Duché de Montmirail

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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 14 janvier 1200 : Interdit sur le royaume de France   Dim 14 Jan - 21:54



14 janvier 1200 : Interdit sur le royaume de France

Le 14 janvier 1200, le pape Innocent III jette l'interdit sur le royaume de France, autrement dit interdit au clergé de délivrer les sacrements au roi et à ses sujets. Cette sanction extrême résulte des ennuis matrimoniaux de Philippe II Auguste.

Veuf d'Isabelle de Hainaut, il s'est remarié en 1193 avec Ingeburge de Danemark et, le jour même de ses noces, pris d'un subit dégoût pour sa femme, s'en est séparé. Le 1er juillet 1196, il s'est remarié avec Agnès de Méranie. Contraint de s'incliner pour obtenir la levée de l'interdit, Philippe se sépare d'Agnès et restitue le titre de reine à Ingeburge sans aller jusqu'à la mettre dans son lit.
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MessageSujet: 15 janvier 1759 : Ouverture du British Museum   Lun 15 Jan - 21:54



15 janvier 1759 : Ouverture du British Museum

Le 15 janvier 1759, le British Museum ouvre ses portes au public dans un hôtel particulier de Londres, Montagu House, à Bloomsbury, où il est toujours présent. Il est constitué par les collections du médecin et scientifique sir Hans Sloane (1660-1753), soit environ 80 000 objets.

C'est le premier grand musée de l'époque moderne. Ainsi que l'atteste son nom, il affiche d'emblée sa valeur de symbole national. Le pillage des marbres du Parthénon et la victoire sur Napoléon vont très vite l'enrichir et en faire aussi le plus important musée d'archéologie du monde.

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MessageSujet: 16 janvier 1920 : La « Prohibition » en vigueur aux États-Unis   Mar 16 Jan - 21:54



16 janvier 1920 : La « Prohibition » en vigueur aux États-Unis

Le 16 janvier 1920, le XVIIIe amendement à la Constitution des États-Unis d'Amérique interdit la vente mais aussi la consommation d'alcool sur toute l'étendue du pays. Cette « Prohibition » marque le triomphe des ligues de vertu.

Mais il s'ensuit paradoxalement une explosion des trafics illégaux par des « bootleggers », ainsi appelés parce qu'ils cachent des bouteilles dans leurs bottes. Les organisations mafieuses d'origine sicilienne, transplantées aux États-Unis par la dernière vague d'immigration, sautent sur l'occasion pour étendre leurs activités avec des hommes comme Al Capone ou Lucky Luciano. La corruption gangrène la police et l'administration. La criminalité s'étend...

Devant un pareil échec, le gouvernement américain choisit sagement de reculer. Le 17 février 1933, au tout début de la présidence de Franklin Delanoo Roosevelt, est voté le Blaine Act du sénateur John J. Blaine, qui autorise la vente de bière.

Et le 5 décembre 1933 est voté le XXIe amendement qui, tout simplement, annule le XVIIIe. La prohibition cesse dès lors de ronger la société américaine.
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MessageSujet: 17 janvier 1377 : Le pape quitte Avignon   Mer 17 Jan - 21:54



17 janvier 1377 : Le pape quitte Avignon

Le 17 janvier 1377, cédant aux prières de Sainte Catherine de Sienne et faisant fi des lamentations de son entourage, attaché au Palais des Papes et à son luxe, le pape Grégoire XI, dernier pape français, met fin à la «captivité d'Avignon» et réinstalle le Saint-Siège à Rome. La monarchie capétienne, affaiblie par la guerre de Cent Ans, n'est plus assez forte pour retenir le pape.

Las, à sa mort, le 27 mars 1378, le peuple romain impose l'élection d'un pape indigne, déséquilibré et violent, Urbain VI. Celui-ci violente les cardinaux qui s'opposent à lui, jusqu'à les dépouiller et les faire exécuter en place publique.

Treize cardinaux, pour la plupart français, se réunissent en septembre 1378 à Anagni, sous la protection de troupes gasconnes et navarraises, annulent l'élection d'Urbain VI et confère la tiare au cardinal Robert de Genève. Celui-ci prend le nom de Clément VII et, faute de pouvoir faire autrement, regagne Avignon. C'est le début du Grand Schisme d'Occident.

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MessageSujet: 18 janvier 1701 : Couronnement d'un roi en Prusse   Jeu 18 Jan - 21:54



18 janvier 1701 : Couronnement d'un roi en Prusse

Le 18 janvier 1701, Frédéric III de Hohenzollern, Prince-Électeur (Kurfürst) de Brandebourg, se fait couronner roi en Prusse à Königsberg. Il change son nom pour celui de Frédéric Ier.

Histoire de particule

Le couronnement porte atteinte à une vieille règle qui interdit aux vassaux de l'empereur d'Allemagne de porter un titre royal. Mais Frédéric de Hohenzollern prend prétexte de ce que sa province orientale de Prusse ne figure pas dans les limites historiques du Saint Empire romain germanique pour s'en attribuer la royauté.

La particule en souligne que cette royauté ne déborde pas les limites de la Prusse et ne s'étend pas au Brandebourg (un vieux pays germanique dont la capitale est Berlin). Elle ménage les susceptibilités de l'empereur en titre, Léopold Ier de Habsbourg. Celui-ci encaisse l'affront.

Mais à partir du congrès d'Utrecht, en 1713, le roi lève le masque et se fait appeler roi de Prusse. Il s'élève désormais au-dessus des autres princes allemands et se présente en rival de l'empereur de Vienne. C'est le début d'une ascension qui culminera le 18 janvier 1871, avec la proclamation du IIe Reich dans la Galerie des Glaces du château de Versailles.
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MessageSujet: 19 janvier 1899 : Condominium anglo-égyptien sur le Soudan   Ven 19 Jan - 21:54



19 janvier 1899 : Condominium anglo-égyptien sur le Soudan

Le 19 janvier 1899, les Britanniques établissent un « condominium anglo-égyptien » sur le Soudan. C'est le moment où l'Empire de la reine Victoria arrive à son apogée.

Après l'ouverture du canal de Suez, en 1869, les Anglais supplantent peu à peu les Français en Égypte. Ils établissent un protectorat de fait sur le royaume.

Mais le 26 avril 1885, la ville de Khartoum, sur les bords du Nil supérieur, au Soudan, est conquise par le Mahdi, un chef indigène animé par la foi des premiers compagnons du Prophète, précurseur des intégristes musulmans qui oppriment aujourd'hui le pays.

Le général anglais Charles Gordon est tué lors de l'attaque, faute d'avoir obtenu à temps de son gouvernement les renforts qu'il réclamait. Sa mort suscite une immense vague d'émotion en Grande-Bretagne.

Le général Kitchener est chargé de la revanche. Il vainc les mahdistes puis se frotte plus au sud, à Fachoda, à une petite expédition française.

Après avoir annihilé les prétentions françaises sur la région, lord Kitchener devient gouverneur général du Soudan.

Cette conquête du bassin supérieur du Nil ouvre la voie à une Afrique anglaise du Cap au Caire. Le rêve se concrétisera après la Première Guerre mondiale, grâce à l'annexion de la colonie allemande du Tanganiyka.
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MessageSujet: 20 janvier 1949 : Émergence du «sous-développement»   Sam 20 Jan - 21:54



20 janvier 1949 : Émergence du «sous-développement»

Le 20 janvier 1949, le président des États-Unis Harry S. Truman prononce le discours d'investiture de son deuxième mandat à la Maison Blanche. À cette occasion, il désigne du doigt la grande pauvreté qui affecte la moitié de l'humanité.

Dans le Point Quatre de son discours, il déclare : « Il nous faut lancer un nouveau programme qui soit audacieux et qui mette les avantages de notre avance scientifique et de notre progrès industriel au service de l'amélioration et de la croissance des régions sous-développées. Plus de la moitié des gens dans le monde vit dans des conditions voisines de la misère. Ils n'ont pas assez à manger. Ils sont victimes de maladies. Leur pauvreté constitue un handicap et une menace, tant pour eux que pour les régions les plus prospères. »

C'est la première fois qu'est employée l'expression « sous-développé » à propos des pays qui n'ont pas encore atteint le stade industriel. Elle fait florès de même que l'expression « tiers monde » inventée peu après, en 1952, par le démographe Alfred Sauvy.

Le discours de Truman débouche en juin 1950 sur la signature de l'Act for International Development (AID, Programme pour le Développement International).

Une vision économétrique du monde

Pour les Américains et plus largement les Occidentaux, le combat contre le « sous-développement » va prendre le relais de la « mission civilisatrice » du temps des colonies comme nouvel objectif messianique. Dans le demi-siècle qui va suivre, il va devenir habituel de ne plus considérer les nations et les peuples dans leur diversité culturelle, sociale et humaine mais seulement de les répartir entre « pays sous-développés » et « pays développés » en fonction du « produit intérieur brut par habitant » (PIB/habitant). C'est le triomphe de l'économétrie (une vision comptable et mathématique de l'économie).

La prise de conscience du « sous-développement » conduit les pays riches et puissants (généralement occidentaux) à développer des réseaux d'aide financière et de coopération technique en direction des pays pauvres. À l'aide publique s'ajoute dans les années 1990 l'aide caritative des « organisations non gouvernementales » (ONG) comme ACF, MSF... L'absence de contrôle et la corruption altère considérablement l'efficacité de cette aide tant publique que privée.

À l'aube du XXIe siècle, l'aide internationale apparaît même comme un facteur d'aggravation du sous-développement et de la misère.
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MessageSujet: 21 janvier 1948 : Un drapeau pour le Québec   Dim 21 Jan - 21:54



21 janvier 1948 : Un drapeau pour le Québec

Le 21 janvier 1948, le Fleurdelisé devient le drapeau officiel du Québec à l'initiative de l'Assemblée Législative de la province (l'actuelle Assemblée Nationale du Québec).

Comme la province canadienne du Québec relève du Commonwealth britannique, ce choix doit être agréé par le roi d'Angleterre. C'est chose faite le 9 mars 1950.

De Capet à Québec

Le drapeau de la « Belle Province » (surnom du Québec) rappelle la monarchie capétienne qui régna sur la France pendant huit siècles.

Les fleurs de lys, emblème de la dynastie, sont apparues au XIIe siècle, sous le règne de Louis VII. Elles ornaient la bannière d'azur brandie par l'écuyer du roi lors des batailles.

La croix blanche sur fond bleu que l'on voit sur le drapeau du Québec est apparue quant à elle sur les navires français au temps de Jacques Cartier et de François 1er.

L'idée d'un drapeau propre au Québec est née à la Saint-Jean du 24 juin 1848, lorsque les habitants ont défilé avec émotion derrière une bannière qu'aurait brandie Montcalm à sa dernière bataille : le Carillon.

Combinant ces souvenirs, un certain Elphège Filialtrault, curé à Saint-Jude, conçoit la future bannière fleurdelisée le 26 septembre 1902.

Celle-ci est donc adoptée par les députés québécois et, près de trente ans plus tard, en 1977, les Québécois complètent leurs symboles identitaires en faisant de la Saint-Jean (24 juin) leur fête nationale.

Depuis lors, cette journée donne lieu chaque année à de grandes réjouissances sous le signe du Fleurdelisé : défilés, agapes, danses, musique et bien sûr feux d'artifice.

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MessageSujet: 22 janvier 1963 : Traité de l'Élysée   Lun 22 Jan - 21:54



22 janvier 1963 : Traité de l'Élysée

Le 22 janvier 1963, le traité d'amitié franco-allemand, signé au palais de l'Élysée, à Paris, consacre le rapprochement des deux anciens ennemis. Il est signé par Charles de Gaulle, président de la République française, et Konrad Adenauer, chancelier de la République fédérale allemande.

Sa valeur est essentiellement symbolique. Il clôt près d’un siècle de rivalités diplomatiques et surtout guerrières et institue une nouvelle forme de concertation à la tête de la Communauté économique européenne, qui deviendra trente ans plus tard l’Union européenne.

Mais le traité est vidé de son contenu par le préambule unilatéralement voté par le Bundestag, le 15 juin 1963 : les députés allemands réaffirment à cette occasion leur lien avec les États-Unis et le Royaume-Uni, à la grande colère de De Gaulle, qui voit réduite à néant son aspiration à une Europe indépendante.
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MessageSujet: 23 janvier 1120 : Naissance officielle de l'Ordre du Temple   Mar 23 Jan - 21:54



23 janvier 1120 : Naissance officielle de l'Ordre du Temple

Le 23 janvier 1120, un concile réuni à Naplouse, en Palestine, reconnaît officiellement la « milice des Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon » (pauperes commilitones Christi Templique Solomonici), plus tard appelé Ordre du Temple.

Cet ordre de moines-chevaliers a été fondé deux ans plus tôt par deux chevaliers partis en croisade, Hugues de Payns et Godefroy de Saint-Omer. Ils se sont inspirés de l'Ordre de l'Hôpital, fondé en 1113 pour soigner les pèlerins venus prier à Jérusalem sur le tombeau du Christ, le Saint-Sépulcre.

Le nouvel ordre se donne pour mission de sécuriser les routes des pèlerins contre les brigands et les Turcs. Ses membres sont à la fois moines et chevaliers. Comme tous les moines, ils font vœu de chasteté, d'obéissance et de pauvreté. En cela, ils se différencient des précédents ordres combattants, comme l'ordre des chevaliers du Saint-Sépulcre, formé de combattants (bellatores) voués à la protection des chanoines du Saint-Sépulcre (oratores).

Hugues de Payns, premier maître de l'ordre, obtient du roi de Jérusalem Baudouin II qu'il lui cède une partie de son palais, sur l'emplacement de l'ancien Temple de Salomon, d'où le nom de Templiers qui sera donné aux moines-chevaliers...
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MessageSujet: 24 janvier 1916 : Service militaire obligatoire en Angleterre   Mer 24 Jan - 21:54



24 janvier 1916 : Service militaire obligatoire en Angleterre

En 1914, la Grande-Bretagne ne dispose que d'une armée de métier de 300.000 hommes et fait appel au volontariat pour compléter ses effectifs. Patriotisme aidant, 700.000 jeunes Britanniques s'engagent d'eux-mêmes dès les premiers mois de la guerre. Les activités sociales telles que les matches de rugby ou de cricket, pratiquées à grande échelle à l'arrière du front, contribuent à maintenir la cohésion des troupes.

En 1915, les recrutements se font plus difficiles. Pour convaincre les hésitants, l'état-major encourage les « bataillons de copains » : les amis de quartier ou d'école vont ensemble au bureau de recrutement avec l'assurance de combattre côte à côte. Mais cette consolation ne suffit bientôt plus à vaincre les réticences et le gouvernement se résout à instaurer le service militaire obligatoire le 24 janvier 1916. 3 millions de conscrits viennent ainsi s'ajouter aux 3 millions de volontaires.
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MessageSujet: 25 janvier 1924 : Premiers Jeux Olympiques d'hiver   Jeu 25 Jan - 21:54



25 janvier 1924 : Premiers Jeux Olympiques d'hiver

Le 25 janvier 1924 débutent à Chamonix les premiers Jeux Olympiques d'hiver avec seize nations participantes.

Cette initiative consacre la vogue des sports d'hiver. Elle survient vingt-huit ans après la naissance des premières Olympiades modernes à Athènes, à l'initiative du baron Pierre de Coubertin.
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MessageSujet: 26 janvier 1788 : Premiers immigrants en Australie   Ven 26 Jan - 21:54



26 janvier 1788 : Premiers immigrants en Australie

Le 26 janvier 1788, l'Australie reçoit ses premiers immigrants européens. L'anniversaire de cette arrivée de la « Première Flotte » (First Fleet) est devenu la fête nationale du pays dès 1818.

Une découverte progressive

L'île d'Australie a été repérée dès 1601 par les Portugais. En 1642, l'explorateur Abel Tasman l'a baptisée Nouvelle-Hollande en l'honneur de son pays. Beaucoup plus tard, en mai 1770, navigant à bord de l'Endeavour, le capitaine anglais James Cook reconnaît la côte orientale de l'île et la nomme Nouvelle-Galles du Sud.

À la fin du XVIIIe siècle, le gouvernement anglais, qui ne dispose plus de ses Treize Colonies d'Amérique, devenues indépendantes depuis 1783, a l'idée d'utiliser cette terre des antipodes pour y reléguer ses condamnés de droit commun ou convicts.

Les convicts ne sont pas de grands criminels mais de simples délinquants qui encombrent les bateaux-prisons des ports britanniques. Ils sont parfois seulement coupables d'avoir volé une miche de pain. C'est que la loi anglaise de cette époque est très sévère et punit de prison le moindre larcin et de pendaison ne serait-ce que le vol de quarante shillings !

Une colonie pénitentiaire

Le 13 mai 1787, un premier convoi de onze navires appareillent de Portsmouth, en Angleterre, sous le commandement du capitaine Arthur Phillip. À bord, 191 matelots, 19 officiers accompagnés de leurs familles, mais aussi 717 convicts. Parmi ces derniers, 180 femmes.


En dépit de ses requêtes, le capitaine n'a pu emmener aucun fermier expérimenté susceptible d'encadrer les convicts dans les futures colonies agricoles.

Au bout de huit mois, après avoir fait escale à Rio de Janeiro, contourné l'Afrique par Le Cap et déploré la perte d'une trentaine d'hommes, les navires s'approchent des côtes orientales de l'Australie.

Ils arrivent à Botany Bay, un site remarquable pour sa flore. Puis ils remontent la côte jusqu'à une anse propice à l'agriculture. C'est là qu'ils accostent enfin le 26 janvier 1788. L'endroit est aussitôt baptisé Port Jackson. Il s'y élève aujourd'hui la ville de Sydney.

Les premières années sont très dures et la famine menace à plusieurs reprises la petite colonie. Le capitaine Phillip confie des responsabilités aux convicts pour suppléer aux défaillances des soldats. Mais il ne craint pas non plus de faire fouetter ou pendre les fortes têtes et les rebelles...
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MessageSujet: 27 janvier 1968 : Fin de la Révolution culturelle   Sam 27 Jan - 21:54



27 janvier 1968 : Fin de la Révolution culturelle

Le 27 janvier 1968, Mao Zedong décide de mettre fin aux turbulences de la Révolution culturelle qu'il a lui-même déclenchée deux ans plus tôt.

Dix sept millions de jeunes «Gardes rouges» sont expédiés manu militari dans les campagnes et confiés aux mauvais soins des paysans... Beaucoup de ces jeunes fanatiques vont du coup devenir des opposants déterminés au maoïsme.
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MessageSujet: 28 janvier 1798 : Réunion de Mulhouse à la France   Dim 28 Jan - 21:54



28 janvier 1798 : Réunion de Mulhouse à la France

Le 28 janvier 1798, les bourgeois de Mulhouse votent la réunion de leur République à la France.

La réunion devient effective le 1er mars sous le gouvernement du Directoire.
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MessageSujet: 29 janvier 1712 : Congrès d'Utrecht   Lun 29 Jan - 21:54



29 janvier 1712 : Congrès d'Utrecht

Les diplomates européens se réunissent en congrès à Utrecht le 29 janvier 1712. Ils veulent en finir avec la guerre de la Succession d'Espagne qui épuise l'Europe et surtout la France.

En 1700, le roi d'Espagne Charles II, sans enfant, avait légué son royaume à Philippe d'Anjou, petit-fils de Louis XIV. Craignant une union de la France et de l'Espagne, plusieurs États européens, dont l'Angleterre et l'Autriche, se coalisent contre les Bourbons. La France essuie de très graves revers et craint même d'être envahie. Au congrès d'Utrecht, chacun attend le sort des armes. C'est enfin le 11 avril 1713 que sera signée la paix...
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MessageSujet: 30 janvier 1948 : Assassinat du mahatma Gandhi   Mar 30 Jan - 21:54



30 janvier 1948 : Assassinat du mahatma Gandhi

Figure de proue de l’indépendance de l’Inde et apôtre de la « non-violence active », Mohandas Karamchand Gandhi est assassiné le 30 janvier 1948 par un extrémiste hindou, trois jours après s’être rendu dans une mosquée pour tenter de rassurer les musulmans victimes d’exactions. Il avait 78 ans.

« Celui qui avait, il y a quelques jours encore, montré que la bonté et le renoncement peuvent vaincre la haine et l’ambition, vient de disparaître, frappé par un fanatique. Son deuil ne sera pas porté uniquement par les hommes de son peuple, mais par tous ceux qui croient en la possibilité d’une entente fraternelle entre les vivants. »

C’est avec ces mots que le ministre des affaires étrangères français, Georges Bidault, rend hommage, le 30 janvier 1948, au mahatma Gandhi tout juste assassiné à Delhi.

Assassiné par un fanatique hindou

Dans les semaines qui précèdent sa mort, Gandhi se dépense sans compter pour freiner les nombreuses exactions commises depuis la partition de l’Empire britannique des Indes, en août 1947.

Le 27 janvier 1948, pour rassurer les musulmans qui redoutent les hindous fanatiques, il se rend ainsi en pèlerinage à Mehrauli (près de Delhi) au tombeau d’un saint de l’Islam.

Trois jours plus tard, alors qu’il s’achemine vers son lieu de prières habituel en compagnie de ses deux petites-filles, Gandhi est abordé par un jeune homme à qui il adresse ces mots énigmatiques : « Vous êtes en retard, ce soir… ».

Pour seule réponse, l’inconnu brandit un pistolet. Gandhi essuie alors quatre coups de feu tirés à bout portant par ce jeune hindou, Nathuram Vinayak Godse.

Transporté à Birlat House, sa résidence, il succombe à ses blessures dès son arrivée.
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MessageSujet: 31 janvier 1958 : Lancement du satellite artificiel américain Explorer 1   Mer 31 Jan - 21:54



31 janvier 1958 : Lancement du satellite artificiel américain Explorer 1

Le 31 janvier 1958, les États-Unis lancent leur premier satellite artificiel : Explorer 1. Il a des visées politiques, puisqu’il constitue une réplique aux deux lancements Spountik 1 et 2 réussis par l’Union soviétique en 1957. Mais son impact est aussi scientifique, car il mène à la découverte de la ceinture de Van Allen.

Le 4 octobre 1957, l’Union soviétique lançait Spoutnik 1, le premier satellite artificiel en orbite autour de la Terre.

Le 3 novembre 1957, l’URSS récidivait en lançant Spoutnik 2 avec à son bord le premier organisme vivant à aller dans l’espace, une chienne dénommée Laïka.

Désireux de rivaliser avec les Soviétiques dans cette course à l’espace, les États-Unis s’empressent de développer un premier satellite artificiel. Une tentative sur une fusée Vanguard TV-3, le 6 décembre 1957, se solde par un échec retentissant.

Cependant, le 31 janvier 1958, Explorer 1, qui est lancé à partir de Cap Canaveral en Floride, devient le premier satellite américain à entrer en orbite. Le Jet Propulsion Laboratory (JPL) et l’Army Ballistic Missile Agency produisent respectivement le satellite (Explorer 1) et le missile (Jupiter-C) le portant. C’est d’ailleurs le JPL qui supervise le lancement et la mission.

Le satellite, qui effectue près de 58 000 orbites, fait une dernière transmission d’informations le 23 mai 1958 avant que sa batterie meurt. Il entrera dans l’atmosphère le 31 mars 1970, se désintégrant au même moment au-dessus de l’océan Pacifique.

En plus de s’inscrire dans le cadre de la rivalité États-Unis-URSS, dans le contexte de la guerre froide, Explorer 1 a des impacts scientifiques. En fait, il a été conçu pour détecter les rayons cosmiques et mesurer les radiations de l’environnement orbital terrestre. Grâce à des compteurs Geiger, il permettra au chercheur James Van Allen de concevoir une théorie, nommée aujourd’hui ceinture de Van Allen. Elle sera confirmée avec les données recueillies par le satellite Explorer 3 en 1958. Par ailleurs, les États-Unis construisent plusieurs satellites Explorer dans les années 1950, dont deux autres furent une réussite : Explorer 3 (mars à juin 1958) et Explorer 4 (juillet 1958 à octobre 1959). Par contre, les lancements d’Explorer 2 (5 mars 1958) et Explorer 5 (24 août 1958) furent des échecs.
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MessageSujet: 1er février 1944 : Création des FFI   Jeu 1 Fév - 21:54



1er février 1944 : Création des FFI

Le 1er février 1944, le Comité français de libération nationale, agissant sur ordre du général de Gaulle, regroupe sous le nom de Forces Françaises de l'Intérieur tous les mouvements de résistance qui combattent l'occupant allemand sur le sol national.

L'objectif est de coordonner leurs actions en vue du débarquement allié sur les côtes françaises, que chacun sait imminent.

Les principaux mouvements concernés sont l'Armée Secrète (AS), l’Organisation de Résistance de l’Armée (ORA) et les Francs-Tireurs et Partisans (FTP), à quoi s'ajoutent des groupes francs et maquis locaux.

- L'Armée secrète, d'obédience gaulliste, rassemble depuis l'automne 1942 les mouvements de la zone Sud Combat, Libération-Sud et Franc-Tireur, sous l'autorité du général Charles Delestraint.

- L’Organisation de Résistance de l’Armée a été créée par le général Aubert Frère le 31 janvier 1943, après la dissolution de l'armée d'armistice, consécutive de l'invasion de la zone Sud et du débarquement allié en Afrique du Nord. Elle est réputée proche du général Henri Giraud, rival malheureux du général de Gaulle.

- Les Francs-Tireurs et Partisans sont quant à eux une émanation du Parti communiste français. Les clivages politiques entre ces mouvements ne sont heureusement pas aussi tranchés qu'on pourrait le craindre et les passages de l'un à l'autre sont fréquents...


Les FFI ainsi que les services secrets alliés agissant sur le sol français sont placés en mars 1944 sous l'autorité du général Marie-Pierre Kœnig.

Ils vont de fait apporter une contribution notable aux Anglo-Saxons après le Débarquement de Normandie, malgré un armement insuffisant. Par la suite, 140 000 d'entre eux seront intégrés dans la 1ère Armée française du général de Lattre de Tassigny.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 2 février 962 : Naissance du Saint Empire   Ven 2 Fév - 21:54



2 février 962 : Naissance du Saint Empire

Le 2 février 962, le Saxon Otton est couronné empereur d'Occident par le pape. C'est le commencement du Ier Reich allemand.

Un guerrier chanceux

Otton Ier a d'abord été sacré roi de Germanie à Aix-la-Chapelle, vingt-cinq ans plus tôt.

Sa victoire sur les Hongrois, au Lechfeld, près de Vienne, en 955, met un terme à la dernière invasion barbare en Europe. Elle lui vaut un immense prestige auprès de ses guerriers et des clercs d'Occident, qui songent à ressusciter pour lui le titre d'empereur.

L'infatigable Otton descend en Italie et sauve le pape d'une attaque par un seigneur italien. Il peut enfin se faire couronner «Empereur et Auguste» à Rome. Il a 49 ans.

Otton le Grand marche ainsi sur les traces de Charlemagne, qui s'était aussi fait couronner empereur d'Occident... près de deux siècles plus tôt.

Sans infrastructures ni administration autre que l'Église, le nouvel empire est une très pâle copie de l'empire romain, disparu depuis près de 500 ans. Il couvre l'Allemagne et l'Italie du nord. Quelques décennies plus tard, il s'adjoint le royaume de Bourgogne, c'est-à-dire le bassin du Rhône et de la Saône.

L'empire d'Occident se fait bientôt appeler «Saint Empire romain» pour se distinguer de l'empire byzantin de religion orthodoxe.

Sous la Renaissance, le titre impérial échoit à la famille des Habsbourg et l'on en vient à parler du Saint Empire romain germanique. L'empire se cantonne désormais à l'Allemagne et son titulaire n'a véritablement d'autorité que sur les possessions héréditaires des Habsbourg, sur le Danube.

Devenu purement honorifique, le titre impérial sera aboli le 12 juillet 1806 par Napoléon Ier.

Otton le Grand et ses successeurs ne sont jamais arrivés à affermir leur autorité car ils n'ont pas eu la chance d'avoir une longue lignée de fils comme les rois capétiens de France.

À chaque vacance du trône, les principaux barons d'Allemagne se réunissaient pour désigner un titulaire. Ils en profitaient pour marchander leur voix et arracher des privilèges au futur empereur. L'Allemagne a ainsi attendu neuf siècles avant de devenir un état national.
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MessageSujet: 3 février 1830 : Indépendance de la Grèce   Sam 3 Fév - 21:54



3 février 1830 : Indépendance de la Grèce

Le 3 février 1830, à Londres, le sultan Mahmoud II reconnaît l'indépendance pleine et entière de la Grèce et entérine les protocoles qui définissent ses frontières. C'est l'aboutissement d'une longue et sanglante guerre d'indépendance menée par les Grecs avec le soutien des Occidentaux.

Renaissance d'une Nation

Le nouvel État est limité au Péloponnèse, à la région d'Athènes et aux îles Cyclades. Pour les habitants de cette petite Grèce, c'en est fini de quatre siècles d'occupation ottomane. Mais de nouvelles difficultés ne tardent pas à surgir...


Le comte Jean Capo d'Istria, l'un des meneurs de la guerre d'indépendance, a été élu président provisoire dès avril 1827.

Diplomate au service du tsar Alexandre Ier, il a déjà participé à un gouvernement républicain dans les îles Ioniennes (ou Heptanèse), après que les Français en eussent été chassés en 1797.

Il tente d'instaurer un gouvernement républicain mais il est assassiné pour des raisons privées.

Aussitôt après, les Occidentaux imposent au nouvel État de renoncer à la République et lui donnent un monarque pur sang, le prince Othon de Bavière (16 ans), second fils du roi Louis Ier de Bavière. Il est proclamé à Nauplie le 8 août 1832.

Dès sa majorité, le nouveau souverain s'entoure d'Allemands et gouverne en monarque absolu, ce qui n'a pas l'heur de plaire à ses sujets. Il tente d'apaiser leur mécontentement en accordant une Constitution en 1844. Cela ne suffit pas et il est en définitive renversé par un coup d'État militaire en octobre 1862.

Les Allemands de l'entourage royal, qui étaient arrivés sans un sou en poche, repartent les mains pleines, laissant derrière eux un État endetté et corrompu. La Grèce ne se relèvera jamais de cette kleptocratie.

L'audace ayant des limites, les Grecs, sous influence anglaise, se donnent un nouveau roi en la personne de Georges Ier (17 ans), deuxième fils du roi du Danemark Christian IX. Il est élu par l'Assemblée nationale le 30 mars 1863 et va s'atteler dès lors à agrandir son royaume. En dépit de son assassinat à Salonique, le 18 mars 1913, sa descendance va se maintenir presque sans interruption sur le trône jusqu'en 1973.

Une plus grande Grèce

Si le Royaume-Uni, la Russie et la France ont imposé au sultan ottoman la création de la Grèce, elles ont donné à celle-ci des frontières si étroites que les Grecs sous tutelle ottomane sont encore trois fois plus nombreux que les Grecs du royaume

Aussi les Grecs du dedans comme du dehors vont-ils consacrer pendant près d'un siècle toute leur énergie à la Grande Idée : réunir les Grecs dans un même État. Il va s'ensuivre plusieurs guerres contre les Turcs et les autres voisins du royaume.

Un siècle après leur soulèvement, profitant de l'effondrement de l'empire ottoman à l'issue de la Grande Guerre, les Grecs tentent, mais en vain, de prendre leur revanche sur l'ancienne puissance coloniale en prenant pied en Anatolie, au cœur même de la Turquie historique.

Le traité de Sèvres, tout à leur avantage, est annihilé par un deuxième traité, le traité de Lausanne, qui réduit à néant une présence grecque trimillénaire sur la rive orientale de la mer Égée.
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MessageSujet: 4 février 1948 : Ceylan devient indépendante   Dim 4 Fév - 21:54



4 février 1948 : Ceylan devient indépendante

Ceylan, « perle à l'oreille de l'Asie » selon l'écrivain Francis de Croisset, devient indépendante le 4 février 1948. Rebaptisée Sri Lanka, l'île n'en finit pas de souffrir du contentieux ethnique légué par le colonisateur britannique.

Les Européens à la conquête de Ceylan

Portugais, Hollandais et Anglais ont successivement tenté de s'approprier les richesses de Ceylan.

En 1505, les Portugais y débarquent, sur les traces de Marco Polo, qui avait gardé un souvenir ébloui de l'île. Ils sont attirés par la cannelle locale, mais se heurtent à la résistance du royaume de Kandy, installé dans les hautes terres et finissent par abandonner Ceylan aux Hollandais.

À la fin du XVIIIe siècle, comme la France révolutionnaire occupe les Pays-Bas, les responsables hollandais réfugiés à Londres autorisent l'Angleterre à prendre le contrôle de Ceylan (1796).

Les Britanniques introduisent la question tamoule

Dès 1815, les Britanniques s'assurent la domination de toute l'île, en faisant tomber un royaume de Kandy en pleine décadence.
Les Britanniques remplacent la culture de la cannelle par celle du café puis du thé. Ils se mettent en quête d'une main-d'œuvre disponible toute l'année pour ces nouvelles cultures, alors que le repiquage du riz accapare bon nombre de Cinghalais. En se tournant vers les Tamouls d'Inde du Sud (issus de basses castes), ils maintiennent les salaires au plus bas sur l'île.

Les travailleurs tamouls «importés» prennent racine dans le monde clos des plantations. Ils se concentrent essentiellement dans la presqu'île de Jaffna et sur la côte orientale de l'île, conservant leur langue, leurs traditions et leur religion (hindouiste pour l'essentiel alors que les Cinghalais sont bouddhistes). En 1946, à la veille de l'indépendance, on compte près de 800 000 Tamouls à Ceylan, soit 12% de la population.

Les nationalismes... après l'indépendance

Les Britanniques ont favorisé très tôt l'émergence d'une élite anglicisée, capable de gérer les affaires politiques, pour en faire un modèle d'«home rule» (autonomie). Un parti nationaliste a été créé en 1918, sur le modèle du Congrès indien ; hommes et femmes ont obtenu le droit de vote dès 1932. L'île bénéficie de la sorte d'une décolonisation en douceur, à la différence du reste des Indes.

Après l'indépendance, un régime démocratique se met en place mais échoue à donner une place à la minorité tamoule. En 1956, la célébration du 2 500e anniversaire du nirvâna de Bouddha donne l'occasion à des moines extrémistes d'appeler à la renaissance et la protection de la culture cinghalaise face aux élites anglophones et aux Tamouls. La même année, le cinghalais est décrété langue officielle unique du pays, ce qui provoque l'ire de la communauté tamoule, concentrée dans le Nord et l'Est du pays.

En 1959, le Premier ministre est assassiné par un moine bouddhiste. De violentes émeutes éclatent entre Tamouls et Cinghalais. Mme Sirimavo Bandaranaike, veuve du Premier ministre assassiné, accède au pouvoir avec l'appui d'un parti trotskiste ! Elle mène une politique socialiste de nationalisation des industries, des terres et des plantations de thé et d'hévéas, qui appartenaient encore souvent à des Britanniques. Elle projette également, mais sans succès, de rapatrier 500 000 Tamouls en Inde, en accord avec New-Delhi qui craint que le séparatisme tamoul ne fasse tache d'huile.

La guerre civile

En 1972, le pays adopte le nom sanskrit de Sri Lanka, «l'île resplendissante». Cependant, les tensions ethniques dégénèrent en guerre civile. Des Tamouls convaincus de l'échec du dialogue politique forment le « Mouvement des Tigres de libération de la patrie tamoule » (LTTE), sous l'impulsion de leur chef Villupilai Prabakaran. Ils déclenchent des vagues d'attentats et mènent une véritable guérilla contre l'armée sri lankaise. Des pogroms anti-tamouls ont lieu en représailles. Mais le LTTE bénéficie du soutien des services secrets indiens qui espèrent ainsi affaiblir un régime sri lankais considéré comme proaméricain. Ses combattants en arrivent à occuper le tiers de l'île...

En 1987, le Premier ministre indien Rajiv Gandhi obtient la signature d'un accord qui garantit une certaine autonomie à la province du nord-est et confère à l'armée indienne un rôle de maintien de la paix dans les zones tamoules. Le LTTE refuse néanmoins de rendre les armes et se replie dans la jungle impénétrable. En 1991, Rajiv Gandhi est assassiné par une indépendantiste tamoule qui lui passe autour du cou un collier de fleurs piégé. Deux ans plus tard, c'est le tour du président sri lankais.

Après les attentats du 11 septembre 2001, le LTTE est inscrit sur les listes d'organisations terroristes des États occidentaux. La population civile tamoule, qui se partage entre une majorité hindouiste et une minorité chrétienne, est prise en tenaille entre d'une part l'armée sri-lankaise, qui ne fait pas de quartier et enferme les réfugiés dans des camps ; d'autre part les Tigres tamouls, dont la férocité n'a guère d'égale dans le monde actuel, qui enrôlent de force les enfants et se servent des civils comme boucliers humains.

Comme si ce drame ne suffisait pas, le sud du Sri Lanka est également durement touché par le tsunami de décembre 2004 (près de 40 000 morts)...

Un espoir de réconciliation déçu

L'assassinat du ministre sri-lankais des affaires étrangères en 2005 donne le signal d'un nouveau durcissement. Le nouveau président de la République, Mahinda Rajapakse, est un nationaliste qui refuse toute autonomie tamoule. Il lance une nouvelle offensive contre le nord du pays. Fin 2008, Kilinnochchi, capitale des Tigres, tombe dans les mains de l'armée qui peut dès lors envisager un « assaut final » contre le LTTE, cela dans un redoublement de violence : massacres de civils, viols et mutilations, pillages etc.

Le conflit sri-lankais s'achève le 17 mai 2009 par la chute du dernier réduit indépendantiste.
Il aura provoqué la mort d'environ 70 000 personnes depuis son déclenchement...
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MessageSujet: 5 février 1969 : Yasser Arafat prend la tête de l'OLP   Lun 5 Fév - 21:54



5 février 1969 : Yasser Arafat prend la tête de l'OLP

Le 5 février 1969, Yasser Arafat (39 ans) est élu à la tête de l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP).

Après l'humiliante défaite des Arabes dans la guerre des Six jours de juin 1967, il va relancer la lutte des Palestiniens contre Israël, sans hésiter à recourir au terrorisme. Son réalisme politique l'amènera pour finir à négocier avec l'ennemi juré et lui vaudra le prix Nobel de la Paix en 1994, de concert avec Isaak Rabin et Shimon Perès.
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MessageSujet: 6 février 1778 : Louis XVI traite avec les insurgés américains   Mar 6 Fév - 21:54



6 février 1778 : Louis XVI traite avec les insurgés américains

Le 6 février 1778, le comte de Vergennes, ministre des affaires étrangères de Louis XVI, signe un traité de commerce avec Benjamin Franklin, qui représente à Paris les Insurgents des Treize Colonies anglaises d'Amérique. Ce traité consacre la reconnaissance par la France des nouveaux États-Unis d'Amérique et leur ouvre les ports du pays. Un deuxième traité, signé le même jour, promet aux Américains une aide de la France dans la lutte contre la couronne anglaise.

L'Espagne et la Hollande, qui ont aussi une revanche à prendre sur l'Angleterre, apportent également leur soutien aux Patriotes de George Washington. Grâce à la flotte française, aux volontaires de La Fayette et au corps expéditionnaire de Rochambeau, les insurgés se trouveront en situation de vaincre l'Angleterre.
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MessageSujet: 7 février 1497 : « Bûcher de vanité » à Florence   Mer 7 Fév - 21:54



7 février 1497 : « Bûcher de vanité » à Florence

Le 7 février 1497, à la veille du Carême, le prédicateur Jérôme Savonarole organise à Florence, place de la Seigneurie, un grand « bûcher de vanité » (falò delle vanità) où bourgeois et coquettes jettent les attributs du luxe : jeux, instruments de musique, oeuvres d'art, et jusqu'aux ouvrages de Boccace et Pétrarque.

Certains artistes participent de leur propre chef à la fête. C'est le cas de l'illustre Botticelli, ancien protégé de Laurent le Magnifique, qui jette lui-même dans le brasier certaines de ses toiles d'inspiration mythologique. Un tel comportement n'est pas sans rappeler les intellectuels du XXe siècle convertis à l'idéologie communiste... Beaucoup d'autres artistes florentins sont contraints à l'exil.
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