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 Centenaire de la Révolution d'Octobre - Un bilan désastreux

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Ysaline de Montmirail
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Messages : 3226
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: Centenaire de la Révolution d'Octobre - Un bilan désastreux   Lun 6 Nov - 18:17



Révolution russe de 1917 : « Un bilan trois fois désastreux »

La prise du pouvoir par Lénine à Saint-Pétersbourg le 7 novembre 1917 instaura le premier régime communiste de l'histoire. A l'occasion de son centenaire, nombreux sont en France ceux qui encensent cette révolution « prolétarienne », la fameuse « prise du palais d'Hiver » présentée comme une insurrection populaire - vision largement fantaisiste -, et « l'héroïsme » des bolcheviks face à la « contre-révolution » et à l'encerclement de « l'intervention étrangère ».

Ce que François Furet a nommé « le charme universel d'Octobre » a suscité en Europe et en particulier en France une mémoire glorieuse du communisme, entérinée par la victoire de l'URSS sur l'Allemagne nazie en 1945, au nom de la « lutte contre le fascisme ». Mais à regarder les choses de plus près, l'historien s'interroge sur l'héritage qu'a laissé cette révolution. Or les héritiers - c'est-à-dire nous tous - ne reçoivent qu'en fonction du bilan laissé par le défunt régime. Et ce bilan est désastreux à au moins trois points de vue.

Pour la Russie, cette révolution fut une catastrophe. En provoquant une terrible guerre civile, Lénine a entraîné dès 1922 la ruine économique d'un pays qui était premier producteur mondial de blé, de pétrole et puissance industrielle. A la tête de son parti-État et au nom d'une idéologie marxiste radicale, il a interdit la propriété et le commerce privés et ruiné les classes possédantes. Il a exterminé ou fait fuir une bonne part des élites intellectuelles, scientifiques, techniques et patronales. Il a pillé la paysannerie - suscitant d'immenses révoltes - et violemment réprimé la classe ouvrière.

Il a créé une immense bureaucratie recrutée sur sa fidélité au régime et non sur sa compétence. Et surtout il a renversé le 18 janvier 1918 l'Assemblée constituante, première et dernière assemblée élue au suffrage universel en Russie avant 1991.

La terreur à l'ordre du jour

Dans la foulée, il a créé une police politique toute-puissante et une Armée rouge chargées d'exterminer tous ceux qui contestaient son régime. Il a ainsi mis la terreur à l'ordre du jour. Autant de mesures qui seront systématisées et généralisées par son fidèle lieutenant Staline.

Le second héritage désastreux concerne l'Europe. Par leurs incessantes attaques contre la République de Weimar et contre la social-démocratie allemande, Lénine et Staline ont grandement facilité l'arrivée d'Hitler au pouvoir en 1933 ; et les traités d'agression soviéto-nazis du 23 août et du 28 septembre 1939 ont donné le coup d'envoi de la Deuxième Guerre mondiale, avec toutes ses conséquences tragiques : le génocide des Juifs et des Tziganes, des millions de morts au combat et sous les bombardements, etc. La Russie a payé le plus cher : 27 millions de morts. Et après 1945, l'Europe centrale et orientale est passée d'une « libération » par l'Armée rouge à une soviétisation dont elle ne s'est libérée qu'en 1989.

Le troisième héritage touche le monde entier. En effet, Lénine a inventé un nouveau type de dictature, le totalitarisme, qui prétend contrôler non seulement le pouvoir politique, mais aussi toute la société et jusqu'à l'individu et sa pensée. Et l'URSS, à travers le réseau des partis communistes, a propagé ce totalitarisme en Europe et en Asie - avec toutes les horreurs de la Chine de Mao ou du Cambodge de Pol Pot - sans oublier Cuba et certains régimes africains.

L'effondrement du Mur de Berlin en 1989 puis l'implosion de l'URSS en 1991 ont sanctionné l'échec total de l'aventure léniniste. Mais depuis, ce totalitarisme a migré d'un communisme moribond à un islamisme radical triomphant. Bref, les héritiers n'ont pas fini de solder les comptes...

https://www.ouest-france.fr/reflexion/point-de-vue/quel-heritage-de-la-revolution-russe-de-1917-5361375
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Eurynome
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MessageSujet: Re: Centenaire de la Révolution d'Octobre - Un bilan désastreux   Mer 8 Nov - 17:22

Du point de vue social et économique, le pays était embourbé et le pouvoir tsariste a renâclé a engager les réformes qui auraient pu profiter à l'ensemble de la population. La révolution était à prévoir.
La première Guerre Mondiale, où la Russie s'est retrouvé isolé sur un seul front, a mis le feu aux poudres.

Je cite Wikipédia pour une autre remarque:
"Les causes de cette « dégénérescence » sont diversement expliquées.
Pour les anarchistes, elle est due aux principes « autoritaires » du parti bolchevique.
Pour d’autres, comme certains libéraux, elle est inscrite dans les idées mêmes de Karl Marx.
Pour un certain nombre de marxistes non-bolcheviques, Lénine a commis l’erreur fatale de vouloir déclencher une révolution ouvrière dans un pays massivement paysan et a surestimé les potentialités révolutionnaires dans les pays occidentaux.
Pour des communistes marxistes anti-léninistes, comme les communistes de conseils, les bolcheviks ont d'emblée mis en place un capitalisme d'État et ont bafoué les principes communistes et marxistes.

Commentant dès l’époque les événements d’Octobre et de la guerre civile, des marxistes comme le théoricien Karl Kautsky ou la révolutionnaire Rosa Luxemburg ont fait porter leurs critiques sur la nature du parti bolchevique et sur son organisation léniniste (que Trotsky lui-même avait dénoncé dès 1904 comme un danger). À leurs yeux, l’assimilation abusive du parti au peuple, son mépris de la démocratie, son culte de la violence l’amènent à faire de nécessité vertu et à transformer la terreur et la dictature imposées par les circonstances en un système permanent. Le pouvoir du Parti sur le prolétariat se substitue ainsi durablement au pouvoir des soviets et de la classe ouvrière. Ils pointent aussi que son caractère hiérarchisé, centralisé, militarisé et monolithique l’a amené fatalement à concentrer tous ses pouvoirs dictatoriaux entre les mains d’un petit groupe au sommet (le Politburo, fondé en 1917137) - et plus tard, entre les mains d’un seul homme. Cette analyse critique a été reprise dans les années 1930 par un certain nombre d’anciens compagnons de route de la révolution d’Octobre, ainsi en France Pierre Monatte, Alfred Rosmer ou encore Boris Souvarine, pionnier de la critique du stalinisme.

Pour Trotski et les trotskistes, c’est dans la naissance de la bureaucratie, ainsi que dans l’isolement de la révolution dans un pays pauvre et peu développé, qu’il faut chercher la cause de la dictature totalitaire. On peut toutefois souligner que précisément, aucune révolution « marxiste » au XXe siècle n’a jamais éclaté dans un pays riche et industriel, les seuls pays ayant été concernés étaient agraires et en retard de développement (la Chine, le Viêt Nam, l’Éthiopie, le Mozambique, etc.). Par ailleurs, aucun des régimes se réclamant d’une révolution communiste n’a évité de s’orienter rapidement vers la dictature policière et bureaucratique - ce qui peut en partie s’expliquer par la satellisation de la plupart des mouvements communistes arrivés au pouvoir par Moscou et à l’influence de Staline et de l’URSS dans ces pays, tant aux plans militaire, qu’économique ou politique.
La Seconde Guerre mondiale fut suivie par la « guerre froide », opposant le Bloc de l'Est à l’Occident (dans ce cas, les États-Unis surtout) dans une course à l’armement qui n’aboutit jamais à un conflit ouvert direct, avant la fin de l’URSS en 1991."
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Pierrot (lunaire)
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MessageSujet: Re: Centenaire de la Révolution d'Octobre - Un bilan désastreux   Jeu 9 Nov - 15:32

Les cocos essayent depuis un siècle de nous faire croire que c'est eux qui ont libéré la Russie du Tsar en octobre 1917, rien n'est plus faux ! Une révolution qui avait mis au pouvoir des démocrates avait eu lieu en février (mars pour les russes) et c'est ce gouvernement modéré que les cocos ont fait tomber ! 


La révolution de Février marque le début de la révolution russe de 1917. Elle provoque en quelques jours l'abdication de l'empereur Nicolas II, la fin de l'Empire russe et de la dynastie des Romanov.
Un gouvernement provisoire remplace le régime tsariste.

Le compromis du 2 mars 1917 (15 mars 1917 dans le calendrier grégorien) marque la naissance d'un double pouvoir, où s'opposent deux conceptions différentes de l'avenir de la société russe. D'un côté, le gouvernement provisoire est soucieux de faire de la Russie une grande puissance libérale et capitaliste et d'orienter la vie politique russe sur la voie du parlementarisme. De l'autre, les soviets tentent d'instaurer une autre façon de faire de la politique, en représentant de manière (soi disant) directe les « masses ».



La révolution de février 1917.







https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volution_de_F%C3%A9vrier
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