Duché de Montmirail

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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 21 août 1941 : Attentat au métro Barbès   Lun 21 Aoû - 20:54



21 août 1941 : Attentat au métro Barbès

Le 21 août 1941, à Paris, un militant communiste de 22 ans, Pierre Georges, futur «colonel Fabien», se rend au métro Barbès et abat le premier Allemand qu'il croise sur le quai, l'aspirant Moser.

Cet attentat fait suite à l'invasion de l'URSS par la Wehrmacht et à l'entrée des communistes français dans la résistance contre l'occupant nazi.

L'objectif des communistes est l'affrontement frontal avec l'ennemi. Ils veulent de la sorte attiser la répression et immobiliser en France un maximum de divisions allemandes qui seront de ce fait rendues indisponibles pour combattre sur le front oriental, en URSS.

À Vichy, dès qu'est connu l'attentat du métro Barbès, le ministre de l'Intérieur Pierre Pucheu décide de punir le crime sans attendre en faisant exécuter six «communistes». De cette façon, il espère dissuader les Allemands de s'immiscer dans le maintien de l'ordre.

Dès le 23 août, une loi crée un nouveau tribunal, les Sections Spéciales, habilité à rejuger des condamnés en violation du sacro-saint principe de non-rétroactivité des lois (nulla poena sine lege).

Trois malheureux emprisonnés pour des délits mineurs ou la diffusion de tracts communistes sont extraits des prisons de Paris, rejugés à la hâte en qualité de présumés terroristes et guillotinés dès le lendemain matin dans la cour de la prison de la Santé. Les juges requis pour le tribunal n'osent cependant aller au bout de leur mission.

Ce n'est que le 24 septembre 1941 que le ministre obtient ses trois autres têtes, après avoir dû créer le 7 septembre un nouveau Tribunal d'État composé d'un seul magistrat «en activité ou en retraite».
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MessageSujet: 22 août 1717 : Le prince Eugène triomphe à Belgrade   Mar 22 Aoû - 20:54



22 août 1717 : Le prince Eugène triomphe à Belgrade

Le 22 août 1717, le prince Eugène de Savoie entre triomphalement à Belgrade à la tête de ses troupes autrichiennes.

Avec ce succès dans la guerre contre les Turcs ottomans, le prince Eugène se range parmi les plus grands chefs de guerre de l'Histoire.

Victoire sur le destin

Né en 1663, Eugène est le fils du prince de Savoie-Carignan et d'Olympe Mancini, une nièce de Mazarin dont Louis XIV avait apprécié dans sa jeunesse la compagnie et le charme.

À 20 ans, il ne rêve que de combats mais le roi, qui en veut à sa mère pour son implication dans l'«affaire des poisons», lui refuse un commandement.

Qu'à cela ne tienne. Eugène s'enfuit de Paris et se met derechef au service de l'empereur d'Allemagne Léopold Ier, en guerre contre les Turcs.

Eugène triomphe des Turcs

Le pacha Kara Moustapha, grand vizir du sultan Mohamed IV a entrepris le siège de Vienne, lequel a pu être levé grâce à l'intervention du roi Jean III Sobieski de Pologne.

À la faveur de cette contre-offensive, Eugène fait ses preuves et reçoit un régiment dès 1684.

Il est nommé maréchal à 29 ans et commandant en chef de l'armée impériale en Hongrie où il remporte en 1697 la victoire mémorable de Zenta sur une armée turque en déclin.

Son étoile monte au zénith avec le traité de Karlowitz, en 1699, par lequel l'Autriche s'étend en Hongrie et en Transylvanie.

Après avoir enlevé Belgrade aux Turcs, Eugène se retourne contre... les Français. Il mène brillamment les guerres de la Ligue d'Augsbourg et de Succession d'Espagne en Allemagne et en Italie contre la France et les princes protestants.

Il prend encore le commandement suprême au cours de la guerre de Succession de Pologne, quoique avec moins de bonheur que dans sa jeunesse.

Promoteur inspiré de la «Vienna gloriosa», le prince Eugène se fait construire la fabuleuse résidence du Belvédère à Vienne, où il meurt en 1736.

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MessageSujet: 23 août 1328 : Philippe VI de Valois écrase les milices de Bruges   Mer 23 Aoû - 20:54



23 août 1328 : Philippe VI de Valois écrase les milices de Bruges

Le 23 août 1328, le nouveau roi de France Philippe VI écrase au Mont Cassel, près de Lille, les milices communales de Bruges qui s'étaient insurgées contre leur comte, Louis de Nevers, vassal du roi de France.

Quand celui-ci a prié les barons français de l'accompagner à la bataille et que ceux-ci ont tenté de se défiler, le connétable Gautier de Châtillon leur a lancé : « Qui a bon coeur trouve toujours bon temps pour la bataille ». Et le roi d'ajouter une formule appelée à une grande fortune : « Qui m'aime me suive ».

Avec cette défaite qui suit de quelques années leur victoire à la « bataille des éperons d'or », les Flamands vont retomber sous l'influence française. Le roi d'Angleterre leur fera payer cette nouvelle allégeance en les privant de la laine anglaise qui est à la base de leur prospérité...
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MessageSujet: 24 août 1690 : Fondation de Calcutta   Jeu 24 Aoû - 20:54



24 août 1690 : Fondation de Calcutta

Le 24 août 1690, la Compagnie anglaise des Indes (East India Company) fonde Calcutta à l'emplacement d'un petit port de pêche, dans le delta du Gange, au Bengale. La nouvelle ville tire son nom d'un sanctuaire de la déesse Kali (elle a été rebaptisée Kolkata à la fin du XXe siècle).

Comme Shanghaï, Hongkong et Singapour, que les Anglais ont également fondées avec un remarquable instinct, Calcutta est devenue en moins d'un siècle le débouché naturel de sa région ainsi qu'une grande métropole économique.

Résidence du vice-roi des Indes britanniques au temps de la colonisation anglaise, Calcutta a hérité de ce passé prestigieux quelques beaux immeubles. C'est en ce début du XXIe siècle une cité industrielle populeuse et pauvre d'environ 5 millions d'habitants, largement éclipsée par Bombay (ou Mumbai).
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MessageSujet: 25 août 1718 : Fondation de La Nouvelle-Orléans   Ven 25 Aoû - 20:54



25 août 1718 : Fondation de La Nouvelle-Orléans

Le 25 août 1718, des colons français fondent la Nouvelle-Orléans, à l'embouchure du Mississippi.

La ville, future capitale de la Louisiane, est ainsi baptisée en l'honneur du duc d'Orléans, qui gouverne la France en qualité de Régent.
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MessageSujet: 26 août 1346 : Les archers anglais triomphent à Crécy   Sam 26 Aoû - 20:54



26 août 1346 : Les archers anglais triomphent à Crécy

Le 26 août 1346, l'armée française est taillée en pièces à Crécy-en-Ponthieu, entre Amiens et l'embouchure de la Somme.

Sus aux Anglais

Le roi anglais Édouard III, prétendant à la couronne de France, a, six ans plus tôt, anéanti la flotte de son rival, Philippe VI de Valois, dans le port de L'Écluse, en Flandre.

Fort de ce premier succès, l'Anglais débarque en Normandie avec un millier de navires et 20.000 hommes. Il s'empare de Caen qu'il met au pillage.

Mais le roi de France Philippe VI de Valois ne tarde pas à mobiliser ses troupes. À la tête de 50.000 hommes, il va à la rencontre de l'assaillant. Édouard III remonte en direction des Flandres où il bénéficie d'appuis nombreux parmi les habitants des villes.

Le 24 août, l'armée anglaise, sous le commandement du roi Édouard III et de son fils, le futur Prince noir, alors à peine âgé de 15 ans, dresse ses tentes sur la rive droite de la Somme, en bordure de la forêt de Crécy-en-Ponthieu. Comme arrivent les Français en provenance d'Abbeville, les Anglais s'établissent sur une hauteur et creusent des fossés en prévision des assauts de la cavalerie ennemie.

Le choc survient au matin du samedi 26 août 1346.

Une bataille aux accents modernes

Du fait de leur infériorité numérique, le roi Édouard III et son fils ne vont pas hésiter à bousculer les règles traditionnelles du combat.

Ce sont d'abord les arbalétriers génois du roi de France qui tirent leurs carreaux. Mais si l'on en croit la chronique, un orage survient, qui détend les cordes des arbalètes et celles-ci perdent une bonne partie de leur efficacité.

C'est au tour des archers anglais de tirer. Ceux-là ont pris soin de protéger leurs arcs dans des sacs pendant l'orage. De leur ligne située en hauteur, ils arrosent de traits les troupes françaises. Le roi anglais et ses chevaliers, en arrière, les laissent tirer sans discontinuer et ne se soucient pas de les déranger.

Les chevaliers français, quant à eux, constatant l'impuissance des arbalétriers génois, les bousculent sans ménagement pour monter eux-mêmes à l'assaut malgré le sol boueux. Ils se montrent sans égards pour leurs propres fantassins, qu'ils n'hésitent pas au besoin à combattre et à tuer ! Mais ces chevaliers se montrent aussi inefficaces. Ils montent à l'assaut des lignes ennemies avec le soleil dans les yeux et sont incapables de répliquer aux flèches des archers.

La journée durant, les coutiliers gallois s'en donnent à coeur joie. Ils coupent les jarrets des chevaux, désarçonnant et égorgeant les orgueilleux chevaliers, négligeant de les capturer et d'en tirer rançon.

De nombreux piétons et pas moins de 1500 chevaliers restent sur le terrain. Philippe VI lui-même se jette dans la mêlée avec une témérité inconséquente. Finalement, il s'enfuit piteusement avec quelques chevaliers et une quarantaine de sergents d'armes.

Malgré le désastre absolu éprouvé par l'armée française et le roi Philippe VI de Valois, les Anglais négligent de poursuivre leur avantage. Jugeant ses hommes trop peu nombreux pour poursuivre l'offensive, le roi Édouard III se contente d'installer ses troupes devant Calais.
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MessageSujet: 27 août 1928 : Pacte Briand-Kellog   Dim 27 Aoû - 20:54



27 août 1928 : Pacte Briand-Kellog

Le 27 août 1928, à Paris, dans le salon de l'Horloge du ministère des Affaires étrangères, les représentants de quinze nations bientôt suivies par quarante-huit autres (y compris l'Allemagne, le Japon, et l'URSS) signent le pacte Briand-Kellogg par lequel ils renoncent solennellement à la guerre.

Trois personnages président à la cérémonie : Aristide Briand, Frank Kellogg, et Gustav Stresemann, en charge des affaires étrangères en France, aux États-Unis, et en Allemagne.

Ce pacte conclu dans l'enthousiasme général marque la fin de l'après-guerre ; le krach de Wall Street, l'année suivante, et la crise économique qui s'ensuivra vont le réduire à néant.
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MessageSujet: 28 août 1928 : Congrès de Lucknow   Lun 28 Aoû - 20:54



28 août 1928 : Congrès de Lucknow

Le 28 août 1928, un Congrès réuni à Lucknow réclame pour les Indes, alors colonie britannique, un statut de dominion comparable à celui du Canada ou de l'Australie, avec l'autonomie à la clé.

La Seconde Guerre mondiale va différer l'aboutissement de cette revendication et c'est seulement en 1947 que naîtront dans la douleur deux nouveaux états : l'Union indienne et le Pakistan.
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MessageSujet: 29 août 1805 : Naissance de la Grande Armée   Mar 29 Aoû - 20:54



29 août 1805 : Naissance de la Grande Armée

Rassemblée à Boulogne et initialement destinée par Napoléon Ier à envahir l'Angleterre, l’armée des côtes de l’Océan prend le nom de « Grande Armée » le 11 fructidor an XIII (29 août 1805) pour se distinguer de la « petite armée » qui opère au même moment en Italie et prépare sa marche sur le Rhin. Sont alors formés sept corps d’armée (les « sept torrents ») sous le commandement de Bernadotte, Davout, Soult, Ney, Lannes, Marmont et Augereau.

En octobre 1808, cette Grande Armée cesse officiellement d’exister. Napoléon commande alors une armée d’Espagne, puis une armée d’Allemagne.

Une seconde Grande Armée est constituée en 1811 en prévision de la campagne de Pologne, qui débouchera sur la tragique campagne de Russie. L’état-major général est placé sous le commandement du fidèle maréchal Alexandre Berthier tandis que la Maison de l’Empereur est confiée au Grand Écuyer, le général de Caulaincourt.
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MessageSujet: 30 août 1963 : Mise en place du téléphone rouge   Mer 30 Aoû - 20:55



30 août 1963 : Mise en place du téléphone rouge

Le téléphone rouge est une ligne de communication directe établie le 30 août 1963 entre les États-Unis et l’Union soviétique, à la suite d'un accord signé et entré en vigueur le 20 juin 1963, après que la crise des missiles de Cuba a mené le monde au bord de la guerre mondiale en 1962.

Cette dénomination de « téléphone rouge » est en réalité un raccourci lexical repris et popularisé par les médias occidentaux, la ligne étant au départ une ligne de téléscripteur, sa supposée couleur rouge symbolisant simplement le fait qu’il s’agissait d’une ligne d’urgence. Cette ligne de communication, reliant la Maison-Blanche au Kremlin, a permis par la suite de désamorcer des situations conflictuelles mettant aux prises les deux blocs qu'étaient l'ex-URSS (devenue en 1992 la Fédération de Russie) et les États-Unis d'Amérique lors de la guerre froide.
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MessageSujet: 31 août 1997 : Mort tragique de Diana Spencer   Jeu 31 Aoû - 20:54



31 août 1997 : Mort tragique de Diana Spencer

Dans la nuit du 31 août 1997, à Paris, une voiture s'encastre dans un pilier du tunnel de l'Alma au terme d'une course poursuite avec des paparazzi (photographes de presse). Le chauffeur et l'un des passagers sont tués. La passagère décédera quelques heures plus tard à l'hôpital de la Salpêtrière.

On va vite découvrir qu'il s'agit de la princesse de Galles, Diana Spencer (36 ans), divorcée du prince Charles en août 1996 et mère des princes William et Harry. Le passager est son amant anglo-égyptien Dodi Al-Fayed, fils du richissime propriétaire du magasin Harrod's de Londres.

Dans le monde entier, l'émotion est à la mesure de l'affection portée à la « princesse des coeurs ». Seule note discordante : la reine Elizabeth II, murée dans son château de Balmoral, tarde à exprimer sa compassion. Les funérailles sont un grand moment d'émotion cathodique avec trois milliards d'être humains, de par le monde, qui allument leur poste pour la cérémonie du 6 septembre 1997 à l'abbaye de Westminster.

L'émotion est intense quand le cercueil de Diana, porté par des gardes gallois, entre sous les voûtes de l'abbatiale au son du God Save the Queen. Toute l'assistance se lève, à savoir près de 2000 invités dont 43 membres de la famille royale ainsi que des amis de l'ex-Princesse de Galles : Luciano Pavarotti, John Travolta, Tom Cruise, Valentino, Karl Lagerfeld ou encore Elton John. Ce dernier entonne Candle in the wind (Bougie dans le vent), la chanson hommage à Marylin Monroe qu'il adapte spécialement à Diana.

Ces funérailles ont aussi un dommage collatéral qui aurait contrarié la princesse : elles éclipsent le décès de Mère Teresa, moins d'une semaine plus tard, le 5 septembre 1997, et à laquelle elle vouait une profonde admiration.

Lady Diana se sera néanmoins consolée avec un succès posthume : l'accord d'Ottawa de décembre 1997 prohibant l'emploi de mines personnel. Cette cause pour laquelle elle a activement milité est aussi récompensée en décembre 1997 par le Prix Nobel de la Paix.
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MessageSujet: 1er septembre 1789 : Les députés de la Constituante s'attribuent une indemnité journalière   Ven 1 Sep - 20:56



1er septembre 1789 : Les députés de la Constituante s'attribuent une indemnité journalière

Le 1er septembre 1789, à Versailles, les députés de l'Assemblée nationale constituante adoptent par décret le principe d'une indemnité journalière de 18 livres. Mirabeau, député du tiers état aux états généraux, y voit à juste titre une grande avancée démocratique : « Si une modique rétribution permet au citoyen le moins opulent de remplir ce poste honorable, vous excitez une émulation universelle. Vous vous ouvrez pour vos élections un champ illimité. Votre Sénat sera composé de vrais défenseurs du peuple, de vrais représentants de la classe la plus nombreuse, des meilleurs citoyens dont le choix même atteste les vertus. »

Ce principe ne sera que brièvement remis en cause au début du Second Empire et par le régime de Vichy. Théorisé par le sociologue Max Weber en 1919 dans une conférence intitulée La Politique comme vocation, il va faire du député et plus généralement des élus des « professionnels de la politique » et les mettre à l'abri, théoriquement, des tentations coupables et de la corruption.
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MessageSujet: 2 septembre 31 avant JC : Bataille d'Actium   Sam 2 Sep - 20:55



2 septembre 31 avant JC : Bataille d'Actium

Le 2 septembre de l'an 31 avant J.-C., une grande bataille navale se déroule près d'Actium, sur la côte occidentale de la Grèce, non loin de Corcyre.

Octave, fils adoptif et petit-neveu de Jules César, bat Marc Antoine et Cléopâtre, les amants les plus célèbres de l'Antiquité, sinon de toute l'Histoire. C'est le point final à près d'un siècle de guerres civiles.

Le dernier combat

Marc Antoine, amoureux de la reine d'Égypte, avait rompu l'accord de Brindes qui le liait à son rival. Il avait répudié sa femme Octavie, soeur d'Octave, et préparé l'avènement d'un royaume oriental.

Octave ayant fait ouvrir un testament que Marc Antoine avait imprudemment laissé à Rome, les Romains furent scandalisés d'apprendre que pour lui, l'héritage de César devait revenir à Césarion, le fils adultérin de l'ancien dictateur et de Cléopâtre.

Là-dessus, Octave presse le Sénat romain de déclarer la guerre à Cléopâtre VII. Il ne dit rien d'Antoine, qui est encore influent à Rome, mais il se porte avec sa flotte au-devant de son rival.

Antoine et Cléopâtre cinglent avec leur flotte du côté de la Grèce occidentale. Ils disposent d'environ 300 navires romains et 200 navires égyptiens. Octave a quant à lui 400 navires (et 37 000 hommes de combat). Il est aussi assisté par son ami d'enfance qui est un amiral de génie, Agrippa.

Après plusieurs mois de course-poursuite, Antoine et Cléopâtre se trouvent piégés dans le golfe d'Ambracie, au sud de l'île de Corcyre. La chaleur, la malaria et la soif les poussent à forcer le blocus d'Octave et à engager le combat.

Ayant enduré beaucoup de pertes, la flotte de Cléopâtre arrive à se dégager et à gagner la pleine mer. La reine se retire du champ de bataille avec une soixantaine de vaisseaux et son trésor, sans demander son reste.

Antoine, incrédule ou découragé, déserte sa flotte. Il consomme l'échec de son camp et offre une victoire totale à son ennemi. C'est la fin des guerres civiles qui ont suivi l'assassinat de Jules César.

Le drame se dénoue à la manière d'une tragédie shakespearienne (ce qu'il deviendra d'ailleurs).

Acte 1 : Antoine rejoint Cléopâtre dans la capitale des Ptolémées, Alexandrie. Mais la reine s'enferme dans son mausolée et refuse de revoir son amant. Elle lui fait dire qu'elle est morte ! Désespéré, Antoine se poignarde... et expire dans les bras de Cléopâtre.

Acte 2 : Octave débarque à son tour à Alexandrie. Il veut avant tout cueillir le fruit de sa victoire. Il met la main sur le trésor des Ptolémées pour s'assurer à Rome un magnifique triomphe. Il impose aussi à l'Égypte, qui est alors le « grenier à blé » de la Méditerranée, un énorme tribut afin de pourvoir aux distributions gratuites de céréales dont bénéficient les citoyens de Rome. On a évalué ce tribut annuel à 20 millions de boisseaux, soit 133 000 tonnes.

Cléopâtre tente de refaire au vainqueur le coup de la séduction. Mais Octave ne se laisse pas fléchir. Il menace même d'enchaîner la reine et de la faire figurer dans son triomphe, à Rome. La séductrice préfère en définitive rejoindre son amant dans la mort.

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MessageSujet: 3 septembre 401 avant JC : Début de la retraite des Dix Mille   Dim 3 Sep - 20:54



3 septembre 401 avant JC : Début de la retraite des Dix Mille

Le 3 septembre de l'an 401 av. J.-C., les Dix Mille, mercenaires grecs au service d'un prince perse, livrent combat à Canouxa, en Mésopotamie, du côté de Babylone. Battus, ils décident de rentrer dans leur pays. Leur équipée va donner lieu à un récit devenu nom commun : L'Anabase.

Défaite

À l'origine de l'équipée, il y a la mort d'un roi perse, Darius II, lointain descendant de l'illustre fondateur de la dynastie achéménide, Cyrus II le Grand. Son fils aîné Artaxerxès Mnémon lui succède mais son autre fils Cyrus ne l'entend pas de cette oreille et lève des troupes pour faire valoir ses droits. C'est ainsi qu'il engage les Dix Mille, des Grecs essentiellement originaires de Sparte et du Péloponnèse.

Le combat décisif, à Canouxa, se solde par la mort de Cyrus et la débâcle de ses troupes.

Les mercenaires grecs, livrés à eux-mêmes après la mise à mort de leurs principaux chefs par un satrape perse, hissent à leur tête des hommes neufs tel Xénophon. Ils décident de rentrer chez eux par les confins de l'empire perse, en rejoignant le Pont-Euxin.

Au total, en deux ans, les survivants, au nombre d'environ cinq mille, auront parcouru plus de 6000 kilomètres avant d'atteindre le royaume grec de Pergame et les rivages de la mer Égée.


L'Anabase (d'un mot grec qui désigne une marche vers le haut) raconte ce tragique retour. L'auteur en est Xénophon qui, lui-même, prit part à l'aventure et guida ses compagnons d'infortune sur le chemin du retour. Sa justification tient en quelques mots : « Il est doux, quand on a dit et fait quelque chose de viril et de beau, de laisser un souvenir de soi dans l'âme de ceux où l'on désire qu'il survive ».

L'ouvrage, en sept parties, n'est pas seulement un récit d'aventures. C'est aussi une description précise de l'empire perse et de ses peuples. Elle va être mise à profit plus tard par Alexandre le Grand, lorsque celui-ci offrira aux Grecs une revanche sur les Achéménides.
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MessageSujet: 4 septembre 1797 : Coup d'État de Fructidor   Lun 4 Sep - 20:54



4 septembre 1797 : Coup d'État de Fructidor

Le 4 septembre 1797 (18 fructidor An V), le Directoire qui gouverne la France organise un coup d'État contre les royalistes, qui étaient redevenus majoritaires dans les deux Assemblées et menaçaient d'en revenir à l'Ancien Régime.

L'ordre avant tout

Avec la chute de Robespierre et l'instauration du Directoire, les Français avaient pris acte de la fin de la Terreur et manifesté leur souhait de retrouver la paix civile, militaire et religieuse.

Les royalistes, majoritaires dans les profondeurs du pays, tentent d'en profiter pour restaurer la monarchie. Mais leur insurrection est une première fois matée sans ménagement à Paris, le 13 Vendémiaire an IV (5 octobre 1795), par un général jacobin en demi-disgrâce, Napoléon Bonaparte. Puis, c'est le tour des Jacobins et des disciples de Babeuf de tenter un soulèvement. Ils sont à leur tour éliminés.

Aux élections de l'An V, en 1797, qui renouvellent le tiers des deux assemblées des Cinq Cents et des Anciens, les électeurs confirment leur préférence pour le retour à l'ordre et ne craignent pas de désigner des députés modérés, favorables au retour de la monarchie. Celle-ci est représentée par Louis XVIII, comte de Provence et frère du malheureux Louis XVI.

Mais les anciens montagnards de la Convention n'en veulent pas. À l'image du Directeur Paul Barras, beaucoup se sont compromis dans la Terreur et en ont profité pour s'enrichir. Comme eux, beaucoup de Français ont tiré profit de la Révolution en achetant des biens nationaux. Ils craignent de les perdre.

Emploi de la force

Les Directeurs Barras, Larevellière et Reubell, partisans de la manière forte, renvoient les ministres favorables à la droite dès juillet 1797. Talleyrand et le général Hoche entrent au gouvernement.

Par précaution, ils demandent son appui à Bonaparte, qui combat avec succès les Autrichiens en Italie. Celui-ci doit sa carrière à Barras. Il répond une nouvelle fois présent et envoie au Directoire l'un de ses généraux, Pierre Augereau.

Larevellière, président du Directoire, prononce le 10 fructidor (27 août) un discours menaçant : « Le Directoire ne pactisera pas avec les ennemis de la République ».

Le 17 fructidor, les députés royalistes répliquent en demandant la mise en accusation des Directeurs. Dès la nuit du 17 au 18, Barras, Larevellière et Reubell réagissent en destituant leurs collègues, Barthélemy et Carnot, plus accommodants. Des affiches placardées dans la capitale dénoncent une collusion entre les royalistes et les Anglais. Augereau cerne enfin les Conseils avec 12.000 hommes et 40 canons.

Les élections sont annulées dans 49 départements. 53 députés sont déportés en Guyane. De nouvelles mesures de répression sont prises contre les prêtres réfractaires qui refusent la Constitution civile du clergé et contre les émigrés.

La République et le Directoire sont provisoirement sauvés mais ils ne doivent leur salut qu'à l'intervention de l'armée. Leur légitimité démocratique n'existe plus.
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MessageSujet: 5 septembre 1871 : Découverte de Grand Zimbabwe   Mar 5 Sep - 20:54



5 septembre 1871 : Découverte de Grand Zimbabwe

Les ruines monumentales de Grand Zimbabwe, révélatrices d’une civilisation élaborée au coeur de l'Afrique australe, ont fasciné et intrigué les Européens qui les ont découvertes.

Doutant d'avoir affaire à une civilisation proprement africaine, ils ont longtemps cru qu'il s'agissait des ruines du royaume de la Reine de Saba ou des mines du roi Salomon, mentionnées par la Bible...

Une mystérieuse cité bantoue

Le 5 septembre 1871, l'explorateur allemand Karl Mauch découvre en plein coeur de l'Afrique australe une vaste enceinte en pierre et des murailles et tourelles en ruines.

Étendues sur environ 7 km2, les ruines de la cité de Grand Zimbabwe se déploient entre les fleuves Zambèze et Limpopo, dans une zone de savanes, sur un haut plateau granitique, en Afrique australe.

Elles comportent d'imposants remparts de granit et de nombreuses constructions en pierres taillées, assemblées sans mortier. Des statues de forme phallique ou représentant des oiseaux laissent deviner l'habileté des artistes de ce royaume médiéval d'Afrique australe. Ce site constitue un témoignage unique de la culture bantoue au Moyen-Âge.

Or et ivoire locaux, perles et soie orientales

Karl Mauch, imprégné des préjugés européens de la fin du XIXe siècle, veut voir dans ces vestiges une cité évoquée dans la Bible comme étant celle de la reine de Saba (Ophir). Il faudra du temps aux chercheurs pour qu'ils admettent leur origine proprement africaine...

C'est à la civilisation bantoue des Shona que l'on doit les ruines de Grand Zimbabwe. Zimbabwe signifierait «cour du roi» en shona.

La ville connaît son apogée entre le XIe et le XVe siècle, peu après la migration des populations bantoues vers le sud. Sa population pouvait atteindre 10.000 à 20.000 habitants. Elle commerce avec l'Extrême-Orient par l'intermédiaire des ports arabo-swahili de la côte orientale de l'Afrique. Les importants gisements d'or qui entourent la ville, mais également l'ivoire, fournissent des monnaies d'échange pour commercer avec les Arabes installés dans les ports de Kiloa ou Sofala.

Les fouilles archéologiques ont mis à jour des perles en provenances d'Orient, des objets en cuivre et des bijoux en or. Elles donnent à penser que les souverains de Grand Zimbabwe étaient amateurs de perles de verre indiennes et de soieries chinoises.

Le royaume de Grand Zimbabwe s'étend sur des territoires appartenant aujourd'hui à quatre États différents : le Zimbabwe, la Zambie, le Mozambique et le Malawi, et l'on peut penser qu'il incluait d'autres villes similaires.

De Grand Zimbabwe à Monomotapa

Quand les Portugais prennent pied sur la côte africaine de l'océan Indien, au XVIe siècle, Grand Zimbabwe est déjà entré en décadence, au bénéfice du royaume voisin du Monomotapa.

Au milieu du XVe siècle, le Monomotapa en vient à s'étendre sur les États actuels du Zimbabwe et du sud du Mozambique. Grand Zimbabwe tombe peu à peu dans l'oubli. Le cœur politique et commercial de la région se déplace vers le sud et l'ouest.

En peu de temps, les Portugais s'approprient l'exploitation des mines d'or et le commerce de la région, tout en tentant de christianiser les habitants. À la fin du XVIIe siècle, ils sont toutefois expulsés par le Changamire, souverain de régions du sud qui ont fait sécession contre le Monomotapa.

Patrimoine menacé

Suite à la redécouverte de Karl Mauch, les ruines de Grand Zimbabwe sont en partie saccagées, du fait de la recherche frénétique d'or par les Blancs, parfois sous couvert de fouilles archéologiques. Elles sont aujourd'hui inscrites au patrimoine mondial de l'Unesco.

En 1980, lorsque la majorité noire de l'ancienne colonie britannique de Rhodésie du sud prend le pouvoir à Salibusry (aujourd'hui Harare), le pays abandonne son nom, formé à partir de celui du Britannique Cecil John Rhodes, pour prendre celui de Zimbabwe, en souvenir de Grand Zimbabwe.
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MessageSujet: 6 septembre 1689 : Traité sino-russe de Nertchinsk   Mer 6 Sep - 20:55



6 septembre 1689 : Traité sino-russe de Nertchinsk

Le 6 septembre 1689, par le traité de Nertchinsk, les Chinois rejettent les Russes bien au-delà du fleuve Amour. Grâce à l'artillerie mise au point avec le concours des missionnaires jésuites, l'empereur Kangxi a pu quatre ans plus tôt s'emparer du fort russe d'Albazin, sur le fleuve Amour.
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MessageSujet: 7 septembre 1565 : Les Turcs renoncent à Malte   Jeu 7 Sep - 20:54



7 septembre 1565 : Les Turcs renoncent à Malte

Le 7 septembre 1565, une flotte espagnole venue de Sicile aborde sur l'île de Malte et vient secourir les habitants, soumis à un siège de la part des Turcs depuis le 18 mai précédent.

Découragés, les assiégeants rembarquent le 13 septembre 1565.

L'épisode reste connu sous le nom de Grand Siège. Il impressionne beaucoup les contemporains, qui tenaient pour invincible le sultan Soliman le Magnifique, lequel avait plus que doublé la superficie de son empire.

Chevaliers héroïques

L'île est alors gouvernée par un ordre monastique, les chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, sous la direction du Grand-Maître Jean Parisot de la Valette (70 ans). Les Turcs, au nombre de 30.000, débarquent sur l'île et tentent d'investir les forts qu'occupent les chevaliers.

Le fort le plus avancé, Saint-Elme, tombe au bout d'un mois et tous ses défenseurs succombent.

Les Turcs clouent leurs cadavres sur des croix qu'ils envoient dans la passe de Malte pour saper le moral des autres défenseurs.
Ce à quoi La Valette réplique en faisant bombarder le camp turc avec des têtes de prisonniers...

Finalement, les assiégeants, peu désireux de passer l'hiver dans l'île, se résignent à regagner Istamboul. Le Grand-Maître ne se laisse pas étourdir par son succès. Il renforce les fortifications de l'île et fonde une nouvelle capitale qui, depuis sa mort, porte son nom, La Valette.

Une ONG avant l'heure

N'ayant garde d'oublier leur vocation d'origine, les chevaliers de Saint-Jean mettent sur pied une « infirmerie de Saint-Georges », qui va constituer pendant deux siècles un modèle d'hygiène et d'éthique médicale et chirurgicale. On y accueille blessés et malades sans discrimination de sexe, d'âge ni de confession, et bien sûr gratis pro Deo.

Expulsé de l'île en 1798 par Napoléon Bonaparte, en route pour l'Égypte, l'Ordre de Malte est toujours reconnu comme État souverain par une douzaine de pays auprès desquels il délègue ses ambassadeurs. Cantonné dans son rôle humanitaire, il fait figure de précurseur des ONG modernes (Organisations Non Gouvernementales).
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MessageSujet: 8 septembre 1303 : Attentat d'Anagni   Ven 8 Sep - 20:54



8 septembre 1303 : Attentat d'Anagni

Le 8 septembre 1303, à Anagni, à une quarantaine de kilomètres au sud de Rome, la rencontre entre le pape et le représentant du roi de France tourne mal. On parle d'un « attentat » contre la personne du pape.

Cet événement marque une rupture avec le XIIIe siècle, siècle chrétien par excellence. Sous le pontificat d'Innocent III puis, en France, sous le règne de Saint Louis, les gouvernements se soumettaient bon gré mal gré aux exigences du pape. Tout change avec Philippe IV le Bel, petit-fils de Saint Louis, qui se pose en précurseur du gallicanisme et de la laïcité, autrement dit de la séparation de l'Église et de l'État.

Une histoire d'argent

Philippe le Bel a besoin d'argent pour poursuivre la guerre contre les Flamands et ses offensives diplomatiques. Il ne lui suffit pas de dévaluer la monnaie ni de dépouiller les juifs et les banquiers lombards. Il lève en 1295 un impôt occasionnel sur le clergé, la « décime ». Le clergé s'incline, bien que le roi se soit dispensé de demander l'autorisation au pape de lever cet impôt.

Lorsque Philippe IV revient à la charge avec une taxe supplémentaire, la « cinquantième », les évêques s'en plaignent au pape Boniface VIII (Benedetto Caetani). Celui-ci publie la bulle (*) « Clericis laicos » où il précise à l'ensemble des souverains que le clergé ne peut être soumis à aucun impôt sans l'accord du Saint-Siège. Les évêques eux-mêmes sont tenus de suivre ses recommandations sous peine d'excommunication !

Philippe Le Bel riposte en interdisant toute exportation de valeurs hors du royaume de France, ce qui a pour effet de priver le pape d'une grosse partie de ses ressources. Pressé par le clergé français, Boniface VIII assouplit sa position et, en 1297, le « conflit de la décime » se résout à l'avantage du roi de France.

Imbroglio médiéval

Tandis que le roi de France est aux prises avec la papauté, survient la forfaiture de Bernard Saisset, évêque de Pamiers. Celui-ci conteste haut et fort la légitimité du roi de France. Il suggère même au comte de Foix, Roger-Bernard, de libérer le Languedoc de la tutelle capétienne.

Le roi lance une enquête, met les biens de l'évêque sous séquestre et finalement le fait arrêter, déférer devant un tribunal laïque et enfermer dans la prison laïque de l'évêque de Senlis.

Boniface VIII s'irrite de ces infractions au droit canonique et publie le 18 novembre 1302 une nouvelle bulle, « Unam sanctam », où il réaffirme la primauté du Saint-Siège sur les souverains temporels. Entraîné par un tempérament coléreux et excessif, il en arrive à menacer le roi de France d'une excommunication.

Rencontre houleuse à Anagni

Le légiste Guillaume de Nogaret, en fidèle serviteur du roi de France, se rend en Italie en vue de se saisir de Boniface VIII.

Son intention est de faire traduire le pape devant un concile général en vue de sa destitution. Le projet a l'assentiment d'une bonne partie de l'Église et de bonnes chances d'aboutir tant le pape s'est fait d'ennemis.

L'homme de confiance de Philippe le Bel se présente avec une petite troupe à Anagni, dans le palais pontifical de la ville natale du pape. Il est accompagné des hommes de la famille romaine des Colonna, qui a un contentieux avec celle du pape, les Caetani.

À Anagni, Guillaume de Nogaret et ses hommes atteignent les appartements du pape. Ils surviennent de façon importune au beau milieu d'une dispute entre Italiens.

Le pape est conspué, tout le monde se dispute avec tout le monde et, selon la chronique, un Colonna tente de gifler Boniface VIII. Il en est empêché par un Français (peut-être Guillaume de Nogaret ?).

Les Français n'osent pas toutefois se saisir de la personne du pape et se contentent de lui signifier la convocation au concile. Après deux jours d'attente, ils doivent s'enfuir, chassés par les paysans des environs.

Le pape, cependant, ne survivra qu'un mois à cette humiliante rencontre. Après le court pontificat de son successeur Benoît XI, l'élection du français Bertrand de Got sur le trône de Saint-Pierre consacrera la victoire par KO du roi de France.
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MessageSujet: 9 septembre 1835 : Loi sur la presse   Sam 9 Sep - 20:54



9 septembre 1835 : Loi sur la presse

La Loi sur la presse du 9 septembre 1835, appelée aussi la « loi scélérate de 1835 », constitue un virage important de la monarchie de Juillet dans sa politique sur la liberté de la presse.

Histoire

La monarchie de Juillet, issue d'une révolte pour défendre la liberté de la presse, revint dès 1833 à une politique plus autoritaire envers les journaux. Elle durcit encore son attitude après le mouvement de 1834 des canuts lyonnais puis l'attentat commis fin juillet 1835 contre Louis-Philippe par un insurgé corse, Giuseppe Fieschi, qui fit exploser une « machine infernale ».

Le gouvernement en attribua la responsabilité aux attaques des journaux contre le roi. Les lois de septembre 1835 mirent ainsi fin à la législation libérale de 1830. Elles sont particulièrement sévères concernant la survie des journaux. L'article 19 de la loi du 9 septembre 1835 prévoit qu'un journal ne peut continuer à paraître avec le gérant contre lequel ont été prononcées les peines d'emprisonnement et d'interdiction des droits civils pendant toute la durée de ces peines.

Alphonse de Lamartine rédige un long et remarqué discours, déclamé devant les députés, pour s'opposer à cette loi. La loi durcit la procédure pénale et réduit considérablement la liberté de la presse. Les dessins et les gravures sont soumis à l’autorisation préalable. Elle donne un coup d’arrêt à la presse politique et favorise l'émergence de la presse « commerciale » avec La Presse d’Émile de Girardin et Le Siècle d'Armand Dutacq.

Le cautionnement fut relevé et le nombre des condamnations pour offense à la personne du roi, pour incitation à la révolte, pour outrage et injures envers des fonctionnaires détenteurs de l'autorité publique, ne cessèrent d'augmenter. Certains journaux disparurent, ainsi La Caricature, Le Populaire, Le Réformateur, La Tribune. À son slogan initial — « Chaque jour un nouveau dessin » —, le journal Le Charivari adjoignit aussitôt « Quand la censure le permet. »

« Depuis que les lois de septembre ont soumis le dessin à la censure, nous avons mis toute notre application à compenser les pertes de la caricature politique par l’extension que nous avons donnée à la caricature de genre, qui touche par tant de côtés à la politique », observait Le Charivari, un peu plus tard, en 1841.

Ces deux lois, celle de 1834 limitant la liberté d'association et celle de 1835 sur la presse, fournirent un appareil répressif puissant qui allait durablement empêcher les publications de journaux, de libelles ou d’estampes opposés au régime.
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MessageSujet: 10 septembre 1919 : Traité de Saint Germain-en-Laye   Dim 10 Sep - 20:54



10 septembre 1919 : Traité de Saint Germain-en-Laye

Le 10 septembre 1919, près de trois mois après le traité de Versailles entre les Alliés et l'Allemagne, le traité de Saint Germain-en-Laye met fin officiellement à l'Autriche-Hongrie.

Les Alliés refusent aux Autrichiens de langue allemande le droit de s'unir à l'Allemagne. Cédant à la pression des indépendantistes tchèques, ils créent une petite Autriche indépendante de 7 millions d'habitants. Trop petite pour être viable, avec une capitale démesurée de 2 millions d'habitants, Vienne. Dix-sept ans à peine s'écouleront avant qu'Hitler ne la rattache au IIIe Reich.
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MessageSujet: 11 septembre 1789 : Naissance de la droite et de la gauche   Lun 11 Sep - 20:54



11 septembre 1789 : Naissance de la droite et de la gauche

Le 11 septembre 1789, les députés de l'Assemblée constituante, réunis pour délibérer sur le droit de veto accordé au roi Louis XVI, se répartissent spontanément de part et d'autre du président : à droite, aux places d'honneur, s'installent les « monarchiens » guidés par Jean-Joseph Mounier. Ils sont partisans d'un veto absolu qui permettrait au roi de rejeter définitivement toute loi. À gauche s'installent les opposants qui préfèrent un simple veto suspensif (ils auront finalement gain de cause).

Cette répartition s'enracine lorsqu'à partir d'octobre 1789, les députés délibèrent dans la salle du Manège des Tuileries. Les uns, hostiles à la Révolution ou soucieux de la contenir, s'assoient sur le côté droit de la salle, par rapport au président de l'Assemblée (ce côté réputé honorable est dit le « côté de la reine »). Les autres plus ou moins favorables à la Révolution, s'assoient à la gauche du président (le « côté du Palais-Royal »). Ils se disent « patriotes » et qualifient leurs opposants d'« aristocrates ».

De cette répartition des députés français par affinités datent les clivages entre une droite (réputée conservatrice) et une gauche (réputée révolutionnaire ou réformiste) qui rythment aujourd'hui encore la vie politique dans toutes les démocraties.
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MessageSujet: 12 septembre 1876 : Conférence de géographie sur l'Afrique   Mar 12 Sep - 20:54



12 septembre 1876 : Conférence de géographie sur l'Afrique

Le 12 septembre 1876, au palais royal de Bruxelles, le roi Léopold II ouvre une Conférence de géographie consacrée à l'Afrique. Elle réunit une trentaine de savants de toute l'Europe.

Il s'agit officiellement de relancer l'exploration du continent noir en vue d'« ouvrir à la civilisation la seule partie de notre globe où elle n'a pas encore pénétré » et de lutter contre la traite des Noirs par les musulmans.

C'est l'époque où les dirigeants européens rivalisent de vitesse pour planter leur drapeau sur les dernières terres insoumises de la planète.

Le rêve de Léopold II

Le roi des Belges Léopold II (41 ans) rêve d'offrir une colonie à la Belgique. Ayant beaucoup voyagé avant de succéder à son père le 17 décembre 1865, il cultive un intérêt très vif pour l'outre-mer. C'est ainsi que le 19 septembre 1876, sa conférence de Bruxelles se conclut par la création d'une « Association internationale pour l'exploration et la civilisation de l'Afrique centrale », plus communément appelée Association Internationale Africaine. Elle est placée sous la présidence du roi et se donne un drapeau bleu étoilé d'or (semblable au drapeau actuel de l'Union européenne).

Le 23 novembre 1878, Léopold II crée au nom de l'Association un Comité d'études du haut-Congo, lequel signe aussitôt un contrat de cinq ans avec le célèbre journaliste anglo-américain Henri Morton Stanley en vue d'explorer le bassin du Congo, principal fleuve d'Afrique centrale.

Malheureux Congo

La région a été en contact avec les Européens dès le XVe siècle. C'est ainsi qu'un roi du Congo s'était volontairement converti au catholicisme sous l'influence de voyageurs portugais. Mais les marchands d'esclaves occidentaux n'avaient pas tardé à combattre et détruire cet embryon d'État africain et la région était retournée à son isolement jusqu'à ce que survienne Stanley.

Avec une escouade de mercenaires européens et de supplétifs africains, l'aventurier remonte le cours du Congo et conclut des traités avec les chefs de tribus locaux, au nom de son royal commanditaire.

Les Belges n'ayant aucun goût pour les aventures coloniales (comme d'ailleurs les citoyens ordinaires du reste de l'Europe), c'est en son nom personnel et avec sa fortune que le roi mène la conquête du Congo... sans jamais y mettre les pieds.

Il projette en particulier de construire un chemin de fer entre l'estuaire du Congo et le Stanley Pool, une retenue naturelle en amont de l'estuaire, séparée de celui-ci par des cataractes qui empêchent le transport par voie d'eau. En 1882 est fondée Léopoldville (aujourd'hui Kinshasa), sur le Stanley Pool.

Londres tente de freiner les ambitions du roi des Belges et encourage le Portugal à s'approprier la partie sud de l'estuaire. De son côté, la France, présente au nord de l'estuaire, promet à Léopold II de ne pas intervenir au sud. Le chancelier allemand Bismarck s'entremet habilement et convoque une conférence internationale à Berlin, en 1885.

Celle-ci aboutit à un compromis par lequel Léopold II se voit reconnaître à titre personnel la possession de la rive gauche du Congo, baptisée « État indépendant du Congo ». En avril 1885, le Parlement de Bruxelles autorise « Sa Majesté à être le chef de l'État fondé en Afrique par l'Association Internationale ».


Le roi va dès lors tout faire pour rentabiliser sa conquête et lui permettre de s'autofinancer.

Dans l'intérieur du pays, ses agents entament l'exploitation des ressources locales par des méthodes souvent brutales. Ils soumettent les indigènes à des corvées pour développer notamment l'exploitation du caoutchouc ou collecter l'ivoire. Les réfractaires sont nombreux et les colons ripostent aux jacqueries par une répression impitoyable. En 1904, un collaborateur de l'entreprise royale, Edmund Dene Morel, indigné, démissionne et fonde la « Congo Reform Association ». Cette ONG avant la lettre alerte l'opinion européenne en vue de faire cesser le scandale.

Une commission d'enquête internationale se penche sur les accusations portées contre les agents du roi des Belges, généralement par des Britanniques pas mécontents de se défausser sur autrui de leurs propres exactions coloniales. Elle dédouane les compagnies de l'accusation de couper les mains des réfractaires mais reconnaît des exactions innombrables dans l'exploitation du territoire : travail forcé, esclavage, brutalités...

Quelques années avant sa mort (17 décembre 1909), Léopold II lègue le Congo à la Belgique. Le gouvernement n'accepte le cadeau qu'après beaucoup d'hésitations. C'est seulement le 15 novembre 1908 que le territoire devient officiellement colonie belge. La Belgique va poursuivre sa mise en valeur avec plus de ménagement qu'auparavant, sans toutefois se soucier de former et d'éduquer les habitants. Le Congo devient indépendant de façon hâtive et désastreuse le 30 juin 1960.
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MessageSujet: 13 septembre 1515 : François Ier bat les Suisses à Marignan   Mer 13 Sep - 20:54



13 septembre 1515 : François Ier bat les Suisses à Marignan

Le 13 septembre 1515, le lendemain de ses 21 ans et huit mois seulement après son accès au trône, le roi François 1er écrase les Suisses dans la plaine du Pô, à Marignan... comme ne l'ignore aucun écolier ou ancien écolier de France.

Le rêve italien

François Ier, dès son avènement, a voulu reprendre la conquête de l'Italie, entamée par ses prédécesseurs Charles VIII et Louis XII, à commencer par le duché de Milan, qu'il revendique comme étant l'héritage de son arrière-grand-mère Valentine Visconti, épouse du malheureux Louis d'Orléans.

À défaut d'un projet politique cohérent, le nouveau roi a le soutien de la noblesse française, jeune et fougueuse, avide de combats et de gloire, avec des chefs aussi prestigieux que le connétable de Bourbon, La Trémoille, La Palice (qui donnera naissance, bien malgré lui, aux lapalissades) et bien sûr le chevalier Bayard.

Vingt mille Suisses, soldés par le duc de Milan Massimiliano Sforza et le pape Léon X, barrent aux Français l'accès de l'Italie. Ils tiennent les principaux cols alpins, à Suse et Pignerol. Ces milices paysannes sont la terreur des armées féodales. Elles ont coutume d'attaquer en masses compactes au son lugubre des trompes de berger.

François Ier et son armée de 60 000 hommes « passent les monts » au mois d'août 1515, par le difficile col de L'Argentière (ou Larche), au sud des Alpes. Enfin ils déboulent hardiment dans la plaine du Pô où personne ne les attendait si tôt.

À Villafranca, Bayard surprend en plein déjeuner Prosper Colonna, bras droit du duc, et le capture. Là-dessus, les Français établissent leur camp à Marignan, à quelques kilomètres au sud de Milan.

Les Vénitiens, alliés des Français, campent à proximité, à Lodi. Face à eux 35 000 mercenaires suisses à Milan et Monza.

Cruelle bataille

La garnison suisse de Milan entame le combat dans l'après-midi du 13 septembre. Dans un premier temps, un carré de 7 000 Suisses disperse la cavalerie et tente de s'emparer de l'artillerie française.

Voyant cela, François Ier les charge avec audace à la tête de 200 hommes. Épuisés, les combattants luttent jusqu'à la nuit tombée et ne cessent le combat que lorsque la pleine lune disparaît derrière les nuages. Ils s'endorment sur place.

Le lendemain, le combat reprend à l'avantage des Suisses. Mais l'arrivée inespérée des Vénitiens, appelés d'urgence par le roi de France, les prend à revers et les oblige à se réfugier à Milan. Elle transforme la bataille en un succès total. 14 000 Suisses restent sur le carreau. En une vingtaine d'heures, la bataille de Marignan fait un total d'au moins 16 000 morts. C'est encore plus qu'à Azincourt, un siècle plus tôt... Du jamais vu en Occident depuis la fin de l'Antiquité !

On peut voir dans la bataille de Marignan la préfiguration des hécatombes de l'ère moderne.

Triomphe de la monarchie

À la fin de la bataille, selon des chroniques qui apparaissent à partir de 1525, le jeune roi se serait fait adouber chevalier par le glorieux seigneur Pierre Terrail de Bayard, selon un rituel tombé en désuétude mais qui plaît à ces jeunes gens pétris du souvenir romanesque de leurs aïeux des temps féodaux.


Des historiens contemporains voient dans ce récit une oeuvre de propagande destinée à faire oublier que le roi avait été sacré à Reims en janvier 1515 sous l'égide du connétable de Bourbon qui allait plus tard le trahir au profit de Charles Quint...

Le retentissement de la bataille de Marignan est immense dans l'opinion, en Italie et dans le reste de la chrétienté. Il conduit le pape à signer la paix dès le 13 octobre 1515 et à reconnaître en François Ier le légitime duc de Milan, de Parme et de Plaisance.

Par ailleurs, les deux signataires mettent en chantier un projet de concordat qui place le clergé français sous la tutelle du roi. Il sera conclu à Bologne le 18 août 1516.

Le 29 novembre 1516, à Fribourg, les cantons suisses et la France concluent une « paix perpétuelle ». Les Suisses se mettent même au service des rois de France jusqu'à la Révolution française.

Dix ans plus tard, la situation va complètement se renverser. Après une défaite à Pavie, les Français devront définitivement renoncer au Milanais et à l'Italie. Repliés sur leur pays, les jeunes nobles ne tarderont pas à se déchirer dans les guerres de religion.

Marignan n'aura laissé aucun profit au roi de France mais aura établi sa réputation de grand roi conquérant pour cinq bons siècles...
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 14 septembre 786 : Haroun al-Rachid devient calife   Jeu 14 Sep - 20:54



14 septembre 786 : Haroun al-Rachid devient calife

Le 14 septembre 786, Haroun al-Rachid devient calife de Bagdad.

Ce contemporain de Charlemagne va porter l'empire arabo-musulman de Bagdad à son apogée…

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