Duché de Montmirail

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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 4 novembre 1979 : Prise d'otages à Téhéran   Sam 4 Nov - 21:54



4 novembre 1979 : Prise d'otages à Téhéran

Le 4 novembre 1979, en pleine révolution islamique, 56 ressortissants américains sont pris en otage dans leur ambassade, à Téhéran (Iran).

Cinq mois plus tard, en avril 1980, le président Jimmy Carter lance l'opération Eagle Claw en vue de les délivrer par la force. C'est un cuisant et humiliant échec. Parmi les hélicoptères engagés, plusieurs tombent en panne dans le désert. Huit militaires trouvent la mort dans une évacuation précipitée.

Les otages seront en définitive libérés par la voie diplomatique le 20 janvier 1981, le jour même de l'accession à la présidence des États-Unis de Ronald Reagan.
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MessageSujet: 5 novembre 1956 : Les parachutistes franco-britanniques sautent sur Suez   Dim 5 Nov - 21:54



5 novembre 1956 : Les parachutistes franco-britanniques sautent sur Suez

Le 5 novembre 1956, débute une opération aéroportée franco-britannique contre l'Égypte. À la suite de la nationalisation du canal par le raïs Nasser le 26 juillet 1956, les gouvernements français et britannique de Guy Mollet et Anthony Eden ont convenu avec le gouvernement israélien de Ben Gourion d'attaquer conjointement l'Égypte.

Les Israéliens se lancent dans la péninsule du Sinaï le 29 octobre et les parachutistes franco-britanniques sautent sur Port-Saïd sous le prétexte de protéger le canal.

Mais à peine les paras touchent-ils terre que le maréchal Nicolas Boulganine, chef de l'État soviétique, menace d'intervenir avec des fusées intercontinentales à tête nucléaire si l'attaque n'est pas stoppée ! Le président Dwight Eisenhower (qui vient d'être réélu le 6 novembre avec un pourcentage record de 57% des électeurs) joint sa voix aux Soviétiques pour exiger un cessez-le-feu.

Le tintamarre provoqué par cette expédition de type colonial aura permis à l'URSS de réprimer au même moment une révolte populaire en Hongrie.
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MessageSujet: 6 novembre 1792 : Les volontaires français triomphent à Jemmapes   Lun 6 Nov - 21:54



6 novembre 1792 : Les volontaires français triomphent à Jemmapes

Le 6 novembre 1792, les volontaires de l'armée française battent les soldats autrichiens à Jemmapes, près de Mons, en Belgique. Il est vrai qu'ils bénéficient d'une écrasante supériorité numérique.

Le spectre de l'invasion s'éloigne

Six semaines après un premier succès à Valmy, la toute jeune République française décide de pousser son avantage contre les Prussiens et les Autrichiens qui la menacent d'invasion.

C'est en Belgique, possession des Habsbourg depuis Charles Quint, qu'ils portent leur effort. L'armée autrichienne est prise au dépourvu par l'offensive de Charles François Dumouriez.

Les Français sont portés par la ferveur révolutionnaire. Mais ils bénéficient surtout de l'avantage du nombre. Ils sont cinquante cinq mille, soit deux fois plus nombreux que les Autrichiens.

La journée débute par une canonnade sans guère de résultat. Dumouriez lance ensuite plusieurs charges d'infanterie auxquelles participe le duc de Chartres, Louis-Philippe.

Les deux camps combattent bravement mais en désordre. À la mi-journée, après qu'ont été tués deux mille hommes Français et autant d'Autrichiens, le duc de Saxe-Teschen se retire sans que Dumouriez se soucie de le poursuivre. Dans les jours qui suivent, les Autrichiens évacuent la Belgique.

Bien qu'incomplète, car elle n'a pas entamé les forces ennemies, la victoire de Jemmapes éloigne la crainte de l'invasion et magnifie la République française aux yeux de tous les Européens. La Révolution atteint des sommets de popularité jusqu'en Angleterre. Personne ne tient plus à la combattre.

Hélas, les révolutionnaires n'ont pas la sagesse de s'en tenir là. Dépassés par leur succès, les députés girondins de la Convention proposent d'étendre la guerre et d'annexer les régions occupées...
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MessageSujet: 7 novembre 63 av. J.-C : Cicéron dénonce Catilina   Mar 7 Nov - 21:54



7 novembre 63 av. J.-C : Cicéron dénonce Catilina

Le 7 novembre de l'an 63 avant notre ère, Cicéron (Marcus Tullius Cicero) convoque le Sénat dans le temple de Jupiter Capitolin. En sa qualité de consul du peuple romain, il veut dénoncer solennellement les menées d'une bande de stipendiés à la solde de son adversaire politique, le dénommé Catilina.

Ancien agent du dictateur Sylla, celui-ci a déjà tenté de renverser les institutions républicaines en se servant du parti populaire et s'apprête à récidiver.

Un génie de l'art oratoire

Cicéron est l'un des rares sénateurs issus de l'ordre équestre et non d'une famille patricienne. Il est ce qu'on appelle un « homme nouveau ».

À 43 ans, il s'est déjà acquis dans le milieu politique romain une réputation de fervent républicain en dénonçant les prévarications de Verrès, propréteur de Sicile, dont la vénalité avait dépassé les bornes. Trois ans plus tôt, il a aussi plaidé pour que Pompée obtienne des pouvoirs exceptionnels en vue de combattre en Orient Mithridate, roi du Pont.

Quand Cicéron prend une nouvelle fois la parole devant le Sénat, Catilina n'hésite pas à s'asseoir au premier rang de l'auditoire, ce qui offre à l'orateur l'occasion de le prendre à partie dès les premiers mots sans autre préambule :

Quousque tandem abutere, Catilina, patientia nostra ?
Quamdiu etiam furor iste tuus nos eludet ?
Quem ad finem sese effrenata iactabit audacia ?


« Mais enfin jusqu'où, Catilina, prétends-tu abuser de notre patience ?
Jusques à quand auras-tu l'insolence de nous narguer ?
Jusqu'à quelle extrémité l'audace effrénée dont tu fais preuve va-t-elle t'entraîner ? »

Le consul dénonce en termes explicites les détails de la conjuration et la menace qu'elle fait peser sur la sécurité de l'État. Il fait une telle impression sur les sénateurs que Catilina ne peut rétorquer. Il ne trouve rien de mieux à faire que de s'enfuir et de susciter une rébellion armée.

Antonius, collègue de Cicéron, rassemble une armée et en vient à bout au cours de l'année suivante. Catilina perd la vie au combat et ses complices sont exécutés.

Cicéron poursuit son enquête et en expose les résultats dans quatre fameux discours, les Catilinaires. Le mot catilinaire est devenu nom commun au XIXe siècle pour désigner une harangue violente.

L'orateur refuse toute gratification pour sa conduite mais le Sénat lui témoigne néanmoins sa reconnaissance en lui décernant le titre de Pater patriæ (Père de la patrie). Cicéron apparaît désormais comme l'un des chefs du parti des optimates, qui regroupe les partisans de l'ordre traditionnel et s'oppose au parti des popolares ou parti populaire.
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MessageSujet: 8 novembre 1942 : Débarquement en Afrique du Nord   Mer 8 Nov - 21:55



8 novembre 1942 : Débarquement en Afrique du Nord

Le 8 novembre 1942, les troupes anglaises et américaines débarquent en Afrique du Nord sous le commandement du général américain Dwight Eisenhower. C'est l'opération «Torch».

Résistance française

Dès le début de la Seconde Guerre mondiale, l'Afrique du Nord française (départements d'Algérie, protectorats du Maroc et de la Tunisie) s'était placée sous l'autorité du gouvernement de Vichy.

Au moment du débarquement, l'amiral François Darlan, dauphin du maréchal Pétain, se trouve par hasard à Alger où il est venu rendre visite à son fils malade. Il ordonne aux troupes françaises de résister à l'envahisseur. C'est ainsi qu'à leur arrivée à Casablanca comme à Oran et Alger, les troupes anglo-saxonnes se heurtent contre toute attente à une furieuse résistance des troupes françaises.

Les Anglo-Saxons craignent que cette résistance de leurs ex-alliés ne permette aux Allemands de se ressaisir et de les renvoyer à la mer. Heureusement, Darlan finit par signer la reddition d'Alger et les Anglo-Saxons obtiennent un arrêt des combats. L'Afrique du Nord passe sous leur contrôle tout en conservant l'administration et les lois de Vichy.

Le reflux de l'Axe

Hitler réagit à l'invasion de l'Afrique du Nord par l'occupation de la «zone libre», en France, en violation des accords d'armistice du 22 juin 1940 avec le maréchal Pétain. C'est l'opération «Attila».

La flotte française en rade à Toulon se saborde le 27 novembre sur ordre de l'amiral Jean de Laborde, pour échapper aux Allemands sans avoir à se livrer aux ennemis traditionnels de la marine française, les Anglais. Les Allemands et leurs alliés Italiens occupent d'autre part la Tunisie, protectorat français revendiqué par l'Italie.

Dans le même temps, dans le désert libyen, à el-Alamein, le général Montgomery repousse l'Afrika Korps de Rommel. Pris en tenaille, les Allemands et les Italiens n'ont pas d'autre issue que de se retrancher sur Bizerte, en Tunisie, d'où ils regagneront l'Europe en mai 1943.

En janvier 1943, Roosevelt et Churchill se retrouvent à Casablanca pour une conférence où ils préparent la libération complète de l'Afrique du Nord et l'invasion de la Sicile.
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MessageSujet: 9 novembre 1867 : Le Japon entre dans l'« ère des Lumières »   Jeu 9 Nov - 21:54



9 novembre 1867 : Le Japon entre dans l'« ère des Lumières »

Le 9 novembre 1867, au Japon, suite à des émeutes, le shogun Tokugawa Yoshinobu, maire du palais et maître tout-puissant du gouvernement, remet ses pouvoirs au jeune empereur Mutsuhito arrivé sur le trône le 30 janvier précédent.

On voit dans cet événement le début de l'ère Meiji ("lumière"), du nom de règne de l'empereur.

Par ce nom de règne, le nouveau souverain, à peine âgé de 15 ans, veut signifier sa volonté de moderniser l'empire du Japon et de l'ouvrir sur le monde. Il décide d'assumer lui-même la direction du pays à la place du shogun, avec le concours des grands seigneurs (daimyo) réformistes.

En moins d'une génération, il va hisser son pays parmi les grandes puissances de la planète, toutes les autres appartenant à la sphère occidentale...
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MessageSujet: 10 novembre 1555 : Le rêve avorté d'une France antarctique   Ven 10 Nov - 21:54



10 novembre 1555 : Le rêve avorté d'une France antarctique

Le 10 novembre 1555, l'amiral français Nicolas Durant de Villegagnon relâche dans la baie de Guanabara, au Brésil. Il amène avec lui 600 colons.

Utopie tropicale

Villegagnon s'est battu en Méditerranée contre les Barbaresques et les Turcs. Chevalier de Malte, il est fait vice-amiral de Bretagne et se convertit au protestantisme.

À 45 ans, il reçoit de l'amiral Gaspard de Coligny, qui a des sympathies pour la cause protestante, la mission de créer une colonie en Amérique du sud. Le roi de France Henri II met une flotte de trois navires à sa disposition.


L'amiral, assisté de son neveu Legendre de Boissy, construit sur une île de la magnifique baie de Guanabara un établissement baptisé Fort-Coligny. Il projette aussi sur la terre ferme une cité, Henryville, appelé à devenir la capitale d'une « France antarctique ».

À la différence des Portugais qui occupent d'autres parties de la côte, Villegagnon fait tout son possible pour établir des relations fraternelles avec les Indiens dans une communauté binationale. Mais son caractère rude et intransigeant lui vaut bien des déconvenues. Une partie de ses hommes se révolte et s'enfuit dans la forêt auprès des Indiens.

L'amiral demande des renforts à Jean Calvin, alors maître tout-puissant de Genève. Mais avant qu'ils n'arrivent, Villegagnon revient à la foi catholique. Il ne manque pas de se disputer avec les nouveaux-venus, d'un sectarisme calviniste à toute épreuve et en vient à les faire périr, s'en justifiant dans une lettre à Calvin.

Après ce drame, en 1559, Villegagnon abandonne Fort-Coligny et rentre en France où il prendra part aux guerres de religion, cependant que les calvinistes tentent d'implanter une nouvelle colonie sur la terre ferme. C'en est fini de l'utopie tropicale.

Les Portugais, qui ont fondé dans la même baie la future capitale du Brésil colonial, Rio de Janeiro, détruisent le 20 janvier 1567 ce qui reste des établissements français. Leur chef, le capitaine portugais Estácio de Sá, perd la vie au cours de la bataille.

Bien oubliée en France, l'expédition de Villegagnon a néanmoins permis aux Européens de découvrir le tabac. Elle a aussi permis à Montaigne, de façon indirecte, de nous apporter sa réflexion sur le cannibalisme : « Chacun appelle barbarie ce qui n'est pas de son usage » (Essais, Des cannibales).


C'est en effet par l'intermédiaire de son secrétaire, qui participa à l'expédition, que notre penseur bordelais aurait connu ces moeurs amérindiennes. Elles ont été par ailleurs décrites dans un ouvrage publié par un autre compagnon de Villegagnon, Jean de Léri, en 1573, en pleines guerres de religion.

L'expédition a aussi inspiré un passionnant roman à Jean-Christophe Rufin, Rouge Brésil (Gallimard, Prix Goncourt 2001).
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MessageSujet: 11 novembre 1942 : Occupation de la zone libre   Sam 11 Nov - 21:54



11 novembre 1942 : Occupation de la zone libre

Le 11 novembre 1942, Hitler déclenche l'opération « Attila ». En réponse au débarquement anglo-américain en Afrique du Nord, l'armée allemande franchit la ligne de démarcation qui sépare la France occupée de la France dite « libre » depuis l'armistice de 1940.

À Vichy, le gouvernement du maréchal Pétain et de Pierre Laval est placé sous le contrôle direct de l'occupant. Il perd la fiction de son indépendance.
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MessageSujet: 12 novembre 1927 : Léon Trotski est exclu du Parti communiste de l'Union soviétique.   Dim 12 Nov - 21:54



12 novembre 1927 : Léon Trotski est exclu du Parti communiste de l'Union soviétique.

En mai 1924, Staline attaque Trotski lors du XIIIe congrès du Parti en le qualifiant de « léniniste fractionniste ».

Fin 1924, Staline, allié avec Lev Kamenev et Zinoviev, érige le trotskisme en « hérésie », réussit avec l'appui du parti à reprendre le contrôle de l'armée et accrédite progressivement l'idée que le rôle de Trotski dans la révolution a été bien moindre que celle qu'il revendique. Son visage commence à être effacé sur les photographies trop révélatrices (premier exemple stalinien de réécriture de l'Histoire).

Trotski se rapproche alors tactiquement, à partir de 1926, de Zinoviev et de Kamenev dans l'opposition unifiée et dirige avec eux un courant qui s'oppose à Staline. Mais il est trop tard, car ce dernier a déjà mis la main sur les principaux rouages de l'appareil du Parti. Au XVe congrès du Parti, Zinoviev est à son tour mis en cause, aux côtés de Trotski, et le 10 juillet 1928, Boukharine est à son tour condamné par le Comité Central.

Finalement, son opposition lui vaut d'être exclu du parti le 12 novembre 1927 et d'être déporté à Alma-Ata. Staline finit par le faire expulser d'Union soviétique en 1929, pendant que la répression s'abat sur ses partisans. Durant cet exil, il écrit de nombreux ouvrages et continue à militer pour le communisme et la révolution internationale. Il crée en 1930 l'opposition de gauche internationale.
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MessageSujet: 13 novembre 1907 : Premier vol en hélicoptère   Lun 13 Nov - 21:54



13 novembre 1907 : Premier vol en hélicoptère

Le 13 novembre 1907, à Coquainvilliers, près de Lisieux, Paul Cornu réussit à s'élever pour la première fois à bord d'un hélicoptère. Ce jour-là, il atteint l'altitude de... 1 mètre 50 en envol vertical libre !

Une invention qui vient de loin

Le mot hélicoptère a été forgé en 1861 par le vicomte Ponton d'Amécourt à partir du grec helix (spirale) et pteron (aile). Mais quatre siècles plus tôt, Léonard de Vinci en avait déjà pressenti le concept à en juger par certains de ses croquis.

Louis Breguet, un jeune industriel de 27 ans, conçoit la première aile tournante. Il s'inspire non de Léonard de Vinci mais de Jules Verne, qui évoque cette technique dans le roman de science-fiction Robur le Conquérant.

Le 29 septembre 1907, il fait un premier essai dans la cour de son usine, à Douai, avec son ami le professeur Charles Richet.

Avec à son bord un certain Maurice Volumard, l'appareil, baptisé Gyroplane N°1, doté de quatre voilures tournantes de 8,10 mètres de diamètre et d'un moteur de 50 CV, atteint non sans mal l'altitude vertigineuse de 1,5 mètre mais quatre techniciens ont soin de le maintenir en équilibre, ce qui altère la portée de l'exploit.

Trois semaines plus tard arrive le tour de Paul Cornu, un simple mécanicien à la tête d'une petite entreprise normande.

Son engin a une envergure de plus de 6 mètres. Il comporte à chaque extrémité un rotor ou hélice avec de grandes pales horizontales recouvertes de soie et de 6 mètres de diamètre. Ces rotors sont entraînés par un moteur de 24 CV.

Après plusieurs essais, l'engin s'élève à 1,50 mètre au-dessus du sol en vol vertical libre avec son pilote, sans personne au sol pour le maintenir en équilibre... Notons que le frère de Paul Cornu, qui mettait le moteur en marche, a dû se cramponner au châssis et monter avec l'engin !

L'exploit marque la véritable naissance de l'hélicoptère.

L'année suivante, Louis Breguet récidive avec le Gyroplane N°2, qui a l'avantage de pouvoir se diriger grâce à une voilure fixe planante et deux rotors inclinés sur l'avant. Il s'élève à plus de quatre mètres et parcourt une distance d'une centaine de mètres. Mais l'engin est peu après détruit dans son hangar par une tempête.

Les hélicoptères vont attendre un peu avant de prendre réellement leur essor. C'est seulement à la fin des années 1920 qu'un ingénieur espagnol, Juan de la Cierva, apporte une amélioration décisive en introduisant les pales articulées et le vol contrôlé.

Les hélicoptères prouveront leur utilité dans le transport de troupes et les interventions difficiles à partir de 1942, grâce à l'industriel américain d'origine russe Igor Sikorski.

Ils seront massivement utilisés pendant la guerre du Vietnam, dans les années 1970, et seront les véritables héros du film Apocalypse now de Francis Ford Coppola (1979).

Au nombre d'environ 70.000, ils rendent aujourd'hui des services dans les liaisons entre aéroports et centre-ville, dans les opérations de sauvetage et dans le soutien logistique des militaires en opération.

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MessageSujet: 14 novembre 1913 : Bienvenue du côté de chez Proust   Mar 14 Nov - 21:54



14 novembre 1913 : Bienvenue du côté de chez Proust

Le 14 novembre 1913, Marcel Proust publie à compte d'auteur Du côté de chez Swann.

L'écrivain ajoutera six tomes à ce livre hors du commun pour en faire le roman le plus long et l'un des plus beaux de la langue française sous le titre À la recherche du temps perdu. Au total, 17 ans de travail acharné.

Dilettante cherche éditeur compréhensif

Tout commence par une déconvenue : en 1909, l'éditeur Alfred Vallette refuse le manuscrit Contre Sainte-Beuve. Marcel Proust reprend son texte et par retouches et additions successives en fait un roman, d'abord intitulé : Les intermittences du coeur, Le temps perdu, puis Du côté de chez Swann, À la recherche du temps perdu.

«Je suis peut-être bouché à l'émeri, mais je ne puis comprendre qu'un monsieur puisse employer trente pages à décrire comment il se tourne et se retourne dans son lit avant de trouver le sommeil !» C'est ainsi que le directeur de la maison d'édition Ollendorf justifie son refus de publier en 1913 la première partie de Du côté de chez Swann. Et il ne sera pas le seul à reculer devant ce manuscrit indéchiffrable, sans chapitre ni alinéa, couvert de ratures et à la taille totalement démesurée !

Les lecteurs professionnels de chez Fasquelle, éditeur de Gustave Flaubert et Émile Zola, s'arrachent eux aussi les cheveux :

«Au bout de sept cent douze pages de ce manuscrit [...], après d'infinies désolations d'être noyé dans d'insondables développements et de crispantes impatiences de ne pouvoir jamais remonter à la surface, on n'a aucune, aucune notion de ce dont il s'agit. Qu'est-ce que tout cela vient faire ? Qu'est-ce que tout cela signifie ? Où tout cela veut-il mener ? Impossible d'en rien savoir ! Impossible d'en pouvoir rien dire !»

Arrivé chez Gallimard, toute jeune maison d'édition, le document est encore dédaigné «pour son énormité et pour la réputation de snob qu'a Proust». On dit même que le comité de lecture, présidé par André Gide (il en restera honteux à vie), se serait contenté de parcourir quelques passages de cette montagne de pages compactes avant d'opter pour un rejet définitif.

Finalement, Proust parvient à être publié chez Bernard Grasset mais à la condition... de payer lui-même les frais d'édition ! Il doit donc puiser dans sa fortune personnelle, fruit d'un héritage bienvenu, pour faire paraître son texte à compte d'auteur, le 14 novembre 1913. Le public reconnaîtra néanmoins son talent après les articles enthousiastes de Paul Souday et Henri Ghéon, critiques aujourd'hui oubliés. Le prix Goncourt consacrera enfin l'auteur en 1919 en récompensant À l'ombre des jeunes filles en fleurs (NRF, 1918).

Un pique-assiette nommé Marcel

Il est vrai que ce moustachu toujours tiré à quatre épingles inspire peu confiance : fils d'un brillant professeur de médecine catholique et d'une Alsacienne juive qu'il adore, le jeune Proust se console d'un asthme douloureux par la fréquentation assidue des salons, se créant ainsi une réputation de dilettante amplifiée par son célibat d'homosexuel.

Certes, il écrit : des nouvelles, des articles, des pastiches et même un roman (Jean Santeuil, resté inachevé, sera publié en 1952). Mais il passe surtout pour un snob, habile à circuler avec familiarité dans les fêtes organisées par la haute société.

Il en profite pour observer sans complaisance cette aristocratie qu'il peindra avec mordant dans sa Recherche, où les lieux et les personnages se cachent derrière des pseudonymes : Balbec pour Cabourg, Combray pour Illiers (Eure-et-Loir)...

17 ans + 75 brouillons + 13 volumes + 200 personnages = 3.000 pages

Les quatorze années consacrées à la rédaction de La Recherche ne parviendront pas à changer l'image de dandy et d'amateur collée à Proust : cette œuvre n'a-t-elle pas pour héros un mondain frivole et désœuvré, uniquement sensible aux affres de l'amour, de la jalousie et du temps qui passe ?

Proust a pourtant abandonné la bonne société pour s'enfermer dans son appartement du boulevard Haussmann aux murs couverts de plaques de liège pour atténuer les bruits de la rue. Souffrant, il ne quitte guère son lit où il aligne inlassablement les phrases, la plus longue ne faisant pas moins de 414 mots !

Épuisé par la maladie et le travail, Marcel Proust meurt le 18 novembre 1922 sans avoir pu contempler la réalisation totale de sa «cathédrale» de l'écriture, premier roman moderne bâti comme une véritable symphonie.

Devenue un monument de la littérature, l'œuvre passe pour interminable et difficile d'accès. Mais À la recherche du temps perdu, qui fait si peur aux néophytes, n'est-elle pas en fait que le reflet de la complexité de la vie-même ? Il ne faut pas hésiter à picorer dans les pages pour aller à la rencontre de ces personnages d'une autre époque qui nous ressemblent tant. À vous de retrouver le temps perdu !

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MessageSujet: 15 novembre 1793 : Naissance de la baguette de pain   Mer 15 Nov - 21:54



15 novembre 1793 : Naissance de la baguette de pain

La traditionnelle baguette de pain, symbole de l'identité française, remonte à la Révolution.

Le 26 brumaire An II, un décret de la Convention stipule que tous les Français doivent manger le même pain :

« La richesse et la pauvreté devant également disparaître du régime de l'égalité, il ne sera plus composé un pain de fleur de farine pour le riche et un pain de son pour le pauvre. Tous les boulangers seront tenus, sous peine d'incarcération, de faire une seule sorte de pain : Le Pain Égalité ».

En 1856, Napoléon III, à son tour, tente de réglementer la taille et le poids du pain : 40 cm et 300 g environ.
Après la Seconde Guerre mondiale se généralise la baguette, aussi appelée flûte ou petite selon les régions.
D'une longueur de 80 cm et d'un poids de 250 g, son prix a été fixé par arrêté préfectoral jusque dans les années 1980.
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MessageSujet: 16 novembre 1920 : L'Armée blanche défaite à Sébastopol   Jeu 16 Nov - 21:55



16 novembre 1920 : L'Armée blanche défaite à Sébastopol

Le 16 novembre 1920, la défaite de l'Armée blanche de Wrangel, à Sébastopol, met fin à la guerre civile en Russie et consacre la victoire des bolcheviques et de Lénine.



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MessageSujet: 17 novembre 1558 : Avènement d'Elizabeth Ière   Ven 17 Nov - 21:54



17 novembre 1558 : Avènement d'Elizabeth Ière

Le 17 novembre 1558, monte sur le trône d'Angleterre Elizabeth Ière. La nouvelle reine, âgée de 25 ans, est la fille du roi Henri VIII Tudor et de sa jeune maîtresse Anne Boleyn. Celle-ci a été décapitée trois ans après que le roi ait divorcé de sa première femme et rompu avec l'Église catholique pour pouvoir l'épouser.

Elizabeth succède à son demi-frère Édouard VI et à sa très catholique demi-soeur Mary Tudor (surnommée Bloody Mary par les protestants en raison des persécutions qu'elle leur infligea).

Un règne digne d'une tragédie de Shakespeare

Malgré ce précédent familial, Elizabeth va s'affirmer comme le plus grand souverain qu'ait eu l'Angleterre depuis Guillaume le Conquérant. Elle installe prudemment le rite anglican qui fait du souverain le chef exclusif de l'Église d'Angleterre. Cela lui vaut d'être excommuniée par le pape et l'oblige à changer tous les évêques.

Obligée de faire face à la conspiration des catholiques, elle emprisonne et fait décapiter leur chef de file, sa cousine Marie Stuart.

L'Angleterre reine des mers

Surtout, Elizabeth bâtit la puissance maritime et commerciale de son pays. Sous son règne, Londres surpasse ses rivales Amsterdam et Anvers par son dynamisme commercial.

Les marins anglais se lancent à la conquête des mers. Sir Francis Drake se lance en 1579 dans le deuxième tour du monde à la voile après celui de Magellan et del Cano.

Sir Walter Raleigh fonde ce qui deviendra la colonie (puis l'État) de Virginie, ainsi nommée en l'honneur de la «reine vierge» (Elisabeth, restée célibataire). C'est la première colonie anglaise en Amérique du Nord.

Ces deux marins participent un peu plus tard à la défaite de l'Invincible Armada du roi d'Espagne Philippe II en 1588.

Le siècle élizabéthain reste avant tout celui de William Shakespeare. Le dramaturge n'eut qu'à observer le spectacle de la cour pour trouver matière à farce et tragédie, fureur et bruit.

En prévision de sa mort, qui survient en 1603, Elizabeth désigne le roi d'Écosse Jacques VI pour lui succéder. Fils de Marie Stuart, il monte sur le trône anglais sous le nom de Jacques Ier Stuart.
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MessageSujet: 18 novembre 1307 : Guillaume Tell à l'épreuve   Sam 18 Nov - 21:54



18 novembre 1307 : Guillaume Tell à l'épreuve

C'est le 18 novembre 1307 que, selon la tradition, le bailli Hermann Gessler aurait obligé Guillaume Tell à viser avec son arbalète une pomme placée sur la tête de son fils... Cette histoire est le plus célèbre mythe de l'Histoire suisse.
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MessageSujet: 19 novembre 1863 : Discours d'Abraham Lincoln à Gettysburg   Dim 19 Nov - 21:54



19 novembre 1863 : Discours d'Abraham Lincoln à Gettysburg

le 19 novembre 1863, Le président Lincoln prononce un discours pour l'inauguration du cimetière national en hommage aux victimes: "The Gettysburg Address".

« Il y a quatre-vingt sept ans, nos pères ont donné naissance sur ce continent à une nouvelle nation conçue dans la liberté et vouée à la thèse selon laquelle tous les hommes sont créés égaux.

Nous sommes maintenant engagés dans une grande guerre civile, épreuve qui vérifiera si cette nation, ou toute autre nation, ainsi conçue et vouée au même idéal, peut résister au temps. Nous sommes réunis sur un grand champ de bataille de cette guerre. Nous sommes venus consacrer une part de cette terre qui deviendra le dernier champ de repos de tous ceux qui sont morts pour que vive notre pays. Il est à la fois juste et digne de le faire. Mais, dans un sens plus large, nous ne pouvons dédier, nous ne pouvons consacrer, nous ne pouvons sanctifier ce sol. Les braves, vivants et morts, qui se sont battus ici l’ont consacré bien au-delà de notre faible pouvoir de magnifier ou de minimiser.

Le monde ne sera guère attentif à nos paroles, il ne s’en souviendra pas longtemps, mais il ne pourra jamais oublier ce que les hommes ont fait. C’est à nous les vivants de nous vouer à l’œuvre inachevée que d’autres ont si noblement entreprise. C’est à nous de nous consacrer plus encore à la cause pour laquelle ils ont offert le suprême sacrifice ; c’est à nous de faire en sorte que ces morts ne soient pas morts en vain ; à nous de vouloir qu’avec l’aide de Dieu notre pays renaisse dans la liberté ; à nous de décider que le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple, ne disparaîtra jamais de la surface de la terre »
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MessageSujet: 20 novembre 1947 : La future Élisabeth II se marie   Lun 20 Nov - 21:54



20 novembre 1947 : La future Élisabeth II se marie

Le 20 novembre 1947, la future reine Élisabeth II épouse à Westminster son cousin, le prince Philip Mountbatten, duc d'Édimbourg. La cérémonie est pour la première fois télévisée.

Leur première rencontre, arrangée par le prince Louis Mountbatten, oncle du jeune homme, remonte à 1939. D'emblée, Lilibeth a été séduite par le beau Philip, de cinq ans son aîné.

Le prince, qui descend comme elle de la reine Victoria, est le neveu du roi Constantin Ier de Grèce. Son père, l'année même de sa naissance, a été banni de Grèce pour avoir permis à ses troupes de fuir devant les Turcs.

En 1947, Philip est naturalisé sous le nom de Mountbatten. En épousant Élisabeth, il devient prince consort et duc d'Édimbourg. Les naissances s'enchaînent : Charles, le 14 novembre 1948, Anne en 1950, Andrew en 1960, et Édouard en 1964.
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MessageSujet: 21 novembre 1620 : Le pacte du Mayflower   Mar 21 Nov - 21:54



21 novembre 1620 : Le pacte du Mayflower

En novembre 1620, le voilier Mayflower arrive en vue de la côte américaine. Les passagers, qui désiraient s'établir dans la colonie anglaise de Virginie, découvrent alors qu'ils ont fait fausse route.

Le 21 novembre 1620, quelques jours avant de débarquer, l'ensemble des passagers, au nombre d'une centaine, signent un pacte à l'instigation de 35 d'entre eux, des protestants anglais très pieux qui ont fui les persécutions du roi Jacques Ier : les « Pilgrim Fathers » (Pères Pèlerins).

Ce pacte connu comme le « Mayflower Compact » édicte les principes qui régiront le futur établissement en terre inconnue (en fait, le futur Massachusets). Il jette les bases d'une démocratie locale respectueuse des croyances de chacun.

Comme prévu, la première année est très difficile. De nombreux colons succombent à la faim et à la maladie. Les autres ne doivent leur survie qu'aux dindes sauvages et au maïs fourni par les Indiens.


En novembre 1621, enfin, la communauté organise une journée d'action de grâce. C'est le « Thanksgiving Day ».

Le président Lincoln érige le « Thanksgiving Day »en fête nationale en 1863. C'est comme cela que, chaque 4e jeudi de novembre, les familles des États-Unis savourent de la dinde aux airelles avec des patates douces et de la tarte au potiron au dessert.

Au Canada, cette commémoration porte le nom de « Fête de l'Action de Grâces » et elle est célébrée le deuxième lundi d'octobre... avec un menu identique.
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MessageSujet: 22 novembre 1831 : Révolte des canuts de Lyon   Mer 22 Nov - 21:54



22 novembre 1831 : Révolte des canuts de Lyon

Le 22 novembre 1831 éclate sur la colline de la Croix-Rousse, au nord de Lyon, la révolte des canuts. La révolte intervient un an après l'accession au trône de Louis-Philippe. Elle se propage dans tous les quartiers ouvriers de la métropole. Les insurgés prennent pour emblème le drapeau noir et la devise : « Vivre en travaillant ou mourir en combattant ».

Victimes du progrès technique

Les canuts, dont le nom vient du mot canette, ou bobine, sont des artisans qui tissent la soie à domicile sur leur propre métier à bras. Ils travaillent pour le compte des soyeux (les patrons négociants) qui leur fournissent la matière première et récupèrent le produit fini. Ils sont environ 6000 artisans et emploient 30 000 compagnons.

Le revenu des uns et des autres, 18 sous environ pour quinze heures de travail par jour, ne permet qu'une vie de misère. Du fait de métiers à tisser beaucoup plus productifs qu'auparavant, comme le métier Jacquard, et en dépit d'une demande soutenue, ce revenu est deux fois moindre que sous le Premier Empire !

Certains soyeux refusent d'appliquer le tarif minimum en prétextant comme de coutume de la concurrence internationale et des contraintes du marché. Les canuts, en colère, se mettent en grève. Le 19 novembre 1831, au cœur de la Croix-Rousse, ils font face à la garde nationale. Des coups de feu claquent. La révolte gronde.

Deux jours plus tard, les canuts descendent de leur colline, drapeau noir en tête, et occupent le centre de Lyon après quelques combats avec les forces de l'ordre. On compte une centaine de morts. Maîtres de la deuxième ville de France mais ne sachant que faire de leur victoire, les canuts et la garde nationale, qui s'est finalement ralliée à eux, constituent un comité insurrectionnel pour se donner le temps de réfléchir. Ils s'abstiennent soigneusement de tout pillage.

Voilà le roi Louis-Philippe confronté à sa première révolte sociale à peine plus d'un an après son accession au pouvoir. Le Président du Conseil Casimir Perier, par-dessus tout soucieux d'ordre, envoie 20 000 soldats sous les ordres du maréchal Soult aux portes de Lyon. Ils attendent patiemment que les insurgés se lassent.

Enfin, le 5 décembre 1831, les troupes peuvent entrer dans la ville sans effusion de sang. La garde nationale est désarmée et dissoute, le tarif minimum abrogé et le préfet, jugé trop conciliant, révoqué. Une dizaine de canuts seulement sont traduits en justice... et bientôt acquittés.

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MessageSujet: 23 novembre 1654 : Expérience mystique de Pascal   Jeu 23 Nov - 21:54



23 novembre 1654 : Expérience mystique de Pascal

Le 23 novembre 1654, dans la nuit, Blaise Pascal, 31 ans, éprouve une violente expérience mystique. Le savant va dès lors se rapprocher des jansénistes de Port-Royal et se consacrer à la réflexion théologique. Participant à la querelle des jansénistes et des jésuites, il publie deux ans plus tard un célèbre pamphlet, les Provinciales.
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MessageSujet: 24 novembre 1883 : Apparition des poubelles   Ven 24 Nov - 21:54



24 novembre 1883 : Apparition des poubelles

Le 24 novembre 1883, Eugène René Poubelle, le préfet du département de la Seine, impose aux Parisiens l'usage de réceptacles fermés pour l'évacuation des ordures ménagères. Il s'agit d'en finir avec la crasse qui fait la mauvaise réputation de la capitale depuis le Moyen Âge et les premières dispositions royales...

Le préfet met en place un ramassage quotidien par des voitures tirées par des chevaux. Il prévoit même un tri collectif avec trois types de réceptacles (déchets organiques, verre, faïence ou coquilles d'huîtres...) mais cette mesure, mal appliquée, disparaîtra du deuxième arrêté relatif à la collecte des ordures, le 7 mars 1884.

Mal accueillis, les arrêtés du préfet suscitent l'hostilité de la grande presse et un journaliste du Figaro qualifie par dérision les réceptacles de «boîtes Poubelle». Le nom leur restera.

Ces réceptacles se généralisent très vite dans la capitale française puis dans toutes les grandes villes. De façon très bénéfique, ils réduisent considérablement la saleté habituelle aux voies publiques depuis le Moyen Âge et facilitent le travail des éboueurs.

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MessageSujet: 25 novembre 1885 : Les Anglais annexent la Birmanie   Sam 25 Nov - 21:54



25 novembre 1885 : Les Anglais annexent la Birmanie

Le 25 novembre 1885, les Anglais font la conquête de la Birmanie.
Le royaume s'ajoute pour quelque temps à leur empire colonial des Indes.
Il deviendra indépendant soixante ans plus tard.
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MessageSujet: 26 novembre 1812 : Passage de la Bérézina   Dim 26 Nov - 21:54



26 novembre 1812 : Passage de la Bérézina

Le 26 novembre 1812, la Grande Armée de Napoléon Ier arrive au bord de la Bérézina, un affluent du Dniepr, au terme d'une anabase effroyable.

Dans un sursaut de la dernière chance, les débris de l'armée arrivent à franchir la rivière gelée. Napoléon et sa garde rapprochée échappent ainsi à une capture par les poursuivants russes, qui eut signifié la fin de l'Empire. Cet épisode a laissé dans le langage courant l'expression : «C'est la Bérézina !» pour désigner un désastre.

Du point de vue des historiens, toutefois, le passage de la Bérézina doit être vu comme un succès de Napoléon, à défaut de victoire.

Pitoyable retraite

La Grande Armée est entrée en Russie le 24 juin avec près de 700.000 soldats dont 300.000 Français. Après une campagne difficile, elle arrive à Moscou pour en être chassée presque aussitôt par l'incendie de la ville. Napoléon choisit de battre en retraite par le même chemin qu'à l'aller, en profitant de qu'il est protégé de place en place par des détachements français.

Mais ceux-ci, tout comme la Grande Armée, sont harcelés par les troupes ennemies... et les premiers froids de l'hiver. La région est d'autre part totalement dépourvue de réserves de nourriture du fait des pillages à l'aller et de la politique de la «terre brûlée» livrée par les généralissimes russes, Barclay de Tolly et son successeur Koutouzov.

Le maréchal Michel Ney commande l'arrière-garde et couvre de son mieux la retraite. Malgré cela, en arrivant au bord de la Bérézina, l'empereur ne dispose plus que de 49.000 combattants, non compris 40.000 retardataires.

Le 22 novembre, Napoléon apprend que les troupes qui gardaient la ville de Borissov, sur la Bérézina, ont été chassées par les Russes. La Grande Armée ne peut plus dès lors emprunter les ponts de Borissov. Talonnée par les 70.000 hommes de Koutouzov, elle doit néanmoins traverser la rivière au plus vite. Survient alors l'épisode le plus dramatique de la retraite de Russie.

L'ultime défi

Tandis que les Cosaques harcèlent les troupes démunies de tout, les pontonniers du général Eblé aménagent un passage sur la rivière gelée. La plupart y laissent leur vie. Pendant trois jours, ce qui reste de la Grande Armée, entrée en Russie cinq mois plus tôt, va franchir les ponts improvisés.

La glace qui recouvre habituellement la rivière en cette saison, a fondu par l'effet d'un dégel inattendu et les eaux charrient d'énormes blocs de glace. Le général du génie Jean-Baptiste Eblé a heureusement conservé ses outils malgré les ordres de l'empereur. En quelques heures, ses 400 pontonniers édifient deux ponts de 90 mètres de long et 5 mètres de large.

En trois jours, les troupes franchissent la rivière pendant que le général Oudinot livre bataille aux Russes afin de faire diversion. Un pont se brise le 27 novembre, entraînant dans les flots un grand nombre de grognards. Il est réparé dans la soirée par les pontonniers qui se jettent dans les eaux glacées.

Au matin du 29 novembre, Eblé, qui voit les Russes approcher, met le feu à ses ouvrages. Des milliers de traînards se noient en tentant d'échapper à l'ennemi. Parmi eux des femmes et des enfants (cantinières, prostituées, épouses cachées...).

Au sortir de la rivière, Napoléon dispose encore de 25.000 combattants et 30.000 non-combattants. 20.000 retrouveront leurs foyers... On évalue à 50.000 le nombre de prisonniers et de déserteurs qui feront souche en Russie.

Une grande partie des pontonniers ont péri de froid dans l'eau glaciale de la Bérézina. Six seulement survivront à la retraite et Eblé lui-même mourra d'épuisement à Königsberg.


Sauve qui peut

La débâcle est totale. L'Empereur rédige un Bulletin dramatique pour en informer l'opinion française. Ce XXIXe Bulletin de la Grande Armée est un chef-d'oeuvre de propagande. Sans mentir, il présente les événements dans une gradation habile, passant d'une «situation fâcheuse» à une «affreuse calamité» ! Il raconte les malheurs des soldats mais aussi le grand mérite de ceux qui conservent leur gaieté dans les épreuves et se termine par cette phrase, destinée à prévenir ceux qui songeraient à renverser le régime : «La santé de Sa Majesté n'a jamais été meilleure».

Napoléon lui-même abandonne ses soldats et rejoint en toute hâte Paris, où un obscur général républicain a tenté de renverser l'Empire. Il arrive aux Tuileries le 18 décembre, deux jours après son Bulletin et à temps pour en gérer les effets.
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MessageSujet: 27 novembre 1942 : La flotte française se saborde à Toulon   Lun 27 Nov - 21:54



27 novembre 1942 : La flotte française se saborde à Toulon

Le 27 novembre 1942, la flotte française se saborde en rade de Toulon pour échapper à l'armée allemande qui vient d'investir le port.

Deux semaines plus tôt, la Wehrmacht, avait franchi la ligne de démarcation qui séparait depuis l'invasion de 1940 la «zone occupée», sous administration allemande, de la «zone libre», administrée par le gouvernement de Vichy. Par cette «opération Attila», Hitler ripostait au débarquement anglo-américain en Afrique du Nord.

Une flotte très convoitée

Les conventions d'armistice du 22 juin 1940 ont placé la flotte française sous l'administration de Vichy, en théorie à l'abri des convoitises tant allemandes qu'anglaises. Mais ces derniers, sous l'énergique direction de Churchill, ne veulent pas prendre de risque et s'emparent de tous les navires à leur portée, notamment à Alexandrie et dans les Antilles. Ils détruisent par ailleurs l'escadre de Mers el-Kébir.

En dépit de ces avanies, la «Royale», cette flotte qui fait la fierté de la France depuis l'Ancien Régime, conserve de très beaux bâtiments à l'abri dans la rade de Toulon, jusqu'à ce jour fatidique où pointent à l'entrée du port les premiers chars allemands...

Le sabordage plutôt que les Anglais

L'amiral Jean de Laborde, qui commande la flotte de Toulon, exclut que la marine française entre au service des Allemands mais, comme la plupart de ses pairs et des officiers de la marine, il refuse avec la même détermination qu'elle se mette au service des Alliés et en particulier des héritiers de l'amiral Nelson, le vainqueur de Trafalgar !


Il donne en conséquence l'ordre de sabordage au petit matin, dès qu'il apprend que les Allemands ont pénétré dans le «camp retranché» de Toulon. Les blindés allemands s'étant heureusement perdus dans les dédales du port, ils ne peuvent arriver à temps pour empêcher le sabordage et s'emparer de la flotte.

En quelques minutes, 90 navires dont 3 cuirassés, 7 croiseurs, 16 contre-torpilleurs... sont détruits par leurs équipages selon un scénario mis au point deux ans plus tôt, lorsque la France fut occupée par les Allemands.

Seuls cinq sous-marins ont le temps de quitter la rade et trois d'entre eux gagnent l'Afrique du nord pour se mettre au service des Alliés et combattre Hitler. Un autre se saborde à la sortie du port et le dernier choisit d'aller en Espagne, pays neutre, pour y être désarmé.

Après le drame de Mers el-Kébir et le sabordage de Toulon, la «Royale» voit son tonnage réduit de moitié par rapport à 1939 et la plupart de ses bâtiments encore en état de naviguer sont aux mains des Anglo-Saxons.

De Laborde considère que son honneur est sauf, la flotte française n'ayant eu à servir ni l'occupant allemand ni l'ennemi héréditaire, l'Anglais. Mais à Londres, le général de Gaulle s'indigne qu'il n'ait pas tenté de fuir avec sa flotte vers l'Afrique du nord.

À Vichy, le gouvernement du maréchal Pétain perd son dernier atout face aux Allemands et à l'opinion publique. Privé de ses plus belles colonies depuis l'invasion de l'Afrique du nord par les Anglo-Saxons et n'ayant plus qu'un semblant d'autorité sur la métropole après l'occupation de la «zone libre»par la Wehrmacht, ce gouvernement n'est plus qu'un pantin entre les mains de l'occupant.

Après la guerre, l'amiral Jean de Laborde sera condamné à mort et sa peine commuée en détention (il sera libéré en 1957).
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MessageSujet: 28 novembre 1615 : Mariage de Louis XIII et Anne d'Autriche   Mar 28 Nov - 21:54



28 novembre 1615 : Mariage de Louis XIII et Anne d'Autriche

Le 28 novembre 1615, le roi Louis XIII épouse Anne d'Autriche dans la cathédrale Saint-André de Bordeaux. Les deux époux ont à peine quatorze ans l'un et l'autre. Fille aînée du roi d'Espagne Philippe III de Habsbourg et de Marguerite d'Autriche, la mariée est une infante d'Espagne, bien que son nom fasse référence à l'Autriche, la région d'origine de sa famille.

Le poète de cour Malherbe écrit à ce propos un distique flatteur :
    « Certes c'est à l'Espagne à produire des reines
    Comme c'est à la France à produire des rois ».

Triste union

Les nouveaux mariés vivent néanmoins une nuit de noces sans intimité et le roi Louis XIII va en conserver une répulsion durable pour son épouse, tout juste éclairée par quelques brèves retrouvailles.

Leur entente souffre de l'inimitié de Richelieu, chef du Conseil du roi, pour la reine. Elle pousse la jeune reine, à la faveur d'un voyage en Angleterre, en 1624, à nouer une brève idylle (non consommée) avec le duc de Buckingham, séducteur impénitent, réputé le plus bel homme d'Europe (relire à ce propos Les Trois mousquetaires d'Alexandre Dumas;-).

La reine, plusieurs fois enceinte, multiplie les fausses couches, ce qui n'arrange pas ses relations avec son époux. Le mariage restera stérile pendant 23 ans, jusqu'à la conception du futur Louis XIV. On dit que celle-ci survint de façon quasi-miraculeuse, par une nuit d'orage propice aux rencontres intimes... Deux ans plus tard naquit un deuxième et dernier enfant, Philippe, futur duc d'Orléans.

Anne d'Autriche va s'occuper de ses enfants en mère aimante et attentionnée, chose rare dans l'aristocratie de l'époque.

Après son veuvage, la reine, dont la beauté, décidément, ne laisse personne indifférent, vivra une amitié passionnée avec le cardinal Jules Mazarin... tout en travaillant avec lui à la consolidation de la monarchie (d'aucuns supposent qu'ils auraient été amants ou même secrètement mariés).
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