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 Premier tour de la primaire de la droite

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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: Premier tour de la primaire de la droite   Lun 21 Nov - 19:51



Premier tour de la primaire de la droite : une drôle d'histoire

L’histoire d’un homme qui, il y a encore trois semaines était le quatrième concurrent d’une primaire qu’il a, dimanche prochain, beaucoup de chances de remporter.

L'époque est aux histoires imprévues. Et ce dimanche, à droite, a engendré une succession d'incroyables histoires.

L'histoire d'un homme qui, il y a encore trois semaines était le quatrième concurrent d'une primaire qu'il a, dimanche prochain, beaucoup de chances de remporter. Un homme qui a une bonne tête, l'air sympathique, paisible, sérieux, rassurant. Qui a su faire oublier qu'il fut pendant cinq ans à Matignon, le Premier ministre, plutôt sage, d'un Président qui suscitait le rejet. Un homme dont les électeurs ont choisi le profil plus que le programme.

C'est l'histoire d'un autre, qui fut Président, qui voulait à toutes forces le redevenir, et qui a été éliminé en n'ayant obtenu que la moitié des suffrages de son ancien second. C'est un désaveu magistral pour celui qui s'est cru irrésistible en revenant dans le jeu il y a deux ans, et qui a affronté le désamour qui le frappe depuis cinq. Il sort cette fois définitivement de la vie publique, et il l'a fait hier soir avec assez d'élégance, reconnaissons-le.

C'est l'histoire d'un troisième, qui reste dans la course, qui a fait le choix d'une position médiane, toujours difficile au pays de la démesure, et qui, à l'inverse de l'image qui était la sienne il y a vingt ans, incarne aujourd'hui des orientations d'ouverture, et sans doute un peu trop centristes pour un parti et un pays qui se sont droitisés.

C'est l'histoire de celui qui se voulait le petit nouveau de la politique, et qui a été écrabouillé par celui qu'il devançait il y a moins d'un mois, et qui fut lui-même coiffé sur le poteau, par la seule femme en lice, apparue comme moderne et inattendue.

C'est l'histoire d'une mobilisation exceptionnelle qui va donner une réelle autorité à celui qui en sera le vainqueur, et qui partira face à la gauche, avec un avantage certain. Ce fut un beau dimanche, qui fait honneur à la qualité du débat démocratique en France, surtout en comparaison de celui qui stupéfia le monde entier, il y a deux semaines, aux Etats-Unis. Les Français ont choisi de juger de la qualité des hommes plutôt que de verser dans la violence de l'affrontement.

Mais ces histoires sont aussi toutes porteuses de leçons pour demain.

François Fillon doit désormais persuader les électeurs qu'il est autre chose que la version douce de Nicolas Sarkozy. Autre chose qu'un retour à un programme ultra-libéral qui ne fait ses preuves nulle part aujourd'hui, où même la vraie héritière de Mme Thatcher, Teresa May, est favorable à une intervention de l'Etat, où le FMI reconnaît que le libéralisme à tout crin n'est plus d'actualité. Il va lui falloir montrer qu'il comprend les enjeux d'un monde ouvert, et les souffrances de ceux qui refusent l'austérité qui grandit et les inégalités qui s'élargissent.

Alain Juppé peut maintenant faire la campagne de second tour qu'il a peut-être entamée trop tôt. Il va devoir prouver que la droite a tout à gagner à s'ouvrir avec lui vers le centre, qu'il est capable de rassembler largement, et qu'il est le meilleur rempart contre le Front National. Il devra démontrer qu'un programme mesuré fera plus de bien à la France qu'une alternance plus tranchée. Il devra persuader les femmes, les jeunes, les moins favorisés, qu'ils peuvent redevenir optimistes, que la sueur c'est bien, mais qu'on a pas besoin forcément des larmes. Ce n'est pas le rôle le plus facile.

Mais ce qui s'est passé ce dimanche est aussi une leçon pour tout le monde.

On n'imposera plus - sauf au Front National, et encore, pas pour longtemps – la candidature d'un chef incontesté. Les électeurs-consommateurs veulent choisir et les primaires s'imposeront à tous les partis. L'heure des hommes impopulaires, est elle aussi révolue. Ils avaient dit non à Nicolas Sarkozy il y a cinq ans. Ils le lui ont signifié une fois de plus. Quand on est à ce point mal aimé, il est vain d'essayer de revenir en grâce.

La gauche va devoir enfin en tirer aussi les conséquences.

La première est qu'il va lui falloir mener à bien une primaire aussi populaire que celle de la droite. Elle avait pris la main avec son scrutin interne réussi d'il y a cinq ans. Désormais, la marche est haute pour sacrer son champion avec autant d'ascendant qu'en aura son adversaire de droite.

La seconde, la plus cruelle peut-être, est que les Français veulent tourner la page. Nicolas Sarkozy est l'exemple d'un monde d'hier dont les Français ne veulent plus. François Hollande va devoir mesurer s'il peut encore incarner le monde de demain, et faire s'incliner le balancier dans l'autre sens. S'il veut se représenter, il va lui falloir des talents de magicien, de prestidigitateur, d'anesthésiste, d'euphorisant, pour repeindre en "ça va mieux", une France qui dit de mille manières que "ça ne va plus".

Mais n'allons pas trop vite. Ce moment appartient aux électeurs. Dans une campagne qu'on croyait jouée, ils ont déjà su dire qu'il fallait compter avec eux. Ils ont su créer la surprise. Sans doute y en aura-t-il d'autres.

http://www.huffingtonpost.fr/anne-sinclair/premier-tour-de-la-primaire-de-la-droite-une-drole-d-histoire/
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: Re: Premier tour de la primaire de la droite   Lun 21 Nov - 19:55



Primaire à droite : «Sarkozy était trop risqué pour 2017»

VOTRE AVIS - Le premier tour de la primaire de la droite et du centre a livré son verdict. François Fillon devance largement Alain Juppé, qu'il affrontera donc dimanche prochain. Les lecteurs du Figaro réagissent.

Personne ne l'attendait, et surtout pas Nicolas Sarkozy. François Fillon est arrivé en tête du premier tour de la primaire de la droite et du centre avec plus de 44% des voix, devant Alain Juppé, 28%. Il se présente désormais en favori pour le second tour. L'ancien Premier ministre a créé la surprise en devançant largement ses concurrents, notamment Nicolas Sarkozy qui a fini troisième avec seulement 20,6% des voix. L'ex président a d'ailleurs admis sa défaite et décidé de se rallier à François Fillon. 80% des internautes du Figaro (sur plus de 57.000 votants) se disent satisfaits des résultats.

Conforté par l'issu du vote, Rocococo explique son vote: «Ce qui m'a intéressé et convaincu chez François Fillon, c'est sa constance à expliquer son programme et sa méthode. Sa posture très digne, mais aussi sa distance et sa persévérance. Un programme de qualité pour redresser la France.» C'est le résultat d'un candidat sincère pour Christophe X: «C'est une victoire qui rassure. On est peut-être en train de tourner la page des candidats où il fallait donner dans la surenchère démagogique pour se faire élire. François Fillon a fait une campagne sobre, mais avec une détermination intacte et des valeurs qui paraissent sincères, même quitte à être à contre-courant parfois.»

Clapassenc poursuit: «Peu importe le résultat du second tour, voilà un duel très intéressant entre deux hommes respectables.» Toutefois, cet internaute se demande s'il n'aurait pas été plus judicieux pour Alain Juppé de «se retirer et de se ranger derrière Fillon» sachant l'écart de voix entre eux. Borg1959 y voit un vote utile et logique: «Sarkozy était trop risqué pour 2017. Juppé est pour moi un candidat de centre gauche, c'est pourquoi François Fillon est un bien meilleur rempart contre Marine le Pen.»
«Pas besoin de dépenser deux euros la semaine prochaine pour sortir Sarkozy»

Pour beaucoup, le vote des électeurs de gauche a clairement pesé dans la balance pour éliminer l'ancien président. «Je suis de gauche et j'ai voté Fillon car j'étais sûre que Juppé serait au second tour. Même pas besoin de dépenser deux euros la semaine prochaine pour sortir Sarkozy» explique Youshnouf. Ricercar38 lui, se réjouit de cette élimination: «Maintenant qu'il a été évincé, c'est une nouvelle élection qui démarre enfin.» L'occasion d'y voir enfin plus clair «entre deux programmes différents». Albert E. conclut: «La grande question serait de savoir combien d'électeurs de gauche ont voté en faveur de François Fillon pour dans le but d'éjecter Nicolas Sarkozy et ne pas mettre Alain Juppé en tête. Dans tous les cas, je trouve que ce résultat est une très bonne chose pour le pays. Enfin un peu de renouveau!»

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/11/21/31001-20161121ARTFIG00089-primaire-a-droite-sarkozy-etait-trop-risque-pour-2017.php
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: Re: Premier tour de la primaire de la droite   Lun 21 Nov - 20:02

François Hollande, le visionnaire



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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: Primaire à droite: la vérité sur l'incroyable aveuglement de Nicolas Sarkozy   Mer 23 Nov - 21:50



Primaire à droite: la vérité sur l'incroyable aveuglement de Nicolas Sarkozy

Jusqu'au bout, Nicolas Sarkozy s'est persuadé de sa victoire au premier tour de la primaire de la droite, pour ne pas dire de la primaire tout court. Ces talents d'orateur n'y auront rien fait. Le peuple de droite a tranché définitivement la tête de son ancien leader.

Nicolas Sarkozy avait raison quand il confiait à François Fillon –c’était à l’époque, lointaine, où ils se faisaient encore des confidences– "que dans notre monarchie républicaine, lorsque les Français coupent la tête de leur roi, il ne fallait pas imaginer qu’ils la recolleraient ensuite sur les épaules, même avec de la colle forte". C’était bien vu. L’ancien président Valéry Giscard d’Estaing en avait administré la preuve avant lui: le peuple volontiers guillotin ne se déjuge pas. Quand il s’est dépris du monarque républicain et a fait tomber son verdict souverain, rien ne sert de courir, il faut partir. Un point c’est tout! Alors pourquoi l’ancien chef de l’Etat, s’est-il ainsi aveuglé. Au-delà de l’hubris et de son mépris pour ses rivaux –"tous des nuls"- pourquoi cet aveuglement du plus aiguisé des politiciens de sa génération ?

Jusqu’au dernier moment, jusqu’en début de soirée de ce dimanche fatal pour lui, Nicolas Sarkozy s’est raconté, nous a raconté des histoires à dormir debout. Dans l’après-midi même des votes erronés sur les territoires d’Outre-mer ont alimenté son rêve du retour impossible. Il a fallu attendre des résultats irréfutables, alors que sondages et témoignages de son échec s’étaient multipliés pour qu’il cesse de se bercer de ces calembredaines qui en disent beaucoup du déni qui l’a habité. Des illusions qu’il a su faire partager à tous ses proches bluffés par les foules de fans enamourées qui se bousculaient pour ses signatures de livre, qui riaient à ses mimiques et à ses blagues grasses comme des frites.

Provocateur

Ses talents de comique et d’orateur étaient incontestables. Provocateur, il nous lançait "venez donc à mes meetings, vous êtes incapables de saisir ce qui se passe sur le terrain, ce peuple qui vibre…" On venait. On admirait le travail d’artiste et la chaleur affectueuse de ces sarkozystes… d’autrefois; Toujours les mêmes. Aucun retour de flamme des déçus d’hier, des rebutés d’avant-hier, des dépités d’avant avant-hier. Le sarkozysme réduit au carré des fidèles qui ne se reconnaissaient pas dans le "bourgeois et mollasson Alain Juppé". Mais pas ou peu d’ex-fans passés au FN et qu’il aurait reconquis par sa fougue et son énergie. Les cocus ne reviennent pas cinq ans plus tard pour payer la chambre…
Alors, bien sûr, "nous n’avions pas vu, comme les sondeurs , 'le vote caché' en sa faveur. Nous étions aveugles", puisque journalistes et membres par définition de "la bobosland germanopratine qui se retrouve au café de Flore". Mais ça fait longtemps qu’il n’y a plus que des touristes japonais au café de Flore, et plus longtemps encore que nous avons appris des meetings du parti communiste puis de ceux du RPR que Charles Pasqua remplissait à coups d’autocars, qu’il n’y a rien de plus trompeur que les militants en chaleur.

Comique troupier

Un meeting rempli ne fait pas forcément une urne débordante. Pire encore, l’image caricaturale donnée par les loupes médiatiques de ces foules incandescentes rebutent les modérés. Plus Sarkozy cabotinait en scène, et plus il ravivait les rejets. A commencer par celui de la droite convenable qui lui avait déjà signifié son congé en 2012. Car c’est cet électorat modéré qui lui avait manqué pour avoir trop rabaissé la fonction présidentielle.

Le candidat à sa revanche rejouait un rôle de comique troupier dont la droite la première ne voulait plus entendre parler, cherchant désespérément qui, après Nicolas Sarkozy et François Hollande, pourrait enfin relever la fonction… Juppé trop immobile à la verticale détruisit lui-même ce mirage de hauteur et laissait la place à François Fillon, "une dignité tranquille, mais en mouvement"…
Jeudi dernier, lors d’une réunion du très select club des juristes, alors que nous rappelions à Nicolas Sarkozy cette loi cruelle du peuple qui guillotine une fois pour toutes, loi qu’il avait lui-même édictée, sa réponse fut virulente: "vous vous êtes toujours trompé, vous n’avez rien compris, lançait-il, sous les approbations d’une salle moqueuse. Rien compris à la colère qui saisit ce pays en profondeur. Mais comme je suis généreux, je vous inviterai à boire un verre quand j’aurai gagné." Il me semble bien que je vais devoir régler la tournée…
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Eurynome
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MessageSujet: Re: Premier tour de la primaire de la droite   Dim 27 Nov - 15:04

Il a annoncé, après les résultats, qu'il se retirait de la vie politique (en gros).
Bizarrement, je sens qu'il reviendra l'an prochain (au moins) avec son slogan "J'ai changé".
Je le vois mal tenir en place.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: Re: Premier tour de la primaire de la droite   Dim 27 Nov - 20:18

Si le gauche l'emporte en 2017, il y aura de nouveau une bagarre à droite pour être le chef.

Hors je vois très bien Fillon entrer à l'Elysée.

Donc Sarkozy peut prendre sa retraite.
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Eurynome
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MessageSujet: Re: Premier tour de la primaire de la droite   Dim 4 Déc - 11:22

Sauf si la politique de François Fillon est critiqué (par ceux qui estiment qu'il va trop loin et ceux qui estiment qu'il ne va pas assez loin), ce qui laisserait l'opportunité à ses anciens rivaux de se démarquer.

Nicolas Sarkozy n'a pas une popularité très étendu là maintenant, mais dans quelques années, qui sait?
Regardez Jacques Chirac.

Une petite période d'absence, pour faire oublier ses erreurs et ses défauts, c'est juste ce qu'il faut pour revenir en lice.
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