Duché de Montmirail

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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 18 août 1587 : Première Américaine anglo-saxonne   Sam 18 Aoû - 20:54



18 août 1587 : Première Américaine anglo-saxonne

Le 18 août 1587 naît Virginia Dare White, en Caroline du Nord. C'est la première Américaine d'origine anglo-saxonne.

Elle disparaît moins de quatre ans plus tard avec le reste de sa famille lors d'une attaque des Indiens.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 19 août 1488 : La «Guerre folle» et le traité du Verger   Dim 19 Aoû - 20:54



19 août 1488 : La «Guerre folle» et le traité du Verger

Le 19 août 1488, le duc François II de Bretagne, contraint et forcé, signe avec le jeune roi de France Charles VIII le traité du Verger. Par ce traité, le roi, ou plutôt sa soeur Anne de Beaujeu, met fin à la «Guerre folle» et prend un sérieux gage sur la Bretagne, jusque-là indépendante.

La «Guerre folle»

La «Guerre folle» est le fait d'une poignée de grands seigneurs en mal de reconnaissance. Ils croient pouvoir en imposer à Anne de Beaujeu et, pour cela, s'allient à François II de Bretagne, qui craint pour l'indépendance de son duché, ainsi qu'à Louis II d'Orléans (futur Louis XII).

Louis a de solides raisons d'en vouloir à la dynastie des Valois. Lui-même est le fils de Charles d'Orléans, poète à ses heures, qui supporta vingt-cinq longues années de captivité à Londres après la bataille d'Azincourt. Il est né en 1462, alors que son père était dans sa 68e année. Louis XI l'oblige à épouser sa fille contrefaite, Jeanne la Boîteuse, dans l'espoir que le mariage sera stérile et que s'éteindrait la lignée des Orléans qu'il déteste !...

Dès janvier 1485, le duc d'Orléans tente sans succès de soulever les Parisiens et de renverser la régente mais Anne de Beaujeu a vite fait de le ramener à la raison. En 1486, la querelle rebondit de façon plus brutale tandis que l'empereur Maximilien Ier de Habsbourg fait une incursion dans le nord du royaume. Louis d'Orléans se réfugie à Nantes, chez son allié le duc de Bretagne.

C'est ainsi que la coalition franco-bretonne se lance dans ce qui restera pour la postérité une «Guerre folle» (ce nom remonte au siècle suivant). À l'été 1487, Charles VII, à la tête de ses troupes, entame une campagne triomphante en Bretagne mais échoue à s'emparer de Nantes, capitale du duché.

Le roi place le jeune Louis II de La Trémoille (28 ans) à la tête de son armée avec le titre de lieutenant général. Les troupes royales remportent enfin une victoire décisive sur les insurgés à Saint-Aubin-du-Cormier, non loin de la ville de Fougères, le 28 juillet 1488.

Le duc François II, vaincu, doit signer le 19 août 1488 le traité du Verger, par lequel il promet que sa fille et héritière Anne ne se marierait pas sans le consentement du roi de France.

Mort trois semaines après la signature du traité, il ne verra pas le mariage de sa fille avec le roi Charles VIII, encore moins son remariage avec son successeur, Louis XII, qui n'est autre que le duc d'Orléans défait à Saint-Aubin-du-Cormier.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 20 août 636 : Les Arabes à la conquête de l'Orient   Lun 20 Aoû - 20:54



20 août 636 : Les Arabes à la conquête de l'Orient

Le 20 août 636, quatre ans seulement après la mort du prophète Mahomet, les cavaliers arabes triomphent d'une nombreuse armée byzantine et s'emparent du Proche-Orient et de ses richesses.

Une victoire inespérée

À Médine, le calife Omar, énergique quadragénaire, avait été prévenu de l'approche d'une armée grecque. Il en avertit Khalid, son meilleur général.

Celui-ci réunit l'ensemble des combattants musulmans et, après cinq jours de marche, fait face à l'ennemi.

L'affrontement décisif a lieu sur les rives du Yarmouk, un affluent du Jourdain à une centaine de kilomètres au sud de Damas.

L'armée byzantine est supérieure en nombre mais peu motivée...

Surtout composée d'Arméniens et... d'Arabes, elle est pénalisée par les querelles théologiques entre les patriarcats de Constantinople et du Proche-Orient.

Bien que chrétiens comme l'empereur Héraclius, les Orientaux négligent de prêter leur concours à son armée.

Celle-ci est donc battue sans que cela affecte d'ailleurs Constantinople, qui s'inquiète bien davantage du péril perse ou encore bulgare.

Fort de cette victoire inespérée, Khalid occupe Damas, capitale de la Syrie. Seules une quinzaine d'églises sont laissées aux chrétiens. Il occupe ensuite Antioche, métropole prestigieuse de l'Orient hellénistique. C'est ainsi que la riche Syrie tombe sous la domination arabe.

Deux ans plus tard, c'est au tour de Jérusalem de tomber aux mains des musulmans. Les chrétiens sont tolérés dans la ville sainte moyennant tribut cependant que les juifs en sont chassés.

En 642, les cavaliers arabes occupent Alexandrie, capitale de l'Égypte, et défont les Perses sassanides. Ils dominent dès lors la Syrie, l'Égypte et la Mésopotamie, rebaptisée Irak, et la plus grande partie de la Perse, soit les régions les plus riches de l'Orient antique.

Divorce en Méditerranée

Après la bataille du Yarmouk, les Arabes vont connnaître une longue suite de victoires. Elles vont leur livrer tout le bassin méridional et oriental de la Méditerranée. C'est la fin de l'unité du bassin méditerranéen organisée autour de la culture gréco-romaine et de la foi chrétienne.

Une nouvelle époque historique commence où le bassin méditerranéen est organisé autour de trois grandes aires de civilisations : l'aire gréco-byzantine, chrétienne orthodoxe autour de la mer Égée et des Balkans, la chrétienté catholique romaine, à la pointe occidentale de l'Europe, enfin le monde musulman, de l'Andalousie au Moyen-Orient.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 21 août 1968 : Invasion de la Tchécoslovaquie   Mar 21 Aoû - 20:54



21 août 1968 : Invasion de la Tchécoslovaquie

Au matin du 21 août 1968, les Européens se réveillent en état de choc. Des troupes blindées d'un total de 300.000 hommes ont envahi dans la nuit la Tchécoslovaquie sur décision de l'autocrate soviétique Leonid Brejnev. Des dizaines de milliers de parachutistes ont aussi atterri sur l'aéroport de Prague.

Les agresseurs appartiennent à cinq pays du pacte de Varsovie, dont fait partie la Tchécoslovaquie elle-même (URSS, Pologne, Bulgarie, Allemagne de l'Est, Hongrie). Ils prétendent intervenir à l'appel de responsables locaux en vue de sauver le socialisme dans ce pays d'Europe centrale où il a été imposé vingt ans plus tôt par l'Union soviétique à la faveur du «coup de Prague».

Le printemps de Prague


L'accession le 5 janvier d'Alexandre Dubcek (47 ans) au secrétariat général du Parti communiste tchécoslovaque et l'élection ultérieure du général Lutvik Svoboda (73 ans) à la présidence de la République avaient ouvert la voie à des réformes hardies.

En avril, tandis que la jeunesse d'Occident s'agite et se donne des frissons de Révolution, Alexandre Dubcek supprime la censure, autorise les voyages à l'étranger et fait même arrêter le chef de la police.

Beaucoup de Tchécoslovaques se ruent à la découverte de l'Occident sans prendre garde aux manoeuvres prémonitoires du pacte de Varsovie, en Tchécoslovaquie même.

Le retour à la réalité

Le 3 août 1968, Dubcek est fermement invité à rejoindre les représentants de l'Union soviétique, y compris le secrétaire général Brejnev, à Bratislava, en Slovaquie. Au terme de discussions orageuses, il s'ensuit la signature d'un vague compromis. Dubcek sait qu'il ne sagit que d'un sursis.


Quand les chars du pacte de Varsovie investissent les villes du pays, la population s'abstient de toute résistance armée. Elle tente de dialoguer avec les tankistes soviétiques. Dans un dérisoire effort de résistance passive, elle enlève les plaques des rues pour désorienter l'occupant. En certains endroits, des tankistes perdent leur sang-froid face à l'audace des manifestants et ouvrent le feu. On compte le soir du 21 août quelques poignées de morts.

Le lendemain, de nombreux Praguois manifestent en silence, oriflammes au vent. Sans résultat.


Le PC tchécoslovaque tient un congrès extraordinaire clandestin dans les usines CKD, près de Prague, et reconduit Alexandre Dubcek dans ses fonctions. Pendant ce temps, celui-ci a été jeté manu militari dans un avion et transféré en Union soviétique. Le 23 août, il est fermement convié par ses hôtes soviétiques à signer un texte de capitulation. Après trois jours de pressions et de brutalités, il se résigne enfin.

Le 27 août, de retour à Prague, abattu et défait, il présente ce texte à ses concitoyens. Il y est question pour la première fois de «normalisation». C'en est brutalement fini du «Printemps de Prague» et de l'illusion d'un «socialisme à visage humain». Devenus inutiles à l'occupant, Alexandre Dubcek et les autres responsables du pays sont rapidement isolés et remplacés.

Les Tchèques et les Slovaques se résignent à la «normalisation». La plupart du moins. L'étudiant Jan Palach fait exception. Il s'immole par le feu sur la place Wenceslas, à Prague, le 16 janvier 1969, par défi et par désespoir. Ses compatriotes saluent son geste dans le recueillement. Ils patienteront vingt ans avant le retour de la démocratie...

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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 22 août 1812 : Pétra sort de l'oubli   Mer 22 Aoû - 20:54



22 août 1812 : Pétra sort de l'oubli

Le 22 août 1812, un jeune Suisse de 28 ans retient son souffle.

À l’issue d’une longue marche dans le Sîq, un étroit défilé près de wadi Moussa, dans les montagnes du sud de la Jordanie, il vient d’apercevoir une immense façade sculptée dans le grès rose.

Le jeune voyageur évite toutefois de laisser paraître son émerveillement pour ne pas éveiller les soupçons de son guide.

Officiellement Johann Ludwig Burckhardt, alias Sheikh Ibrahim, ne parcourt le Sîq que pour se rendre au Djebel Haroun – le « mont Aaron» en arabe – et y sacrifier une chèvre au prophète, frère de Moïse…

Pétra entre mythe et réalité

Après des siècles d’oubli, le jeune homme est le premier Européen à découvrir le spectacle grandiose de la Khazneh, ce monument qui deviendra bientôt l’emblème de Pétra, l’antique capitale des Nabatéens.

Comment celle-ci a-t-elle pu sortir des mémoires occidentales ? Le premier facteur est géographique : la cité est nichée dans une région semi-désertique, à l’écart des grandes voies de communication, au cœur d’un massif gréseux très difficile d’accès. Depuis des siècles, elle est redevenue un lieu de pâturage et d’habitat saisonnier pour les populations nomades de la région.

L’autre facteur, c’est la relative discrétion des sources antiques sur Pétra, dont aucune ne permet de situer exactement la cité. Les textes grecs les plus développés sont ceux de Diodore de Sicile et de Strabon. Si l’un et l’autre désignent Pétra comme la capitale des Nabatéens, un peuple arabe caravanier qui s’est enrichi par le commerce des épices et de l’encens, ils en donnent deux images assez contradictoires.

Diodore rapporte le témoignage oculaire de l’historien Hiéronyme de Cardia, contemporain d’Alexandre le Grand : « Les Nabatéens vivent en plein air [...], ils ont pour coutume de ne pas semer de grains, de ne pas planter d’arbres fruitiers, de ne pas boire de vin et de ne pas construire de maisons. » Bref, ce sont des nomades. Diodore relate aussi deux expéditions ordonnées contre eux par le roi Antigone le Borgne, successeur d’Alexandre : la « Roche » qu’attaque l’armée hellénistique et qui est vraisemblablement Pétra n’apparaît pas comme une ville mais plutôt comme un refuge, protégé par la nature et permettant aux tribus nomades de mettre à l’abri leurs richesses.

Strabon au contraire, s’appuyant sur le témoignage du philosophe Athénodore qui a visité Pétra au tournant de l’ère chrétienne, décrit la capitale des Nabatéens comme une véritable ville, avec de l’eau en abondance, des jardins et de coûteuses maisons en pierre : en trois siècles, les nomades se sont sédentarisés et sont devenus des citadins installés dans une ville luxueuse. Voilà ce que les érudits occidentaux savent de Pétra lorsque Burckhardt vient la tirer de l’oubli en août 1812.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 23 août 1514 : Turcs contre Perses à Tchaldiran   Jeu 23 Aoû - 20:54



23 août 1514 : Turcs contre Perses à Tchaldiran

Le 23 août 1514, l'armée du sultan ottoman Sélim Ier se heurte à celle du chah de Perse, Ismaïl Ier, fondateur de la dynastie des Séfévides. Le premier représente l'islam sunnite, le second se présente comme le champion de la minorité chiite. Il a imposé cette religion dissidente dans son empire.

L'affrontement a lieu à Tchaldiran (aujourd'hui Cadiran, près du lac de Van, en Turquie). Il inaugure une guerre de religion entre sunnites turcs et chiites perses qui va s'étaler sur plus d'un siècle.

Les deux armées comptent chacune environ 100 000 hommes mais les Turcs ottomans l'emportent grâce à leurs canons et leurs arquebuses qui ont raison de la cavalerie perse.

Le sultan, toutefois, néglige de profiter de son avantage et ne poursuit pas son adversaire. Il se contente d'annexer à son empire l'Anatolie orientale et le nord de l'actuel Irak, autrement dit l'actuel Kurdistan. Depuis ce temps, les tribus kurdes, bien que proches des Iraniens par l'origine indo-européenne et la langue, sont demeurées fidèles au sunnisme et plus ou moins soumises aux Turcs.

De son côté, le chah Ismaïl Ier profite de ce répit pour raffermir son empire. Il fait alliance avec la dynastie mamelouk qui gouverne l'Égypte, avant que le sultan turc Soliman Ier ne la renverse. Les successeurs du chah tenteront aussi de s'allier à l'empereur d'Allemagne, Charles Quint, dont les États autrichiens sont menacés par les Turcs.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 24 août 410 : Prise de Rome par Alaric   Ven 24 Aoû - 20:54



24 août 410 : Prise de Rome par Alaric

Le 24 août 410, Alaric, roi des Wisigoths, fâché que l'empereur Honorius n'eût pas versé le tribut demandé, s'empare de Rome. Pendant trois jours, ses troupes vont piller et massacrer à qui mieux mieux. Quarante mille Romains sont réduits en esclavage. Alaric lui-même enlève une princesse promise à un grand destin, Galla Placidia !

L'empire est profondément secoué mais ne s'effondre pas pour autant. C'est que Rome avait perdu son statut de capitale dès 286 au profit de Milan, érigée en capitale de la partie occidentale par Dioclétien.

Querelles de Barbares

Théodose Ier a succédé en 378 à l'empereur Valens, victime des Goths à la bataille d'Andrinople. Désireux de parfaire l'unité de l'empire, il interdit toute autre religion que le christianisme dans sa version catholique et, à sa mort, le 17 janvier 395, confie l'Orient à son fils Arcadius et l'Occident à son fils Honorius. Cette division va perdurer jusqu'à la fin et se retrouve dans les frontières actuelles entre orthodoxie et catholicisme.

Au début du Ve siècle, les provinces, au nombre d'une centaine, échappent peu ou prou à l'autorité centrale. Le pouvoir est partagé au niveau local entre les généraux (chefs militaires), les vicaires (représentants de l'empereur) et les évêques (chefs religieux).

La paix repose sur des généraux d'ascendance barbare : le Vandale Stilicon, général de l'armée d'Occident, au demeurant parfaitement romanisé, et le Goth Alaric, général de l'armée d'Orient. Ce dernier conserve en marge de son commandement le titre et la fonction de roi des Goths.

Mécontent d'être trop peu rémunéré pour ses services, Alaric envahit une première fois l'Italie en 402 mais est repoussé par Stilicon à Pollenzo. La faiblesse de l'Occident n'échappe pas à d'autres Barbares, tel le Goth Radagaise qui tente à son tour d'envahir l'Italie en 406. Il est battu et tué à la bataille de Fiesole par Stilicon. Ce faisant, ce dernier a dû dégarnir la frontière du Rhin. Le 31 décembre 406, profitant de ce que le fleuve est gelé, des bandes de Vandales, Francs, Suèves et autres Germains le franchissent à pied sec et pénètrent en Gaule.

Stilicon a transféré de Milan à Ravenne la capitale de l'empire d'Occident pour mieux assurer la défense du territoire. Mais son impuissance face à l'invasion de la Gaule et la jalousie de l'empereur Honorius conduisent ce dernier à le faire assassiner le 23 août 408.

Alaric saute sur l'occasion. Ne voyant plus aucun obstacle devant lui, il redescend sur l'Italie pour réclamer son dû deux ans plus tard. Tandis qu'Honorius se calfeutre à Ravenne, protégée par ses marais, il organise le siège de Rome et en dirige le pillage.

Un retentissement universel

Chrétien et romanisé, Alaric tempère l'ardeur de ses troupes. Il leur interdit en particulier de piller les églises. Il n'empêche que le sac de Rome a un retentissement démesuré car il met en lumière l'affaiblissement de l'Empire. Il revêt une grande importance symbolique aux yeux des intellectuels de l'époque même si la Ville éternelle n'est plus que l'ombre d'elle-même.

Dans son monastère de Palestine, saint Jérôme évoque la « terrible nouvelle venue d'Occident » : « Elle est prise la ville qui a pris l'univers entier. Que dis-je ? Elle périt par la famine avant de périr par le glaive et l'on n'a trouvé à faire que très peu de prisonniers » .

En Afrique, Augustin d'Hippone écrit La Cité de Dieu, un plaidoyer pour répondre aux philosophes païens qui accusent les chrétiens d'être à l'origine du drame (Alaric lui-même est un chrétien de la mouvance arienne).

Le théologien rappelle surtout que les réalisations terrestres sont peu de chose au regard des promesses du ciel.

Par ailleurs, il ne manque pas de prendre la défense des femmes violées par les Barbares et leur enjoint de vivre, à la différence de la mythique Lucrèce que la morale païenne contraignit au suicide après qu'elle eut été violé par le fils de Tarquin.

Dans les provinces périphériques de l'empire, beaucoup de ses contemporains et Augustin lui-même ne sont pas loin de penser que le sac de Rome est le châtiment de tous les forfaits commis par les légions romaines au cours des siècles passés.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 25 août 1248 : Saint Louis s'embarque pour la croisade   Sam 25 Aoû - 20:54



25 août 1248 : Saint Louis s'embarque pour la croisade

La septième croisade, souhaitée par le pape Innocent IV, fait suite à la reprise de Jérusalem par les Turcs en 1244. Après près d'un siècle et demi d'existence, les États francs de Terre sainte sont menacés d'anéantissement.

Or, en décembre de la même année, le roi Louis IX (30 ans) est victime d'une dysenterie aigüe. Il en réchappe miraculeusement et fait aussitôt voeu de se croiser.

En vue de son voyage, il fonde un port artificiel sur la seule partie du littoral méditerranéen qui appartient au domaine royal. C'est Aigues-Mortes, à l'ouest du delta du Rhône.

Le 25 août 1248, il s'embarque avec son épouse Marguerite de Provence, les plus grands seigneurs de France, et vingt mille hommes. Avant de partir, le roi a confié le gouvernement à sa mère Blanche de Castille.

L'expédition accoste à Chypre où elle hiverne avec un objectif que le roi garde secret. Il envisage de débarquer non pas en Terre sainte où l'attend l'ennemi mais dans le delta du Nil, en vue d'abattre le sultanat fondé par Saladin, principale menace des États francs du Levant.

Au printemps, l'expédition reprend donc la mer et accoste près de Damiette, sur le delta du Nil. Le roi décide là-dessus, sur les conseils de son frère Robert d'Artois, de marcher sur Le Caire.

L'armée du sultan est refoulée dans la citadelle d'el-Mansourah, qui barre la route du Caire. L'avantage est aux Français. Mais leur avant-garde s'aventure à l'intérieur de la citadelle où elle est taillée en pièces.

Louis IX est finalement capturé par les mamelouks, ainsi que 1200 de ses hommes. Au bout d'un mois seulement, ils sont en définitive libérés contre une rançon de 200 000 livres et bien sûr l'évacuation de Damiette.

Le roi ne revient pas pour autant dans son royaume. Désolé de n'avoir pu mener à bien sa croisade, il va à Saint-Jean d'Acre et s'attelle à la restauration des États francs de Palestine ou de ce qui en reste.

À son retour, c'est un homme transformé qui prend les rênes du royaume, désormais tout entier voué à sa mission de roi chrétien, qui lui vaudra la sainteté.
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MessageSujet: 26 août 1648 : Journée des Barricades   Dim 26 Aoû - 20:54



26 août 1648 : Journée des Barricades

En 1648, au début de la guerre civile de la Fronde, une émeute fut causée par l'arrestation de deux conseillers au parlement de Paris, René Potier de Blancmesnil et Pierre Broussel, qui s'étaient fait remarquer par leur courage à défendre les lois, en résistant aux empiétements du cardinal Mazarin.

L'émeute

Irritée de l'opposition de ces magistrats, dont l'influence entraînait la majorité de leur compagnie, la reine de France Anne d'Autriche, par les conseils de son ministre, eut l'imprudence de les faire arrêter, le 26 août 1648.

Dès que le peuple de Paris connut l'emprisonnement des deux conseillers, des attroupements se formèrent. Louis Charton, qui devait aussi être arrêté, réussit à s'échapper.

La sévérité dont on usa pour les dissiper, le sang qui fut versé, augmentèrent à tel point l'animosité, qu'on vit alors presque tous les habitants de Paris s'armer pour en tirer vengeance. Dans toutes les rues, des chaînes sont tendues. De deux cents à plus de six cents barricades, ornées de drapeaux, sont dressées et fortifiées aux cris de « vive le Roi! point de Mazarin! ».

Le parlement vint en corps au Palais-Royal demander la liberté des prisonniers. Le premier président Mathieu Molé porta la parole. Il représenta à la régente que cette concession était le seul moyen de calmer le mécontentement général, en dissipant à l'instant le feu de la rébellion. Anne d'Autriche refusa avec beaucoup d'aigreur, en disant « Que les membres du parlement étaient les vrais auteurs de la sédition par leur désobéissance aux ordres de la cour ». Une seconde tentative de la part du premier président n'eut pas un meilleur résultat.

Les membres du parlement, ainsi congédiés, s'en retournent à pied à leur palais. Ils parviennent sans peine jusqu'à la troisième barricade qui se trouvait à la Croix du Trahoir où ils sont arrêtés. Un marchand armurier de la rue Saint-Honoré, nommé Raguenet, capitaine de la garde bourgeoise de ce quartier, saisit le premier président par le bras et appuyant un pistolet sur le visage de Mathieu Molé lui dit : « Tourne, traître, si tu ne veux être massacré toi et les tiens; ramène-nous Broussel, ou le Mazarin et le chancelier en otages! ».

Molé, sans se déconcerter écarte le pistolet, et, conservant toute la dignité de la magistrature, rallie les membres effrayés de sa compagnie, et retourne au Palais-Royal à petits pas au milieu des injures et des blasphèmes de ce peuple en colère.

Pour la troisième fois, il expose à la régente l'irritation des esprits et la résistance que sa compagnie vient d'éprouver dans la rue de l'Arbre-Sec. La reine fait encore des difficultés. Le parlement, pour délibérer sur ce nouveau refus, tint séance dans la galerie du Palais-Royal. Le duc d'Orléans, Gaston de France, et le cardinal Mazarin assistèrent à cette conférence.

Il fut décidé que les conseillers arrêtés seraient rendus à la liberté. La régente y consentit enfin. L'ordre en est expédié sur-le-champ. Cette décision fut aussitôt signifiée au peuple mais les Parisiens, peu confiants en la sincérité de la cour, déclarèrent qu'ils resteraient armés jusqu'à ce qu'ils vissent Broussel en liberté.

Ce conseiller parut le lendemain matin alors, des salves d'artillerie se firent entendre. La joie publique se manifesta par de bruyantes acclamations. Le peuple porta ce magistrat en triomphe jusqu'à sa maison. Ainsi se termina la fameuse journée du 27 août de l'année 1648, connue dans l'Histoire sous le nom de Journée des Barricades.

Le retour au calme dans la ville ne s'effectuera que le 29 août.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 27 août 1979 : Assassinat de Lord Mountbatten   Lun 27 Aoû - 20:55



27 août 1979 : Assassinat de Lord Mountbatten

Le 27 août 1979, des terroristes de l'IRA font sauter le petit bateau de pêche sur lequel l'ancien vice-roi des Indes britanniques passe ses vacances, au large du port irlandais de Mullaghmore. La cible n'est pas choisie par hasard : Lord Louis Mountbatten est en effet apparenté aux grandes dynasties européennes.

Arrière-petit-fils de la reine Victoria et oncle maternel du duc Philip d'Edimbourg, époux de la reine Elizabeth II, il incarne par sa naissance et plus encore par son aura personnelle et ses exploits la grandeur de la Couronne britannique.

Un assassinat contre-productif

Lord Louis (79 ans) est tué sur le coup.

Trois autres personnes périssent aussi des suites de l'attentat. Il s'agit de l'un de ses petits-fils, Nicolas (14 ans), et de son copain Paul (15 ans), ainsi que de la grand-mère de Nicolas, Lady Brabourne. Trois autres membres de sa famille sont gravement blessés.

Ce crime de trop indigne tous les Britanniques mais aussi les Irlandais eux-mêmes.

Beaucoup se rendent à la police, qui pour dénoncer les menées terroristes d'un parent ou d'un voisin, qui pour se repentir et promettre de renoncer au terrorisme. Grâce à quoi la police va porter des coups fatals à l'IRA dans les années suivantes.
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MessageSujet: 28 août 1933 : Arrestation de Violette Nozières   Mar 28 Aoû - 20:54



28 août 1933 : Arrestation de Violette Nozières

Le 28 août 1933, Violette Nozières est arrêtée pour avoir tenté de tuer ses parents. Son père n'a pas survécu au forfait. Ce fait divers passionne la France tant il semble incarner les dérives d'une société trop permissive.

Un style de vie dissolu

Âgée de 18 ans, Violette Nozières a échoué au premier baccalauréat, abandonné ses études et vit libre comme l'air. Ses parents, au domicile desquels elle vit, ne la pressent pas de question et lui laissent toute liberté.

Elle passe ses journées au Quartier Latin et se prostitue pour subvenir aux besoins de son amant. Pour lui, elle vole une partie de la caisse familiale.

Pour les magistrats comme pour la majorité des Français, c'est ce style de vie dissolu qui explique que, le 21 août, elle ait versé un somnifère à ses parents en le faisant passer pour un remède prescrit par le médecin contre leurs malaises. Puis, elle a ouvert le gaz et quitté l'appartement afin de faire croire à un suicide.

Aux enquêteurs, elle déclare que son père abusait d'elle depuis des années et qu'elle a voulu se venger de lui. Au sujet de sa mère, ses explications sont plus floues : elle dit qu'elle n'a pas voulu la tuer, mais aussi qu'elle lui en voulait pour son refus de voir ce qui se passait, et qu'elle a souhaité lui épargner la honte que susciterait la révélation des agissements de son père.

Sa mère refuse de fait de croire la version de sa fille, qui est condamnée à mort le 13 octobre 1934. Comme alors on n'exécute pas les femmes, sa peine est commuée en emprisonnement à vie, mais elle est réduite pour bonne conduite par le maréchal Pétain.

Violette Nozières est libérée en 1945. Parmi ses défenseurs, convaincus de la réalité de l'inceste, figurent les surréalistes, qui publient une brochure pour la soutenir. Plus nuancé est le film de Claude Chabrol, réalisé en 1978, avec Isabelle Huppert dans le rôle principal : il laisse la question des agissements paternels ouverte.
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MessageSujet: 29 août 1533 : Exécution de l'Inca Atahualpa   Mer 29 Aoû - 20:54



29 août 1533 : Exécution de l'Inca Atahualpa

Le 29 août 1533, Pizarre met à mort l'Inca Atahualpa. Le conquistador, un vacher illettré reconverti à cinquante ans dans la guerre de pillage, n'hésite pas à trahir sa promesse d'épargner l'Inca si celui-ci lui remettait la rançon exigée. Pizarre lui-même finira sous le poignard de ses acolytes.
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MessageSujet: 30 août 1813 : Bataille de Fort Mims   Jeu 30 Aoû - 20:54



30 août 1813 : Bataille de Fort Mims

La bataille de Fort Mims se déroula au début de la guerre civile creek, le 30 août 1813, lorsqu'une troupe de guerriers Creeks (entre 750 et 1000 hommes), appartenant à la faction des Red Sticks, sous le commandement de Peter McQueen et de William Weatherford attaquèrent l'avant poste de Fort Mims.

L'installation militaire abritait alors, en plus des 265 soldats et hommes de la milice, environ 270 civils, Blancs et Indiens. Après de lourdes pertes (environ 200 hommes), les Creeks conquirent le fort et y massacrèrent la presque totalité de ses occupants (517 victimes et 36 rescapés).
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MessageSujet: 31 août 1846 : Découverte de Neptune par Urbain Le Verrier   Ven 31 Aoû - 20:54



31 août 1846 : Découverte de Neptune par Urbain Le Verrier

Le 31 août 1846, l'astronome et mathématicien Urbain Le Verrier présente un rapport à l'Académie des Sciences où il démontre par le calcul l'existence d'une nouvelle planète, Neptune, à 4,5 milliards de kilomètres du Soleil. Elle lui apparaît à l'origine des perturbations jusqu'alors inexpliquées des mouvements des autres planètes. « M. Le Verrier vit le nouvel astre au bout de sa plume » commente avec admiration François Arago.

Né à Saint-Lô le 11 mars 1811, Urbain-Jean-Joseph Le Verrier est entré à l'École polytechnique en 1831. Il en est sorti huitième de sa promotion deux ans plus tard. Après s'être d'abord consacré à la chimie, il obtient en 1836 un poste de répétiteur en astronomie à l'École polytechnique. Ce choix décidera de sa carrière future, qui culminera avec la découverte de Neptune.

Honoré par le pays tout entier, le jeune homme tâte de la politique en se faisant élire député de la Manche en 1849. Faute de briller à l'Assemblée, il succède en 1854 à François Arago à la direction de l'Observatoire de Paris, où il se signalera par un comportement excessivement autoritaire, ce qui lui vaudra d'être congédié en 1870... et repris deux ans plus tard. Il poursuivra infatigablement ses travaux jusqu'à sa mort le 1er septembre 1877.
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MessageSujet: 1er septembre 338 avant JC : Athènes perd la liberté à Chéronée   Sam 1 Sep - 20:56



1er septembre 338 avant JC : Athènes perd la liberté à Chéronée

Le 1er septembre de l'an 338 avant JC, Athènes et Thèbes se heurtent à l'armée macédonienne. La bataille a lieu à Chéronée, en Béotie, région de Grèce centrale, non loin du célèbre défilé des Thermopyles.

C'en est fini à tout jamais de l'indépendance des cités grecques et de la plus prestigieuse d'entre elles, Athènes.

Démosthène contre Philippe

Un siècle plus tôt, Athènes dominait le monde grec sous le gouvernement du grand Périclès. Ses penseurs et ses artistes créaient des oeuvres vouées à l'immortalité. Mais les guerres intestines ont affaibli les cités et le petit royaume semi-barbare de Macédoine en a profité pour se renforcer sous la poigne énergique du roi Philippe II


À Athènes, Démosthène s'évertue à ouvrir les yeux de ses concitoyens sur le danger macédonien. Souffrant de bégaiement dans sa jeunesse, il a réussi à le surmonter à force de volonté et d'énergie et est devenu l'orateur le plus célèbre de la Grèce antique, consacrant toute sa vie à la lutte contre Philippe II et Alexandre le Grand.

Ses harangues dénommées Philippiques et Olynthiennes (du nom d'Olynthe, une cité portuaire conquise par Philippe II), restent de remarquables témoignages de l'art oratoire. Mais elles ne suffisent pas à arrêter les phalanges macédoniennes. La langue française conserve leur souvenir sous la forme d'un nom commun, philippique, qui désigne encore aujourd'hui une harangue violente.

Fin de l'indépendance grecque

À Chéronée, le roi Philippe II de Macédoine et son fils Alexandre remportent une victoire complète grâce à leur infanterie, organisée en redoutables phalanges, et à leur cavalerie, que commande Alexandre, à peine âgé de 18 ans.

Le jeune prince emporte la décision en taillant en pièces le bataillon des Thébains. Son père, lui-même remarquable homme d'État et conquérant, lui aurait lancé, admiratif : « Mon fils, cherche-toi un autre royaume car celui que je te laisse est trop petit pour toi ! »

Désormais, Athènes doit se soumettre comme le reste de la Grèce à un roi à demi-barbare (ou considéré comme tel).

Après la défaite de Chéronée et l'échec d'un ultime soulèvement, Athènes entre dans l'alliance macédonienne et participe avec Alexandre le Grand à la conquête de l'empire perse.

Démosthène se suicide par le poison quinze ans plus tard, à 62 ans, après avoir tenté de soulever une nouvelle fois sa cité contre Antipater, le général macédonien qui a succédé à Alexandre à la tête de la Grèce.

Réconciliation sur le dos des Perses

Ayant soumis la Grèce, Philippe II prend le titre d'hégémon. Il s'apprête à se retourner contre les Perses de la dynastie achéménide, ceux-là même qui attaquèrent la Grèce deux siècles plus tôt, à l'époque des guerres médiques.

Cette expédition est destinée à libérer les cités grecques d'Asie, que les Perses ont à nouveau occupées, ainsi qu'à rapprocher Grecs et Macédoniens en vue de mettre fin à leurs querelles fratricides.

Mais Philippe II est assassiné en 336 avant JC par l'un de ses hommes, qui craint à juste titre la perspective d'une guerre dans la lointaine et mystérieuse Asie. C'est donc son fils Alexandre III (20 ans) qui reprend à son compte ce projet.

Avant de partir à la conquête de l'Asie, le nouveau roi de Macédoine Alexandre III établit la sécurité sur les frontières nord du royaume, en Illyrie et le long du Danube.

Les cités grecques veulent en profiter pour s'émanciper mais Alexandre réagit avec célérité. Il détruit Thèbes au son des flûtes... À l'exception de la maison du poète Pindare et des temples. Par contre, il respecte Athènes, par amour de son passé prestigieux et par souci de se rallier ses élites.

La route de la gloire

Le nouveau généralissime des Grecs prépare avec soin l'expédition d'Asie. Fort d'une autorité charismatique sur ses hommes et entouré d'excellents généraux (Parménion, Séleucos, Ptolémée, Antigone...), il veille aussi à bien organiser ses lignes de ravitaillement et ses liaisons avec l'arrière.

Il franchit le détroit du Bosphore avec environ 40.000 soldats macédoniens et grecs, dont 5.000 cavaliers qui lui seront très utiles au plus fort des combats, et se lance aussitôt à la poursuite de Darius III, le roi des Perses.

Au départ, il ne s'agit dans son esprit que d'une expédition punitive contre les Perses mais au fil des combats, elle va déboucher sur la plus fabuleuse épopée de tous les temps.
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MessageSujet: 2 septembre 1792 : Massacres de Septembre   Dim 2 Sep - 20:54



2 septembre 1792 : Massacres de Septembre

Les 2 et 3 septembre 1792, à l'instigation de meneurs comme le journaliste Jean-Paul Marat qui agitent la crainte des complots et celle, bien réelle, de l'invasion, des dizaines de sans-culottes envahissent les prisons parisiennes. À l'Abbaye, la Force, la Conciergerie, Bicêtre, ils massacrent les prisonniers prétendument contre-révolutionnaires. Au total un millier de victimes : aristocrates, prêtres réfractaires mais aussi droit commun et citoyens ordinaires.

Parmi les victimes figure la princesse Marie-Thérèse de Lamballe (42 ans), ancienne confidente de la reine, connue pour être aussi belle que vertueuse. Elle avait été enfermée à la prison de la Force après avoir accompagné la famille royale à la prison du Temple. Son corps est mis en lambeaux par les émeutiers. Sa tête, plantée au bout d'une pique, est promenée sous la fenêtre de la cellule de la reine. Avec ces massacres, la Révolution française entre dans sa phase la plus violente.
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MessageSujet: 3 septembre 1967 : La Suède passe à droite   Lun 3 Sep - 20:54



3 septembre 1967 : La Suède passe à droite

Le dimanche 3 septembre 1967 à 5h00 du matin, la Suède est à l’arrêt. Lors du Dagen H, le sens de circulation change et passe à droite pour être harmonisée avec celui des pays voisins.

Avant cette date, la Suède est le seul pays nordique à imposer la circulation à gauche. Durant plusieurs décennies, les autorités tentent de faire changer ce sens mais se heurtent à chaque fois aux réticences de la population. En 1955, un référendum fait gagner la conduite à gauche avec 85% des voix !

Mais en 1963 le Parlement décide d’adopter l’Högertrafik, soit la conduite à droite. Durant les quatre ans qui précèdent le Dagen H, le paysage automobile suédois se transforme. De nouveaux panneaux, emballés dans du plastique noir, sont positionnés. Une nouvelle signalisation au sol – peinte en blanc – remplace celle peinte en jaune.

Dans la nuit du 3 septembre 1967, la circulation est interdite entre 1h et 6h du matin dans tout le pays. A Stockholm, le temps de préparer les routes et les intersections, tout est bloqué entre le 2 septembre 10h et le 3 septembre 15h.

Si la grande majorité des véhicules circulant dans le pays ont déjà un volant à gauche, les tramways disparaissent et sont remplacés par de nouveaux bus avec une entrée sur le côté droit.

Le lundi 4 septembre, 125 accidents de circulation sont comptabilités dans le pays contre 130 à 198 lors des autres lundis. Selon le gouvernement, aucun accident mortel n’est à attribuer à ce changement de sens de circulation. Une baisse générale des accrochages fut d’ailleurs notée car les véhicules roulant en Suède étaient surtout adaptés à une conduite à droite avec le volant à gauche.

Moins d’un an après, l’Islande imitera la Suède. En Europe, le Royaume-Uni, Chypre, l’Irlande, Malte conserve encore la conduite à gauche.
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MessageSujet: 4 septembre 1838 : La guerre des pâtisseries   Mar 4 Sep - 20:54



4 septembre 1838 : La guerre des pâtisserie

Le 4 septembre 1838, le saccage à Mexico d'une pâtisserie tenue par un Français entraîne une guerre entre la France de Louis-Philippe et le tout jeune Mexique.

Cette « guerre des pâtisseries » se soldera par la destruction du port de Veracruz. À cette occasion s'illustreront le prince de Joinville, François d'Orléans, et le général Antonio López de Santa Anna.

La France, alliée fidèle de l’Espagne

Au XVIIIe siècle, l'Espagne cherche à garder le monopole du commerce avec sa colonie mexicaine. Toutefois, la France comme l'Angleterre se livrent à d'importantes activités de contrebande. En 1797, un traité ouvre le commerce avec les colonies d'Amérique latine aux pays neutres, c'est-à-dire qui ne sont pas alliés à l'Angleterre, ennemie de l'Espagne.

En 1821, le Mexique accède à l'indépendance, après 11 années de lutte. Dès 1822, les États-Unis reconnaissent le nouvel État, suivis en 1826 par l'Angleterre. La France, liée par le sang aux Bourbons d'Espagne, soutient au contraire la volonté de l'Espagne de récupérer ses anciennes colonies.

À la fin des années 1830, le problème de la reconnaissance du Mexique, dont dépend l'autorisation de commercer avec lui, n'est toujours pas réglé. Pendant ce temps, Allemands et Anglais investissent dans les mines mexicaines d'or et d'argent.

La pâtisserie de la discorde

Au cours de ses vingt premières années d'existence, le Mexique connaît une instabilité politique chronique, le gouvernement changeant sans cesse de mains. Le 4 septembre 1838, une pâtisserie tenue par un Français à Mexico est saccagée par la foule, dans le cadre d'affrontements suivant une élection contestée. Le pâtissier écrit au roi des Français Louis-Philippe Ier pour lui narrer ses malheurs et demander réparation.

Au cours de cette période où les revendications du peuple mexicain s'expriment souvent en marge du système politique, d'autres Français voient disparaître leurs biens et font part de leurs doléances à leur souverain. La France réagit en demandant 600 000 pesos de dédommagements pour les pertes de ses ressortissants, mais l'État mexicain refuse de lui verser toute compensation. Il est déjà très endetté auprès de la France, qui craint qu'il ne règle jamais ses dettes.

La France utilise donc l'argument de la défense de ses ressortissants, pâtissiers ou non, pour intervenir militairement et, par la même occasion, obliger le pauvre Mexique à s'ouvrir au commerce avec elle. C'est une illustration inattendue de la « politique de la canonnière » pratiquée par ailleurs contre les Chinois et autres Orientaux.

L'escadre française est commandée par le contre-amiral Charles Baudin, vétéran de la marine du Premier Empire. À ses côtés se tient le prince de Joinville, François d'Orléans, fils du roi Louis-Philippe.

Au cours de l'automne 1838, les Français mettent sur pied un blocus de l'important port de Veracruz et bombardent la la forteresse de San Juan d’Uloa, considérée comme imprenable. Ils utilisent pour la première fois l’obus explosif (177 obus tirés) et obtiennent la reddition du fort le 27 novembre 1838. C’est le « seul exemple » dira Wellington « d’une place régulièrement fortifiée réduite par une force purement navale ».

Le Mexique déclare la guerre mais ne fait pas le poids face aux troupes françaises.

Antonio López de Santa Anna, une des grandes figures de l'indépendance mexicaine, ancien président du Mexique, s'illustre toutefois dans la défense de la ville, dans laquelle il perd une jambe. Cet épisode héroïque lui permet de regagner le prestige qu'il avait perdu en 1836 au Texas, devant Fort Alamo, et de revenir au premier plan de la scène politique de son pays.

Contraint de reconnaître la victoire de la France, le Mexique accepte de payer les 600 000 pesos exigés. La marine française regagne ses côtes en mars 1839.

Un commerce très lucratif pour la France

Cette brève guerre contre la France coûte très cher au Mexique, qui doit reconstruire Veracruz, le plus importants de ses ports, et ne touche plus pendant plusieurs mois les revenus de douanes qu'il générait.

L'ouverture du Mexique à ses importations s'avère à l'inverse une bonne affaire pour la France, à une époque où l'Amérique latine devient un partenaire commercial très important pour l'Europe. La France exporte surtout du tissu vers le Mexique, ainsi que divers produits de luxe, tandis que le Mexique exporte des métaux précieux, or et argent, et des matières premières agricoles : tabac, café, cacao et cochenille. La balance commerciale est très favorable à la France.

Les griefs du Mexicain Carlos María de Bustamante concernant l'attitude de l'Angleterre à l'égard du Mexique au cours des années suivant l'indépendance pourraient aussi bien viser la France : Elle veut que nous soyons de simples colons, consommateurs de ses produits, et encore plus esclaves que nous le fûmes des Espagnols.

Quelques années plus tard, entre 1861 et 1867, à l'initiative de Napoléon III, la France interviendra à nouveau au Mexique, là aussi sous le prétexte de dettes impayées. Elle tentera de transformer le pays en un empire avec sur le trône Maximilien de Habsbourg.
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MessageSujet: 5 septembre 1798 : Naissance du service militaire   Mer 5 Sep - 20:54



5 septembre 1798 : Naissance du service militaire

Le 19 fructidor An VI, sous le Directoire, Jean-Baptiste Jourdan, à l'assemblée des Cinq-Cents et ancien vainqueur de Fleurus, fait voter une loi qui institue la conscription et le service militaire obligatoire. L'article premier de la loi Jourdan énonce : Tout Français est soldat et se doit à la défense de la patrie.

Avec la loi Jourdan, la guerre n'est plus réservée à des professionnels comme sous l'Ancien Régime, quand les souverains recrutaient les soldats parmi les vagabonds et les officiers parmi les jeunes nobles en mal d'aventures et de gloire.

« C'en est fini des armées de métier, formées de nobles et de mercenaires. Le peuple entier est appelé à mourir sur les champs de bataille. La Révolution égalitariste banalise un privilège jusqu'alors réservé à quelques-uns. Elle démocratise la gloire et le trépas. » (René Sédillot, Le coût de la Révolution française).

De la milice médiévale à la conscription

Il existait jusqu'à l'aube de la Révolution une forme de service militaire : la milice, composée de célibataires recrutés par tirage au sort. D'origine médiévale, cette force d'appoint au service des seigneurs et des souverains avait été renforcée par une disposition de Louvois, secrétaire d'État de la Guerre de Louis XIV, en 1688.

Les miliciens devaient pendant six ans se tenir à la disposition du roi pour défendre leur territoire en cas d'invasion. Ce système était assez peu contraignant mais très impopulaire à cause des abus qu'en faisaient les agents du roi et de son caractère inégalitaire : seuls étaient astreints à servir les paysans et manouvriers pauvres. Elle est réprouvée dans son principe par les cahiers de doléances de 1789 et abolie.

La conscription apparue sous la Révolution est autrement plus contraignante. Elle puise ses origines dans le règlement militaire instauré en 1733 par le roi de Prusse Frédéric-Guillaume Ier. Ce règlement permet au «Roi-Sergent» d'étoffer les effectifs de son armée en recrutant des cantonistes dans chaque canton en fonction des besoins.

La «levée en masse»

Mais le 11 juillet 1792, effrayée par la menace d'invasion étrangère, l'Assemblée législative proclame la «Patrie en danger» et lance un vibrant appel aux volontaires, avec un résultat très relatif. Aux côtés des vétérans de l'ancienne armée royale, les nouveaux engagés remportent la victoire de Valmy. Toutefois, ils ne suffisent pas à apporter la paix...

Comme le pays est désormais menacé par une première coalition européenne et que les bonnes volontés s'épuisent, la Convention nationale recourt le 24 février 1793 à la «levée en masse» de 300.000 hommes, recrutés parmi les célibataires et veufs de 18 à 45 ans par les départements de la manière qui leur convient (tirage au sort, désignation...).

Ce retour à grande échelle de l'ancienne milice débouche sur des désertions en nombre et des soulèvements. Les paysans renâclent et, pire que tout, les Vendéens se soulèvent ! La Révolution n'en est pas moins sauvée une nouvelle fois l'année suivante, en juin 1794, par la victoire de Fleurus.

La propagande voit dans cette victoire le triomphe des «volontaires de l'An II». Mais n'exagérons rien : sur 1.200.000 hommes appelés en 1794, on compte pas moins de 800.000 déserteurs, rappelle l'historien Pierre Gaxotte. Beaucoup de ceux qui restent dans l'armée sont des vagabonds, recrutés contre récompense, les «héros de 500 livres» selon le surnom que leur donnent les insurgés vendéens.

La conscription entre dans les moeurs

Avec la chute de Robespierre et l'avènement du Directoire, la Révolution prend un tour conservateur. Les anciens conventionnels se montrent par-dessus tout soucieux de jouir de leurs richesses fraîchement acquises. Pour sortir la France de ses difficultés économiques, ils ne trouvent rien de mieux que de s'engager dans des guerres de conquêtes.

C'est alors que le Directoire, par la loi Jourdan, oblige tous les jeunes gens entre 20 et 25 ans à s'inscrire sur les registres communaux pour faire face à la menace d'une deuxième coalition européenne. Cette «conscription» a pour objet de faciliter une levée en masse. Les citoyens sont appelés sous les drapeaux sur ordre ou par tirage au sort, avec possibilité pour les plus fortunés de se trouver un remplaçant.

Les conscrits se disposent à un service de cinq ans. Ils sont répartis en 5 classes et chaque année sont appelées une ou plusieurs classes en fonction des besoins militaires. La loi Jourdan suscite encore plus de réticences que la levée en masse de 93. Il y a beaucoup de réfractaires et le Directoire a le plus grand mal à recruter les effectifs souhaités.

Après la paix d'Amiens, en 1802, le Premier Consul Napoléon Bonaparte se garde d'abroger la loi Jourdan et quand reprend la guerre, il prend l'habitude d'y recourir pour compléter les effectifs de la Grande Armée. C'est seulement à la chute de l'Empire, avec le retour à la stabilité et à la paixn que la loi Jourdan est abolie par le roi Louis XVIII, au grand soulagement de l'opinion.

Le bel avenir de la conscription

Au cours du XIXe siècle, les besoins militaires imposent le recours à une conscription allégée, laissant une grande place aux exemptions et aux remplacements.

Le 21 mars 1905, tandis que le ciel européen se couvre à nouveau de nuages et que surgit la menace allemande, le gouvernement de Maurice Rouvier instaure le service militaire obligatoire pour tous les citoyens mâles et pour une durée de deux ans, sur le modèle allemand. Il n'est plus question de dispenses ou de tirage au sort. En pleine guerre religieuse, l'opinion républicaine se réjouit de voir les «curés sac au dos».

Quand éclate la Grande Guerre de 1914-1918, les généraux, qui disposent avec la conscription d'armées nombreuses et de soldats non professionnels, sont incités à multiplier les offensives meurtrières.

Cette tragédie entraîne certains officiers à repenser le service militaire. En 1934, le colonel Charles de Gaulle dénonce les effets nocifs de la conscription et préconise la création d'une armée mécanisée et formée de professionnels éprouvés (Vers l'armée de métier, Berger-Levrault).

Au XXe siècle, seules les deux principales démocraties du monde, le Royaume-Uni et les États-Unis, persistent à ignorer la conscription permanente : elles n'instaurent le service militaire obligatoire qu'à titre provisoire, pendant les grandes crises internationales. À l'encontre des idées convenues qui voient dans les armées de conscrits un rempart contre la tyrannie, toutes les dictatures, de Lénine à Pinochet, s'appuient sur de telles armées.

Une disparition très douce

En France, la conscription a été, par-delà tous ses défauts, un outil essentiel d'intégration de l'ensemble des populations vivant sur le sol français. Grâce au service militaire et au combat au coude à coude dans les tranchées, des jeunes d'horizons très différents et ne parlant pas la même langue maternelle ont appris à se reconnaître les uns et les autres et à s'estimer.

Le 28 mai 1996, le président de la République française, Jacques Chirac, a annoncé la fin du service militaire obligatoire au détour d'une allocution télévisée. La décision a été spontanément approuvée par les éditorialistes, la classe politique et l'opinion publique. La loi du 28 octobre 1997 a officialisé cette décision en «suspendant» la conscription. Celle-ci pourra être rétablie en cas de crise grave menaçant l'existence de la nation.

Les derniers conscrits ont fêté la «quille» en 2002, soit plus de deux siècles après le vote de la loi Jourdan. Ce faisant, la France s'est alignée sur les démocraties à l'anglo-saxonne (Royaume-Uni, États-Unis, Pays-Bas...), en se satisfaisant d'une armée de métier.

Avec un peu de recul, la suppression du service militaire obligatoire apparaît comme la réforme la plus importante de toutes celles qui auront été engagées sous la présidence de Jacques Chirac (mise à part la suppression du franc, programmée de longue date par le traité de Maastricht). D'aucuns regrettent qu'elle n'ait pas été remplacée par un service civil obligatoire et universel à un moment où se pose la difficulté d'intégrer à la Nation les jeunes Français issus de l'immigration récente.
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MessageSujet: 6 septembre 1901 : Assassinat du président William McKinley   Jeu 6 Sep - 20:54


6 septembre 1901 : Assassinat du président William McKinley

Le 6 septembre 1901, le président américain William McKinley (58 ans) arrive à Buffalo, dans l'État de New York, pour inaugurer la Pan-American Exposition.

Avocat originaire de l'Ohio, d'abord élu à la Chambre des Représentants, McKinley s'est signalé le 1er octobre 1890 par la mise au vote d'une grande loi protectionniste qui porte son nom, le « McKinley Tariff » : elle porte à 50% en moyenne les tarifs douaniers sur les importations.

McKinley est élu une première fois à la présidence des États-Unis en novembre 1896 sous l'étiquette républicaine. Il engage contre l'Espagne une guerre très profitable qui marque le début de l'impérialisme américain et lui vaut une réélection triomphale.

C'est donc l'esprit serein, impeccablement vêtu comme à son habitude, qu'il se rend à Buffalo. Après un discours d'inauguration, il assiste en fin d'après-midi à une fête au Temple de la Musique et serre les mains du public quand il tombe en arrière, frappé de deux balles en pleine poitrine.

L'assassin est un ouvrier anarchiste au chômage d'origine polonaise, Leon Czolgosz (28 ans), qui voyait dans le Président un « ennemi du peuple ». Il sera électrocuté le 29 octobre suivant.

McKinley en s'écroulant, murmure à son secrétaire : « My wife, be careful, Cortelyou, how you tell her, oh, be careful » (« Ma femme, faites attention en lui disant la nouvelle, Cortelyou, faites attention »). Il meurt après une semaine d'agonie.

Le vice-président Théodore Roosevelt (42 ans), qui lui succède, va poursuivre sa « diplomatie du gros bâton » (« Speak softly and carry a big stick » ; en français : « Parlez avec douceur mais portez un gros bâton »).

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MessageSujet: 7 septembre 869 : Les esclaves noirs se révoltent en Irak   Ven 7 Sep - 20:54



7 septembre 869 : Les esclaves noirs se révoltent en Irak

Le 7 septembre 869 se déclenche dans les marais du bas Irak la grande révolte des Zendj.

Sous la conduite d'un meneur persan, Ali ben Mohamed, ces esclaves originaires d'Afrique noire vont mettre en péril le prestigieux empire arabo-persan de Bagdad, fondé par Saffah un siècle plus tôt.

Bagdad et ses esclaves

L'empire abasside a entamé son déclin dès le début du IXe siècle, dans les dernières années du règne du calife Haroun al-Rachid, sous l'effet de l'incurie administrative, des injustices sociales, des révoltes d'esclaves et des tensions religieuses entre chiites et sunnites.

Sa prospérité reposait en effet sur des bases fragiles :

- l'impôt versé par les non-croyants (chrétiens, juifs...) dont le nombre tend à diminuer sous l'effet des conversions,
- l'esclavage, sujet à des révoltes périodiques.

Au début, pour cultiver leurs immenses domaines agricoles et notamment leurs plantations de canne à sucre, les riches notables de Bagdad s'approvisionnent en main-d'oeuvre servile auprès des Européens. Les commerçants de Venise font fortune en leur livrant des prisonniers de guerre originaires des régions slaves encore païennes. Mais ce commerce se tarit à mesure que les Slaves se convertissent au christianisme.

Les Arabes se tournent alors vers l'Afrique noire, où l'esclavage est une institution solidement établie. Beaucoup de ces esclaves, qui servent comme domestiques dans les harems, sont castrés pour empêcher qu'ils ne fassent souche et parce que le réapprovisionnement est facile et bon marché. Les Mille et une Nuits ne tarissent pas de commentaires brutaux ou salaces sur les relations entre Arabes et Noirs.

De nombreux esclaves noirs, appelés Zendj (d'un mot arabe qui désigne les Africains), travaillent très durement comme manoeuvres agricoles dans les zones marécageuses du Chott al-Arab, au sud de l'Irak actuel.

Révoltes noires

Dès les débuts de l'occupation musulmane, en 689, on signale une révolte en Mésopotamie, parmi les esclaves africains employés à la construction des villes comme Bassora ainsi qu'à l'assèchement des marais qui s'étendent au confluent du Tigre et de l'Euphrate. Elle est réprimée avec la plus extrême brutalité.

Mais cinq ans plus tard, en 694, survient une nouvelle révolte, mieux préparée. Elle réunit les esclaves du bas-Irak ainsi que des déserteurs de l'armée du calife et des esclaves affectés à la garde des troupeaux au Sind, en Inde. En dépit d'une victoire initiale, les révoltés sont une nouvelle fois écrasés.

La mère des révoltes

Un siècle et demi plus tard, en 869, survient au même endroit la plus mémorable de toutes les révoltes d'esclaves. Elle germe dans une période d'anarchie consécutive à la mort du calife el-Moutawakkil, en 861, assassiné par sa garde turque.

N'en pouvant plus d'être maltraités, les Zendj s'insurgent à l'appel d'un agitateur musulman venu de Perse, un certain Ali ben Mohammed surnommé « Sahib al-Zendj » (le maître des esclaves). Poète à la cour du calife, il appartient à la secte égalitariste des kharidjites, se dit descendant du calife Ali et se présente comme le Mahdi, l'ultime envoyé de Dieu.

Sous sa conduite, les esclaves s'emparent des villes de la région et mettent en déroute plusieurs armées. Par un cruel retour de bâton, les prisonniers subissent le sort autrefois réservé aux esclaves, torturés, mutilés, massacrés ou asservis.

Les vainqueurs en arrivent à fonder un embryon d'État avec ses tribunaux et sa monnaie. Le 7 septembre 871 enfin, ils triomphent avec la prise de Bassorah, capitale du bas-Irak.

À Bagdad, l'inquiétude est à son comble. On craint que les Zendj en viennent à menacer Bagdad. Les califes successifs mobilisent toutes leurs armées et repoussent méthodiquement les rebelles vers les marais. La résolution des anciens esclaves noirs fléchit d'autant plus que le « Mahdi » Ali ben Mohammed tend à les reléguer au bas de l'échelle sociale et à ne prêter d'égard qu'à son entourage blanc.

En 883 enfin, les armées du calife ont raison des rebelles. Ali ben Mohammed et ses officiers sont tués ou exécutés. La plupart des anciens esclaves meurent les armes à la main. Mais une partie des survivants, reconnus pour leur combativité, sont intégrés dans les armées du calife.

La révolte des Zendj aura en définitive coûté 500 000 à 2,5 millions de victimes ainsi que le rappelle l'historienne Catherine Coquery-Vidrovitch. Elle va ébranler les fondations de l'empire arabo-persan et marquer le début de son déclin.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 8 septembre 1760 : Capitulation de Montréal   Sam 8 Sep - 20:54



8 septembre 1760 : Capitulation de Montréal

Quelques mois après la chute de Québec aux mains des Anglais, le chevalier de Lévis remporte le 28 avril 1760 une spectaculaire victoire à Sainte-Foye, près de Québec, mais ne peut empêcher Montréal, dernière ville française du Canada, d'être à son tour assiégée par trois armées ennemies d'un total de 11.000 hommes.

Il sollicite du gouverneur de Vaudreuil la permission de tenter une sortie avec ses 2.400 hommes, pour l'honneur. Mais le gouverneur juge toute résistance inutile, attendant seulement des assiégeants qu'ils garantissent l'intégrité physique des habitants et leur droit de pratiquer la religion catholique.

Les Anglais l'acceptent mais comme ils refusent par ailleurs aux défenseurs de la ville les honneurs de la guerre, le chevalier de Lévis ordonne à ses troupes de « brûler leurs drapeaux pour se soustraire à la dure condition de les remettre aux ennemis » dans la nuit qui précède la reddition. Celle-ci est signée le 8 septembre 1760.

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MessageSujet: 9 septembre 1513 : Bataille de Flodden Field   Dim 9 Sep - 20:54



9 septembre 1513 : Bataille de Flodden Field

Victoire des Anglais sur les Écossais, la bataille de Flodden se déroule à proximité de Branxton, dans le Northumberland.

Pour honorer son alliance passée en 1512 avec la France et détourner une partie des forces de l'armée anglaise, stationnée en France avec Henri VIII à sa tête, Jacques IV d'Écosse franchit la frontière le 22 août 1513 avec une armée d'environ 30 000 hommes appuyée par de l'artillerie.

Thomas Howard, comte de Surrey, lieutenant d'Henri dans le Nord, rassemble une armée d'environ 20 000 hommes pour le combattre. Craignant que les Écossais ne battent en retraite vers la frontière, le comte de Surrey lance un défi à Jacques, qui accepte d'attendre jusqu'au 9 septembre pour se battre.

Le combat commence en fin d'après-midi. Les Écossais luttent avec acharnement, mais les hallebardes anglaises de 2,5 mètres de longueur (hampe munie d'une lame recourbée) s'avèrent supérieures aux longues lances écossaises (4,5 mètres), et l'action contre l'aile droite écossaise des archers anglais est, une fois encore, décisive.

L'armée écossaise est anéantie avant la tombée de la nuit. Jacques IV est tué, ainsi que 10 000 de ses sujets au moins, dont des dignitaires de l'Église et de l'État et un grand nombre de nobles.
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MessageSujet: 10 septembre 1880 : Traité entre Savorgnan de Brazza et Tio, roi des Bateké   Lun 10 Sep - 20:54



10 septembre 1880 : Traité entre Savorgnan de Brazza et Tio, roi des Bateké

Le 10 septembre 1880, sur les bords du fleuve Congo, Pierre Savorgnan de Brazza conclut un traité en plusieurs exemplaires avec le chef traditionnel des Batékés.

Par ce traité auquel l'Africain ne comprend goutte, la République française établit son protectorat sur un vaste territoire qui fait aujourd'hui partie du Congo-Brazzaville.

Habilement relayé par la propagande officielle, ce succès obtenu sans combat va nourrir dans le pays de Jules Ferry le mythe de la « mission civilisatrice » de la France.

Le jeune Brazza (28 ans), Français d'adoption, devient l'objet d'un véritable culte républicain et l'on se plait à opposer sa magnanimité à la brutalité de Stanley, un Britannique au service du roi des Belges, avec lequel il est entré en concurrence dans le bassin du Congo.

Un héros de la France des colonies

Pietro Brazza Savorgnan est né à Castelgandolfo, près de Rome, dans une famille de l'aristocratie romaine, le 26 janvier 1852.

Après des études à Paris, il entre à l'École Navale à titre étranger avec l'appui de l'amiral de Montaignac.

Médiocrement noté et en butte à l'hostilité des autres officiers de marine, il participe après la guerre franco-prussienne à une modeste expédition au Gabon. Là, il conçoit le projet d'explorer le bassin du Congo pour le compte de la France.

Mais à Paris, la IIIe République s'installe et la colonisation ne figure pas encore au rang des priorités nationales.

En 1874, le jeune officier de marine se fait naturaliser français, change son nom en Savorgnan de Brazza et son prénom en Pierre. Il repart aussitôt pour le Gabon avec le seul soutien de son protecteur, l'amiral de Montaignac, devenu entretemps ministre de la Marine.


Au cours d'une première mission, Brazza remonte l'Ogoué, un fleuve côtier qui arrose le Gabon actuel, puis reconnaît le cours supérieur de l'Alima, un affluent du Congo, le grand fleuve d'Afrique centrale.

NB : le Congo n'est pas accessible à partir de son embouchure en raison d'importants rapides ; le cours navigable du fleuve s'interrompt en amont de ces rapides, dans une vaste retenue aujourd'hui connue sous le nom de Stanley Pool et sur les bords de laquelle se tiennent Brazzaville et Kinshasa, ex-Léopoldville.

Lors d'une deuxième expédition, Savorgnan de Brazza fonde Franceville sur le haut-Ogoué.

Il atteint enfin le Congo en descendant l'Almina et, dans le village d'Itiéré, conclut le fameux traité de protectorat avec le Makoko-Iloô (titre officiel du chef des Bateké). Brazza repart pour la France en laissant sur place de petits détachements de soldats, notamment des tirailleurs sénégalais.

Dans le village de N'Couna, qui sera plus tard rebaptisé par la France... Brazzaville et deviendra la capitale de la colonie puis de la république du Congo, l'un de ces tirailleurs, le sergent Malamine, a la frayeur de sa vie quand il voit débarquer en juillet 1881 la puissante troupe de Henry Stanley.

L'explorateur britannique descend le bassin du Congo en suivant la rive gauche (côté sud) et soumet de toutes les manières les populations locales à sa loi. Malamine ne se laisse pas impressionner et lui refuse le passage sur la rive droite. Stanley s'incline. Le roi des Belges devra se satisfaire de la rive gauche du Congo.

Triomphe et amertume

À Paris, le traité entre Brazza et le Makoko-Iloô est ratifié dans l'enthousiasme le 18 septembre 1882 par la Chambre des députés. C'est qu'entre temps, Jules Ferry a converti une bonne partie des élites républicaines au principe de la colonisation.

Brazza, fêté en héros, présenté comme l'ami des Noirs et le libérateur des esclaves, est nommé commissaire du gouvernement dans l'Ouest africain puis, de 1886 à 1897, commissaire général au Congo. Il jette les bases de la future Afrique Équatoriale Française : Congo, Gabon, Oubangui-Chari, Tchad et Cameroun.

En février 1905, l'explorateur est consterné par la lecture d'un journal qui évoque des sévices à l'encontre des Noirs en Afrique équatoriale française. Ses successeurs, comme les Belges de l'autre côté du fleuve, sont suspectés de brutaliser les populations locales, voire de les mutiler, quand ils refusent de récolter le caoutchouc.

Brazza réclame et obtient du président Émile Loubet une mission d'inspection. C'est ainsi qu'il retourne dans « sa » colonie du Congo pour découvrir que celle-ci, abandonnée à l'avidité des trafiquants et à la brutalité de certains fonctionnaires, est mise en coupe réglée par les compagnies concessionnaires.

Pierre Savorgnan de Brazza meurt à Dakar sur le chemin du retour le 14 septembre 1905 et l'on murmure qu'il aurait été empoisonné par des trafiquants peu désireux que soient révélés leurs méfaits. Tandis que l'explorateur bénéficie de funérailles nationales, son rapport est enfoui dans les archives sans publicité aucune.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 11 septembre 1917 : La dernière mission de Georges Guynemer   Mar 11 Sep - 20:54



11 septembre 1917 : La dernière mission de Georges Guynemer

Le 11 septembre 1917, Georges Guynemer décolle pour ce qui sera sa dernière mission au-dessus des lignes allemandes. Son engagement dans la Grande Guerre et sa mort à 22 ans en feront une légende de l'aviation de combat.

Pilote en herbe

Georges Guynemer est né à Paris le 24 décembre 1894. Il a 9 ans quand les frères Wright, de l'autre côté de l'Atlantique, effectuent un premier vol. Ignorant de cet événement, il ne se doute pas des conséquences qu'il aura sur sa courte existence.

Quand éclate la guerre en 1914, il est refusé dans l'infanterie puis dans la cavalerie en raison de sa constitution fragile mais réussit à s'engager dans l'aviation comme mécanicien et obtient un brevet de pilote en mars 1915.

Affecté à Vauciennes, près de Compiègne, dans l'escadrille des Cigognes, il abat un premier appareil ennemi le 19 juillet 1915 avec un avion simplement équipé d'une mitrailleuse montée sur affût rigide. Il est promu sergent et reçoit la médaille militaire. En décembre de la même année, après plusieurs victoires, il survit de peu à la chute de son appareil. Le jour de Noël, pour son 21e anniversaire, il est fait chevalier de la Légion d'Honneur.

L'As de l'aviation

Pendant la bataille de Verdun, en 1916, il est gravement blessé mais reprend l'air avec le grade de sous-lieutenant et le surnom honorifique d'As de l'aviation. Le 27 juillet, il affronte avec succès une meute de 10 avions ennemis.

Un an plus tard, devenu célèbre jusqu'en Russie, décoré par le président Poincaré de la croix de Saint-Georges, au nom du tsar, il est muté avec son escadrille dans les Flandres.

Il a déjà 53 victoires à son actif quand il décolle pour sa dernière mission à bord de son avion « Le Vieux Charles », de Saint-Pol-sur-Mer vers Poelkapelle. Les Allemands identifieront son avion et sa dépouille dans un champ mais ne pourront récupérer ses restes, détruits par un bombardement.

Le destin foudroyant de ce jeune aristocrate inaugure l'épopée de l'aviation de chasse. On peut y voir une survivance de la chevalerie, avec ses codes et son honneur, dans un monde où la guerre est devenue massacre de masse.

Georges Guynemer a légué à l'École de l'Air sa devise « Faire face » et une colonne a été érigée après la guerre près du lieu où il est tombé, à Poelkapelle, près d'Ypres.

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