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 Israël-Palestine : le centenaire contesté de la Déclaration Balfour

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Ysaline de Montmirail
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Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: Israël-Palestine : le centenaire contesté de la Déclaration Balfour   Jeu 2 Nov - 20:45



Israël-Palestine : le centenaire contesté de la Déclaration Balfour

Cette photo, prise le 1er mars 1925, montre, de gauche à droite, le général Edmund Allenby, le Premier ministre Arthur Balfour et le premier Haut-Commissaire britannique en Palestine Herbert Samuel, à Jérusalem.

Le 2 novembre 1917, Lord Arthur Balfour, alors ministre des Affaires étrangères britannique, publiait une lettre ouverte adressée à Lord Walter Rothschild, un banquier d’affaires, représentant illustre de la communauté juive de Grande-Bretagne et financier du mouvement sioniste. Dans cette lettre, Lord Balfour donne son approbation pour la constitution d’un foyer national juif, qui marque le premier pas vers la construction de l’État d’Israël, en 1948.

Cette lettre, plus connue sous le nom de Déclaration Balfour, a aujourd’hui 100 ans. Cet anniversaire fait polémique puisque beaucoup pensent que la déclaration Balfour a exacerbé les rancœurs et tensions entre Juifs et Arabes, et est en partie responsable du conflit israélo-palestinien.

Dans un discours à l’Assemblée générale des Nations unies, en septembre dernier, le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a demandé aux Britanniques des excuses officielles pour avoir promis de remettre des terres que le Royaume-Uni ne possédait pas. Une demande soutenue par l’élu britannique Emily Thornberry, la responsable des affaires étrangères au sein de l’opposition travailliste, qui appelle le Royaume-Uni à reconnaître officiellement l’existence de l’Etat de Palestine pour marquer le centenaire.

Mais Londres refuse. Et la Première ministre Theresa May annonce dans la foulée qu’elle célébrera cet anniversaire avec son homologue israélien Benyamin Netanyahu qu’elle a d’ailleurs invité à Londres pour participer à la commémoration. Le geste ne plaît guère aux Palestiniens qui ont toujours condamné cette lettre, considérée par eux comme une injustice de l’histoire.

Pour comprendre la controverse autour de cet évènement, il faut revenir près d’un siècle en arrière.

Un objectif à court terme : gagner la guerre

En 1917, la Première Guerre mondiale fait rage. Elle coûte cher et les Alliés s’enlisent. Les Britanniques cherchent à obtenir le soutien des banques juives d’Angleterre et des États-Unis pour mobiliser des fonds le plus rapidement possible. Ils décident donc d’accorder aux sionistes ce qu’ils réclament depuis la fin du 19e siècle : leur retour sur la terre de leurs ancêtres.

Lord Balfour rédige, le 2 novembre 1917, cette courte lettre qui servira de déclaration officielle pour les sionistes et qui sera entérinée par la SDN, l’ancêtre de l’ONU, quelque temps après. Et si cette lettre n’a pas réellement déterminé la création de l’État d’Israël, elle en a tout du moins rendu son existence possible.

« Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif, et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui peut porter atteinte ni aux droits civils et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, ni aux droits et au statut politique dont les Juifs jouissent dans tout autre pays. »

Garder le contrôle sur la région

Cette promesse faite à Lord Rothschild vient toutefois contredire plusieurs des engagements déjà pris par les Britanniques : elle s’oppose tout d’abord aux accords Hussein-McMahon de 1915 dans lesquels la Grande-Bretagne avait promis de reconnaître et soutenir l’indépendance des nationalistes arabes qui s’étaient battus contre l’Empire ottoman, alliés de l’Allemagne. Leur territoire devait s’étendre de la Perse à la mer Méditerranée, avec la Mer rouge comme frontière australe.

Viennent s’ajouter à cela les accords Sykes-Picot de 1916 qui prévoyaient la mise sous tutelle internationale des possessions ottomanes au Proche-Orient, malgré les promesses d’indépendance faites aux Arabes un an plus tôt. La France et le Royaume-Uni se répartissent les provinces arabes de l’Empire ottoman alors rallié à l’Allemagne, et le 16 mai 1916, ils signent le document officiel qui redéfinira les frontières du Proche-Orient.

Et bien que la Palestine tombe officiellement sous mandat britannique en 1922, en 1917 lors de la rédaction de la lettre de Balfour autorisant la migration sioniste, elle n’est pas sous le contrôle de Londres. Le territoire qui englobe la Cisjordanie et la Palestine est à l’époque considéré comme une terre internationale, notamment à cause de l’importance de la ville de Jérusalem pour les trois religions monothéistes de la région.

Une zone stratégique

Pour les Anglais qui sont sur le point de perdre la guerre, il est important de prendre du recul et de penser sur le long terme. Le Proche-Orient est une terre de pétrole et la position optimale de la Palestine, surplombant le canal de Suez qui permet de relier les Indes à l’Angleterre, en fait une base stratégique que les Britanniques ne sont pas près d’abandonner.

Les intérêts stratégiques et contradictoires des Britanniques les ont donc poussés à promettre le territoire palestinien aux sionistes et aux Arabes. Mais la cohabitation n’a pas fonctionné. Car, si la lettre stipule clairement que « rien ne sera fait qui puisse porter atteinte aux droits civils et religieux des collectivités non juives existant en Palestine », elle a malheureusement été à la base de plusieurs décennies de guerre de religions et de territoires.

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20171102-proche-orient-israel-palestine-declaration-balfour-1917-foyer-juif
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