Duché de Montmirail

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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 29 novembre 1780 : Avènement de Joseph II à Vienne   Mer 29 Nov - 21:54



29 novembre 1780 : Avènement de Joseph II à Vienne

À la mort de Marie-Thérèse de Habsbourg, le 29 novembre 1780, son fils aîné hérite de son autorité sur les États héréditaires de la maison des Habsbourg, principalement l'Autriche, la Hongrie, la Bohême, la Croatie et aussi les provinces de l'actuelle Belgique.

En 1764, il a déjà été proclamé roi des Romains et l'année suivante, à la mort de son père, l'empereur François Ier de Lorraine, le 18 août 1765, il est devenu titulaire du Saint Empire romain germanique sous le nom de Joseph II, avec une autorité purement symbolique sur les princes allemands.

Né le 13 mars 1741, intelligent et cultivé, Joseph II a été rendu allergique à la religion par la maladresse de ses précepteurs jésuites. Il a été aussi affecté par le décès prématuré de son épouse Isabelle de Parme.

Aussi longtemps que sa mère a vécu, il a trompé son impatience en voyageant à travers l'Europe et en prenant conseil auprès de ses contemporains, parmi lesquels Frédéric II de Prusse et Catherine II de Russie. En 1777, il rend visite à Versailles à sa jeune soeur, la reine Marie-Antoinette.

«Despote éclairé»

Quand il prend enfin les rênes de la maison des Habsbourg-Lorraine, Joseph II a déjà 40 ans.

Désormais libre de ses actes, il réforme au pas de charge les États autrichiens, se posant en modèle de «despote éclairé» et en digne représentant de l'«Aufklärung» (l'équivalent allemand des Lumières).

«Je suis prêt à détruire ce qui est contraire à mes idées philosophiques, sans tenir compte des traditions», affirme-t-il.

Il va y travailler sans relâche ainsi que le rapporte l'un de ses proches, le prince de Ligne : «Il se privait de tous les agréments de la vie pour engager les autres au travail : ce qu'il détestait le plus, c'était les oisifs... Il ne savait ni boire, ni manger, ni s'amuser, ni lire autre chose que des papiers d'affaires».

Dans un premier temps, en 1781, il remplace les entités féodales par une structure administrative plus rationnelle, avec des provinces et des cercles. À leur tête sont placés des fonctionnaires impériaux (les révolutionnaires français agiront de même avec la création des départements). En 1784, Joseph II fait du haut allemand la langue officielle de l'empire, à la grande fureur des populations hongroises, slaves et italiennes.

L'empereur abolit la torture mais aussi le servage et les corvées. Les paysans reçoivent la propriété de la terre qu'ils exploitent. Les barrières douanières intérieures et les corporations sont supprimées afin de stimuler l'activité économique et l'empereur met à l'étude un impôt foncier unique (autant de réformes qui, en France, ont fait culbuter Turgot, ministre de Louis XVI, quelques années plus tôt).

Malgré leur audace, ces réformes ne sont encore rien à côté des coups de boutoir infligés à l'Église catholique, pilier des États habsbourgeois.

Joseph II aligne les diocèses sur les nouvelles divisions administratives et, surtout, décide de choisir lui-même les futurs évêques sans attendre l'aval du pape. Cela revient à créer une Église nationale, à l'image de l'Église anglicane d'Angleterre. L'empereur s'autorise aussi à intervenir en personne dans les détails de la liturgie : messes, processions...

Le 13 octobre 1781, un édit de tolérance accorde une pleine liberté aux chrétiens protestants et orthodoxes (les Juifs demeurent soumis à des droits restreints).

Le pape Pie VI, désemparé par la rébellion du principal souverain catholique de la planète, se rend en 1782 à Vienne où il est reçu avec froideur par Joseph II et avec même grossièreté par le chancelier Kaunitz, maître d'oeuvre de la politique anticléricale.

Celle-ci se poursuit dans les années suivantes avec l'institution du mariage civil en 1783, la fermeture des ordres contemplatifs et la transformation de 738 couvents en écoles.

Ce programme de réformes anticléricales, baptisé «joséphisme», va secouer l'Autriche et l'Europe. Il va aussi, moins de dix ans plus tard, inspirer les constituants français, lesquels auront moins de chance que Joseph II : les tensions suscitées par ces réformes entraîneront la Révolution dans une succession de dérapages qui lui seront fatals.

Joseph II a moins de chance avec ses réformes sociales. Celles-ci peinent à s'appliquer dans les régions allogènes de l'empire, les Pays-Bas autrichiens (la Belgique), le Milanais, les royaumes de Bohême et Hongrie. Les grands propriétaires magyars font front commun contre l'empereur et l'obligent à revenir sur les mesures d'émancipation des paysans. Tant pis pour ces derniers.

En matière diplomatique, Joseph II tente d'annexer la Bavière en l'échangeant contre la Belgique mais l'Électeur de Bavière, soutenu par les princes allemands, refuse le troc. Il échoue aussi à placer ses nombreux frères à la tête des grandes principautés allemandes.

Enfin, la Belgique profondément catholique, ulcérée par le «joséphisme», se soulève contre l'empereur. Cette «Révolution brabançonne», parce que né au Brabant, la province de Bruxelles, aboutit le 10 janvier 1790 à la proclamation des États belgiques unis.

Fort heureusement pour les Habsbourg, Joseph II décède le mois suivant, le 20 février 1790. Son frère cadet, grand-duc de Toscane, lui succède sous le nom de Léopold II. D'un esprit également libéral, mais plus réaliste, il soumet les Belges, réprime la révolte de Liège et calme les Tchèques et les Magyars.

Comme son frère, il observe avec méfiance la France, où la Révolution vient d'éclater. Il meurt à son tour le 1er mars 1792 et laisse la place à son fils, François II.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 30 novembre 1807 : Prise de Lisbonne par Andoche Junot   Jeu 30 Nov - 21:54



30 novembre 1807 : Prise de Lisbonne par Andoche Junot

Après une victoire sur les Portugais à Abrantès, le général Andoche Junot entre à Lisbonne le 30 novembre 1807 à la tête d'une armée française.

Soldat courageux

Le sergent Junot fait partie des volontaires de 1792. Il se signale par son courage et sa détermination au siège de Toulon, l'année suivante. Napoléon Bonaparte en fait son aide de camp et l'emmène en Italie.

Pendant la campagne d'Égypte, il se couvre de gloire à Nazareth, où il met en fuite dix mille Turcs.

Suite à sa nouvelle victoire, Napoléon Ier le fait duc d'Abrantès et le nomme gouverneur du Portugal cependant que le roi Jean VI s'enfuit au Brésil avec la cour.

On lui prête cet échange avec un représentant de l'ancienne noblesse rallié à Napoléon :

- Vous êtes duc mais vous n'avez pas d'ancêtre...
- C'est moi l'ancêtre ! répond le duc d'Abrantès

Le brave duc est cependant, un an plus tard, le 21 août 1808, battu à Vimeira par Arthur Wellesley, futur duc de Wellington et vainqueur de Waterloo. Dans le même temps, l'Espagne voisine se soulève contre l'occupation française.

Menacé d'être pris au piège, Junot doit signer avec les Anglais la convention de Cintra le 30 août 1808 et abandonne sans délai le Portugal.


Tragique fin

Junot va encore échouer dans une manœuvre d'encerclement de l'armée russe à Smolensk, en 1812. Il est alors limogé par Napoléon et affecté à Trieste comme gouverneur général des Provinces illyriennes, en remplacement de Marmont.

À Raguse, lors d'une soirée de gala qui réunit toutes les notabilités locales, le nouveau gouverneur général se présente simplement vêtu de son baudrier et de son épée !

Suite à ce dérangement mental manifeste, consécutif à une blessure à la tête pendant la campagne d'Italie de 1796, il est rapatrié en France. Il se jette d'une fenêtre dans un nouvel accès de démence et meurt d'une septicémie le 29 juillet 1813, à 42 ans.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 1er décembre 1918 : Naissance de la Yougoslavie   Ven 1 Déc - 21:54



1er décembre 1918 : Naissance de la Yougoslavie

Le 1er décembre 1918 naît officiellement le « Royaume des Serbes, Croates et Slovènes ». Le nouveau pays est une fédération qui rassemble autour de la Serbie et de sa capitale Belgrade des provinces et d'anciens royaumes sortis des décombres de l'Autriche-Hongrie :

- La Slovénie et la Croatie sont peuplées de Slaves de confession catholique, qui ont vécu depuis la fin du Moyen Âge sous la tutelle des Habsbourg d'Autriche. Ils utilisent l'alphabet romain et bénéficient d'un niveau de vie relativement élevé,

- La Bosnie-Herzégovine est une ancienne province frontalière de l'empire ottoman, passée sous la tutelle austro-hongroise, et peuplée de Slaves catholiques, orthodoxes ou musulmans,

- Le royaume du Monténégro a préservé son autonomie pendant plusieurs siècles face aux Turcs ; ses habitants parlent la même langue que les Serbes, comme eux, ils utilisent l'alphabet cyrillique et pratiquent le christianisme orthodoxe.

Ces différents peuples ont toujours vécu en paix les uns avec les autres mais sans jamais cohabiter dans le même État.

Prédominance serbe

Slovènes et Croates consentent à se fondre dans le nouveau royaume, de même que le Monténégro, pour échapper aux visées impérialistes de l'Italie sur les rives de l'Adriatique. Mais c'est sans enthousiasme que les uns et les autres acceptent le leadership serbe.

Les Serbes tirent fierté de s'être émancipés de la tutelle turque dès 1830 et d'être peu à peu devenus indépendants. Ils revendiquent aussi un rôle moteur dans la Grande Guerre de 1914-1918 qui a conduit à la dislocation de l'empire austro-hongrois et à la libération des autres Slaves du Sud.

Le roi du nouvel État est Pierre Ier Karageorgevitch (74 ans). Après l'exil de sa famille, il a combattu dans l'armée française contre les Prussiens, en 1870, puis aux côtés des Bosniaques contre les Turcs, en 1875. Le 11 juin 1903, après le renversement de la famille rivale des Obrenovitch, il est monté sur le trône de Serbie.

De 1914 à sa mort, le 16 août 1921, malade, il laisse le gouvernement à son fils cadet, né en 1888. Il lui succède sous le nom d'Alexandre Ier, dans le cadre d'une monarchie parlementaire.

Fragile union

Avec trois religions, deux alphabets, quatre langues et davantage encore de nationalités, le Royaume des Serbes, Croates et Slovènes paraît aussi fragile que les empires austro-hongrois et ottoman dont il est issu. Jamais ses peuples n'ont vécu ensemble auparavant. Qui plus est, la limite entre la Croatie et la Bosnie sépare l'Orient de l'Occident depuis... la mort de l'empereur romain Théodose en 395 ! Cette frontière a séparé plus tard le monde orthodoxe du monde catholique.

Au sein de la fédération, les Serbes et leur jeune roi revendiquent un rôle moteur du fait de leur contribution à la destruction de l'Autriche-Hongrie et à la formation du nouvel État.

Les Croates et les Slovènes ne l'entendent pas de cette oreille. Attachés à la civilisation danubienne et baroque de la « Mitteleuropa », plus développés et plus ouverts sur l'Occident que leurs voisins serbes, ils tiennent à leur autonomie, voire à leur indépendance.

Le député croate Stjepan Radić exprime avec force ces revendications mais il est mortellement blessé en pleine séance, au Parlement de Belgrade, le 20 juin 1928, par un rival monténégrin.

Confronté à la montée des troubles, le roi Alexandre Ier suspend la Constitution le 6 janvier 1929 et prend les rênes du gouvernement dans ce qui ressemble à une dictature royale.

Il change aussi le nom de la fédération pour celui de Yougoslavie (ce qui signifie en serbo-croate « pays des Slaves du Sud ») afin de souligner sa vocation à rassembler tous les Slaves de la région mais ce changement d'appellation ne supprime pas les clivages...

Le député croate Ante Pavelić (40 ans), contraint à l'exil, fonde à Rome un mouvement terroriste, les Oustachis (les Insurgés en serbo-croate). Il lui donne pour objectif de lutter contre l'hégémonie serbe et le pouvoir dictatorial du roi.

Le mouvement est à l'origine de l'assassinat du roi, à Marseille, en 1934. Les tensions entre Croates et Serbes vont s'exacerber sous le règne de son fils Pierre II (11 ans à son avènement) et redoubler de violence pendant la Seconde Guerre mondiale. Après le conflit, il faudra toute la poigne de Tito pour rétablir une entente apparente au sein de la fédération.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 2 décembre 1851 : Coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte   Sam 2 Déc - 21:54



2 décembre 1851 : Coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte

En 1851, le neveu de Napoléon le Grand choisit le 2 décembre, anniversaire du sacre de son oncle et de la bataille d'Austerlitz, pour conduire le coup d'État qui lui permettra de passer du statut de prince-président à celui d'Empereur des Français.

Il prend acte de l'échec flagrant de la IIe République, qui a trahi ses idéaux en massacrant le peuple. Elle était de toute façon vouée à disparaître et beaucoup de ses représentants songeaient à une restauration monarchique. Ils ont été pris de vitesse par le président de la République, futur Napoléon III.

Un aventurier peu ordinaire

C'est un destin hors du commun que celui de Louis-Napoléon Bonaparte, fils de Louis Bonaparte et de Hortense de Beauharnais. Né en 1808 et exilé à la chute de Napoléon Ier, il devient le candidat des bonapartistes après la mort de « l'Aiglon » (le fils de Napoléon) ainsi que de ses frères et de ses oncles.

Profitant du regain de ferveur bonapartiste provoqué par le retour des cendres de l'Empereur, il tente avec son ami Persigny, un aventurier comme lui, de prendre le pouvoir par la force en 1840. Cela lui vaut d'être condamné à la prison à vie au fort de Ham. Il s'en échappe six ans plus tard en empruntant la tenue d'un ouvrier du nom de Badinguet (d'où l'un des surnoms du futur empereur). Réfugié en Angleterre, le fringant conspirateur séduit une demi-mondaine, miss Howard, qui met sa fortune à sa disposition.


Président par la grâce du suffrage universel

Survient la IIe République. Empêché de revenir en France, Louis-Napoléon Bonaparte n'en est pas moins élu député dans plusieurs départements et le 10 décembre 1848, le suffrage universel fait de lui le premier président de la République française.

Face à lui, le principal candidat républicain, le général Cavaignac, a été discrédité par sa brutale répression des émeutes ouvrières de juin 1848. Adolphe Thiers, chef des royalistes, convainc ses collègues de soutenir Louis-Napoléon : « C'est un crétin que l'on mènera », leur répète-t-il.

Mais le Prince-Président se pose habilement en protecteur des faibles et en défenseur du suffrage universel contre l'Assemblée nationale, dominée par le « parti de l'Ordre », victorieux aux élections de mai 1849.

C'est un rassemblement hétéroclite de cinq cents députés royalistes (légitimistes et orléanistes) et catholiques, unis dans la peur de la révolution ouvrière. Face à eux seulement 70 républicains modérés et 180 « montagnards ».

Habilement, Louis-Napoléon les laisse se déconsidérer en allant au secours du pape Pie IX, dont le pouvoir temporel est contesté par les républicains. Le 2 juillet 1849, aux portes de Rome, le général Oudinot défait ainsi les troupes de Garibaldi.

Puis l'Assemblée vote le 15 mars 1850 la loi Falloux qui ouvre l'enseignement aux congrégations religieuses. Elle limite aussi la liberté de la presse par les lois du 27 juillet 1849 et du 10 juillet 1850. Elle restreint le suffrage universel le 31 mai 1850. Elle ordonne la déportation en Algérie des insurgés de Juin-1848.

« Vive l'Empereur ! »

Autant de mesures impopulaires qui renforcent par effet de contraste l'image sociale du Prince-Président. Habilement, du 8 août au 12 novembre 1850, il accomplit des tournées triomphales dans le pays, se présentant tantôt comme le défenseur des ouvriers, tantôt comme celui de la religion et de la propriété. Il parle également aux militaires de gloire et de liberté, ce qui lui vaut d'être salué le 10 octobre aux cris de « Vive l'Empereur ! », lors d'une revue militaire au camp de Satory.

Fort de sa popularité, il se verrait bien à la tête du pays pour de longues années. Mais la Constitution de la IIe République, par une disposition très maladroite, interdit au président en exercice de solliciter un deuxième mandat. Il se prépare donc à d'autres éventualités...

En premier lieu, le 7 janvier 1851, il démet de ses fonctions le général royaliste Changarnier, son ancien rival aux élections présidentielles et son principal adversaire. Mais l'Assemblée renverse le gouvernement le 20 janvier suivant. Le 19 juillet 1851, Louis-Napoléon Bonaparte soumet au Parlement un projet de révision de la Constitution autorisant une nouvelle candidature. Mais le texte ne recueille que 446 voix contre 278. Il lui en manque 94 pour réunir la majorité des deux-tiers requise.

Empêché de se représenter aux élections prévues en mars 1852, le Prince-Président ne voit d'autre solution que de commettre un coup d'État pour prolonger son mandat... et peut-être éviter le rétablissement de la monarchie que projette la majorité parlementaire conduite par Thiers.


Louis-Napoléon prépare le coup d'État avec le concours de ses amis proches. Au premier rang d'entre eux figurent son demi-frère, l'habile duc de Morny, petit-fils de Talleyrand, et son plus fidèle soutien, l'activiste Victor Fialin, plus tard élevé à la dignité de duc de Persigny.

Le 4 novembre 1851, dans un message habile à l'Assemblée, Louis-Napoléon demande le rétablissement du suffrage universel. Les députés, qui ont plus que tout peur du peuple, lui opposent une fin de non-recevoir. Ils perdent dès lors le soutien des républicains et des démocrates...

Malgré le secret, le projet de coup d'État, baptisé du nom de code « Rubicon », est de notoriété publique.

Dans la nuit du 1er au 2 décembre, pendant un grand bal qui fait diversion, les comploteurs réunis au palais de l'Élysée donnent le signal du coup d'État. Le duc de Morny s'empare du ministère de l'Intérieur et le colonel d'Espinasse occupe le Palais-Bourbon avec son régiment.

Les ouvriers de l'Imprimerie nationale composent deux affiches sous la surveillance de la police. Au petit matin, les Parisiens découvrent sur les murs ces textes qui annoncent la dissolution de l'Assemblée, « foyer de complots », le rétablissement du suffrage universel, l'état d'urgence et la mise en place prochaine de nouvelles institutions.

Un semblant de rébellion

Quelques chefs parlementaires comme Cavaignac, Lamoricière, Changarnier et Thiers sont prestement arrêtés et enfermés dans la prison de Mazas. Thiers, interpellé en pleine nuit, se décompose littéralement de peur. Rassuré sur sa vie, il s'assied sur son lit, en chemise de nuit, et se lance alors dans une péroraison sans queue ni tête sous les yeux ébahis de l'officier venu l'arrêter.

Dans la journée du 2 décembre, les autres députés, au premier rang desquels Victor Hugo et le républicain Victor Schoelcher, tentent mais en vain de mobiliser le peuple. 220 d'entre eux réunis dans la mairie du Xe arrondissement sont arrêtés.

Dans la nuit du 2 au 3 décembre, quelques semblants de barricades sont érigés à l'est de Paris.


Le lendemain, une petite troupe de députés se rend sur la barricade de la rue Sainte-Marguerite, dans le faubourg Saint-Antoine.

Alphonse Baudin (40 ans), député de l'Ain et médecin à Nantua, monte sur la barricade en lançant aux ouvriers goguenards :
« Vous allez voir comment on meurt pour 25 francs ! » (montant de l'indemnité journalière des parlementaires). Ses confrères s'avancent au-devant de la troupe pour dialoguer. Comme l'un d'eux, Schoelcher, est bousculé par un soldat, un émeutier, le croyant menacé, fait feu. La troupe riposte. Baudin et un autre émeutier s'écroulent, touchés à mort.

À Paris, l'incident le plus grave a lieu sur les Grands Boulevards où la troupe, excédée par les huées de jeunes bourgeois, des « gants jaunes », fait feu et laisse environ deux cent morts sur le pavé.

Les émeutes sont beaucoup plus graves dans la Nièvre, l'Hérault, le Var et les Basses-Alpes où les sociétés secrètes républicaines tardent à se rendre faute d'informations sur la situation à Paris.

Ces morts du 2 décembre vont tourmenter l'auteur du coup d'État jusqu'à la fin de ses jours. Louis-Napoléon, en effet, souhaitait vivement que son accession au pouvoir absolu se fasse sans effusion de sang et il ne s'en était pas fallu de beaucoup qu'il y arrivât.

La répression est brutale. Près de 30 000 arrestations dans les mois suivants et dix mille déportations en Guyane ou en Algérie. Quatre-vingts députés sont exilés, dont Hugo, Quinet, Thiers, Rémusat, Lamoricière, Changarnier...

Dès le 20 décembre 1851, le peuple français est consulté par plébiscite, au suffrage universel masculin. Avec 7 400 000 oui contre 650 000 non, il approuve massivement le coup d'État et confère à Louis-Napoléon le pouvoir de rédiger et promulguer une nouvelle Constitution.

C'est la fin de la IIe République, à peine âgée de quatre ans, et l'avènement du Second Empire.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 3 décembre 1952 : Procès Slansky à Prague   Dim 3 Déc - 21:54



3 décembre 1952 : Procès Slansky à Prague

Le 3 décembre 1952, l'un des plus spectaculaires procès de l'ère stalinienne s'achève à Prague par la pendaison de quatorze prévenus et la dispersion de leurs cendres. Leur chef de file est Rudolf Slansky, ex-secrétaire général du Parti communiste tchécoslovaque, un communiste qui a eu le tort de déplaire à Staline.

Les prévenus ont dû avouer des crimes fantaisistes et les accusateurs ne se sont pas privés d'exploiter l'antisémitisme à leur encontre. Arthur London, survivant du procès, a raconté celui-ci dans L'Aveu. Le roman est devenu un film à succès de Costa Gavras, avec Yves Montand dans le rôle principal.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 4 décembre 1977 : Couronnement de Bokassa   Lun 4 Déc - 21:54



4 décembre 1977 : Couronnement de Bokassa

Jean-Bedel Bokassa, président de Centrafrique, se couronne empereur le 4 décembre 1977, soit deux jours après la date anniversaire du couronnement de Napoléon Bonaparte, 173 ans auparavant.

La cérémonie a lieu au palais des sports de Bangui. Le sacre se déroule au cours d'une cérémonie à laquelle assistent 5 000 invités, dont le ministre français de la Coopération Robert Galley. Parmi les chef d'État ou de gouvernement invités, sont venus le Président camerounais, le Premier ministre de l’Île Maurice, et le prince Emmanuel de Liechtenstein.

Pour marquer l’événement, Bokassa revêt une réplique du costume que portait Napoléon Ier lors de son sacre, une épaisse cape écarlate doublée de fourrure d'hermine blanche et d'une robe incrustée de perles sur laquelle étaient brodés en fils d'or des soleils et des abeilles. La cérémonie est très fastueuse : 10 000 pièces d'orfèvrerie, 200 uniformes d'apparat, 600 smokings et pas moins de 60 000 bouteilles de Champagne et de Bourgogne. De nombreux artisans et créateurs français furent mis à contribution par l'intermédiaire de Jean-Pierre Dupont. Un trône monumental fut créé par le sculpteur Olivier Brice, empruntant le symbole de l'aigle à Napoléon. La garde-robe impériale fut conçue par Pierre Cardin. La couronne en or pur, confectionnée par le joaillier Claude Arthus-Bertrand, comportait 7 000 carats de diamants, dont l'un de 60 carats, était estimée à près de cinq millions de dollars quand le salaire moyen en Centrafrique était d'environ 100 dollars.

À la fin de la cérémonie, le nouvel empereur remonte les rues de Bangui à bord d'un carrosse de bronze et d'or tiré péniblement par huit chevaux importés du haras national du Pin, situé en Normandie, et envoyés par l'Élysée. Deux chevaux meurent lors du trajet, ce qui contraint la famille impériale à parcourir les derniers mètres en limousine. On chiffre la cérémonie à quelque cent millions de francs, financés en partie par le « cher cousin » Mouammar Kadhafi.

Le titre complet du nouvel empereur est « Empereur de Centrafrique par la volonté du peuple centrafricain, uni au sein du parti politique national : le MESAN » (Mouvement pour l'évolution sociale de l'Afrique noire). Ce dernier épisode lui vaut une réputation de mégalomane. Bokassa justifie ses actions en déclarant que la création d'une monarchie aidera la Centrafrique à se distinguer des autres pays africains et à gagner le respect des autres pays du monde. Il prétend mettre en place une monarchie constitutionnelle, mais son régime demeure une dictature redoutable et violente.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 5 décembre 1804 : Napoléon Ier distribue les Aigles   Mar 5 Déc - 21:54



5 décembre 1804 : Napoléon Ier distribue les Aigles

Le 5 décembre 1804, trois jours après son couronnement à Notre-Dame, l'empereur Napoléon Ier distribue les Aigles à la Grande Armée.

Cette cérémonie met en avant les fondements militaires de la nouvelle dynastie. La survie de celle-ci est liée aux succès militaires. Les premiers revers entraîneront son effondrement.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 6 décembre 1917 : Indépendance de la Finlande   Mer 6 Déc - 21:56



6 décembre 1917 : Indépendance de la Finlande

Le 6 décembre 1917, la Finlande s'émancipe de la Russie et proclame son indépendance en profitant des désordres occasionnés par la guerre de 1914-1918 et les Révolutions russes de 1917.

Une terre convoitée

La Finlande (en finnois Suomi) a été initialement peuplée par des Lapons puis occupée au début de l'ère chrétienne par des populations apparentés aux Estoniens et aux Hongrois.

Les Suédois et leur roi Éric IX le Saint occupent le pays en 1157 et l'évangélisent. Ils se montrent plutôt respectueux des Finnois mais ont de plus en plus de mal à les tenir à l'écart des convoitises russes.

À l'époque napoléonienne, la Suède doit céder la Finlande au tsar Alexandre Ier par le traité de Fredrikshamm du 17 septembre 1809. Le pays devient dès lors un grand-duché autonome dont les tsars de Russie sont les grands-ducs.

Helsinki, fondée en 1550 par le roi de Suède Gustave Vasa, est érigée en 1812 en capitale du grand-duché en lieu et place de Turku, vieille ville médiévale, elle aussi fondée par les occupants suédois. Le nom de l'actuelle capitale est une version finnisée du suédois Helsingfors qui signifie « la cascade des Helsingar ».

Naissance d'une littérature

Alexandre II, un tsar au destin émouvant, témoigne à l'égard des Finlandais comme de ses autres sujets d'une remarquable ouverture d'esprit. C'est ainsi que sous son règne s'épanouit une littérature nationale.

Le 28 février 1835, un médecin de campagne finlandais de 33 ans, Elias Lönnrot, publie un recueil de 32 chants inspirés des contes traditionnels de Carélie sous le nom de Kalevala (le Pays des héros). Ce recueil devient le fondement de la culture finlandaise.

Deux grands artistes finlandais, le peintre Akseli Callen-Kallela (1865-1931) et le compositeur Jean Sibelius (1865-1957), y puisent une bonne part de leur inspiration.

En témoignage de reconnaissance pour le « tsar libérateur » Alexandre II, les Finlandais ont érigé sa statue sur la place du Sénat, à Helsinki. Celle-ci serait l'une des rares statues de tsar encore debout dans le monde (une autre statue d'Alexandre II est visible à Sofia, en Bulgarie, et Pierre le Grand trône toujours dans sa ville de Saint-Pétersbourg).

Une liberté chèrement payée

Le 20 juillet 1906, le petit-fils d'Alexandre II, le tsar Nicolas II, en butte à des difficultés nombreuses, concède aux Finlandais de très grandes libertés, y compris le droit de vote pour les femmes. C'est une première européenne.

Devenu totalement indépendant le 6 décembre 1917, après huit siècles de tutelles diverses, le pays doit encore se défendre contre une tentative de reprise en main par les bolchéviques finlandais, inféodés aux Russes.

Il s'ensuit une guerre civile de plusieurs mois entre les « blancs », qui tiennent les zones rurales, et les « rouges » qui tiennent les villes du sud. Les troupes gouvernementales sont commandées par un énergique général finlandais, le baron Carl Gustaf von Mannerheim (51 ans). Elles l'emportent sur les gardes rouges bolchéviques à Vyborg le 30 avril 1918, au prix de massacres et déportations. L'indépendance de la Finlande est désormais effective.

Mais les Finlandais commettent la maladresse de se donner pour roi un prince allemand, Frédéric Charles de Hesse, un mois avant l'armistice du 11 novembre qui allait consommer la défaite de l'Allemagne. Après la Grande Guerre, le roi doit abdiquer devant l'ire des Alliés. Mannerheim devient régent dans l'attente d'une solution de rechange. Finalement, il s'efface à son tour le 17 juillet 1919 avec la proclamation de la République.

En 1940, Staline met à profit son alliance avec Hitler pour attaquer la Finlande, sans déclaration de guerre préalable.

Après une éprouvante « Guerre d'Hiver », la Finlande s'incline par le traité de Moscou du 12 mars 1940, et cède à Staline la province orientale du pays, la Carélie (celle-ci, aujourd'hui, fait encore partie de la Russie). Mais, dès l'année suivante, elle tente de prendre sa revanche en joignant ses troupes à celles de Hitler dans l'invasion de l'URSS.

Après l'effondrement du nazisme et le triomphe de Staline, la Finlande échappe de peu à une annexion pure et simple par l'URSS. Par le traité de Paris du 10 février 1947, elle recouvre son indépendance, amputée de la Carélie, verse un lourd tribut aux Soviétiques et doit se résigner à subordonner sa politique étrangère à celle de l'URSS en échange de la préservation de ses institutions démocratiques (c'est ce qu'on appellera jusqu'à la fin de la guerre froide la « finlandisation »).

Depuis le 1er janvier 1995, la Finlande fait partie de l'Union européenne. Petit pays prospère de 5 millions d'habitants sur un territoire grand comme les deux tiers de la France, connu pour ses forêts, ses usines de pâte à papier... et ses téléphones mobiles de la marque Nokia, elle appartient aussi à la zone euro.
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MessageSujet: 7 décembre 1970 : Willy Brandt à genoux à Varsovie   Jeu 7 Déc - 21:54



7 décembre 1970 : Willy Brandt à genoux à Varsovie

Le 7 décembre 1970, le chancelier allemand Willy Brandt se rend en Pologne et signe le traité de Varsovie.

Par ce traité, la République Fédérale Allemande reconnaît la frontière germano-polonaise de l'Oder-Neisse, imposée par les vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale.

Après la signature, le chancelier se rend au Mémorial du résistant juif du ghetto, pour un dépôt de gerbe. Il se recueille et s'incline, puis, à la surprise générale, contre toutes les règles protocolaires, ploie les jambes et se met à genoux. Pendant de longues minutes, il demeure dans cette attitude d'humilité inhabituelle aux hommes d'État, faisant acte de contrition au nom du peuple allemand.

Ce geste et plus généralement sa politique d'ouverture à l'Est lui vaudront de recevoir le Prix Nobel de la Paix un an plus tard, à Oslo.
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MessageSujet: 8 décembre 1949 : Tchang Kai-Chek se réfugie à Formose   Ven 8 Déc - 21:54



8 décembre 1949 : Tchang Kai-chek se réfugie à Formose

Le 8 décembre 1949, le généralissime chinois Tchang Kaï-chek se réfugie sur l'île de Formose, en mer de Chine, à 200 kilomètres des côtes chinoises. Cette île est connue aujourd'hui sous le nom de Taïwan.

La fuite de Tchang Kaï-chek consacre la victoire de son rival, le leader communiste Mao Tsé-toung. Elle met fin aux troubles qui ont suivi la fondation de la République chinoise en 1911.

Échec des nationalistes chinois

Le premier président de la République chinoise, Sun Yat-sen, meurt en 1925. Tchang Kaï-chek prend alors la tête de son parti, le Kuomintang. Il tente de réformer le pays et veut le libérer des tutelles étrangères ainsi que des «Seigneurs de la guerre». Mais à peine a-t-il instauré la paix civile qu'il doit faire face à une terrible invasion japonaise.

Après la libération du pays, en 1944, le Kuomintang, usé et gangrené par la corruption, affronte une nouvelle guerre civile, cette fois face au parti communiste de Mao Tsé-toung.

Battu, Tchang Kaï-chek n'a d'autre recours que de se réfugier à Formose sous la protection de la flotte américaine.

Initialement peuplée d'Aborigènes, l'île a été brièvement occupée par les Hollandais puis colonisée par les Chinois après sa conquête par le pirate Koxinga, au XVIIe siècle.

Tchang Kaï-chek amène avec lui son armée, deux millions de fidèles, ainsi que tous les trésors artistiques de la Chine ancienne.
Ils font aujourd'hui la fierté du musée national de Taïpeh, la capitale de l'île.

À Formose, tout juste libéré de cinquante ans de colonisation japonaise, le Kuomintang instaure la fiction d'un État qui représenterait toute la Chine (son nom officiel est République de Chine). Il impose sa férule aux habitants de l'île, Formosans de souche et descendants d'anciens colons chinois, au total environ six millions d'âmes.

Succès exemplaire de l'économie taïwanaise

Le gouvernement nationaliste est de suite confronté au défi du surpeuplement et du développement économique sur une île montagneuse de 36 000 km2 (à peine plus étendue que la Bretagne). La population (23 millions en 2010) est essentiellement groupée sur la plaine littorale de la côte occidentale.

Il mène en premier lieu une réforme agraire. Il exproprie contre indemnité les grands propriétaires fonciers puis les encourage à réinvestir dans l'industrie leurs indemnités.

La modernisation économique s'appuie sur les infrastructures laissées par les Japonais, le bon niveau d'éducation de la population et l'existence d'une élite parlant japonais. Elle profite aussi à partir des années 1960 du soutien actif des Américains et des investissements tant japonais qu'américains.

L'île connaît dès lors un impressionnant essor économique, fondé sur l'exportation de produits bas de gamme et bon marché. On ne tarde pas à la ranger parmi les nouveaux « Dragons asiatiques », aux côtés de la Corée du Sud, de Singapour et de Hong Kong.

Dans les années 1990, elle entre dans le club des nations les plus développées de la planète et délaisse les fabrications bas de gamme pour les technologies de pointe et l'informatique. Ses industriels profitent de la libéralisation de l'économie chinoise pour y délocaliser à leur tour leurs ateliers de main-d'oeuvre.

Le régime se démocratise lentement. Aux élections présidentielles de 2000, le vieux Kuomintang perd le pouvoir au profit des indépendantistes taïwanais pour le retrouver huit ans plus tard.

Ayant repris la maîtrise de leur destin, les Taïwanais se détournent du culte de Tchang Kaï-Chek. La statue géante du généralissime (600 tonnes) trône toujours dans le Mémorial, au milieu d'une immense esplanade qui occupe le centre de Taïpeh. Mais celle-ci a été rebaptisée place de la Liberté et l'on préfère y évoquer les victimes de la répression policière que les faits et gestes du héros.
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MessageSujet: 9 décembre 1824 : Les Espagnols défaits par Sucre à Ayacucho   Sam 9 Déc - 21:54



9 décembre 1824 : Les Espagnols défaits par Sucre à Ayacucho

Le 9 décembre 1824, le jeune général Antonio Sucre (29 ans), fidèle lieutenant du « Libertador » Simón Bolívar, est piégé par les troupes espagnoles dans la vallée d'Ayacucho, sur l'Altiplano andin. Il ne dispose que de quatre canons contre vingt-quatre à l'ennemi.

N'ayant rien à perdre, Sucre et ses cavaliers se jettent à l'attaque avec l'énergie du désespoir et finalement l'emportent.
Le vice-roi du Pérou, ses généraux, pas moins de 600 officiers et 2000 soldats se rendent avec tout leur armement.

Suite à cette victoire, qui lui livre le Pérou (à l'exception du haut-Pérou, l'actuelle Bolivie), Bolívar réunit un congrès panaméricain à Panama dans l'espoir de fédérer l'Amérique hispanique du Mexique au río de la Plata...
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MessageSujet: 10 décembre 1898 : Traité de Paris et fin de la guerre hispano-américaine   Dim 10 Déc - 21:54



10 décembre 1898 : Traité de Paris et fin de la guerre hispano-américaine

Les États-Unis mettent fin à leur guerre-éclair contre l'Espagne par le traité de Paris du 10 décembre 1898.

Les Espagnols sont chassés du Nouveau Monde. L'aventure inaugurée par Christophe Colomb, quatre siècles plus tôt, se poursuit sans eux.

Les États-Unis, avec une génération de retard sur les grandes puissances européennes, se constituent quant à eux un empire colonial. Tournant le dos à leur tradition isolationniste, ils ambitionnent de prendre leur place parmi les grandes nations impérialistes.

Les États-Unis, nouvelle puissance coloniale

- Les Espagnols perdent avec le traité de Paris leurs dernières colonies d'Amérique ainsi que les Philippines.

- Les Étatsuniens prennent leur place à Porto-Rico, aux Philippines et sur l'île de Guam, au sud du Japon, en échange du versement d'une indemnité de 20 millions de dollars à Madrid.

- Washington profite des négociations du traité de Paris pour annexer les îles Hawaï. Ce royaume polynésien était devenu une république en 1893 et ses représentants avaient aussitôt demandé d'être annexés aux États-Unis.

- Cuba obtient une indépendance factice sous la haute surveillance de son puissant voisin.

Le 20 mai 1902, le général américain Wood remet l'administration de l'île à son premier président, Estrada Palmer. Mais Washington conserve un droit de regard et d'intervention sur les affaires cubaines en vertu d'un acte dénommé «amendement Platt».

Les États-Unis, gendarme des Caraïbes

Le nouveau gouvernement cubain cède à perpétuité à Washington l'enclave de Guantanamo, au sud de l'île.

Transformée en base navale, Guantanamo permet aux Américains de s'ériger en gendarme des Caraïbes (n'étant pas soumise à la législation américaine, la base servira de lieu d'incarcération de présumés terroristes après les attentats du 11 septembre 2001 et les représailles contre l'Afghanistan).

Avec le traité de Paris, les États-Unis font leur entrée sur la scène internationale. Ils commencent à afficher sur le continent latino-américain une politique «impériale», souvent au service d'intérêts privés.

Les difficultés de liaison entre les flottes de l'Atlantique et du Pacifique pendant la guerre hispano-américaine ont par ailleurs fait prendre conscience aux Américains de l'utilité d'un canal à travers l'isthme de Panama. Theodore Roosevelt, successeur de William McKinley à la Maison Blanche, va s'atteler à sa construction.
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MessageSujet: 11 décembre 969 : Jean Tzimiskès tue l'empereur de Byzance et prend sa place   Lun 11 Déc - 21:54



11 décembre 969 : Jean Tzimiskès tue l'empereur de Byzance et prend sa place

Le 11 décembre 969, dans le palais impérial de Constantinople, le général Jean Tzimiscès fait assassiner l'empereur Nicéphore II Phocas.

Lui-même est l'amant de l'impératrice Théophano. Il projette de l'épouser et de prendre la place de son défunt mari sur le trône. Mais le patriarche orthodoxe goûte assez peu la manoeuvre. Il interdit à la veuve éplorée de convoler une nouvelle fois.

Il faut dire que la jolie Théophano a de lourds antécédents. Fille d'un cabaretier, elle a d'abord épousé Romain II, héritier de la prestigieuse dynastie macédonienne, puis, à la mort de celui-ci, l'énergique général Nicéphore II Phocas, son premier amant.

Bons amants et hommes d'action

Jean Tzimiscès monte donc sur le trône sous le nom de Jean Ier et, à défaut de Théophano, épouse Théodora, sa belle-soeur. Il prend aussi sous sa protection les deux fils que Théophano a eus avec son premier mari.

Jean Ier poursuit le redressement de l'empire byzantin. À la tête de ses troupes, il reprend aux Arabes la Syrie et presque toute la Palestine à l'exception de Jérusalem.

À sa mort, Basile II, fils de Théophano, lui succède. II va poursuivre les actions militaires de ses prédécesseurs et notamment soumettre les Bulgares au prix d'une brutalité inouïe. D'où son surnom de Bulgaroctone (« tueur de Bulgares »). C'est l'apogée de l'empire byzantin.
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MessageSujet: 12 décembre 1604 : Henri IV promulgue la paulette   Mar 12 Déc - 21:54



12 décembre 1604 : Henri IV promulgue la paulette

Le 12 décembre 1604, Henri IV et son ministre et ami Maximilien de Béthune, futur duc de Sully, instaurent la paulette, d'après le nom de son inventeur, le conseiller Paulet, pour se concilier la bourgeoisie et faire rentrer de l'argent frais dans les caisses de l'État : en échange de cette taxe aux funestes conséquences, les officiers (fonctionnaires et magistrats) obtiennent le droit de léguer leur charge (et les revenus qui l'accompagnent).

Rappelons que selon Colbert, “l’art de l’imposition consiste à plumer l’oie pour obtenir le plus possible de plumes avec le moins possible de cris”.

Un soixantième du prix d’achat de la charge

Constatons donc que quand elle disparaît avec la Révolution, la paulette, qui plume la haute fonction publique et singulièrement la magistrature, a derrière elle une longue litanie de cris ! L’État impécunieux des XVIIe et XVIIIe siècles a fait mine de ne pas les entendre.

En 1604, quand tout commence, quiconque veut entrer dans la haute fonction publique doit d’abord payer. Cela donne en retour à la fois des responsabilités et le droit de recevoir tout au long de sa carrière une rémunération que la coutume appelle un “traitement”. Pour l’État, l’opération est rentable si la somme des traitements cumulés reçus par un individu durant sa vie publique reste inférieure au versement initial. Symétriquement, celui qui achète une “charge” est gagnant s’il l’exerce suffisamment longtemps.

Au XVIe siècle, les troubles liés aux guerres de religion ont rendu les carrières administratives aléatoires, si bien que l’on ne se précipite guère pour acheter les charges. Leur prix de vente ne cesse de s’effondrer. Le but des réformes de Paulet est de rétablir la situation, notamment sur un plan financier, en rendant les emplois publics plus attractifs. Pour cela, il accroît le contenu de ce que l’on obtient avec le versement initial. Désormais, celui-ci vaut pleine acquisition de l’emploi public. Ainsi, le détenteur peut le revendre comme il l’entend, et le transmet à ses héritiers à son décès. En échange de ce droit nouveau, l’État perçoit un impôt, qui vient, en fait, en déduction du traitement du haut fonctionnaire. C’est cet impôt, d’un montant d’un soixantième du prix d’achat de la charge, qui s’appelle la paulette.

Le but des réformes de Paulet est de rétablir la situation, notamment sur un plan financier, en rendant les emplois publics plus attractifs. Pour cela, il accroît le contenu de ce que l’on obtient avec le versement initial. Désormais, celui-ci vaut pleine acquisition de l’emploi public. Ainsi, le détenteur peut le revendre comme il l’entend, et le transmet à ses héritiers à son décès.

D’emblée, la paulette suscite l’ire des Parlements, instance où siègent, sous l’Ancien régime, les magistrats. La Fronde, révolte qui court de 1648 à 1653, commence par un appel du Parlement de Paris réclamant la baisse de la paulette. Pendant tout le XVIIIe siècle, chaque manifestation de l’opposition parlementaire au pouvoir – et il y en eut beaucoup – est l’occasion d’exiger la disparition de cet impôt accusé d’éloigner les talents des professions juridiques… Évidemment, ce type d’argument n’est guère original ! Est-il en effet un impôt que ceux qui le paient n’accusent pas d’abîmer ce qu’ils font ?
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MessageSujet: 13 décembre 1937 : Massacre de Nankin   Mer 13 Déc - 21:54



13 décembre 1937 : Massacre de Nankin

Le 13 décembre 1937, remontant de Shanghai, l'armée japonaise entre dans la ville de Nankin, au centre de la Chine, après un pilonnage de trois jours.

Aussitôt commencent des massacres à grande échelle. Exécutions à la baïonnette, au sabre ou à la mitrailleuse, viols et mutilations. Au total, sans doute plus de 100 000 victimes (les autorités chinoises affichent un chiffre d'au moins 300 000 morts, beaucoup de victimes étant décédées plus tard de leurs blessures ou n'ayant pas été signalées).

Le « viol de Nankin » figure en bonne place parmi les crimes contre l'humanité commis au XXe siècle même si le gouvernement japonais persiste à en nier l'importance.

Vers la conquête de la Chine

Cinq mois plus tôt, le 7 juillet 1937, profitant de ce que les Chinois sont en train de se battre pour le pouvoir, avec d'un côté les nationalistes du Guomindang, sous l'autorité de Tchang Kaï-chek, de l'autre les communistes, sous celle de Mao Zedong, les Japonais prennent prétexte d'un incident sur le pont Marco Polo, près de Pékin, pour se lancer à la conquête de la Chine.

Les massacres, devenus la règle, vont atteindre leur maximum avec la prise de Nankin, ancienne capitale de la Chine et siège éphémère du gouvernement de Tchang Kaï-chek.

Terreur sur la ville

Le 10 décembre, les Japonais, qui occupent déjà Shanghai, à l'embouchure du Yangzijiang, envoient un ultimatum aux troupes qui défendent la métropole de la Chine centrale, sur le cours inférieur du fleuve.

Tchang Kaï-chek, les chefs de son parti, le Guomindang, et les officiers abandonnent illico la ville. La panique s'installe dans la population et chez les soldats livrés à eux-mêmes. Enfin, les Japonais entrent dans la ville. Confiants, les soldats chinois se laissent désarmer et se rendent par unités entières.

Le commandement nippon craint alors d'être submergé par la grande masse des prisonniers dans une ville a priori hostile.
Il ordonne le massacre des prisonniers, contre toutes les lois de la guerre.

Ensuite vient le massacre des fonctionnaires, suspectés de collusion avec le parti de Tchang Kaï-chek. Dans les semaines qui suivent, la terreur devient endémique. Elle frappe indistinctement les habitants de la ville, au nombre d'environ 200 000, qui ont l'heur de déplaire aux vainqueurs.

En Europe, où l'on se préoccupe surtout de la guerre d'Espagne, l'agression japonaise laisse l'opinion de marbre.
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MessageSujet: 14 décembre 1825 : Soulèvement des Décembristes   Jeu 14 Déc - 21:54



14 décembre 1825 : Soulèvement des Décembristes

Le 14 décembre 1825, un groupe de jeunes officiers et aristocrates russes tente de soulever la garnison de
Saint-Pétersbourg en profitant de la confusion créée par la mort du précédent souverain, Alexandre Ier.

Qualifiés de Décembristes, ils échouent dans leur tentative d'introduire en Russie un gouvernement moderniste.

Le nouveau tsar, Nicolas Ier, ordonne la pendaison de cinq meneurs et coupe court à toute velléité de réforme.

Son successeur Alexandre II se hasardera avec courage (et un succès mitigé) à faire bouger enfin le pays.
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MessageSujet: 15 décembre 1964 : Une feuille d'érable pour le Canada   Ven 15 Déc - 21:55



15 décembre 1964 : Une feuille d'érable pour le Canada

Le 15 décembre 1964, le Premier ministre libéral du Canada, Leaster B. Pearson, propose au Parlement d'adopter un drapeau unifolié à la feuille d'érable pour remplacer la « Red Ensign » de la marine britannique assortie de l'écu des armoiries du Canada (lions anglais, lion écossais, harpe d'Irlande, lys de France et feuilles d'érable canadiennes).

La feuille d'érable se réfère à l'arbre mythique du pays, dont la sève a nourri les habitants au printemps et continue de les régaler. En 1834 déjà, la Société Saint-Jean-Baptiste l'avait adoptée pour emblème.

Tandis que montent les revendications autonomistes au Québec, le nouveau drapeau offre l'avantage de ne plus rappeler l'occupation britannique à la minorité francophone du pays. Il est officiellement adopté par la Chambre des Communes d'Ottawa le 15 février 1965.

La Fédération canadienne n'en continue pas moins à faire partie du Commonwealth, avec la reine Elizabeth II pour chef d'État.

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MessageSujet: 16 décembre 1854 : Faidherbe à la conquête du Sénégal   Sam 16 Déc - 13:54



16 décembre 1854 : Faidherbe à la conquête du Sénégal

Le 16 décembre 1854, le colonel Faidherbe est nommé gouverneur du Sénégal.

Il entreprend la conquête de la vallée du fleuve pour protéger les arrières du comptoir de Saint-Louis-du-Sénégal, où les commerçants français se plaignent des exactions des indigènes.
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MessageSujet: 17 décembre 1837 : incendie du Palais d'Hiver   Dim 17 Déc - 21:54



17 décembre 1837 : incendie du Palais d'Hiver

Le soir du 17 décembre 1837, à Saint-Pétersbourg, dans le Palais d'Hiver, des poêles qui chauffent à plein régime mettent le feu aux boiseries de la salle Pierre Ier.

L'incendie va ravager l'édifice pendant trente heures malgré l'intervention de 6000 pompiers et grenadiers de la Neva qui pompent l'eau de la Néva.

Les oeuvres d'art du Palais d'Hiver sont heureusement sauvées pour la plupart. Dans l'urgence, on s'est généralement contenté de les jeter dans la neige.

Sitôt après le drame, le tsar Nicolas Ier lance la construction d'un nouveau palais. Il sera achevé en un peu plus d'un an et accueillera les collections impériales, jusque là à l'étroit dans le Petit Ermitage.
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MessageSujet: 18 décembre 1783 : Pitt le Jeune devient Premier ministre   Lun 18 Déc - 21:54




18 décembre 1783 : Pitt le Jeune devient Premier ministre

Le 18 décembre 1783, le roi d'Angleterre demande à un jeune homme de 24 ans, William Pitt the Younger, de former le gouvernement.

De la paix...

Le père du nouveau Premier ministre s'était illustré en enlevant Québec à la France. Son fils, le Second Pitt, accède au pouvoir quatre mois après le traité de Versailles qui consacre l'indépendance des Treize colonies américaines, les nouveaux États-Unis. Il redresse l'économie, lutte contre la traite des Noirs avec son ami William Wilberforce et tente d'émanciper les catholiques irlandais.

En 1786, il signe aussi un traité de libre-échange avec la France. À ce moment privilégié de leur Histoire, les deux ennemis de toujours font confiance aux échanges commerciaux et au rapprochement économique pour instaurer une paix durable...

... à la guerre

Quand débute la Révolution française, Pitt n'y voit d'abord que des avantages pour son pays. Mais en février 1793, la France déclare la guerre à l'Angleterre. Pitt ne peut tolérer l'annexion par les Français du port d'Anvers par où transite une grande partie des exportations britanniques.

Sa détermination à briser la France révolutionnaire est dès lors totale.

Il pressure ses concitoyens pour financer les pays coalisés contre la France (Prusse, Autriche...).

Célibataire endurci, usé par le travail (et la consommation de porto), couvert de dettes pour n'avoir jamais voulu se laisser corrompre, il meurt à 46 ans, quelques semaines après le triomphe de Napoléon Ier à Austerlitz, trop tôt pour voir le succès de sa politique.
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MessageSujet: 19 décembre 1964 : Jean Moulin au Panthéon   Mar 19 Déc - 21:54



19 décembre 1964 : Jean Moulin au Panthéon

Le 19 décembre 1964, les cendres de Jean Moulin sont transférées au Panthéon, à Paris, à l'initiative du général de Gaulle et du ministre des Affaires culturelles, André Malraux.

Ce dernier prononce à cette occasion un flamboyant discours en hommage à Jean Moulin et à tous les résistants à l'occupation allemande.
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MessageSujet: 20 décembre 1192 : Richard Coeur de Lion prisonnier en Allemagne   Mer 20 Déc - 21:56



20 décembre 1192 : Richard Coeur de Lion prisonnier en Allemagne

Le 20 décembre 1192, Richard Coeur de Lion est fait prisonnier par l'empereur Léopold.

Comme le roi a ouï des intrigues troubles de son frère Jean sans Terre et du roi Philippe Auguste, qui est depuis longtemps retourné en France, il décide de rentrer à son tour de Terre Sainte sans tarder. Las, voilà que son bateau fait naufrage sur les côtes italiennes. Tandis qu'à Londres on croit le roi perdu, celui-ci tente de regagner en secret son royaume avec une poignée de compagnons.

Déguisés en voyageurs anonymes, les Anglais pénètrent en Autriche mais ils sont reconnus, capturés et livrés à l'empereur d'Allemagne Henri VI, lequel va négocier sa libération contre une énorme rançon (100.000 livres). Ce n'est en définitive qu'en mars 1194 que Richard retrouve ses terres.
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MessageSujet: 21 décembre 1911 : Premier hold-up motorisé de l'Histoire   Jeu 21 Déc - 21:54



21 décembre 1911 : Premier hold-up motorisé de l'Histoire

Le 21 décembre 1911 survient le premier hold-up motorisé de l'Histoire.

Les malfrats blessent grièvement de deux balles un garçon de recettes de la succursale de la Société Générale, rue Ordener, à Paris. Ils s'emparent de sa sacoche et s'enfuient à bord d'une Delaunay-Belleville de douze chevaux, ce qui se fait alors de mieux en matière d'automobile. Le véhicule, volé quelques jours plus tôt, est abandonné à Dieppe.

Les attaques du même genre se multiplient dans les mois qui suivent. La police du préfet Louis Lépine identifie leurs auteurs comme la « bande à Bonnot », du nom de leur chef, Jules Bonnot, un mécanicien auto sympathisant de la cause anarchiste. Il sera tué à Choisy-le-Roi, près de Paris, le 28 avril 1912. Ses trois derniers complices, parmi lesquels Raymond-la-Science, seront guillotinés le 21 avril 1913 devant la prison de la Santé par le bourreau Anatole Deibler.
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MessageSujet: 22 décembre 1895 : Röntgen découvre les rayons X   Ven 22 Déc - 21:55



22 décembre 1895 : Röntgen découvre les rayons X

Le 22 décembre 1895, le physicien allemand Wilhelm Konrad Röntgen effectue une radiographie sur la main de sa femme.

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MessageSujet: 23 décembre 1442 : Jan Hunyadi repousse les Turcs   Sam 23 Déc - 21:54



23 décembre 1442 : Jan Hunyadi repousse les Turcs

Le 23 décembre 1442, le chef hongrois Jan Hunyadi remporte une grande victoire sur les Turcs à Jalorats, aux Portes de Fer, sur le Danube. Il chasse ensuite les envahisseurs de Belgrade.

Après sa mort en 1456, pour cause de peste, l'un de ses fils sera élu roi de Hongrie sous le nom de Matthias Ier Corvin.
Vrai prince de la Renaissance, il hissera à son apogée la culture hongroise.
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