Duché de Montmirail

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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 29 juillet 1958 : Création de la NASA   Sam 29 Juil - 20:54



29 juillet 1958 : Création de la NASA

Dix mois après le lancement du premier satellite par les Soviétiques, les Américains relèvent le défi spatial.

Le 29 juillet 1958, ils regroupent tous les organes militaires travaillant sur l'espace dans un organisme unique : la NASA (National Aeronautics and Space Administration).

Avec une vingtaine de centres de recherche dont celui de Mountain View, au sud de la Californie, et la base de lancement de Cap Canaveral (1964-1973 : Cap Kennedy), en Floride, la nouvelle administration va très vite prendre les devants dans la course à l'espace.


Un demi-siècle après, toutefois, elle apparaît usée, victime de gigantisme et surtout de l'absence de projet stimulant.
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MessageSujet: 30 juillet 1903 : Scission du Parti Social-Démocrate Russe   Dim 30 Juil - 20:54



30 juillet 1903 : Scission du Parti Social-Démocrate Russe 

Le 30 juillet 1903, à Bruxelles, les congressistes du Parti Social-Démocrate Ouvrier Russe (PSDOR) se divisent à propos des thèses de Lénine. Dans son opuscule Que faire ?, celui-ci préconise de confier à une avant-garde révolutionnaire la prise de pouvoir en Russie et l'établissement d'une dictature.

La majorité des congressistes préfèrent quant à eux respecter la démocratie. Ils se regroupent autour de Martov. Mais lors du vote final, ils sont momentanément mis en minorité par la sortie des députés juifs du Bund (une association progressiste d'Europe centrale).

Les partisans de Lénine en profitent pour s'octroyer l'épithète valorisante de bolcheviks (majoritaires en russe). Ils se qualifieront plus tard de communistes. En attendant, sans vergogne, ils qualifient leurs rivaux de mencheviks (minoritaires)!

Cette minuscule affaire serait restée inconnue des historiens si elle n'avait débouché à la faveur de la Grande Guerre sur le renversement de la démocratie russe et l'établissement d'un totalitarisme d'un genre encore inédit.
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MessageSujet: 31 juillet 1358 : Assassinat d'Étienne Marcel   Lun 31 Juil - 20:54



31 juillet 1358 : Assassinat d'Étienne Marcel

Le 31 juillet 1358, Jean Maillard, un échevin fidèle à la royauté, fait assassiner le prévôt des marchands Étienne Marcel devant la porte Saint-Denis alors qu'il s'apprêtait à livrer les clés de Paris à Charles le Mauvais. Le surlendemain, le Dauphin Charles, futur Charles V, rentre sous les acclamations dans sa capitale, dont il avait dû fuir en catastrophe quelques mois plus tôt.
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MessageSujet: 1er août 12 av. J.-C. : Drusus inaugure le sanctuaire des Trois-Gaules   Mar 1 Aoû - 20:54



1er août 12 av. J.-C. : Drusus inaugure le sanctuaire des Trois-Gaules

Drusus, beau-fils de l'empereur Auguste, inaugure le sanctuaire des Trois-Gaules le 1er août de l'an 12 avant JC, à Condate, au pied de la colline de la Croix-Rousse, près de la colonie romaine de Lugdunum (Lyon).

Il s'agit d'un très imposant autel entouré de tribunes. Sur les gradins sont gravés les noms des soixante peuples gaulois qui envoient chaque année, le 1er août, des délégués pour rendre le culte à Rome et Auguste, mais aussi pour discuter des problèmes politiques des Gaules.

Sept ans plus tard, un amphithéâtre sera également construit à proximité du sanctuaire. Il ne reste plus rien aujourd'hui du sanctuaire et de l'amphithéâtre, sinon des évocations picturales sur des monnaies.

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MessageSujet: 2 août 1882 : L'armée anglaise débarque en Égypte   Mer 2 Aoû - 20:54



2 août 1882 : L'armée anglaise débarque en Égypte

Le 2 août 1882, les Anglais débarquent à Alexandrie, grand port égyptien sur la Méditerranée, sous le prétexte de ramener l'ordre après des émeutes meurtrières.

Tirant parti de l'incapacité du souverain égyptien à rembourser sa dette extérieure, ils placent son gouvernement sous tutelle.

Leur intervention met fin à l'indépendance de l'Égypte... ainsi qu'au rayonnement de la France dans la vallée du Nil.

Modernisation à marche forcée

Depuis l'époque de Soliman le Magnifique, trois siècles plus tôt, l'Égypte se considère comme faisant partie de l'empire ottoman mais, après la prise de pouvoir par Méhémet Ali en 1805, le khédive ou vice-roi, qui la gouverne au nom du sultan, est devenu indépendant de fait.

Les Français, présents dans le pays depuis l'expédition d'Égypte de 1798, lui prêtent assistance dans les domaines militaire, économique et culturel.

Sous l'impulsion de Méhémet Ali et de ses successeurs, le pays se modernise à grandes enjambées, avec l'ambition de rejoindre l'avant-garde européenne.

La population, essentiellement paysanne, se concentre dans la vallée du Nil depuis la haute Antiquité. Au total à peine 35.000 km2, soit la superficie de la Belgique ou de la Bretagne. Au cours du XIXe siècle, elle passe de 2,5 millions à une dizaine de millions d'habitants (80 millions à la fin du XXe siècle).


Le 18 janvier 1863, le trône revient à Ismaïl Pacha (32 ans), petit-fils de Méhémet Ali. Le nouveau khédive investit à tour de bras dans les infrastructures et pour cela souscrit des emprunts massifs à l'étranger, notamment afin de permettre l'achèvement des travaux de creusement du canal de Suez.

La dette publique passe de quatre à quatre vingt millions de livres.

Or, cette dette coûte très cher, d'une part parce que les créanciers occidentaux imposent des taux d'intérêt élevés sur les «valeurs à turban» dont ils se méfient (12 à 13% au lieu de 6 à 7% d'ordinaire) ; d'autre part parce que les intermédiaires prélèvent des commissions exorbitantes de l'ordre de 30 à 50%.

Le 24 novembre 1875, le khédive cède à l'Angleterre ses parts dans la Compagnie de Suez pour tenter d'éponger sa dette. Cela étant loin de suffire, l'État se déclare en faillite le 8 avril 1876.

De l'endettement au protectorat

Faute d'alternative, le gouvernement d'Ismaïl Pacha est placé sous la tutelle d'une Caisse de la dette (on dirait aujourd'hui «troïka»). Elle est composée de deux Français, deux Britanniques, un Autrichien et un Hongrois. Un contrôleur général européen est par ailleurs chargé de gérer les recettes, un autre ses dépenses.

Des Européens se voient même confiés les Finances et les Travaux Publics, avec mission de réduire les salaires des fonctionnaires et des militaires. 2500 officiers égyptiens sont aussi congédiés.

Ismaïl Pacha, soumis à la pression de la rue et de l'armée, renvoie les ministres européens. Les créanciers, exaspérés, jugent qu'ils n'ont plus rien à espérer du khédive et l'obligent à abdiquer au profit de son fils Taufiq.


Taufiq Pacha (27 ans) ne fait pas d'histoire. Il confie l'administration du pays à un condominium franco-britannique. Mais l'asservissement de l'Égypte ne laisse pas les habitants indifférents.

Les officiers se révoltent sous la direction du colonel Ahmed Arabi le 9 septembre 1881, imposent au khédive de renvoyer son gouvernement et de convoquer une nouvelle Chambre des délégués (assemblée législative).

Par une note commune, le 8 janvier 1882, le Premier ministre britannique William Gladstone et le Président du Conseil Léon Gambetta affirment haut et fort leur soutien au khédive et tentent d'impressionner les rebelles. Mais ceux-ci ressentent la note comme une provocation. Ahmed Arabi entre au gouvernement et, le 29 mai, obtient du khédive des pouvoirs dictatoriaux. Il fait aussitôt fortifier le port d'Alexandrie et la côte.

Une émeute populaire à Alexandrie fournit à Gladstone un motif d'intervenir. Il met en demeure le gouvernement égyptien de désarmer les batteries de la ville.

Le 11 juillet 1882, l'amiral Beauchamp-Seymour reçoit l'autorisation de bombarder Alexandrie. La nuit suivante, de vastes incendies s'emparent de la ville et les pillards s'en donnent à coeur joie. Le 2 août enfin, des troupes britanniques débarquent à Alexandrie. Le 13 septembre 1882, une bataille décisive a lieu à Tel el-Kebir entre les Anglais et les Égyptiens. Ceux-ci sont aisément défaits et Arabi Pacha, capturé, est exilé à Ceylan.

Vers le protectorat

La France, paralysée par l'instabilité ministérielle, s'exclut du jeu. Elle voit le canal lui échapper et son influence sur le pays bientôt réduite à rien. Elle obtient toutefois une compensation avec la reconnaissance d'un protectorat sur la Tunisie.

Gladstone place le gouvernement du khédive sous sa protection et toute la réalité du pouvoir passe entre les mains du consul général de la reine Victoria.


Celui-ci, lord Cromer, devient le véritable maître du pays. Il remodèle l'armée et poursuit l'oeuvre de modernisation d'Ismaïl Pacha, en développant l'irrigation et la culture du coton.

Pendant la Grande Guerre de 1914-1918, les masques tombent : l'Égypte rompt officiellement avec l'empire ottoman, allié des Puissances Centrales (Allemagne et Autriche-Hongrie). Elle se transforme en un sultanat sous protectorat britannique. Mais cela ne dure pas.

Le 28 février 1922, la Grande-Bretagne préfère renoncer à son protectorat sous la pression du mouvement indépendantiste.
Le sultan Fouad Ier se proclame dans la foulée roi d'Égypte, le titre de roi étant plus prestigieux que celui de sultan.
Les Britanniques conservent toutefois une grande influence sur les affaires du pays jusqu'au renversement de Farouk Ier, son fils et successeur, le 23 juillet 1952, par de jeunes officiers progressistes.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 3 août 1914 : L'Allemagne déclare la guerre à la France   Jeu 3 Aoû - 20:54



3 août 1914 : L'Allemagne déclare la guerre à la France

Le 3 août 1914, l'Allemagne déclare la guerre à la France. En guerre depuis deux jours déjà contre la Russie, elle veut prévenir une attaque conjointe de la Russie et de la France contre son territoire et met en oeuvre sans attendre le plan ébauché vingt ans plus tôt par un officier d'état-major (le plan Schlieffen).

Fatal enchaînement (suite)

Quelques folles journées de surenchères diplomatiques et militaires vont ainsi entraîner les pays les plus civilisés et les plus prospères de la planète dans un suicidaire conflit de quatre longues années, justement nommé la Grande Guerre.

– 3 août : l'Allemagne déclare la guerre à la France

Considérant que l'avantage appartient à celui qui dégaine le premier, l'Allemagne déclare la guerre à la France. La veille, elle a déjà envahi sans préavis le Luxembourg et lancé un ultimatum à la Belgique, exigeant le passage de ses troupes sur son sol.

Le chef d'état-major allemand, Ludwig von Moltke (66 ans), est le neveu du grand Helmuth von Moltke, autre chef d'état-major à l'origine des victoires de la Prusse sur l'Autriche et la France, à Sadowa et Sedan. Il applique le plan Schlieffen, du nom d'un général d'état-major prussien, le comte Alfred von Schlieffen, mort dix-huit mois plus tôt, qui préconise l'invasion de la Belgique, pays neutre, et la prise à revers de l'armée française, concentrée sur la frontière de l'Est.

Mais, à l'heure décisive, il va l'édulcorer, n'ayant pas l'audace de ses prédécesseurs.

C'est ainsi qu'au lieu de jouer le tout pour le tout dans l'attaque de l'aile droite sur la Belgique, von Moltke choisit de maintenir par précaution deux armées en Alsace... Ces deux armées feront cruellement défaut un mois plus tard, lorsque les Français lanceront sur la Marne la contre-offensive de la dernière chance.

Mais ce n'est pas le seul dérapage qui va affecter les Allemands... En ébauchant son plan, von Schlieffen a négligé le fait qu'il impliquait l'invasion d'un petit pays neutre, la Belgique...

– 4 août : l'Angleterre en guerre

Les dirigeants allemands ne se soucient pas de la Belgique. Dans une conversation téléphonique avec l'ambassadeur britannique, le chancelier Bethmann-Hollweg qualifie de «chiffon de papier» le protocole de 1831 qui garantit la neutralité belge. Dans le même temps, les troupes allemandes entrent en force en Belgique.

affiche de recrutement britannique à l'effigie du général Kitchener (1916)Or l'Angleterre, qui s'était jusque là tenue à l'écart et considérait n'avoir rien à faire d'un conflit entre continentaux, ne tolère pas l'invasion d'un pays auquel la lient d'étroites relations politiques et économiques.

Le jour même, L'Angleterre déclare donc à son tour la guerre à l'Allemagne. C'est une amère surprise pour l'empereur d'Allemagne, petit-fils de la défunte reine Victoria, qui avait espéré que Londres resterait à l'écart du conflit.

C'est dans ces conditions que va se jouer la «bataille des frontières» (14-24 août).
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MessageSujet: 4 août 1754 : Destitution de Dupleix   Ven 4 Aoû - 20:54



4 août 1754 : Destitution de Dupleix

Le 4 août 1754, Joseph Dupleix est destitué de sa charge de gouverneur des Indes par Godeheu de Zaimont, un dirigeant de la Compagnie des Indes orientales. Il avait, le premier, eu l’idée d’une implantation politique aux Indes mais ses alliances avec les princes locaux, ses dépenses et son faste avaient suscité des jalousies fatales à la cour de Versailles et l'irritation de son employeur, la Compagnie des Indes orientales.

Peu après, le 26 décembre 1754, alors que débute la guerre de Sept Ans, la France concède à son ennemie, l'Angleterre, le « traité Godeheu ». Les signataires conviennent à Madras que leurs compagnies de commerce s'interdiront désormais toute activité politique dans le sous-continent indien. En fait, l'Anglais Robert Clive va reprendre pour le compte de son pays la stratégie d'alliances avec les princes locaux qui avait si bien réussi à Dupleix.

À la signature du traité de Paris, en 1763, la France ne conserve plus aux Indes que cinq comptoirs : Chandernagor, Pondichéry, Karikal, Mahé et Yanaon. Ils seront restitués à l'Union Indienne en 1954.
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MessageSujet: 5 août 1905 : Premier congrès mondial d'esperanto   Sam 5 Aoû - 20:54



5 août 1905 : Premier congrès mondial d'esperanto

Le premier congrès mondial d'esperanto s'est déroulé du 5 au 12 août 1905 à Boulogne-sur-Mer. Organisé par Alfred Michaux, il propose des conférences, débats, expositions, animations culturelles et une excursion en Angleterre. Preuve est faite que l'espéranto, utilisé jusqu'alors essentiellement par écrit, fonctionne parfaitement. Ludwik Lejzer Zamenhof assiste à ce premier congrès.

Son petit-fils, Louis Christophe Zaleski-Zamenhof était présent à la rencontre amicale célébrée à Boulogne-sur-Mer à l'occasion du centenaire de cet évènement en 2005.

Les congrès se suivent ensuite chaque année sauf en 1914 et pendant la Seconde Guerre mondiale. Le congrès prévu à Paris le 2 août 1914 devait accueillir 3 739 congressistes de 50 pays. Il n'aura finalement pas lieu.
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MessageSujet: 6 août 1284 : Bataille de La Meloria, entre Gênes et Pise   Dim 6 Aoû - 20:54



6 août 1284 : Bataille de La Meloria, entre Gênes et Pise

Le 6 août 1284, près de la petite île de La Meloria, au large de Livourne, la flotte de Pise est complètement anéantie par celle de Gênes. C'est l'une des plus grandes batailles navales du Moyen Âge avec près de deux cent galères engagées et dix mille victimes du côté pisan.

Cette bataille de Meloria consacre la suprématie de la République de Gênes sur la Méditerranée occidentale. Pise, de son côté, tombe sous l'influence de Florence, sa rivale en Toscane.

La rivalité entre les cités italiennes a des conséquences importantes pour une île oubliée, la Corse.

Territoire pontifical en vertu d'une donation qui aurait faite par Pépin le Bref au pape Étienne II en 754, l'île passe de la tutelle de Pise à celle de Gênes sans cesser d'appartenir officiellement au Saint-Siège. Mais sous l'administration génoise, sa situation tend à se dégrader...

Elle est divisée en deux régions administratives séparées par la chaîne montagneuse centrale : l'En-Deçà-des-Monts (capitales : Bastia et Calvi) et l'Au-Delà-des-Monts (capitale : Ajaccio).

Ces régions recoupent les limites des départements institués par la Révolution en 1793, le Golo et le Liamone, ainsi que des départements institués par la Ve République en 1976 : la Haute-Corse et la Corse du Sud. Elles sont elles-mêmes subdivisées en 90 pièvi (ou piéves), l'équivalent des cantons actuels ; chaque pièva correspond à peu près à une vallée.
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MessageSujet: 7 août 1932 : «Grande famine» et génocide ukrainien   Lun 7 Aoû - 20:54



7 août 1932 : «Grande famine» et génocide ukrainien

Le 7 août 1932, l'URSS promulgue une loi qui punit de dix ans de déportation, voire de la peine de mort, «tout vol ou dilapidation de la propriété socialiste», y compris le simple vol de quelques épis dans un champ.

Cette loi, dite «loi des épis», survient alors que les campagnes soviétiques connaissent un début de famine du fait des réquisitions forcées par le pouvoir. Elle va considérablement aggraver la situation des paysans et l'on estime qu'en Ukraine, trois à six millions d'entre eux vont mourir de faim dans les mois suivants.

Cette «Grande famine», intentionnellement entretenue et amplifiée par Staline, maître tout-puissant de l'Union Soviétique, est assimilée à un génocide par la plupart des historiens ainsi que par les Ukrainiens. Elle est connue sous le nom d'«Holodomor»(«extermination par la faim» en ukrainien).

La «dékoulakisation»

A la fin des années 1920, l'URSS commençait à retrouver le sourire grâce à la NEP (Nouvelle Politique Économique) et à un début de libéralisation économique. Sa production agricole et industrielle retrouve en 1927 les niveaux d'avant la Grande Guerre et la Révolution.

Mais Staline craint que la NEP ne favorise dans les villes et les campagnes l'avènement d'une nouvelle bourgeoisie qui pourrait un jour triompher du communisme ! Il met fin à la NEP et lance un premier plan quinquennal en vue d'industrialiser le pays.

Pour acheter des machines à l'étranger, il a besoin d'exporter un maximum de céréales et pour cela multiplie les réquisitions forcées chez les paysans. Ces derniers résistent en réduisant leur production et les livraisons à l'État.

Staline accuse les paysans aisés, surnommés «koulaks» (d'un mot russe qui désigne un prêteur sur gages), de faire obstruction à sa politique au nom de leurs intérêts particuliers. Il décide «l'élimination des koulaks en tant que classe» et l'intégration de tous les autres paysans dans de grandes fermes collectives (kolkhozes) ou fermes d'État (sovkhozes). Au prix de grandes violences, 70% des terres sont collectivisées et la «dékoulakisation» est considérée comme achevée. C'est alors qu'apparaissent les premières victimes de la faim. L'ensemble du pays est affecté mais c'est au Kazakhstan que l'on compte le plus grand nombre de morts : 1 à 1,5 million, victimes des réquisitions du gouvernement.

La grande famine

De fortes résistances à la collectivisation subsistent en Ukraine où la paysannerie a développé au fil de l'Histoire des structures comparables à celles que l'on rencontre en Occident : beaucoup de petits propriétaires attachés à leur terre, à leur pope (le curé orthodoxe) et à leur église.

C'est ainsi qu'en 1932, le pouvoir soviétique resserre la pression sur les paysans d'Ukraine, coupables de n'en faire qu'à leur tête et suspects de nationalisme. Les représentants du Parti multiplient les réquisitions forcées, y compris dans les fermes collectives.

Chacun tente de survivre. C'est alors que survient la sinistre «loi des épis» du 7 août. Elle va occasionner la déportation ou la mort de milliers de citoyens pour le vol de quelques grains ou d'une pomme de terre et permettre à l'État de s'approprier la quasi-totalité de la moisson !

Avec l'arrivée de l'hiver, sans surprise, survient la famine. De longues files de malheureux errent le long des routes en quête de subsistance et gagnent les villes en quête de travail et secours. Mais le gouvernement communiste ne reste pas sans réagir : à la fin décembre 1932, il institue un passeport unique pour tout le pays, avec interdiction pour quiconque de quitter son village de résidence sans autorisation du Parti !

Affaiblis, les gens meurent de froid et de faim dans leurs cabanes, le long des routes ou sur les trottoirs des grandes villes d'Ukraine, quand ils ne sont pas déportés sur un ordre arbitraire du Parti.

Beaucoup de désespérés se suicident. Un nombre non négligeable se livrent au cannibalisme, enlevant les enfants des voisins ou tuant parfois leur propre enfant pour se nourrir de leur chair. Le phénomène est si peu rare que le gouvernement fait imprimer une affiche qui proclame : «Manger son enfant est un acte barbare !»

La famine ne relâche son étreinte qu'au mois de mai 1933 avec le retour des fruits et des légumes dans les jardins privés.

Le génocide occulté

À l'étranger, où filtrent malgré tout des informations sur la famine et les excès de la «dékoulakisation», les communistes trouvent des gens complaisants, cyniques ou naïfs pour relayer leurs mensonges sur la prospérité de l'Union soviétique et de ses habitants.

Le cas le plus notable est celui d'Édouard Herriot, maire de Lyon et chef du parti radical français, qui se rend en URSS à l'été 1933. Il aspire à un rapprochement entre la France et l'URSS pour contenir l'Allemagne, qui vient de tomber aux mains des nazis.

De ce fait, après avoir parcouru l'Ukraine en compagnie des officiels soviétiques, il déclare, péremptoire : «J'ai traversé l'Ukraine. Eh bien ! je vous affirme que je l'ai vue tel un jardin en plein rendement.» Il est vrai que les communistes ont fait ce qu'il fallait pour cela, maquillant les villages où devait passer le leader occidental.

La famine et son aspect intentionnel ne font plus guère débat parmi les historiens. Quant aux députés ukrainiens, ils ont voté le 28 novembre 2006 une loi affirmant que «la famine provoquée par les Soviétiques est un génocide contre le peuple ukrainien».
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MessageSujet: 8 août 1974 : Démission de Richard Nixon   Mar 8 Aoû - 21:10



8 août 1974 : Démission de Richard Nixon

Le 8 août 1974, Richard Milhous Nixon, 37e président des États-Unis, annonce sa démission à mi-parcours de son deuxième mandat.

Échappant de ce fait à une démission forcée par le Sénat, selon la procédure de l'empeachment, il est aussitôt remplacé par le vice-président Gerald Ford, du parti républicain comme lui.

Cette démission sans précédent est la conséquence de ses mensonges à propos d'une effraction des bureaux du Parti démocrate, en juin 1972, dans un ensemble immobilier de Washington, le Watergate.

Son implication dans cette affaire avait été mise à jour après sa triomphale réélection par deux journalistes du Washington Post, Bob Woodward et Carl Bernstein, renseignés par le N°2 de la police fédérale, le FBI (« Deep Throat », Gorge Profonde).
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MessageSujet: 9 août 1535 : Jacques Cartier baptise le Saint-Laurent   Mer 9 Aoû - 20:54



9 août 1535 : Jacques Cartier baptise le Saint-Laurent

Lors de son deuxième voyage en direction de la Nouvelle-France, l'explorateur Jacques Cartier (43 ans) atteint le 9 août 1535 l'embouchure du Saint-Laurent qu'il avait d'abord confondue avec le mythique passage du Nord-Ouest entre Atlantique et Pacifique. Il baptise le fleuve d'après le saint du lendemain, Laurent.

S'il l'avait baptisé d'après le saint du jour, le fleuve se serait appelé... Saint-Amour ! À quoi n'avons-nous pas échappé !

Il remonte le fleuve et accoste sur une île, près du village indien d'Hochelaga, en un lieu qui deviendra plus tard Ville-Marie puis Montréal. Il donne au pays environnant le nom de Canada, d'après le mot indien qui désigne tout simplement un village. Il prend possession de ces terres au nom du roi de France François Ier.
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MessageSujet: 10 août 1826 : Premiers omnibus à Nantes   Jeu 10 Aoû - 20:54



10 août 1826 : Premiers omnibus à Nantes

Le 10 août 1826, Stanislas Baudry ouvre à Nantes la première ligne de transports en commun de France. Elle relie les quartiers de Richebourg et Salorges avec deux voitures à chevaux d'une capacité de seize personnes chacune.

Pascal déjà

Au XVIIe siècle, en France, les gens de bien pouvaient faire appel à des chaises à porteur pour se déplacer en ville.

Mais vers 1617, un certain Nicolas Sauvage, facteur des maîtres des coches d'Amiens, a l'idée des premières voitures de louage, les ancêtres des taxis. Il ouvre vers 1640 un dépôt à Paris, rue Saint-Martin, pour une vingtaine de voitures. Comme le dépôt est situé en face d'un hôtel à l'enseigne de Saint Fiacre, les voitures ne tardent pas à emprunter le nom de ce saint, patron des jardiniers et des bonnetiers.

L'idée de liaisons urbaines régulières est inventée un peu plus tard par le génial Blaise Pascal, qui n'en est pas à une invention près. Le savant s'associe pour l'occasion avec le duc de Rouanez et les marquis de Sourches et de Crénan.


Il obtient par lettres patentes du roi Louis XIV le privilège d'ouvrir cinq lignes au départ du palais du Luxembourg, avec des horaires fixes. L'une d'elles doit faire le tour de Paris par le Luxembourg, la porte Saint-Antoine, Saint-Roch, Montmartre et la Bastille.

L'exploitation des cinq lignes débute le 18 mars 1662 (Pascal, qui a investi sa fortune et ses dernières forces dans le projet décèdera quelques mois plus tard).

Le parcours de base coûte cinq sous (ou sols), soit l'équivalent d'une livre de viande. Précisons que le salaire moyen d'un ouvrier de manufacture se situe à l'époque aux alentours de 8 sols par jour.

Tout serait allé pour le mieux si les parlementaires ne s'en étaient mêlés. Ces nouveaux nobles imbus de leurs privilèges ne supportent pas la perspective de partager les « carrosses à cinq sols » avec des gens de peu. Ils ne les autorisent qu'à la condition que « soldats, pages, laquais et autres gens de bras » en soient exclus !

Soit en raison de cette interdiction faite à une partie des citadins, soit en raison du prix élevé du parcours de base, la compagnie ne tarde pas à péricliter. Elle arrête son activité au bout de 15 ans.

Omnibus, un mot plein d'avenir

À Nantes, au début du XIXe siècle, un jeune homme, Étienne Bureau, imagine de transporter les employés de son grand-père, un armateur, entre ses bureaux de la rue Jean-Jacques Rousseau et les services de la Douane, dans le quartier de Salorges.

Le véhicule stationne devant la boutique d'un chapelier nommé Omnès, dont l'enseigne indique « Omnes Omnibus », ce qui signifie en latin de cuisine "Omnès pour tous". C'est ainsi que les usagers de la ligne prennent l'habitude de dire : « Je prends (ou je vais à)... l'omnibus. » Le mot va faire le tour du monde et se décliner de toutes les façons possibles dans toutes les langues : bus, autobus...

Dans le même temps, dans la même ville, Stanislas Baudry, un colonel en demi-solde de l'armée de Napoléon, monte une minoterie dans le quartier de Richebourg. Pour utiliser au mieux la vapeur de son usine, il crée un établissement de bains à côté de celle-ci. Et il a lui aussi l'idée d'ouvrir une ligne régulière de transport pour amener les habitants du centre de Nantes dans son établissement.

Très vite, Stanislas Baudry s'aperçoit que les Nantais utilisent sa ligne de transport pour leurs propres besoins et non pour les bains. Il comprend qu'il y a là une perspective de marché. C'est ainsi qu'il abandonne la minoterie et obtient de la municipalité de Nantes l'autorisation d'ouvrir la première ligne régulière d'omnibus.

L'entrepreneur étend son activité à Paris dès le 30 janvier 1828 en inaugurant l'Entreprise Générale des Omnibus. Le succès est là aussi au rendez-vous, les omnibus se révélant beaucoup moins coûteux que les fiacres (l'équivalent de nos modernes taxis).

Mais Stanislas Baudry est très vite laminé par la concurrence. Déprimé, il se suicide en 1830 en se jetant dans le canal Saint-Martin, près de son entrepôt.

Dans un premier temps, en effet, les compagnies d'omnibus se multiplient.

Leurs voitures se distinguent par des variations de couleurs et des noms pittoresques : Dames blanches, Tricycles, Favorites, 0rléanaises, Batignollaises... Plus tard arrivent les Hirondelles, les Gazelles, les Excellentes et les Constantines. Ces véhicules offrent tous quinze places, sans impériale.

Peu à peu, l'activité se concentre et en 1855, les transports en commun à Paris ne sont plus le fait que d'une seule compagnie, la Compagnie générale des Omnibus. À cette époque, l'idée a déjà fait le tour du monde...

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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 11 août 480 av. J.-C : bataille des Thermopyles   Ven 11 Aoû - 20:54



11 août 480 av. J.-C : bataille des Thermopyles

La bataille des Thermopyles, le 11 août 480 av. J.-C., oppose une alliance des cités grecques à l'empire achéménide. C'est l'un des plus célèbres faits d'armes de l'histoire antique. L'armée grecque (environ 7 000 hoplites) tenta de retenir la grande armée perse du Grand Roi Xerxès Ier (qui comptait, selon les estimations modernes, entre 70 000 et 300 000 soldats) à l'entrée du défilé des Thermopyles qui commande l'accès de la Grèce centrale, le long de la mer Égée.

À la suite d'une manœuvre de contournement par les Perses, pris sur leurs arrières, la plupart des Grecs abandonnèrent la bataille à cause de la trahison d'un des leurs, et seul le contingent spartiate commandé par le roi Léonidas Ier, ainsi que trois cents soldats de Thespies commandés par Démophilus, décidèrent de combattre jusqu'au sacrifice, malgré une infériorité numérique prononcée, pour laisser aux Grecs le temps d'organiser leur défense.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 12 août 1099 : Prise d'Ashkelon par les croisés   Sam 12 Aoû - 20:54



12 août 1099 : Prise d'Ashkelon par les croisés

Le 12 août 1099, peu après avoir enlevé Jérusalem aux musulmans, le chef des croisés Godefroy de Bouillon complète son succès en écrasant l'armée égyptienne à Ashkelon (ou Ascalon).

De cette ville, les croisés ramèneront en Occident... l'échalote (du latin ascolonia cepa, qui signifie oignon d'Ascalon).


Dernière édition par Ysaline de Montmirail le Dim 13 Aoû - 20:47, édité 1 fois
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Eurynome
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MessageSujet: Re: ephemeride   Dim 13 Aoû - 9:20

Ysaline de Montmirail a écrit:
La bataille des Thermopyles, le 11 août 480 av. J.-C., oppose une alliance des cités grecques à l'empire achéménide. C'est l'un des plus célèbres faits d'armes de l'histoire antique. L'armée grecque (environ 7 000 hoplites) tenta de retenir la grande armée perse du Grand Roi Xerxès Ier (qui comptait, selon les estimations modernes, entre 70 000 et 300 000 soldats) à l'entrée du défilé des Thermopyles qui commande l'accès de la Grèce centrale, le long de la mer Égée.


"La légende raconte que beaucoup d'historiens sortirent de la salle de cinéma en saignant du nez"... study
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MessageSujet: Re: ephemeride   Dim 13 Aoû - 20:54

Il y a un certain nombre d'affiches parodiques.
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MessageSujet: 13 août 1624 : Richelieu chef du Conseil du roi   Dim 13 Aoû - 20:55



13 août 1624 : Richelieu chef du Conseil du roi

Le 13 août 1624, Richelieu devient le chef du Conseil du Roi. Le cardinal entreprend de discipliner la noblesse et la met au service du roi.

Il réoriente la diplomatie dans le sens de l'intérêt national. Il combat le fanatisme religieux lorsque celui-ci sert les ennemis de la France. C'est aussi bien le fait des catholiques, groupés autour de la reine et favorables à l'Espagne, que des protestants de La Rochelle qui appellent les Anglais à leurs côtés.
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MessageSujet: 14 août 1385 : Les Portugais triomphent à Aljubarrota   Lun 14 Aoû - 20:54



14 août 1385 : Les Portugais triomphent à Aljubarrota

Le 14 août 1385, la bataille d'Aljubarrota assure l'indépendance du Portugal, menacée par des querelles de succession.

Ferdinand Ier le Beau, roi du Portugal et d'Algarve, n'a laissé à sa mort, le 22 octobre 1383, qu'une fille mariée à son voisin, le roi de Castille Jean Ier. Craignant que les Castillans ne fassent main basse sur leur petit royaume, les députés des Cortes de Coïmbra portent aussitôt sur le trône un fils illégitime de l'ancien roi Pierre Ier, Jean le Bâtard, sous le nom de Joao Ier.

Mais le roi de Castille n'en a cure. Soutenu par sa femme Béatrice et sa belle-mère Éléonore, veuve de Ferdinand Ier, il franchit la frontière avec son armée. Son équipée s'arrête à Aljubarrota, sur la route de Lisbonne, face à l'armée portugaise commandée par le connétable Nuno Alvares Pereira et renforcée par un petit contingent d'archers anglais.

En témoignage de reconnaissance à ses alliés anglais, le roi Jean Ier signe avec eux, en mai de l'année suivante, le traité de Windsor qui établit une « ligue d'amitié inviolable, éternelle, solide, perpétuelle et véritable » entre les deux royaumes. Cette alliance est la plus ancienne encore en vigueur.
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MessageSujet: 15 août 1867 : Droit de vote pour les ouvriers britanniques   Mar 15 Aoû - 20:54



15 août 1867 : Droit de vote pour les ouvriers britanniques

Le 15 août 1867, à l'initiative du Premier ministre Benjamin Disraeli, les ouvriers qualifiés des villes obtiennent le droit de vote. La loi électorale double pratiquement le nombre d'électeurs...

Un si long chemin...

La première réforme électorale, en 1832, avait suscité beaucoup de frustrations et les demandes d'élargissement du corps électoral se multiplient dans les années 1850. La majorité des hommes politiques s'y opposent néanmoins dans la crainte que les ouvriers ne se laissent séduire par des démagogues.

Telle n'est pas, cependant, l'opinion des deux principaux hommes politiques du temps, le libéral (whig) Gladstone, qui fait campagne pour la réforme depuis plusieurs années, et le conservateur (tory) Disraeli, chancelier de l'Échiquier (ministre des finances) du gouvernement dirigé par lord Derby.

Disraeli succède en 1867 à lord Derby au poste de Premier ministre. Dans le désir de rallier les classes populaires au parti tory, il fait voter une réforme audacieuse du système électoral. Il y introduit des amendements qui vont bien plus loin qu'une proposition faite par Gladstone en 1866 et qu'il avait dénoncée comme démagogue... Ses calculs seront du reste déçus puisque les conservateurs perdront les élections de 1868.

Le «Reform Act» de Disraeli attribue la qualité d'électeur non seulement aux propriétaires terriens mais aussi à tous les habitants des bourgs ou villes qui payent au moins dix livres de loyer par an. Il s'ensuit un quasi-doublement du corps électoral à presque 2,5 millions d'hommes. En excluant toutefois les travailleurs agricoles, la réforme maintient la domination des notables dans les campagnes. S'y ajoute un redécoupage électoral qui complète celui de 1832 en corrigeant la surreprésentation de certaines circonscriptions rurales.

L'élan ne faiblit pas et, en 1884, Gladstone, devenu Premier ministre, fait voter une troisième loi électorale qui donne aux habitants des campagnes les mêmes droits qu'aux citadins et réduit les exigences fiscales pour devenir électeur. Il n'empêche que le droit de vote demeure réservé à environ 60 % des hommes adultes tandis qu'en France, le suffrage universel (masculin) a été établi dès 1848.

Il faut attendre 1918 pour que le droit de vote soit étendu à tous les hommes de plus de 21 ans - ou presque- et aux femmes de plus de 30 ans. Cette distorsion entre les sexes sera corrigée dix ans plus tard, une fois que l'on se sera assuré que les femmes votaient à peu de chose près de la même façon que les hommes.
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MessageSujet: 16 août 1946 : Ali Jinnah impose la création du Pakistan   Mer 16 Aoû - 20:54



16 août 1946 : Ali Jinnah impose la création du Pakistan

Le 16 août 1946, le président de la Ligue musulmane Mohammed Ali Jinnah, lance une journée d'action dans toutes les Indes britanniques afin d'imposer la partition du pays et la création d'un État musulman indépendant, le Pakistan.

Il s'ensuit de violents heurts entre hindous et musulmans. On relève plusieurs milliers de morts à Calcutta, capitale administrative du British Raj (empire britannique des Indes).

Ali Jinnah recommande par ailleurs le boycott de l'Assemblée constituante réunie en décembre 1946.

Lassés par plusieurs années de longues et douloureuses tractations, les Britanniques se résignent alors à la partition des Indes, contre l'avis des hindous et notamment du plus célèbre d'entre eux, Gandhi, chef respecté du parti du Congrès.
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MessageSujet: 17 août 1945 : Les militaires obtiennent le droit de vote   Jeu 17 Aoû - 20:54



17 août 1945 : Les militaires obtiennent le droit de vote

Un an après les femmes, les militaires de carrière obtiennent le droit de vote. Jusque là, les militaires étaient exclus du droit de vote sous prétexte qu’ils ne devaient pas prendre parti dans les luttes politiques.

L'Armée ne sera donc plus surnommée la « Grande Muette ».

Le suffrage universel s'élargira encore avec le droit de vote aux 18-21 ans en 1974 et aux étrangers originaires de l'Union européenne en 1992.

A noter : l’article L4121-3 du Code de la défense prévoit qu’« il est interdit aux militaires en activité de service d’adhérer à des groupements ou associations à caractère politique ».

Néanmoins, « les militaires peuvent être candidats à toute fonction publique élective ; dans ce cas, l’interdiction d’adhésion à un parti politique est suspendue pour la durée de la campagne électorale. En cas d’élection et d’acceptation du mandat, cette suspension est prolongée pour la durée du mandat. »

Les militaires qui sont élus et qui acceptent leur mandat sont placés dans la position de détachement.

Dans les faits, le détachement d’office du militaire élu implique la perte de ses revenus (les militaires hésitent donc logiquement à se présenter au sein de listes municipales). De plus l’interdiction d’adhérer à un parti, un groupement ou une association politique ne permet pas au militaire de briguer un mandat national ou d’importance, les seuls de nature à lui assurer des revenus suffisants en cas d’élection (donc d’assumer la perte de revenus induit par le placement en position de détachement).
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MessageSujet: 18 août 1516 : Concordat de Bologne   Ven 18 Aoû - 20:54



18 août 1516 : Concordat de Bologne

Le 18 août 1516, dans la foulée de sa victoire de Marignan, le roi François Ier conclut avec le pape Léon X un concordat qui annule la « Pragmatique Sanction » de Bourges régira les relations entre la France et le Saint-Siège jusqu'en 1790.

Ce texte, négocié par le chancelier Antoine Duprat, donne satisfaction au souverain pontife car il reconnaît sa suprématie sur les conciles nationaux. Mais il satisfait aussi le roi en lui donnant le droit de nommer les titulaires des sièges ecclésiastiques dans son royaume (abbés, évêques, archevêques), par une extension du régime de la « commende ». Cette disposition va introduire dans l'Église de France une division entre un haut clergé composé de courtisans et un bas clergé pauvre et mal loti.
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MessageSujet: 19 août 1942 : Tragique débarquement des Canadiens à Dieppe   Sam 19 Aoû - 20:55



19 août 1942 : Tragique débarquement des Canadiens à Dieppe

Le 19 août 1942, environ 6 000 hommes de troupe débarquent sur les plages de Dieppe, au nord de la Seine. Parmi eux figurent 1005 commandos britanniques, 50 rangers américains, 15 Français et surtout 4 963 hommes et officiers de la 2e division d'infanterie canadienne, dont le régiment franco-canadien des fusiliers Mont-Royal.

Les Anglo-Saxons veulent par cette opération tester les défenses allemandes et préparer un futur débarquement de masse. Mais un convoi allemand repère la flotte alliée et donne l'alerte. Le débarquement vire à la tragédie.

L'aviation allemande mitraille et bombarde sans répit les plages sur lesquelles les chars d'assaut se révèlent incapables de manoeuvrer. La retraite en désordre laisse 1380 tués et deux mille prisonniers.

Les Alliés tirent heureusement toutes les leçons de cet échec héroïque. Ils décident que le futur débarquement en Europe de l'Ouest aura lieu sur des plages à l'écart des ports existants. Dans cette perspective, ils se lancent dans la mise au point d'un grand port artificiel. Ce sera Arromanches.
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MessageSujet: 20 août 1988 : Fin de la guerre Irak-Iran   Dim 20 Aoû - 20:54



20 août 1988 : Fin de la guerre Irak-Iran

Le 20 août 1988, un cessez-le-feu à l'initiative de l'ONU met un point final à la guerre Irak-Iran. Celle-ci a été déclenchée huit ans plus tôt par le dictateur irakien Saddam Hussein qui voulait tirer profit de l'état de guerre civile dans lequel était plongé son voisin et rival depuis la révolution islamique. Dans les faits, l'Iran s'est vite ressaisi et obtient en fin de compte un retour aux frontières initiales, au prix d'un million de morts au total...
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