Duché de Montmirail

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 ephemeride

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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 18 septembre 1898 : La reculade de Fachoda   Ven 18 Sep - 21:03



18 septembre 1898 : La reculade de Fachoda

Le 18 septembre 1898, se croisent au coeur de l'Afrique une petite troupe française et une armée anglo-égyptienne conduite par un prestigieux général de Sa Majesté.

Cette confrontation va provoquer à Paris et à Londres une hystérie nationaliste, à deux doigts d'une nouvelle guerre de Cent Ans !

Rivalités coloniales

En cette année 1898, les puissances européennes se disputent les derniers territoires disponibles en Afrique.

20.000 hommes sous les ordres de Lord Kitchener remontent le Nil après avoir vaincu les insurgés soudanais du Mahdi à Omdourman. À Fachoda, sur les bords du Nil blanc, ils rencontrent une expédition française arrivée trois mois plus tôt.

La mission Congo-Nil du capitaine Marchand Cette expédition, baptisée «mission Congo-Nil», comprend huit gradés et 250 tirailleurs sénégalais sous les ordres de Jean-Baptiste Marchand.

Lequel, de l'Anglais ou du Français, cédera la place ? La possession du Soudan et la continuité des empires coloniaux sont en jeu.

Depuis qu'elle a occupé l'Égypte, en 1882, l'Angleterre rêve d'un axe Le Caire-Le Cap. La République française, de son côté, s'est mise en tête de relier l'Atlantique (Dakar) à la mer Rouge (Djibouti).

À Paris, la République est présidée par Félix Faure. L'affaire Dreyfus bat son plein. Au ministère des Affaires étrangères, Théophile Delcassé a succédé à Gabriel Hanotaux, trop accommodant avec les Allemands.

L'opinion publique française, surexcitée, réclame d'en découdre avec l'ennemi héréditaire.

Mais le ministre Théophile Delcassé veut avant tout reprendre aux Allemands l'Alsace-Lorraine perdue en 1871. Il a besoin pour cela de l'alliance anglaise et faisant fi de la fierté nationale, donne l'ordre à la colonne Marchand de se retirer.

Les Français et les Anglais signeront peu après, le 8 avril 1904, l' Entente cordiale. Ils entreront côte à côte dans la Grande Guerre, dix ans plus tard, contre les Allemands.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 19 septembre 1893 : les Néo-zélandaises obtiennent le droit de vote   Sam 19 Sep - 16:36


19 septembre 1893 : les Néo-Zélandaises obtiennent le droit de vote

La Nouvelle-Zélande est le premier pays à accorder le droit de vote à ses citoyennes le 19 septembre 1893.

Le résultat d’un combat acharné mené par la "mère" des suffragettes, Kate Sheppard, qui réussit alors à réunir plus de 30 000 signatures pour appuyer son combat, une gageure pour l'époque. Une pétition qui peut être consultée sur le site des archives nationales de Nouvelle-Zélande.

Dans sa bataille pour l'égalité des droits entre les hommes et les femmes, la Nouvelle-Zélande sera rapidement suivie par sa voisine l’Australie, puis les pays nordiques. En France, il faudra attendre 1944 pour que nos mères et nos grand mères aient le droit de voter pour la première fois. En Europe, le dernier pays à autoriser les jupons dans les isoloirs sera le Liechtenstein, en 1984.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 20 septembre 1946 : Première édition du festival de Cannes   Dim 20 Sep - 20:48

20 septembre 1946 : Première édition du festival de Cannes

Le Festival International du Film, a été créé à l’initiative de Jean Zay, ministre de l’Instruction Publique et des Beaux-Arts, désireux d’implanter en France un événement culturel international capable de rivaliser avec la Mostra de Venise.

D’abord prévue en 1939 sous la présidence de Louis Lumière, c’est finalement plus d’un an après la fin de la guerre, le 20 septembre 1946, que la première édition du Festival s’ouvre à Cannes. Il a lieu tous les ans en septembre – sauf en 1948 et 1950 -, avant de se dérouler au mois de mai à partir de 1952.

Une renommée internationale rapidement acquise

Si les premières éditions du Festival en font d’abord un événement mondain durant lequel presque tous les films repartent avec un prix, la venue de stars du monde entier sur ses marches et sa médiatisation sans cesse croissante lui forgent rapidement une renommée internationale et légendaire.

Dans les années 50, le Festival gagne en popularité grâce à la présence de célébrités telles que Kirk Douglas, Sophia Loren, Grace Kelly, Brigitte Bardot, Cary Grant, Romy Schneider, Alain Delon, Simone Signoret, Gina Lollobrigida,…

Décernée pour la première fois en 1955 au film Marty de Delbert Mann, la Palme d’or succède au Grand Prix, remis jusque-là au meilleur film en Compétition.

Dans les années 60, en marge de la Sélection officielle, deux sélections indépendantes voient le jour : la Semaine Internationale de la Critique en 1962 et la Quinzaine des Réalisateurs en 1969.

Jusqu’en 1972, les films pouvant prétendre à la sélection sont désignés par leur pays d'origine. A partir de cette date, le Festival affirme son indépendance en devenant le seul décisionnaire de la Sélection officielle des films.

En 1997, à l’occasion de la Cérémonie du 50e anniversaire du Festival de Cannes, les plus grands réalisateurs mondiaux sont réunis sur scène pour remettre la Palme des Palmes à Ingmar Bergman.

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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 21 septembre 1711 : Duguay-Trouin s'empare de Rio de Janeiro   Lun 21 Sep - 18:55



21 septembre 1711 : Duguay-Trouin s'empare de Rio de Janeiro

Ancien corsaire de Saint-Malo, René Duguay-Trouin est devenu officier de la Royale, la flotte de guerre de Louis XIV.

Confronté à une coalition européenne dans le cadre de la guerre de la Succession d'Espagne, le vieux roi lui confie une flotte de 15 vaisseaux et 6000 hommes en vue de s'emparer de Rio de Janeiro et de faire main basse sur la colonie portugaise et ses richesses.

L'État étant désargenté, le financement de l'expédition, 700.000 livres au total, est assuré par des armateurs malouins qui envisagent de se rémunérer sur le butin.

Un succès réconfortant

L'escadre quitte La Rochelle le 9 juin 1711. Elle entre dans la baie de Rio le 12 septembre suivant. Les hommes débarquent le matériel de siège et entament le siège de la ville. Ils livrent l'assaut final le 21 septembre 1711.

Après avoir délivré les survivants d'une expédition qui avait échoué l'année précédente, ils célèbrent un Te Deum puis se livrent au pillage de la ville, lequel sera reproché à Duguay-Trouin par le ministre de la Marine Jérôme Phelypeaux, comte de Pontchartrain.

Il n'empêche que ce succès réconforte le roi à un moment crucial de la guerre. Il lui rapporte un colossal butin (1,35 tonne d'or et 1,6 millions de livres de marchandises) et démontre que les Anglais n'ont pas encore la maîtrise des mers.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 22 septembre 480 avant JC : victoire des Athéniens à Salamine   Mar 22 Sep - 20:12



22 septembre 480 avant JC : victoire des Athéniens à Salamine

Battus à Marathon, les Perses engagent dix ans plus tard une deuxième guerre contre les Grecs. Elle s'achève le 22 septembre de l'an 480 av. J.-C. par la victoire de la flotte athénienne dans le détroit de Salamine. Défaits, les Perses se retirent et n'auront plus d'autre occasion de tourmenter les Grecs.

Le premier récit détaillé de cette histoire nous est donné par le chroniqueur Hérodote.

Héroïsme de Léonidas

Sous le commandement du « Rois des Rois » Xerxès, les Perses traversent le détroit de l'Hellespont qui sépare l'Asie de l'Europe. Ils sont accompagnés de leurs vassaux et alliés, parmi lesquels de nombreux Grecs ! C'est que un petit nombre seulement de cités grecques, dont Athènes et Sparte, ont pris le parti de lui résister.

Dans le défilé des Thermopyles, à la fin août 480 av. J.-C., l'armée perse, forte de plusieurs dizaines de milliers d'hommes, se heurte à une avant-garde de quelques milliers de Grecs. Ceux-ci se laissent malencontreusement piéger et, au terme des combats, trois cents Spartiates, sous le commandement du roi Léonidas, se font tuer jusqu'au dernier, pour retarder les Perses et donner aux autres Grecs le temps de se préparer à la guerre.

C'est du moins l'interprétation héroïque transmise par Hérodote d'une sévère défaite subie par les avant-gardes grecques. Une inscription sera plus tard gravée sur la pierre en leur souvenir : « Passant, va dire à Sparte que nous sommes morts pour obéir à ses lois ».

Dans le même temps, la flotte grecque, forte de près de deux à trois cents trières, se heurte non loin de là, au cap Artémision, à la flotte perse. Au terme d'une bataille indécise, la flotte grecque bat en retraite et va se mettre à l'abri dans le détroit qui sépare l'île de Salamine du continent, au nord du Pirée.

Thémistocle, celui qui dit non

Face aux Perses, la Grèce semble défaite.

Mais c'est compter sans Thémistocle. Archonte d'Athènes, il a fait construire une flotte de guerre et entend s'en servir.

À l'approche des Perses, Thémistocle convainc les Athéniens d'abandonner leur ville sur la foi d'un oracle ambigu de la Pythie de Delphes qui évoque un « rempart de bois » (la flotte de guerre). Femmes et enfants se réfugient dans la ville voisine tandis que les hommes embarquent sur les trières (*).

L'armée perse pille et brûle Athènes cependant que la flotte de Xerxès, forte d'un millier de navires, mouille non loin de là. Les 380 trières athéniennes se mettent à l'affût dans le détroit qui sépare l'Attique de l'île de Salamine.

Le rusé Thémistocle envoie son esclave auprès de Xerxès. Se faisant passer pour traître, l'esclave explique au Roi des Rois que les Grecs se disposent à fuir.

La flotte perse se déploie à l'entrée du détroit et au petit matin, la flotte athénienne, nullement impressionnée se rue sur elle.

Alors s'engage pour Athènes le combat de la dernière chance : « Allez, enfants des Grecs, délivrez vos enfants et vos femmes, les sanctuaires des dieux de vos pères et les tombeaux de vos aïeux : c'est la lutte suprême ! » (Eschyle - Les Perses).

Après la déconfiture de sa flotte, Xerxès se hâte de rejoindre l'Asie avant que les Grecs ne lui coupent la route.

Athènes va dès lors rayonner sur toute la Grèce et placer un grand nombre de cités sous sa protection. La culture classique va s'épanouir au pied de l'Acropole.

Athènes et son empire

Forte de sa victoire, Athènes va dès lors rayonner sur toute la Grèce et placer un grand nombre de cités sous sa protection. La culture classique va s'épanouir au pied de l'Acropole.
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MessageSujet: 23 septembre 1122 : Concordat à Worms entre le pape et l'empereur   Mer 23 Sep - 17:50

23 septembre 1122 : Concordat à Worms entre le pape et l'empereur

Le 23 septembre 1122, la signature à Worms d'un concordat entre le pape et l'empereur allemand met fin à la «Querelle des Investiture» et amorce en Occident une séparation entre affaires religieuses et affaires laïques.

Le pape défie l'empereur

Un demi-siècle plus tôt, en 1075, le pape réformateur Grégoire VII a publié 27 propositions sous l'intitulé Dictatus papae par lesquelles il tente d'enlever aux souverains le droit de nommer des laïcs de leur choix à des fonctions d'évêque ou d'abbé.

Ces propositions occasionnent un violent conflit entre le pape et l'empereur. Il se termine sur le pardon de Canossa et la victoire de l'empereur.

À Worms, en Rhénanie, le pape Calixte II et l'empereur Henri V conviennent enfin que les évêques du Saint Empire romain (grosso modo l'Allemagne et l'Italie actuelles) ne seront plus désignés par l'empereur mais recevront une double investiture, spirituelle et laïque.

- L'investiture par le Saint-Siège, «par la crosse et l'anneau», confère désormais aux évêques et aux abbés une autorité spirituelle incontestable auprès des fidèles.

- L'investiture laïque, par l'empereur, est de type féodal. Elle leur garantit la possession d'un fief. Celui-ci, sous la forme d'une terre ou d'une rente, leur assure des revenus importants et l'autonomie matérielle indispensable, au Moyen Âge, à l'exercice de l'autorité.

Le concordat de Worms fait suite à des accords similaires conclus quelques années auparavant entre le pape et les rois d'Angleterre et de France.

Ces accords amorcent en Europe occidentale la séparation du pouvoir spirituel ou religieux, exercé par le clergé catholique, et du pouvoir laïc ou séculier, exercé par les souverains et les seigneurs.
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MessageSujet: 24 septembre 911 : Naissance de l'Allemagne   Jeu 24 Sep - 20:11



24 septembre 911 : Naissance de l'Allemagne

Le 24 septembre 911, les principaux seigneurs allemands offrent la couronne de Germanie à l'un des leurs, Conrad de Franconie.

Ce faisant, ils rompent définitivement avec la dynastie carolingienne issue de Charlemagne, qui régnait des deux côtés du Rhin, sur la France, la Belgique et l'Allemagne actuelles. L'historiographie traditionnelle voit dans cet événement la naissance de l'Allemagne future.

Émergence de deux nations

L'élection de Conrad 1er met un terme à dix ans de conflits successoraux inaugurés par la mort d'Arnoul de Carinthie. Ce cousin du roi carolingien Charles II le Gros avait été élu en 888 par ses pairs roi de Francie orientale (l'Allemagne actuelle).

Comme beaucoup de barons francs, Arnoul de Carinthie descendait de Charlemagne, mais son rang de naissance ne lui confèrait aucun droit légitime à une couronne et lui valait de fortes oppositions à l'intérieur même de ses terres.

Lui-même y remédie à la veille de sa mort, en 901, en transmettant la couronne de Germanie à Louis IV L'Enfant, le représentant légitime des Carolingiens.

Mais quant meurt à son tour Louis IV L'Enfant, dix ans plus tard, les seigneurs allemands ne veulent plus avoir affaire aux piètres descendants du grand empereur et refusent de reconnaître pour roi son héritier légitime, Charles III Le Simple. C'est ainsi qu'ils s'unissent autour de Conrad de Franconie.

Une dynastie saxonne

En 918, sur son lit de mort, Conrad 1er désigne pour successeur le duc Henri de Saxe, dit l'Oiseleur. Le fils de ce dernier, Otton, réunit l'Allemagne et l'Italie en son pouvoir et fonde le Saint empire romain.

Deux générations plus tard, à Paris, les seigneurs de Francie occidentale portent un certain Hugues Capet à la royauté. Ses descendants vont régner sans discontinuer sur le pays jusqu'en... 1792.

Avec Hugues Capet, c'en est bien fini du Regnum francorum, le royaume des Francs fondé par Clovis quatre siècles plus tôt et relancé par Charlemagne. À sa place émergent deux ensembles nationaux promis à un grand avenir, la France et l'Allemagne. Ils vont se développer chacun de leur côté.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 25 septembre 1555 : Paix d'Augsbourg entre catholiques et protestants   Ven 25 Sep - 16:50



25 septembre 1555 : Paix d'Augsbourg entre catholiques et protestants

La paix signée à Augsbourg le 25 septembre 1555 (certaines sources donnent le 3 octobre 1555) consacre la division religieuse de l'Allemagne entre catholiques et luthériens. Aujourd'hui encore, le pays compte à peu près autant de catholiques que de protestants.

Une paix précaire

Pendant deux décennies, l'empereur Charles Quint, bon catholique, s'est efforcé de contenir en Allemagne les progrès de la doctrine de Luther.

Dès 1531, les princes luthériens se sont unis dans une Ligue dite de Smalkalde et ont cherché des appuis auprès de François 1er, le roi de France n'hésitant pas lui-même à s'allier aux Turcs et aux Barbaresques pour contrer l'empereur.

Charles Quint doit combattre sur plusieurs fronts, contre les Turcs qui menacent Vienne, contre les Barbaresques de Tunis et d'Alger qui saccagent les côtes italiennes, et contre les protestants allemands. À ces derniers, faute de mieux, il concède la paix religieuse de Nuremberg le 23 juin 1532.

Après la paix de Crépy-en-Laonnois conclue en 1544 avec François 1er, l'empereur décide d'en finir avec la ligue. Il met au ban de l'Empire ses deux chefs, l'Électeur Jean-Frédéric de Saxe et le landgrave de Hesse. Après une victoire des troupes impériales à Mühlberg, en Saxe, le 24 avril 1547, le landgrave fait sa soumission tandis que l'Électeur est déposé et remplacé par son rival Maurice de Saxe.avril 1547.

Cependant, les menaces d'une intervention française en Lorraine et d'une intervention turque en Hongrie obligent une nouvelle fois l'empereur à composer...

Cessez-le-feu

Vieilli et amer, Charles Quint autorise son frère Ferdinand à signer la trêve de Passau en 1552. Puis il lui demande de convoquer une Diète à Augsbourg, en Bavière, pour tenter de mettre enfin un terme à la guerre civile et religieuse.

Au terme de plusieurs mois de négociations, Ferdinand concède aux princes allemands, par le recès d'Augsbourg, le libre choix de leur religion, catholique ou luthérienne. Il leur donne en prime le droit d'imposer leur religion à leurs sujets selon l'adage de l'époque: «cujus regio, ejus religio» (tel prince, telle religion). Seules les villes dépendant directement de l'empereur bénéficient de la tolérance religieuse.

Une exception importante concerne les principautés ecclésiastiques gouvernées par un évêque. Ce dernier, s'il se convertit au luthérianisme, ne peut contraindre ses sujets catholiques à se convertir ou émigrer. Réciproquement, les habitants de ces principautés ont le droit de suivre la foi de Luther. D'autre part, les protestants autres que luthériens (calvinistes, anabaptistes, zwingliens) sont exclus du compromis d'Augsbourg.

Lourd de sous-entendus et de non-dits, le compromis instaure une paix précaire. Charles Quint, qui y voit un échec personnel, abdique un mois plus tard et transmet à son frère Ferdinand la dignité impériale. Les rapports entre les communautés religieuses se tendent au point de susciter à la génération suivante une atroce guerre de Trente Ans.

Cette guerre s'achèvera en 1648 par les traités de Westphalie après que la moitié de la population allemande aura trépassé de mort violente. C'est alors seulement que s'installera la paix religieuse.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: Re: ephemeride   Sam 26 Sep - 14:01

fffff
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Eurynome
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MessageSujet: Re: ephemeride   Dim 27 Sep - 8:40

Manque d'inspiration pour le 26 Septembre?
Allez, je me lance:

"Les enlèvements d'Iguala désignent la disparition de 43 étudiants issus de l'Ecole Normale Rurale de Ayotzinapa, le 26 septembre 2014, dans la ville d'Iguala, dans l'État de Guerrero, au Mexique.
Selon les rapports officiels, ils voyageaient à Iguala ce jour-là afin de manifester contre des pratiques du gouvernement mexicain. Pendant le voyage, la police locale les intercepte et une confrontation suit. Les détails de ce qui s'est passé restent flous mais l'enquête officielle conclut qu'une fois que les élèves se retrouvent en garde à vue, ils sont remis au Guerreros Unidos, un groupe mafieux local, puis tués. Le bilan est de 27 blessés, 6 morts et 43 disparus.

Les autorités mexicaines pensent que le maire d'Iguala et son épouse sont les commanditaires probables de l'enlèvement. Avec le chef de la police de la ville, ils ont fui et le couple est finalement arrêté un mois plus tard à Mexico. Ces événements ont généré des manifestations visant l'État et l'administration mexicaine ainsi que la démission du gouverneur de Guerrero, Ángel Heladio Aguirre Rivero, et une condamnation internationale. L'enlèvement de masse des étudiants est rapidement devenu l'un des plus grands scandales politiques et de sécurité publique de l'administration du président du Mexique Enrique Peña Nieto.

Le 7 novembre 2014, le procureur général de la République du Mexique Jesús Murillo Karam (en) donne une conférence de presse dans laquelle il annonce que plusieurs sacs en plastique contenant des restes humains, probablement ceux des étudiants disparus, sont retrouvés dans une rivière à Cocula. 74 suspects sont arrêtés, y compris des membres de Guerrero Unidos qui avait avoué avoir tué les étudiants. Des enquêtes sont en cours pour identifier les restes retrouvés.

Après la tuerie, des témoins oculaires affirment que des étudiants ont été embarqués de force dans des véhicules policiers. Une fois en garde à vue, les étudiants devaient être transférés du commissariat d'Iguala à celui de Cocula. Le chef de la police de Cocula, César Nava González, ordonne à ses subordonnés le transport des étudiants dans une communauté rurale du nom de Pueblo Viejo.
À un certain moment, les étudiants toujours en vie auraient été passés aux Guerreros Unidos (en) (« Guerriers unis »), une organisation de malfaiteurs localisée à Guerrero. L'un des camions chargés du transport des étudiants appartient à Gildardo López Astudillo (alias El Gil et/ou El Cabo Gil), l'un des meneurs. El Gil passe un appel à Sidronio Casarrubias Salgado, le leader suprême des Guerreros Unidos ; ce dernier lui explique que les étudiants mis en garde à vue sont une menace pour leur contrôle du territoire. Apparemment, les Guerreros Unidos pensaient que ce groupe d'étudiants étaient des membres infiltrés d'un gang rival connu sous le nom de Los Rojos. Avec cette information, Casarrubias ordonne à ses subordonnés de tuer les étudiants. Les enquêteurs pensent qu'un membre du nom d'El Chucky et /ou El Choky aurait fait partie du massacre. Il est suspecté d'avoir participé avec Francisco Salgado Valladares, l'un des chefs de la sécurité d'Iguala, à l'enlèvement.
Selon les enquêteurs, les étudiants auraient été emmenés dans une décharge près de Cocula. Une quinzaine d'étudiants sont morts asphyxiés pendant le transport. Le reste est tué par Patricio Reyes Landa, Jonathan Osorio Gómez, et Agustín García Reyes. Ces trois suspects auraient jeté les corps dans une fosse, et d'autres suspects seulement connus par leurs surnoms les auraient brûlés à l'aide d'essence, de pneus, de branches et de plastique. Ils tentent de détruire également toute autre preuve. Le feu dure entre 14 h et 15 h.
Le feu éteint, les suspects comblent la fosse. Ils placent le reste dans huit sacs plastiques pour les jeter dans la rivière de San Juan à Cocula, sous les ordres d'un dénommé El Terco. El Gil envoie un texto à Casarrubias Salgado confirmant la tâche effectuée : « On les a réduit en cendre et jeté les restes dans la rivière. Elles [les autorités] ne les trouveront jamais. » Initialement, 57 étudiants sont rapportés disparus ; quatorze d'entre eux, cependant, sont relocalisés après qu'ils sont retournés auprès de leur famille, ou sains et saufs dans leur école. Les 43 autres sont toujours recherchés. Des activistes étudiants accusent les autorités de les détenir contre leur gré, mais les autorités de Guerrero affirment n'avoir mis aucun d'entre eux en garde à vu.


La disparition des 43 étudiants marque évidemment la crise politique et l'insécurité que doivent faire face le président mexicain Enrique Peña Nieto et son gouvernement. L'incident attire l'attention médiatique mondiale et mène à des manifestations dans tout le Mexique, et à des réactions internationales. L'indignation générale engendre des manifestations quasi-quotidiennes, en particulier à Guerrero et Mexico. La plupart d'entre elles sont des marches pacifistes, menées par des familles issues des zones rurales. Les autres sont des manifestations violentes, durant lesquelles des bâtiments gouvernementaux ont été visés.
..."

Affaire toujours en cours, surtout depuis la publication du rapport de la Commission Interaméricaine des Droits de l'Homme.
Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Enl%C3%A8vements_d'Iguala
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: Re: ephemeride   Dim 27 Sep - 20:10

Merci.

Il m'arrive de produire un message pour la date et de repasser l'écrire le lendemain.
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MessageSujet: 27 septembre 1822 : Champollion déchiffre les hiéroglyphes   Dim 27 Sep - 20:21



27 septembre 1822 : Champollion déchiffre les hiéroglyphes

Le 27 septembre 1822, Jean-François Champollion (32 ans) découvre le secret des hiéroglyphes, l'écriture des anciens Égyptiens au terme de recherches harassantes qui auront vite raison de sa santé.

Rivalité franco-britannique

Né à Figeac, dans le département du Lot, ce surdoué apprend très tôt de nombreuses langues anciennes et, poussé par la nécessité, devient professeur d'histoire.

Il se passionne bientôt pour la civilisation des pharaons, mise à la mode par l'expédition en Égypte de Bonaparte, en 1798-1799.

En 1798, des soldats français découvrent à Rosette, dans le delta du Nil, une pierre noire gravée de trois textes dont l'un en grec ancien, un autre en démotique, une écriture égyptienne tardive, et le troisième en hiéroglyphes.

Jean-François Champollion (1790-1832)La pierre est embarquée sur un navire à destination de la France mais les Anglais l'interceptent et la transportent à Londres, au BritishMuseum.

Elle va dès lors exciter la curiosité des savants, en particulier du jeune Champollion et d'un Anglais de quinze ans son aîné, Thomas Young. Young déchiffre la version démotique et découvre que les cartouches en hiéroglyphes contiennent les noms de divers pharaons.

Jean-François va plus loin. Il observe que le texte hiéroglyphique contient trois fois plus de signes que le texte grec ne compte de mots. Il en déduit que les hiéroglyphes (on en recense environ 5.000) ne sont pas seulement des idéogrammes, contrairement aux préjugés ambiants. Ils peuvent aussi dans un même texte servir de signe phonétique comme nos lettres de l'alphabet.

C'est ainsi qu'il déchiffre les noms de Cléopâtre, Ramsès et Thoutmosis. L'émotion le fait alors sombrer dans un état d'inconscience. C'est seulement cinq jours plus tard qu'il révèle sa découverte dans une lettre à l'Académie des Inscriptions et des Belles Lettres.

Jean-François Champollion meurt de surmenage à 42 ans, au milieu des honneurs, après avoir enfin visité l'Égypte, le pays de ses rêves.

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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 28 septembre 1864 : Fondation de la 1ère Internationale   Lun 28 Sep - 18:54



28 septembre 1864 : Fondation de la 1ère Internationale

Le 28 septembre 1864, des ouvriers de toute l'Europe se réunissent à Londres, à Saint Martin's Hall, en soutien aux Polonais, victimes en 1863 d'une féroce répression russe.

Il s'ensuit la formation de l'Association internationale des travailleurs (AIT), qui sera plus tard connue sous le nom de Ière Internationale.

Naissance d'un syndicalisme européen

Dans tous les domaines (arts et lettres, diplomatie et défense, libre circulation des hommes et des marchandises, monnaie...), l'Europe atteint au début des années 1860 un niveau d'intégration sans équivalent, même aujourd'hui. Le syndicalisme n'échappe pas à ce mouvement.

Les syndicats sont nés quarante ans plus tôt en Angleterre, à la faveur de la révolution industrielle. Ils rassemblent surtout des compagnons qui appartiennent aux métiers traditionnels et possèdent un bon niveau d'instruction : imprimerie, bâtiment, confection etc.

Le syndicalisme acquiert une dimension internationale avec l'Association internationale des travailleurs, qui naît dans une période de grande expansion économique, sous les règnes de la reine Victoria et de Napoléon III. L'AIT, ou première Internationale ouvrière, se donne pour objectif de coordonner les luttes syndicales et populaires de tous les pays. Elle comprend un comité central et de simples sections nationales.

C'est un intellectuel allemand, réfugié à Londres depuis l'échec des révolutions de 1848, qui rédige les statuts de l'Association internationale des travailleurs. Il s'appelle Karl Marx. Il a 46 ans.

Karl Marx vit à Londres dans des conditions matérielles précaires et publie des ouvrages théoriques d'un abord difficile. En 1864, il est surtout connu des syndicalistes et des socialistes par un opuscule qu'il a publié en 1848 avec son riche ami Friedrich Engels : Le Manifeste du Parti communiste (son oeuvre principale, Das Kapital, paraîtra trois ans plus tard, en 1867).

Fatales rivalités

L'Association internationale des travailleurs aligne dans ses plus belles années quelques milliers d'adhérents seulement dans toute l'Europe. Elle est très tôt minée par les rivalités entre Karl Marx, qui prône un socialisme «scientifique», et le courant anarchiste animé par Pierre Joseph Proudhon puis par Michel Bakounine.

L'Association ne survit pas aux tensions nées de la guerre franco-prussienne et de la Commune de Paris, en 1871. Les anarchistes de Bakounine sont expulsés l'année suivante et l'AIT transporte son siège à New York, où elle s'éteint dans l'indifférence.

En juillet 1889, six ans après la mort de Marx, à l'initiative de Frierich Engels, ami de Marx, mort six ans plus tôt,  les socialistes se retrouvent à Paris où ils fondent une deuxième Internationale.

De 1919 à 1943, la IIe Internationale est concurrencée par une IIIe Internationale dite communiste (Komintern) et sévèrement contrôlée par Staline. Une IVe Internationale, concurrente des précédentes, fait également son apparition à l'initiative de Trotski, en 1938. Elle sera très en vogue parmi les jeunes contestataires français de Mai 68.

Quant à la IIe Internationale, demeurée fidèle à la démocratie parlementaire, elle survit tant bien que mal jusqu'à nos jours sous le nom d'Internationale ouvrière et socialiste, adopté en 1923.

Elle est relayée en France par un parti connu sous le nom de SFIO (Section française de l'Internationale ouvrière), issu de la fusion, le 26 avril 1905, de différents partis socialistes, dont celui, réformiste, de Jean Jaurès et celui, marxiste, de Jules Guesde. Ses compromissions dans les guerres coloniales, sous l'autorité de Guy Mollet, l'amènent, le 4 mai 1969, à changer son nom pour celui de Parti socialiste. Le 11 juin 1971, au congrès d'Épinay-sur-Seine, François Mitterrand en prend la direction avec le titre modeste de premier secrétaire.

L'Internationale

Cet «hymne du prolétariat mondial», hommage à la nouvelle organisation ouvrière, est écrit en juin 1871 par l'ouvrier et chansonnier Eugène Pottier, dans la prison où l'avait jeté l'échec de la Commune de Paris. Publié en 1887 dans un recueil de chants révolutionnaires, il a été mis en musique un an plus tard par l'ouvrier Pierre Degeyter.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 29 septembre 1833 : Avènement contesté d'Isabelle II en Espagne   Mar 29 Sep - 20:12



29 septembre 1833 : Avènement contesté d'Isabelle II en Espagne

Le 29 septembre 1833 meurt Ferdinand VII, roi d'Espagne (49 ans).

Au terme de pitoyables disputes avec son père Charles IV, le souverain s'était fait évincer par Napoléon 1er le 10 mai 1808. Remonté sur le trône après la chute de Napoléon 1er, il n'avait eu de cesse de combattre les libéraux, coupables de contester l'absolutisme et d'être favorables aux idées libérales importées par les révolutionnaires français.

Peu avant de mourir, sous l'influence de sa quatrième épouse Marie-Christine de Naples, il abroge la loi salique qui exclut les filles de la transmission de la couronne. C'est ainsi que la couronne échoit à leur fille unique Isabelle II (3 ans).

Marie-Christine de Naples (27 ans) obtient la régence... et ne tarde pas à se remarier secrètement à un garde du corps.

Crise dynastique et première guerre carliste

Le frère cadet de Ferdinand VII, don Carlos, aurait dû normalement succéder à Ferdinand VII sous le nom de Carlos V.

Il s'empresse donc de contester l'abrogation de la loi salique et l'avènement de sa nièce. Il se fait proclamer roi par ses partisans, nombreux surtout dans les régions pyrénéennes, plus ouvertes aux idées libérales que le reste du pays (Navarre, Biscaye, Aragon, Catalogne).

Une première guerre carliste se solde par leur défaite et la convention de Vergara, le 31 août 1839, qui accorde aux guerilleros du colonel Zumalacarregui une large amnistie.

Le mouvement carliste va rester néanmoins vivace tout au long du siècle à venir grâce au soutien des petits paysans pyrénéens et de leurs curés. S'opposant avec constance aux Bourbons autoritaires et au clan qui gravite autour d'Isabelle II, il prône une monarchie modérée, décentralisée, respectueuse des libertés locales et de la coutume, ainsi que de la religion populaire.

L'Espagne dans la tourmente

Après une régence troublée par les querelles dynastiques, la reine Isabelle II est mariée à 16 ans, en 1846, à François d'Assise, duc de Cadix, un cousin homosexuel.

Six mois après, comme elle commence à prendre des amants et s'entourer de favoris, le régime s'enfonce dans l'instabilité politique. Marie-Christine de Naples se voit une nouvelle fois confier la régence jusqu'en 1854.

Le 19 septembre 1868, au pont d'Alcolea, les troupes fidèles à la reine sont battues par des officiers libéraux. Ces derniers, conduits par le général Juan Prim et le général Francisco Serrano y Dominguez, ancien favori d'Isabelle II, forcent la reine à l'exil.

L'assemblée des Cortès (le Parlement espagnol) vote une Constitution libérale et le général Prim cherche un prince étranger à qui offrir la couronne. Son choix se porte dans un premier temps sur le prince de Hohenzollern-Sigmaringen, lié au roi de Pruse. Il en résultera la guerre franco-prussienne.

Pour finir, l'assemblée offre le 16 novembre 1870 la couronne au deuxième fils du roi d'Italie, Amédée d'Aoste (25 ans). Mais au bout de deux ans, le 11 février 1873, celui-ci abdique, lassé par l'instabilité politique et effrayé par la crainte d'un assassinat. Il laisse la place ipso facto à une Première République.

Première République et deuxième guerre carliste

Sans surprise, la république se dissout dans les désordres. Elle donne lieu à un réveil du carlisme. En janvier 1874, le général Martinez Campos procède à une Restauration monarchique. Isabelle II s'étant décidée à abdiquer, il offre la couronne à son fils, le populaire Alphonse XII (16 ans).

Sous son règne se clôt en 1876 la seconde guerre carliste. Les Espagnols surmontent également une insurrection à Cuba, l'une de leurs dernières colonies d'Amérique. Le pays retrouve un semblant de stabilité.

Mais Alphonse XII meurt prématurément le 25 novembre 1885. Sa femme, Marie-Christine de Habsbourg-Lorraine, assume la régence et donne le jour à un héritier posthume, le futur Alphonse XIII, le 17 mai 1886.
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MessageSujet: 30 septembre 1791 : Triomphe de La Flûte enchantée   Mer 30 Sep - 19:17



30 septembre 1791 : Triomphe de La Flûte enchantée

Le 30 septembre 1791, dans un théâtre des faubourgs de Vienne, une ovation triomphale accueille La Flûte enchantée (Die Zauberflöte), un opéra plein de fantaisie et en langue allemande, accessible au public populaire.

Mais le compositeur, Wolfgang «Amadeus» Mozart, n'a pas le temps de savourer son succès. Malade, épuisé, il meurt dans son lit deux mois plus tard, à 35 ans.

Le premier grand opéra en allemand

Mozart (Salzbourg,Mozart museum)À plusieurs reprises déjà, Mozart a composé des œuvres en langue allemande, mais celles-ci n'ont pas été remarquées.

Certaines, inspirées de la mythologie, sont apparues mièvres et conventionnelles, d'autres plus réussies comme L'Enlèvement au sérail (1782), mais s'appuyant uniquement sur la fibre comique.

Durant sa grande période de création d'opéras allant d'Idoménée, roi de Crête (1781) à Cosi fan tutte (1790), Wolfgang Amadeus Mozart s'appuie presque uniquement sur des livrets en italien, notamment ceux de Lorenzo Da Ponte.

Il compose des partitions dans l'esprit des œuvres italiennes qui ont alors la faveur du public.

Mais on se lasse de tout... Mozart fait donc part de son désir de changer de genre à un directeur de troupe de théâtre, Emmanuel Schikaneder, avec lequel il a lié amitié. Ce dernier, qui joue dans la banlieue de Vienne, lui passe alors commande d'un opéra en allemand.

Mozart est immédiatement conquis.

Avec La Flüte enchantée (Die Zauberflöte), un Spiegel en allemand qui alterne paroles et musiques, il brise enfin la coquille qui l'enfermait dans le monde italianisant des salons viennois et des cours princières.

Il s'ouvre à d'autres sources d'inspiration d'essence germanique, comme son cousin par alliance Carl Maria von Weber, une trentaine d'années plus tard.

Un opéra populaire et franc-maçon

La flûte enchantée (film d'Ingmar Bergmann, 1975)Dans  La Flüte enchantée, opéra plein de fantaisie et de mystère, le prince Tamino, l'oiseleur Papageno et la Reine de la Nuit se disputent les faveurs du public dans une mise en scène truffée d'effets spéciaux.

Le livret de cette oeuvre féerique, rédigé par Schikaneder, est truffé d'allusions à la franc-maçonnerie, un ordre initiatique né quelques décennies plus tôt en Angleterre et auquel ont appartenu Mozart et son librettiste.

La Flûte enchantée est un véritable parcours initiatique, tel qu'on pouvait l'observer pour entrer dans cet ordre. C'est ainsi que l'on y voit des prêtres assemblés comme en une loge maçonnique.

Musique et enchantement

Avec le concours de Schikaneder, auteur du livret, et d'un autre maçon connu sous le nom de Gieseke, Mozart fait alterner scènes comiques et scènes sérieuses, ce qui donne à son œuvre un abord féerique et plaisant, en complément du contenu philosophique.

La musique de La Flûte enchantée brille par son inventivité et résonne directement à l'esprit des auditeurs. À des morceaux vertigineux, comme celui de la Reine de la Nuit, terreur des sopranos qui doivent entrer à froid dans un air se terminant par une série de vocalises, succèdent des passages narratifs comme l'air de l'oiseleur de Papageno, des comptines : «Une femme, une petite femme» ou des airs à bouche fermée : «Hm! Hm! Hm! Hm!».

Des marches solennelles, des coups de tonnerre mais aussi des duos avec répétition des paroles et encore des instruments inattendus tels que du pipeau ou des carillons ajoutent à la diversité de l'ensemble. Il n'y a place à l’ennui au cours de ces deux heures et quelques de divertissement musical et de spectacle.

Un opéra plus vivant que jamais

Lors de la création, les artistes, bien qu'ils ne soient pas parmi les plus réputés, se pénètrent de leur jeu avec passion, ce qui assure à la représentation un immense succès. Mozart, qui dirige lui-même l'orchestre, s'en trouve immensément réconforté.

La Flûte enchantée sera donnée plus de cent fois dans l'année qui suit. Malheureusement, le compositeur n'aura guère le temps d'en jouir car il meurt le 5 décembre 1791, peu de temps après la première représentation, alors qu'il travaille sur son Requiem, son ultime chef-d'œuvre.

On peut voir La Flûte enchantée au cinéma, joliment filmée par Ingmar Bergman, et la vie de son auteur, romancée par Milos Forman, dans le film Amadeus.

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MessageSujet: 1er octobre 1969 : Premier vol de Concorde   Jeu 1 Oct - 18:44



1er octobre 1969 : Premier vol de Concorde

Le 1er octobre 1969 a lieu le vol d'essai du Concorde au-dessus de Toulouse, avec à ses commandes le pilote André Turcat. Premier supersonique à vocation commerciale et non militaire, l'avion franco-anglais a réussi son examen de passage.

Mais il a la malchance de naître en même temps que les premiers mouvements écologistes. Aussi est-il violemment critiqué pour son bruit et sa consommation excessive de carburant... Les associations américaines le privent de tout droit d'atterrissage à New York. Échec commercial garanti. Seize appareils de présérie sont néanmoins construits, dont plusieurs volent encore. L'expérience permet aux constructeurs européens de lancer dans la foulée le programme Airbus.

Le 25 juillet 2000, un accident survenu à un Concorde à Gonesse, près de l'aéroport de Roissy, allait coûter la vie à plus d'une centaine de passagers et de membres d'équipage. En conséquence de quoi s'arrêtait en 2003 l'exploitation commerciale des derniers appareils. Fin d'un beau rêve technologique.
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MessageSujet: 2 octobre 1935 : L'Italie attaque l'Éthiopie   Ven 2 Oct - 20:31



2 octobre 1935 : L'Italie attaque l'Éthiopie

Le 2 octobre 1935, Mussolini annonce son intention d'envahir l'Éthiopie sur un fallacieux prétexte.

Ce pays africain, aussi appelé Abyssinie, est gouverné par un empereur ou négus du nom de Haïlé Sélassié 1er. Chrétien de rite copte comme la majorité de ses sujets, il se flatte de descendre de la reine de Saba et du roi d'Israël Salomon.

L'Éthiopie est le seul pays d'Afrique qui ait jusque-là échappé à toute forme de colonisation européenne. Elle fait même partie depuis 1923 de la Société des Nations. L'organisation supranationale, en condamnant l'agression, va pousser le dictateur italien à se rapprocher de Hitler.

Prétexte

L'affaire débute par une joute diplomatique. Mussolini prétexte de l'agression d'inspecteurs italiens, quelques mois plus tôt, le 23 novembre 1934, aux confins de la colonie italienne de Somalia et de l'Éthiopie.

Le négus Haïlé Sélassié 1er riposte en dénonçant pour sa part une incursion de militaires italiens à Walwal, à une centaine de kilomètres à l'intérieur de ses frontières. Il a saisi la Société des Nations.

La SDN, qui a pour vocation de maintenir la paix entre ses membres, se trouve mise à l'épreuve pour la première fois de son existence. Elle nomme une commission d'arbitrage. Celle-ci renvoie les deux plaignants dos à dos le 3 septembre 1935. Mais le Duce italien n'a cure de son avis ! Il est de toute façon décidé à envahir l'Éthiopie.

Il veut offrir à son pays un empire colonial digne de son rang et n'a pas d'autre solution pour cela que d'attaquer le seul État africain qui ait échappé à la colonisation européenne. Il veut par la même occasion venger une humiliante défaite des armées italiennes face aux Éthiopiens du négus Ménélik, à Adoua, le 1er mars 1896.

La guerre !

C'est ainsi que le 2 octobre 1935, le Duce adresse un discours belliqueux aux Italiens et leur annonce sa décision d'envahir l'Éthiopie. Dès le lendemain, sur son ordre, dix divisions appuyées par les chars et l'aviation - au total 400.000 hommes - se ruent sur ce pays misérable et le prennent en tenaille à partir des colonies italiennes de Somalia et d'Érythrée.

Malgré des bombardements brutaux et l'usage de l'ypérite et du phosphore, malgré les massacres de populations civiles, malgré également la trahison de certains seigneurs du Sud hostiles à l'empereur, il faudra plusieurs mois aux troupes fascistes pour venir à bout de la résistance éthiopienne.

Les Italiens s'emparent successivement d'Axoum, Adoua et Maklli.

Le 15 avril 1936, Dessié, quartier général du négus, tombe entre leurs mains. Le 2 mai 1936, le maréchal Badoglio, chef des armées d'Afrique, pénètre enfin à Addis-Abéba, la capitale. Le 5 mai, Rome annexe officiellement le pays africain cependant que, la veille, le négus a gagné Genève, siège de la SDN, via Djibouti et Jérusalem.

Le 9 mai, le roi Victor-Emmanuel III est proclamé empereur d'Éthiopie et, le 1er juin, Mussolini peut annoncer à Rome la naissance de l'« Africa Orientale Italiana ».

L'occupation italienne n'ira pas sans mal et dès février 1937, le vice-roi Graziani fera l'objet d'une tentative d'assassinat qui se soldera par une vague de terreur et plusieurs milliers d'exécutions.

Fatal enchaînement

L'agression de l'Éthiopie porte un rude coup à la paix dans le monde et rompt l'équilibre précaire né du traité de Versailles. Conséquente avec elle-même, la SDN condamne l'Italie dès le début de l'agression et, le 5 octobre 1935, demande à la France et à l'Angleterre d'appliquer à son encontre des sanctions économiques.

Les gouvernements français et anglais (qui possèdent eux-mêmes d'immenses empires coloniaux !) s'exécutent avec réticence. Ils répugnent à se brouiller avec le Duce à un moment très critique pour l'Europe.

En France, les partis de gauche comme de droite se refusent à sanctionner une violation du droit international pour complaire à « un amalgame de tribus incultes » (sic).

Une pléiade d'intellectuels et d'académiciens (Thierry Maulnier, Pierre Gaxotte, Marcel Aymé...) dénoncent la « fureur d'égaliser » et des sanctions qui « n'hésiteraient pas à déchaîner une guerre universelle, à coaliser toutes les anarchies, tous les désordres, contre une nation [l'Italie] où se sont affirmées, relevées, organisées, fortifiées depuis quinze ans quelques-unes des vertus essentielles de haute humanité ».

En Italie, la condamnation de la SDN a l'effet paradoxal de souder la population autour du Duce. Le vieux pape Pie XI (78 ans) commet lui-même l'erreur de visiter une exposition consacrée à la conquête et de saluer l'expansion italienne (aux dépens de l'Éthiopie chrétienne !). Son Secrétaire d'État, Eugenio Pacelli, futur Pie XII, tente de minimiser la portée de sa déclaration (*).

Peu après l'occupation de l'Éthiopie, le négus Haïlé Sélassié vient plaider la cause de son pays à Genève, devant les délégués de la SDN. Le 30 juin 1936, le petit homme frêle tout de blanc vêtu fait une grande impression sur les délégués et sur l'opinion publique mais n'entraîne aucune décision en sa faveur. Au contraire, inquiète pour la paix en Europe, la SDN lève les sanctions contre l'Italie le 4 juillet 1936. Trop tard. Mussolini est déjà en voie de se rapprocher de Hitler.

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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: Re: ephemeride   Sam 3 Oct - 21:07

ccccccccccccccccc
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Eurynome
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MessageSujet: Re: ephemeride   Dim 4 Oct - 15:23

Ysaline de Montmirail a écrit:
Merci.

Il m'arrive de produire un message pour la date et de repasser l'écrire le lendemain.
Ah, entendu. Idea
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 4 octobre 1957 : Lancement du premier satellite artificiel   Dim 4 Oct - 20:06



4 octobre 1957 : Lancement du premier satellite artificiel

Le 4 octobre 1957, l'URSS met en orbite le premier satellite artificiel de l'histoire, Spoutnik 1 (d'un mot russe signifiant «compagnon de voyage»).

L'engin, d'un diamètre de 60 cm et d'un poids de 83,6 kilos, est mis en orbite par une fusée à une altitude de 900 km. Il accomplit une révolution de la Terre en 96 minutes. Son «bip-bip» va devenir vite familier à tous les hommes.

Le 3 novembre suivant, les Soviétiques récidivent avec Spoutnik 2. Cette fois, l'engin amène dans l'espace une chienne nommée Laïka (elle meurt au cours du voyage, mais le fait ne sera révélé que 40 ans plus tard !).

Le défi soviétique

Cette performance trouve son origine dans la rafle de savants allemands qui travaillaient sur les fusées V2 de Hitler et sont entrés bon gré mal gré au service des vainqueurs.

Les plans des missiles allemands sont retraités par Sergueï Korolev, un ingénieur russe de génie, rescapé du Goulag grâce à une intervention de l'aéronauticien Andreï Tupolev, en 1940. Il conçoit le lanceur qui va mettre en orbite Spoutnik ainsi que les fusées Vostok des programmes habités.

Le lancement du premier satellite artificiel survient en pleine guerre froide et après la sauvage répression par les Soviétiques d'un soulèvement en Hongrie. Plusieurs journalistes américains y voient une défaite de leur camp et font un rapprochement avec l'attaque surprise des Japonais contre Pearl Harbor en 1941.

Le petit satellite prouve que l'Amérique n'est plus une forteresse géographique et les citoyens des États-Unis prennent conscience qu'ils ne sont plus à l'abri d'une attaque par des missiles nucléaires.

C'est ainsi que Spoutnik 1 déclenche la course à l'espace. Elle va se poursuivre avec le triomphe de Iouri Gagarine.

Trois semaines après le vol de Gagarine, le 5 mai 1961, Alan Shepard est le premier Américain à s'élever dans l'espace. Il se contente d'un vol suborbital (il ne tourne pas autour de la Terre comme le Soviétique). Le 20 février 1962, son compatriote John Glenn est quant à lui mis en orbite pendant cinq heures à bord de Friendship-7.

Les Soviétiques reprennnent l'initiative en envoyant la première femme dans l'espace le 16 juin 1963. Il s'agit de Valentina Terechkova. Le 18 mars 1965, Alexei Leonov effectue la première sortie extra-véhiculaire dans l'espace à bord de la capsule Voshkhod-2.

Les Américains gagnent enfin la course avec le petit pas de Neil Armstrong sur la lune, le 21 juillet 1969.

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MessageSujet: 5 octobre 1789 : Les Parisiennes vont chercher le roi à Versailles   Lun 5 Oct - 19:38

5 octobre 1789 : Les Parisiennes vont chercher le roi à Versailles

Le 5 octobre 1789, à Paris, quelques milliers de femmes mécontentes de la cherté de la vie et de la disette se rendent à Versailles auprès du roi Louis XVI. Victime de ses hésitations, le roi va se trouver prisonnier des révolutionnaires et des agitateurs parisiens.

Les Journées d'Octobre

À Versailles, les Monarchiens conduits par Jean Joseph Mounier conseillent au roi de faire venir des troupes à Versailles.

Le 1er octobre, à l'Opéra royal de Versailles, un banquet est offert au régiment des Flandres nouvellement arrivé. L'apprenant, les Parisiens pauvres s'en irritent. Eux-mêmes manquent de pain en raison de l'insécurité qui rend difficile l'acheminement des grains. Le dimanche 4 octobre, une foule nombreuse se réunit dans les jardins du Palais-Royal.


Le lendemain s'ébranle un cortège de 7.000 ou 8.000 femmes en direction de Versailles. On crie : «À Versailles !» ou encore «Du pain !». Chacun brandit une arme improvisée, fourche ou pique. À la mi-journée, le cortège arrive devant les grilles du palais cependant qu'un autre quitte à son tour la capitale.

L'Assemblée est envahie et une délégation de femmes conduite par Mounier se rend auprès du roi. Celui-ci les écoute et promet de ravitailler Paris. Mais le second cortège arrive sur ces entrefaites et force les grandes grilles des écuries. Les émeutiers s'installent sur la place d'Armes, devant le château, en vue d'y passer la nuit.

La Fayette, informé des événements, arrive en fin de soirée à la tête de vingt mille hommes de la garde nationale. Il rétablit un semblant d'ordre... et va se coucher. Son inaction lui vaut le surnom de «Général Morphée».

Le roi, qui dispose pourtant de troupes sûres, renonce à disperser les émeutiers sur le conseil de son ministre Jacques Necker. Mais le lendemain matin, un garde de la Maison du roi, pris à partie par la foule, tue un garde national. C'est l'émeute. Plusieurs gardes royaux sont tués. Les grilles du château sont forcées et la foule se rue vers les appartements de la reine. Un garde du corps a juste le temps de crier : «Sauvez la reine !» avant d'être sauvagement tué. Marie-Antoinette s'enfuit par une porte dérobée, retrouve ses enfants et rejoint le roi dans ses appartements, échappant de peu au massacre.

La Fayette, tout juste réveillé, accourt et persuade le couple royal de se montrer avec lui au balcon de la cour de marbre pour apaiser les émeutiers. À l'apparition de Louis XVI, les femmes crient : «Vive le Roi !» puis : «À Paris !».

La Fayette convainc enfin Louis XVI de ratifier la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen puis de se rendre à Paris. C'est ainsi qu'à 13 heures, la famille royale abandonne définitivement Versailles pour la capitale. Sa voiture est précédée par la foule triomphante des émeutiers qui exposent au bout de piques les têtes des gardes tués le matin même.

Une cinquantaine de voitures de grains et de farines accompagnent cet étrange convoi. On s'exclame : «Nous ne manquerons plus de pain, nous ramenons le boulanger, la boulangère, et le petit mitron». Le roi est accueilli dans sa capitale par un discours emphatique du maire Jean Bailly : «Quel beau jour, sire, que celui où les Parisiens vont posséder Votre Majesté et sa famille !».

En soirée, la famille royale s'installe tant bien que mal dans le palais des Tuileries, à l'abandon depuis trois décennies. Quelques jours plus tard, l'Assemblée constituante quitte à son tour la ville du Roi Soleil et s'installe près des Tuileries, dans la salle du Manège (en bordure de l'actuelle place de la Concorde).

La monarchie et l'Assemblée constituante se retrouvent prisonniers de Paris et soumis aux accès d'humeur de ses habitants. Il suffira dès lors qu'un groupe d'émeutiers envahisse la Chambre des députés pour qu'un gouvernement soit renversé.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 6 octobre 1981 : Anouar el-Sadate meurt en plein triomphe   Mar 6 Oct - 21:25



6 octobre 1981 : Anouar el-Sadate meurt en plein triomphe

Le 6 octobre 1981, tandis qu'il assiste dans un stade du Caire à un défilé militaire à l'occasion de la fête nationale, Anouar el-Sadate est assassiné par des soldats islamistes. Le raïs a 63 ans. Sa mort cause une immense émotion dans le monde entier. Elle fait craindre pour le processus de paix qu'il a engagé trois ans plus tôt avec Israël.

Fort heureusement, le général Hosni Moubarak, qui lui succède, va préserver la paix avec autant d'habileté qu'il en mettra à affermir son pouvoir à la tête de l'Égypte.

De la victoire…

Jeune officier, Anouar el-Sadate a été affilié aux Frères musulmans, mouvance islamiste très bien implantée en Égypte.

Mais en 1952, il s'en détache et rejoint le groupe nationaliste des «officiers libres», auquel participe son ami Gamal Abdel Nasser, futur président de l'Égypte. Celui-ci meurt en pleine gloire le 28 septembre 1970... après avoir essuyé deux défaites cuisantes face à Israël.

Sadate, en sa qualité de vice-président,  succède sans difficulté au prestigieux raïs à la tête de l'Égypte. Il prend l'initiative d'attaquer l'armée israélienne le 6 octobre 1973, à la faveur de la fête juive du Yom Kippour, pendant laquelle se recueillent beaucoup d'Israéliens.

D'abord victorieuse, son armée venge les Arabes de leurs humiliations passées.

Après avoir éprouvé la plus grande peur de leur Histoire, les Israéliens reprennent leurs esprits et repoussent avec succès les attaques des Égyptiens et de leurs alliés syriens. Les troupes du général Ariel Sharon repassent même le canal de Suez dans l'autre sens.

... à la chute

Avec la guerre du Kippour, par laquelle il a mis fin au mythe de l'invincibilité de l'armée israélienne, Anouar el-Sadate s'acquiert un immense prestige dans son pays et l'ensemble du monde arabe.

Sans renier officiellement l'héritage nassérien, il s'éloigne en douceur de l'Union soviétique et se rapproche de l'Occident. Il libéralise l'économie. Il relance aussi la chasse aux Frères musulmans et aux islamistes. Surtout, il renonce aux envolées panarabistes, faisant passer le sort de l'Égypte au premier plan de ses préoccupations.

Fort de sa demi-victoire sur Israël, il engage des négociations de paix avec Israël.

Avec un grand courage, il se rend à Jérusalem en novembre 1977 et prononce un mémorable discours devant la Knesset, le Parlement d'Israël. Puis, en octobre 1978, il conclut les accords de Camp-David avec le Premier ministre israélien Menahem Begin, sous l'égide du président américain Jimmy Carter.

Le traité de paix est signé le 26 mars de l'année suivante et le Prix Nobel de la paix récompense fort justement les deux ennemis de toujours, Begin et Sadate (ce dernier, cependant, ne se rend pas à Oslo pour recevoir le prix).

Mais Anouar el-Sadate va se confronter à l'incompréhension de ses concitoyens et de la majorité des Arabes. Il doit aussi affronter la montée de l'intégrisme islamique, encouragé par la victoire de Khomeiny en Iran.

Le 3 septembre 1981, il fait arrêter 150 opposants islamistes. Parmi eux figure le frère d'un des soldats appelés à défiler devant le «raïs» un mois plus tard, dans le stade où, pour des raisons de sécurité, a été cantonnée la parade militaire.

Tandis que le président, debout, salue le passage des avions Mirage, un camion s'arrête devant la tribune, en simulant une panne. Un lieutenant en sort et lance une grenade fumigène.

C'est le signal de l'assaut : des complices sortent du camion et courent vers la tribune en tirant à l'arme automatique et en criant : «Mort au pharaon !»

Onze personnes sont tuées, y compris l'ambassadeur de Cuba ; 38 sont blessées, parmi lesquelles le président qui meurt peu après son arrivée à l'hôpital.

Toute l'attention des gardes se porte sur le vice-président Hosni Moubarak, blessé à la main : il est extrait de la tribune en toute hâte car la continuité de l'État repose sur lui.

Le drame s'est déroulé sous l'oeil du public et des caméras, dans une pagaille indescriptible. Anouar el-Sadate a été assassiné huit ans jour pour jour après le déclenchement de la guerre du Kippour qui lui avait apporté la légitimité et la gloire.

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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 7 octobre 1571 : La flotte turque est détruite à Lépante   Mer 7 Oct - 19:26



7 octobre 1571 : La flotte turque est détruite à Lépante

Le 7 octobre 1571, la flotte du sultan ottoman est anéantie dans le golfe de Lépante, en Grèce.

Victoire totale

C'est le point d'orgue d'une croisade organisée par le pape en vue de libérer Chypre que le sultan Sélim II venait de conquérir.

La bataille met aux prises 213 galères espagnoles et vénitiennes et quelques 300 vaisseaux turcs. Cent mille hommes combattent dans chaque camp. Les chrétiens remportent une victoire complète.

Presque toutes les galères ennemies sont prises. L'amiral turc est fait prisonnier et décapité et 15.000 captifs chrétiens sont libérés.

Le héros de la journée est le prince Don Juan d'Autriche (26 ans), qui commande la flotte chrétienne. Il n'est autre que le bâtard de feu l'empereur Charles-Quint et le demi-frère du roi Philippe II d'Espagne.

Retentissement de Lépante

Lépante a un immense retentissement en Europe car elle libère les Occidentaux de la peur des Turcs.

La bataille permet aussi au roi d'Espagne de se poser en champion de la Contre-Réforme catholique.

Pour Venise, cependant, Lépante a le goût amer d'une victoire à la Pyrrhus. Ruinée par l'effort de guerre et la suspension de son commerce avec l'Orient ottoman, la République se détache de ses alliés et négocie avec les Turcs.

À ceux-ci, elle reconnaît la possession de Chypre, qui avait été pourtant son but de guerre, en échange de la reprise de son commerce.

Notons qu'un jeune soldat espagnol nommé Cervantès perd la main gauche pendant la bataille de Lépante (« pour la gloire de la droite », dira-t-il plus tard)... Ne pouvant plus se battre, il écrira faute de mieux les aventures de Don Quichotte.
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MessageSujet: 8 octobre 451 : L'Orient se divise au concile de Chalcédoine   Jeu 8 Oct - 20:18

8 octobre 451 : L'Orient se divise au concile de Chalcédoine

Le 8 octobre 451, tandis que l'Occident romain est mis à sac par les Huns, un grand concile s'ouvre à Chalcédoine, en face de Constantinople, sur la rive asiatique du Bosphore.

Subtilités théologiques

Plusieurs centaines d'évêques orientaux et deux légats du pape ont été convoqués par l'empereur de Constantinople, Marcien. C'est le quatrième et dernier des grands conciles oecuméniques qui mettent en place les structures de la chrétienté. Il va traiter de querelles théologiques très subtiles mais qui auront des conséquences importantes pour les peuples d'Orient.

– Condamnation de l'arianisme

Le concile renouvelle en premier lieu la condamnation de l'hérésie arienne prononcée au concile de Nicée en 325 et encore pratiquée par des peuples barbares. Cette hérésie fait du Christ un simple relais entre les hommes et Dieu.

Les évêques réunis à Chalcédoine réaffirment le dogme de la Sainte Trinité (un Dieu en trois personnes). Ce faisant, ils condamnent avec force les doctrines opposées du patriarche de Constantinople, Nestorius, et d'un moine d'Alexandrie, Eutychès, sur les natures divine et humaine du Christ.

– Condamnation du nestorianisme

Le nestorianisme, ou doctrine de Nestorius, établit une stricte distinction entre les natures humaine et divine du Christ.

Cette doctrine va donner naissance à l'église syrienne orientale. Elle va être très active en Orient et jusqu'en Mongolie et en Chine. Des communautés nestoriennes subsistent en Irak comme en Inde.

– Condamnation du monophysisme

Le monophysisme, doctrine inspirée par le moine Eutychès, ne veut voir dans le Christ que la nature divine.

Cette doctrine séduit les chrétiens coptes d'Égypte ainsi que les chrétiens d'Arménie et certaines communautés du Proche-Orient. Aujourd'hui encore, elle a cours dans l'Église copte d'Éthiopie et l'Église syrienne de l'Inde.

Querelles de préséance

Au concile de Chalcédoine, les évêques orientaux complètent leur travail en mettant à égalité le patriarcat de Constantinople et le siège papal de Rome :

«Les pères en effet ont accordé avec raison au siège de l'ancienne Rome la préséance, parce que cette ville était la ville impériale ; mus par ce même motif, les cent cinquante évêques aimés de Dieu ont accordé la même préséance au très saint siège de la nouvelle Rome, pensant que la ville honorée de la présence de l'empereur et du sénat et jouissant des mêmes privilèges civils que Rome, l'ancienne ville impériale, devait aussi avoir le même rang supérieur qu'elle dans les affaires d'Église, tout en étant la seconde après elle; en sorte que les métropolitains des diocèses du Pont, de l'Asie (proconsulaire) et de la Thrace, et eux seuls, ainsi que les évêques des parties de ces diocèses occupés par les barbares, seront sacrés par le saint siège de l'Église de Constantinople».

L'évêque de Rome, autrement dit le pape Léon 1er, n'apprécie guère de voir que le patriarche de Constantinople soit ainsi élevé à son niveau et s'empresse de rejeter ce 28ème et dernier canon des conclusions du concile («Voeu pour la primauté du siège de Constantinople»). La rupture entre l'orthodoxie et le catholicisme romain est déjà dans l'air...

Plus grave, avec des conséquences plus immédiates, la condamnation du monophysisme heurte les habitants des régions orientales (Syrie, Égypte). Restés fidèles à l'hérésie, ils commencent à prendre leurs distances avec Constantinople.

Deux siècles plus tard, lorsque les Arabes musulmans attaqueront ces régions, ils trouveront devant eux des communautés peu combatives, sinon accueillantes, car peu disposées à défendre l'empereur grec.
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MessageSujet: 9 octobre 1890 : Clément Ader invente l'avion   Ven 9 Oct - 20:09



9 octobre 1890 : Clément Ader invente l'avion

Le 9 octobre 1890, dans le parc d'un château proche de Paris, Clément Ader (49 ans) s'élève au-dessus du sol à bord d'un engin à moteur et à hélice.

Dénommé Éole, cet engin en forme de chauve-souris permet à l'inventeur français d'accomplir un bond de 50 mètres... À quelques dizaines de centimètres de hauteur.

La performance semble modeste mais c'est la première fois qu'un homme réussit à s'envoler à bord d'une machine plus lourde que l'air et non d'un aérostat (ballon).

Ingénieur aux Chemins de fer du Midi, Clément Ader a conçu son appareil en observant le vol des roussettes (une variété de chauve-souris). Il l'a baptisé «avion».


Le mot vient du latin avis, qui signifie oiseau. Il dérive du mot aviation inventé en 1863 par un journaliste, Gabriel de La Landelle, en référence à la «barque ailée» d'un marin breton ; en fait un planeur tiré par un cheval, face au vent...

Après son premier essai avec Éole, Clément Ader conçoit un engin baptisé Avion III, avec deux moteurs à vapeur de 40 chevaux.

Le 14 octobre 1897, il se lance sur la piste, à Satory, près de Paris, en présence de deux généraux. Las, un coup de vent le déporte sur le côté. C'est la fin de ses espoirs.

L'aviation prendra enfin son essor au cours de la décennie suivante, sous l'impulsion des frères Wright, deux industriels américains.
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