du cirque médiatique se seront éteints, ils se rendront compte que l’élection de M. Tsipras :

ne modifie pas le moindre article des traités TUE et TFUE,
n’infléchit pas la moindre décision de la Commission européenne et de la BCE,
ne change pas d’un iota la politique économique et monétaire voulue par les gouvernements de l’Allemagne, de la Finlande, des Pays-Bas et du Luxembourg,
ne remédie en rien à la totale inadéquation de l’économie, du tissu industriel, et du corps social grecs à l’euro,
n’arrête en rien la diplomatie guerrière que Washington impose à l’UE vis-à-vis de la Russie et du reste du monde.



http://www.upr.fr/actualite/europe/les-grecs-vont-maintenant-pouvoir-constater-que-syriza-est-un-parti-leurre
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Eurynome
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MessageSujet: Re: La Grèce   Sam 18 Juil - 12:20

Faut dire aussi que sortir le pays de l'UE ou/et de la zone Euro aurait très bien pu aggraver les problèmes que rencontre actuellement la Grèce. study
Gagner, des fois, ça veut juste dire limiter les dégâts.

L'article a écrit:
C’est pourquoi il ne faut pas s’étonner que les médias et les partis politiques français ont accueilli avec déférence et empressement la victoire de M. Tsipras, décrit comme la nouvelle terreur qui va faire trembler l’Union européenne.
Fichtre, donc, j'ai loupé quelque chose!
Moi, je me souviens surtout que mr Tzipras, en tout cas, tel que décrit par les médias, avait tout du "brave idéaliste qu'on envoie au casse-pipe".
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Pierrot (lunaire)
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MessageSujet: Re: La Grèce   Sam 18 Juil - 16:43

Eurynome a écrit:
Faut dire aussi que sortir le pays de l'UE ou/et de la zone Euro aurait très bien pu aggraver les problèmes que rencontre actuellement la Grèce. study
Gagner, des fois, ça veut juste dire limiter les dégâts.

Oui, un peu comme lors des accords de Munich en 1938, on avait évité le pire... study

Eurynome a écrit:
L'article a écrit:
C’est pourquoi il ne faut pas s’étonner que les médias et les partis politiques français ont accueilli avec déférence et empressement la victoire de M. Tsipras, décrit comme la nouvelle terreur qui va faire trembler l’Union européenne.
Fichtre, donc, j'ai loupé quelque chose!
Moi, je me souviens surtout que mr Tzipras, en tout cas, tel que décrit par les médias, avait tout du "brave idéaliste qu'on envoie au casse-pipe".


Il faut parfois savoir lire entre les lignes, c'st pour ça que monsieur Asselineau a gentiment mis cet article en ligne pour vous... study
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Eurynome
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MessageSujet: Re: La Grèce   Sam 25 Juil - 19:45

Pierrot (lunaire) a écrit:
Oui, un peu comme lors des accords de Munich en 1938, on avait évité le pire...
Ce qui me surprend, c'est que tous ses grands penseurs qui nous répètent "Sortir de l'UE est la seule solution" comme un mantra sont bien moins démonstratifs quand il s'agit d'aborder les effets négatifs de cette action.
C'est normal d'avoir peur du "saut dans le vide". Neutral


Mettons: la Grèce sort de l'UE. Ok. Et après?

Est-ce que ça efface sa dette?
Est-ce que ça remet direct son économie sur les rails?
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Pierrot (lunaire)
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MessageSujet: Re: La Grèce   Dim 26 Juil - 14:21

Ce qui me surprend, c'est tout ces grands penseurs qui nous répètent que "sortir de l'UE, c'est la catastrophe" alors que l'on peut constater qu'en y restant, c'est déjà réellement, concrètement la catastrophe... Neutral
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MessageSujet: Re: La Grèce   Dim 2 Aoû - 9:15

Et justement, en quoi sortir de l'UE va résoudre les problèmes soulevés?
Les problèmes rencontrés proviennent-ils spécifiquement de l'UE ou bien cette dernière est-elle juste un catalyseur?
Surtout qu'on aborde le domaine de l’Économie, c'est à dire la matière où les experts défendent tout et son contraire. La politique, c'est pas mieux, remarque.
Je parle pour la Grèce, mais ça vaut aussi pour la France, notez. study
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MessageSujet: Re: La Grèce   Dim 2 Aoû - 13:49

C'est sans doute un pur hasard si, depuis la création de l'euro, la situation économique de quasi tout les états européens se dégrade...
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MessageSujet: Re: La Grèce   Dim 9 Aoû - 8:38

C'est oublier les crises économiques qui se sont succédé (les pays hors UE souffrent aussi)et les dettes des pays qui se sont aggravés.
D'ailleurs, pour le premier cas, certains vont même jusqu'à affirmer que la crise de 2008 a été en partie amorti chez les États-membres grâce à l'Euro - quand à savoir si c'est vrai ou pas... study
Sortir d'un circuit de monnaie unique impliquerait des taux de change à prévoir pour les entreprises, pour commercer avec les pays voisins et revenir au Franc, c'est à dire une monnaie faible, pourrait s’avérer problématique pour rembourser la dette.

Pour la Grèce, j'ai cru comprendre que les problèmes économiques existaient bien avant l'entrée dans l'UE.
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MessageSujet: Re: La Grèce   Dim 9 Aoû - 15:06

Eurynome a écrit:
C'est oublier les crises économiques qui se sont succédé (les pays hors UE souffrent aussi)et les dettes des pays qui se sont aggravés.


Les pays membres de l'UE ont vu leur pouvoir d'achat sombrer, le chômage augmenter, etc, etc...sans compter qu'il faut se plier à tout les diktats de Bruxelles, et que quand un traité est refusé par référendum (2005), il passe par la force... study


Eurynome a écrit:
D'ailleurs, pour le premier cas, certains vont même jusqu'à affirmer que la crise de 2008 a été en partie amorti chez les États-membres grâce à l'Euro - quand à savoir si c'est vrai ou pas... study

On se le demande... clown


Eurynome a écrit:
Pour la Grèce, j'ai cru comprendre que les problèmes économiques existaient bien avant l'entrée dans l'UE.


J'ai cru comprendre pour ma part qu'ils avaient fait n'importe quo i(avec la bénédiction de l'UE) pour entrer dans l'UE justement... study


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MessageSujet: Re: La Grèce   Sam 15 Aoû - 12:41

Il me semble que la Grèce avait "truqué" ses chiffres pour pouvoir intégrer l'UE...
"[...]Mais en 2000, afin de rejoindre la zone euro, la Grèce fournit de fausses statistiques, divisant par deux le chiffre de son déficit public.
En 2005, elle a de fait, avec l’Italie, la dette publique la plus élevée de la zone euro (proche de 110% du PIB).
Le pays compte également un taux de chômage supérieur à la moyenne et une inflation parmi les plus élevées de la zone euro. La Commission européenne entame alors une procédure pour déficit excessif en mai 2004, et le gouvernement élu la même année met en œuvre une série de réformes en profondeur, qui devaient permettre à la Grèce de retrouver un niveau de déficit acceptable à la fin de l’année 2007.

Cependant, à l'automne 2009, alors que la crise économique mondiale touche déjà l'Europe, le nouveau gouvernement décide de dévoiler la vérité sur le déficit budgétaire du pays, qui s'élève à 12,7% et non 6% du PIB. Suite à cette annonce, les marchés perdent confiance, les taux de la dette grecque grimpent, obligeant le pays à emprunter à des coûts de plus en plus élevés, et l'empêchant à terme de se refinancer. Cette période marque le début de la crise grecque."
Source: http://www.touteleurope.eu/les-pays-de-l-union-europeenne/grece.html

Vu la source, je recoupe avec Slate: http://www.slate.fr/story/46035/ne-pas-publier-comment-la-grece-epouse-leuro

Pierrot (lunaire) a écrit:
Les pays membres de l'UE ont vu leur pouvoir d'achat sombrer, le chômage augmenter, etc, etc...sans compter qu'il faut se plier à tout les diktats de Bruxelles, et que quand un traité est refusé par référendum (2005), il passe par la force...
D'où une autre question: comment se fait-ils que certains pays veuillent encore entrer dans l'UE?
Surtout qu'en ce qui concerne les statistiques, il y a la crise de la dette de 2010 à prendre en compte.


Quand aux problèmes de décisions à Bruxelles, je me souviens aussi que jusqu'à récemment, la classe politique Française ne voyait dans les mandats Européen qu'un "lot de consolation", trop centré sur le pouvoir national - difficile de faire valoir ses décisions dans ces conditions.
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MessageSujet: Re: La Grèce   Sam 15 Aoû - 15:32

Eurynome a écrit:
Il me semble que la Grèce avait "truqué" ses chiffres pour pouvoir intégrer l'UE...


Pierrot (lunaire) a écrit:

Eurynome a écrit:
Pour la Grèce, j'ai cru comprendre que les problèmes économiques existaient bien avant l'entrée dans l'UE.


J'ai cru comprendre pour ma part qu'ils avaient fait n'importe quo i(avec la bénédiction de l'UE) pour entrer dans l'UE justement... study

study


Eurynome a écrit:
Pierrot (lunaire) a écrit:
Les pays membres de l'UE ont vu leur pouvoir d'achat sombrer, le chômage augmenter, etc, etc...sans compter qu'il faut se plier à tout les diktats de Bruxelles, et que quand un traité est refusé par référendum (2005), il passe par la force...
D'où une autre question: comment se fait-ils que certains pays veuillent encore entrer dans l'UE?


Il faut être pauvre pour y trouver un intérêt, justement...exemple ? La roumanie, sponsorisée pour s'occuper de ses roms, qui empoche le pognon, ne fait rien, et du coup on se retrouve avec leurs roms en France...elle est pas belle, l'UE ? clown
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Eurynome
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MessageSujet: Re: La Grèce   Dim 23 Aoû - 16:03

L'Ue était-elle vraiment au courant des trucages de la Grèce? Si c'était le cas, était-ce de la complicité ou de la négligence?

Pierrot (lunaire) a écrit:
Il faut être pauvre pour y trouver un intérêt, justement
Ben, à la base, la naissance de l'Ue, c'est ça: permettre à d'anciens belligérants (en l’occurrence: Allemagne et France), ruinés par l'effort de guerre, de se reconstruire tout en s'assurant que l'affrontement deviennes impossible (mise en commun des productions de charbon et d'acier).


Il s'agissait ensuite (en 1992) d'avoir un poids politique pour peser au niveau international.


Pour les pays candidats, on a aussi la Turquie (pas le pays le plus malheureux du coin niveau économique).
L'Islande avait aussi été candidate pendant un moment (elle ne brigue plus une place dans l'Ue mais fait toujours partie de l'espace Schengen et du marché commun).
L'Ukraine avait aussi été pressenti (avec les derniers évènements, difficile de dire ce qu'il en ai)
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Pierrot (lunaire)
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MessageSujet: Re: La Grèce   Lun 24 Aoû - 15:17

Mais oui, mais oui, grâce à l'UE, on a plus de guerres et le niveau de vie de chaque citoyen européen augmente, comme on peut le constater dans tout les pays de l'UE... flower
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