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 Parlons Cinéma

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Eurynome
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MessageSujet: Parlons Cinéma   Dim 21 Fév - 13:57

Vous êtes allé au cinéma dernièrement et ce que vous avez vu vous a plu? Vous a déplu? Vous a plongé dans l'indifférence ou dans les affres du sommeil?
Venez donc y présenter ici le morceau du 7éme Art que vous avez vu et exprimez votre ressenti.
Que vous l'ayez vu sur grand écran ou sur celui rétroéclairé d'un ordinateur ou d'une télévision - Ne soyons pas sectaire!


J'ouvre donc le bal.





Deadpool (sorti le 10 Février 2016)

Doté d'un facteur régénérant lui permettant de guérir de n'importe quelle blessure (y compris mortelle) et véritable virtuose des armes, Wade Wilson - dit Deadpool -est un des personnages les plus atypiques de l'univers Marvel. Ces aventures tournent en effet rapidement en bain de sang et le quatrième mur en prend régulièrement pour son grade: contrairement à ses collègues X-men, Deadpool a conscience d'être un personnage de comics et ne loupe jamais une occasion de prendre à témoin le lecteur.

Le personnage, resté confiné dans les comics depuis sa création en 1998, a réussit à atteindre le devant de la scène ces dernières années: il a eu droit à son propre jeu vidéo (réputé être à la fois un mauvais jeu et une excellente adaptation), a eu un rôle dans l'un des OAV X-men et fait une apparition dans la dernière série animée Spiderman.

Autant vous dire que j'étais en condition optimale pour apprécier le film: je connaissais suffisamment le personnage pour ne pas être perdu mais pas assez pour m'offusquer des potentielles différences entre le comics et le film*.
                 
Le problème avec les films racontant la genèse d'un super-héros, c'est qu'ils suivent tous le même schéma - et cela signifie qu'il faut d'abord se taper tout le passé du futur surhomme, ses déboires d'humain lambda, sa transformation, la prise de conscience de ses pouvoirs,... avant de savourer enfin le spectacle du dernier acte.
Le film contourne le problème en usant du flashback, ce qui est une excellente idée: le spectateur est directement plongé dans l'action et n'a donc pas à subir une demi-heure de présentation longuette.

On rit beaucoup dans ce film - il ne faut pas être rebuté par les blagues "en dessous de la ceinture" - et l'humour couplée à l'action arrivent à sublimer un scénario qui reste en lui-même assez bateau.
A noter aussi la toute première apparition de Colossus (en  "paladin de la justice") et de Negasonic sur grand écran.

Le genre de film que l'on va voir sans grande exigence, qui se montre satisfaisant et qui nous fait sortir du cinéma avec un sourire jusqu'aux oreilles.

*De toute façon, entre les changements d'auteurs , les reboots et les spin-off, c'est peine perdue avec les comics.




Le prochain post, je m'occupe de Zootopie, visionné ce weekend.
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Pierrot (lunaire)
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MessageSujet: Re: Parlons Cinéma   Lun 22 Fév - 15:30

Eurynome a écrit:

On rit beaucoup dans ce film - il ne faut pas être rebuté par les blagues "en dessous de la ceinture" .



Bel aveu, j'en prends bonne note ! Very Happy
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Eurynome
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MessageSujet: Re: Parlons Cinéma   Dim 28 Fév - 13:47

Ah, désolé de ne pas avoir été élevé dans la Bible Belt ou au Vatican. jocolor
Et puis, c'est plutôt bien venu, compte-tenu du rapport alambiqué des films ricains avec le sexe - les fameuse scènes de "On fait l'amour mais on garde nos sous-vêtements". Et si, en plus de ça, on rajoute dans la balance que c'est Disney le possesseur des droits de Marvel (donc de Deadpool)...

D'ailleurs, en parlant de Disney:



Zootopie, (sorti le 17 Février 2016)

"Zootopia est une ville qui ne ressemble à aucune autre : seuls les animaux y habitent ! On y trouve des quartiers résidentiels élégants comme le très chic Sahara Square, et d’autres moins hospitaliers comme le glacial Tundratown. Dans cette incroyable métropole, chaque espèce animale cohabite avec les autres. Qu’on soit un immense éléphant ou une minuscule souris, tout le monde a sa place à Zootopia !Lorsque Judy Hopps fait son entrée dans la police, elle découvre qu’il est bien difficile de s’imposer chez les gros durs en uniforme, surtout quand on est une adorable lapine. Bien décidée à faire ses preuves, Judy s’attaque à une épineuse affaire, même si cela l’oblige à faire équipe avec Nick Wilde, un renard à la langue bien pendue et véritable virtuose de l’arnaque …"

Sûrement l'un des films les plus attendu cette année. La toute première bande-annonce y est sûrement pour quelque chose puisqu'elle fait référence au Furry, un mouvement culturel mettant justement en scène des animaux anthropomorphes et qui s'est beaucoup répandu grâce à Internet. Quand on sait que que le mouvement a parfois des liens avec la culture underground, on ne peut que saluer Disney pour oser jouer (un peu) avec son étiquette de société "ultrafamiliale".
Pour illustrer mon propos sur l'attente du film, on pouvait déjà trouver des fanart - alors que personne n'avait encore vu le film:
Spoiler:
 
(exemple, posté sur le Net il y a 8 mois)

Alors, que dire?
Déjà, le film est l'un des rares long-métrages Disney à ne pas comporter de chansons - appréciables quand on a eu cette comédie musicale que fut La Reine des Neiges dans les tympans pendant des mois!
L'histoire - je vais tâcher de ne pas trop en dire - a un petit goût d'authenticité, on ressent véritablement les effort que fait Judy pour intégrer la police, s’intégrer dans un nouveau milieu et un nouvel environnement professionnel, encaisser déceptions et échec tout en s’accrochant à son rêve. Si Zootopia est présenté comme la ville où tous le monde a sa place, la réalité n'est pas aussi facile.

Le film est centré sur les préjugés et le déterminisme social et c'est là que l'utilisation d'animaux donne véritablement tout son potentiel: traditionnellement (y compris dans le Furry), on associe un animal à un état d'esprit, à un certain comportement - "Le renard est forcément malin et le lapin forcément trouillard", le film joue beaucoup sur cet aspect (les fonctionnaires sont des paresseux et les banquiers sont des lemmings).
Ajoutons à cela qu'il existe une différenciation entre carnivores et herbivores et par la taille (petit, moyen ou grand) et Zootopie devient une ville ultra diversifié mais aussi sujette aux préjugés (jouez à un Elder Scrolls pour obtenir une ambiance similaire).
A noter aussi que Disney contourne certains problèmes* liés au univers Furry en ne faisant intervenir que des mammifères.

La 3d est bien utilisée (que de changements depuis Jack Sullivan!), il y a pas mal de bonnes répliques et même un peu d'autoparodie.

Niveau défauts, mais vraiment pour pinailler, j'aurais tendance à dire que le film est beaucoup trop court: il dégage un champ propice à plusieurs thèmes mais le film laisse pas mal d'idées en jachères. Il y a les matériaux pour faire une suite ou une série mais on est chez Disney, pas chez Dreamworks.

Un bon Disney, qui réussira à vous exorciser de la princesse Elsa.


*-Comment les carnivores se nourrissent?
-Faut-il mettre des bras et des jambes aux serpents?
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Pierrot (lunaire)
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MessageSujet: Re: Parlons Cinéma   Dim 6 Mar - 17:54

Eurynome a écrit:
Ah, désolé de ne pas avoir été élevé dans la Bible Belt ou au Vatican. jocolor


Rapport (du Vatican) avec le film ? scratch

Et pis c'est pas un film ricain ? cyclops (donc de la fédération de pays d'ou est issue la "Bible Belt ?)
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Eurynome
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MessageSujet: Re: Parlons Cinéma   Dim 13 Mar - 9:23

Juste le fait que j'imagine que la Papauté n'apprécie guère ce genre d'humour... Du moins, en public.
(les évêques sont des gens comme les autres après tout; comme disait l'Abbé Langelus: "Je n'ai pas toujours été prêtre").

Quand aux USA, c'est un pays bourré de paradoxes: il y a la Bible Belt mais aussi Las Vegas, c'est le berceau de certains mouvements religieux plutôt radicaux mais aussi de tout un pans de la culture underground... C'est un assemblage d'états (c'est même dans le nom), ça implique des différences d'un territoire à l'autre.
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Pierrot (lunaire)
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MessageSujet: Re: Parlons Cinéma   Dim 13 Mar - 14:54

Eurynome a écrit:
Juste le fait que j'imagine que la Papauté n'apprécie guère ce genre d'humour... Du moins, en public.


Pour ce qui concerne les USA, merci pour l'exposé... study En ce qui concerne "la papauté", vous imaginez, comme vous le dites si  bien, et l'on constate que vous faite vraiment une fixette sur le catholicisme et surtout le pape...des origines protestantes peut être ? cyclops
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Eurynome
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MessageSujet: Re: Parlons Cinéma   Dim 20 Mar - 9:18

Je n'aurais peut être pas eu ce genre de commentaires si j'avais plutôt cité l'Iran, j'imagine?
Ça aurait marché aussi en plus!
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Pierrot (lunaire)
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MessageSujet: Re: Parlons Cinéma   Dim 20 Mar - 14:21

Qui le saura jamais ? Mais en attendant, ce n'est pas l'Iran que vous avez cité... cyclops
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Eurynome
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MessageSujet: Re: Parlons Cinéma   Lun 28 Mar - 11:39

Sinon, vous n'auriez pas un film dont vous souhaiteriez nous parler? study

Au fait, je viens d'apprendre une excellente nouvelle: Disney prépare un second volet pour La Reine des Neiges!:
http://www.telestar.fr/2016/photos/la-reine-des-neiges2-la-date-de-sortie-enfin-annoncee!-photos-191397
(Une petite pensée pour les heureux parents qui, gavé de "Libérée, délivrée", vont devoir emmener leurs enfants voir le second volet cat )

On croise donc les doigts pour Zootopie!
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Pierrot (lunaire)
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MessageSujet: Re: Parlons Cinéma   Mar 29 Mar - 19:38

Eurynome a écrit:
Sinon, vous n'auriez pas un film dont vous souhaiteriez nous parler? study


Récent ? Non... study
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Eurynome
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MessageSujet: Re: Parlons Cinéma   Dim 17 Avr - 10:25

Bon, je triche un peu pour celui-là (je l'ai vu fin 2015) mais comme il vient de sortir en DVD...

Hotel Transylvanie 2




Depuis les évènements du premier Hotel Transylvanie, Dracula a ouvert son hôtel aux humains et garde un œil sur sa fille Mavïs et son gendre humain, Jonathan. Un petit fils ne tarde pas à naître de cet union, Dennis, et Dracula, en "Vampère" est obsédé par une question: le nouveau membre de la lignée des Dracula est-il un vampire? D'autant plus que son propre père, un nosferatu traditionaliste, va s'en mêler...

Le film est dans la continuité du premier volet et conserve les mêmes qualités:
-De l'humour à fond la caisse (et parfois très référencé)
-Quelques scènes franchement touchante (le mariage, les dialogues entre Dennis et son grand-père)
-Une qualité d'animation assez haute (mais depuis quelques temps, c'est devenu moins une qualité qu'une norme à respecter)
-Des personnages très expressifs (c'est véritablement un cartoon en image de synthèse)


Malheureusement, il garde encore pas mal de défauts:
-La fin tombe franchement dans la facilité - J'avais déjà pas mal toussé dans le premier volet, avec la "fête des monstres", alors que ça n'avait pas tant d'influence que ça sur l'histoire. Mais là, c'est carrément la dernière partie qui fout à l'eau tout un pans de l'histoire.
L'arrière grand père semble aussi avoir été rajouté à la dernière minute - à peine une mention dans tous les reste du film et il apparaît uniquement dans cette dernière partie.
-Le personnage de Jonathan m'a laissé une impression mitigé: c'est toujours un grand gamin, avec un bon fond mais pas forcément très responsable... le problème, c'est qu'entre temps, c'est devenu un papa (j'ai halluciné quand j'ai vu son absence de réaction dans la scène du plongeon de Dennis)! A contrario, Mavïs a muri et se montre un adulte bien plus fiable.
-Quelques incohérences: par exemple, les vampires n'ont pas de reflets et ne peuvent pas être photographiés... mais, bizarrement, on peut les filmer!

Pas un film parfait donc, certains le qualifieront certainement (et à raison) d'"inoffensif", mais pas un film désagréable pour autant.
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Eurynome
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MessageSujet: Re: Parlons Cinéma   Lun 25 Juil - 16:41

J'ai mis du temps à le sortir, celui-là... En même temps, il est resté longtemps au cinéma.

Warcraft le Commencement




(sortie le 25 mai 2016)

Le pacifique royaume d'Azeroth est au bord de la guerre alors que sa civilisation doit faire face à une redoutable race d’envahisseurs: des guerriers Orcs fuyant leur monde moribond pour en coloniser un autre. Alors qu’un portail s’ouvre pour connecter les deux mondes, une armée fait face à la destruction et l'autre à l'extinction. De côtés opposés, deux héros vont s’affronter et décider du sort de leur famille, de leur peuple et de leur patrie.

Blizzard a un don: celui de créer des poules aux œufs d'or. Cette société de jeu vidéo est en effet connu pour:
-Diablo (la référence du Hack n Slash)
-Starcraft (une véritable religion en Corée du Sud)
-Hearthstone (si vous avez des neveux ou un petit frère qui a une tablette, il a du forcément vous en parler)
Et bien sûr, Warcraft: un STR (en 1994) et le fameux MMORPG que tout le monde connaît.

J'avoue avoir eu quelques craintes vis à vis de l'adaptation de cette licence.
Pour commencer, on a l'habitude de parler de malédiction en ce qui concerne les films adaptés de jeu vidéo (et pas uniquement à cause d'UWe Boll).
Mais surtout, l'univers de Warcraft est un vrai monument: outre les jeux (3 jeux de stratégie et un jeu de rôle multijoueur), il faut compter aussi avec les comics, les romans et les mangas, rendant le tout assez touffu.
Adapter une licence avec un tel bagage, c'est devoir faire le grand écart entre les spectateurs qui ne connaissent rien à l'univers et sont vite perdu, et les fans qui connaissent la licence sur le bout des doigts et tolèrent rarement les libertés artistiques.


Visuellement, le film est agréable: c'est un mélange d'acteurs et de 3d, choix qui peut surprendre sachant la maîtrise de Blizzard dans le domaine de l'animation.
Cela tranche agréablement avec le côté cartoon de World of Warcraft: pas de couleurs qui piquent, des orcs qui paraissent plutôt crédibles et des épaulières qui ne soient pas surdimensionnés!
Pour comparer:
 
L'histoire en elle-même reste assez classique - même si bien plus profonde que ne le laisse penser le trailer.
Pas mal de détails sonnent "clichés" ou "superficielles" (et par "pas mal", je veux dire "beaucoup") mais il faut se rappeler que le film suit l'histoire décrite dans le jeu - et qu'il y aura vraisemblablement une suite.
C'est autant un bon point qu'un mauvais point, j'ai envie de dire. silent
Les dix dernières minutes du films sortent l'histoire de son côté hollywoodien, en renversant les tables - je n'en dit pas plus, si vous comptez aller le voir...

Verdict? Aux vues de ce qui lui pendait à la figure, le film s'en sort honorablement.
Mais si vous n'aimez pas l'heroic fantasy (ou l'univers de Warcraft), ce n'est pas lui qui vous en redonnera envie.
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Eurynome
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MessageSujet: Re: Parlons Cinéma   Dim 13 Aoû - 8:42

Valérian et la cité des mille planètes


(Notez qu'il ne s’appelle pas "Valérian et Laureline")

Au 28ème siècle, Valérian et Laureline forment une équipe d'agents spatio-temporels chargés de maintenir l'ordre dans les territoires humains. Mandaté par le Ministre de la Défense, le duo part en mission sur l’extraordinaire cité intergalactique Alpha - une métropole en constante expansion où des espèces venues de l'univers tout entier ont convergé au fil des siècles pour partager leurs connaissances, leur savoir-faire et leur culture. Un mystère se cache au cœur d'Alpha, une force obscure qui menace l'existence paisible de la Cité des Mille Planètes. Valérian et Laureline vont devoir engager une course contre la montre pour identifier la terrible menace et sauvegarder non seulement Alpha, mais l'avenir de l'univers.


Sortie le 26 juillet 2017, film produit par Luc Besson, d'après la série de bande-dessinées Valérian et Laureline (initialement Valérian Agent Spatio-temporel) de Christin et Mezières.

Ce n'est pas la première fois que cette licence a connu une adaptation, une série d'animation franco-japonaise de 40 épisodes a également vu le jour en 2007.


Malgré son titre qui semble faire référence à L'Empire des Milles Planètes, le film s'inspirerait davantage de l'Ambassadeur des Ombres (je cite Wiki). N'ayant pas lu ce volume, la critique ci-dessous se fera donc sans faire de comparaisons.

Le film est surnommé le "pari de Luc Besson", étant donné son budget: 180 millions d'€uros, ce qui en fait le film le plus cher du cinéma français.

De manière générale, les avis sont mitigés, sans, compter qu'il doit également affronter la concurrence féroce du dernier Avenger et du succès surprise de Dunkerque

Le scénario (bien qu'il contredise le synopsis officiel) est trrrèès prévisible, vous devriez deviner où tout cela mène vers le début du deuxième tiers du métrage (donc, quand les deux personnages rentrent sur Alpha et ont été briefé sur la suite de leur mission).
Le film se concentre davantage sur le côté « space opera » de Valérian et Laureline que sur le côté « agent spatio-temporel », d'ailleurs, le voyage dans le temps n'est jamais évoqué. C'est un mal pour un bien, quelque part, sachant que le voyage dans le temps peut très vite faire perdre tout cohérence à une histoire (paradoxes, physique temporelle, etc).

Quelques menues différences par rapport à la BD : les shingouz portent un autre nom (ou alors, ça se prononce différemment), l'histoire se passe sur la station Alpha (et pas Point Central ou Galaxity) et les origines de Laureline sont différentes (logique, puisque le voyage dans le temps n'est pas évoqué).

Le côté SF rétro a été revu, beaucoup de personnes ont évoqué Mass Effect dès les premiers visuels du film – une comparaison loin d'être anodine puisqu'il est également question d'humains cohabitant avec plusieurs peuplades extraterrestres au sein d'une confédération.
Bien sûr, il est aisé de penser au Cinquième Élément, autre film de Luc Besson et dont la direction artistique est également signé Mézières. Je pense même avoir vu du recyclage de costume à certains coins...
Certaines scènes m'ont également fait penser à Star Wars, mais là, c'était un peu mérité !


Les critiques ont beaucoup porté sur le casting et j'avoue ne pas avoir été le dernier sur ce coup-là : nos deux héros ont ainsi des têtes d'adolescents, qui ont l'air de s'ennuyer ferme – du moins, sur l'affiche. Autant la version japonaise avait réussi à avoir un Valérian ressemblant, autant c'est l'actrice de Laureline qui est la plus proche physiquement dans la version Besson (et encore!).


Ce côté « teenager » n'est pas sans ressenti sur le film puisque les deux personnages sont présenté comme des agents spéciaux, expérimenté et pouvant causer quasiment d'égal à égal à un gradé – alors qu'on dirait qu'ils sortent à peine du lycée !
Niveau personnalité, c'est pas forcément mieux, on a l'impression que tout a été accentué au feutre gras : Valérian, aventurier parfois gaffeur ou grognon, ressemble à un playboy bourré de j'menfoutisme qui ne pense qu'à copuler avec sa partenaire (une large part du film en fait mention) alors que Laureline, femme forte dévouée mais sachant se montrer piquante, est ici un bloc de glace qui sort son flingue avant de causer (même avec les shingouz?!).
M'ouaip...

C'est une autre faiblesse du film: insérer avec la subtilité d'un bulldozer, une histoire amoureuse entre les deux agents. J'en viens presque à regretter le "NOS RELATIONS SONT STRICTEMENT PROFESSIONELLES!" de l'animé.

Soyons honnête, il y a des scènes très sympa :
-la scène d'opening, avec du Bowie en fond sonore, montrant le développement de la Station Alpha (initialement station spatiale internationale) au fur et à mesure qu'elle accueille d'autres civilisations
-l'idée du marché situé dans une autre dimension, un truc vraiment loin dans la science-fiction pour le coup – qui m'a rappelé une scène jamais tourné dans le Cinquième Élément, une sorte de lasergame avec un mécanisme similaire...
-la présentation d' Alpha, où des milliers de représentants de centaines de civilisation extraterrestres coexistent et travaillent ensembles – tenez, rien que ce thème là m'a fait du bien, ça m'a rappelé la sortie de Zootopie, quand Disney a sortit le juste film au juste moment...
-Des scènes d'humour assez efficace : le gamin avec le pistolet en plastique, le coup de la méduse, Laureline menacé d'être transformé en plat extraterrestre,... Il sont rares, tiennent sur quelques secondes, mais on rit quand même.


Le film dure plus de 2 heures mais certains passages (au hasard, la vision de Mül) auraient pu être raccourcies voire (pour la partie avec Bubbles) complètement remaniés.

Quelques incohérences et détails qui plombent (encore plus) le film (attention spoiler) :
Spoiler:
 
Mais, concrètement, mon plus grand regret est que le film souffre d'un problème existant également dans Stars Wars, à savoir, un univers où des extraterrestres de toute sorte existent... mais où la plupart des personnages principaux sont humains. Une critique Allociné va plus loin, signalant que les interactions entre humains et extraterrestres sont soit symboliques, soit obéissent à un rapport de force. Pas de coopération en harmonie dans une cité qui vante pourtant le contraire...

Alors je donne l'impression de taper comme un sourd sur le film mais, pour être honnête, j'ai adoré: peut être parce qu'entre temps, j'ai arrêté de le visionner avec l'idée que c'était un film Valérian et Laureline, mais que c'était un film Luc Besson. Ça vaut ce que ça vaut, mais ça a été mon ressenti.

Mon avis ?
Est-ce que c'était parfait ? Non, loin de là.
Est-ce que ça signe le début d'une nouvelle saga de SF au cinéma ? Ça me paraît mal parti, malheureusement...
Est-ce que ça valait le coup d'aller le voir ? Oui. Honnêtement, oui.
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