Duché de Montmirail

Forum politique et rpg
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 ephemeride

Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10  Suivant
AuteurMessage
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 3573
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 10 mai 1806 : Napoléon Ier fonde l'Université   Jeu 10 Mai - 20:54

10 mai 1806 : Napoléon Ier fonde l'Université

Le 10 mai 1806, une loi de Napoléon Ier jette les bases de l'Université : « Il sera formé, sous le nom d'Université impériale, un corps chargé exclusivement de l'enseignement et de l'éducation publics dans tout l'Empire ».

L'Université apparaît d'emblée comme un corps enseignant investi d'un monopole, organisé et hiérarchisé à la manière d'un ordre religieux.

L'écrivain Louis de Fontanes en est nommé grand maître en 1808. Rallié à Louis XVIII en 1815, il sera fait marquis.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 3573
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 11 mai 1867 : Le traité de Londres consolide l'indépendance du Luxembourg   Ven 11 Mai - 20:54



11 mai 1867 : Le traité de Londres consolide l'indépendance du Luxembourg

État-tampon issu du Congrès de Vienne (1815), le grand-duché de Luxembourg a pour souverain le roi des Pays-Bas mais fait également partie d'une Confédération germanique et doit, à ce titre, accepter sur son petit territoire une garnison prussienne.

En 1867, l'empereur des Français Napoléon III confie au chancelier prussien Otto von Bismarck son désir d'être récompensé pour sa médiation dans la guerre entre l'Autriche et la Prusse. Le Luxembourg paraît être un « pourboire » acceptable et la France pourrait l'acheter au roi des Pays-Bas.

Cependant, lorsque ce projet est communiqué à l'opinion publique allemande, celle-ci s'oppose catégoriquement à cette cession, considérant le Luxembourg comme un territoire historiquement allemand.

Pour régler cette crise, une conférence réunit à Londres les principales puissances. Par un traité signé le 11 mai 1867, la France renonce à l'annexion du Luxembourg, en échange de quoi la Prusse retire ses garnisons du grand-duché de Luxembourg, lequel est déclaré neutre et peut dès lors savourer une pleine indépendance.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 3573
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 12 mai 1937 : George VI remplace Édouard VIII sur le trône   Sam 12 Mai - 20:54



12 mai 1937 : George VI remplace Édouard VIII sur le trône

Le 12 mai 1937, le monde a l'oreille tournée vers l'abbaye de Westminster. Chacun oublie un instant les menaces qui pèsent sur l'Europe, la guerre qui s'étend en Chine et en Espagne, la répression qui s'abat sur l'URSS et les gesticulations d'un fou furieux de l'autre côté du Rhin.

Dans l'abbaye se déroule en effet le couronnement du nouveau roi de Grande-Bretagne et d'Irlande (le Royaume-Uni), par ailleurs Empereur des Indes, George VI. Pour la première fois, la cérémonie est radiodiffusée.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 3573
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 13 mai 1888 : Le Brésil abolit l'esclavage   Dim 13 Mai - 20:54



13 mai 1888 : Le Brésil abolit l'esclavage

Le 13 mai 1888, la loi Aurea met fin à l'esclavage au Brésil. Cette loi est l'aboutissement d'un long processus qui commence un siècle plus tôt en Angleterre avec le mouvement antiesclavagiste.

Le Brésil sur la voie libérale

Sous la pression des Anglais, le Portugal s'engage dès 1810 à mettre un terme à la traite des esclaves mais sa promesse reste sans effet et le trafic clandestin se poursuit par-dessus les deux rives de l'Atlantique sud, entre les colonies portugaises d'Afrique et le Brésil. Ce dernier devient alors le principal marché de la traite atlantique. On estime que 700 000 esclaves débarquent à Rio de Janeiro rien qu'entre 1790 et 1830.

À la veille de son indépendance, le Brésil compte quatre millions d'habitants. Conséquence des épidémies importées d'Europe et des guerres indiennes, c'est à peine autant d'habitants qu'au moment de la conquête portugaise, trois siècles plus tôt. La moitié de cette population est composée d'esclaves d'origine africaine.

En 1822, le Brésil s'émancipe du Portugal, devient un empire et porte à sa tête Dom Pedro Ier, lui-même issu de la famille de Bragance qui règne au Portugal.

Quelques années plus tard, en 1830, l'empereur renouvelle la promesse d'abolir la traite en vue de s'attirer les bonnes grâces de l'Angleterre. Le 4 septembre 1850, le Parlement brésilien, qui siège à Rio de Janeiro, réitère l'interdiction de la traite.

Dans le même temps, d'innombrables immigrants italiens commencent à affluer au Brésil. Cette main-d'oeuvre libre et dynamique bouleverse les rapports sociaux. Elle concurrence la main-d'oeuvre servile dont les conditions de vie deviennent de plus en plus précaires et l'utilité économique plus que jamais contestable.

Révoltes d'esclaves

Les esclaves eux-mêmes ne restent pas sans réagir au sort qui leur est fait. Les révoltes sont nombreuses tout au long de la période coloniale et sous l'empire. L'une des plus célèbres, à la fin du XVIIe siècle, aboutit à la fondation d'une république noire au Pernambouc (nord-est du Brésil) : Palmares.

Plus au sud, à Salvador de Bahia, survient le 25 janvier 1835 une révolte d'une ampleur sans précédent : des esclaves islamisés, pour la plupart yoroubas (originaires du Nigeria actuel), réduisent la ville en cendres. La menace que fait planer leur désespoir renforce le camp abolitionniste.

Des planteurs réticents

Dans les années 1860, les idées abolitionnistes se répandent dans la bourgeoisie libérale de Rio avec la création de deux associations militantes : la « Sociedade Brasilera contra a Escradidao » et l'« Associaçao Central Emancipacionista ».

En 1866, l'empereur Dom Pedro II signe plusieurs lettres de libération d'esclaves. A l'ambassadeur français qui lui demande d'en finir avec l'esclavage, il répond que ce n'est plus qu'une question de forme et d'opportunité. Mais les grands propriétaires fonciers, qui vivent en exploitant (mal) d'immenses étendues de terres (latifundia), ne sont pas prêts à libérer leurs esclaves.

En 1871 vient la « loi du ventre libre » qui octroie la liberté d'office à tous les enfants à naître. En 1884 enfin, plusieurs provinces du Brésil déclarent leur intention de ne plus importer d'esclaves, autrement dit d'appliquer les engagements internationaux déjà vieux de plus de 70 ans.

Nouveau pas avec la loi du 28 septembre 1885 qui déclare libres les esclaves de plus de 60 ans. Enfin, en 1887, l'Église catholique se déclare publiquement désireuse d'en finir avec l'esclavage.


Quelques mois plus tard, comme l'empereur a entrepris un long voyage en Europe et confié la régence à sa fille Isabel, celle-ci profite de l'ouverture de la session du Parlement pour soumettre au vote la loi Aurea, sans prévoir de compensation financière pour les propriétaires d'esclaves.

En reconnaissance de son action contre l'esclavage, Isabel reçoit du pape Léon XIII une Rose d'Or. Mais, l'année suivante, les grands propriétaires fonciers irrités par l'abolition de l'esclavage se joignent à l'opposition républicaine.

L'empire est aboli. Dom Pedro II s'installe à Paris tandis que sa fille se retire au château d'Eu, en Normandie, propriété de son mari, Gaston d'Orléans, comte d'Eu et petit-fils du roi Louis-Philipe Ier. L'ex-empereur mourra de la gangrène le 5 décembre 1891, à 66 ans, et son pays d'accueil, la France, lui accordera de somptueuses funérailles.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 3573
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 14 mai 1948 : Indépendance de l'Israël   Lun 14 Mai - 20:55



14 mai 1948 : Indépendance de l'Israël

Le 14 mai 1948, David Ben Gourion, président du Conseil national juif, proclame la naissance de l'État d'Israël.

Depuis vingt siècles, une partie la diaspora juive nourrissait le rêve d'un retour vers la Terre promise. Ce rêve prend forme en Europe à la fin du XIXe siècle sous le nom de «sionisme».

L'émigration vers la Palestine se développe dès l'époque ottomane et se poursuit après la Première Guerre mondiale alors que la province est passée sous administration britannique. La Palestine voit sa population dépasser le million d'habitants dont 335.000 juifs (1936).

Une organisation militaire, l'Irgoun, s'en prend aux Anglais et lance des attentats contre leurs forces armées.

Londres porte le problème devant l'Organisation des Nations Unies.

L'assemblée générale vote le 29 novembre 1947 le principe d'un partage du territoire entre deux États, l'un arabe, l'autre juif, au sein d'une union douanière, le secteur de Jérusalem et Bethléem étant quant à lui placé sous administration internationale (résolution 181).

Le mandat anglais prend donc fin le 14 mai 1948. Ce jour-là, conformément au plan onusien, les derniers soldats britanniques quittent la Terre sainte.

Au même moment, toutes les armées des pays voisins (Égypte, Syrie, Transjordanie, Irak et Liban) se ruent contre le nouvel État...

Les Israéliens arrivent à refouler leurs ennemis et des armistices sont signés l'année suivante. Ils vont délimiter les nouvelles frontières de l'Israël... de façon très provisoire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 3573
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 15 mai 1855 : Première Exposition universelle en France   Mar 15 Mai - 20:54



15 mai 1855 : Première Exposition universelle en France

Sitôt après la première Exposition universelle, à Londres, en 1851, le président Louis-Napoléon Bonaparte décide de damer le pion aux Anglais et lance le projet d'une Exposition à Paris.

L'architecte Victor Niel construit le Palais de l'Industrie, un bâtiment à structure métallique de 45 000 m2 entre la Seine et les Champs-Élysées (il sera détruit en 1897 et remplacé par le Grand Palais et le Petit Palais).

Inaugurée par Louis-Napoléon Bonaparte, devenu l'empereur Napoléon III, l'exposition accueille cinq millions de visiteurs jusqu'à sa fermeture le 15 novembre 1855.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 3573
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 16 mai 1843 : Prise de la smala d'Abd el-Kader   Mer 16 Mai - 20:54



16 mai 1843 : Prise de la smala d'Abd el-Kader

Le 16 mai 1843, un escadron de 500 cavaliers commandé par le duc d'Aumale, fils du roi Louis-Philippe, enlève la smala d'Abd el-Kader. Cet exploit est le point d'orgue de la guerre de conquête menée par les Français en Algérie.

Après la prise d'Alger, treize ans plus tôt, les Français se seraient volontiers satisfaits d'une présence sur quelques ports du littoral. Mais l'appel à la guerre sainte du jeune émir Abd el-Kader les entraîne dans une guerre totale.

Le général Thomas Bugeaud, qui dirige les opérations, parle de « Vendée musulmane » et les méthodes employées de part et d'autre ressemblent par bien des aspects à celles qui ont eu cours pendant la guerre entre chouans et révolutionnaires, un demi-siècle plus tôt. Elle ne sont ni plus ni moins brutales.

Coup d'éclat dans une guerre cruelle

La prise de la smala d'Abd el-Kader, bien que sans grande valeur militaire, donne à cette guerre cruelle l'image héroïque et romanesque qui lui faisait défaut. La smala est une véritable ville itinérante de 30 000 personnes, essentiellement composée de femmes, d'enfants et de serviteurs.

L'escadron du duc d'Aumale tombe sur elle au cours d'une expédition de reconnaissance, peut-être sur l'indication d'un traître. Il fait 3 000 prisonniers et remporte un immense butin. Ce coup d'éclat, bien que sans valeur stratégique, a un énorme retentissement en France.

Le roi Louis-Philippe Ier commande une toile au peintre Horace Vernet pour le glorifier comme il se doit. Ce sera la plus grande peinture d'histoire qui soit : 21 mètres de long et 5 de haut. Elle s'attirera un grand succès au Salon de 1845.

Abd el-Kader parvient après cette déconvenue à se réfugier au Maroc, où sa popularité devient prodigieuse. Après la défaite des troupes marocaines à la bataille de l'Isly, il résistera encore quatre ans avant de se soumettre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 3573
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 17 mai 1954 : La ségrégation inconstitutionnelle   Jeu 17 Mai - 20:54



17 mai 1954 : La ségrégation inconstitutionnelle

Le 17 mai 1954, la ségrégation à l'école est déclarée inconstitutionnelle aux États-Unis.

La Cour Suprême des États-Unis donne tort à ceux qui justifient la ségrégation scolaire au nom de l'axiome « séparés mais égaux ». C'est l'amorce d'une complète intégration des Noirs dans la société américaine.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 3573
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 18 mai 1302 : Les Matines de Bruges   Ven 18 Mai - 20:54



18 mai 1302 : Les Matines de Bruges

Au petit matin du 18 mai 1302, les artisans de Bruges, en Flandre, se soulèvent contre la garnison française. Maison par maison, ils assassinent les soldats dans leur lit. On compte un millier de morts.

Cette journée a été appelée «Matines de Bruges» par analogie avec les «Vêpres siciliennes» qui chassèrent 20 ans plus tôt les Français de Sicile. Elle réduit à néant le rêve des rois capétiens d'annexer les Flandres. Jalouses de leur indépendance, les cités flamandes finissent par se fédérer à leurs voisines brabançonnes, jusqu'à constituer la Belgique.

Un trop puissant voisin

Sous Philippe Auguste et Saint Louis, la France était devenue le plus puissant royaume d'Europe.

Mais à la fin du XIIIe siècle, la Flandre et l'Angleterre commencent à lui faire de l'ombre grâce à leur enrichissement rapide. L'Angleterre vend de la laine aux communes flamandes comme Bruges, Ypres ou Gand. Celles-ci fabriquent des draps qu'elles vendent dans toute l'Europe.

Le comte de Flandre veut s'allier au roi anglais. Mais le roi de France Philippe IV le Bel l'attire à Paris, l'emprisonne et installe en Flandre un gouverneur à sa dévotion.

Des voix dissidentes se font entendre à Bruges. Méfiant, le gouverneur français abroge les libertés communales et occupe en force la ville. C'est alors que surviennent les «Matines de Bruges».

Deux mois plus tard, les chevaliers français sont battus par les milices communales à la «bataille des éperons d'or», près de Courtrai, ainsi nommée en raison des éperons que les vainqueurs ramassèrent sur le champ de bataille.

Le 23 juin 1305, une paix de compromis permet à Philippe le Bel d'annexer seulement Lille, Douai et Béthune. La France atteint alors la frontière qui sera encore sienne sept siècles plus tard en dépit de nombreuses guerres.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 3573
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 19 mai 1536 : Ann Boleyn décapitée   Sam 19 Mai - 20:54



19 mai 1536 : Ann Boleyn décapitée

Le 19 mai 1536, Ann Boleyn est décapitée sur ordre de son mari, le roi d'Angleterre Henri VIII Tudor.

Ce dernier avait pris le risque d'une excommunication et d'une rupture avec Rome pour pouvoir l'épouser mais après deux ans de mariage, il n'avait pas supporté de gros soupçons d'adultère. La fille d'Ann Boleyn et d'Henri VIII n'en règnera pas moins sur le pays.

Elle en sera le plus grand souverain de son histoire sous le nom d'Elizabeth Ière.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 3573
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 20 mai 1498 : Vasco de Gama aborde à Calicut   Dim 20 Mai - 20:54



20 mai 1498 : Vasco de Gama aborde à Calicut

Le 20 mai 1498, Vasco de Gama aborde à Calicut, en Inde. Le navigateur portugais a été mandaté par le roi du Portugal Manuel Ier, dit le Fortuné, pour achever la mission entamée dix ans plus tôt par Bartolomeu Dias. À 29 ans, il devient ainsi le premier Européen à rallier l'Inde par la mer, en contournant l'Afrique.

C'est l'aboutissement du prodigieux rêve entretenu par les Portugais depuis près d'un siècle.

Sur la route des épices

Vasco de Gama quitte Lisbonne et l'embouchure du Tage le 8 juillet 1497, avec trois lourdes nefs et une caravelle, ainsi que 160 hommes d'équipage.

Il fait escale sur l'île de Sainte-Hélène, au milieu de l'Atlantique sud, puis contourne le cap de Bonne Espérance découvert dix ans plus tôt par son compatriote Bartolomeu Dias et fait relâche le jour de Noël dans un havre qu'il baptise Natal (Noël en portugais). C'est aujourd'hui le port de Durban, capitale de la province sud-africaine du Natal.

Remontant le long de la côte afrcaine, la flotte atteint successivement les ports de Mozambique, Mogadiscio et Kilwa où des commerçants arabes venus du nord commercent avec les Africains de l'intérieur.

Plus au nord encore, à Malinde, il sympathise avec le sultan local qui lui confie un pilote italien, venu là par l'Égypte et l'empire ottoman. Avec son aide, le navigateur coupe au large vers la péninsule indienne et la côte de Malabar.

C'est ainsi qu'il atteint Calicut (aujourd'hui Kozhikode), un port prospère du Dekkan indien. Le capitaine envoie à terre un émissaire et celui-ci a la surprise d'être abordé dans un mélange d'espagnol et d'italien par un marchand juif tunisien nommé Gaspar. À son interlocuteur, il déclare tout de go être venu chercher «des chrétiens et des épices».

Le marchand le met en relation avec le seigneur local, le zamorin Samutiri Manavikraman.

Après que deux émissaires eussent annoncé son arrivée, le navigateur est reçu avec tous les honneurs réservés à un grand ambassadeur.

Le zamorin refuse toutefois au Portugais de laisser une petite troupe dans sa ville. Il lui refuse aussi tout traitement de faveur en matière de taxes par rapport aux commerçants musulmans avec lesquels il est déjà en relations.

Ces derniers, inquiets, convainquent le zamorin que les Portugais se disposent à piller la ville. Vasco de Gama est aussitôt arrêté puis, au bout de quelques heures, autorisé à rembarquer et partir. Il lève l'ancre le 27 août 1498.

Malgré ce demi-échec, il est accueilli en grande pompe à Lisbonne, deux ans plus tard et le roi se montre déterminé à poursuivre l'aventure.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 3573
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 21 mai 1358 : La Grande Jacquerie   Lun 21 Mai - 20:54



21 mai 1358 : La Grande Jacquerie

Le 21 mai 1358, cent paysans du Beauvaisis s'attaquent aux châteaux de leur région, tuant leurs habitants et brûlant les demeures. Leur révolte s'étend très vite à la paysannerie du bassin parisien.

C'est la plus grande des «jacqueries» qui ont ensanglanté les campagnes françaises au Moyen Âge. Ces révoltes sont ainsi nommées d'après l'appellation de Jacques ou Jacques Bonhomme donnée aux paysans.

Noblesse indigne

Les révoltés figurent parmi les paysans aisés de l'une des régions les plus riches d'Europe.

Depuis l'épidémie de peste qui a ravagé l'Occident dix ans plus tôt, ils sont en situation de mieux faire valoir leurs droits car les seigneurs sont partout en quête de main-d'oeuvre pour remettre en culture les terres abandonnées.

La Grande Jacquerie survient peu après que les chevaliers français aient été écrasés par les Anglais à Poitiers. Le roi est prisonnier à Londres tandis que Paris est sous la coupe d'Étienne Marcel, le prévôt des marchands.

Les paysans ne supportent pas que les nobles, qui ont lâchement fui devant les Anglais, fassent maintenant pression sur eux pour leur extorquer de nouvelles taxes.

Ceux-ci n'en écrasent pas moins les Jacques à Clermont-sur-Oise le 10 juin 1358. Les chefs des révoltés sont impitoyablement torturés et exécutés. En dépit de ce drame, les révoltes paysannes se renouvelleront les années suivantes, notamment en Angleterre, en 1381, avec Wat Tyler, et en Hongrie.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 3573
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 22 mai 1762 : inauguration de la fontaine de Trevi   Mar 22 Mai - 20:54



22 mai 1762 : inauguration de la fontaine de Trevi

Ce monument a été conçu à la demande du pape Clément XII qui organise en 1730 un concours pour célébrer, avec une fontaine, l'aqueduc de l'Aqua Virgo construit en 19 av. J.-C. Une fontaine plus modeste marquait en effet l'arrivée de cet aqueduc mais le pape souhaite un ouvrage monumental.

Le pape choisit le projet de Nicola Salvi, pour son côté pittoresque et harmonieux mais aussi en raison de son faible coût initial, 17 646 écus romains récoltés par le Vatican lors de la troisième extraction du jeu de Loto en mai 1732.

À l'époque, trois voies convergent vers cette la place, d'où le nom de Trevi. À la mort de Salvi en 1751, le projet est poursuivi par l'architecte Giuseppe Pannini qui achève la fontaine en 1762.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 3573
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 23 mai 1844 : Prédication du Bâb   Mer 23 Mai - 20:54



23 mai 1844 : Prédication du Bâb

Le 23 mai 1844, à Chiraz, en Perse, Mirza Ali Muhammad, dit el Bâb (la Porte), annonce la venue d'un grand prophète.

Il est exécuté par le chah en 1850 avec 20.000 de ses disciples et sera enseveli en 1899 au Mont Carmel, près d'Haïfa.

Mais le 21 avril 1863, un homme se présente comme le prophète annoncé. Il sera à l'origine de la religion baha'ie.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 3573
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 24 mai 1337 : Philippe VI de Valois confisque la Guyenne   Jeu 24 Mai - 20:54



24 mai 1337 : Philippe VI de Valois confisque la Guyenne

Le 24 mai 1337, le roi Philippe VI de Valois confisque la Guyenne à son cousin, le roi d'Angleterre Édouard III.

Cette mesure arbitraire va pousser l'Anglais à contester la légitimité de l'élection de Philippe VI au trône de France.

Ce sera le début de la guerre de Cent Ans.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 3573
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 25 mai 1857 : L'akkadien déchiffré   Ven 25 Mai - 20:54



25 mai 1857 : L'akkadien déchiffré

Début 1857, la Royal Asiatic Society de Londres remet sous scellés aux Britanniques E. Hincks, W.H.F. Talbot, H.C. Rawlinson et au Français J. Oppert la copie d'une inscription en caractères cunéiformes du roi assyrien Tiglath-phalazar Ier, qui venait d'être découverte, afin qu'ils en réalisent une traduction chacun de leur côté.

Le 25 mai 1857, une commission examine leurs travaux et déclare les traductions suffisamment concordantes pour que l'akkadien, langue de communication de la Mésopotamie du IVe au Ier millénaire avant JC, soit considéré comme enfin déchiffré.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 3573
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 26 mai 1637 : Massacre des Indiens Péquots   Sam 26 Mai - 20:54



26 mai 1637 : Massacre des Indiens Péquots

Le 26 mai 1637, en Nouvelle-Angleterre, la colonie du Connecticut ordonne des représailles suite au massacre de quelques fermiers par les Indiens locaux.

Le capitaine John Mason réunit 90 hommes. Il attaque par surprise et incendie le camp principal des Indiens Péquots.
Six cents hommes, femmes et enfants périssent en une heure. Les assaillants n'éprouvent aucune perte.

Cette opération, connue sous le nom de «Mystic Massacre», inaugure la longue litanie d'horreurs qui marque les guerres indiennes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 3573
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 27 mai 1926 : Abdelkrim se rend aux Français   Dim 27 Mai - 20:54



27 mai 1926 : Abdelkrim se rend aux Français

Le 27 mai 1926, le chef berbère Abdelkrim se rend aux troupes françaises. Sa reddition met un terme à cinq ans de lutte anticoloniale dans le Rif.

Éternels rebelles

Le Rif est une chaîne montagneuse qui borde le littoral méditerranéen du Maroc. Les tribus berbères qui l'habitent ont régulièrement résisté aux tentatives d'invasion des royaumes chrétiens du nord, l'Espagne et le Portugal.

En 1906, la conférence d'Algésiras accorde des droits spéciaux à la France sur le Maroc. C'est l'amorce du protectorat français sur le royaume chérifien. Quant au Rif, son administration est concédée à l'Espagne.

Le général Manuel Fernandez Silvestre tente de le soumettre et recueille quelques premiers succès qui lui valent d'être fêté comme « héros national ».

Mais il doit affronter une rébellion conduite par Mohamed Ben Abdelkrim El-Khattabi (30 ans). Ce jeune chef charismatique a étudié à Fès et fait son droit à Salamanque (Espagne) avant de devenir journaliste et fonctionnaire de l'administration espagnole. Il lève une petite troupe et inflige quelques échecs aux Espagnols.

Le général Silvestre est écrasé à Anoual, le 20 juillet 1921, et se suicide.

Abdelkrim étend son autorité à l'ensemble du Rif. Le 1er février 1922, il proclame même la République confédérée des tribus du Rif et s'en désigne président.

À Madrid, la défaite d'Anoual est à l'origine d'un coup d'État par le général Miguel Primo de Rivera (53 ans).

Hubert Lyautey, résident général de la France auprès du souverain alaouite, pressent le danger que constitue la rébellion pour le protectorat français.

Il combat Abdelkrim par les moyens traditionnels, en cherchant à retourner contre lui les tribus locales.

Mais le gouvernement français s'impatiente. Il lui retire le commandement des opérations et le confie au maréchal Philippe Pétain, auréolé de sa victoire à Verdun.

Lyautey démissionne de ses fonctions de résident général et rentre en France cependant que Pétain obtient de Paris tous les renforts qui lui avaient été refusés.

Amère victoire des troupes coloniales

Le maréchal organise une contre-offensive massive en s'appuyant sur l'aviation, sans craindre de bombarder les populations civiles.

Les troupes d'Abdelkrim se débandent et leur chef ne voit plus d'autre issue que de se rendre aux Français pour protéger les siens. Il est exilé à la Réunion mais réussit à s'échapper à la faveur d'un transfert en France et se réfugie au Caire où il meurt en 1963.

La guerre du Rif demeure comme l'une des plus grandes épopées nationales du Maroc. Aux yeux des nationalistes arabes, elle reste un grand symbole de la lutte anticoloniale.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 3573
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 28 mai 1848 : Réunion du Parlement de Francfort   Lun 28 Mai - 20:54



28 mai 1848 : Réunion du Parlement de Francfort

À la faveur des révolutions qui bouleversent l'Europe, les représentants du peuple allemand, élus au suffrage universel, se réunissent en Assemblée nationale le 28 mai 1848 à l'église Saint-Paul de Francfort et décident de restaurer sous une forme constitutionnelle le Ier Reich dissous en 1806.

Ils constituent un gouvernement fédéral provisoire confié à un archiduc autrichien de tendance libérale puis publient une déclaration des «droits fondamentaux» d'inspiration également libérale. En janvier 1849, ils se prononcent pour le maintien des États existants et la constitution, au-dessus d'eux, d'un Empire fédéral avec un souverain et un Parlement élu.

Très vite s'opposent les partisans d'une Grande Allemagne, qui inclurait dans ses frontières l'empire d'Autriche et ses importantes minorités allogènes aux partisans d'une Petite Allemagne d'où serait exclue l'Autriche. Sur les 568 membres de l'Assemblée, une courte majorité se prononce en faveur de la deuxième solution et propose le 28 mars 1849 la couronne impériale au roi de Prusse Frédéric-Guillaume IV.

Mais celui-ci ne veut pas d'une «couronne ramassée dans le ruisseau». De son côté, l'empereur d'Autriche proteste contre cette entorse à sa traditionnelle hégémonie. Toute l'oeuvre du Parlement de Francfort s'écroule d'un coup. Les députés sont dispersés par la force. Le roi de Prusse tente de reprendre l'initiative en réunissant un Parlement de l'Union restreinte à Erfurt.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 3573
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 29 mai 1346 : Une loi pour protéger les forêts   Mar 29 Mai - 20:54



29 mai 1346 : Une loi pour protéger les forêts

Par l'ordonnance de Brunoy, en date du 29 mai 1346, le roi de France Philippe VI de Valois décide de ne plus accorder de droits d'usage dans les forêts du domaine royal. Il prescrit que « des agents des eaux et forêts soient tenus de temps en temps de visiter tous les espaces boisés, d'y enquêter et de les faire exploiter, afin qu'ils se puissent perpétuellement soustraire en bon état ».

Cette ordonnance survient après une longue phase de croissance économique, qui a conduit à d'importants défrichements et à la surexploitation de la forêt. Elle peut être considérée comme la première forme de protection de l'espace naturel ; de l'écologie avant l'heure...

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 3573
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 30 mai 1967 : Le Biafra fait sécession du Nigeria   Mer 30 Mai - 20:54



30 mai 1967 : Le Biafra fait sécession du Nigeria

Colonie britannique jusqu'au 1er octobre 1960, le Nigeria, le plus peuplé des États africains, doit faire face le 30 mai 1967 à la sécession de sa région du Sud-Est (77.000 km2).

Les Ibos, habitants de cette région forestière, essentiellement animistes ou chrétiens, se plaignent d'être tenus en sujétion par les habitants du Nord sahélien, les musulmans haoussas. Des officiers ibos tentent de prendre le pouvoir en 1966 mais le perdent rapidement.

En désespoir de cause, le colonel Ojukwu proclame l'indépendance de sa région sous le nom de Biafra. Il s'ensuit une guerre civile de trente mois qui va faire un million de victimes et aboutir à la victoire du Nigeria et de son chef, le général Gowon. Elle donne lieu aux premières interventions d'urgence et aboutit à la création de Médecins sans Frontières par Bernard Kouchner et Jean-Christophe Ruffin.

Après la guerre, la découverte de pétrole dans le delta du Niger relance les luttes d'influence au Nigeria. Elle aggrave l'oppression qui pèse sur les habitants de l'ancien Biafra.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 3573
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 31 mai 1929 : Le plan Young   Jeu 31 Mai - 20:54



31 mai 1929 : Le plan Young

Le 31 mai 1929, une commission interalliée réunie à Paris met sur pied un plan pour le rééchelonnement sur 59 ans (jusqu'en 1988) du reliquat des réparations de guerre dues par l'Allemagne au titre du traité de Versailles. Il prend le nom de plan Young, d'après l'un des membres américains de la Commission. Les négociations aboutissent malgré le refus des États-Unis de lier le remboursement des dettes alliées au paiement des réparations allemandes (Anglais et Français ne voyaient pas de raison de rembourser aux Américains leurs emprunts de guerre dès lors que les Allemands ne leur versaient pas leur dû).

Le plan Young se substitue au précédent plan, dit plan Dawes (1924). Il va néanmoins échouer du fait du krach d'octobre 1929 et de l'entrée en crise de l'économie allemande.

Trois ans plus tard, une nouvelle conférence, à Lausanne, du 16 juin au 9 juillet 1932, réduira le montant des réparations à cinq milliards de marks, payables après un moratoire de trois ans. Avec l'arrivée de Hitler au pouvoir l'année suivante, il ne sera plus question de réparations allemandes… jusqu'en 1980, avec le règlement du solde par la République Fédérale Allemande.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 3573
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 1er juin 1794 : Le Vengeur livre son dernier combat   Ven 1 Juin - 20:54



1er juin 1794 : Le Vengeur livre son dernier combat

Le dimanche 1er juin 1794, au plus fort de la Révolution, une escadre française livre un combat désespéré à la flotte anglaise, au large de Brest.

Une marine mal en point

Depuis la chute de la monarchie, l'ancienne marine royale souffre d'un grave délabrement matériel.

Les officiers qui n'ont pas émigré ont pour la plupart perdu toute compétence et les équipages ne connaissent plus de discipline.

L'amiral Louis Thomas Villaret de Joyeuse, qui commande l'escadre de Brest, ne dispose que de 23 vaisseaux et 16 frégates, avec des équipages et des officiers de très médiocre valeur.

Il figure parmi les rares officiers de qualité de l'Ancien Régime qui se sont mis au service de la Révolution. Il s'est illustré sous les ordres du bailli de Suffren.

En ce jour fatidique du 13 prairial An II, il doit assurer le passage d'un gigantesque convoi de 170 vaisseaux chargés de blé en provenance d'Amérique.

La cargaison est attendue avec impatience en France pour soulager la disette qui menace...

Construction d'une légende

Les 33 vaisseaux anglais de l'amiral Howe, bien équipés et bien commandés, mettent hors de combat la moitié de l'escadre française et 5 000 hommes. Ce succès reste connu en Angleterre sous le nom de The glorious First of June.

Néanmoins, le convoi qui amenait du blé d'Amérique réussit à se réfugier dans le port. La Révolution est une nouvelle fois sauvée de justesse.

Les premiers rapports expédiés aux députés de la Convention font état de la perte d'un navire, le Vengeur, qui aurait coulé avec tout son équipage criant à pleine gorge «Vive la Patrie, vive la République». Les Conventionnels s'enflamment. Le poète André Chénier écrit des vers dithyrambiques :
    Lève-toi, sors des mers profondes,
    Cadavre fumant du Vengeur
    Toi qui vis le Français vainqueur
    Des Anglais, des feux et des ondes...,

Dans les faits, l'équipage du navire a été secouru par l'ennemi et près de 400 marins et officiers seront libérés quelques mois plus tard. Cela ne changera rien à la légende.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 3573
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 2 juin 1793 : Arrestation des Girondins   Sam 2 Juin - 20:54



2 juin 1793 : Arrestation des Girondins

Le 2 juin 1793, 80 000 Parisiens en colère assiègent l'assemblée de la Convention. Il s'agit essentiellement de gardes nationaux en armes.

Ils réclament la destitution et l'arrestation des députés girondins, que l'on appelle ainsi parce que plusieurs sont originaires du département de la Gironde. Groupés autour de Brissot et Vergniaud, ils sont de leur vivant plus connus sous le nom de Brissotins.

La Révolution au tournant

Leur crime ? Après la victoire de Valmy (20 septembre 1792) et l'instauration de la République, les Girondins, adeptes d'un pouvoir décentralisé, auraient souhaité arrêter le cours de la Révolution.

Mais au printemps 1793, une succession de défaites militaires ranime la crainte de l'invasion. Les Vendéens se soulèvent de leur côté pour échapper à la levée en masse. La disette et l'inflation réapparaissent de plus belle.

Dans l'urgence, la Convention crée un Tribunal révolutionnaire et un Comité de Salut public.

Au contraire des Girondins, les députés de la Montagne préconisent des mesures draconiennes. Robespierre, leur chef, craint qu'une interruption du processus révolutionnaire n'entraîne une restauration de la monarchie.

Paris contre la France

Les Montagnards font voter une loi sur le cours forcé de l'assignat et ils obtiennent le lancement d'un « emprunt forcé » sur les riches.

Ils bénéficient du soutien des sans-culottes parisiens, de la Commune de Paris et du club des Jacobins. Mais ils hésitent à promulguer un prix maximum sur les denrées de première nécessité (le pain) comme le réclament les Enragés de Jacques Roux.

Sur les murs de Paris, les révolutionnaires affichent de vibrantes proclamations comme : Unité et indivisibilité de la République. Liberté, égalité, fraternité ou la mort.

Les Girondins, bien que tenant les rênes du gouvernement, sont acculés par les groupes de pression parisiens et impuissants à mobiliser leurs propres partisans, pour la plupart en province.

Ils tentent de faire mettre en accusation Jean-Paul Marat, un agitateur populaire qui sait mieux que quiconque manoeuvrer les sans-culottes des sections parisiennes.

De façon prévisible, celui-ci est acquitté par le Tribunal révolutionnaire qu'il a lui-même fondé. Il fait un retour triomphal à l'assemblée le 24 avril 1793.

Les Girondins mettent alors sur pied, à la Convention, une Commission des Douze chargée d'enquêter sur des pétitions contre eux-mêmes, qui circulent dans les sections parisiennes de sans-culottes.

Les Montagnards tentent une première fois, le 31 mai, d'organiser une insurrection populaire autour de l'Assemblée pour abattre leurs rivaux. Mais l'insurrection n'aboutit qu'à la suppression de la Commission des Douze.

L'insurrection du 2 juin, préparée avec soin par Marat, met en branle les sections parisiennes de sans-culottes et la garde nationale qui encerclent l'assemblée. Comme les députés sortent pour adjurer les manifestants de rentrer dans leurs sections, le sans-culotte Hanriot, à la tête de la garde nationale, menace de faire tirer les canonniers sur eux.

Penauds, les élus s'inclinent. Ils reprennent place dans les travées de l'assemblée et votent la mise en état d'arrestation de 29 des leurs, ainsi que l'exige l'insurrection parisienne. Les Girondins, arrêtés et retenus à leur domicile, s'enfuient et tentent sans succès de soulever les provinces. Mais la plupart seront rattrapés et guillotinés.

Les Montagnards ayant enfin les mains libres. Ce sera pendant treize mois la Terreur, voire la Grande Terreur, sous la férule du Comité de Salut public, un gouvernement de sept membres duquel se détache la personnalité de Robespierre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 3573
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 3-6 juin 1942 : Bataille de Midway   Dim 3 Juin - 20:54



3-6 juin 1942 : Bataille de Midway

Du 3 au 6 juin 1942, six mois à peine après le choc de Pearl Harbor, les Américains reprennent l'initiative en remportant une bataille navale près de l'île de Midway, au coeur du Pacifique. Cette victoire est le premier tournant de la Seconde Guerre mondiale.

Un mois plus tôt, le général MacArthur avait pris le commandement en chef des opérations du Pacifique et lancé les premiers raids aériens sur Tokyo.

L'amiral Yamamoto, qui commande la flotte japonaise, voit l'urgence de s'emparer de la base de Midway pour écarter la menace de nouveaux raids. Averti de ses intentions, l'amiral Nimitz place la flotte américaine en embuscade près de l'île et attend...

À l'aube du 4 juin, comme prévu, bombardiers et chasseurs déciment la chasse américaine basée sur Midway. Les Japonais arment leurs avions en vue d'une nouvelle attaque...

Mais la flotte américaine sait maintenant où frapper ! Des escadrilles de bombardiers américains se glissent entre les nuages jusqu'au-dessus de la flotte japonaise et plongent en piqué sur celle-ci.

La surprise est totale. Trois porte-avions sont en feu. Yamamoto décide d'engager sans tarder le dernier qui lui reste. L'amiral croit que les Américains n'alignent que deux porte-avions mais un troisième, le Yorktown, est arrivé en renfort.

Attaque et contre-attaque se succèdent le 5 juin et ont raison du dernier porte-avions japonais. Les Américains ne perdent quant à eux que le Yorktown. L'empire du Soleil Levant avait présumé de ses forces en défiant la puissance américaine. Il est désormais voué à une inéluctable défaite..
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: ephemeride   

Revenir en haut Aller en bas
 
ephemeride
Revenir en haut 
Page 5 sur 10Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10  Suivant
 Sujets similaires
-
» Ephéméride
» l ephemeride 05 07
» l ephemeride du jour

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Duché de Montmirail :: Débats :: Culture et philosophie-
Sauter vers: