Duché de Montmirail

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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 12 septembre 1990 : Traité de Moscou   Mer 12 Sep - 20:55



12 septembre 1990 : Traité de Moscou

Le 12 septembre 1990 est mis un terme diplomatique à la Seconde Guerre mondiale avec la signature à Moscou d'un traité de paix, dit 2+4 (ou 4+2), entre la République fédérale d'Allemagne (RFA), la République démocratique allemande (RDA), les États-Unis, la République française, le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord et l'Union des Républiques socialistes soviétiques.

Par ce texte, les Allemands renoncent officiellement à l'arme nucléaire et reconnaissent leurs frontières comme « inaltérables », ce qui veut dire qu'elles ne peuvent être modifiées même par accord mutuel avec leurs voisins. La ligne Oder-Neisse devient la frontière définitive entre l'Allemagne et la Pologne. Ce traité de paix, préalable à la réunification des deux Allemagnes, clôt la Seconde Guerre mondiale.
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MessageSujet: 13 septembre 1968 : L'Albanie quitte le Pacte de Varsovie   Jeu 13 Sep - 20:54



13 septembre 1968 : L'Albanie quitte le Pacte de Varsovie

Le 13 septembre 1968, suite à l'intervention soviétique à Prague, l'Albanie quitte officiellement le Pacte de Varsovie, créé en 1955. Le régime d'Enver Hoxha avait cesser d'y participer en 1961, date à laquelle le pays conclut une alliance étonnante avec la Chine maoïste.
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MessageSujet: 14 septembre 1925 : Première exposition surréaliste   Ven 14 Sep - 20:54



14 septembre 1925 : Première exposition surréaliste

Le 14 septembre 1925 s'ouvre à Paris la première exposition surréaliste.

Max Ernst, Man Ray, Pablo Picasso, Juan Miro et Giorgio de Chirico révèlent au public une peinture fortement inspirée par les développements de la psychanalyse.
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MessageSujet: 15 septembre 1916 : Les chars arrivent   Sam 15 Sep - 20:54



15 septembre 1916 : Les chars arrivent

Le 15 septembre 1916, à Flers, au cours de la sanglante bataille de la Somme, les Britanniques alignent pour la première fois des chars d'assaut (nom de code : les tanks, ou réservoirs).

Ces engins blindés, montés sur chenille (une innovation apparue en 1905 dans le milieu agricole), se montrent capables de franchir tous les obstacles y compris les rideaux de barbelés qui protègent les tranchées. En Angleterre, les chars d'assaut sont promus par le lieutenant-colonel Ernest Swinton, qui rallie à son idée le premier Lord de l'Amirauté, Winston Churchill.

En France, le promoteur des chars d'assaut est le général d'artillerie Jean-Baptiste Estienne (1860-1934), qui a été aussi parmi les premiers à comprendre l'intérêt militaire de l'aviation. Mais les résistances du ministère de l'Armement ne permettront de mettre en ligne les premiers chars français que le 16 avril 1917, dans des conditions au demeurant décevantes. Les Allemands attendront la fin de la guerre pour se laisser convaincre par cette nouvelle technique.
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MessageSujet: 16 septembre 1380 : Avènement de Charles VI le Fou   Dim 16 Sep - 20:54



16 septembre 1380 : Avènement de Charles VI le Fou

Charles VI a 11 ans quand il succède à son père Charles V le Sage, le 16 septembre 1380. Le roi étant mineur, ses puissants oncles, Louis d'Anjou, Jean de Berry, Louis de Bourbon et Philippe de Bourgogne, assurent la régence et en profitent pour dilapider les ressources du royaume. Plusieurs révoltes comme celle des Maillotins secouent le pays.

En 1388, le roi Charles VI reprend en main les affaires du royaume. Il rappelle les sages conseillers de son père, gens de modeste extraction que les princes surnomment avec mépris les « Marmousets ». Le jeune roi est alors appelé par ses sujets Charles VI le Bien-Aimé et le royaume entre dans une longue embellie.

Las, il sombre bientôt dans la folie et ses oncles reprennent leur place au Conseil. Le règne, l'un des plus longs de l'Histoire de France, se terminera en 1422 dans les pires calamités : querelle entre les Armagnacs et les Bourguignons, révolte des Cabochiens, défaite d'Azincourt et humiliant traité de Troyes, qui déshérite le fils du roi et d'Isabeau de Bavière au profit de l'héritier de la couronne d'Angleterre !...
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MessageSujet: 17 septembre 642 : Les Arabes s'emparent d'Alexandrie   Lun 17 Sep - 20:54



17 septembre 642 : Les Arabes s'emparent d'Alexandrie

Sous le règne du calife Omar, les Arabes du général Amr entrent à Alexandrie le 17 septembre 642, après un siège de plusieurs mois.

Le patriarche chrétien de la ville, Cyrus, a négocié la reddition de sa ville et un tribut en échange du droit pour les chrétiens égyptiens de continuer à pratiquer leur religion et de gérer les affaires de leur communauté.

Peu après, sur le cours du Nil, Amr fonde la forteresse de Fostat. Autour d'elle se développera la nouvelle capitale du pays, Le Caire.
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MessageSujet: 18 septembre 1810 : Les créoles prennent le pouvoir au Chili   Mar 18 Sep - 20:54



18 septembre 1810 : Les créoles prennent le pouvoir au Chili

À Santiago-du-Chili, le 18 septembre 1810, prenant acte de ce que le roi d'Espagne légitime, Ferdinand VII, a été déposé par Napoléon Ier et remplacé par Joseph Bonaparte, un groupe de créoles prend le pouvoir et tente d'instaurer l'indépendance.

Le gouverneur Bernardo O'Higgins, fils naturel d'un Irlandais, est porté à la tête de la colonie. Mais les Espagnols, sitôt débarrassés de Napoléon, reviennent en force en profitant des rivalités au sein de la Junte civile. Ils défont les troupes de la Junte à Rancagua les 1er et 2 octobre 1814.
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MessageSujet: 19 septembre 1991 : Découverte d'Ötzi   Mer 19 Sep - 20:54



19 septembre 1991 : Découverte d'Ötzi

Le 19 septembre 1991, dans les Alpes de l'Ötztal, du côté italien mais à quelques mètres de la frontière autrichienne, des promeneurs découvrent fortuitement un corps momifié libéré par la fonte du glacier. On va découvrir qu'il s'agit d'un chasseur du Chalcolithique (Âge du cuivre), mort il y 5300 ans. Il est baptisé Ötzi et repose depuis lors dans une chambre froide du musée de Bozen-Bolzano.

Les analyses scientifiques montrent qu'il s'agit d'un homme de 45 ans environ, tué d'une flèche. Son ADN mitochondrial est parfaitement identique à celui des Européens d'aujourd'hui, à une mutation près.

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MessageSujet: 20 septembre 1870 : Les troupes piémontaises entrent à Rome   Jeu 20 Sep - 20:54



20 septembre 1870 : Les troupes piémontaises entrent à Rome

Le 20 septembre 1870, quelques jours après la chute du Second Empire français, les troupes piémontaises entrent à Rome. Le roi Victor-Emmanuel profite de la chute de Napoléon III, qui s'opposait à l'annexion par l'Italie des dernières possessions du pape, pour achever l'unification de la péninsule.

Le pape Pie IX se considère dès lors prisonnier au Vatican. Ses successeurs feront de même jusqu'aux accords de Latran qui, en 1929, transformeront le Vatican en un État souverain.
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MessageSujet: 21 septembre 1860 : Bataille du pont de Palikao   Ven 21 Sep - 20:54



21 septembre 1860 : Bataille du pont de Palikao

En août 1860, un corps expéditionnaire de 3 000 Anglais et autant de Français débarque dans le golfe de Hobai et prend la route de Pékin, sous le commandement du général Charles Cousin-Montauban. Le 21 septembre 1860, la troupe arrive devant le pont de Pa-li-kao qui donne accès à la voie dallée menant vers la capitale chinoise.

De l'autre côté du pont manœuvrent 30 000 cavaliers tatares et un plus grande nombre encore de fantassins chinois. Ils sont commandés par un général énergique, San-ko-li-tsing, décidé à en découdre avec les « longs-nez », surnom méprisant donné aux Européens.

Les Français repoussent l'assaut de la redoutable cavalerie tatare. Une fois celle-ci hors-jeu, ils marchent sans faillir vers le pont, faisant refluer devant eux les malheureux fantassins chinois. La journée se solde par une dizaine de tués du côté européen, un millier du côté chinois. Cette victoire dans la « Seconde guerre de l'opium » vaudra à son héros, Cousin-Montauban, le titre honorifique de comte de Palikao.

Le reste n'est plus qu'une promenade et le corps expéditionnaire franco-anglais entre le 13 octobre 1860 à Pékin, d'où s'est enfui l'empereur Xianfeng.
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MessageSujet: 22 septembre 1981 : Paris-Lyon en 2 heures 40 avec le TGV   Sam 22 Sep - 20:54



22 septembre 1981 : Paris-Lyon en deux heures et quarante minutes avec le TGV

Le TGV Paris-Sud-Est est inauguré en grande pompe le 22 septembre 1981 par le président François Mitterrand.

Ce premier « Train à Grande Vitesse » est l'aboutissement d'un énorme projet de recherche et développement mené dès la fin des années 1960 par la SNCF et l'industriel Alsthom-Atlantique (aujourd'hui Alstom), avec le soutien très actif du président Georges Pompidou.

Record mondial

Le train emprunte une ligne nouvelle qui lui est réservée. Cette voie, aujourd'hui proche de la saturation du fait du succès de ce mode de transport, traverse le massif du Morvan et met le coeur de Lyon à deux heures quarante minutes de Paris, au lieu de quatre heures précédemment par la ligne traditionnelle. Celle-ci contournait le Morvan et passait par Dijon.

Dès son inauguration, le train à grande vitesse est célébré comme un coup d'éclat de la technologie française et une revanche du chemin de fer sur l'automobile et sur l'avion. À 260 km/h en vitesse de pointe, le TGV enlève au Shinkansen japonais le record mondial de vitesse commerciale sur rail. Selon le mot de l'historien Fernand Braudel, la France a tout d'un coup l'impression de rétrécir.

Quelques années après le lancement du TGV, l'achèvement de la ligne nouvelle permet d'abaisser à deux heures le temps de parcours entre Paris et Lyon. Le 18 mai 1990, la SNCF remporte de manière officielle le ruban bleu de la vitesse sur rail en roulant avec une rame TGV Atlantique de série à la vitesse de 515,3 km/h. Cette rame circule encore tous les jours en service commercial à 300 km/h.


Le rêve s'estompe

La SNCF, qui se voit reprocher ses déficits par la Commission européenne et les néolibéraux, est privée en 1997 de la gestion de son réseau au profit d'un nouvel organisme, RFF (Réseau Ferré de France).

L'heure n'est plus au rêve mais aux comptes. On parle privatisation, mise en concurrence des services ferroviaires et économies (la maintenance et la sécurité du réseau ne tardent pas à s'en ressentir : ruptures de caténaires, retards...).

Le 16 décembre 2010, avec l'ouverture de la ligne Madrid-Valence, l'Espagne devance la France avec le plus long réseau à grande vitesse d'Europe (2056 km contre 1896 km). Plus sérieusement, Coréens et Chinois s'approprient le savoir-faire français en matière de grande vitesse et bousculent Alstom sur tous les marchés de la planète. C'est désormais la Chine qui collectionne les records ferroviaires. Elle dispose en 2010 de plus de 7000 km de lignes à grande vitesse et s'apprête à ouvrir en 2012 la ligne Shanghai-Pékin (1318 km) avec des trains qui rouleront à 350 km/h.

Les gouvernements français n'en poursuivent pas moins la construction de nouvelles lignes, pour des raisons essentiellement politiques (Tours-Bordeaux-Toulouse, Le Mans-Rennes, Paris-Strasbourg...). D'un point de vue strictement économique, ces nouvelles lignes sont en effet assurées de rester très longtemps déficitaires faute de toucher une clientèle suffisante. Elles pénalisent par ailleurs la modernisation du réseau traditionnel et des réseaux de banlieue en mobilisant des ressources qui auraient pu leur être affectées.
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MessageSujet: 23 septembre 1940 : « Affaire » de Dakar   Dim 23 Sep - 20:54



23 septembre 1940 : « Affaire » de Dakar

À l'aube du 23 septembre 1940, trois bâtiments de guerre des Forces françaises libres du général de Gaulle se présentent devant Dakar, chef-lieu du Sénégal et de l'Afrique occidentale française (AOF). Ils sont accompagnés d'une flotte britannique réunissant deux cuirassés, un porte-avions et des destroyers, sous le commandement de l'amiral Cunningham. C'est l'opération « Menace ».

Un mois plus tôt, Charles de Gaulle a eu la satisfaction d'être rejoint par l'Afrique équatoriale française (AEF), grâce au gouverneur Félix Éboué, au général Edgard de Larminat et au colonel Philippe Leclerc de Hauteclocque. Il attend du gouverneur de l'AOF Pierre Boisson qu'il rompe avec le gouvernement de Vichy et se rallie à son tour à la France libre, afin de mieux asseoir sa légitimité auprès des Anglo-Saxons. Mais le gouverneur de Dakar, hérissé par l'ultimatum maladroit de l'amiral britannique et le souvenir de l'attaque de Mers el-Kébir, reste fidèle à Vichy. Ses soldats s'emparent des aviateurs venus distribuer des tracts et renvoient le capitaine de frégate Georges Thierry d'Argenlieu, envoyé en éclaireur.

Le lendemain, sur ordre de Winston Churchill, l'amiral Cunningham engage le combat. Il fait tirer sur la ville, sous le regard consterné du général de Gaulle, présent sur l'un de ses navires. Mais le gouverneur ne fléchit pas et l'amiral, n'ayant cure de prendre le risque d'un débarquement, quitte le 25 septembre la rade de Dakar pour Freetown, en Sierre Leone. Pour la première fois de sa vie, et sans doute la seule, le général de Gaulle aurait alors songé au suicide.
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MessageSujet: 24 septembre 1724 : Création de la Bourse de Paris   Lun 24 Sep - 20:54



24 septembre 1724 : Création de la Bourse de Paris

Un arrêt royal donne naissance à la Bourse de Paris le 24 septembre 1724, soit un demi-siècle environ après ses homologues de Londres et Amsterdam... et 250 ans après la Bourse de Bruges.

Elle est installée dans l'hôtel de Nevers, rue Vivienne.
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MessageSujet: 25 septembre 1609 : « Journée du guichet » à Port-Royal   Mar 25 Sep - 20:54



25 septembre 1609 : « Journée du guichet » à Port-Royal

Le 25 septembre 1609, émotion à l'abbaye de Port-Royal. L'abbesse Jacqueline Arnauld (Mère Angélique pour les religieuses), 18 ans, refuse de recevoir son père et son frère au guichet du couvent.

Cette journée dite « Journée du Guichet » marque le début d'une querelle religieuse et intellectuelle qui va parcourir tout le XVIIe siècle français, que l'on qualifie parfois de « Siècle des Saints » (François de Sales, Vincent de Paul etc) tant il est en rupture avec la vague de déchristianisation et de doute du siècle précédent.

Une famille passionnée

Jacqueline Arnauld est l'un des vingt enfants d'Antoine Arnauld, célèbre avocat du Parlement de Paris. Elle a été désignée par son père « coadjutrice » de l'abbesse de Port-Royal, alors qu'elle était tout juste âgée de... 8 ans.

Touchée par la foi à la fin de son adolescence, elle restaure une sévère discipline dans ce vieil établissement de l'ordre de Cîteaux qui était devenu au fil des siècles un lieu de mondanités aux moeurs relâchées. C'est ainsi qu'elle interdit aux religieuses le droit de recevoir leur famille (c'est la « clôture ») ; elle rétablit surtout la règle monastique de saint Benoît de Nursie dans toute sa rigueur, en partageant les journées entre travail, prière et repos.

Son initiative ne manque pas de surprendre dans les milieux bourgeois et aristocratiques de la capitale où, au sortir des guerres de religion, on s'était habitué à considérer les affaires religieuses avec un certain détachement.

Triomphe du jansénisme

Mère Angélique contribue au renouveau de la religion catholique en France en s'appuyant sur l'enseignement de François de Sales.

Le monastère reçoit un afflux important de vocations, y compris de nombreux parents de Mère Angélique et en particulier sa soeur Agnès, qui lui succédera comme abbesse (Port-Royal comptera jusqu'à vingt-deux Arnauld !).

Trop à l'étroit dans la vallée de Chevreuse, Mère Angélique et les Filles du Saint Sacrement (ainsi appelle-t-on les religieuses de Port-Royal) s'établissent en 1625 à Paris, dans un nouvel établissement du faubourg Saint-Jacques qui prend le nom de Port-Royal de Paris...

En 1633, la famille Arnauld entre en relation avec l'abbé de Saint-Cyran, qui devient confesseur puis directeur de conscience de Port-Royal de Paris. C'est un disciple de Jansenius (Cornelis Otto Jansen de son vrai nom). Ce théologien flamand lie le salut de chacun à la grâce, c'est-à-dire au bon vouloir de Dieu, en interprétant de façon stricte la doctrine de saint Augustin.

L'abbé rallie sans trop de mal les religieuses de Port-Royal de Paris à la doctrine exigeante de Jansenius.

Le jansénisme pénètre aussi à Port-Royal des Champs, dans la vallée de Chevreuse, où se sont établis des disciples de Mère Angélique : les Solitaires. Ce ne sont pas des moines mais des hommes qui ont renoncé au monde pour vivre près du monastère dans l'austérité, le travail et la prière... et l'enseignement.

Pédagogie d'avant-garde

Dès 1638 et pendant plusieurs décennies, les « Messieurs » de Port-Royal, parmi lesquels Blaise Pascal, mettent leurs talents pédagogiques au service de leurs jeunes élèves dans ce qu'ils appellent les « Petites Écoles ».

L'abbaye fascine aussi les « amis du dehors », aussi bien Boileau, que La Fontaine ou encore Madame de Sévigné. Le peintre Philippe de Champaigne, fidèle disciple de Mère Angélique, laissera de saisissants portraits d'elle et des principaux protagonistes de Port-Royal.

La querelle du jansénisme

À travers de nombreuses publications, les « Messieurs » de Port-Royal entrent en conflit avec les jésuites, très influents à la Cour et dans l'enseignement. Ils leur reprochent une complaisance excessive pour leurs ouailles, surtout si elles sont riches et puissantes.

Il va s'ensuivre une querelle inexpiable arbitrée par le roi en faveur des seconds.

À la fin du XVIIe siècle, l'établissement de Port-Royal de Paris tombe entre les mains des jésuites. Après bien des vicissitudes, ses bâtiments hébergeront en 1814 une maternité connue aujourd'hui sous le nom de Baudelocque.

À la fin de son règne, le 29 octobre 1709, le roi Louis XIV chasse les dernières religieuses de Port-Royal des Champs. Il fait raser l'abbaye, dont seules subsistent aujourd'hui les ruines romantiques.
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MessageSujet: 26 septembre 1859 : La Légende des Siècles   Mer 26 Sep - 20:54



26 septembre 1859 : La Légende des Siècles

Le 26 septembre 1859 paraît La Légende des Siècles, monument poétique de Victor Hugo.

Devant lui, en rêve, le poète contemple le mur des siècles, vague et terrible, sur lequel se dessinent et se mêlent toutes les scènes du passé, du présent et du futur, et où défile la longue procession de l'humanité.

Les poèmes sont la peinture de ces scènes éparses et aperçues fugitivement, dans un entremêlement de visions terribles. Hugo n'a recherché ni l'exactitude historique ni encore moins l'exhaustivité. Au contraire, il s'attache plus volontiers à des figures obscures, le plus souvent inventées, mais qui incarnent et symbolisent leur âge et leur siècle. Comme il l'annonçait lui-même dans la Préface de la Première Série, « C'est de l'histoire écoutée aux portes de la légende ».

Les poèmes, tantôt lyriques, épiques ou satiriques, forment une suite de l'aventure humaine, cherchant non à résumer mais à illustrer l'histoire du genre humain, à témoigner, au sens originel du terme, de son long cheminement des ténèbres vers la lumière.

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MessageSujet: 27 septembre 1529 : Soliman échoue devant Vienne   Jeu 27 Sep - 20:54



27 septembre 1529 : Soliman échoue devant Vienne

Le 27 septembre 1529, le sultan ottoman Soliman le Magnifique met le siège devant Vienne, capitale des Habsbourg, pour soutenir la candidature de Jean Zapolya à la succession de Louis II sur le trône de Hongrie, contre Ferdinand d'Autriche, frère de Charles Quint.

La résistance des habitants et celle des vingt mille soldats de sa garnison ont raison de sa détermination et il doit bientôt se retirer.
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MessageSujet: 28 septembre 1956 : Les kilowatts de Marcoule   Ven 28 Sep - 20:54



28 septembre 1956 : Les kilowatts de Marcoule

Le 28 septembre 1956, la France devient le premier pays d'Europe occidentale à produire de l'énergie atomique.

G1, la pile atomique construite à Marcoule dans le Gard, avait entamé une réaction nucléaire le 7 janvier de la même année puis était montée en puissance jusqu'à être apte à faire tourner un générateur EDF.

Commence pour la France une ère nouvelle basée sur l'énergie atomique, dont on espère qu'elle garantira son indépendance énergétique. En 1974, dans l'année qui suit le premier choc pétrolier, elle relance son effort avec le Plan Messmer qui prévoit 58 réacteurs atomiques supplémentaires.
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MessageSujet: 29 septembre 1918 : La Bulgarie se retire de la Grande Guerre   Sam 29 Sep - 20:54



29 septembre 1918 : La Bulgarie se retire de la Grande Guerre

Les troupes bulgares sont enfoncées suite à l'offensive de l'armée d'Orient, aussi appelée armée de Salonique (650.000 hommes dont 210.000 Français), lancée deux semaines plus tôt par le général Louis Franchet d'Esperey.

Sofia demande l'armistice dès le 29 septembre 1918. La Bulgarie est la première des puissances centrales à se retirer de la Grande Guerre.

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MessageSujet: 30 septembre 1965 : En Indonésie, une tragédie amène Suharto au pouvoir   Dim 30 Sep - 20:54



30 septembre 1965 : En Indonésie, une tragédie amène Suharto au pouvoir

Dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre 1965, des militaires liés au parti communiste se rebellent contre le président Ahmed Sukarno, au pouvoir depuis l'indépendance de l'Indonésie (1945).

Leur soulèvement est brutalement réprimé au prix de 600.000 à 1,2 million de morts par le général Mohammed Suharto.
Se présentant comme le restaurateur de l'ordre, il s'installe d'autorité à la tête de l'État.

L'Indonésie de la « Démocratie Dirigée »

Figure de proue du mouvement indépendantiste et premier président de l'Indonésie, Ahmed Sukarno établit un régime autoritaire et n'a de cesse contre les velléités autonomistes des régions périphériques de l'archipel, Moluques, Célèbes, Papouasie Occidentale, Aceh...

En 1956, il annonce la « démocratie dirigée », un système politique qui remplace les partis et fait de l'armée un acteur politique central.

Parallèlement, il se signale par une diplomatie active et accueille à Bandung, en 1955, la conférence des non-alignés. Son rapprochement avec le bloc communiste amène les États-Unis à suspendre toutes leurs aides.

Avec une économie catastrophique et une inflation galopante, les tensions entre le parti communiste et l'armée vont entraîner la chute du premier président.

De la Démocratie Dirigée à l'Ordre Nouveau

Le 30 septembre 1965, des officiers de la garde personnelle de Sukarno tentent de prendre le pouvoir à Jakarta. Ils kidnappent et assassinent six généraux anti-communistes et mettent sur pied un « conseil de la révolution ». Sukarno ne soutient pas le mouvement.

Le général Mohammed Suharto, chef des forces stratégiques de réserve, accuse les communistes d'être à l'origine de ce soulèvement militaire, surnommé le « mouvement du 30 septembre ». Très rapidement, il prend le contrôle de l'armée et écrase la rébellion. Dès le 2 octobre, le mouvement du 30 septembre a indubitablement échoué.


Mais Suharto ne s'en tient pas là. Il se lance dans des représailles féroces. En 1965 et 1966, les supposés sympathisants communistes sont massacrés. Dans certaines campagnes reculées, les massacres se poursuivent jusqu'en 1969.

En mars 1966, Suharto obtient de Sukarno un mandat pour exercer temporairement le pouvoir en son nom. Le parti communiste est interdit, ainsi que les journaux de gauche. Suharto devient officiellement président en 1968. Il met en place l'« Ordre Nouveau » et va demeurer au pouvoir jusqu'au 14 mai 1998. Au contraire de son prédécesseur, il va s'employer à dépolitiser la population pour ne se concentrer que sur le développement économique, sa priorité absolue.
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MessageSujet: 1er octobre 1895 : Madagascar sous protectorat français   Lun 1 Oct - 20:54



1er octobre 1895 : Madagascar sous protectorat français

Le 1er octobre 1895, un corps expéditionnaire français entre à Tananarive, capitale de Madagascar. Il impose un traité de protectorat à la reine de l'île, Ranavalo III.

L'île devient partie intégrante de l'Empire français pour un peu plus d'un demi-siècle.

La colonisation interrompt l'élan amorcé au début du XIXe siècle par la formation d'un État centralisé, sous la conduite des Mérinas, la population des hauts plateaux, dont la culture s'apparente à celle des Indonésiens.

Concurrence franco-britannique

À la fin du XIXe siècle, Britanniques et Français se font concurrence à Madagascar à travers leurs missionnaires et leurs trafiquants. Les premiers font sentir leur influence à Tananarive, la capitale, tandis que les Français renforcent leur présence parmi les populations côtières, rivales des Mérinas des hauts plateaux.

En 1883, les Français précipitent les choses en bombardant le port de Tamatave, en pays Betsimisaraka.

Enfin, le 17 décembre 1885, ils imposent au souverain malgache la cession de la baie de Diégo-Suarez, à la pointe nord de l'île, le contrôle par eux-mêmes de la politique étrangère du royaume malgache, l'installation d'un résident français à Tananarive et, par-dessus le marché, une indemnité de guerre.

Ce traité léonin est un protectorat qui ne dit pas son nom mais sa mise en application se heurte à la résistance passive de la reine Ranavalo III.

Conquête française

Pour amener la souveraine à résipiscence, un corps expéditionnaire français sous le commandement du général Duchesne débarque à Majunga. Il remonte jusqu'à Tananarive, sur les hauts plateaux, principale ville et capitale de la Grande Île.

Le 1er octobre 1895, il entre dans la capitale et impose à la reine Ranavalo III un protectorat en bonne et due forme. Mais, aussitôt après, éclate la révolte dite des « Menalamba » (ou toges rouges, le « lamba » étant le vêtement national des Malgaches). Le royaume est alors formellement annexé par la France le 6 août 1896.

Le général Duchesne, impuissant à mater la rébellion, est remplacé par le colonel Joseph Gallieni (45 ans), promu général pour l'occasion et pourvu des pleins pouvoirs civils et militaires.


Gallieni a déjà montré son savoir-faire en Indochine face aux « Pavillons noirs », avec un adjoint promis comme lui à un brillant avenir : Hubert Lyautey.

Le nouvel homme fort de l'île arrive à Tananarive avec un bataillon de la Légion étrangère.

Sans tarder, il fait arrêter les deux personnages qui inspirent la rébellion, à savoir l'oncle de la reine, détesté du peuple, et son ministre de l'Intérieur, au contraire très populaire. Tous les deux sont fusillés pour l'exemple. Le 28 février 1897, la reine est quant à elle exilée à La Réunion puis à Alger.

Les hauts plateaux mérinas étant soumis, Gallieni se consacre par étapes à la « pacification » des régions côtières. Combinant fermeté et générosité, il fait exécuter les meneurs de la révolte.

Le fidèle Lyautey débarque en ligne droite du Tonkin pour le soutenir dans cette nouvelle tâche.

Dans son désir d'accélérer le développement de l'île, Gallieni instaure d'autre part le travail forcé et encourage la venue de colons européens. En réaction, les Malgaches rebelles forment des sociétés secrètes et complotent contre le colonisateur.

Une nouvelle révolte, en 1904-1905, provoque le rappel du gouverneur. Mais la France est déjà solidement établie dans la Grande Île et son influence se fait sentir sur le développement économique et les infrastructures.

En 1924, le travail forcé est remplacé par des « travaux d'intérêt général » sans que cela améliore le sort des Malgaches, surtout dans les régions de plantations, sur la côte orientale, autour de Tamatave. C'est là qu'éclateront les révoltes populaires de 1947.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: Re: ephemeride   Mar 2 Oct - 20:54

02 octobre
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: Re: ephemeride   Jeu 4 Oct - 20:55

03 octobre
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 4 octobre 1958 : Promulgation de la Constitution de la Ve République   Jeu 4 Oct - 20:56



4 octobre 1958 : Promulgation de la Constitution de la Ve République

Le 4 octobre 1958, la Constitution de la Ve République est officiellement promulguée. Controversée, critiquée, la Ve République est encore là soixante ans plus tard. C'est le conflit algérien qui accélère l'avènement de cette nouvelle République.

Cinq mois plus tôt, avec le putsch d'Alger, un constat s'impose : il faut rappeler le général de Gaulle au pouvoir, qui pose ses conditions avant de prendre la route de l'Élysée. Il veut avoir les mains libres pour écrire une nouvelle Constitution. Après des jours de négociations, l'accord est trouvé : le 29 mai 1958, le président Coty convoque le général de Gaulle à l'Élysée et le nomme président du Conseil. Il sera le dernier de la IVe République.

Le 1er juin, c'est seul sur le banc des ministres que Charles de Gaulle se présente devant les députés : il réclame les pleins pouvoirs pour une durée de six mois. Inadmissible pour certains parlementaires, l'adversaire le plus rude s'appelle François Mitterrand, alors député de la Nièvre, qui parlera d'un "coup d'état permanent" dans un livre au vitriol contre le général de Gaulle.

Les Français disent "oui" à 82%

Des critiques qui n'entament pas la détermination du général, qui soumet le texte à référendum. Le 4 septembre 1958, il organise un gigantesque meeting place de la République avec une tribune démesurée et un V de la victoire qui surplombe tout. "La nation qui seule est juge approuvera ou repoussera notre oeuvre, mais c'est en toute conscience que nous la lui proposons".

Le 28 septembre 1958, les Français disent "oui" à plus de 82% et trois mois plus tard, le général de Gaulle est intronisé président de la République.

L'application de cette constitution se concrétise le 8 janvier 1959, Charles de Gaulle devient officiellement le premier président de la République. Soixante ans plus tard, la Ve République est toujours là : aucun président n'a touché à ses grands principes. Elle devra encore tenir une décennie pour détrôner la longévité de la IIIe République.
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MessageSujet: 5 octobre 1908 : l'Autriche annexe la Bosnie-Herzégovine   Ven 5 Oct - 20:54



5 octobre 1908 : l'Autriche annexe la Bosnie-Herzégovine

Le 5 octobre 1908, l'empire austro-hongrois annexe formellement la Bosnie-Herzégovine, une province ottomane qu'il occupait légalement depuis trente ans. C'est le début d'une succession de troubles qui vont agiter les Balkans et finalement mettre le feu à l'Europe entière.

Revendications antagonistes

Peuplée de paysans slaves catholiques, orthodoxes ou musulmans, la Bosnie-Herzégovine s'était soulevée contre Constantinople en 1876. Mais la répression par de redoutables mercenaires albanais, les bachi-bouzouks, avait entraîné l'intervention des jeunes États slaves limitrophes.

La Serbie et le Monténégro avaient déclaré la guerre à la Turquie ottomane avec l'intention de se partager la province rebelle en cas de victoire. La Russie était entrée à son tour en guerre contre l'empire ottoman, officiellement pour soutenir ses « frères slaves », plus sûrement pour s'emparer de Constantinople et des Détroits.

Défait, le sultan en avait appelé à l'arbitrage des grandes puissances et le congrès de Berlin de 1878 avait confié la Bosnie-Herzégovine à Vienne pour une durée de trente ans. La province connaît alors une longue période d'expansion économique, comme le reste de l'empire austro-hongrois.

À l'approche de l'échéance, en 1908, voilà que le sultan doit faire allégeance à un groupe d'officiers nationalistes, les Jeunes-Turcs.

Les Autrichiens craignent que le nouveau pouvoir ne remette en cause le statut de la Bosnie-Herzégovine. Ils s'inquiètent tout autant des visées du gouvernement serbe nationaliste issu du coup d'État de 1903.

Alois von Aerenthal, le nouveau ministre austro-hongrois des Affaires étrangères, envisage alors une annexion formelle de la province. Sans perdre de temps, il verse une indemnité substantielle au gouvernement ottoman en échange de sa souveraineté sur la Bosnie-Herzégovine.

Puis il négocie un accord secret avec son homologue Alexandre Izvolski, ministre des Affaires étrangères de la Russie.

Quand le gouvernement de Vienne proclame officiellement l'annexion de la Bosnie-Herzégovine, c'est aussitôt une levée de boucliers à Belgrade mais aussi chez les dirigeants russes.

Izvolski nie tout accord avec Aerenthal et exige une conférence internationale, ce qui ne fait qu'aggraver la crise et le ressentiment de ses concitoyens. C'en est fini des tentatives de rapprochement entre les diplomaties russe et autrichienne.

Pour ne rien arranger, les Bulgares, dont le pays avait été constitué en principauté autonome au congrès de Berlin, profitent de l'émoi pour proclamer leur complète indépendance.

En mars 1909, les Allemands calment enfin le jeu en faisant comprendre au gouvernement russe que les Autrichiens pourraient déclarer la guerre à la Serbie.
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MessageSujet: 6 octobre 105 av. J.-C : Bataille d'Arausio   Sam 6 Oct - 20:54



6 octobre 105 av. J.-C : Bataille d'Arausio

Dans l'histoire de la Rome antique, la bataille d'Arausio est une défaite essuyée par l'armée romaine face aux Cimbres et aux Teutons. Elle s'est déroulée le 6 octobre 105 av. J.-C. à proximité d'Arausio (Orange).

La bataille

À cette époque, les Cimbres et les Teutons sont en Gaule et Rome craint qu'ils n'envahissent l'Italie. Pour parer à cette menace, le consul Mallius Maximus est envoyé en Provence en 105 av. J.-C. afin d'y renforcer l'armée du proconsul Servilius Cæpio.

Le choc se produit le 6 octobre 105 av. J.-C. Sûrs de leur victoire, le consul et le proconsul s'en disputent d'avance les lauriers.

Servilius Cæpio, homme de la noblesse, refuse de coopérer avec son supérieur au prétexte que contrairement à lui, Mallius Maximus est un homo novus, un homme nouveau. Profitant de cette rivalité, les Cimbres et les Teutons écrasent l'armée romaine à proximité d'Arausio, où plus de 84.000 légionnaires sont tués. Pour les Romains, il s'agit des pertes les plus importantes depuis la bataille de Cannes.

Les conséquences

À Rome, cette défaite est ressentie comme une catastrophe. Le proconsul Cæpion est déchu de sa magistrature et exilé ainsi que le consul Mallius. Cette situation et la nécessité de lever de nouvelles forces conduisent le consul Marius à réformer l'armée.

Il part pour la Provence en 104 av. J.-C., où, installé avec ses légions à côté d'Arles à proximité du Rhône, il attend pendant deux ans les Teutons partis ravager l'Espagne. Il les écrase finalement à proximité d'Aquæ Sextiæ (Aix-en-Provence) en 102 av. J.-C. lors de la bataille d'Aix.
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