Duché de Montmirail

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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 8 février 1807 : Bataille d'Eylau   Jeu 8 Fév - 21:54



8 février 1807 : Du sang dans la neige à Eylau

Le 8 février 1807, à Eylau, Napoléon Ier affrontait les Russes dans la bataille la plus sanglante et la plus indécise de son épopée.

Après la mise hors jeu des Autrichiens à Austerlitz (1805) et des Prussiens à Iéna (1806), il ne restait que les Russes pour s’opposer à l’Empereur sur le Continent.

La Grande Armée, après une entrée triomphale à Berlin puis à Varsovie, se met à leur poursuite dans les plaines gelées de la Prusse orientale. Le harcèlement de l’ennemi s’ajoute à la morsure du froid et aux difficultés de ravitaillement.

Enfin, au pied du village d’Eylau, les 60 000 Russes du général Bennigsen se présentent en ordre de bataille. Napoléon Ier engage le combat dès le matin avec 40 000 soldats. Ney et ses hommes doivent le rejoindre incessamment.

Les troupes de Davout et Augereau se jettent sur l’ennemi et tout se passe pour le mieux jusqu’au moment où survient une violente tempête de neige. Les Français sont désorientés.

Quand arrive l’éclaircie, les Russes découvrent une brèche dans le dispositif français. Ils se ruent jusqu’à la butte d’Eylau. Là, près du cimetière et de l’église, se tient l’Empereur.

Napoléon n’est sauvé que par la folle charge des cavaliers de Murat. On s’étripe jusque dans le cimetière. L’arrivée de Ney, à la fin de la journée, évite une déconfiture à la Grande Armée.

Les Russes s’attribuent la victoire même si les Français restent maîtres du terrain. Bilan : 40 000 morts et blessés. L’Empereur, sincèrement ému, mesure pour la première fois le coût de la guerre.

Le 14 février, encore sous le choc, Napoléon écrit à l'impératrice Joséphine : «Je suis toujours à Eylau. Ce pays est couvert de morts et de blessés. Ce n'est pas la plus belle partie de la guerre. L'on souffre et l'âme est oppressée de voir tant de victimes».

Comme ses troupes sont épuisées, et lui-même tout autant, l'Empereur prend ses quartiers d'hiver sur place, en Prusse orientale, et attend le printemps pour repartir en campagne.

Il remportera alors sur les Russes, à Friedland, la victoire incontestable dont il avait besoin pour briser la quatrième coalition (il y en aura sept au total).
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 9 février 1849 : Mazzini proclame la République à Rome   Ven 9 Fév - 21:54



9 février 1849 : Mazzini proclame la République à Rome

Le 9 février 1849, à Rome, Giuseppe Mazzini proclame la déchéance du pouvoir temporel du pape et instaure la République. Son échec va laisser la voie libre à la monarchie piémontaise pour réaliser à son profit l'unité de l'Italie.

Romantisme et patrie

Un demi-siècle plus tôt, Napoléon Bonaparte et les révolutionnaires français ont semé en Italie les germes de la démocratie et du nationalisme.

À la chute de Napoléon Ier et en dépit de la restauration de l'ordre ancien, les bourgeois libéraux, imprégnés de romantisme, développent avec ferveur le rêve d'une Italie réunifiée comme à l'époque de la Rome antique.

Giuseppe Mazzini est de ceux-là. Né à Gênes en 1805, ce jeune avocat complote d'abord dans la Charbonnerie, une association secrète née dans le royaume de Naples au temps de l'occupation française. Les « carbonari » fomentent plusieurs soulèvements, en 1821 et en 1831, mais qui tous échouent faute de soutien populaire (à l'un de ces soulèvements, à Mantoue, participe un jeune homme promis à un grand avenir, Louis-Napoléon Bonaparte).

Mazzini se réfugie alors à Marseille où il crée son propre mouvement, Jeune Italie (Giovine Italia). Son programme tient en deux mots : l'unité dans la République, avec une devise : « Dio e popolo » (Dieu et le peuple). Il tente à Gênes, en 1834, un soulèvement qui ne réussit pas mieux que les précédents malgré le soutien d'un hardi combattant, le Niçois Giuseppe Garibaldi.

Condamné à mort par contumace, il s'enfuit en Suisse, où il crée un nouveau mouvement, Jeune Europe, puis à Londres, d'où il n'a de cesse de lancer des appels à la régénération de la patrie.

Espoirs révolutionnaires

En 1846, Pie IX monte sur le trône de Saint-Pierre. Le nouveau pape réforme aussitôt les États pontificaux dans un sens libéral et les espoirs des patriotes italiens se reportent vers lui.

L'abbé piémontais Vincenzo Gioberti préconise une fédération autour du pape (dans la tradition des Guelfes qui, au Moyen Âge, s'opposaient aux Gibelins partisans de l'empereur d'Allemagne). Mazzini rattrappe l'idée au bond et, le 8 septembre 1847, de son exil de Londres, invite le pape à prendre la tête du mouvement national italien. Mais le souverain pontife reste indifférent à l'appel.

La révolution de Février 1848, à Paris, semble enfin apporter aux patriotes l'occasion tant attendue. Chacun évoque le « printemps des peuples » et rêve d'une Europe fraternelle et républicaine. À Milan, la population se soulève pendant les Cinq Jours des 18 au 23 mars 1848. Elle chasse de la ville les troupes autrichiennes du feld-maréchal Radetsky. Le roi de Piémont-Sardaigne, Charles-Albert, veut profiter des troubles civils pour chasser l'Autriche d'Italie et s'emparer du Milanais. Mais les autres souverains et surtout le pape refusent de s'engager dans la guerre à ses côtés. Charles-Albert, battu à Custozza, doit signer un armistice le 3 août 1848 et se retire piteusement dans ses États.

Rome sans pape

Les patriotes, cependant, ne renoncent pas. À Rome, le 15 novembre 1848, Pellegrino Rossi, ministre de l'Intérieur et des Finances du pape, est assassiné. Pie IX, dans la crainte de l'émeute, s'enfuit dans la citadelle de Gaète, au sud de Rome. Il abandonne la Ville éternelle aux mains des démocrates.

Giuseppe Mazzini, qui a quitté Londres dès l'annonce des révolutions, est accueilli avec enthousiasme à Livourne puis à Rome même où, le pape étant parti, il proclame la République. Il institue un « triumvirat » à la manière antique avec deux autres républicains, Aurelio Saffi et Carlo Armellini, et gouverne Rome en dictateur.

Garibaldi, fidèle de Mazzini, prend fait et cause pour la République romaine. Quittant son exil suisse, l'éternel rebelle réunit une nouvelle troupe de « légionnaires » à la chemise rouge et se met en marche vers Rome. C'est avec une sourde inquiétude que la population romaine accueille ces quelque dix mille francs-tireurs arrogants et rustres.


Déboires et défaites

Le vent tourne. Le roi Charles-Albert qui a repris imprudemment la guerre contre l'Autriche, est battu à plate couture à Novare et doit abdiquer. La situation devient des plus confuses... comme le rappelle l'expression « fare un quarantotto » (faire un 48 ou en d'autres termes, semer la pagaille). Les armées régulières rétablissent partout l'ordre ancien.

À Rome, le souverain pontife fait appel à la République française. Celle-ci envoie une armée sous les ordres du général Nicolas Oudinot, fils d'un maréchal d'Empire. Elle débarque à Civitavecchia le 25 avril et cinq jours plus tard, sur le mont Janicule, se heurte pour la première fois à Garibaldi et à ses Chemises rouges.

Les Français connaissent l'humiliation de la fuite. Leur représentant à Rome, le diplomate Ferdinand de Lesseps, serait d'avis de négocier avec le triumvirat en place mais il est désavoué par le ministre des Affaires étrangères, Alexis de Tocqueville (ces personnages s'illustreront dans d'autres domaines que la politique). Finalement, le président Louis-Napoléon Bonaparte envoie des renforts pour faire un siège en règle de Rome. Au terme d'un mois de rude résistance, les partisans de Garibaldi doivent se replier.

Le 2 juillet 1849 tombe la République romaine.

Giuseppe Mazzini, une nouvelle fois, prend le chemin de l'exil et reporte ses espoirs sur l'union de l'Europe. En 1872, il a la satisfaction de revenir mourir dans une Italie enfin réunifiée, bien qu'il soit obligé pour cela d'emprunter une fausse identité.
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MessageSujet: 10 février 1638 : Louis XIII consacre la France à la Vierge   Sam 10 Fév - 21:54



10 février 1638 : Louis XIII consacre la France à la Vierge

Le 10 février 1638, alors que la reine Anne d'Autriche est enceinte pour la première fois après... 22 ans de mariage, le roi Louis XIII réalise son voeu de consacrer le royaume de France à la Vierge Marie. Il en sera pleinement récompensé puisque naîtra le 5 septembre suivant un garçon qui deviendra cinq ans plus tard Louis XIV.

Depuis lors, le 15 août, fête de l'Assomption de la Vierge, est férié et chômé en France.
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MessageSujet: 11 février 1990 : Libération de Nelson Mandela   Dim 11 Fév - 21:54



11 février 1990 : Libération de Nelson Mandela

Le 11 février 1990, Nelson Mandela (72 ans) est libéré après 27 ans de captivité ans par le président sud-africain Frederik de Klerk, sous la pression internationale.

Avocat issu d'une chefferie xhosa, Mandela rejoint l'African National Congress pour lutter contre l'apartheid et la domination blanche dans son pays. Il fonde la branche armée du parti : Le Fer de lance de la Nation (Umkhonto) et multiplie les attentats contre les cibles administratives et policières ainsi que contre ses opposants internes. Cela lui vaut d'être incarcéré à perpétuité à Robben Island. Par les relations entretenues avec le monde extérieur et son refus de tout compromis avec le pouvoir, le prisonnier s'est acquis une réputation internationale de vieux sage ou nouveau Gandhi.

Il reçoit le Prix Nobel de la paix en novembre 1993 à Oslo, de concert avec le président Frederik de Klerk, qui a eu la clairvoyance de le libérer et d'engager des négociations avec l'ANC. Élu à la présidence de la République le 10 mai 1994, il forme un gouvernement multiracial et réalise son rêve d'une Afrique du Sud « arc-en-ciel ».
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MessageSujet: 12 février 1541 : Fondation de Santiago du Chili   Lun 12 Fév - 21:54



12 février 1541 : Fondation de Santiago du Chili

Le 12 février 1541, Pedro de Valdivia dresse l'acte de fondation d'une nouvelle ville, au sud de la cordillère des Andes. Il la baptise Santiago del Nuevo Estremo, en l'honneur de Saint Jacques et de la province espagnole d'Estrémadure où il est né.

La future capitale du Chili est située dans une magnifique vallée, verdoyante à souhait. L'Espagnol l'a découverte deux mois plus tôt, le 13 décembre 1540. Il l'a appelée Chili (Chile en espagnol), d'après un mot indien qui désigne la neige.

Le conquérant s'est assuré que la région contenait suffisamment de ressources pour un établissement humain important avant d'y fonder la ville de Santiago, sur instruction du roi d'Espagne Philippe II.

Un rude conquistador

Le fondateur de Santiago est un rude « conquistador » (conquérant) qui fait partie de l'armée de Pizarre.

Après avoir renversé l'Inca qui règne sur le Pérou, Pizarre a envoyé une première mission d'exploration au-delà du terrible désert qui sépare le Pérou du Chili. Son chef, Almagro, se heurte à la farouche résistance des Indiens Araucans de la tribu des Mapuches. Il bat en retraite pour finalement être tué par Pizarre.


L'expédition de Valdivia, avec 175 Espagnols et un grand nombre de supplétifs indiens, a plus de chance et, après avoir tracé la « plaza de armas » (place d'armes) de la future métropole, Valdivia entreprend la soumission de la région. Il succombe douze ans plus tard sous les coups des Araucans. Mais les Espagnols ne renoncent pas pour autant à leur nouvelle annexion et commencent à s'installer en nombre, recevant autorité sur de vastes territoires avec les Indiens qui y vivent, selon le principe de l'« encomienda ».

250 ans plus tard, l'indépendance des Treize Colonies anglaises d'Amérique du nord et la Révolution française donnent aux colons espagnols, les créoles, l'envie de se libérer à leur tour de la tutelle monarchique. Le Chili devient alors indépendant.
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MessageSujet: 13 février 1692 : Massacre de Glencoe   Mar 13 Fév - 21:54



13 février 1692 : Massacre de Glencoe

Le ​13 février 1692, la belle région de Glencoe, en Écosse, est le théâtre d'un massacre particulièrement inique, ordonné par le souverain anglais Guillaume d'Orange. Il survient trois ans jour pour jour après son intronisation et quelques mois après la fuite du précédent roi, le catholique Jacques II Stuart.

Le protestant Guillaume d'Orange a sommé les chefs des clans catholiques écossais de lui faire allégeance avant le 1er janvier 1692. Dans l'embarras, les Écossais demandent à Jacques II la permission de rompre le serment qui les lie à lui. Le Prétendant, en exil à Versailles, hésite longtemps avant de la leur accorder.

Alaistair Maclain, chef du clan Mac Donald, attend le dernier moment pour prêter serment au nouveau roi mais les difficultés de la route et un mauvais concours de circonstances le mettent en retard. Guillaume d’Orange, ulcéré, décide de faire un exemple. Il envoie Robert Campbell, commandant les cent vingt hommes du régiment d’Argyll, chez les Mac Donald.

Robert Campbell, parent éloigné d'Alaistair Maclain, demande l'hospitalité à celui-ci. Il est généreusement hébergé avec ses hommes pendant deux semaines et c'est alors qu'il reçoit l'ordre écrit de massacrer tous ses hôtes. Il profite de la nuit pour attaquer et tuer pendant leur sommeil les membres du clan. On compte trente-huit morts, y compris le vieux MacLain. Pris de scrupules, certains soldats, toutefois, laissent échapper leurs victimes. Ce massacre fait scandale, y compris dans les rangs protestants. Une commission d’enquête spécifie même qu’un soldat ne devrait pas obéir à un tel ordre. Mais aucune sanction n’est prise.
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MessageSujet: 14 février 1945 : Le « Pacte du Quincy »   Mer 14 Fév - 21:54



14 février 1945 : Le « Pacte du Quincy »

Le 14 février 1945, revenant de la conférence de Yalta, le président américain Franklin Delanoo Roosevelt fait une halte en Égypte.

À bord du croiseur américain Quincy, ancré dans le grand lac Amer du canal de Suez, il rencontre le roi d'Arabie Ibn Séoud.

Celui-ci garantit l'approvisionnement des États-Unis en pétrole en échange d'une protection militaire de sa dynastie et du royaume wahhabite.

Ce « Pacte du Quincy » sera durablement respecté, y compris en 1973, après la guerre du Kippour, lorsque les Séoudiens sabotent l’embargo de l’OPEP qu’ils n’ont pu empêcher.
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MessageSujet: 15 février 1942 : Singapour capitule face aux Japonais   Jeu 15 Fév - 21:54



15 février 1942 : Singapour capitule face aux Japonais

Le 15 février 1942, au coeur de la Seconde Guerre mondiale, le port britannique de Singapour, à la pointe de la péninsule malaise, capitule devant les armées japonaises.

Défendue par 85 000 hommes sous le commandement du général Arthur Percival, Singapour est une forteresse réputée imprenable, du moins par la mer. Mais les 30 000 hommes du général japonais Tomoyuki Yamashita, surnommé le « Tigre de Malaisie », vont contourner la difficulté en l'attaquant par la terre.

Winston Churchill, consterné, voit dans la chute de Singapour la « pire des catastrophes ». En faisant sauter ce verrou, le Japon ouvre à sa marine et à son armée l'Océan Indien, l'Insulinde et même l'Australie. Pour la Grande-Bretagne, depuis peu soutenue par les États-Unis et l'URSS, c'est le moment le plus critique de sa lutte contre les puissance de l'Axe, Allemagne, Italie et Japon.
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MessageSujet: 16 février 1943 : Service du Travail Obligatoire   Ven 16 Fév - 21:54



16 février 1943 : Service du Travail Obligatoire

Le 16 février 1943, une loi de l'État français institue le Service Obligatoire du Travail, rebaptisé très vite Service du Travail Obligatoire (STO) en raison des moqueries suscitées par ses initiales.

Dès le début de l'occupation allemande, des Français se sont portés volontaires pour aller travailler en Allemagne dans les fermes ou les usines d'armement, en échange d'une bonne rémunération. On en compte au total 240 000, dont 70 000 femmes.

Ces travailleurs volontaires ne suffisant pas à colmater les manques de main-d'oeuvre occasionnés par la mobilisation, Fritz Sauckel, responsable de l'emploi dans le IIIe Reich hitlérien, presse le gouvernement de Vichy de lui fournir 350 000 travailleurs qualifiés supplémentaires.

Le 22 juin 1942, Pierre Laval met donc en place la « Relève », promettant qu'au départ de trois travailleurs répondrait la libération d'un prisonnier français. L'opération se solde par un fiasco. Il se résout alors à organiser le STO. C'est le seul exemple d'un gouvernement européen qui ait livré ses travailleurs à l'Allemagne. On compte jusqu'en juin 1944 un total de 650 000 départs au titre du STO. Mais aussi environ 200 000 réfractaires. Beaucoup de ceux-ci entrent dans la Résistance et prennent le maquis.
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MessageSujet: 17 février 2008 : Le Kosovo se proclame indépendant   Sam 17 Fév - 21:54



17 février 2008 : Le Kosovo se proclame indépendant

Lassé par les tergiversations de l'ONU et des démocraties occidentales, le président du Kosovo proclame unilatéralement l'indépendance de la province : 10.000 km2 et deux millions d'habitants dont 10% de Serbes orthodoxes et 90% d'albanophones musulmans. Ces derniers descendent d'immigrants albanais chassés par la misère et accueillis dans la province serbe au XIXe siècle.

Plusieurs pays européens, dont la France et l'Allemagne, reconnaissent le nouvel État. Mais la Russie proteste à l'unisson de la Serbie qui perd avec le Kosovo son berceau historique. L'Espagne et d'autres pays occidentaux craignent pour leur part que l'initiative kosovare ne donne des idées à leurs propres minorités.

Le spectre des guerres yougoslaves réapparaît. De fait, la guerre contre la minorité serbe reprend sitôt après l'indépendance, malgré le placement prolongé de l'état sous la tutelle de l'ONU, représentée sur place par Bernard Kouchner. Le Kosovo est depuis lors devenu un pays gangrené par la misère, la corruption, et l'islamisme.
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MessageSujet: 18 février 1859 : Occupation de Saigon par les Français   Dim 18 Fév - 21:54



18 février 1859 : Occupation de Saigon par les Français

Le 18 février 1859, une flotte française occupe le port de Saigon.

Les nouveaux-venus se disposent à conquérir l'empire du Viêt-nam qu'ils connaissent au demeurant depuis fort longtemps...

Intervention des missionnaires français

La présence française au Viêt-nam remonte au temps de Louis XIII et à l'arrivée des premiers missionnaires. Ces derniers, des jésuites, s'implantent dans la péninsule pour la simple raison que c'est la seule partie de l'Asie encore disponible (les missionnaires espagnols et portugais sont déjà très présents dans les autres parties de l'Extrême-Orient).

Les Vietnamiens se montrent réceptifs à la christianisation et dès 1658, on compte dans le pays pas moins de 300 000 catholiques. Le père Alexandre de Rhodes donne aux Vietnamiens un alphabet inspiré de l'alphabet romain, le quoc ngu, en remplacement des idéogrammes chinois.

À la veille de la Révolution française, l'évêque Pigneaux de Béhaine fait signer au roi Louis XVI un « petit traité de Versailles » par lequel la France s'engage à soutenir un prince local, Nguyên Anh. En échange, elle obtient le monopole du commerce extérieur et deux ports modestes, Tourane et Poulo-Condor.

Monseigneur Pigneaux de Béhaine, nommé vicaire apostolique de Cochinchine, se voue corps et âme à son pays d'adoption. Il modernise la flotte de son protecteur, le prince Nguyên Anh, et fait venir trois navires et un corps de troupes pour le soutenir.

En 1802, Nguyên Anh se proclame empereur de l'ensemble du pays sous le nom de Gia Long. Huê est confirmée comme capitale de ce que l'on nomme désormais Viêt-nam.

Intervention des militaires français

La lune de miel entre Français et Vietnamiens ne dure pas. Après la mort de Gia Long, ses successeurs adoptent une politique isolationniste.

L'empereur Napoléon III prend prétexte de massacres de catholiques pour lancer une entreprise de conquête. Le corps expéditionnaire reprend possession du port de Tourane, aujourd'hui Da Nang. Mais face à l'hostilité de la population, il renonce à marcher sur la capitale de l'Annam, Hué. Il se retourne vers le sud et c'est ainsi qu'il occupe Saigon.

Pour la France, c'est l'amorce d'une colonisation fructueuse de près d'un siècle.
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MessageSujet: 19 février 1788 : L'abbé Grégoire fonde la « Société des Amis des Noirs »   Lun 19 Fév - 21:54



19 février 1788 : L'abbé Grégoire fonde la « Société des Amis des Noirs »

Le 19 février 1788, l'abbé Henri Grégoire fonde avec quelques nobles libéraux, comme les marquis de Mirabeau, de Lafayette et de Condorcet, la « Société des Amis des Noirs ». Elle prône l'abolition de l'esclavage dans les colonies.
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MessageSujet: 20 février 1944 : La bataille de l'eau lourde   Mar 20 Fév - 21:54



20 février 1944 : La bataille de l'eau lourde

Le dimanche 20 février 1944, sur le lac Tinn, dans le comté norvégien de Telemark, le ferry SF Hydro explose et sombre avec ses passagers et son chargement.

Ce fait divers passe inaperçu dans un monde rempli des derniers rugissements de la Seconde Guerre mondiale.

Ce n'en est pas moins le dernier épisode d'un long conflit entre services secrets alliés et militaires allemands, la « bataille de l'eau lourde ».

Les Allemands travaillent comme les Américains sur la fission nucléaire ; ils ont fait le choix de l'eau lourde comme « ralentisseur ». Or, celle-ci est produite depuis 1935 dans une usine Norsk Hydro, à Vemork, en Norvège, à 120 kilomètres d'Oslo. C'est le seul lieu de production d'eau lourde en Europe. Dès lors, les Alliés ne vont avoir de cesse d'empêcher que les Allemands ne s'emparent de l'usine et de son précieux produit.

Leurs services secrets, en collaboration avec les Norvégiens, vont lancer pas moins de cinq opérations différentes avant d'atteindre enfin leur but.
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MessageSujet: 21 février 1848 : Publication du Manifeste du Parti communiste   Mer 21 Fév - 21:54



21 février 1848 : Publication du Manifeste du Parti communiste

Le Manifeste du Parti communiste est un opuscule d'une cinquantaine de pages publié anonymement à Londres le 21 février 1848. Ses auteurs Karl Marx et Friedrich Engels n'en revendiqueront la paternité qu’en 1872.

Karl Marx, âgé de seulement trente ans à sa publication, exprime déjà dans le Manifeste l'essentiel de sa philosophie. Il réduit l'histoire de l'humanité à la lutte des classes et explique ses rebondissements par des facteurs économiques. Il pronostique l’avènement prochain du communisme et la fin de l'Histoire, considérant que le capitalisme provoque inconsciemment sa propre fin.

Le Manifeste débute sur une assertion quelque peu surprenante : « Un spectre hante l'Europe: le spectre du communisme. Toutes les puissances de la vieille Europe se sont unies en une Sainte Alliance pour traquer ce spectre : le pape et le tsar, Metternich et Guizot, les radicaux de France et les policiers d'Allemagne ».

Il s'achève sur ce programme : « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! ».

Il va inspirer presque tous les mouvements révolutionnaires du XXe siècle.
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MessageSujet: 22 février 1680 : Exécution de la Voisin et «affaire des Poisons»   Jeu 22 Fév - 21:54



22 février 1680 : Exécution de la Voisin et «affaire des Poisons»

Le 22 février 1680, une femme est brûlée en place de Grève, face à l'Hôtel de ville de Paris, sous l'accusation de sorcellerie et d'empoisonnement. Née Catherine Deshayes 40 ans plus tôt, elle est connue dans le quartier de Saint-Denis, lieu de tous les trafics, d'après le nom de son mari, la «Voisin».

Il pourrait s'agir d'un fait divers parmi d'autres. Mais la Voisin, qui s'est enrichie dans la pratique des avortements et le commerce des poisons, a dénoncé avant de mourir nombre de ses clients et clientes, dont certains appartiennent à la haute aristocratie.

Madame de Montespan, la maîtresse du roi Louis XIV, est compromise ! C'est le point d'orgue d'une affaire à rebondissements...

La Voisin

À l'origine de l'«affaire des Poisons», il y a le 17 juillet 1676 l'exécution d'une autre empoisonneuse, de haut rang celle-là, la marquise de Brinvilliers (46 ans). Elle débouche sur une multiplication de rumeurs à Paris sur des empoisonnements qui impliqueraient des personnes de haut rang.

Gabriel Nicolas de La Reynie, le «lieutenant de police de la ville de Paris», a été chargé par le ministre Louvois de faire toute la lumière sur ces affaires. Dans la plus grande discrétion, il lance ses limiers dans les milieux interlopes de la rue Saint-Denis, où se pratique le commerce des poisons.

L'enquête est suivie avec la plus grande attention en hauts lieux, car certains affirment que Louis XIV lui-même est menacé...

Une tireuse de cartes, Marie Bosse, puis une certaine Vigouroux, enfin la fameuse Voisin, tombent dans les rêts de la police et se voient inculpées d'empoisonnement.

Poisons et messes noires au Grand Siècle

En avril 1679, l'affaire prenant de l'ampleur et les inculpés se faisant toujours plus nombreux, le roi décide de mettre en place à l'Arsenal une cour extraordinaire de justice qui prendra le nom évocateur de «Chambre ardente» - ainsi nommée car elle siégeait dans une pièce tendue de draps noirs et éclairée par des flambeaux.

Une véritable hantise gagne la population parisienne, laquelle voit l'œuvre des empoisonneuses dans le moindre décès prématuré. Or, rien n'effraie les empoisonneuses, qui se trouvent au cœur des pratiques les plus sordides de l'époque. On découvre que certaines, comme la Voisin, se rendent complices de «messes noires», au cours desquelles de faux, voire de vrais prêtres, posent un calice sur le ventre d'une femme nue et, au-dessus de celui-ci, sacrifient au diable un nouveau-né !

C'est dans cette atmosphère pour le moins sulfureuse que travaille la Chambre ardente. Elle siège pendant trois ans, jusqu'en juillet 1682, date à laquelle elle aura au total prononcé 442 jugements, dont 36 condamnations à mort, 23 bannissements et 5 condamnations aux galères.

La Voisin est exécutée après avoir mis en cause beaucoup de monde. Elle se refuse à livrer le nom de la Montespan mais le nom de la maîtresse royale ressurgit dans la suite des interrogatoires. La fille de la Voisin l'accuse d'avoir participé à une «messe noire».

Le roi est horrifié d'apprendre que sa maîtresse, alors en défaveur, lui aurait fait absorber des philtres d'amour et aurait aussi manigancé le renvoi de Mlle de La Vallière, voire la mort de Mme de Fontanges et la stérilité de la reine !... Pressé d'en finir, il suspend les interrogatoires et jette lui-même dans la cheminée les papiers qui compromettent son ancienne maîtresse.

Les principaux accusés non encore condamnés sont mis aux fers dans différentes forteresses, à raison de six par cachot, jusqu'à ce que la mort les en délivre.
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MessageSujet: 23 février 1653 : Le roi danse   Ven 23 Fév - 21:54



23 février 1653 : Le roi danse. 

Le 23 février 1653, le duc de Nemours organise une grande fête à Paris pour célébrer le retour du roi Louis XIV à Paris après les troubles de la Fronde.

Il organise pour la Cour un spectacle dans l'hôtel du Petit-Bourbon, en face du Louvre : le Ballet de la Nuit.

À la dernière des 45 entrées, l'Aurore apparaît sur son char. Elle est accompagnée du Crépuscule et entourée des Douze Heures du Jour. C'est le clou du spectacle.

Survient alors le Soleil. Il danse, entouré de vingt Génies. L'Aurore chante et lui rend hommage avant de se retirer.

Le public, ravi, reconnaît sous le masque du Soleil le jeune roi de quinze ans, au demeurant un excellent danseur.

De ce jour date le surnom qui restera au souverain : le Roi-Soleil. Le cinéaste belge Gérard Corbiau a tiré de cette histoire un chef d'oeuvre : Le roi danse (2000).
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MessageSujet: 24 février 1670 : Création de l'Hôtel des Invalides   Sam 24 Fév - 21:55



24 février 1670 : Création de l'Hôtel des Invalides

Par l'ordonnance du 24 février 1670, le roi Louis XIV ordonne la fondation à l'écart de Paris d'un hôtel destiné à soigner et héberger les soldats invalides et les vétérans de ses guerres.

Le roi veut que « ceux qui ont exposé leur vie et prodigué leur sang pour la défense de la monarchie passent le reste de leurs jours dans la tranquillité»… et ne vagabondent plus dans les rues, au grand déplaisir des passants. Il souhaite aussi valoriser la carrière militaire en assurant aux volontaires une retraite honorable.

Le roi sélectionne le projet classique de l'architecte Libéral Bruant, qui rappelle l'Escurial de Tolède. Sous l'autorité du ministre Louvois, les travaux sont terminés dès 1674. Ensuite est lancée la construction de l'église Saint-Louis des Invalides, par Jules Hardouin-Mansart. Elle ne sera achevée qu'en 1706.

L'hôtel royal des Invalides, sous le règne de Louis XIV, accueille les mutilés de guerre, les vieux soldats et les vieux officiers sans fortune. Il leur offre des conditions de vie décentes, avec une nourriture correcte et des chambrées de six à huit pensionnaires. Une trentaine de Soeurs de la Charité assurent les soins. La participation aux offices religieux fait partie du règlement. Les journées sont occupées par les exercices militaires, pour ceux qui le peuvent, et le travail dans les ateliers de maroquinerie ou encore d'enluminure.

Lors de leur construction, les Invalides se trouvaient à l'écart de la capitale, dans la plaine de Grenelle, sur la rive gauche de la Seine. Aujourd'hui, du fait de la poussée urbaine, le monument se trouve au coeur de Paris, séparé de la Seine par une immense esplanade. Il abrite encore quelques services hospitaliers militaires. Une centaine de vieux vétérans de l'armée s'y trouvent même pensionnaires.

Mais les Invalides sont désormais, pour l'essentiel, dédiés à l'histoire de l'armée et aux gloires militaires de la France, à travers trois, sinon quatre, institutions majeures : le musée de l'Armée et celui des guerres mondiales, le musée des plans-reliefs, l'église Saint-Louis des Invalides, nécropole militaire, et maintenant l'historial Charles de Gaulle.

Le général de Gaulle, lors de son retour au pouvoir en 1958, et, dit-on, Nicolas Sarkozy ont songé à déplacer aux Invalides le siège de la Présidence de la République, aujourd'hui à l'étroit dans le palais de l'Élysée. Le projet n'est plus à l'ordre du jour.
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MessageSujet: 25 février 1830 : La « bataille d'Hernani »   Dim 25 Fév - 21:54



25 février 1830 : La « bataille d'Hernani »

Le 25 février 1830 se déroule à Paris la plus fameuse bataille qu'aient jamais livrée des hommes de plume et des artistes. Elle reste connue sous le nom de « bataille d'Hernani », du nom d'une pièce de Victor Hugo que l'on jouait ce soir-là pour la première fois.

Un jeune chef de file

Victor Hugo, alors âgé de 27 ans, est déjà un écrivain à succès. Il fait partie du Cénacle romantique qu'animent Charles Nodier et le poète Sainte-Beuve, théoricien du mouvement.

Le Cénacle romantique tient ses réunions chez Hugo, à Paris, rue Notre-Dame-des-Champs, dans la « chambre au lys d'or » (elle tient son nom de la fleur remportée par Hugo à l'âge de 17 ans aux Jeux Floraux de Toulouse). On y rencontre Balzac, Vigny, Musset, Dumas, le peintre Delacroix...

La réunion du 30 septembre 1829 est consacrée à la lecture d'Hernani. Elle annonce la prochaine bataille.

On s'enthousiasme pour cette pièce qui brise les canons du théâtre classique et notamment les trois unités de temps, de lieu et d'action énoncées par Boileau sous le règne lointain de... Louis XIV. Elle raconte l'histoire d'amour malheureuse d'un proscrit, Hernani, pour une jeune infante, doña Sol.

Arrive le jour de la première, à la Comédie-Française. Le spectacle est dans la salle davantage que sur la scène, si ce n'est que l'héroïne, jouée par Mademoiselle Mars, écorche le célébrissime vers "Vous êtes mon lion, superbe et généreux".

Le spectacle est dans la salle

Remontés à bloc, échauffés par de longues discussions préliminaires, les « Jeune-France » romantiques du parterre, parmi lesquels se signalent Gérard de Nerval et Théophile Gautier revêtu de son gilet rouge flamboyant, insultent copieusement les « perruques » et les « philistins » des tribunes qui restent fidèles aux règles classiques. On en vient même aux mains...

Victor Hugo, chef de file des « Jeune-France », assiste à la bagarre en gardant ses distances, toujours beau, élégant et strict.

Les lendemains sont plus tristes. En juillet de la même année, la capitale chasse le roi Charles X par la révolution romantique des « Trois Glorieuses ». Mais c'est pour ouvrir les bras à un nouveau monarque.

Victor Hugo s'apprête à publier un roman à succès, Notre-Dame de Paris. Tout à son travail, il ne voit pas que les visites de Sainte-Beuve à son domicile ne sont plus guère motivées par les batailles poétiques ...

Sainte-Beuve, devenu l'amant d'Adèle Hugo, rompt avec son ami. L'amertume de ce dernier transparaît dans les intitulés de ses recueils de poèmes des années suivantes : Les feuilles d'automne, Les chants du crépuscule... Mais il ne tarde pas à prendre sa revanche avec l'actrice Juliette Drouet, qu'il rencontre à la faveur des répétitions de Lucrèce Borgia.

Le Cénacle se disperse mais la fabuleuse créativité littéraire des romantiques n'en est encore qu'à ses débuts. Elle s'épanouira sous le règne tranquille de Louis-Philippe Ier.

Notons que l'année d'Hernani (1830) est aussi celle de la Symphonie fantastique de Berlioz et de Le Rouge et le Noir de Stendhal.
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MessageSujet: 26 février 1834 : Abd el-Kader s'allie avec l'envahisseur français   Lun 26 Fév - 21:54



26 février 1834 : Abd el-Kader s'allie avec l'envahisseur français

Le 26 février 1834, le général Desmichels signe un traité par lequel il reconnaît l'autorité de l'émir Abd el-Kader sur la région d'Oran. Désireux qu'il pacifie la région, il l'aide à constituer son armée : 2.000 cavaliers, 8.000 fantassins avec fusils modernes à baïonnette, 250 artilleurs.

Les Français, embarrassés par la prise d'Alger, n'ont aucune envie de s'aventurer dans l'arrière-pays ni de soumettre celui-ci.
Ils y seront contraints par la révolte d'Abd el-Kader...
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MessageSujet: 27 février 1531 : Naissance de la Ligue de Smalkalde   Mar 27 Fév - 21:54



27 février 1531 : Naissance de la Ligue de Smalkalde

Le 27 février 1531, différentes principautés et villes d'Allemagne constituent à Smalkalde, en Thuringe, une ligue destinée à tenir tête à l'empereur Charles Quint. Les ligueurs, tous protestants de confession luthérienne, entendent avant tout préserver leur liberté religieuse. Pour cela, ils ne craignent pas de solliciter l'aide du très catholique roi de France.

Après la paix de Crépy-en-Laonnois conclue en 1544 avec François Ier, l'empereur décide d'en finir avec la ligue. Il met au ban de l'Empire ses deux chefs, l'Électeur Jean-Frédéric de Saxe et le landgrave de Hesse. Après une victoire des troupes impériales à Mühlberg, en Saxe, le 24 avril 1547, le landgrave fait sa soumission tandis que l'Électeur est déposé et remplacé par son rival Maurice de Saxe.

Malgré ce succès, Charles Quint va devoir se résigner en 1555 par le recès d'Augsbourg à la division religieuse de l'Allemagne.
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MessageSujet: 28 février 1986 : Assassinat d'Olof Palme   Mer 28 Fév - 21:54



28 février 1986 : Assassinat d'Olof Palme

Le 28 février 1986, le Premier ministre suédois Olof Palme (59 ans) est abattu à bout portant par un inconnu alors qu'il sort paisiblement d'un cinéma de Stockholm, au bras de son épouse Lisbet. Son assassin ne sera jamais identifié.

L'émotion est immense en Suède et dans le monde démocratique car Olof Palme, leader respecté du parti social-démocrate, bel homme au demeurant, était devenu le symbole d'une société suédoise aussi prospère qu'égalitaire.

Tout juste lui reprochait-on, comme à ses concitoyens, de s'ériger trop souvent en « donneur de leçons », à l'abri dans son royaume des neiges, avec des prises de position progressistes sur tous les enjeux mondiaux : guerre du Vietnam, apartheid, colonialisme...

Il avait accédé pour la première fois au poste de Premier ministre le 14 octobre 1969 puis l'avait recouvré le 8 octobre 1982 après en avoir été chassé six ans plus tôt par une coalition « bourgeoise ».
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MessageSujet: 1er mars 1896 : Les Italiens défaits à Adoua   Jeu 1 Mar - 21:54



1er mars 1896 : Les Italiens défaits à Adoua

Le 1er mars 1896, 100 000 Éthiopiens répondent à l'appel de leur empereur, ou négus, Ménélik II. Bien armés et dotés d'une artillerie grâce à la bienveillance des Anglais, ils écrasent une armée italienne de 18 000 hommes (dont 10 000 Européens) près de la localité d'Adoua.

6 000 Européens périssent dans le désastre. 1 500 sont blessés et 1 800 faits prisonniers. L'Italie sort humiliée de cette aventure coloniale entamée quinze ans plus tôt.

Un impérialisme contrarié

Le 5 juillet 1882, le gouvernement italien a racheté à une compagnie de commerce génoise le golfe d'Assab, un petit territoire sur les bords de la mer Rouge. Son principal avantage est d'être sur le trajet maritime qui mène des Indes à l'Europe via le canal de Suez. Ce territoire, élargi sans difficulté à l'Érythrée actuel, devient la première colonie italienne.

En 1887, l'Italie obtient du sultan de Zanzibar un protectorat sur la Corne de l'Afrique qui est transformé en une deuxième colonie, la Somalia. Certains dirigeants italiens songent dès lors à la conquête de l'Éthiopie dont les hauts plateaux fertiles bordent ces deux colonies semi-désertiques.

Une dynastie issue du roi Salomon

L'Éthiopie (« pays des hommes brûlés » en grec), aussi appelée Abyssinie, est entrée dans l'Histoire avec le royaume d'Axoum.

Très tôt convertis au christianisme, les Éthiopiens font allégeance à une Église autocéphale (ou autonome) de rite monophysite, née au IVe siècle. Ils constituent l'une des plus anciennes Églises de la chrétienté.

Réfugiés sur leurs hauts plateaux, ils vont forger leur identité nationale dans la résistance à l'islam qui les assaille de tous les côtés depuis un millénaire.

À la fin du XIXe siècle, l'Éthiopie est le seul État à peu près organisé au sud du Sahara. Elle n'en est pas moins très pauvre et livrée aux guerres intestines. En 1871, un énergique guerrier s'empare du trône et devient Negus Negest sous le nom de Yohannes IV. Il dote le pays d'une armée relativement moderne et bien armée. À sa mort, en 1889, l'État est repris en main par le jeune et énergique roi de Choa, l'une des principales provinces du pays, qui devient l'empereur Ménélik II.


Salomon et la reine de Saba

Ménélik II se flatte d'appartenir à une dynastie royale dite salomonide, ainsi appelée parce qu'elle remonterait à l'enfant né des amours du roi Salomon et de la légendaire reine de Saba. Pour cette raison figure dans ses armoiries un lion dit « de Juda ».

Notons que la Bible évoque la reine de Saba sans que l'on sache encore où se situait son royaume (peut-être au Yémen ou dans l'actuelle Somalie) :

« La reine de Saba avait entendu parler de la renommée que Salomon devait au nom du Seigneur ; elle vint le mettre à l'épreuve par des énigmes. (....) Le roi Salomon accorda à la reine de Saba tout ce qu'elle eut envie de demander, sans compter les cadeaux qu'il lui fit comme seul pouvait en faire le roi Salomon. Puis elle s'en retourna et s'en alla dans son pays, elle et ses serviteurs »
(1 Rois 10).

Victoire inattendue

Sous l'impulsion de Francesco Crispi, Premier ministre de juillet 1887 à février 1891 puis de novembre 1893 à mars 1896, passionné par l'aventure coloniale, l'Italie décide d'instaurer son protectorat sur ce pays qu'elle croit à sa portée.

Le 2 mai 1889, l'empereur éthiopien signe à Wuchalé (Ucciali pour les Italiens) un traité d'amitié avec l'Italie. La version amharique (la langue officielle de l'Éthiopie) indique que Ménélik peut, s'il le souhaite, solliciter les services de l'Italie en matière diplomatique. La version italienne lui en fait obligation ! Lorsqu'il se rend compte de l'entourloupe, Ménélik II se rebelle.


Les Italiens ne voient plus d'autre solution que la conquête militaire. Celle-ci est menée par le gouverneur d'Érythrée, le général Oreste Baratieri, qui s'engage dans les hauts plateaux du Tigré, au coeur de l'empire.

Le négus bat le rappel de ses fidèles de tous les coins de l'empire. Cent mille guerriers sont bientôt rassemblés près de la grande ville d'Adoua. À 25 kilomètres de là stationne le corps expéditionnaire italien, à l'abri de solides fortifications, dans le camp retranché de Sauria. Conscient de la supériorité de l'ennemi en armement et en hommes, le général Baratieri voudrait attendre que la faim ait contraint l'ennemi à se débander.

Mais cela ne fait pas l'affaire du Premier ministre Crispi qui a besoin d'une victoire rapide. Il somme le général d'attaquer l'ennemi sans attendre. Baratieri s'y résout après qu'un agent double lui a fait croire que les troupes ennemies étaient en train de se disperser. C'est ainsi que survient le désastre d'Adoua.

Les premières colonnes italiennes parties en avant-garde dans la nuit du 29 février s'égarent et se heurtent au petit matin à l'armée nombreuse du ras Alula. Les unités suivantes se délitent face au flot des assaillants. Le héros du jour est un prince éthiopien, le ras Makkonen, dont le fils deviendra beaucoup plus tard empereur sous le nom de Haïlé-Sélassié Ier.

À Rome, le gouvernement de Francesco Crispi est aussitôt renversé. L'Italie se détourne de l'Éthiopie et le 26 octobre 1896, par le traité d'Addis-Abéba, reconnaît formellement l'indépendance de l'Éthiopie.

L'empereur Ménélik II, fort de sa victoire, obtient la reconnaissance de son indépendance par l'Italie et les autres États occidentaux. Il modernise son empire avec l'aide intéressée de la France, qui construit une ligne de chemin de fer entre le port français de Djibouti et sa capitale Addis-Abeba (« Nouvelle Fleur »). Il repousse aussi avec succès les attaques des musulmans du Soudan et soutient l'Église d'Éthiopie.

Rome reporte dès lors ses ambitions coloniales vers la Méditerranée. Il enlève à l'empire ottoman certaines îles de Méditerranée orientale dont Rhodes ainsi que la Tripolitaine et la Cyrénaïque. C'est seulement quarante ans plus tard que le Duce Benito Mussolini se relancera à la conquête de l'Éthiopie avec l'objectif d'effacer l'humiliation d'Adoua.
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MessageSujet: 2 mars 1956 : Indépendance du Maroc   Ven 2 Mar - 21:54



2 mars 1956 : Indépendance du Maroc

Le 2 mars 1956, la France reconnaît la fin du protectorat instauré sur le sultanat du Maroc en 1912.

C'est la conclusion de la conférence ouverte à Aix-les-Bains le 22 août 1955 à l'initiative du président du Conseil Edgar Faure et de son ministre des Affaires étrangères Antoine Pinay.

Le pays devient indépendant et le souverain convertit son titre de sultan en celui de roi sous le nom de Mohammed V.

Le 7 mars 1956, annonce à son peuple le retour à l'indépendance. L'Espagne à son tour reconnaît l'indépendance du pays le 7 avril 1956 avant de lui restituer un peu plus tard l'enclave d'Ifni et le littoral méditerranéen (à l'exception de Ceuta et Melilla). Enfin, le statut international de Tanger est aboli le 21 octobre de la même année et le grand port du nord retourne dans le giron du royaume.
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MessageSujet: 3 mars 1918 : De la paix de Brest-Litovsk à la guerre civile   Sam 3 Mar - 21:55



3 mars 1918 : De la paix de Brest-Litovsk à la guerre civile

Le 3 mars 1918, à Brest-Litovsk, en Biélorussie, les bolchéviques russes signent la paix avec les Allemands et leurs alliés. Ils se retirent de la Grande Guerre, laissant choir la France et l'Angleterre qui s'étaient engagées aux côtés du tsar.

Les Allemands en profitent pour une offensive de la dernière chance sur le front français...

La Révolution au prix de la défaite

Dès le 8 novembre 1917, soit le lendemain de la prise de pouvoir par les bolchéviques des centres vitaux de Petrograd (Saint-Pétersbourg), Lénine a signé un décret qui propose une « paix sans annexions » à tous les belligérants. Mais ce décret d'un agitateur au pouvoir encore incertain est resté lettre morte.

Le 15 décembre, il se résout à demander l'armistice pour prendre de court ses compatriotes qui veulent continuer le combat, y compris dans son parti. Soucieux de consolider son pouvoir sur la Russie, il veut en finir avec la Grande Guerre commencée trois ans plus tôt.

Trotski, le commissaire du peuple aux Affaires étrangères, dirige les négociations d'armistice. Cet intellectuel rigide pense que les Allemands ne tarderont pas à suivre les Russes dans la voie de la Révolution prolétarienne. Convaincu que les vainqueurs finiront par être balayés par la révolution, il est prêt à concéder aux Allemands tout ce qu'ils voudront.

La Finlande, l'Ukraine et d'autres provinces de l'Empire russe profitent des négociations de paix pour s'émanciper. Lénine ne peut rien faire contre les Finlandais mais il réussira plus tard à reprendre le pouvoir à Kiev, capitale de l'Ukraine, par la force.

Lénine seul contre tous

Enfin est conclue le 3 mars 1918 la désastreuse paix de Brest-Litovsk avec l'Allemagne et ses alliés (Autriche-Hongrie, Turquie et Bulgarie).

La Russie perd par ce traité léonin la Pologne, la Finlande, l'Ukraine, les pays baltes (Lithuanie, Lettonie, Estonie), plusieurs territoires cédés à la Turquie, alliée de l'Allemagne... La Russie d'Europe se trouve ramenée à ce qu'était le grand-duché de Moscovie avant l'avènement d'Ivan le Terrible au XVIe siècle !

De leur côté, les Allemands tirent parti du cessez-le-feu et de la paix à l'Est pour redéployer leurs troupes à l'Ouest et porter leurs ultimes efforts sur le front français. Ce sont quarante divisions qu'ils vont réorienter vers l'Ouest sitôt la paix signée.

Lénine, avant tout soucieux de sauver sa Révolution, fût-ce au prix de la défaite et du démembrement de l'empire russe, pèse de tout son poids en faveur du traité. Il s'ensuit de violentes tensions parmi les membres du gouvernement.

Les ministres socialistes-révolutionnaires de gauche démissionnent et rentrent dans l'opposition. Ils ne vont plus cesser de combattre la dictature de Lénine.

La guerre civile

C'est le moment où se réveillent en ordre dispersé les partisans du régime tsariste ou de la République démocratique issue de la Révolution de Février.

Dans le Kouba, le général Kornilov a constitué une « armée des volontaires » ; en Ukraine, en avril 1918, l'ethman (chef cosaque) Skoropadski prend le pouvoir avec le concours des Allemands ; dans le Caucase, en mai 1918, Géorgie, Azerbaïdjan et Arménie proclament leur indépendance. Dans le même temps, en avril 1918, les Anglais, que la défection de la Russie inquiète, débarquent à Mourmansk. Les Japonais occupent de leur côté Vladivostok. Enfin, des gouvernements rebelles se constituent à Omsk, en Sibérie, et à Samara, dans l'Oural.

En mai 1918 survient l'offensive d'une brigade de combattants tchèques. Déserteurs de l'armée austro-hongroise, ils s'étaient engagés quelques mois plus tôt aux côtés des Russes pour combattre l'Autriche-Hongrie et libérer leur pays. Après la paix de Brest-Litovsk, ils craignent d'être livrés à Vienne. D'où leur rébellion.

Profitant de la décomposition du pays, les Tchèques s'emparent du chemin de fer du Transsibérien et dominent de la sorte la Sibérie. Ils s'approchent d'Ekaterinbourg, où est détenue la famille impériale. Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, les bolchéviques massacrent celle-ci dans la crainte qu'elle ne soit délivrée par les Tchèques.

Les Tchèques lancent peu après une offensive sur Kazan tandis qu'une armée tsariste aux ordres de Krasnov et Denikine, les Gardes blancs, marche vers Tsaritsyne (plus tard Stalingrad).

Partout, dans l'immense Russie, les bolchéviques semblent perdus mais ils vont se tirer de cette situation quasiment désespérée grâce à l'énergie et aux talents d'organisateur de Trotski, lequel prend le commandement de l'Armée Rouge et n'hésite pas à y intégrer d'anciens officiers tsaristes. Ils vont profiter aussi des divisions et des querelles chez leurs ennemis, tant de la gauche républicaine que de la droite tsariste.

Victoire à la Pyrrhus

Tout en combattant leurs rivaux politiques, les bolchéviques pressurent les ouvriers. Ils imposent le travail forcé le dimanche. Ils répriment les grèves avec la dernière énergie. Lénine lui-même prône des « exécutions massives » pour briser une grève de cheminots. Les paysans ne sont pas épargnés. Victimes des réquisitions de céréales, beaucoup meurent de famine.

Les exécutions sommaires, les massacres, les réquisitions, les prises d'otages... ne sont pas l'apanage des « Rouges ». Les « Blancs » les pratiquent aussi volontiers, avec le désavantage sur les bolchéviques de susciter la haine des masses paysannes, qui se vengent de plusieurs siècles d'oppression. Les bolchéviques ne se font pas faute d'exciter cette haine.

En deux années, la guerre civile va faire environ 5 millions de victimes parmi les combattants, non compris autant de civils victimes des famines et des exécutions sommaires. C'est bien plus que la Première Guerre mondiale. Cette guerre civile va se conclure par la mainmise des bolchéviques et de Lénine sur un pays ruiné.

En 1921, confronté à un début de famine et à une désorganisation complète des rouages de l'État, Lénine lâche du lest, annonce une nouvelle politique économique et fait appel à l'aide américaine.
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MessageSujet: 4 mars 1152 : Frédéric de Hohenstaufen est élu empereur   Dim 4 Mar - 21:54



4 mars 1152 : Frédéric de Hohenstaufen est élu empereur

Le 4 mars 1152, Frédéric de Hohenstaufen, dit Barberousse, est élu empereur par la Diète de Francfort. Le jeune duc de Souabe (30 ans) succède à la tête du Saint Empire à son oncle Conrad III, premier représentant de la dynastie des Hohenstaufen, en concurrence avec la maison des Guelfes.

En Allemagne, le nouvel empereur doit combattre les prétentions des grands seigneurs et notamment du duc de Bavière Henri le Lion. Mais il est surtout attiré par l'Italie et tente d'y rétablir l'autorité impériale mise à mal par la Querelle des Investitures. Il se présente comme l'héritier de Charlemagne et fait canoniser celui-ci en 1165 par l'antipape Pascal III.

Malgré cela, il se voit contraint de combattre le Saint-Siège. Vaincu à Legnano le 29 mai 1176 par la Ligue lombarde, il doit se prosterner aux pieds du pape Alexandre III. Chassé de l'Italie du nord, il se rattrappe en mariant son fils Henri, futur Henri VI, avec Constance, héritière du royaume normand des Deux-Siciles. Avec leur fils Frédéric II s'arrêtera la dynastie des Hohenstaufen.

En attendant, Frédéric Barberousse s'engage dans une troisième croisade et part combattre Saladin. Mais il se noie en chemin dans un torrent de Cilicie, le 10 juin 1190.
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