Duché de Montmirail

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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 5 mars 1770 : Massacre de Boston   Lun 5 Mar - 21:54



5 mars 1770 : Massacre de Boston

Depuis 1768, des troupes britanniques sont stationnées à Boston, capitale de la province de la baie du Massachusetts, afin de protéger et de soutenir les fonctionnaires coloniaux tentant de faire respecter l'impopulaire législation votée au parlement de Londres, dont une série de taxes.

Au milieu des relations tendues entre la population et les soldats, une foule se forme autour d'une sentinelle britannique, laquelle est bientôt injuriée et malmenée. Le soldat est finalement rejoint par huit hommes armés supplémentaires qui sont également soumis à des menaces verbales et à jets de projectiles. Les soldats tirent alors dans la foule, sans en avoir reçu l'ordre, tuant sur le coup cinq personnes et en blessant plusieurs autres. Deux autres personnes meurent plus tard de leurs blessures, portant le total à sept morts.

La foule s'est finalement dispersée après que le gouverneur colonial par intérim, Thomas Hutchinson, promette une enquête, mais qui fut annulée le lendemain. Face aux menaces grondantes, le retrait des troupes pour le fort de Castle Island est décidé. L'enquête reprend. Huit soldats, un officier et quatre civils sont arrêtés et accusés d'assassinat. Défendus par l'avocat et futur président américain, John Adams, six des soldats sont acquittés, tandis que les deux autres sont reconnus coupables d'homicide involontaire et condamnés à des courtes peines. Les hommes reconnus coupables d'homicide involontaire sont condamnés à être marqués sur leur main.

C'est le début d'une tension croissante entre Britanniques et colons, et cet épisode aboutit en 1775 à la Révolution américaine et à la guerre d'indépendance des États-Unis.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 6 mars 1946 : Accord Hô Chi Minh-Sainteny   Mar 6 Mar - 21:54



6 mars 1946 : Accord Hô Chi Minh-Sainteny

Le 6 mars 1946, peu après avoir proclamé l'indépendance du Viêt-nam, Hô Chi Minh signe un accord avec Jean Sainteny, Compagnon de la Libération et commissaire de la République pour le Tonkin et l'Annam du Nord.

Par cet accord, la France reconnaît l'indépendance de la République Démocratique du Viêt-nam dans le cadre de l'Union française.

Cet accord sera vite rendu caduc sous l'effet de provocations des deux bords...
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 7 mars 1956 : Le procès de « l'affaire des fuites »   Mer 7 Mar - 21:54



7 mars 1956 : Le procès de « l'affaire des fuites »

Quand, le 7 mars 1956, François Mitterrand, alors garde des Sceaux, est définitivement blanchi des soupçons de haute trahison qui pèsent sur lui, une affaire d'Etat s'achève : il n'est pas l'homme qui, en 1953, a fait «fuiter» jusqu'au bureau du communiste Jacques Duclos, donc jusqu'au Kremlin, des informations ultra confidentielles sur l'effort de guerre français en Indochine.. Mais une autre histoire commence, qui affectera longtemps la gauche française : celle du lourd contentieux opposant Mitterrand à Pierre Mendès-France, qu'il s'efforcera de tenir jusqu'au bout éloigné de sa route.

Comme plus tard un certain Nicolas Sarkozy, François Mitterrand est ministre de l'Intérieur quand il apprend, le 8 septembre 1954, que Mendès-France, alors président du Conseil, fait enquêter sur lui depuis deux mois par les services secrets. L'imputation est gravissime : début juillet, le commissaire Jean Dides, chargé de surveiller le Parti communiste, a fait parvenir au chef du gouvernement des informations selon lesquelles Mitterrand serait à l'origine des fuites.

Hors de lui, le ministre de l'Intérieur porte plainte, et fait interroger Dides qui prétend avoir intercepté des notes émanant du comité de la Défense nationale et transmises au PCF. L'enquête démontre que la source, bien involontaire, n'est autre que Jean Mons, secrétaire général de ce même comité, dont deux collaborateurs, opposés à la guerre d'Indochine, René Turpin et Roger Labrusse, dérobaient les carnets à l'issue des réunions, et en faisaient transmettre une copie à un correspondant de Dides infiltré au PC, André Baranès, lequel les maquillait pour les attribuer à une source politique.

Qui donc voulait nuire à Mitterrand ? La presse, unanime, attribuera le coup au mouvement Poujade dont les dirigeants ne pardonnaient pas à Mitterrand d'avoir démissionné, en 1953, du gouvernement Laniel. Dides, de fait, n'échappera au procès, tenu en 1956, que grâce à l'immunité parlementaire due à son élection, le 2 janvier 1956, comme député poujadiste ! Mons, lui, sera mis hors de cause, de même que Baranès. Mais pas Turpin et Labrusse qui seront condamnés respectivement à quatre et six ans de prison.

Quant à Mitterrand, il ne pardonnera jamais à Mendès-France, non d'avoir pu le soupçonner, mais de ne pas l'avoir averti d'emblée de l'enquête parallèle qui le prenait pour cible. Comme si, en laissant se propager des informations qu'il savait fausses, il avait sciemment cherché à le perdre.

Philosophe, François Mauriac notait en décembre 1954 dans son bloc note de l'express, cette jolie formule du cardinal de Retz : «En fait de calomnie, tout ce qui ne nuit pas sert à celui qui est attaqué.»
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MessageSujet: 8 mars 1952 : Le miracle Pinay   Jeu 8 Mar - 21:54



8 mars 1952 : Le miracle Pinay

Le 8 mars 1952, comme l'inflation menace la croissance économique, le président Vincent Auriol appelle à la tête du gouvernement français un inconnu, Antoine Pinay, maire de Saint-Chamond (Loire). En quelques mois, celui-ci rétablit la confiance des financiers et des consommateurs. Il fait notamment chuter les prix avec la complicité des grands magasins et lance un emprunt indexé sur l'or et défiscalisé, la rente 3,5%. Les souscriptions atteignent 428 milliards de francs !

Bien qu'ayant ainsi rétabli l'équilibre des finances publiques, le président du Conseil est mis en minorité par la défection des députés MRP sur un projet de réforme de la sécurité sociale et de l'impôt foncier. Antoine Pinay, qui n'a pas le goût des batailles politiques, jette l'éponge le 23 décembre 1952. Son passage, malgré sa brièveté, marquera de son empreinte la IVe République.
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MessageSujet: 9 mars 1776 : La Richesse des Nations   Ven 9 Mar - 21:54



9 mars 1776 : La Richesse des Nations

Le 9 mars 1776 est publié à Glasgow, en Écosse, un ouvrage d'apparence aride, Recherches sur la Nature et les Causes de la Richesse des Nations.

Son auteur, Adam Smith, est un vieux garçon de 53 ans aux moeurs austères, ancien professeur de philosophie morale de l'Université de Glasgow, déjà connu comme l'auteur d'une aussi volumineuse Théorie des sentiments moraux (1759).

Avec ces deux ouvrages, il est considéré comme le père de l'économie politique et du libéralisme.

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MessageSujet: 10 mars 1813 : Frédéric-Guillaume III crée la Croix de Fer   Sam 10 Mar - 21:54



10 mars 1813 : Frédéric-Guillaume III crée la Croix de Fer

Le 10 mars 1813, en pleine guerre contre l'Empire napoléonien, le roi de Prusse Frédéric-Guillaume III crée l'ordre de la Croix de Fer (Eiserne Kreuz), avec une médaille en forme de croix de Malte.

Cette décoration honorifique est calquée sur la Légion d'Honneur mais va demeurer strictement militaire.

De prussienne, elle va devenir allemande en 1939, sur décision de Hitler. Elle est depuis 1956 la décoration de référence de la Bundeswehr, l'armée de l'Allemagne démocratique.

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MessageSujet: 11 mars 1932 : Premières allocations familiales en France   Dim 11 Mar - 21:54



11 mars 1932 : Premières allocations familiales en France

Confrontée à une grave crise de dénatalité, la France, après la Première Guerre mondiale, ébauche une politique de soutien aux familles avec enfants.

À partir de 1919, l'État et quelques entreprises proposent des suppléments salariaux à leurs salariés chargés de famille. Mais cette politique a un effet pervers en dissuadant l'embauche de pères de famille... Quelques entreprises pionnières surmontent cet inconvénient en créant des caisses de compensation financées par l'ensemble des salariés.

La loi du 11 mars 1932, entrée en application le 14 juin suivant, généralise ce système en rendant obligatoire l'adhésion des entreprises à une caisse de compensation. C'est l'amorce d'une politique familiale qui permettra à la France de retrouver une nouvelle jeunesse dans la décennie suivante.
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MessageSujet: 12 mars 1921 : Lénine lance la Nouvelle Politique Économique   Lun 12 Mar - 21:54



12 mars 1921 : Lénine lance la Nouvelle Politique Économique

Le 12 mars 1921, Lénine surprend les communistes de son parti en annonçant une Nouvelle Politique Économique (en russe : NEP).

Échec du communisme de guerre

Après son coup de force d'Octobre 1917, Lénine a dû lutter tout à la fois contre les partisans du tsar déchu, les nationalistes, les démocrates et les socialistes. Il a pour cela instauré dès 1918 un communisme de guerre.

Supprimant la monnaie et le commerce intérieur, il a imposé des réquisitions en nature aux paysans. Il s'en est suivi une famine de plusieurs millions de morts et une chute sans précédent de l'activité économique. La révolte gronde chez les soldats fidèles aux bolcheviques.

Le 28 février 1921, les marins de la citadelle de Cronstadt se révoltent au nom de la démocratie et du socialisme. Ils sont massacrés par l'Armée rouge de Trotski.

Lénine lâche du lest

Dans son rapport de mars 1921 au Xe Congrès du PC, Lénine avoue : Les faits sont là. La Russie est menacée de famine. Tout le système du communisme de guerre est entré en collision avec les intérêts de la paysannerie. (...) Nous nous sommes trop avancés dans la nationalisation du commerce et de l'industrie, dans le blocage des échanges locaux. Est-il possible de rétablir dans une certaine mesure la liberté du commerce ? Oui, c'est possible. C'est une question de mesure. Nous pouvons revenir quelque peu sur nos pas sans détruire pour cela la dictature du prolétariat.

En dépit de l'opposition de Trotski, son principal adjoint, le dictateur sacrifie le dogme marxiste en donnant un peu de liberté aux paysans, aux commerçants et aux petits entrepreneurs.

Mais il s'en tient à une libéralisation des rouages économiques et maintient intacts les rouages de la dictature. Il n'était que temps...

Le 16 mars 1921, le Xe Congrès du Parti communiste russe adopte le rapport de Lénine.

L'État reste propriétaire de la terre et des moyens de production, il garde le contrôle des banques, des transports et du commerce extérieur ; il regroupe les grandes industries nationalisées au sein de trusts d'État systématiquement favorisés par les investissements publics.

A côté de ce secteur étatique, la NEP autorise l'ouverture d'un secteur privé en rétablissant la liberté du commerce intérieur. Les paysans sont les premiers bénéficiaires de la réforme. La fin des réquisitions et le remplacement des impôts forcés par un impôt unique en nature, fixé chaque année, les encouragent à écouler leurs surplus.

En outre, un code agraire édicté l'année suivante, en 1922, permet aux communes rurales de redistribuer les terres et d'en déterminer le mode d'exploitation (location, fermage, métayage) en vue d'un rendement optimal.

Toujours dans le dessein d'améliorer les conditions de vie de la population, l'industrie lourde cède le pas à l'industrie légère.
Le 7 juillet 1921, les entreprises de moins de vingt ouvriers sont dénationalisées.

Les révolutionnaires font même appel aux capitalistes honnis en instaurant le 13 mars 1922 des sociétés mixtes au capital fourni pour moitié par l'État et pour moitié par des groupes occidentaux (beaucoup d'Américains y répondent favorablement).

Un peu plus tard, le secteur public lui-même renonce à l'égalité des salaires dans les grandes usines et restaure une hiérarchie fondée sur la compétence.

En restaurant partiellement l'économie de marché, la NEP va sauver le pouvoir léniniste. Sa réussite sera spectaculaire. Paysans, commerçants et petits entrepreneurs reprennent goût au travail et aux échanges. Le chômage est résorbé. Qui plus est, les communistes russes gagnent la confiance des capitalistes américains. Capitaux et techniciens occidentaux s'investissent dans la « patrie du communisme réel » pour reconstruire les infrastructures.

Dès 1926, la production industrielle dépasse de 8% le niveau d'avant guerre.
La production agricole rattrappe à son tour ce niveau en 1928.

Retour en arrière avec Staline

Beaucoup de bolchéviques, dont Trotski, en viennent cependant à craindre que la NEP, par son succès même, ne favorise dans les villes et les campagnes l'avènement d'une nouvelle bourgeoisie qui, avide de liberté, pourrait un jour renverser le régime communisme !

Il est vrai que les « koulaks » (surnom donné aux paysans aisés) représentent bientôt le quart de la population agricole. En ville, les « nepmen », surnom donné aux entrepreneurs qui ont su tirer parti de la NEP, sapent par leur existence même les fondements de la « dictature du prolétariat ».

Staline, devenu le maître tout-puissant de l'URSS, se rallie aux partisans du retour aux grands principes. Il lance le 1er octobre 1928 un premier plan quinquennal (1928-1933) en vue d'abattre définitivement le capitalisme.

Le plan prévoit la mainmise de l'État sur toutes les activités économiques, y compris l'agriculture. C'est ainsi que doivent être collectivisées les terres sous la forme de coopératives géantes : les kolkhozes, et de grandes fermes modèles : les sovkhozes.

Le 6 janvier 1930, un décret officialise la fin de la NEP.

La collectivisation brutale des terres va entraîner une nouvelle baisse de la production et, plus gravement, d'épouvantables famines.
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MessageSujet: 13 mars 1848 : Metternich chassé de Vienne   Mar 13 Mar - 21:54



13 mars 1848 : Metternich chassé de Vienne

Le 13 mars 1848, une émeute oblige le prince de Metternich à s'enfuir de Vienne. Mais le fin diplomate ne tardera pas à restaurer l'autorité de l'empereur autrichien et à mettre fin au « printemps des peuples ».
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MessageSujet: 14 mars 2013 : Xi Jinping président de la Chine   Mer 14 Mar - 21:54



14 mars 2013 : Xi Jinping président de la Chine

Le 14 mars 2013, l'Assemblée nationale populaire, réunie en session annuelle dans le Grand Palais du peuple, place Tiananmen à Pékin, a porté à la présidence de la République Xi Jinping pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois.

Le vote a eu lieu sans surprise, conformément à un système de cooptation bien rodé des élites dirigeantes.

Cinq ans plus tard, l'heureux élu a obtenu la possibilité constitutionnelle de voir son mandat indéfiniment renouvelé...
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MessageSujet: 15 mars 1850 : Loi Falloux sur l'enseignement confessionnel   Jeu 15 Mar - 21:54



15 mars 1850 : Loi Falloux sur l'enseignement confessionnel

Le 15 mars 1850, après deux mois de vifs débats, les députés de la Seconde République votent une loi qui permet aux congrégations catholiques d'ouvrir en toute liberté un établissement secondaire avec les enseignants de leur choix. Qui plus est, elle soumet les établissements publics et les instituteurs au contrôle des autorités administratives et « morales », autrement dit religieuses.

Cette loi, due au comte Alfred de Falloux, ministre de l'Instruction publique, supprime de fait le monopole de l'État dans l'enseignement établi par Napoléon Ier.

Elle intervient moins d'un an après le succès du « Parti de l'Ordre » aux élections législatives. Son promoteur, le comte de Falloux, résume ainsi, dans ses Mémoires, son programme politique : « Dieu dans l'éducation, le pape à la tête de l'Église, l'Église à la tête de la civilisation ».

La loi Falloux est approuvée sans surprise par la droite conservatrice et en particulier le député Adolphe Thiers, mais elle suscite l'ire du député « montagnard » Victor Hugo et, par ses excès, va raviver l'anticléricalisme et la haine de l'institution ecclésiastique. La querelle ne s'apaisera qu'après les lois de Jules Ferry sous la République suivante.
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MessageSujet: 16 mars 1968 : Massacre de My Lai   Ven 16 Mar - 21:54



16 mars 1968 : Massacre de My Lai

Le 16 mars 1968, au plus fort de la guerre du Vietnam, quelques semaines après l'offensive du Têt, 350 à 500 habitants des hameaux de My Lai et My Khé, près du village de Song My, sont massacrés par une compagnie américaine.

Le crime n'est révélé par le haut commandement qu'en novembre 1969. Il devient dès lors le symbole des horreurs de cette guerre des rizières, où l'ennemi est invisible.

Il s'ensuit un procès devant la cour martiale au cours duquel le lieutenant Calley (26 ans) dit avoir obéi aux ordres de son capitaine, Ernest Medina. Mais la cour ne retient que sa responsabilité personnelle et le condamne à la prison à vie pour le meurtre de vingt-deux civils.

Le président Nixon intervient trois jours plus tard pour commuer sa peine. Il est gracié en 1974 après trois années de prison.
Le scandale est grand dans l'opinion publique américaine.

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MessageSujet: 17 mars 1808 : Napoléon Ier institue les consistoires israélites   Sam 17 Mar - 21:54



17 mars 1808 : Napoléon Ier institue les consistoires israélites

Le 17 mars 1808, Napoléon Ier, au sommet de sa puissance, prend l'initiative d'organiser et contrôler le culte israélite dans l'Empire français (et le Royaume d'Italie).

Ce projet lui est inspiré par le souci de prévenir les pogroms et les conflits religieux, notamment en Alsace où les juifs étaient relativement nombreux et suscitaient l'ire de la population locale par leurs difficultés d'assimilation (la France de 1789 en compte environ 40 000 sur 26 millions d'habitants, soit environ cinq fois moins qu'aujourd'hui en proportion de la population globale).

La longue marche du judaïsme français

Tout commence le 30 mai 1806, quand Napoléon ordonne la constitution d'une Assemblée de notables en vue d'organiser la communauté israélite. Ces notables, au nombre de 95, sont choisis par les préfets parmi les juifs fortunés. Ils entament leurs réunions le 26 juillet 1806, dans la chapelle de l'église Saint-Jean, près de l'Hôtel de Ville de Paris.

Au terme de leurs délibérations, ils acceptent de renoncer à la loi mosaïque. Ils rejettent la polygamie et la répudiation, admettent le divorce et les mariages mixtes ; ils se reconnaissent pleinement français, respectueux du Code Civil et disposés à défendre le territoire national. Napoléon met alors en place un Consistoire central. Présidé par le rabbin de Strasbourg David Sintzheim, il valide les propositions de l'assemblée des notables le 9 février 1807.

L'année suivante, le 17 mars, un premier décret donne valeur officielle aux réformes cultuelles proposées par l'Assemblée des notables. Un deuxième décret institue treize consistoires régionaux en vue de gérer les synagogues et les organisations israélites (les consistoires régionaux seront ramenés à sept à la chute de l'Empire en 1815). Ces consistoires sont supervisés par un Consistoire central de France, qui réunit trois grands rabbins et deux laïcs. Il est assimilable au Grand Sanhédrin, un tribunal religieux selon la tradition hébraïque.

Notons que les rabbins ne bénéficient d'aucun traitement de l'État, à la différence des prêtres catholiques et des pasteurs protestants qui sont salariés par l'État au titre du Concordat. Ces décrets s'appliquent à l'Empire français et au Royaume d'Italie.
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MessageSujet: 18 mars 1944 : L'Indien Bose attaque les Indes britanniques   Dim 18 Mar - 21:54



18 mars 1944 : L'Indien Bose attaque les Indes britanniques

Bien que méconnu en Occident, Subhas Chandra Bose est entré dans l'histoire indienne comme « l'ennemi le plus déterminé des Britanniques ». À ce titre, il demeure incroyablement populaire dans la population en dépit de ses accointances avec les nazis.

En refusant de combattre aux côtés du Royaume-Uni pendant la Seconde Guerre mondiale, il a fait un choix radicalement opposé à ceux de Gandhi et Nehru. Allant jusqu'au bout de sa logique, il a mis sur pied une armée nationale indienne (Indian National Army, INA) avec laquelle il a attaqué les Indes britanniques, le 18 mars 1944, en appui des troupes japonaises.

Une fuite romanesque

Né en 1897, Bose est originaire de l'Orissa, à l'est de l'Inde, et grandit au Bengale.

Son engagement politique et son rejet de la colonisation britannique l'amènent à rejoindre en 1920 le parti du Congrès (Indian National Congress).

Il devient maire de Calcutta en 1930 puis prend la présidence du parti du Congrès en 1938-1939.

Il représente l'aile la plus à gauche du parti et s'oppose à Gandhi sur les méthodes à utiliser pour faire pression sur les Britanniques, dédaignant sa philosophie non-violente.

En 1939, il forme son propre parti, le Forward Bloc, qui se distingue par ses positions violemment antibritanniques au moment où la guerre éclate. Des positions qui lui valent d'être jeté - pour la 11e fois !- dans les geôles britanniques, en 1940.

Bose obtient sa libération après une grève de la faim... Les Britanniques comptent bien l'arrêter à nouveau dès qu'il aura repris des forces mais le leader nationaliste réussit à quitter sa maison de Calcutta, à la faveur de la nuit, déguisé en agent d'assurance musulman.

Il se rend en train à Peshawar, puis traverse à pied les territoires tribaux du nord-ouest du Pakistan actuel, en se faisant passer pour un sourd-muet. Il arrive ainsi à quitter le British Raj (les Indes britanniques) et atteindre Kaboul. De là, il rejoint l'Allemagne nazie, via l'URSS, encore liée à Berlin par le pacte de non-agression.

Tout soutien est bon à prendre

Cet homme aux idées socialistes voit dans les puissances de l'Axe des alliés précieux pour la conquête de l'indépendance indienne. Le ministre allemand des Affaires étrangères Joachim von Ribbentrop lui laisse entendre qu'il peut compter sur l'aide de son pays.

Le premier projet de Bose consiste à attaquer le Raj par le nord-ouest. Mais la rupture du pacte germano-soviétique rend cette option impossible. À partir du début de 1942, l'avancée japonaise en Asie du sud-est lui permet de construire une nouvelle stratégie. Environ trois millions de civils indiens et de nombreux soldats indiens, capturés à Singapour et en Malaisie, tombent sous le contrôle des Japonais. Bose imagine d'enrôler ces Indiens dans une « armée de libération » qui entrerait aux Indes par l'est.

En février 1943, il prend le bateau à Kiel pour rejoindre l'Asie. En plein océan indien, il est transféré d'un navire allemand à un sous-marin japonais. En mai 1943, le voilà à Tokyo. Il se met alors au service des Japonais, en échange de leur soutien à l'indépendance de l'Inde. Les Japonais accueillent à bras ouverts cet Indien dont la vision est compatible avec le projet nippon de création d'une « grande aire de co-prospérité asiatique ».

Quelques mois plus tard, en octobre 1943, Bose proclame un gouvernement indien provisoire et crée l'Indian National Army (INA). Il convainc un tiers des hommes de l'Indian Army prisonniers des Japonais de rejoindre cette « armée de libération », ainsi que des Indiens travaillant dans les plantations d'Asie du sud-est.

À partir de mars 1944, à la tête de son armée, il combat les Britanniques aux côtés des Japonais dans la province indienne de l'Assam. En fait de Britanniques, ce sont surtout d'autres soldats indiens, loyaux à l'Indian Army, que l'INA doit affronter. Cette opération militaire se transforme en quelques semaines en un fiasco complet. Pourtant, en Inde, une partie de l'opinion s'enthousiasme pour l'héroïsme de cette armée indienne combattant les Britanniques.

Parallèlement, la situation tourne à l'aigre pour les Japonais, repoussés dans le Pacifique par les Américains et en Birmanie par les Britanniques.

Une mémoire ambiguë

En août 1945, quelques jours avant la reddition du Japon, Bose fuit l'Asie du sud-est. Il meurt dans un mystérieux accident d'avion au dessus de Taïwan. Après l'échec de l'INA, les Britanniques voulurent juger et condamner certains de ses officiers. Des manifestations qui tournèrent à l'émeute, notamment à Calcutta, les en empêchèrent.

Tandis que certains historiens le soupçonnent de sympathies fascistes, Subhas Chandra Bose reste aujourd'hui extrêmement populaire en Inde, et surtout au Bengale. Son nom a même été donné à l'aéroport international de Calcutta.

Dans un sondage portant sur les « 60 plus grands Indiens » de l'histoire, organisé par l'hebdomadaire India Today en 2008, Bose arrivait en deuxième position, loin devant le mahatma Gandhi. Les Indiens se souviennent d'ailleurs de lui sous le surnom de « Netaji », le « chef respecté ».
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MessageSujet: 19 mars 1682 : Déclaration des quatre articles   Lun 19 Mar - 21:54



19 mars 1682 : Déclaration des quatre articles

Le 19 mars 1682, l'assemblée générale du haut clergé, réunie sous la houlette de Bossuet, évêque de Meaux vote la Déclaration des quatre articles à l'instigation du roi Louis XIV. Cette déclaration, qui prend aussitôt valeur de loi, porte à son paroxysme le conflit ouvert dix ans plus tôt par l'ordonnance de Saint-Germain à propos du droit de régale (revenus des évêchés vacants).

Le premier article de la Déclaration restreint l'autorité du pape au domaine spirituel ; le deuxième déclare que les conciles et la coutume ont autorité sur le pape ; le troisième défend l'Église gallicane ; le quatrième enfin nie l'infaillibilité du pape.

Le pape Innocent XI décide de ne plus investir de nouveaux évêques en France. On compte bientôt 35 évêchés vacants. La crise ne s'atténue pas avec son successeur Alexandre VIII en 1689. Le pays est au bord d'un schisme et comme le roi commence à éprouver de graves difficultés par ailleurs, il finit par composer. Il renonce en septembre 1693 à la Déclaration cependant que le nouveau pape Innocent XII accorde l'extension du droit de régale et entérine les nouvelles investitures d'évêques.
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MessageSujet: 20 mars 1956 : La Tunisie retrouve son indépendance   Mar 20 Mar - 21:54



20 mars 1956 : La Tunisie retrouve son indépendance

Le 20 mars 1956, la France met fin à son protectorat sur la Tunisie.

C'est l'aboutissement des revendications menées par le Destour, un parti fondé en 1920 par le cheikh Talhabi, et plus encore le Néo-Destour, un parti indépendantiste plus radical que le précédent, fondé en 1934 par Habib Bourguiba. Celui-ci avait été aussitôt arrêté mais relâché deux ans plus tard par le gouvernement de Léon Blum...

Accession pacifique à l'indépendance

Dès le milieu du XIXe siècle, la Tunisie, beylicat autonome de l'empire ottoman, avait connu une modernisation sans équivalent dans le monde arabe. Elle avait été le premier pays musulman à abolir l'esclavage et se doter d'une Constitution. Mais les financiers occidentaux avaient conduit le bey à s'endetter outre-mesure, l'obligeant à se placer sous le protectorat de la France.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, en novembre 1942, la Tunisie est occupée par la Wehrmacht en réplique au débarquement anglo-saxon en Afrique du Nord mais les Allemands doivent évacuer le pays dès le 13 mai 1943 et dès le 27 mars 1944, le général de Gaulle rétablit par décret l'ancien protectorat.

La déception est grande chez Bourguiba et ses partisans qui se lancent dans des actions violentes contre les autorités françaises. Bourguiba est arrêté une nouvelle fois par le résident général Jean de Hauteclocque en janvier 1953 cependant que se multiplient les actes terroristes.

Là-dessus, coup de théâtre. Le 31 juillet 1954, le président du Conseil Pierre Mendès France se rend à Tunis et, par son « discours de Carthage », reconnaît l'autonomie interne de la Tunisie, premier pas vers l'indépendance, qui intervient près de deux ans plus tard (entre temps, une guerre d'indépendance cruelle a éclaté dans l'Algérie voisine).

Dans le mois qui suit, le Néo-Destour s'assure une majorité écrasante aux élections. Son chef Bourguiba, devenu le chef du gouvernement, abolit le beylicat et proclame la République le 25 juillet 1957.

Modernisation à la hussarde

Le coup d'État de Bourguiba intervient au paroxysme de la guerre d'Algérie. Le 13 février 1958, l'aviation française bombarde une base arrière du FLN à Sakiet, en Tunisie. Il s'ensuit une grave tension internationale et des combats entre soldats tunisiens et français qui vont conduire à Paris au retour au pouvoir du général de Gaulle.

Bourguiba obtient de la France qu'elle renonce en 1963 à sa base militaire de Bizerte, au nord de Tunis. L'année suivante, il nationalise les terres des étrangers, essentiellement des anciens colons français. C'en est bien fini du protectorat.

Grisé par l'idéologie socialiste comme la plupart des chefs d'État du tiers-monde de son époque, Bourguiba entreprend une socialisation de l'économie mais, confronté à de fortes résistances et à des échecs cuisants, il en revient dès 1969 et renoue alors avec un libéralisme modéré. De la même façon, il se rapproche du camp occidental et pro-américain dans la guerre froide qui perdure entre Américains et Soviétiques.

Plus important, le « Père de l'indépendance » poursuit l'effort d'éducation déjà bien engagé sous le protectorat, qui fait de la jeunesse tunisienne la mieux formée, et de loin, du Maghreb (l'ancienne Afrique du Nord française).

Il engage aussi son pays dans une voie laïque modérée inspirée de Kémal Ataturk. C'est ainsi qu'il proscrit la polygamie, le voile et la répudiation. Il instaure un code civil en remplacement du code coranique.

Il convainc aussi ses concitoyens que le travail et la lutte contre le sous-développement sont une forme de djihad (« guerre sainte ») et, à ce titre, dispensent leurs acteurs du jeûne très contraignant du Ramadan. Joignant le geste à la parole, il boit un verre d'eau pendant le mois du jeûne, en plein jour.

Par la modernisation et la laïcité, la Tunisie a occupé jusqu'en ce début du XXIe siècle une place particulière au sein du monde arabe, avant qu'elle ne soit doublement compromise par le pouvoir personnel de Ben Ali et la révolution qui y a mis fin.
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MessageSujet: 21 mars 547 : Saint Benoît lègue sa règle aux moines d'Occident   Mer 21 Mar - 21:54



21 mars 547 : Saint Benoît lègue sa règle aux moines d'Occident

Le 21 mars 547 meurt saint Benoît de Nursie, un moine italien né 67 ans plus tôt dans la pire période des invasions barbares. On lui doit la redécouverte de la culture antique et la règle monastique dite « bénédictine » qui va valoriser le travail dans toutes les couches de la société.

Un moine d'exception

Après des études de droit à Rome, Benoît se retire dans une grotte pour prier et pratiquer l'ascèse mais sa réputation de sainteté lui vaut d'être rejoint par d'autres ermites.

Benoît rassemble ses compagnons dans les ruines d'une forteresse, sur le mont Cassin, entre Naples et Rome. Puis il édicte pour eux une règle très simple, en 73 chapitres courts et un prologue.

À la différence des règles en usage dans les monastères orientaux, la sienne combine la prière, le travail et la tempérance dans un climat d'équilibre et de paix. « Ora et labora » (prier et travailler) était sa devise.

Le travail lui-même doit se partager entre les tâches intellectuelles (instruction, étude et copie des textes anciens...) et les tâches ordinaires (travaux ménagers, artisanaux ou agricoles).

Une règle à vocation universelle

La règle de saint Benoît de Nursie est reprise deux siècles plus tard, sous le règne de Charlemagne, par saint Benoît d'Aniane, fondateur de plusieurs monastères en pays franc. En 817, au concile d'Aix-la-Chapelle, l'empereur Louis le Pieux, fils et successeur de Charlemagne, l'impose à tous les monastères de son empire.

Cette règle dite « bénédictine » va contribuer d'une manière décisive au renouveau de la chrétienté occidentale en invitant les moines à redécouvrir l'héritage de l'Antiquité et surtout en valorisant le travail manuel.
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MessageSujet: 22 mars 1841 : Limitation législative du travail des enfants   Jeu 22 Mar - 21:54



22 mars 1841 : Limitation législative du travail des enfants

Le 22 mars 1841, une loi limite en France, pour la première fois, le travail des enfants employés dans les manufactures, usines ou ateliers. La loi est promulguée par Louis-Philippe, roi des Français, le maréchal Jean-de-Dieu Soult (73 ans) étant président du Conseil. Elle s'inspire d'une loi similaire promulguée en Angleterre neuf ans plus tôt, en 1833.

L'article 2 énonce :
    Les enfants devront, pour être admis, avoir au moins huit ans.
    De huit à douze ans, ils ne pourront être employés au travail effectif plus de huit heures sur vingt-quatre, divisées par un repos.
    De douze à seize ans, ils ne pourront être employés au travail effectif plus de douze heures sur vingt-quatre, divisées par des repos.
    Ce travail ne pourra avoir lieu que de cinq heures du matin à neuf heures du soir.
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MessageSujet: 23 mars 1848 : Les Milanais chassent les Autrichiens   Ven 23 Mar - 21:54



23 mars 1848 : Les Milanais chassent les Autrichiens

Le 23 mars 1848, les Milanais chassent les Autrichiens de leur ville au terme d'un soulèvement de cinq jours.

La révolte avait débuté par la guerre des cigares, les Milanais s'abstenant de fumer pour ne pas payer la taxe sur le tabac... et les troupes d'occupation se plaisant à fumer sous leur nez de voluptueux cigares.

Un an plus tard, les Autrichiens du feld-maréchal Radetzky reprendront pied dans la ville et auront raison des velléités patriotiques des Italiens.
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MessageSujet: 24 mars 1860 : La France reçoit Nice et la Savoie   Sam 24 Mar - 21:54



24 mars 1860 : La France reçoit Nice et la Savoie

Le 24 mars 1860, par le traité de Turin, Nice et la Savoie reviennent à la France.

Napoléon III obtient ces deux territoires en récompense de son intervention militaire contre l'Autriche, aux côtés du royaume du Piémont, et en échange de l'annexion de l'Italie centrale par le Piémont.

Le « droit des nationalités »

Pour la première fois au monde, l'exécution du traité est subordonnée à son approbation par les populations concernées en vertu du « droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ». Ce principe révolutionnaire à tonalité romantique va éveiller les aspirations nationales au XIXe siècle et au suivant, parfois de façon abusive.

Ce droit avait déjà été appliqué une première fois par le gouvernement français dans le Comtat Venaissin et à Avignon, propriété du Saint-Siège, le 14 septembre 1791. Mais ce fut de manière unilatérale et non dans le cadre d'un traité international.

Cette fois, c'est Paris et Turin qui organisent de concert un référendum dans le comté de Nice et en Savoie.

- Le comté de Nice :

De culture italienne ou plus précisément piémontaise, le port méditerranéen et son arrière-pays ont fait partie du comté de Provence avant d'être rattaché à la maison de Savoie en 1388. Le nom de comté ou comtat n'a rien à voir avec un quelconque comte mais dérive d'une racine latine qui signifie « campagne » ou « pays » et désigne une circonscription administrative (comme le county anglais ou le Comtat Venaissin).

- La Savoie :

De culture francophone, elle est le foyer historique de la Maison de Savoie. Fondée au XIIe siècle par Humbert aux Blanches Mains, cette dynastie acquit peu après, par mariage, le marquisat de Turin, de l'autre côté des Alpes. Elle a dés lors tourné ses ambitions vers la plaine du Pô. C'est elle qui, au temps de Napoléon III, a relevé le projet d'une unification de l'Italie.

Résultats sans surprise

Le 22 avril 1860, les habitants approuvent à une écrasante majorité leur rattachement à la France. À Nice, on compte 25 743 oui, 160 non et 5 000 abstentions. En Savoie, 235 non et une poignée d'abstentions sur 130 000 votants.

Ces résultats montrent que les habitants s'étaient par avance résignés à leur sort. Un sénatus-consulte du 12 juin 1860 confirme l'incorporation des deux provinces à l'Empire français.

- Au nord des Alpes, la Savoie est divisée en deux départements : Savoie et Haute-Savoie.

- Au sud, le comté de Nice est réuni à un morceau du département du Var, avec le fleuve Var lui-même, pour former le département des Alpes-maritimes (le département du Var se réfère depuis lors à un fleuve qui lui est étranger).

Notons que la partie nord du comté de Nice reste au Piémont malgré un vote favorable à l'annexion.

C'est que l'empereur Napoléon III ne veut pas priver son ami le roi Victor-Emmanuel de ses territoires de chasse du massif du Mercantour !

Ces territoires reviendront finalement à la France en 1947.

Les relations commerciales entre Nice et Turin demeurent importantes. Pas moins de 15 000 mulets transportent de Nice vers la capitale du Piémont 5 000 tonnes de sel par an. Ce trafic fait la fortune des petites villes de Tende et Sospel.

Protestations des nationalistes italiens

Les tractations entre Napoléon III, Victor-Emmanuel II, et le Premier ministre piémontais, Camilo Cavour, suscitent l'indignation des nationalistes italiens.

Au Parlement de Turin, Cavour est violemment attaqué pour le lâchage de ces deux provinces. Le héros républicain Giuseppe Garibaldi, natif de Nice, est l'un de ses opposants les plus déterminés.

Napoléon III n'aura plus guère d'autre occasion de se réjouir... Sa politique étrangère brouillonne, inspirée par de généreux sentiments comme le « droit des peuples à disposer d'eux-mêmes » et la « politique des nationalités » va entraîner la France et l'Europe occidentale dans une exacerbation des passions nationalistes et conduire à l'unification de l'Allemagne autour de la Prusse et à la dislocation de l'Autriche.
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MessageSujet: 25 mars 421 : Fondation de Venise   Dim 25 Mar - 20:54



25 mars 421 : Fondation de Venise

D'après les chroniques médiévales, Venise aurait été fondée le 25 mars 421 sur une lagune de la mer Adriatique, entre les estuaires du Pô et du Piave, hors de portée des hordes hunniques.

À vrai dire, la ville est plus sûrement née au siècle suivant, quand les habitants des régions avoisinantes sont venus grossir la population de la lagune pour échapper aux Lombards, de rudes barbares qui avaient envahi la plaine du Pô.

Ces réfugiés allaient préparer la fortune de la cité lacustre, dans un premier temps en développant l'exploitation du sel, ensuite et surtout en pratiquant le commerce entre l'Orient et l'Occident, notamment le commerce des esclaves (prisonniers de guerre slaves).
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MessageSujet: 26 mars 1944 : Bataille des Glières   Lun 26 Mar - 20:54



26 mars 1944 : Bataille des Glières

Le dimanche 26 mars 1944, trois bataillons de la 157e division de la Wehrmacht, appuyés par l'aviation et l'artillerie, prennent d'assaut le plateau des Glières, à 1400 mètres d’altitude, en Haute-Savoie, occupé depuis près de deux mois par un groupe de 450 résistants.

Cette bataille met fin au premier « maquis » de la Résistance. Son retentissement est immense tant sur les ondes de la BBC, à Londres, que sur celles de Radio Paris.

Guerre psychologique

Tandis que se rapproche la perspective d'un débarquement allié sur les côtes de la Manche, la Résistance se met en ordre de bataille. Tom Morel, un lieutenant d'active, constitue un maquis sur le plateau des Glières dès le 31 janvier 1944 pour accueillir les parachutages alliés et servir de base de repli aux résistants. Il rassemble des hommes de toutes origines : des combattants de l'Armée secrète de la Résistance, des officiers et sous-officiers des chasseurs alpins, des francs-tireurs et partisans (FTP) communistes, des républicains espagnols et de simples réfractaires du STO (Service du Travail Obligatoire).

Ainsi le plateau devient-il le premier territoire métropolitain à échapper à l'autorité du gouvernement de Vichy. Celui-ci ne se trompe pas sur la force du symbole et met aussitôt tout le département en état de siège. C'est le début d'une guerre franco-française.


La redoutable Milice de Joseph Darnand, le secrétaire d'État au Maintien de l'ordre, fait une rafle à Thônes le 5 février et, une semaine plus tard, le plateau est encerclé par des supplétifs de la police de Vichy, les Groupes Mobiles de Réserve (GMR). Cela n'empêche pas l'aviation alliée de larguer 90 tonnes d'armes au-dessus du maquis en trois parachutages, du 14 février au 10 mars.

Le 9 mars, les résistants occupent le siège de la Garde mobile à Entremont. Dans sa confrontation avec le chef des policiers, le lieutenant Tom Morel est abattu d'une balle à bout portant. Les résistants se retirent en emmenant avec eux soixante prisonniers.

Pour la première fois, les Allemands, sollicités par Joseph Darnand, se disposent à intervenir militairement contre ceux qu'ils appellent les « terroristes ».

Sur le plateau, les chefs du maquis jugent que leur mission est accomplie et qu'il convient de se retirer avant que le dégel ne permette aux Allemands de monter. Mais Jean Rosenthal, un agent de Londres envoyé sur place, les convainc de tenir coûte que coûte pour l'honneur de la Résistance et de la France libre du général de Gaulle. Il est vrai que celui-ci a besoin de se valoriser pour être reconnu par ses puissants alliés anglo-saxons.

Fin de partie

Le 26 mars 1944, le commandant allemand du secteur envoie deux patrouilles en reconnaissance vers les hauteurs du plateau. L'une d'elles est facilement repoussée mais l'autre arrive à contourner les défenses du maquis. Il s'ensuit un bref affrontement durant lequel deux « maquisards » sont tués et un autre blessé.

Les Allemands donnent l'assaut aussitôt après, avec le concours de la Milice française. Le capitaine Maurice Anjot, qui a remplacé Tom Morel à la tête du maquis, juge que ses hommes ont tenu les positions assez longtemps et que l'honneur est sauf. Il décide d’évacuer le plateau avec tous ses hommes.

Dans la retraite, cependant, 210 résistants sont capturés par l’ennemi ou ses alliés de la Milice ou la police de Vichy. Une centaine sont fusillés, parfois après avoir été torturés.

La « bataille des Glières » devient un enjeu dans la guerre des ondes que se livrent la France Libre de De Gaulle et le gouvernement collaborationniste de Vichy.

Philippe Henriot, le propagandiste de Radio Paris, évoque la liquidation du maquis par la police sans faire état de la participation allemande ! De son côté, Jean Rosenthal, dans son désir de bien faire, télégraphie à Londres une information selon laquelle 400 Allemands auraient été tués et 300 blessés dans les affrontements avec le maquis.

Sur Radio Londres, par la voix de Maurice Schumann, on peut encore entendre ceci le 7 avril 1944 : « À Glières, 500 Français ont résisté à 12.000 Allemands pendant 14 jours ». Il n'en reste pas moins que le maquis des Glières aura convaincu les chefs alliés de l'utilité de la Résistance française dans leur combat contre le nazisme.
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MessageSujet: 27 mars 1351 : Combat des Trente à Ploërmel   Mar 27 Mar - 20:54



27 mars 1351 : Combat des Trente à Ploërmel

Le 27 mars 1351, sur la lande de Ploërmel, deux camps bretons règlent leur différend par un tournoi meurtrier.
Il figure encore aujourd'hui parmi les grands mythes de l'histoire de la Bretagne.

C'est l'épisode le plus mémorable de la guerre de Succession de Bretagne ouverte dix ans plus tôt par la mort du duc Jean III le Bon, le 30 avril 1341, sans enfant et sans héritier désigné.

Un merveilleux fait d'armes !

De nombreuses empoignades jalonnent cette longue guerre féodale dont les paysans bretons sont les principales victimes.

Le 25 mars 1351, Jean de Beaumanoir, capitaine du château de Josselin, provoque en combat singulier les Anglais de Richard de Bremborough, établi non loin de là, à Ploërmel. Mais à un combat singulier, le capitaine anglais préfère un combat par équipes :
    Dieu soit Juge entre nous ! Que chacun de nous choisisse trente à quarante champions pour soutenir sa cause.
    Nous verrons de quel côté est le droit.

Les deux camps désignent chacun trente champions et le combat commence deux jours plus tard sur la lande, au lieu-dit le chêne de Mi-Voie (ou Mivoye), dans le Morbihan actuel.

C'est un carnage sans règle qui n'a rien à voir avec les joutes codifiées de l'époque. Les combattants, chevaliers, écuyers, mercenaires, sont à pied ou à cheval, avec des armes disparates. Pour le chroniqueur Jean Froissart qui en a fait le récit complet, ce fut «un moult haut, un moult merveilleux fait d'armes».

Au plus fort des combats, Beaumanoir, blessé, réclame à boire. L'un de ses compagnons, Geoffroy du Bois, lui lance selon la chronique : Bois ton sang, Beaumanoir ! Et la soif te passera. Et le capitaine retrouve sa combativité.

Le soir venu, Beaumanoir et son camp remportent une victoire relative avec «seulement» six morts, les Anglais ayant de leur côté perdu neuf hommes dont leur chef, Bremborough.

Près de Josselin, un enclos et une stèle rappellent le souvenir de ce combat.

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MessageSujet: 28 mars 1928 : Fondation du Birobidjan   Mer 28 Mar - 20:54



28 mars 1928 : Fondation du Birobidjan

Le 28 mars 1928, Staline décide de créer une région autonome à l'Est de la Sibérie en vue d'y installer les juifs d'Union soviétique.

Le territoire prend le nom de Région autonome des Juifs du Birobidjan en 1934 et adopte le yiddish (la langue des juifs d'Europe orientale) pour langue officielle à côté du russe.

La création du Birobidjan, sur une idée du président du Soviet Suprême Mikhaïl Kalinine, relève du désir de freiner l'émigration des juifs soviétiques vers la Palestine tout en les poussant loin de la Russie utile.

Mais la république du Birobidjan, glaciale et désolée, en bordure du fleuve Amour, sur la frontière chinoise n'attire guère d'immigrants.

Les juifs eux-mêmes, malgré les encouragements officiels, n'ont jamais représenté plus du quart de sa population. En ce début du XXIe siècle, dans ce qui est devenu l'Oblast autonome juif, ils ne sont plus que quelques milliers sur 200 000 habitants (Russes, Coréens, Chinois...) mais restent fidèles à leur culture et à la langue yiddish.

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MessageSujet: 29 mars 1918 : L'église Saint-Gervais bombardée   Jeu 29 Mar - 20:54



29 mars 1918 : L'église Saint-Gervais bombardée

Lors de leur ultime offensive de la Grande Guerre, les Allemands bombardent Paris avec trois canons géants situés dans la forêt de Saint-Gobain, à 140 km au nord de la capitale. Ils sont surnommés Langer Friedrich (« Frédéric le Long »), en hommage à l'industriel Friedrich Krupp, et Gross Gustav en hommage à son gendre.

L'un de ces canons tire un obus à l'aveuglette le 29 mars 1918. Il atteint l'église Saint-Gervais, pendant les vêpres du Vendredi Saint, occasionnant 91 morts et 68 blessés parmi les fidèles. L'événement a un retentissement jusqu'en Amérique.

Au total, entre le 23 mars et le 9 août 1918, 183 projectiles font 256 tués et 620 blessés parmi les Parisiens. Ceux-ci vont longtemps confondre ces canons à très longue portée avec un autre canon de bien moindre portée, surnommé Gross Bertha, d'après le prénom de l'héritière Krupp, qui avait bombardé Liège, Maubeuge et Dunquerque à l'été 1914.
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