Duché de Montmirail

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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 7 octobre 1870 : Gambetta quitte Paris en ballon   Dim 7 Oct - 20:54



7 octobre 1870 : Gambetta quitte Paris en ballon

Né de la chute du Second Empire et de la défaite de Sedan, le gouvernement de la défense nationale charge le ministre de l'Intérieur Léon Gambetta (32 ans) de quitter Paris, assiégé par les Prussiens, et d'organiser en province la reprise des combats.

Pour franchir les lignes prussiennes, le fougueux ministre a l'idée d'emprunter une montgolfière et prend conseil auprès du photographe et aérostier Nadar.

Gonflé au gaz d'éclairage, le ballon de 16 mètres de diamètre s'élève au matin du 7 octobre 1870, de la butte Montmartre avec à son bord l'impétueux ministre et un assistant. Mais le vent le pousse vers le nord et les lignes prussiennes... Les deux voyageurs lâchent du lest pour s'élever et échapper aux tirs ennemis. Leur ballon s'écrase en milieu d'après-midi près de Beauvais, où ils sont recueillis par des paysans.

Après trois jours de voyage épique en voiture à cheval et en train, Gambetta arrive enfin à Tours où il rejoint une délégation gouvernementale dirigée par Adolphe Crémieux mais l'approche de l'ennemi les oblige à se replier jusqu'à Bordeaux.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 8 octobre 1517 : Fondation du Havre   Lun 8 Oct - 20:54



8 octobre 1517 : Fondation du Havre

Le 8 octobre 1517, François Ier fonda en Normandie « Le Havre-de-Grâce », aujourd’hui Le Havre.

Le 8 octobre 1517, François Ier signe la charte de fondation de la ville. La « grosse tour » en défend l’entrée. Le site est entouré de marais, et il n’est pas question à l’origine de créer une ville dans ce milieu insalubre. Pourtant, sur l’initiative de Du Chillou, François Ier donne exemption de taille et de franc-salé aux futurs habitants du Havre. Les armes de la ville sont celles de François Ier : une salamandre. Le roi se déplace lui-même en août 1520 et rend les privilèges du Havre (essentiellement le quartier Notre-Dame) perpétuels, essentiellement des exonérations d’impôts.

En juin 1523, Giovanni da Verrazano part du Havre à bord de la Dauphine pour les Indes Occidentales et découvre le site de New York qu’il nomme Nouvelle Angoulême en hommage à François Ier le commanditaire de l’expédition.

Le 12 juillet 1555, une expédition de 600 hommes dirigée par Villegagnon part du Havre pour fonder une colonie protestante au Brésil (Fort-Coligny). Aujourd’hui encore, une place des cannibales rappelle ces liens anciens avec le Nouveau Monde. D’autres convois de huguenots embarquent au Havre pour l’Amérique.

En février 1562, une expédition quitte le port du Havre en direction de la Floride. Elle est dirigée par Jean Ribault et René de Laudonnière, avec 150 hommes, en majorité des protestants.

À la fin du XVIe siècle, le trafic avec le Nouveau Monde prend son essor et Le Havre voit arriver des produits américains comme des cuirs, du sucre et du tabac. Un des principaux acteurs de ce négoce est un Havrais explorateur et cartographe, Guillaume Le Testu (1509-1573) : un quai au Havre porte toujours son nom. D’autres figures de la Course et de l’exploration de l’Amérique passèrent par Le Havre : le capitaine Guillaume de Champaigne (années 1550-1580), le Normand Pierre Belain d’Esnambuc (1585-1637) qui prit possession de l’île antillaise de Saint-Christophe en 1626. Jacques Devaux est né au Havre ; il fut pilote et cartographe et en 1579 il explora la région de l’Amazone et fit des relevés des côtes américaines de 1585 à 1587.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 9 octobre 1683 : Mariage secret de Louis XIV   Mar 9 Oct - 20:54



9 octobre 1683 : Mariage secret de Louis XIV

Dans la nuit du 9 au 10 octobre 1683, le roi Louis XIV épouse en grand secret l'ancienne gouvernante de ses bâtards.

Avec ce mariage morganatique (ne donnant pas droit au titre de reine), la marquise de Maintenon, née Françoise d'Aubigné, fille d'un voyou et veuve du poète paralytique Scarron, parvient au terme d'un destin peu commun...

De la prison de Niort à Versailles

Petite-fille d'Agrippa d'Aubigné, huguenot rebelle et poète, Françoise est née en 1635 dans la prison de Niort où son père était incarcéré. Jeune fille sans dot mais bien élevée, elle épouse en 1652, à seize ans, le poète Scarron, 42 ans, paralysé mais spirituel en diable, et celui-ci la fait apprécier de la haute société.

En 1669, devenue veuve, elle se voit confier l'éducation des enfants que le roi a eus de la marquise de Montespan. Louis XIV, très attaché à ses enfants, apprécie la tendresse maternelle de Mme Scarron pour ses chers petits : « Comme elle sait bien aimer, il y aurait du plaisir à être aimé d'elle », confie-t-il.

En 1675, le roi a le coup de foudre pour cette femme discrète. C'est alors que l'heureuse élue reçoit du roi, devant la cour, le titre de marquise de Maintenon avec le château et le domaine qui l'accompagnent, à quelques lieues au sud de Versailles.

Le roi se détache de la marquise de Montespan, compromise en 1681 dans l'« affaire des Poisons ». Dans le même temps, sur les instances de Mme de Maintenon, il se rapproche de son épouse, la reine Marie-Thérèse. Celle-ci, qui a souffert pendant des années du dédain des maîtresses successives de son royal époux, en marque une vive reconnaissance à la nouvelle élue. Ses trois dernières années seront parmi les plus heureuses de sa vie.

Après la mort de la reine, le 30 juillet 1683, le roi, lassé des écarts et peu soucieux d'épouser une nouvelle princesse européenne, régularise sa liaison. Et c'est au cours d'une cérémonie sobre, à son image, que celle qui était surnommée la Belle Indienne en souvenir d'un séjour en Martinique, s'unit au Roi-Soleil.

Elle va dès lors mener une existence discrète, dans une cour vieillie et ennuyeuse, avec le souci de ramener le roi aux vertus chrétiennes d'austérité et de tempérance. En bonne catholique, elle se réjouit comme beaucoup des conversions de protestants mais, contrairement à une rumeur tardive, elle n'a sans doute aucun rôle dans la malheureuse révocation de l'Édit de Nantes.

Éducatrice d'avant-garde

Dès 1681, la marquise, éducatrice et pédagogue dans l'âme, s'intéresse à l'initiative d'une amie, Mme de Brinon. Celle-ci a créé à Montmorency, au nord de Paris, une école pour les jeunes filles pauvres de la noblesse. Madame de Maintenon leur offre un hébergement plus accueillant à Rueil puis à Noisy-le-Roi. Enfin, en 1684, elle convainc son royal époux de l'utilité d'une maison d'éducation à Saint-Cyr, derrière le parc du château de Versailles, en un lieu au demeurant peu propice, marécageux et pestilentiel. Les travaux sont confiés à l'architecte de Versailles lui-même, Jules Hardouin-Mansart.

C'est ainsi qu'est fondée la Maison royale de Saint-Louis. Elle accueille gratuitement les jeunes filles de sept à douze ans qui ont moins quatre quartiers de noblesse et une famille trop pauvre pour leur assurer une bonne éducation. Sont privilégiées les jeunes filles dont le père a combattu ou donné sa vie au service du roi. Ces « demoiselles de Saint-Cyr », au nombre de 200 à 250, sont destinées à faire un « beau mariage » et devenir des dames de la Cour.
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MessageSujet: 15 octobre 1987 : Assassinat du président burkinabé Thomas Sankara   Lun 15 Oct - 20:54



15 octobre 1987 : Assassinat du président burkinabé Thomas Sankara

Militaire dans l'armée de ce qui s'appelle alors encore la Haute-Volta, une ex-colonie de l'Afrique occidentale française, le capitaine Thomas Sankara se fait rapidement remarquer et devient Premier ministre en janvier 1983, à 33 ans, avant d'être démis de ses fonctions et emprisonné quatre mois plus tard. Mais un coup d'État orchestré par son ami Blaise Compaoré le porte au pouvoir le 4 août 1983.

Président, Sankara mène tambour battant une diplomatie qui se veut anti-impérialiste et socialiste, sans pour autant s'aligner sur Moscou ou Pékin. Au nom du rejet du colonialisme, il change le nom de son pays pour celui de Burkina Faso, « le pays des hommes intègres ». Il oblige également les officiels à se vêtir de cotonnades locales.

Il mène une politique très volontariste en luttant contre le pouvoir traditionnel des chefferies et défendant les droits des femmes. L'excision et la polygamie sont ainsi interdites. La vente des voitures de luxe de l'administration, remplacées par des Renault 5, lui assure une grande popularité, mais aussi de non moins fortes inimitiés. Avec l'aide des Comités de Défense de la Révolution, il vise l'auto-suffisance alimentaire et obtient d'incontestables succès, tout comme en matière de santé et d'éducation. Il lutte également contre la désertification en plantant des arbres.

Cependant, son style autoritaire suscite des tensions, même parmi la jeunesse qui lui était à l'origine ralliée. Le même Blaise Compaoré qui l'avait porté au pouvoir le fait assassiner le 15 octobre 1987, pour prendre sa place avec, sans doute, l'appui au moins tacite de la France. Cette mort a fait de Thomas Sankara une icône pour de nombreux Africains jusqu'à nos jours.
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MessageSujet: 16 octobre 1793 : Exécution de Marie-Antoinette   Mar 16 Oct - 20:55



16 octobre 1793 : Exécution de Marie-Antoinette

La reine Marie-Antoinette est guillotinée le 16 octobre 1793, dix mois après son mari, Louis XVI.

Du trône à l'échafaud

Le procès expéditif de la reine (38 ans) ne se justifie par aucune nécessité politique mais s'explique par la Terreur qui, de septembre 1793 à juillet 1794, jette un voile sanglant sur la Révolution et emporte tout sur son passage.

Du temps de sa splendeur, avant la Révolution, Marie-Antoinette, fille de l'impératrice Marie-Thérèse, était surnommée avec dédain l'« Autrichienne ».

Elle prend conscience du nouvel état des choses quand elle se voit obligée de quitter Versailles pour les Tuileries le 6 octobre 1789, après que plusieurs de ses gardes ont été tués sous ses yeux par les émeutiers.

Elle va dès lors s'opposer de toutes ses forces au cours de la Révolution et pousser à la guerre, en encourageant son frère l'empereur à attaquer la France et restaurer l'ordre ancien. De ce point de vue, elle se rend clairement coupable de haute trahison...

Après la chute de la royauté, le 10 août 1792, elle est jetée en prison avec son mari, sa belle-soeur, Madame Élisabeth, et ses deux enfants, le Dauphin et Madame Royale.

Après l'exécution du roi, elle est séparée de son fils. Le petit Louis XVII (8 ans) est confié à un cordonnier, le citoyen Simon, pour être élevé en domestique et en sans-culotte. Il mourra peu après dans des conditions sordides.

Prodigue et légère du temps de sa splendeur, Marie-Antoinette témoigne de courage et de fermeté devant le Tribunal révolutionnaire. Elle fait face avec dignité à d'infâmes accusations d'inceste sur la personne de son fils, présentées par le substitut du procureur général, Jacques Hébert.

Le public ne manque pas d'être ému par son apostrophe : « J'en appelle à toutes les mères... » Robespierre lui-même déplore ces accusations et ce procès qui affectent l'image de la Révolution.

Le 21 janvier 1815, les restes de Marie-Antoinette ont été transférés avec ceux de Louis XVI dans la basilique Saint-Denis, nécropole traditionnelle des rois de France.
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MessageSujet: 17 octobre 1722 : Faillite du système de John Law   Mer 17 Oct - 20:54



17 octobre 1722 : Faillite du système de John Law

Le 17 octobre 1722, on brûle les billets de banque de John Law sur la place de l'Hôtel de Ville de Paris.

C'est la faillite de la première introduction en France du papier-monnaie.
Cette introduction était gagée sur l'exploitation de la Louisiane.
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MessageSujet: 18 octobre 1748 : La Prusse triomphe au traité d'Aix-la-Chapelle   Jeu 18 Oct - 20:54



18 octobre 1748 : La Prusse triomphe au traité d'Aix-la-Chapelle

Le 18 octobre 1748, le traité d'Aix-la-Chapelle met fin à la guerre de la Succession d'Autriche. Cette guerre de huit ans révèle l'émergence d'une nouvelle puissance avec laquelle il faudra compter : la Prusse.

Un traité chahuté

La guerre se termine sur un relatif succès des troupes françaises. Pourtant, à Aix-la-Chapelle, lors des négociations de paix, la France n'exige rien bien qu'elle soit en mesure d'annexer les Pays-Bas autrichiens.

En une époque où s'affirment avec force les consciences nationales, Louis XV craint avec raison que des annexions à l'emporte-pièce ne rompent les équilibres diplomatiques et provoquent des conflits en cascade. Mais il pèche par excès de timidité en excluant d'emblée toute forme d'annexion.

La France restitue donc à l'Autriche les territoires conquis aux Pays-Bas ainsi que la Savoie et le comté de Nice. Elle reconnaît au mari de Marie-Thérèse de Habsbourg le droit à la couronne impériale. À la demande de l'Angleterre, elle promet même d'abattre les fortifications de Dunkerque et expulse le prétendant des Stuart !

La diplomatie européenne ne peut toutefois empêcher l'annexion de la Silésie par le roi de Prusse Frédéric II sans justification aucune. C'est une première lourde de conséquences. Elle se renouvellera avec le dépeçage de la Pologne par ses voisins et les révolutionnaires français auront ensuite beau jeu de se référer à ces précédents pour annexer eux-mêmes des États souverains.

Frédéric II apparaît comme le seul gagnant de la guerre. Il illustre les rapides progrès accomplis par la Prusse depuis sa transformation en royaume, en 1701.

« Travailler pour le roi de Prusse »

Au terme de la guerre de Succession d'Autriche (1741-1748), l'opinion française est très remontée contre son gouvernement. Elle lui reproche de n'avoir pas su exploiter les succès de ses armées.

A Aix-la-Chapelle, lors des négociations de paix, le comte de Saint-Séverin, qui représente la cour de Versailles, n'exige rien pour la France. « Sa Majesté très-chrétienne a le souci de faire la paix non en marchand mais en roi », annonce-t-il aux plénipotentiaires ébahis.

Le roi de Prusse Frédéric II, allié de circonstance de la France, apparaît comme le seul gagnant de la guerre. Aussi le traité d'Aix-la-Chapelle qui y met fin est-il à l'origine de plusieurs expressions populaires : « bête comme la paix », « travailler pour le roi de Prusse »...
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MessageSujet: 19 octobre 1935 : Fin de la Longue Marche   Ven 19 Oct - 20:54



19 octobre 1935 : Fin de la Longue Marche

Le 19 octobre 1935 s'achève la Longue Marche des communistes chinois et de leur chef Mao Zedong.

Après une épopée de douze mille kilomètres à travers la Chine, les communistes se réfugient au Shaanxi. Dans cette province montagneuse isolée du nord-ouest, ils échappent aux attaques du parti rival du Guomindang et de son chef, Chiang Kaï-shek.

C'est au cours de la Longue Marche que Mao Zedong s'est imposé comme le leader des communistes chinois avant de les mener à la victoire finale.

De difficultés en difficultés

Fils d'un riche paysan, Mao est né le 28 décembre 1893 au Hounan, au coeur de la Chine. Il a participé au mouvement étudiant du 4 mai 1919 puis à la fondation du Parti communiste en 1921.

Au risque de mécontenter les alliés soviétiques, il cultive l'idée que les révolutionnaires chinois doivent s'appuyer en priorité sur la paysannerie des campagnes, si méprisée soit-elle, plutôt que sur la classe ouvrière des villes. Cette idée est longtemps combattue par les autres leaders du Parti, notamment le très influent Zhou Enlai.

Mais les troupes du Guomindang, le grand parti républicain de Sun Yat-sen, désormais dirigé par Chiang Kaï-shek, lancent une offensive sur le bastion communiste. Voilà Mao et ses fidèles obligés de fuir vers le nord. Ils ne sont pas les seuls. Au total, 130 000 hommes répartis en trois colonnes armées tentent de fuir vers l'ouest ou le nord-ouest.

La principale colonne, le premier front, auquel participent Mao et les principaux hiérarques du Parti communiste chinois, compte près de 90 000 hommes au départ du Jiangxi, en octobre 1934. S'étant dirigés vers l'ouest, ils arrivent à Zunyi Guizhou le 15 janvier 1935.

Mais les chefs s'interrogent sur la marche à suivre. Fuir mais où et dans quel but ? Mao Zedong témoigne alors d'une clarté de vue qui lui vaut le ralliement de l'influent Zhou Enlai, l'un des chefs de l'insurrection ouvrière de Shanghai de 1927. Au terme de rudes débats, il impose l'idée de se diriger vers le nord et, pourquoi pas ? d'en profiter pour combattre les Japonais et rallier les patriotes chinois à leur cause.

La colonne poursuit donc sa route, toujours traquée par les troupes nationalistes et parfois mitraillés par leur aviation. La marche elle-même est épuisante, par les déserts et les montagnes enneigées. Les hommes doivent marcher environ quarante kilomètres par jour, avec une vingtaine de kilos sur le dos, ravitaillement et fusil compris. Autant dire que les effectifs fondent très vite, du fait des batailles, de la faim, des maladies... et plus que tout des désertions.

Après Zunyi, le premier front tourne un moment en rond car Mao, qui voit son autorité s'affermir sur le groupe, ne veut pas rejoindre trop tôt l'autre colonne qui vient à leur rencontre, celle du général Zhang Guotao.

En février 1935, avec l'appui de Zhou Enlai, Mao se fait enfin élire président du Comité central du PCC (Parti communiste chinois). Quand les deux colonnes se rejoignent enfin, leurs chefs ne tardent pas à diverger sur la stratégie.

Zhang Guotao entraîne ses hommes vers le plein Ouest avec l'espoir de rejoindre la république bolchévique du Sinkiang. Presque tous ses hommes se feront massacrer avant le but, par les cavaliers Hui, des musulmans ralliés aux nationalistes. Lui-même finira par rejoindre le Guomindang.

Désormais chef incontesté de son groupe, Mao, quant à lui, est plus que jamais décidé à aller vers le nord. Incidemment, dans un village, il découvre en effet sur une coupure de presse qu'un soviet communiste s'est constitué au Shaanxi, une province misérable de 23 000 km2 et 25 millions d'habitants.

Il y arrive enfin le 19 octobre 1935, après un parcours de douze mille kilomètres en 368 jours, dont seulement cent jours de repos. Il n'est plus accompagné que de vingt à trente mille hommes, un cinquième des effectifs initiaux.

Aujourd'hui encore, la Longue Marche fait l'admiration de la plupart des Chinois. Elle est vue non sans raison comme un spectaculaire exploit collectif, une anabase des temps modernes. Entre autres moments épiques, le franchissement sous la mitraille du célèbre pont suspendu de Luding s'inscrit dans le roman national.
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MessageSujet: 20 octobre 1805 : Napoléon victorieux des Autrichiens à Ulm   Sam 20 Oct - 20:54



20 octobre 1805 : Napoléon victorieux des Autrichiens à Ulm

Le 20 octobre 1805, cinq jours après la prise du village bavarois de Michelsberg par la Grande Armée, Napoléon Ier reçoit la capitulation de l'armée autrichienne du général Karl Mack retranchée dans la ville voisine d'Ulm.

Cette capitulation ne manque pas de surprendre les observateurs car le général autrichien avait tous les atouts pour affronter les Français avec succès avant que ceux-ci ne le prennent au piège dans la ville. Il semble qu'il ait été trompé par les informations communiquées par un espion alsacien à la solde de l'empereur, Charles Schulmeister.
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MessageSujet: 21 octobre 1467 : La magistrature française devient inamovible   Dim 21 Oct - 20:54



21 octobre 1467 : La magistrature française devient inamovible

Par un édit daté du 21 octobre 1467 et publié par le roi Louis XI, les juges du Parlement de Paris deviennent inamovibles.

Protégés contre l'arbitraire royal, les magistrats ne se privent plus de faire usage de leur droit de remontrance à l'occasion des procès qui leur sont soumis. Pour éviter que ce droit ne limite son autorité, le roi Louis XI confie dès lors les procès sensibles à un Grand Conseil formé de ses fidèles ministres.

L'édit royal s'intègre dans une grande réforme judiciaire à l'actif de Louis XI.

Le roi fait coucher par écrit le droit coutumier du nord. Par ailleurs, le Parlement de Paris s'étoffe et gagne en prestige. Ses décisions deviennent exécutoires dans tout le royaume. C'est le début de la centralisation administrative. Elle va de pair avec la création de nouveaux Parlements dans les grandes villes du royaume comme à Bordeaux et Dijon.
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MessageSujet: 22 octobre 1957 : François Duvalier accède au pouvoir à Haïti   Lun 22 Oct - 20:54



22 octobre 1957 : François Duvalier accède au pouvoir à Haïti

Le 22 octobre 1957, à Haïti, l'arrivée au pouvoir d'un médecin de campagne et ethnologue de 50 ans, François Duvalier, laisse espérer une sortie des ténèbres. Mais les Haïtiens doivent vite déchanter.

Le nouveau président instaure une dictature népotique et sanglante en s'appuyant sur une milice privée, les « tontons macoutes ». À force d'obstination, il obtient du Vatican le droit de désigner lui-même les évêques catholiques du pays et n'a pas de scrupule à confier les évêchés à de véritables « macoutes » aussi conciliants avec le dictateur qu'avec les prêtres du vaudou.

En 1971, à sa mort, il laisse le pouvoir à son fils, le très médiocre Jean-Claude Duvalier (19 ans), marié à une représentante de la bourgeoisie mulâtre. Comme son père, il est nommé président à vie mais finit par être chassé vers la France en 1986 par un soulèvement populaire.
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MessageSujet: 23 octobre 1983 : Double attentat à Beyrouth   Mar 23 Oct - 20:56



23 octobre 1983 : Double attentat à Beyrouth

Le 23 octobre 1983, à 6h20 du matin, un attentat terroriste frappe le Quartier Général des forces américaines à Beyrouth, où sévit la guerre civile entre factions libanaises.

L'attentat fait 241 morts. Quatre minutes plus tard, à quelques dizaines de mètres, l'immeuble « Drakkar » explose ! On compte 58 victimes parmi les parachutistes français, dont 56 de la 3ème Compagnie du 1er RCP et 2 du 9ème RCP, l'un et l'autre basés à Pamiers.

Les paras français et les marines américains, fraîchement débarqués au Liban, devaient faire respecter la paix civile dans le cadre d'une mission des Nations Unies mise en place l'année précédente, en septembre 1982, à la suite de l'invasion israélienne du Liban et des massacres des camps palestiniens de Sabra et Chatila.

Mais ces soldats n'étaient préparés ni à la guerre urbaine, ni au terrorisme des « Fous de Dieu » islamistes, soutenus par la Syrie et l'Iran (notons qu'au même moment, l'Iran devait affronter l'Irak de Saddam Hussein auquel étaient alliés la France et les États-Unis).

Non sans panache, le président français François Mitterrand se rend à Beyrouth dès le lendemain de l'attentat. Il planifie avec ses alliés américains des représailles sur les bases terroristes du Hezbollah, dans la plaine de la Bekaa, à l'est du Liban.

Les Américains y renoncent au dernier moment et, finalement, se retirent du Liban.

Mitterrand, malgré l'absence de soutien logistique américain, envoie huit avions Super-Etendard bombarder les camps d'entraînement terroristes le 17 novembre 1983. De mauvaises langues (bien informées) suggèrent que ce baroud d'honneur n'aurait fait d'autre victime qu'une chèvre et son berger.
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MessageSujet: 24 octobre 1870 : Adolphe Crémieux francise les Juifs d'Algérie   Mer 24 Oct - 20:54



24 octobre 1870 : Adolphe Crémieux francise les Juifs d'Algérie

Le 24 octobre 1870, un décret donne la citoyenneté française aux 37 000 Juifs d'Algérie.

Dans la foulée, les colons originaires d'Europe (Italie, Espagne, Malte...) sont aussi francisés en bloc. Quant aux musulmans d'Algérie, ils sont maintenus dans le statut d'indigène. C'est le début d'une fracture douloureuse et irréductible entre les deux communautés.

Du royaume arabe à la colonie

Dans les années 1860, prenant acte de la fin de la conquête de l'Algérie, Napoléon III préconise l'instauration d'un royaume arabe sous protectorat français, un peu comme il en ira plus tard avec le royaume du Maroc. Lui-même aurait eu le titre de « roi des Arabes ».

Par le senatus-consulte (décret impérial) du 14 juillet 1865, d'une grande générosité, les musulmans d'Algérie se voient reconnaître la nationalité française sans qu'il leur soit nécessaire de renoncer à la loi coranique.

Le projet se heurte à l'opposition violente des colons européens. Ces derniers, qui se situent du côté de la gauche républicaine, seront parmi les plus ardents à combattre Napoléon III et à se réjouir de sa chute.

La IIIe République, qui succède au Second Empire, prend le contre-pied de la politique napoléonienne en intégrant plus étroitement l'Algérie à la France. Mais avec le décret Crémieux, qui abroge le senatus-consulte de 1865, elle établit une discrimination inédite entre les juifs, élevés au rang de citoyens français, et les musulmans.

Exacerbation des tensions communautaires

Le décret Crémieux offre la citoyenneté pleine et entière aux juifs d'Algérie sous réserve du renoncement à la loi mosaïque et à ses prescriptions contraires au droit civil en matière matrimoniale (ce renoncement avait déjà été entériné sous le Premier Empire par les consistoires métropolitains).

Il consacre en Algérie la rupture entre les colonisés (exclusivement musulmans) et les colonisateurs, qui viennent d'Europe et auxquels s'assimilent désormais les Juifs...
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MessageSujet: 25 octobre 1836 : Érection de l'obélisque de la Concorde   Jeu 25 Oct - 20:54



25 octobre 1836 : Érection de l'obélisque de la Concorde

Le 25 octobre 1836, est érigé à Paris, sur la place de la Concorde, un obélisque en provenance du temple pharaonique de Louqsor (Égypte) et vieux d'environ 4 000 ans.

Cadeau de roi

L'obélisque est le deuxième cadeau diplomatique du wali ou vice-roi d'Égypte Méhémet Ali à la France. Le 9 juillet 1827, sous le règne de Charles X, Paris avait déjà accueilli un girafon répondant au doux nom de Zarafa, premier animal de son espèce à fouler le sol français.

Reprenant une tradition bimillénaire inaugurée à Rome par l'empereur Auguste, ou plutôt Mécène, qui eut le premier l'idée d'utiliser les obélisques égyptiens comme décor urbain, le wali propose à la France et à l'Angleterre de leur faire cadeau des deux obélisques d'Alexandrie en remerciement de leur contribution à la modernisation du pays. Mais en connaisseur avisé, l'égyptologue Jean-François Champollion lui suggère d'offrir plutôt à la France les deux obélisques de Louqsor.

Sculpté dans un monolithe de granit, l’obélisque occidental, celui qui fut choisi pour être le premier transporté à Paris, mesure 22,84 mètres et pèse près de 230 tonnes. La polémique fait rage sur l'endroit où l'ériger. Finalement, le nouveau roi Louis-Philippe Ier, dans un souci d'apaisement, tranche en faveur de la place de la Concorde.

Le jour venu, l'érection se déroule sous les yeux d'une foule ébahie - environ 200 000 personnes - et du roi en personne, au balcon de l'hôtel de la Marine. Notons que les difficultés de l'opération dissuadèrent les Français d'aller chercher le deuxième obélisque.
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MessageSujet: 26 octobre 1584 : Bataille de Slunj   Ven 26 Oct - 20:55



26 octobre 1584 : Bataille de Slunj

La bataille de Slunj (croate : Bitka kod Slunja) se déroula le 26 octobre 1584 et opposa l'armée germano-croate à l'armée turque. La bataille eut lieu aux abords du village de Slunj, dans l'actuel comitat de Karlovac, en Croatie centrale.

Les troupes germano-croates, dirigées par le noble hongrois Thomas Erdődy, ban de Croatie, et par le comte germanique Jobst Joseph von Thurn, battirent les troupes ottomanes commandées par Ferhat-pacha Sokolović, beylerbey de Bosnie.
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MessageSujet: 27 octobre 1940 : Manifeste de Brazzaville   Sam 27 Oct - 20:55



27 octobre 1940 : Manifeste de Brazzaville

Le 27 octobre 1940, en réaction à la rencontre de Montoire, le général Charles de Gaulle lance un Manifeste de Brazzaville, capitale de l'Afrique Équatoriale Française (AEF). Par ce discours sobre et vigoureux, il affirme son autorité et annonce la constitution d'un Conseil de Défense de l'Empire.

Y figurent les principales personnalités qui l'ont déjà rejoint : le général Georges Catroux, l'amiral Muselier, le général Larminat, les gouverneurs Félix Éboué et Sautot, le colonel Philippe Leclerc de Hauteclocque, le médecin-général Sicé, le professeur René Cassin et le révérend-père Georges Thierry d'Argenlieu.
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MessageSujet: 28 octobre 1918 : La Tchécoslovaquie proclame son indépendance   Dim 28 Oct - 21:55



28 octobre 1918 : La Tchécoslovaquie proclame son indépendance

Le 28 octobre 1918, la Tchécoslovaquie proclame son indépendance sur les ruines de l'empire austro-hongrois.

Cet état slave artificiel est créé à partir de la Bohème-Moravie et de la Slovaquie. Sur les frontières du « quadrilatère de Bohème », dans les monts Sudètes, il compte une importante minorité germanophone d'environ trois millions de personnes soit plus du quart de la population totale du pays. À l'Est, la Slovaquie compte elle-même d'importantes minorités hongroises et polonaises. Par son hétérogénéité et avec des frontières étirées et indéfendables, le nouvel État va devenir le maillon faible de l'Europe...
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MessageSujet: 29 octobre 1709 : L'abbaye de Port-Royal rasée sur ordre de Louis XIV   Lun 29 Oct - 21:54



29 octobre 1709 : L'abbaye de Port-Royal rasée sur ordre de Louis XIV

Le 29 octobre 1709, le roi Louis XIV met un terme au jansénisme. Il disperse les religieuses de Port-Royal des Champs et fait raser l'abbaye, dont seules subsistent aujourd'hui les ruines romantiques.
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MessageSujet: 30 octobre 1918 : Armistice de Moudros   Mar 30 Oct - 21:54



30 octobre 1918 : Armistice de Moudros

Le 30 octobre 1918 est signé l'armistice par lequel l'empire ottoman se retire de la guerre contre la Grande-Bretagne et ses alliés.

La séance a lieu sur le cuirassé anglais HMS Agamemnon, en face de la rade de Moudros, sur l'île grecque de Lemnos, au débouché du détroit des Dardanelles. Elle met face à face le ministre ottoman de la Marine Rauf bey et l'amiral britannique Arthur Calthrope. L'amiral Gauchet, bien que présent à Moudros, n'a pu représenter la France aux négociations et à la signature finale.

Un mois plus tôt, le 29 septembre 1918, la Bulgarie, assaillie par les 28 divisions alliées de l'armée de Salonique, commandées par le général français Louis Franchet d'Espérey, s'était inclinée sans discuter et avait conclu à Thessalonique le premier armistice de la Première Guerre mondiale.

À la différence des Bulgares, les Turcs ne se voient pas imposer la dissolution de leur armée. C'est la récompense de leur relative résistance face aux offensives alliées de tous bords, malgré 300 000 soldats morts ou disparus au combat, 500 000 victimes de leurs blessures, 250 000 prisonniers... et plus de 500 000 déserteurs.

Les 12 000 conseillers militaires allemands quittent aussitôt le pays. C'est également le cas des principaux dirigeants Jeunes-Turcs, dont les ministres Talaat pacha, Enver pacha et Cemal pacha, qui embarquent dans la nuit du 1er au 2 novembre 1918 à bord d'un torpilleur allemand pour rejoindre l'Allemagne et échapper à l'éventualité d'un procès, en particulier en raison de leur responsabilité dans le génocide arménien.

Le 13 novembre 1918, la flotte alliée, soit 54 navires anglais, français et italiens et même un cuirassé grec, entre solennellement dans le Bosphore et jette l'ancre devant le palais Dolmabahçe, où réside encore le sultan Mehmet VI. Les 400 000 Grecs de Constantinople exultent. Ils imaginent déjà le retour de la « deuxième Rome » dans la chrétienté. L'issue sera bien différente...
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MessageSujet: 31 octobre 1984 : Indira Gandhi est assassinée   Mer 31 Oct - 21:54



31 octobre 1984 : Indira Gandhi est assassinée

Le 31 octobre 1984, Indira Gandhi, Premier ministre de l'Union indienne, est assassinée par ses propres gardes du corps, des Sikhs ralliés à la cause indépendantiste.

Une héritière en politique

Fille unique du père de l'indépendance de l'Inde, le pandit Nehru, elle devient à son tour Premier ministre en janvier 1966, un poste qu'elle exerce jusqu'en 1977, puis de 1980 à sa mort.

Elle poursuit l'œuvre de son père, dont elle reprend aussi volontiers le style autoritaire. Son objectif est de moderniser l'Inde, selon des principes inspirés par le socialisme. Battue et même arrêtée en 1977, elle rebondit en janvier 1980 et redevient premier ministre.

Son deuxième mandat est marqué par les tensions avec la communauté sikh, implantée surtout au Pendjab, au nord de l'Inde.

Le 5 juin 1984, l'armée indienne pénètre dans le temple sacré d'Amritsar et ouvre le feu, faisant au total plusieurs centaines de morts, y compris parmi les pèlerins. C'est pour venger ce massacre que deux gardes du corps assassinent le Premier ministre avec leurs armes de service.

Le fils d'Indira, Rajiv Gandhi, lui succède comme premier ministre.

Mais il est également assassiné, par une kamikaze tamoul, le 21 mai 1991. Comme sa mère, il soutenait en effet le gouvernement du Sri-Lanka dans sa lutte contre le LTTE, les «tigres tamouls».

Aujourd'hui, sa veuve Sonia Gandhi, d'origine italienne, et son fils Rahul, poursuivent l'œuvre de la famille Nehru-Gandhi, dont les tragédies (qui incluent la mort en 1980 du fils cadet d'Indira, Sanjay, dans un accident d'avion) en font des «Kennedy indiens».
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MessageSujet: 1er novembre 1347 : La peste entre à Marseille   Jeu 1 Nov - 21:54



1er novembre 1347 : La peste entre à Marseille

Le 1er novembre 1347, les responsables du port de Marseille acceptent un bateau génois dont ils savent pourtant qu'il est porteur de la peste. Ils déclenchent ce faisant une catastrophe à l'échelle du continent...

Une si longue absence

Après plusieurs siècles d'absence, la peste bubonique fait sa réapparition en 1320 en Mongolie puis atteint la mer Noire fréquentée par les Génois.

Comme les Mongols assiègent la ville de Caffa, ils envoient des cadavres contaminés par-dessus les murailles. Des marins génois arrivent à fuir la ville mais en emportant avec eux le terrible bacille. En accostant à Marseille, ils vont ouvrir au fléau les portes de l'Occident.

Un mois plus tard, la peste atteint la Corse et Aix-en-Provence. En janvier 1348, elle est à Arles et Avignon où, en six semaines, elle fait onze mille morts. En avril, la voilà en Auvergne, à Toulouse et Montauban. En juin à Lyon, en juillet à Bordeaux et dans le Poitou. Le 20 août 1348, on la signale à Paris. En décembre, elle atteint Metz...

Durant les premiers mois, le fléau progresse à une moyenne de 75 km par jour en profitant des circuits d'échanges, en particulier fluviaux et maritimes. Sa diffusion est favorisée par le surpeuplement des villes et aussi le goût des habitants pour les bains publics, lesquels vont être fermés les uns après les autres. La peste fait 500 morts certains jours à Paris, 100 000 au total à Florence, 25 à 40 millions dans toute l'Europe.

Selon Froissart, un tiers de la population française décède mais sans doute est-ce exagéré. Les estimations varient selon les régions d'1/8 à 1/3 de la population.

Un ordre social bouleversé

Par milliers, des villages sont désertés. Les friches, la forêt et les bêtes sauvages regagnent le terrain perdu. Les prix des céréales, qui avaient chuté dans les premiers mois de l'épidémie par manque de consommateurs, remontent très vite dans les années suivantes par manque de bras.

Dès la génération suivante, la vie reprend le dessus. Paysans et manouvriers, profitant de la raréfaction de la main-d'œuvre, imposent aux seigneurs et aux employeurs des libertés nouvelles et des augmentations de salaires. Ces revendications s'accompagnent de graves crises sociales, la plus célèbre étant la Grande Jacquerie de 1358. Le servage achève de disparaître et les petites seigneuries rurales sont ruinées.

Un monde nouveau émerge...
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MessageSujet: 2 novembre 1789 : les biens du clergé « à la disposition de la Nation   Ven 2 Nov - 21:54



2 novembre 1789 : l’Assemblée nationale constituante met les biens du clergé
« à la disposition de la Nation »

Le 2 novembre 1789 est voté le décret mettant les biens du clergé mis à la disposition de la Nation.

Adopté par 568 voix contre 346 sur la proposition de Talleyrand, évêque d'Autun, il disposait que les biens du clergé de l'Église catholique devaient être mis à la disposition de la Nation pour rembourser les dettes de l'État. En contrepartie, celui-ci prenait à sa charge les frais de culte, payait un salaire à ses ministres (les prêtres, qui reçurent 1 200 livres par an, alors que ceux — la majorité — qui étaient réduits à la « portion congrue » n'en touchaient que 750), et pourvoyait à l'entretien des hôpitaux et au soulagement des pauvres. Cette décision fut à l'origine de multiples difficultés que rencontra la France révolutionnaire.

Le texte

« L'Assemblée nationale décrète :

1° Que tous les biens ecclésiastiques sont à la disposition de la nation, à la charge de pourvoir, d'une manière convenable, aux frais du culte, à l'entretien de ses ministres, et au soulagement des pauvres, sous la surveillance et d'après les instructions des provinces ;

2° Que dans les dispositions à faire pour subvenir à l'entretien des ministres de la religion, il ne pourra être assuré à la dotation d'aucune cure moins de 1 200 livres par an, non compris le logement et les jardins en dépendant. »

Les biens du clergé devenus biens nationaux furent en partie mis en vente pour renflouer les caisses de l'État (Affaire des Assignats).

L'État mit fin à l'entretien des ministres du Culte à partir de 1795, par le décret du 2 sansculotides an II (18 septembre 1794) qui supprimait le budget de l'Église constitutionnelle.
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MessageSujet: 3 novembre 1918 : Mutinerie à Kiel   Sam 3 Nov - 21:54



3 novembre 1918 : Mutinerie à Kiel

Le 3 novembre 1918, une mutinerie éclate à Kiel, un important port militaire allemand sur la mer Baltique.

L'étincelle qui a mis le feu fut l'ordre donné le 28 octobre 1918 par l'Amiral Reinhard Scheer d'affronter la Royal Navy dans un ultime combat « pour restaurer l'honneur ».

Mais de cela, les marins n'en avaient plus que faire. La mutinerie débute dans le port de Wilhelmshaven avant de gagner la base navale et le chantier naval de Kiel. Elle fait tâche d'huile, gagne l'intérieur du pays et se double d'une exigence de paix immédiate. Les dirigeants s'inquiètent d'une contagion révolutionnaire.

Le roi de Saxe et celui de Bavière abdiquent par lassitude, suivis par toutes les autres maisons royales de l'Empire allemand. Le 9 novembre 1918, c'est au tour de l'empereur Guillaume II d'abdiquer sous la pression des parlementaires. Dans le même temps, le chancelier Max de Bade cède sa place au dirigeant social-démocrate Friedrich Ebert. Celui-ci proclame l'avènement de la République du balcon du palais et entame des négociations avec les Alliés pour un armistice qui mettrait fin à la Grande Guerre.
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MessageSujet: 4 novembre 644 : Le calife Omar est assassiné   Dim 4 Nov - 21:54



4 novembre 644 : Le calife Omar est assassiné

Le 4 novembre 644, le calife Omar est assassiné dans la mosquée de Médine par un esclave persan de confession chrétienne.

En dix ans de règne, il a toutefois eu le temps de lancer l'islam à la conquête de l'Orient méditerranéen et de jeter les bases d'un nouvel empire.

Un chef énergique

Avant de mourir, en 634, le vieil Abou Bekr, premier calife, a désigné Omar ibn al-Khattab pour lui succéder.

Issu d'une famille obscure de La Mecque, Omar s'était rallié tardivement à Mahomet après l'avoir violemment combattu, mais à la mort du prophète Mahomet, en 632, son intervention avait permis de maintenir l'unité des musulmans autour d'Abou Bekr.

Énergique quadragénaire, Omar s'octroie le titre de « Commandeur des Croyants » (Amir al Mou'mimin), établit les règles de la théocratie musulmane et fait débuter le décompte des années à l'Hégire.

Après la rapide occupation de la Syrie byzantine et de Jérusalem par ses troupes, en 638, le calife va sans tarder prier sur l'esplanade du Temple, à l'endroit d'où le prophète Mahomet se serait envolé au ciel. Il ordonne la construction d'une mosquée, le « Dôme du Rocher », sur l'esplanade du Temple juif, puis lance ses troupes à l'assaut de l'Égypte comme de la Perse sassanide. L'une et l'autre sont soumises en 642.

Selon une tradition tardive et donc très incertaine, qui remonte au XIIe siècle, le patriarche chrétien de Jérusalem aurait fait allégeance au calife Omar quand celui-ci assiégeait la ville et son acte de soumission, le « pacte d'Omar », aurait inspiré le statut de protégé (dhimmi en arabe) propre à tous les « gens du Livre » (la Bible) en terre d'islam (dar al-islam). Il semble en fait que le statut de dhimmi, qui concerne les juifs et les chrétiens, soit né progressivement des besoins de la conquête : interdiction du port d'arme, impôt de capitation particulier (jizya) etc.

Une succession ardue

La mort brutale du calife Omar, à 55 ans, compromet les rapides succès des musulmans. En l'absence de successeur désigné, les antagonismes familiaux se réveillent et déchirent la communauté. C'est finalement un gendre du prophète, du nom d'Othman, qui succède au calife assassiné. Le nouvel élu appartient à une riche famille de la ville sainte de La Mecque, les Omeyyades, et figure parmi les premiers disciples de Mahomet.
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MessageSujet: 5 novembre 1757 : Frédéric II vainc Soubise à Rossbach   Lun 5 Nov - 21:54



5 novembre 1757 : Frédéric II vainc Soubise à Rossbach

Le 5 novembre 1757, Frédéric II de Hohenzollern vainc les Français et les Autrichiens à Rossbach, en Saxe. La manière dont le roi de Prusse retourne en sa faveur une situation désespérée lui vaudra d'être appelé Frédéric le Grand.

L'Europe sur le pied de guerre

L'année précédente a débuté la guerre de Sept Ans. D'aucuns la considèrent comme la première guerre mondiale car elle s'est déroulée sur tous les continents.

Frédéric II a conclu avec le roi d'Angleterre George II, également Prince-Électeur du Hanovre, un traité de « neutralité ». Du coup, l'impératrice Marie-Thérèse et le roi de France Louis XV ont enterré officiellement une rivalité de 250 ans et négocié un « renversement des alliances ». Ils se sont alliés à la tsarine Élisabeth ainsi qu'à la Suède, la Saxe et l'Espagne.

Débuts difficiles pour la Prusse

Le roi de Prusse remporte deux premières batailles sur les Impériaux, les troupes de Marie-Thérèse. Mais le sort des armes se retourne bientôt contre lui et il apprend qu'une armée austro-française est entrée en Saxe. Elle compte 42 000 hommes sous le commandement du maréchal Charles de Soubise et d'un feld-maréchal autrichien. Lui-même n'a que 22 000 hommes à leur opposer.

Le roi, risquant le tout pour le tout, se met à la tête de son armée et va au-devant de l'adversaire. À Rossbach, à 35 kilomètres au sud-ouest de Leipzig, les alliés franco-autrichiens entreprennent de contourner son camp.

Le roi comprend rapidement l'avantage qu'il peut tirer de cette situation. Sa cavalerie barre la route à la colonne ennemie cependant que l'infanterie se déploie derrière elle en ordre d'attaque oblique. Soubise n'a plus la possibilité de se déployer. De plus, un corps de cavalerie prussienne tombe sur son flanc droit.

Les combats proprement dits durent très peu de temps. Les troupes franco-autrichiennes se battent dans le plus grand désordre et ne pensent bientôt plus qu'à prendre la fuite.

Soubise perd 10 000 hommes, blessés, morts ou prisonniers, et toute son artillerie, contre moins de 500 hommes pour Frédéric II.

À Paris, on composera une chanson à la gloire du vaincu :
    « Soubise dit, la lanterne à la main,
    J'ai beau chercher, où diable est mon armée ?...


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