Duché de Montmirail

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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 29 juin 1948 : Le yougoslave Tito excommunié par le Kominform   Ven 29 Juin - 20:54



29 juin 1948 : Le yougoslave Tito excommunié par le Kominform

Le 29 juin 1948, au terme d'une longue période de tension, le maréchal Josip Broz Tito (56 ans), chef charismatique de la République populaire fédérale de Yougoslavie, est exclu du Kominform, le mouvement communiste international, à l'instigation de Staline, qui voit en lui un rival encombrant.

Le 21 juin 1948, les pays du Kominform imposèrent un boycott économique à la Yougoslavie qui s'opposait à l'influence de Staline. L'intention était de mener le pays au chaos et de permettre ainsi une intervention.

Bucarest, juin 1948. Trois ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le dictateur soviétique Josef Staline a consolidé son influence dans presque tous les pays d'Europe de l'Est. La seule exception est la Yougoslavie, qui, sous la direction du socialiste Josip Broz Tito, a résisté à la tentative soviétique de la transformer en un état satellite.

La ligne indépendante du communisme yougoslave avait engendré un conflit entre Moscou et Belgrade qui, en juin 1948, atteignit son apogée. La Ligue communiste de Yougoslavie (LCI) boycotta la réunion du Kominform (Comité d'information du Parti communiste et ouvrier) qui se tenait dans la capitale roumaine. En conséquence, la Ligue fut expulsée de l'association par une résolution unanimement approuvée par le Kominform.

Les communistes yougoslaves étaient accusés de «nationalisme bourgeois, de comportement antisoviétique, et de dissidence de gauche». La résolution se terminait par une menace : "La tâche des forces saines de la Ligue communiste de Yougoslavie est d'admettre ouvertement et sincèrement leurs erreurs ... et si la direction actuelle du LCI est incapable de le faire, de le renverser et le remplacer par une direction internationaliste. "

Le jour suivant, le journal britannique Telegraf publia le titre suivant : "Staline rompt avec Tito, Tito accusé de trotskisme".

L'opinion publique, tant en Europe de l'Ouest qu'en Europe de l'Est, fut ébranlée. Comment Belgrade réagirait-elle à cette résolution scandaleuse ? Rejeter «l'autocritique» des autres partis communistes signifierait l'insubordination du pouvoir soviétique et aurait des conséquences désastreuses pour l'économie yougoslave. À l'époque, 50% du commerce extérieur et presque tout le financement du plan quinquennal dépendait de l'Union soviétique.

La Yougoslavie rompt avec Moscou

Malgré les risques, Tito rompit avec Moscou. La direction du PCI refusa de reconnaître la résolution du Kominform. Le 3 juin 1948, l'agence de presse publique Tanjug publia la position PCI suivante:

« La critique de la résolution est basée sur des allégations inexactes et non fondées et une tentative de détruire l'image du Parti communiste de Yougoslavie à l'étranger et dans le pays, de confondre les masses du mouvement ouvrier national et international. »

La rupture entre Tito et Staline était prévisible. Ils avaient déjà eu des divergences pendant la Seconde Guerre mondiale. À l'exception de Belgrade, reconquis avec l'aide de l'Armée rouge, les Yougoslaves se sont seuls libérés de l'occupation nazie. Malgré cela, l'Armée Rouge s'est présentée comme "le libérateur". Dans le même temps, Staline infiltrait des agents secrets au LCI pour contrôler les secteurs stratégiques de l'économie yougoslave.

Lorsque Tito négocia la formation d'une confédération balkanique avec le dirigeant du Parti communiste bulgare, Giorgi Dimitrov, Staline réagit immédiatement. En février 1948, il proposa la formation d'une confédération avec la Bulgarie, qui lui était soumise. Tito rejeta le plan, le 13 avril 1948, avec l'argument suivant:

« Nous avons beaucoup appris de l'exemple du système soviétique, mais dans une certaine mesure, nous construisons le socialisme dans notre pays autrement. Nous ne faisons pas cela pour montrer que notre route est meilleure que celle suivie par l'URSS ou démontrer que nous inventons quelque chose de nouveau, mais parce que la vie quotidienne nous force à cette procédure ".

Craignant les conséquences économiques de la rupture avec Moscou et l'influence de l'Occident capitaliste sur la Yougoslavie, Tito essayait toujours de modérer son discours. En pratique, cependant, il reçut une aide économique de l'Occident.

Tito avait des cartes en main

Contrairement aux attentes, Moscou n'intervint pas immédiatement en Yougoslavie. Les pays de Kominform décrétèrent un vaste boycott économique pour provoquer une rébellion populaire et un chaos économique afin de justifier une éventuelle intervention.

Mais ce plan échoua. Tito avait deux cartes en main : la localisation stratégique du pays et un accord signé en 1944 entre Churchill et Staline, qui envisageait la division de l'Europe du Sud-Est en zones d'influence occidentale et orientale.

La Yougoslavie adopta une troisième voie. Le rapprochement avec l'URSS en 1956 ne changea pas la ligne du communisme yougoslave, qui différait du modèle soviétique par le maintien de la propriété privée dans l'agriculture et l'autogestion des travailleurs dans les industries. En politique étrangère, le pays est resté indépendant des blocs communistes et capitalistes, ce qui fut un facteur politique important dans les trois décennies suivantes.

Avec la mort de Tito en 1980 commença la désintégration de la Yougoslavie, aggravée par l'effondrement du communisme en Europe de l'Est en 1989-1990. S'ensuivirent les mouvements et les guerres d'indépendance qui ont conduit la Slovénie, la Croatie, la Macédoine, et la Bosnie-Herzégovine à quitter la Yougoslavie.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 30 juin 1520 : « Noche triste » à Tenochtitlan   Sam 30 Juin - 20:54



30 juin 1520 : « Noche triste » à Tenochtitlan

La nuit du 30 juin au 1er juillet 1520 reste connue sous le nom de « Noche Triste » (Triste Nuit) dans l'Histoire de l'Espagne. En ces heures tragiques s'est joué en effet le destin du Mexique et de l'Amérique espagnole.

Une poignée de soldats espagnols aux ordres d'un jeune noble castillan du nom d'Hernan Cortés échappe cette nuit-là à la furie aztèque.

Incapables de repousser les Espagnols, les habitants du Mexique vont devoir se soumettre aux nouveaux-venus.

Des intrus bien accueillis

Le 19 février 1519, Cortés débarque au Mexique en provenance des Antilles et entreprend la conquête du pays.

Il tire parti de l'étonnement que suscitent sur les Indiens le physique barbu des Espagnols, leurs armures métalliques, leurs armes à feu, et leurs chevaux caparaçonnés.

Les Indiens font le rapprochement entre ces arrivants et leur mythologie, qui évoque un dieu, Quetzalcoatl, parti un jour à la conquête de nouvelles terres et qui doit revenir avec ses descendants revêtus d'armures dorées.

Cortés, grâce aux services d'une jeune Indienne, se rallie habilement les peuples qu'oppriment les Aztèques.

Ces derniers ont établi un siècle plus tôt leur domination sur un vaste territoire qui s'étend jusqu'au Guatemala actuel.

Leur capitale est une cité prestigieuse du nom de Tenochtitlan, environnée d'un lac qui la protège des agresseurs éventuels.

Les guerres que les Aztèques poursuivent sans relâche n'ont d'autre but que d'alimenter leurs temples en sacrifices humains.

Guerre impitoyable

Quand Cortés fait part de son arrivée à l'empereur aztèque Moctezuma II, celui-ci n'ose pas lui refuser l'accès de sa capitale. Troublé, il le reçoit avec les honneurs dûs à un descendant du dieu Quetzalcoatl.

Une fois dans la place, Cortés séquestre l'empereur et gouverne en son nom. Mais voilà qu'il doit revenir sur la côte pour faire face au débarquement d'un rival.

Il confie la garde de la ville à un lieutenant. Mais celui-ci est rapidement dépassé par la situation. La population prend les Espagnols à partie et Moctezuma trouve la mort en tentant de s'interposer.

Informé, Cortés fait demi-tour pour porter secours à ses compatriotes. Il ordonne la retraite dans la nuit du 30 juin au 1er juillet 1520. Mais la population a coupé les ponts qui permettent de franchir les marais environnants et la moitié des Espagnols succombent en tentant de sortir de la ville.

Triomphe espagnol

Cortés, tenace, reprend l'offensive, vainc une armée de plusieurs dizaines de milliers d'hommes et s'empare de Tenochtitlan le 13 août 1521, malgré la résistance du nouvel empereur Cuauhtémoc.

Sur l'emplacement de Tenochtitlan, le nouveau maître du pays fonde la ville de Mexico, d'après le nom donné aux habitants de la région, les Mexican.

L'empereur Charles Quint transforme l'ancien empire en une colonie du nom de Nouvelle-Espagne. Cortés en devient le gouverneur et le capitaine général. Il finira sa vie en Espagne, près de Séville, se consacrant à la rédaction de ses souvenirs.
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MessageSujet: 1er juillet 1901 : Loi sur les associations   Dim 1 Juil - 20:54



1er juillet 1901 : Loi sur les associations

Le 1er juillet 1901, le président du Conseil Pierre Waldeck-Rousseau fait voter une loi sur les associations encore bien connue de tous les créateurs d'associations sans but lucratif. Cette loi établit la liberté d'association mais son article 13 fait une exception pour les congrégations religieuses en soumettant leur création à une autorisation préalable. Interprétée de façon restrictive par le Conseil d'État dès l'année suivante, elle va porter à son paroxysme le conflit entre l'Église et la République.
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MessageSujet: 2 juillet 1881 : Attentat contre le président James Garfield   Lun 2 Juil - 21:09



2 juillet 1881 : Attentat contre le président James Garfield

Artisan autodidacte devenu professeur de langues anciennes, James Garfield combat dans les rangs nordistes pendant la guerre de Sécession et devient général de division.

Représentant du parti républicain (le parti de Lincoln) dans l'Ohio, il devient le vingtième président des États-Unis le 1er décembre 1880, à 49 ans.

Sept mois plus tard, le 2 juillet 1881, en gare de Washington, il est blessé par un déséquilibré, Charles J. Guiteau, qui lui reproche de ne pas lui avoir fourni un emploi. Il meurt le 19 septembre suivant. C'est le deuxième des quatre présidents américains assassinés, après Lincoln, avant McKinley et Kennedy.

Suite à ce drame, le Congrès américain vote en 1883 la loi Pendleton qui restreint le droit de nomination par le Président aux principales fonctions de l'exécutif. Les autres fonctions sont pourvues sur examen et selon le principe de compétence. C'est la fin du « système des dépouilles » instauré un demi-siècle plus tôt par le président Andrew Jackson.

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MessageSujet: 3 juillet 1940 : Attaque de Mers el-Kébir   Mar 3 Juil - 20:54



3 juillet 1940 : Attaque de Mers el-Kébir

Le 3 juillet 1940, la Royal Navy attaque la flotte française amarrée dans la rade nord-africaine de Mers el-Kébir, près d'Oran (1297 morts et 350 blessés chez les marins français).

Le Premier ministre britannique Winston Churchill manifeste de la sorte sa détermination à poursuivre la guerre envers et contre tout, mais c'est au prix d'une rupture sanglante avec son ancien allié français.

La flotte française ne doit pas devenir allemande

Seuls à faire face aux nazis, après l'armistice franco-allemand du 22 juin 1940, les Anglais craignent non sans raison que la flotte française, puissante et réputée, ne soit un jour réquisitionnée par les Allemands même si la convention d'armistice prévoit le désarmement des navires dans leur port d'attache.

Churchill décide en conséquence de s'emparer de tous les navires de guerre français à sa portée. À tout le moins, il demande que les Français les mettent hors de portée de l'ennemi, à la Martinique, par exemple. C'est l'opération « Catapult ».

Dès le 2 juillet 1940, par des ruses diverses ou par la menace, des officiers britanniques montent à bord des navires français amarrés dans leurs ports, à Portsmouth et Plymouth. Capturés, les marins et officiers se voient proposer de rejoindre de Gaulle. La plupart refusent, par fidélité au gouvernement légitime, et se font rapatrier.

Les Anglais excluent de s'en prendre aux navires français amarrés à Toulon, car leur attaque est risquée et d'autre part inciterait les Allemands à occuper ce port, pour l'heure épargné. L'escadre amarrée dans la rade de Mers el-Kébir, en Algérie, paraît davantage à leur portée.

Churchill affiche sa détermination

Churchill doit résister dans son propre cabinet de guerre à ceux qui, tel Lord Halifax, conservent l'espoir d'amadouer Hitler. Le Premier ministre voit donc dans l'attaque de Mers el-Kébir un double avantage : d'une part enlever aux Allemands toute chance de s'emparer des navires, d'autre part - le plus important sans doute à ses yeux - briser tout espoir d'accommodement avec le Führer et ses douteux comparses de Vichy.

Il veut prouver en particulier au président américain Franklin Roosevelt qu'il est déterminé à poursuivre la guerre envers et contre tout, au besoin contre son ancienne alliée la France, si celle-ci devait se rapprocher de l'Allemagne.


Il câble à l'amiral Sir James Somerville, basé à Gibraltar : « Vous êtes chargé de l'une des missions les plus désagréables et les plus difficiles à laquelle ait jamais été confronté un amiral britannique ».

Il est vrai que ce dernier reçoit de mauvais gré l'ordre de mettre hors d'état de nuire ses anciens compagnons de combat. Il va tout tenter pour éviter l'irrémédiable... Le 3 juillet au matin, l'amiral se présente devant la rade de Mers el-Kébir, à la tête d'une puissante flotte de guerre.

Un plénipotentiaire anglais, le capitaine Cedric Holland, se rend auprès de l'amiral français Marcel Gensoul, sur le croiseur Dunkerque, et lui propose soit de suivre les Anglais, soit encore de se réfugier dans les Antilles, soit à la rigueur de se saborder.

L'amiral Gensoul fait traîner les négociations en longueur et met ses navires en position de combat ainsi que peut l'observer le plénipotentiaire. Il fait valoir qu'une attaque anglaise équivaudrait à une « déclaration de guerre ». À 15h, pour montrer sa détermination, Somerville fait miner l'entrée de la passe par ses avions de l'aéronavale.

Cependant que les discussions s'éternisent, les Anglais captent un message de l'amiral Darlan au vice-amiral Gensoul : le chef de la marine française lui fait savoir que les escadres de Toulon et d'Alger se portent à son secours ! À 17h30, Somerville fait savoir à l'amiral Gensoul que son ultimatum arrive à expiration. Les négociations s'interrompent et le plénipotentiaire regagne aussitôt la flotte anglaise, à l'abri derrière la jetée qui protège le port.

Peu avant 18 heures, les Anglais ouvrent le feu sur l'escadre, composée de puissants et prestigieux croiseurs ou cuirassés : Dunkerque, Strasbourg, Provence, Bretagne, ainsi que de 15 torpilleurs, 6 sous-marins etc. Coulé à la troisième minute du combat, le Bretagne entraîne près d'un millier de marins dans la mort.

Au bout d'un quart d'heure, le tir cesse mais les avions anglais reviennent à la charge le 6 juillet et endommagent gravement le Dunkerque.

Les Anglais ont néanmoins la surprise de constater que le Strasbourg et trois contre-torpilleurs, dissimulés par la fumée des combats, ont réussi à franchir le barrage de mines. Ils regagnent Toulon, suivis quelques semaines plus tard du Provence et du Dunkerque. Ces navires vont en définitive se saborder avec le reste de la flotte le 27 novembre 1942 pour échapper cette fois aux Allemands.

Alexandrie et Dakar aussi

L'opération «Catapult» a plus de chance à Alexandrie, en Égypte, où l'amiral Godfroy accepte l'ultimatum poli de l'amiral Sir Andrew Cunningham et fait désarmer ses navires sur place, sous contrôle britannique. Deux ans plus tard, ils entreront dans la guerre aux côtés des Alliés.

À Dakar, le cuirassé Richelieu est endommagé dans la nuit du 7 au 8 juillet 1940 par des avions qui ont décollé d'un porte-avions britannique. Le 23 septembre suivant, il répondra par des coups de canon au général de Gaulle, qui avait tenté d'entrer dans le port à bord de navires alliés en vue d'obtenir le ralliement du Sénégal à la France libre.

L'attaque de Mers el-Kébir a un immense impact dans tous les pays. Le président américain Roosevelt tout comme Hitler comprennent que les Anglais ne renonceront pas à la lutte. Les députés anglais sont également rassurés et font une ovation à Churchill dans les Communes.

Côté français, les réactions sont amères. La brutalité de l'attaque réveille en France une anglophobie latente. C'est une aubaine pour les partisans d'une cohabitation avec l'occupant allemand. Une semaine plus tard, le 10 juillet, l'Assemblée nationale issue des élections de 1936 et du Front populaire vote à une écrasante majorité les pleins pouvoirs au maréchal Pétain.
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MessageSujet: 4 juillet 1954 : Le «miracle de Berne»   Mer 4 Juil - 20:54



4 juillet 1954 : Le «miracle de Berne»

Le 4 juillet 1954, contre toute attente, l'Allemagne de l'Ouest remporte la Coupe du Monde de football : c'est le « miracle de Berne », du nom de la ville où a lieu la finale. Ce match donne sa grandeur et sa respectabilité à toute une nation.

L'Allemagne ressuscitée

La Coupe du Monde 1954 se déroule en Suisse. C'est la première fois que l'équipe ouest-allemande participe à une coupe du monde (elle ne faisait pas encore partie de la FIFA lors de celle de 1950), alors même que l'équipe de la République Démocratique Allemande (RDA) n'est pas qualifiée.

La Hongrie est la favorite du mondial. Son équipe étincelante, emmenée par le génial meneur de jeu Ferenc Puskas dit « le Major galopant », paraît irrésistible. N'a-t-elle pas remporté les Jeux Olympiques d'Helsinki en 1952, qui plus est devant la Yougoslavie, alors mise au ban des nations communistes pour son déviationnisme titiste ?

L'Angleterre a été écrasée lors de deux matchs amicaux (13 buts à 4 au total). Les deux premiers matchs de la compétition sont du même acabit : 9 à 0 contre la Corée du sud, et surtout 8 à 3 contre l'Allemagne, une équipe cependant largement composée de remplaçants.

La suite de la compétition est plus difficile, voire houleuse, avec une blessure de Puskas et des rixes de fin de partie, mais l'équipe se qualifie pour la finale, le 4 juillet, à Berne, contre l'Allemagne de l'Ouest.

Le match débute bien pour les Hongrois, qui mènent rapidement 2 à 0, avant de se faire rattraper puis dépasser à la 84e minute, sur un but de l'ailier Rahn. Les supporters se mettent à chanter « Deutschland über alles » et le pays entier se laisser aller à la liesse de redevenir un État comme les autres, légitimé par ce brillant résultat sportif qui permet de tourner la page du nazisme et de se tourner vers l'avenir.

De son côté, la Hongrie se console en remportant le 23 octobre 1956 une victoire très politique sur l'URSS, à Moscou, quelques jours avant le soulèvement hongrois et sa répression dans le sang par le « grand frère » soviétique. Mais la plupart des amoureux du football regrettent encore aujourd'hui ce jour de 1954 où la pluie incessante empêcha les Hongrois de déployer leur jeu aérien.
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MessageSujet: 5 juillet 1946 : Naissance du bikini   Jeu 5 Juil - 20:54



5 juillet 1946 : Naissance du bikini

Le 5 juillet 1946, au bord de la piscine Molitor, à Paris, le public découvre avec ravissement un maillot de bain féminin « plus petit que le maillot de bain le plus petit au monde » selon le slogan de son créateur, un ingénieur automobile du nom de Louis Réard.

Ce maillot de bain deux pièces, effectivement plus étriqué que ceux qui l'ont précédé, est baptisé du nom de Bikini, un atoll de l'archipel des Marshall sur lequel les Américains ont fait un essai nucléaire quelques jours plus tôt.

Les mannequins professionnels s'étant défilées, c'est à une danseuse nue du Casino de Paris, Micheline Bernardini, que son créateur a dû s'adresser pour sa présentation officielle à la presse internationale. Avec lui débutent les « Trente Joyeuses ».

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MessageSujet: 6 juillet 1495 : « Furia francese » à Fornoue   Ven 6 Juil - 20:54



6 juillet 1495 : « Furia francese » à Fornoue

Le 6 juillet 1495, comme le roi Charles VIII se replie en France avec son armée après avoir échoué dans sa tentative d'occuper Naples, voilà que la Ligue de Venise tente de lui barrer le chemin du retour à Fornoue, une petite ville proche de Parme, au nord-ouest des Apennins.

Face à cette coalition italienne bien supérieure en nombre, les Français, au prix d'un immense effort, arrivent malgré tout à dégager le passage. La cavalerie royale offre une démonstration cuisante de la « furia francese » (fureur française). L'expression, due aux Italiens, fera florès...
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MessageSujet: 7 juillet 1904 : Les congrégations religieuses interdites d'enseignement   Sam 7 Juil - 20:54



7 juillet 1904 : Les congrégations religieuses interdites d'enseignement

Le 7 juillet 1904, les congrégations religieuses n'ont plus le droit d'enseigner.

Au nom de la laïcité, le président du Conseil, Émile Combes, déclare : « L'anticléricalisme est l'oeuvre la plus considérable et la plus importante pour l'émancipation de l'esprit humain ».

Au nom de la laïcité, plus de 2000 établissements religieux se verront contraints de fermer leurs portes et de nombreux religieux français partiront fonder des établissements à l’étranger.

La loi du 7 juillet 1904 sera abrogé à la Libération mettant ainsi fin à la chasse au religieux en France.
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MessageSujet: 8 juillet 452 : Léon Ier rencontre Attila   Dim 8 Juil - 20:54



8 juillet 452 : Léon Ier rencontre Attila

Le 8 juillet 452, le pape Léon Ier sort en grande pompe de Rome et va au-devant d'Attila. Le roi des Huns cède à sa prière et renonce à envahir Rome. Il regagne la Pannonie où il va mourir peu après. L'année précédente, il a épargné la ville de Troyes devant les supplications de l'évêque Saint Leu. Il s'est aussi détourné de Paris où Sainte Geneviève animait la résistance.

Pour les chrétiens de l'époque, Attila est le « Fléau de Dieu », autrement dit l'instrument de la punition divine. Il frappe ceux qui se sont détournés de l'enseignement de l'Église, et épargne les miséricordieux.
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MessageSujet: 9 juillet 1932 : Accords de Lausanne sur les réparations   Lun 9 Juil - 20:54



9 juillet 1932 : Accords de Lausanne sur les réparations

Le 9 juillet 1932, par les accords de Lausanne, les réparations qui avaient été imposées à l'Allemagne vaincue lors du traité de Versailles sont définitivement abolies. Cette mesure d'apaisement vient trop tard. L'Allemagne, frappée par la crise économique, succombe aux harangues de Hitler.
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MessageSujet: 10 juillet 1943 : Les Anglo-Saxons débarquent en Sicile   Mar 10 Juil - 20:54



10 juillet 1943 : Les Anglo-Saxons débarquent en Sicile

Le 10 juillet 1943, les Anglo-Saxons débarquent en Sicile. C'est l'opération « Husky ». Les troupes italiennes et allemandes sont prises au dépourvu et en cinq semaines, les Alliés s'emparent de l'île. À Rome, le gouvernement est pris de panique...

Une action périphérique décisive

Le 13 mai 1943, les Alliés ont définitivement défait l'Afrikakorps du maréchal Rommel et repris l'Afrique du Nord. Le Premier ministre britannique Winston Churchill, adepte des attaques à la périphérie (1915 : Dardanelles, 1940 : Narvik) préconise cette fois comme prochaine étape un débarquement en Europe du Sud.

C'est la Sicile qui est choisie. Le débarquement dans cette île occupée par les troupes italiennes et allemandes, préférée finalement à la Sardaigne, doit assurer le contrôle de la majeure partie de la Méditerranée et de tous les atouts stratégiques s'y rapportant, telles que les communications maritimes, provoquer l'ouverture d'un « second front », tant désiré par Staline qui voulait « soulager » ses armées, durement attaquées à Koursk, et surtout déboucher sur l'invasion de l'Italie par le Sud et provoquer indubitablement la chute du meilleur allié de Hitler : Mussolini.

Au début du mois de mai, Eisenhower, général en chef des armées alliées, approuve les plans définitifs du débarquement : cent soixante mille soldats, quatorze mille véhicules, quatre mille avions, deux mille cinq cents navires, mille huit cents canons et six cents chars sous le commandement du général Alexander, adjoint d'« Ike ».

Trois mouvements principaux sont programmés :

-un débarquement amphibie de la VIIe armée américaine sous le commandement du général Patton au Sud-Sud-Ouest de l'île (Licata, Scoglitti et surtout Gela),

- un débarquement amphibie de la VIIIe armée britannique sous les ordres du général Montgomery dans la presqu'île de Pachino et dans le golfe de Noto au Sud-Est de la Sicile comportant des troupes canadiennes, dirigées par la major-général Crerar,

-deux groupes navals doivent soutenir la percée des Alliés vers l'intérieur de l'île.

Face à ces forces, l'on dénombre quatre divisions italiennes et six autres divisions côtières statiques, mal équipées et peu motivées, soit environ deux cent mille hommes. Le général Guzzoni, qui est à leur tête, ne se fait pas beaucoup d'illusions sur leur degré de combativité. La XVe division de « Panzergrenadiere » et la brillante division « Hermann Goering », envoyée en Sicile fin juin, composée de cinquante mille Allemands, sont venues en renfort mais malgré cela, la supériorité des troupes alliées est incontestable.

Débandade italienne

Après avoir pilonné les plages siciliennes le 9 juillet 1943, le débarquement s'opère dans la nuit du 9 au 10 juillet. À leur entrée dans Gela, les Américains se heurtent à une contre-offensive allemande impressionnante, contrairement aux Britanniques qui, de leur côté, progressent rapidement le long de la côte est en direction de Syracuse et de Catane. La jonction des deux alliés doit se faire à Messine.

Après seulement quelques jours, il apparaît que les 90 000 Allemands qui étaient postés à l'ouest de la Sicile se sont repliés vers Enna - carrefour routier stratégique - dans l'unique but de retarder un temps soit peu l'invasion de la péninsule italienne qui apparaît, déjà à ce moment-là, comme inévitable. Les Italiens, eux, ont très vite baissé les bras ; la plupart d'entre eux sont des Siciliens qui ne voient pas l'utilité de se battre pour Mussolini.

Montgomery ordonne alors aux Ière et IIe Brigades canadiennes de couper la route aux Allemands en se dirigeant immédiatement au centre de l'île et de mettre à mal la fuite de l'ennemi qui, sur leurs passages, détruisent nombre de ponts et de routes pour retarder les unités mécanisées de leurs adversaires.

Les Américains, motivés par leur chef qui exige d'arriver à Messine avant les Anglais, entreprennent une guerre moderne de mouvement qui les conduit à la prise de Palerme le 22 juillet - date où la moitié de la Sicile appartient alors aux Alliés ; tandis que les Britanniques ont dû freiner leur avance à la mi-juillet dans la plaine de Catane. À cette période, alors que les Italiens ne combattent presque plus, les Allemands ont quatre divisions sur l'île. Le 8 août la 3e division américaine prend Sant'Agata. Le même jour, la 78e division britannique s'empare de Bronte. Messine, ville symbolisant le couronnement des Alliés en Sicile, tombe le 17 août 1943.

La Sicile est désormais aux mains des Anglo-Saxons et ceux-ci, sans attendre, prennent pied sur la péninsule. Pendant ce temps, à Rome, c'est la panique. Le 25 juillet 1943, les membres du Grand Conseil fasciste et le roi ont anticipé la défaite en renversant sans état d'âme l'idole qu'ils avaient adoré, le Duce Benito Mussolini.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 11 juillet 1302 : Bataille des éperons d'or   Mer 11 Juil - 20:54



11 juillet 1302 : Bataille des éperons d'or

Le 11 juillet 1302, l'armée féodale du roi Philippe le Bel rencontre les milices communales de Flandre aux abords de la forteresse de Courtrai. Cette bataille survient quelques semaines après les « Matines de Bruges », une journée qui vit le massacre de la garnison française de la ville.

Les milices humilient les chevaliers

Les milices flamandes, les « Klauwaerts » (du parti de la griffe), encadrées par quelques chevaliers, prennent position sur une hauteur, au bord de la Lys. Les chevaliers français, en bien plus grand nombre, s'établissent sur la colline du Pottelberg, au sud de la ville. Ils sont organisés en une dizaine de troupes, sous le commandement de grands seigneurs tels le comte d'Eu, le comte d'Aumale, le connétable Raoul de Nesle, le comte de Saint-Pol...

La bataille commence avec l'intervention des arbalétriers français. Ils repoussent leurs adversaires sans trop de mal. Puis, les « piétons » (nom donné au Moyen Âge aux soldats à pied ou fantassins) se mettent en marche pour achever d'écraser l'ennemi.

Le comte Robert II d'Artois, qui commande l'armée française, lance à son tour sa chevalerie à l'attaque. Mais dans leur impatience d'en découdre, les chevaliers bousculent les malheureux piétons, tout cela pour s'embourber et chuter dans les fossés derrière lesquels s'abritent les Flamands. Du fait de cette incroyable imprudence, la bataille s'achève pour les Français sur un désastre sans nom.

Les milices flamandes, sans souci des codes de la chevalerie, tuent à qui mieux mieux piétons et chevaliers sans se soucier de faire des prisonniers. Robert d'Artois lui-même est tué.

Les vainqueurs ramassent dans la boue de la plaine de Groeninghe les ornements abandonnés par les chevaliers français. Ces fameux éperons d'or, au nombre d'un demi-millier, iront orner l'église Notre-Dame de Courtrai.
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MessageSujet: 12 juillet 1690 : Jacques II et les catholiques défaits sur la Boyne   Jeu 12 Juil - 20:54



12 juillet 1690 : Jacques II et les catholiques défaits sur la Boyne

Le 12 juillet 1690, en Irlande, sur les rives de la Boyne, une armée irlandaise renforcée par des troupes françaises affronte une armée anglaise. Sa défaite va déboucher sur une oppression aggravée de l'Irlande par le gouvernement de Londres.

Le souvenir de cette bataille est encore une pomme de discorde entre protestants et catholiques de l'Ulster.

Querelle dynastique

Jacques II Stuart, dernier roi catholique d'Angleterre, a été détrôné dix-huit mois plus tôt au profit du protestant Guillaume d'Orange, ancien stathouder de Hollande, devenu devenu roi sous le nom de Guillaume III. Réfugié en France, il convainc le roi de France Louis XIV de l'aider à reconquérir son trône. Louis XIV n'y voit aucun inconvénient et lui octroie des officiers et des armes.


Comme Jacques Stuart est assuré de la fidélité du vice-roi d'Irlande, le comte de Tyrconnell (un Anglais catholique), c'est par là qu'il décide d'entamer la reconquête de son trône. Son armée débarque en mars 1689 à Kinsale, au sud de l'île, et fait sa jonction avec les troupes de Tyrconnell.

La majeure partie de l'île tombe très vite entre leurs mains. Jacques Stuart installe sans attendre un Parlement majoritairement catholique qui s'empresse d'abroger les lois qui ont permis la spoliation des terres.

Sans surprise, les catholiques se heurtent à une très dure résistance de la part des colons protestants d'origine écossaise particulièrement nombreux dans la province de l'Ulster. Londonderry, l'une de leurs principales cités, est assiégée et va résister pendant 105 jours, jusqu'au 28 juillet 1689, obligeant les catholiques,découragés, à lever le camp.

Les partisans du roi Guillaume III ne restent pas inactifs.


En août 1689, le maréchal Frédéric-Armand de Schomberg (75 ans), un huguenot français émigré en Hollande, débarque à Bangor avec 20 000 hommes et marche vers le sud.

Les « Jacobites » et les « Williamites » diffèrent l'affrontement décisif le temps de l'hiver. En mars de l'année suivante, Jacques Stuart reçoit 7 000 hommes en renfort de France. En juin, Guillaume III lui-même débarque en Irlande pour prendre la tête de ses troupes, 36 000 hommes contre 25 000 environ du côté catholique.

Une bataille mémorable

L'affrontement va finalement avoir lieu sur les rives de la Boyne, non loin de Drogheda (au nord de Dublin), au petit matin du 12 juillet 1690 (1er juillet selon le calendrier julien qui était encore en vigueur en Angleterre).

Les deux armées se font face de part et d'autre d'un gué. Guillaume III envoie habilement un détachement de cavalerie vers l'amont. Jacques Stuart craint qu'il ne lui coupe ses arrières ou ne le prenne à revers : contre l'avis de Tyrconnell, il distrait une bonne partie de ses troupes vers l'amont. De la sorte, il ne lui reste plus qu'un tiers de ses hommes pour défendre le gué.

L'armée de Guillaume III peut alors traverser la rivière en chargeant l'ennemi.

Le vieux Schomberg, en menant son escadron à l'attaque, est tué d'une balle à la gorge (belle fin pour un octogénaire).

Défaite, l'armée catholique reflue vers le sud, devancée par l'ex-roi qui, lâchement, reprend sans attendre un bateau pour la France. Il jouira d'une paisible retraite au château de Saint-Germain-en-Laye sous le qualificatif de "Prétendant".

Guillaume III retourne de son côté à Londres tandis que son armée poursuit le reste de l'armée irlandaise. Celle-ci est battue par le baron hollandais von Ginkel à Aughrim en juillet 1691. La dernière résistance militaire des Irlandais prend fin avec la reddition de Limerick et le traité signé le 3 octobre 1691 dans la même ville, qui promet la liberté religieuse aux Irlandais et des garanties concernant leurs terres... mais que les Anglais bafoueront sans attendre.

Dans le camp des vaincus, 12 000 hommes refusent de se soumettre et choisissent de gagner la France ou l'Espagne pour continuer la lutte contre l'Angleterre. Ils seront suivis de beaucoup d'autres tout au long du XVIIIe siècle, comme par exemple Alexander O'Reilly (1722-1794), qui deviendra gouverneur de la Louisiane espagnole.

Ces mercenaires irlandais seront surnommés les « Oies sauvages » parce que, motivés, ils arrivent avec la régularité des oiseaux migrateurs. Ils s'illustreront notamment à Fontenoy le 11 mai 1745 au cri de : « Souvenez-vous de Limerick et de la perfidie saxonne ! ».
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MessageSujet: 13 juillet 1841 : Convention de Londres sur les Détroits   Ven 13 Juil - 20:55



13 juillet 1841 : Convention de Londres sur les Détroits

Le 13 juillet 1841 signée entre les cinq puissances (Grande-Bretagne, Autriche, France, Prusse, Russie) La convention de Londres ou convention des Détroits qui porte, d'une part, sur les Détroits, et d'autre part, sur l’Égypte.

Cette convention permet à l'Empire ottoman de fermer le Bosphore et les Dardanelles à tous les vaisseaux de guerre, notamment en temps de paix.

En cas de conflit armé, l'Empire ottoman peut octroyer ce droit de passage uniquement aux marines qui lui sont alliées. Ainsi, selon cette règle, la « Sublime Porte » autorisa, durant la guerre de Crimée (1853-1856), le passage de Royal Navy et de la marine française afin que celles-ci puissent attaquer le port russe de Sébastopol.

En 1923, les règles de navigation dans les détroits furent réglées par la convention de Lausanne, elle-même remplacée en 1936 par celle de Montreux.

De plus, la convention de Londres confirme la souveraineté héréditaire de Méhémet-Ali sur l'Égypte. Cette dernière perd la Syrie et la Crète qui font retour au pouvoir central ottoman. La convention solde provisoirement la Question d'Orient.
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MessageSujet: 14 juillet 1933 : Le parti nazi seul autorisé en Allemagne   Sam 14 Juil - 20:54



14 juillet 1933 : Le parti nazi seul autorisé en Allemagne

Le 14 juillet 1933, à l'initiative du ministre nazi de la propagande Joseph Goebbels, le parti nazi (NSDAP) devient seul autorisé en Allemagne.

Il est décrété parti unique et les autres formations politiques sont dissoutes. Les syndicats sont remplacés par un organisme corporatiste : le Deutscher Arbeiter Front (Front du Travail Allemand).

En six mois, le chancelier Adolf Hitler réussi à renverser la démocratie allemande, déjà mourante depuis longtemps.
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MessageSujet: 15 juillet 1914 : L'impôt sur le revenu, une marche vers la guerre   Dim 15 Juil - 21:01



15 juillet 1914 : L'impôt sur le revenu, une marche vers la guerre

Le président de la République Raymond Poincaré obtient de la majorité parlementaire, hostile à la guerre, qu'elle renonce à abroger la loi du 19 juillet 1913 prolongeant le service militaire à trois ans.

En échange, il lui concède l'impôt progressif sur le revenu. Il est adopté par la Chambre des députés le 15 juillet 1914.

Fatal compromis

L'impôt sur le revenu est promu et porté par l'un des dirigeants les plus brillants de sa génération, Joseph Caillaux. Ministre des Finances dans le gouvernement de Georges Clemenceau en 1906, il préconise un impôt unique sur l'ensemble des revenus (salaires, retraites, revenus agricoles et industriels, rentes...).

La réforme est votée par la Chambre des députés le 9 mars 1909 mais rejetée par le Sénat qui a fait traîner les choses.

À l'automne 1913, Caillaux est donné vainqueur des élections législatives de mai 1914 avec au programme ce fameux impôt et aussi l'abolition de la « loi des trois ans » qui porte de deux à trois ans la durée du service militaire.

La droite engage alors contre lui une campagne très dure, incluant la publication par Le Figaro de sa correspondance intime. Son épouse Henriette Caillaux, désespérée par la crainte du déshonneur, tue le directeur du journal, Gaston Calmette. Du coup, son mari doit se retirer de la politique.

En son absence, le président de la République ne va pas avoir de difficulté à négocier avec le Bloc des gauches un compromis sur la loi des trois ans. En contrepartie, les sénateurs acceptent l'article de la loi des finances qui énonce : « Il est établi un impôt général sur le revenu ». Le débat s'ouvre au Sénat le 3 juillet 1914, quelques jours après l'attentat de Sarajevo dont personne n'imagine encore les tragiques conséquences.
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MessageSujet: 16 juillet 1918 : Assassinat de Nicolas II et sa famille   Lun 16 Juil - 20:54



16 juillet 1918 : Assassinat de Nicolas II et sa famille

Le 16 juillet 1918, dans la nuit, huit mois après la Révolution d'Octobre, le tsar Nicolas II et sa famille sont assassinés à Ekaterineburg, à l'est de l'Oural. Quatre-vingts ans plus tard, jour pour jour, leurs restes ont été transportés à Saint-Pétersbourg et ensevelis dans la nécropole impériale de la cathédrale Pierre et Paul. Par ce geste spectaculaire, les Russes ont voulu effacer les cicatrices du communisme.
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MessageSujet: 17 juillet 1863 : Henri Dunant fonde la Croix-Rouge   Mar 17 Juil - 20:54



17 juillet 1863 : Henri Dunant fonde la Croix-Rouge

Avec quatre amis genevois, le banquier Henry Dunant crée le 17 juillet 1863 une organisation internationale et neutre destinée à secourir les victimes de guerre, le Comité International de la Croix-Rouge (CICR). Une conférence internationale aboutit à la signature le 22 août 1864 de la première Convention de Genève « pour l'amélioration du sort des militaires blessés dans les armées en campagne ».

L'idée lui en est venue en visitant quatre ans plus tôt le champ de bataille de Solferino, à l'occasion d'un voyage d'affaires. Alors âgé de 31 ans, le banquier genevois s'indigne du sort fait aux blessés et organise de premiers secours. De retour à Genève, il lance un appel à l'opinion européenne dans un livre intitulé Un souvenir de Solferino. Lui-même s'en entretient avec l'empereur Napoléon III.

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MessageSujet: 18 juillet 1857 : Faidherbe repousse El-Hadj Omar et pacifie le Sénégal   Mer 18 Juil - 20:54



18 juillet 1857 : Faidherbe repousse El-Hadj Omar et pacifie le Sénégal

Le 18 juillet 1857, le colonel Louis Faidherbe, à la tête de quelques centaines de soldats français et de supplétifs sénégalais, se présente devant le fort de Médine, sur le cours supérieur du fleuve Sénégal.

À son approche, les vingt mille Toucouleurs qui assiègeaient le fort prennent la fuite.

Leur chef El-Hadj Omar, un guerrier charismatique de 60 ans, renonce à se créer un royaume sur les rives du Sénégal. Il gagne le Soudan et va y poursuivre la lutte.

À l’intérieur du fort, l'officier Paul Holle et ses hommes, 50 indigènes et sept Européens dont le sergent Desplat, voient la fin de leur cauchemar.

À bout de munitions après un siège de trois mois et plusieurs vagues d’assaut, ils attendaient la mort tout comme les six mille habitants de la petite cité africaine, réduits à la famine.

Nommé gouverneur de Saint-Louis-du-Sénégal trois ans plus tôt par le gouvernement de Napoléon III, Faidherbe s’assure par son succès la mainmise sur tout l’arrière-pays et le fleuve.

Il va dès lors constituer une solide colonie autour du comptoir de Saint-Louis, ce qui lui vaut d’être considéré de façon quelque peu excessive comme le fondateur du Sénégal.

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MessageSujet: 19 juillet 1900 : Inauguration du métro de Paris   Jeu 19 Juil - 20:54



19 juillet 1900 : Inauguration du métro de Paris

Le 19 juillet 1900, à la faveur d'une grande Exposition universelle, Paris inaugure sa première ligne de métro. Elle relie la Porte Maillot (ouest) à la Porte de Vincennes (est). Les stations sont conçues en « style nouille » par l'architecte Guimard, selon les principes artistiques de l'Art nouveau.

C'est l'aboutissement tardif d'un vieux projet. Le premier projet d'un transport souterrain à Paris remonte en effet à 1855 mais sa réalisation a été longtemps différée et beaucoup d'autres métropoles, à commencer par Londres, ont pu construire leur propre métro avant que Paris ne s'y mette.

La réalisation des travaux est confiée à l'ingénieur Fulgence Bienvenüe dont le nom a été donné à la station de la gare Montparnasse. Les chroniqueurs de l'époque prédisent l'achèvement du réseau dans les huit ans à venir. Dans les faits, un siècle plus tard, le métropolitain continue de s'étendre et de se moderniser.
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MessageSujet: 20 juillet 1944 : Attentat contre Adolf Hitler   Ven 20 Juil - 20:54



20 juillet 1944 : Attentat contre Adolf Hitler

Le 20 juillet 1944, Hitler échappe à la bombe qui devait le tuer tandis qu'il examinait des cartes avec ses généraux au Grand Quartier Général de Rastenburg, en Prusse orientale, dans son repaire dit la Tanière du Loup («Wolfsschanze»).

De son nom de code «Walkyrie», cet attentat est le deuxième auquel échappe le dictateur après celui du menuisier Georg Elser, à Munich, en 1939.

En fait d'attentat, il s'agit plutôt d'une tentative de coup d'État par une coalition d'opposants au régime, à un moment où celui-ci est de toute façon condamné : les Soviétiques sont déjà en Allemagne et les Anglo-Saxons ont débarqué en Normandie.

Des militaires antinazis

Les conjurés de l'opération «Walkyrie» veulent tuer Hitler pour renverser le régime et établir à sa place une dictature conservatrice en rétablissant éventuellement la monarchie. Ils espèrent faire la paix avec les Anglo-Américains tout en continuant la guerre contre l'Union soviétique.

Parmi eux figurent plusieurs hauts gradés dont le général à la retraite Ludwig Beck et le général Hans Speidel, chef d'état-major du prestigieux maréchal Erwin Rommel, lequel est informé du complot mais ne s'y associe pas. L'un des plus actifs est le comte Claus von Stauffenberg (36 ans), qui a découvert en Russie, pendant l'hiver 1941/1942, la brutalité des SS. Bien que catholique fervent, opposé à la violence illégitime, il s'est alors convaincu de la nécessité d'assassiner Hitler. Il a combattu ensuite aux côtés du maréchal Rommel en Afrique, où il a perdu un oeil et une main.

Malchance

Nommé en juillet 1944 chef d'état-major de l'armée de réserve du général Fromm, Claus von Stauffenberg participe aux conférences militaires de la Tanière du Loup.

Le 20 juillet 1944, date choisie pour l'attentat, la réunion est avancée à 12 h 30 au lieu de 13 heures en raison d'une visite de Mussolini et se tient dans un chalet en bois au lieu du bunker en béton habituel en raison de la chaleur de l'été. Au moment propice, Stauffenberg dépose une valise piégée sous la table, près de Hitler. Puis il quitte la pièce sous le prétexte de donner un coup de fil.

Comme la valise dérange un des militaires, celui-ci la déplace de sorte qu'elle est désormais séparée de Hitler par le lourd support en chêne de la table. Lorsque se produit l'explosion, les parois du chalet sont soufflées, ce qui amoindrit la puissance de l'explosion. Et le Führer, protégé par le pied de la table, n'est en fin de compte que légèrement blessé.

Stauffenberg a vu le chalet se volatiliser et des corps expulsés par les ouvertures. Il est convaincu qu'il ne reste plus personne de vivant à l'intérieur et, sans perdre une minute, se rend à Berlin dans l'intention de participer au soulèvement. À son arrivée à l'aéroport, trois heures plus tard, il téléphone aux autres conjurés et apprend, consterné, que ceux-ci n'ont pas osé déclencher le soulèvement faute de certitude sur le sort de Hitler.

Beaucoup de participants à la conférence ont été tués ou grièvement blessés mais celui-ci et le général Keitel qui se tenait à ses côtés ont eu une chance inouïe... Quand Mussolini arrive pour ce qui sera la dernière rencontre des deux dictateurs, il est accueilli sur le quai de la gare par un Hitler surexcité, les cheveux roussis, le bras partiellement paralysé, qui l'amène sans attendre visiter le lieu de l'explosion. Les deux hommes, après une phase d'agitation, s'installent pour le thé.

Répression

À Berlin, le ministre de la propagande, Joseph Goebbels, reprend habilement la main. À 18h30, la radio annonce que Hitler vient d'échapper à un attentat. À Prague et Vienne, les généraux qui avaient entamé le soulèvement font machine arrière.

Le ministre de l'Intérieur, Heinrich Himmler, prend le commandement de l'armée de l'intérieur. Stauffenberg et d'autres chefs de la conjuration sont exécutés sur place. Le général Beck est contraint au suicide. À 1h du matin, Hitler lui-même s'exprime à la radio et annonce une sévère répression. Il tiendra parole.

L'amiral Wilhelm Canaris, ancien chef de l'Abwehr (le service de renseignement), soupçonné de participation au complot, est envoyé au camp de concentration de Flössenburg où il sera étranglé avec une corde à piano le 9 avril 1945.

Le 14 octobre, le maréchal Erwin Rommel sera sommé de se suicider. Eu égard à sa grande popularité, Hitler lui accordera des funérailles nationales. Au total, la Gestapo aurait procédé à 7.000 arrestations suite à l'attentat du 20 juillet et 5.000 personnes auraient payé de leur vie cette tentative tardive de se débarrasser du tyran et de laver l'honneur de l'Allemagne. Plus déterminé que jamais, Hitler entraînera l'Allemagne jusqu'au bout de sa folie.
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MessageSujet: 21 juillet 1798 : Bataille des Pyramides   Sam 21 Juil - 20:54



21 juillet 1798 : Bataille des Pyramides

Le 21 juillet 1798, non loin des pyramides de Gizeh, le général Napoléon Bonaparte défait les Mamelouks. Habilement exploitée par la propagande napoléonienne, cette bataille va magnifier l'image du général vainqueur en lui apportant une touche supplémentaire d'exotisme et d'épopée orientale.

Elle n'empêchera pas l'expédition d'Égypte de déboucher sur un fiasco militaire, le premier avant ceux de Saint-Domingue, d'Espagne et de Russie.

Origines de l'expédition

Cette expédition a été décidée en 1797 par le gouvernement républicain du Directoire après une série de victoires en Europe qui ont permis à la Grande Nation d'atteindre ses «frontières naturelles» sur le Rhin mais non de vaincre l'Angleterre.

Le général Napoléon Bonaparte, fort de ses victoires en Italie, caresse le rêve d'une expédition orientale qui permettrait de couper à l'Angleterre la route des Indes. Le ministre des Relations extérieures, Talleyrand, partage son rêve. En conséquence de quoi le Directoire décide, début 1798, d'envahir la Confédération suisse, alliée séculaire de la France, afin de financer la future expédition d'Orient avec le trésor de Berne.

Bonaparte, récemment nommé membre de l'Institut, rassemble une pléiade de jeunes scientifiques, ingénieurs, artistes et humanistes. Parmi eux, l'artiste aventurier Vivant Denon, qui recueille à 51 ans la chance de sa vie, le mathématicien Gaspard Monge, le naturaliste Geoffroy Saint-Hilaire...

La conquête

La flotte appareille de Toulon le 19 mai avec au total 54.000 hommes ! Elle s'empare au passage de l'île de Malte. Trois siècles plus tôt, l'île avait été confiée par Charles Quint aux Chevaliers de l'Ordre hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, dénommés ensuite de Rhodes puis de Malte.

Enfin, le corps expéditionnaire débarque à Alexandrie le 2 juillet après avoir échappé presque par miracle à la poursuite de la flotte britannique aux ordres de Nelson. L'Égypte, sous l'autorité nominale du sultan d'Istamboul, est alors dominée par une caste militaire, les Mamelouks

Pressé d'en finir, Bonaparte se dirige d'Alexandrie vers Le Caire, capitale de l'Égypte, par le chemin le plus court, à travers le désert.

Non préparés au soleil, les soldats endurent pendant trois semaines des souffrances épouvantables.

C'est enfin le heurt décisif avec les troupes de Mourad Bey au pied des Pyramides. La bataille dure à peine deux heures. Avec son sens de la propagande, le général invente à propos de cette journée la harangue célèbre : «Soldats, songez que du haut de ces pyramides, quarante siècles vous contemplent !». C'est le point culminant de l'expédition d'Égypte.

Trompeuse séduction de l'Orient

Le général Louis Desaix poursuit les fuyards jusqu'en Haute-Égypte, complétant la soumission du pays. Bonaparte, quant à lui, joue le vizir au Caire, une ville bruissante de plus de 200.000 habitants dans un pays qui en compte trois millions (25 fois plus aujourd'hui). Mais ses illusions se dissipent lorsque sa flotte est détruite à Aboukir.

Prisonnier de sa conquête, Bonaparte ne songe plus dès lors qu'à s'en sortir. Ce sera chose faite le 8 octobre 1799 quand il débarquera à Fréjus... La malheureuse armée d'Égypte, quant à elle, se rendra aux Anglais le 31 août 1801.
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MessageSujet: 22 juillet 1209 : Sac de Béziers   Dim 22 Juil - 20:54



22 juillet 1209 : Sac de Béziers

Le 22 juillet 1209, la population de Béziers est massacrée suite à la prise de la ville par une armée de croisés venus du nord.

C'est le premier des nombreux drames qui émailleront la croisade contre les Albigeois, destinée à éradiquer l'hérésie cathare dans le Midi.

Les croisés s'en prennent aux seigneurs du Midi

Le roi de France Philippe Auguste étant en guerre avec ses voisins du nord et indisponible, la direction de la croisade a été confiée au légat du pape, Arnaud-Amalric (ou Arnaud-Amaury), abbé de Cîteaux, chef du puissant ordre des moines cisterciens.

Son objectif est d'attaquer les seigneuries et les communautés urbaines qui, bien que catholiques, sont supposées soutenir l'hérésie.

Le légat, qui bénéficie du ralliement forcé et contraint du comte de Toulouse Raimon VI, décide de briser d'abord le maillon le plus faible, à savoir Raimon-Roger de Trencavel, vicomte de Béziers et Carcassonne...

Les croisés font un exemple

Le malheureux vicomte échoue à convaincre les croisés de sa bonne foi. Ipso facto, les croisés marchent sur Béziers, sa capitale. La ville a des greniers pleins de provisions et possède maintes sources à l'intérieur de ses murailles. Elle ne craint pas le siège. À l'opposé, les assiégeants manquent de vivres et doivent affronter une paysannerie hostile. Le siège se présente d'autant plus mal que les croisés ont toute latitude de rentrer chez eux au terme de quarante jours de campagne, selon la coutume féodale.

Pour tenter d'arranger les choses, l'évêque catholique de la ville demande à ses fidèles de livrer 222 bonshommes cathares auxquels ils auraient accordé l'hospitalité. Bien que bons catholiques, les Biterrois refusent la transaction. Ils refusent également de se rendre aux croisés à la suite de leur évêque.

C'est alors qu'une poignée de Biterrois commettent une erreur qui leur sera fatale : ils opèrent une sortie en vue de défier les croisés en rase campagne. Ces derniers profitent de l'occasion pour pénétrer dans la ville, laquelle tombe bientôt entre leurs mains. La population, terrorisée, se réfugie dans l'église Sainte-Madeleine, mais les croisés n'en ont cure et la massacrent.

Avec la prise de Béziers, les chefs de la croisade veulent dissuader les autres villes du Midi de leur résister. Ils ont hâte d'en finir avant que leurs propres hommes ne regagnent leurs seigneuries du nord. Dès le 1er août suivant, les croisés investissent la place forte de Carcassonne, entre Béziers et Toulouse. La cité tombe le 15 août.
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MessageSujet: 23 juillet 1242 : Victoire de Saint Louis sur Henri III à Saintes   Lun 23 Juil - 20:54



23 juillet 1242 : Victoire de Saint Louis sur Henri III à Saintes

Le 20 juillet, Saint Louis repoussait les anglo-poitevins sur le Pont de Taillebourg mais sa victoire n’était pas complète, car Henri III Plantagenêt s’enferme dans Saintes avec son armée.

Les chroniques nous disent que l’Ost du Roi de France est « plus grande » que celle du Roi d’Angleterre. On devait alors compter 4.000 chevaliers, piétons et arbalétriers. Saint Louis est accompagné de ses frères Alphonse de Poitiers et Robert d’Artois, ainsi que de plusieurs de ses vassaux comme Thibault IV de Champagne.

Voici ce qu’écrivait Guillaume de Nangis dans sa Vie de Saint Louis : « Il y eut une merveilleuse et forte bataille (…), âpre et dure, mais à la fin, les Anglais ne purent soutenir les assauts des Français et se mirent à fuir… La nuit du jour de cette bataille, le Roi d’Angleterre et le Comte de la Marche s’enfuirent avec tout le reste de leurs gens et évacuèrent la cité et le château de Saintes. Le lendemain matin (24 juillet), les citoyens de Saintes vinrent remettre au Roi Louis les clés du château de la cité. »

Au XVIIe siècle, Louis-Sébastien Le Nain de Tillemont, historien disciple de Dom Mabillon et de ces nouvelles méthodes d’analyse de documents donne une nouvelle vision de l’ensemble de la bataille de Taillebourg.

Voici ce qu’il dit concernant les combats de Saintes :

Le mardi 22 juillet, jour de Sainte Madeleine, Saint-Louis marche avec son armée pour poursuivre les Anglais, en envoie une avant-garde (fourriers et fourrageurs) devant Saintes pour « y trouver des vivres (…) Ils pillèrent, saccagèrent, brûlèrent et prirent ce qu’ils trouvèrent de bétail. » Au vu de cela, le Comte de La Marche accourut avec ses trois fils et quelques soldats (Gascons, Anglais et Ecossais) pour chasser les Français sans en avertir Henri III. Les fourrageurs se défendent bien mais se retrouvent bientôt submergés et vont demander le secours d’Alphonse de Poitiers. Ensuite, Le Nain de Tillemont nous dit que Saint Louis et son frère cadet accoururent avec l’armée entière. Il exagère nettement quand il dit que les deux armées face à face « à ce qu’on prétend, faisaient plus de deux cent mille hommes », ce qui est tout simplement impossible pour l’époque.

Le combat a lieu devant la porte de Saintes, les deux Souverains à la tête de leurs hommes. Les chevaliers de Saint Louis chargeant au cri fameux de « Montjoie », auquel les Anglo-poitevins répondent par « Realistes » (les Royaux).

Tout comme Guillaume de Nangis, Le Nain de Tillemont dit que « le combat fut rude, les Anglais y faisant paraître tout ce qu’ils avaient de courage ; mais les Français avaient l’avantage du nombre ».

Finalement, Henri III décide de s’enfuir ce qui provoque le désarroi dans ses rangs qui ne tardent pas à se débander. Galvanisés, les chevaliers de Saint Louis décident de poursuivre les fuyards, sans doute dans l’espoir d’en capturer certains pour en tirer rançon. Mais le Roi de France retient ses gens au cas où ceux-ci s’aventureraient trop loin et trop dangereusement. Enfin, d’après Le Nain de Tillemont, vingt-deux chevaliers anglo-poitevins, trois clercs et cent-vingt sergents sont pris par les gens du Roi de France.

La victoire de Saintes va forcer Henri III à négocier avec le Roi de France, Saint Louis voulant ménager le Roi Plantagenêt et faire la paix avec lui.

En revanche, le grand Roi de France voit son prestige s’accroître vis-à-vis de ses vassaux. Ceux-ci, s’ils possèdent des fiefs en Angleterre et en France, seront tenus de choisir à quel Roi ils doivent fidélité.
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