Duché de Montmirail

Forum politique et rpg
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 ephemeride

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1 ... 19 ... 34, 35, 36, 37, 38  Suivant
AuteurMessage
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 2912
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 15 septembre 1812 : Incendie de Moscou   Ven 15 Sep - 20:54



15 septembre 1812 : Incendie de Moscou

Le 15 septembre 1812, de nombreux foyers d'incendie éclatent à Moscou, prenant au dépourvu la Grande Armée de Napoléon Ier.

Terre brûlée

Napoléon Ier avait franchi le Niemen avec ses troupes le 24 juin 1812, envahissant la Russie sans déclaration de guerre préalable.

Le 14 septembre, au terme d'une marche éprouvante, la Grande Armée entre enfin à Moscou. C'est pour s'apercevoir que la ville a été, la veille, désertée par tous ses habitants.

Sur ordre du comte Fédor Rostopchine, gouverneur général de la ville (et père de la future comtesse de Ségur), les Moscovites ont été chassés vers les forêts des alentours... et les pompes à eau évacuées au loin.

Les soldats de Napoléon commencent à se livrer à des pillages mais dès le lendemain de leur entrée dans la ville, ils doivent faire face à des incendies multiples, allumés ça et là par des repris de justice russes. Ces derniers avaient été extraits des prisons par le gouverneur avec mission d'incendier un certain nombre d'édifices en échange de leur liberté.

L'incendie de Moscou

Très vite, la ville, construite pour l'essentiel en bois, est en flammes. Sur un total de 9500 édifices, 7000 brûlent en tout ou partie.

Le pouvoir tsariste se garde d'assumer la responsabilité du désastre. Il l'attribue publiquement aux soldats ennemis et attise contre eux la haine de la population.

Napoléon s'entête néanmoins à attendre sur place, pendant un mois entier, une réponse du tsar Alexandre à ses offres de négociations. Celles-ci ne venant pas, il doit se résigner à battre en retraite en dépit de l'hiver précoce... et sans y avoir préparé ses soldats.

Le 20 septembre, avant de partir, il fait part de son intention d'achever la destruction de la ville. Suivant ses ordres, le maréchal Mortier fait sauter les tours du Kremlin, depuis lors reconstruites à l'identique.

Comme le maréchal Koutouzov bloque avec ses troupes la route du sud-ouest, l'empereur est contraint de revenir par le même chemin qu'à l'aller, bien que celui-ci eût été déjà dévasté par les troupes russes et que le terrible hiver russe fasse déjà sentir ses morsures. C'est le début d'une nouvelle anabase.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 2912
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 16 septembre 1810 : Le cri de Dolores   Sam 16 Sep - 20:54



16 septembre 1810 : Le cri de Dolores

Le 16 septembre 1810, dans le village de Dolores, au Mexique, alors sous colonisation espagnole, le curé Miguel Hidalgo rassemble ses ouailles et les invite à se rebeller contre les représentants de Madrid.

Il conclut sa harangue par ce cri : « ¡Viva la Virgen de Guadalupe! ¡Viva Fernando VII! ¡Abajo el mal gobierno! » (Vive la Vierge de Guadeloupe, vive Fernand VII, à bas le mauvais gouvernement !). Sa tentative tournera court et il sera arrêté et pendu par les autorités l'année suivante. C'est seulement en 1821 que deviendra indépendant le Mexique, anciennement appelé Nouvelle-Espagne.

Depuis lors, le 16 septembre, anniversaire du « grito de Dolores » est célébré comme le jour de l'Indépendance.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 2912
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 17 septembre 1879 : premier boycott   Dim 17 Sep - 20:54



17 septembre 1879 : premier boycott

John Crichton, troisième comte Erne possédait des terres qu'il faisait administrer par Charles Cunningham Boycott, ancien capitaine de l'armée britannique. Il refusait de baisser le loyer des métayers allant même jusqu'à expulser ceux qui n'avaient pu satisfaire à leurs obligations.

Le 17 septembre 1879, en Irlande, Charles Stewart Parnell, président de la Ligue agraire, inaugure une tactique nouvelle pour faire plier les propriétaires et les régisseurs qui maltraitent ou dépouillent leurs tenanciers : la mise en quarantaine.

La première « victime » est un certain capitaine Charles Boycott, régisseur d'un grand propriétaire. Du jour au lendemain, il ne trouve plus aucun employé ni commerçant qui accepte de traiter avec lui ou seulement de lui parler. Pour éviter que ses récoltes ne pourrissent sur pied, il fait venir des paysans protestants de l'Ulster sous la protection de l'armée. Mais ces moissonneurs arrivèrent trop tard.

Cette action très dure entraîna sa ruine. Le patronyme de Charles Cunningham Boycott deviendra vite un nom commun synonyme de quarantaine. En France, le verbe « boycotter » est forgé dès 1880.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 2912
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 18 septembre 1180 : Avènement de Philippe II Auguste   Lun 18 Sep - 20:54



18 septembre 1180 : Avènement de Philippe II Auguste

Philippe est sacré à Reims dans sa quatorzième année, du vivant de son père Louis VII le Jeune. L'année suivante, il épouse Isabelle de Hainaut et, son père venant à mourir le 18 septembre 1180, le voilà désormais seul à régner sur la France sous le nom de Philippe II. Son surnom de Philippe Auguste lui vient de ce qu'il est né un mois d'août.

Malgré ses déboires matrimoniaux avec Ingeborg de Danemark et Agnès de Méran, qui lui vaudront l'excommunication et même l'interdit sur le royaume, malgré aussi sa fragilité nerveuse, il se révèle un grand souverain.

Il combat avec succès les rois Plantagenêt d'Angleterre et défait à Bouvines la première coalition européenne contre la France. Sous son règne a lieu la croisade contre les Albigeois mais est aussi fondée l'Université de Paris. La capitale s'entoure d'une première enceinte fortifiée.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 2912
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 19 septembre 1648 : Pascal découvre le vide   Mar 19 Sep - 20:54



19 septembre 1648 : Pascal découvre le vide

Le 19 septembre 1648, tandis que Paris se débat dans les troubles de la Fronde, Blaise Pascal (25 ans) poursuit ses travaux à Clermont dans une totale indifférence aux événements de la capitale. Au sommet du Puy de Dôme, avec son beau-frère, il apporte la preuve de l'existence du vide et de la pression atmosphérique en montrant que le niveau de mercure dans un baromètre de Torricelli descend à mesure que l'altitude augmente.

L'impact de cette expérience a été tel que Pascal est devenu comme son cadet Newton une unité de mesure.

Un pascal vaut un newton par mètre carré.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 2912
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 20 septembre 1378 : Grand Schisme d'Occident   Mer 20 Sep - 20:54



20 septembre 1378 : Grand Schisme d'Occident

Le 20 septembre 1378, 13 cardinaux, pour la plupart français, se réunissent en secret à Anagni, au sud de Rome.

Mécontents du pape imposé par le peuple romain, le 8 avril 1378, sous le nom d'Urbain VI, ils désignent comme pape le prélat savoyard Robert de Genève. Le nouvel élu prend le nom de Clément VII et s'installe à Avignon, qu'avait abandonné le 17 janvier 1377 son prédécesseur Grégoire XI. Il se pose aussitôt en concurrent d'Urbain VI, qualifié d'« antipape ».

Nous sommes en pleine guerre de Cent Ans. La France prend le parti de son pape cependant que l'Angleterre opte pour le pape italien. À Naples, la reine Jeanne Ière prend le parti de Clément VII tandis que son cousin Charles de Duras, qui revendique sa couronne, prend le parti du pape romain.

C'est le début du Grand Schisme d'Occident. Ce conflit entre « urbanistes » et « clémentistes » concerne principalement les classes dirigeantes. Il laisse indifférents la plupart des catholiques, qui n'ont en matière de religion d'autre interlocuteur que leur curé. Il n'empêche qu'il va jeter le discrédit sur l'Église et concourir à l'émergence de mouvements contestataires et à la Réforme.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 2912
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 21 septembre 1792 : Ouverture de la Convention   Jeu 21 Sep - 20:54



21 septembre 1792 : Ouverture de la Convention

Le 21 septembre 1792, la Convention succède à la Législative et met fin à la première expérience de monarchie constitutionnelle. La nouvelle assemblée décrète l'abolition de la royauté en France. L'événement survient sous les bons auspices de la victoire de Valmy, la veille, le 20 septembre 1792, face aux troupes prussiennes.

Le lendemain 22 septembre 1792, les députés décident, sur une proposition de Danton, que les actes publics seront désormais datés de « l'An 1 de la République ». C'est de cette manière « furtive », selon le mot de Robespierre, que la France se découvre en République !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 2912
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 22 septembre 1609 : Expulsion des Morisques d'Espagne   Ven 22 Sep - 20:54



22 septembre 1609 : Expulsion des Morisques d'Espagne

Le 22 septembre 1609, à l'initiative de son ministre et favori le duc de Lerma, le roi d'Espagne Philippe III de Habsbourg signe un décret d'expulsion des Morisques.

Le triomphe de l'intolérance

Les Morisques sont d'anciens musulmans espagnols qui ont été convertis de force au catholicisme à l'initiative de Ximenez et continuent discrètement de pratiquer leur ancienne religion. Leur nom est dérivé de Moro (ou Maure), habitant de l'Afrique du nord. Ils sont au nombre d'un demi-million (sur une population totale de huit millions d'habitants), très actifs dans l'agriculture et l'artisanat.

Dès avant la publication du décret royal, des troupes armées (les tercios, redoutables fantassins espagnols) prennent position dans les régions à forte concentration musulmane afin de contenir les révoltes.

Les expulsions vont s'étirer jusqu'en 1614. Les Morisques voient leurs biens confisqués au profit du duc de Lerma et de ses partisans, ou encore de leurs seigneurs. Au moment de leur départ, les autorités poussent parfois le cynisme jusqu'à leur demander de payer leur voyage.

Ils sont chassés dans de pénibles conditions vers les ports d'Afrique du nord, Oran, Tunis... où ils sont plutôt mal accueillis par les habitants du cru. À Oran, ville espagnole jusqu'en 1792, ils sont refoulés par les autorités et massacrés par les Berbères des environs qui les perçoivent comme des envahisseurs.

Ces départs forcés ont des conséquences désastreuses pour l'Espagne en privant de bras et de cerveaux son agriculture, son élevage, ses corporations de maçons et son industrie textile.

Dans la région de Valence, où ils sont nombreux et très actifs, les grands propriétaires protestent contre une mesure qui les prive de travailleurs de qualité. On leur attribue en compensation les terres et les maisons des Morisques.

L'expulsion des Morisques suit d'un siècle celle des juifs, chassés d'Espagne en 1492, l'année où Christophe Colomb s'embarqua pour les Indes. Elle illustre la montée de l'intolérance en Espagne au nom de la « limpieza de la sangre » (la pureté du sang).....
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 2912
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 23 septembre 1408 : Les milices de Liège massacrées   Sam 23 Sep - 20:54



23 septembre 1408 : Les milices de Liège massacrées

Le 23 septembre 1408, les bourgeois de la principauté ecclésiastique de Liège, en conflit avec leur évêque Jean de Bavière, se heurtent à Othée à une coalition qui rassemble les armées du comte de Hainaut, le frère de l'évêque, et du duc de Bourgogne Jean sans Peur, son beau-frère.

Les milices communales sont écrasées par les armées féodales. Elles laissent 8.000 morts sur le terrain.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 2912
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 24 septembre 1877 : Les samouraïs meurent à Shiroyama   Dim 24 Sep - 20:54



24 septembre 1877 : Les samouraïs meurent à Shiroyama

Le 24 septembre 1877, sur la colline de Shiroyama, près de la ville de Kagoshima, une poignée de cinq cents samouraïs engagent avec leurs sabres un combat désespéré contre trente mille soldats de l'armée impériale équipés d'artillerie et de fusils.

Nostalgiques des traditions féodales, du Bushido, le code de l'honneur des anciens guerriers, et de quelques privilèges comme le droit à porter le sabre, ces samouraïs ne supportent pas la modernisation engagée par l'empereur Meiji Tenno.

Un combat pour l'honneur

Le jeune empereur, dix ans plus tôt, a pu reprendre au shogun (le maire du palais) la réalité du pouvoir grâce à l'appui de ces mêmes samouraïs.

Il réforme à marche forcée le Japon et constitue notamment une armée de soldats formés à l'occidentale. Un million de samouraïs sont alors mis à la retraite dans des conditions humiliantes. Beaucoup échouent à se reconvertir dans l'exploitation agricole ou les affaires.

Le ministre de la Guerre Saigo Takamori, à l'origine de la réforme, veut convaincre l'empereur d'employer ces guerriers dans une guerre contre les voisins, la Corée par exemple. Mais l'empereur juge l'initiative prématurée. Le ministre quitte le gouvernement et se retire dans l'île méridionale de Kyushu où il forme une école de samouraïs.

Des révoltes éclatent quand le gouvernement décide de réserver le port du sabre aux officiers de l'armée. À chaque fois, les anciens samouraïs, fidèles à leur armement traditionnel et à leur code de l'honneur, sont battus par les conscrits de l'armée impériale.

De façon quelque peu inattendue, l'ex-ministre lui-même prend alors la tête de la rébellion. Il est rejoint par quinze à vingt mille samouraïs du clan Satsuma dans son combat « pour l'honneur ».

Les rebelles bénéficient des services d'un officier instructeur français qui a pris leur parti, le capitaine Jules Brunet, polytechnicien et artilleur de formation.

Mais au bout de quelques semaines, après le siège épuisant de la ville de Kumamoto, sur l'île de Kyushu, la plupart sont éliminés ou font défection.

Le dernier carré succombe à Shiroyama après des attaques quasi-suicidaires contre les fortifications ennemies. Saigo lui-même est gravement blessé par balle. Fidèle à l'honneur ancestral, il se suicide par éventrement selon le rite du seppuku.

C'en est fini de la mystique samouraï. Il en reste un film américain à grand spectacle, Le dernier Samouraï (2003), dans lequel l'instructeur français a pris les traits d'un soldat américain joué par Tom Cruise !

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 2912
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 25 septembre 1513 : Balboa découvre l'océan Pacifique   Lun 25 Sep - 20:54



25 septembre 1513 : Balboa découvre l'océan Pacifique

Le 25 septembre 1513, le conquistador espagnol Vasco Núñez de Balboa (38 ans) arrive après plusieurs jours de marche à travers la cordillère d'Amérique centrale en vue d'un océan encore inconnu des Européens.

Il le baptise « Grande mer du Sud » (en espagnol, « mar del Sur ») et, pénétrant dans ses eaux, en prend possession au nom du roi d'Espagne.

Six années après les rapports de voyage d'Amerigo Vespucci, traduits sur une carte du géographe Waldsemüller, il démontre que les terres découvertes par Christophe Colomb constituent bien un Nouveau Monde, séparé de l'Asie par un grand océan.

C'est ainsi que l'océan Pacifique, colonisé depuis des siècles par les ancêtres des Polynésiens, entre dans la réalité européenne. Son nom actuel lui sera donné huit ans plus tard par Magellan, quand le grand navigateur portugais aura découvert la voie maritime permettant d'y accéder.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 2912
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 26 septembre 1687 : Explosion au Parthénon   Mar 26 Sep - 20:54



26 septembre 1687 : Explosion au Parthénon

Le 26 septembre 1687, tandis que le doge Francesco Morosini met le siège devant l'Acropole où est installée une garnison turque, un obus vénitien tombe sur le Parthénon qui abrite un magasin de poudre. Tout le centre du temple s'effondre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 2912
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 27 septembre 52 av. J.-C. : Vercingétorix se rend à César devant Alésia   Mer 27 Sep - 20:54



27 septembre 52 av. J.-C. : Vercingétorix se rend à César devant Alésia

C'est aux alentours du 27 septembre de l'an 52 av. J.-C. que Vercingétorix, jeune chef gaulois, se rend à Jules César.
Sa reddition met fin au siège de l'oppidum d'Alésia par les Romains et à la résistance gauloise.

Après la terrible guerre des Gaules, qui a sévi près de sept ans, l'ensemble des peuples établis entre le Rhin et les Pyrénées passe sous la rude domination de Rome. Ce faisant, ils évitent une invasion par les peuples germains, plus pressants que jamais sur la rive droite du Rhin.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 2912
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 28 septembre 1794 : Création de la future École Polytechnique   Jeu 28 Sep - 20:54



28 septembre 1794 : Création de la future École Polytechnique

Le 28 septembre 1794, soit deux mois après la chute de Robespierre, le Comité de Salut public décide, à l'initiative de Lazare Carnot, de créer une École centrale des travaux publics, afin de fournir aux armées de la République française les cadres scientifiques dont elles ont besoin pour faire face à leurs ennemis.

L'école est installée au Palais Bourbon, aujourd'hui siège de l'Assemblée nationale. Sa mise en place est confiée à un collectif de savants dirigé par le mathématicien Gaspard Monge. Elle sera rebaptisée École polytechnique l'année suivante puis, en 1804, transformée par Napoléon Ier en école militaire, avec un général à sa tête, pour former les officiers d’artillerie et du génie.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 2912
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 29 septembre 1793 : Loi du « maximum général »   Ven 29 Sep - 20:54



29 septembre 1793 : Loi du « maximum général »

Le 29 septembre 1793, en pleine Terreur, les députés de la Convention votent la loi du « maximum général » qui bloque les salaires et les prix, pour donner satisfaction aux sans-culottes qui s'indignent des pénuries et proclament haut et fort :
« Guerre aux accapareurs ».

La loi impose un prix maximum pour les produits de première nécessité, variable selon les régions et en général supérieur d'un tiers aux prix courants de 1790. Le maximum des salaires est quant à lui de moitié supérieur au niveau moyen de 1790.

C'est la première fois qu'un gouvernement intervient de la sorte sur le marché. Mais cette première forme d'économie administrée se solde par une impopularité sans précédent. Instantanément, les greniers et les magasins se vident de leurs marchandises. Chacun achète tout ce qu'il peut pendant qu'il est temps et les paysans dissimulent leurs récoltes plutôt que de les vendre à vil prix. Le gouvernement tente de réagir en appliquant des peines très dures aux contrevenants, y compris la prison et la guillotine.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 2912
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 30 septembre 1958 : Le « plan Pinay-Rueff »   Sam 30 Sep - 20:54



30 septembre 1958 : Le « plan Pinay-Rueff »

Rappelé au pouvoir en mai 1958, Charles de Gaulle obtient de l'Assemblée, le 5 octobre 1958, de pouvoir gouverner pendant quatre mois par ordonnances, c'est-à-dire sans passer par la discussion et le vote des textes devant les députés.

Pour remettre l'économie sur pied, son collaborateur Georges Pompidou et le ministre des Finances Antoine Pinay font appel à l'économiste Jacques Rueff. C'est ainsi que Jacques Rueff réunit à partir du 30 septembre 1958 un comité de huit personnes (président de Péchiney, de la Société générale,...).

39 séances plus tard, le rapport, rédigé par Jacques Rueff lui-même, est remis au général de Gaulle le 8 décembre. Il ne compte que 25 pages et s'en tient à quelques mesures essentielles. Le président de Gaulle les fait adopter dans leur intégralité le 23 décembre 1958. Ces mesures sont présentées au public sous le nom de « plan Pinay-Rueff ».

Le plan prescrit en particulier une sévère cure d'amaigrissement de l'administration, allant jusqu'à supprimer la retraite des anciens combattants (cette mesure, symboliquement odieuse, sera plus tard rapportée). Le plan supprime les indexations (notamment sur le blé) et libère résolument les échanges extérieurs.

Last but not least, il dévalue le franc de 17% et, mesure la plus spectaculaire, crée un « nouveau franc » égal à cent anciens francs. Les résultats bénéfiques se font sentir dès 1962 (croissance accrue, balance commerciale excédentaire,...).
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 2912
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 1er octobre 1949 : Proclamation de la Chine populaire   Dim 1 Oct - 20:56



1er octobre 1949 : Proclamation de la Chine populaire

Le 1er octobre 1949, à Pékin, Mao Zedong proclame l'avènement de la République populaire de Chine. Il lance sa proclamation du balcon de la Porte de la Paix céleste, qui donne sur la grande place Tien An Men, non loin de la Cité interdite des anciens empereurs.

L'anniversaire de ce jour est depuis lors devenu fête nationale en Chine populaire.

La prise de pouvoir des communistes et de leur chef Mao Zedong met fin à une longue guerre civile, ponctuée par la Longue Marche et la terrible invasion japonaise.

Une interminable guerre civile

Pendant plus de vingt ans se sont opposés les frères ennemis de la République, Mao Zedong, leader du Parti communiste chinois, et Tchang Kaï-chek, chef du parti nationaliste Kuomintang. Ce parti, créé par le fondateur de la République, Sun Yat-sen, a été victime de l'usure du pouvoir et s'est corrompu. Battu, Tchang Kaï-chek se réfugie à Taïwan (l'île de Formose) sous la protection de la flotte américaine.

C'est ainsi que Mao Zedong (55 ans) accède le 1er octobre 1949 à la présidence d'une Chine presque totalement réunifiée.
Son fidèle Zhou Enlai devient le chef du gouvernement.

La stabilité retrouvée fait penser à un changement de dynastie comme il s'en produit en Chine tous les trois siècles après une longue période d'anarchie. Mais cette stabilité n'est que de façade. Les exécutions des opposants politiques et les tensions nées de la confiscation des terres font des victimes par millions.

Empereur communiste

En 1956, Mao, pour tenter d'apaiser les revendications, encourage chacun à critiquer les défauts du régime. Il lance la « campagne des Cent-Fleurs ».

L'ampleur des critiques et la révolte concomitante des Hongrois contre l'oppression soviétique ne manquent pas d'inquiéter les dirigeants chinois. Ils changent de visage et lancent une féroce campagne «antidroitière» avant d'inaugurer en 1958 le «Grand Bond en avant». Cette entreprise folle se donne pour but de rattrapper le niveau de la Grande-Bretagne par la mise en oeuvre de toutes les ressources productives du pays ! L'effet est des plus dramatiques avec d'épouvantables famines qui font plusieurs dizaines de millions de victimes.

En 1960, les communistes chinois se brouillent avec le « Grand Frère » soviétique. La rupture et le retrait brutal des experts soviétiques occasionnent une nouvelle récession et entraînent les deux pays au bord de la guerre. Dans une ultime tentative pour sauver son pouvoir, le président Mao, surnommé le « Grand Timonier », lance en 1966 les jeunes à l'assaut des institutions politiques. C'est la « Révolution culturelle », une nouvelle source de drames.

La mort de Mao en 1976 et l'avènement de dirigeants plus pragmatiques, sous la conduite de Deng Xiaoping, le « petit timonier », vont introduire dans le pays l'espoir d'un mieux-être matériel. Le Parti communiste n'en continuera pas moins de tenir solidement les rênes du pouvoir. La libéralisation politique n'est pas d'actualité.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 2912
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 2 octobre 1369 : Du Guesclin reçoit l'épée de connétable   Lun 2 Oct - 20:54



2 octobre 1369 : Du Guesclin reçoit l'épée de connétable

Le 2 octobre 1369, dans sa résidence de l'hôtel Saint-Pol, dans le quartier parisien du Marais, le roi Charles V le Sage octroie à Bertrand Du Guesclin le titre de connétable en reconnaissance des services rendus.

Le titre de connétable correspond au Moyen Âge aux fonctions modernes de chef d'état-major. Le mot vient du latin comes stabuli, qui désigne le comte de l'étable (aussi appelé grand écuyer).

Mercenaire et Breton

Né un demi-siècle plus tôt au château de La Motte-Broons, près de Dinan, dans le duché de Bretagne alors indépendant, Bertrand Du Guesclin se signale très tôt par son caractère combatif. Il fait ses premières armes dans la guerre de la Succession de Bretagne, aux côtés de Charles de Blois, le candidat du roi de France.

Dès 1350, sans attendre la fin du conflit, il entre au service du roi de France Jean II le Bon. Mais c'est surtout au service de son fils Charles V qu'il va déployer toute son énergie. C'est ainsi qu'en 1364, il bat à Cocherel les troupes du roi de Navarre Charles le Mauvais.

Là-dessus, toujours en quête d'aventure, il revient en Bretagne, au secours de Charles de Blois. Mais il se fait battre et même capturer à Auray par les Anglais du Prince Noir, alliés du camp rival, le 29 septembre 1364. La bataille, qui voit aussi la mort de Charles de Blois, met fin à la guerre bretonne.


Aventures castillanes

Charles V fait libérer Du Guesclin contre 100 000 livres, l'équivalent de 40 000 florins, et lui demande en retour de libérer le royaume des Grandes Compagnies. Il s'agit de bandes de mercenaires qui, depuis la paix de Brétigny (mai 1360) et la fin des hostilités avec les Anglais, mettent les campagnes au pillage faute d'être employés à la guerre.

Du Guesclin leur trouve une occupation en les emmenant de l'autre côté des Pyrénées où, là comme en Bretagne, se déroule une guerre entre prétendants à la couronne de Castille.

Les Français apportent leur concours à Henri de Trastamare contre Pierre Ier le Cruel. Mais celui-ci appelle à son secours les vieux adversaires de Du Guesclin : le capitaine anglais Chandos et le Prince Noir, fils du roi Édouard III ! Le premier choc est fatal à Du Guesclin. À Navarette, en 1367, il est capturé par le Prince Noir. Le Breton, par orgueil, fixe lui-même le montant de sa rançon au niveau qui sied à sa valeur. C'est ainsi que le roi Charles V le fait à nouveau libérer, cette fois en échange de 60 000 florins.

Peu après, Du Guesclin prend sa revanche sur Pierre le Cruel et l'oblige à se réfugier dans la forteresse de Montiel. Capturé, Pierre Ier est tué par Henri de Trastamare. Fin de l'épisode castillan.

Connétable et Français (ou presque)

De retour à Paris, le mercenaire reçoit donc du roi le titre de connétable malgré les réticences des courtisans et des princes qui supportent mal le rude caractère du Breton.

En l'honorant ainsi, le roi veut s'attacher son concours pour chasser les Anglais des dernières provinces qui leur restent sur le Continent et en finir avec une guerre qui n'a que trop duré (on ne l'appelle pas encore guerre de Cent Ans).

Le chevalier breton, célèbre pour sa laideur tout autant que sa vigueur et son talent de stratège, accepte l'honneur qui lui est fait par le Conseil du roi et va s'en acquitter avec succès pendant les dix années qui lui restent à vivre.

Dur à la tâche, il évite les batailles rangées et fait méthodiquement le siège des places fortes que possèdent encore les Anglais sur le Continent, en faisant usage de l'artillerie naissante. Pas moins de 32 bouches à feu sont mises en batterie en 1374 devant le château de Saint-Sauveur-le-Vicomte. Il ne rechigne pas à la ruse. Ainsi lui arrive-t-il de s'emparer d'un château avec des soldats déguisés en bûcherons.

À la fin, Du Guesclin chasse les Anglais de Normandie, de Guyenne, de Saintonge et du Poitou. Il fait également la chasse aux routiers qui sèment la désolation. Il meurt de maladie à 60 ans, le 13 juillet 1380, en assiégeant un de leurs repaires, à Châteauneuf-de-Randon, en Gévaudan. Le gouverneur de la place se rend et vient solennellement déposer les clés de la forteresse sur le cercueil du héros !

Bertrand du Guesclin, en hommage aux services rendus, est inhumé dans la nécropole royale de Saint-Denis. Le roi le suit de peu dans la mort, le 16 septembre 1380.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 2912
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 3 octobre 1990 : L'Allemagne réunifiée   Mar 3 Oct - 20:54



3 octobre 1990 : L'Allemagne réunifiée

Le 3 octobre 1990, onze mois après la chute du Mur, la République Fédérale Allemande et la République Démocratique Allemande célèbrent officiellement leur réunion en un seul État.

L'anniversaire de ce jour est depuis lors fête nationale en Allemagne.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 2912
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 4 octobre 1986 : Achèvement du Plan Delta   Mer 4 Oct - 20:54


4 octobre 1986 : Achèvement du Plan Delta

Le 4 octobre 1986 marque l'achèvement du plan Delta, aux Pays-Bas. Le plus grand chantier de génie civil de tous les temps a été lancé au début des années 50, après qu'un raz-de-marée eût inondé les terres les plus basses du pays et provoqué la mort de 1 800 personnes.Toutes les îles côtières de la province de Zélande sont désormais reliées par une digue. Le delta du Rhin, de l'Escaut et de la Meuse est fermé, à l'exception d'un chenal de navigation.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 2912
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 5 octobre 1897 : Guerre de Canudos   Jeu 5 Oct - 20:54



5 octobre 1897 : Guerre de Canudos

À la suite de la proclamation de la République et de la séparation de l'Église et de l'État, de nombreuses révoltes éclatent au Brésil. La plus grave est sans conteste celle qui se termine par un bain de sang à Canudos, dans l'État de Bahia.

Des milliers de fidèles ont progressivement rejoint, dans une exploitation abandonnée, Antônio Maciel, prédicateur qui annonce la fin des temps et vomit la république, la séparation de l'Église et de l'État et le mariage laïc, tout en incitant à ne pas payer ses impôts.

C'est une véritable ville de plus de 20.000 habitants qui se développe à Canudos, bien structurée autour de l'élevage, l'agriculture et la religion. C'est aussi un défi pour les grands propriétaires, dont la domination toute-puissante sur leur main d'oeuvre est ainsi remise en cause, pour l'Église attachée à éradiquer les superstitions, et pour l'État, tourné vers la modernité.

Trois expéditions militaires sont mises en déroute par les hommes de Canudos, avant qu'une quatrième ne finisse par triompher, après de très durs combats entre juin et octobre 1897. Le « conseiller » Antônio Maciel y trouve la mort le 5 octobre 1897.

La répression est féroce, dénoncée par le grand écrivain Euclides Da Cunha dans Hautes terres, la guerre de Canudos, publié en 1902 et devenu un classique. Plus récemment, Mario Vargas Llosa en a fait un roman, La guerre de la fin du monde.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 2912
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 6 octobre 1973 : Guerre du Kippour   Ven 6 Oct - 20:54

6 octobre 1973 : Guerre du Kippour

Le 6 octobre 1973, l'armée égyptienne franchit le canal de Suez à la faveur de la fête juive du Yom Kippour, le Grand Pardon, pendant laquelle se recueillent beaucoup d'Israéliens.

Son armée ne compte pas moins de 1500 chars, 222 bombardiers et près de 300.000 hommes. Elle prend à revers les troupes israéliennes qui stationnent dans le Sinaï depuis leur victoire triomphale de juin 1967.

Les alliés syriens de l'Égypte (100.000 hommes) lancent au même moment 3 divisions blindées et 1000 chars sur le plateau du Golan, également occupé par les Israéliens depuis 1967. En quatre jours, ils s'emparent du mont Hermon et de la ville de Qunaytra.


Le pari osé de Sadate

Ayant succédé à la tête de l'Égypte au prestigieux Nasser, le président Anouar el-Sadate a pris l'initiative de la guerre pour venger les Arabes de leurs humiliations passées et consolider sa légitimité auprès de ses concitoyens.

C'est la quatrième fois que se heurtent les armées arabes et israéliennes après la guerre de 1948, consécutive à la proclamation de l'indépendance de l'État d'Israël par l'ONU, l'opération israélo-franco-britannique de Suez en 1956 et la guerre des Six Jours en 1967.

Le gouvernement israélien est dirigé par Golda Meir, femme de grande énergie qui a pris une part essentielle à la lutte pour l'indépendance. Le ministre de la Guerre est le général Moshé Dayan, auréolé par la victoire-éclair des Six Jours. Craignant l'opprobre internationale, le gouvernement n'a pas voulu prévenir l'offensive égyptienne.

Quand survient celle-ci, les Israéliens éprouvent du coup la plus grande peur de leur Histoire mais ils reprennent rapidement leurs esprits et jettent toutes leurs forces dans la bataille (275.000 soldats). Ils ripostent aux Syriens avec leurs chars, anéantissent l'aviation ennemie et s'engagent sur la route de Damas, la capitale syrienne.


Sur le front sud, le 15 et le 16 octobre, les troupes blindées du général Ariel Sharon repassent le canal de Suez dans l'autre sens et établissent une tête de pont qui menace la vallée du Nil et Le Caire. Plus sérieusement, ils encerclent la troisième armée égyptienne qui s'était trop vite aventurée de l'autre côté du canal, dans la péninsule du Sinaï. La plupart des chars égyptiens sont détruits. Les pertes humaines du côté arabe ne sont pas chiffrées. Quant aux Israéliens, ils ont à déplorer 3.000 morts, un chiffre important au regard de leur population.

Le 23 octobre, l'Égypte accepte le cessez-le-feu après que l'ONU, à New York, eût appelé les belligérants à négocier (résolution 338 du Conseil de sécurité).

La Syrie l'accepte à son tour le lendemain. Seul l'Irak refuse toute négociation. A vrai dire, il n'a pas grand chose à craindre des Israéliens vu l'éloignement du front.

Le 11 novembre, Israéliens et Égyptiens signent un accord au kilomètre 101 suite auquel ils reviennent sur leurs positions d'avant le conflit.

Malgré la défaite des armées égyptienne et syrienne sur le terrain, Sadate peut se flatter d'avoir gagné son pari. Il a fait peur aux Israéliens et mobilisé les peuples arabes en sa faveur. Il va tirer parti de son relatif triomphe pour engager la tête haute des négociations de paix avec l'ennemi juré (Camp David, 1978). Elles lui coûteront la vie.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 2912
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 7 octobre 1953 : Inauguration de Chandigarh   Sam 7 Oct - 20:54



7 octobre 1953 : Inauguration de Chandigarh

Le 7 octobre 1953, le président de l'Union indienne, le docteur Rajendra Prasad, inaugure la cité futuriste de Chandigarh.

Prévue pour devenir la capitale de l'État du Pendjab après le rattachement de l'ancienne capitale au Pakistan voisin, Chandigarh est une ville neuve dessinée par l'architecte français d'origine suisse Le Corbusier, avec des constructions basses et des voies séparées selon le type de circulation.

Depuis 1966, Chandigarh est à la fois un territoire de l'Union indienne et la capitale des États du Pendjab et d'Haryana.
Sa population est de l'ordre d'un million d'habitants.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 2912
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 8 octobre 1799 : Bonaparte débarque à Fréjus   Dim 8 Oct - 20:54



8 octobre 1799 : Bonaparte débarque à Fréjus

Le 8 octobre 1799, le général Napoléon Bonaparte débarque à Fréjus après une campagne désastreuse en Égypte.

La Révolution est en déliquescence

Tandis que Bonaparte débarque en Provence, le gouvernement du Directoire est livré aux intrigues et à la corruption et les armées françaises subissent défaite sur défaite en Europe.

À Paris, les vieux révolutionnaires guidés par l'ex-abbé Sieyès cherchent « un sabre » pour faire un coup d'État et sauver les acquis de la Révolution. Ce sera le 18 Brumaire (9 novembre 1799).

Ainsi que le montre l'historien Jacques Bainville, ces acquis auxquels sont attachés les Français sont de deux sortes : c'est, d'une part, l'annexion de la Belgique, d'autre part la préservation des achats de biens nationaux. Du paysan au riche bourgeois, chacun craint d'avoir à restituer les biens d'Église qu'il a achetés à vil prix en les payant avec des assignats sans valeur.

Bonaparte a compris qu'il pouvait jouer un rôle de premier plan à Paris. C'est pourquoi, non sans cynisme, il abandonne son armée en Égypte, d'où la flotte anglaise de l'amiral Nelson l'empêche de sortir. Lui même écrira : « J'ai pressenti que je ne devais pas rester longtemps éloigné de la France ». Il est auréolé du retentissement de ses victoires en Italie et en Égypte, victoires qu'il a su magnifier grâce à un art consommé de la propagande. Son prestige en France n'a d'ailleurs cessé de croître pendant son absence en Égypte.

Les Directeurs qui gouvernent le pays sont reconnaissants à Bonaparte d'avoir sauvé le régime à deux reprises, par les coups de Vendémiaire et de Fructidor, face au retour de l'idée monarchique dans l'opinion publique.

Le débarquement de Fréjus sera pour ce jeune général de 30 ans ce que fut la traversée du Rubicon pour Jules César. Bientôt le Consulat, l'Empire... et un à deux millions de morts qui viendront s'ajouter aux victimes de la Révolution.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 2912
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 9 octobre 43 av. J.-C. : Fondation de Lyon   Lun 9 Oct - 20:54



9 octobre 43 av. J.-C. : Fondation de Lyon

Le 9 octobre de l'an 43 avant notre ère, Lucius Munatius Plancus, ancien officier de César, proconsul en Gaule, fonde une colonie promise à un destin exceptionnel sous le nom de Lugdunum puis Lyon.

Une colonie romaine

Au cours des mois qui suivent l'assassinat de César, le Sénat ordonne à ses généraux Lépide et Plancus, qui commandent les légions de Gaule, de fonder une colonie sur la colline qui domine le confluent de la Saône et du Rhône.

Le choix du lieu s'explique par la présence de nombreuses routes en relation avec les différentes régions de la Gaule. Des Gaulois sont déjà installés à proximité, dans un village du nom de Condate, sur la « presqu'île », entre la colline de la Croix-Rousse et l'actuelle place Bellecour.

Lucius Munatius Plancus trace le decumanus, axe est-ouest de la future ville, sur l'emplacement de l'actuel musée gallo-romain. La ville porte d'abord le nom de Colonia Copia Felix Munatia, bientôt modifié en Copia Lugdunum.

Lugdunum, plus tard transformé en Lyon, signifierait en gaulois « colline du dieu Lug ».

Lugdunum, capitale des Gaules

Sous le règne d'Auguste, héritier de Jules César, son gendre Agrippa divise la « Gaule chevelue », c'est-à-dire la Gaule conquise par César, en trois provinces : Lyonnaise, Aquitaine, Belgique. Sur le littoral méditerranéen, la Narbonnaise, plus anciennement romanisée, demeure province sénatoriale.

En 16 et en 14 av. J.-C., l'empereur Auguste, de passage en Gaule, fait construire à Lugdunum le premier théâtre des Gaules, aux dimensions modestes (4500 places). La ville devient la capitale commune aux trois Gaules. Plusieurs empereurs y séjournent et le futur empereur Claude, fils de Drusus, beau-fils d'Auguste, et d'Antonia, fille de Marc-Antoine, y naît le 1er août de l'an 10 av. J.-C.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: ephemeride   

Revenir en haut Aller en bas
 
ephemeride
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 35 sur 38Aller à la page : Précédent  1 ... 19 ... 34, 35, 36, 37, 38  Suivant
 Sujets similaires
-
» Ephéméride
» l ephemeride 05 07
» l ephemeride du jour

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Duché de Montmirail :: Débats :: Culture et philosophie-
Sauter vers: