Duché de Montmirail

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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 6 novembre 1813 : Morelos y Pavon tente de libérer le Mexique   Mar 6 Nov - 21:54



6 novembre 1813 : Morelos y Pavon tente de libérer le Mexique

Le 6 novembre 1813, le prêtre Morelos y Pavon prend la tête d'une insurrection et proclame l'indépendance du Mexique.

Mais sa tentative échoue comme celle du curé de Dolores, trois ans plus tôt, et c'est seulement le 24 février 1821 que le pays s'émancipera pour de bon de la tutelle de Madrid.
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MessageSujet: 7 novembre 1987 : Bourguiba est déposé par Ben Ali   Mer 7 Nov - 21:54



7 novembre 1987 : Bourguiba est déposé par Ben Ali

Le 7 novembre 1987, Habib Bourguiba, président à vie de la Tunisie, surnommé le « Combattant suprême » en raison de son combat pour l'indépendance du pays, est déposé par son Premier ministre, Zine el-Abidine Ben Ali (51 ans), qui fait valoir un empêchement dû au grand âge (84 ans) et à une santé défaillante.

Des commentateurs en mal de folklore qualifient cette opération de « Révolution du jasmin » (le jasmin est la fleur fétiche de la Tunisie).

Le nouvel homme fort du pays justifie ce qui ressemble à un coup d'État par la crainte d'une guerre civile avec les islamistes du mouvement Ennahda. Avec un incontestable savoir-faire, Ben Ali, qui fut auparavant général puis ministre de l'Intérieur, va neutraliser les islamistes en douceur et engager la Tunisie dans la voie du libéralisme économique tout en maintenant une forte pression policière.

Le pays, sous sa férule, connaît une rapide modernisation, tant sur le plan économique que sur celui des moeurs. Il se rapproche des normes européennes par le niveau d'éducation comme par l'indice de fécondité (2 enfants par femme en 2009). On peut y voir le résultat d'un effort engagé dès l'indépendance, sous la présidence de Bourguiba.

Mais, à partir de la fin des années 1990, le président et sa famille, protégés par la censure, profitent de leur situation pour s'enrichir sans vergogne jusqu'à l'explosion révolutionnaire de janvier 2011.
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MessageSujet: 8 novembre 1226 : Avènement de Louis IX, futur Saint Louis   Jeu 8 Nov - 21:54



8 novembre 1226 : Avènement de Louis IX, futur Saint Louis

Le 8 novembre 1226, le roi Louis VIII le Lion est emporté par une dysenterie aiguë, à Montpensier, en Auvergne, en revenant de sa croisade contre les hérétiques albigeois.

Son fils lui succède sous le nom de Louis IX mais il restera dans la postérité sous le nom de Saint Louis. Comme le nouveau roi a 12 ans et n'est pas encore majeur, c'est sa pieuse mère Blanche de Castille qui prend en main les destinées du royaume avec le titre de « baillistre » (régente). Elle gardera le pouvoir jusqu'en 1242 et le reprendra lors du départ de son fils pour la septième croisade.

Louis IX épouse Marguerite de Provence le 27 mai 1234. Il lui restera fidèle toute la vie et lui donnera onze enfants.
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MessageSujet: 9 novembre 1923 : Putsch de la Brasserie   Ven 9 Nov - 21:54



9 novembre 1923 : Putsch de la Brasserie

Le 9 novembre 1923, Adolf Hitler, un agitateur obscur d'origine autrichienne brave la police de Munich à la tête de 3000 militants et en compagnie du prestigieux général Ludendorff, héros de la Grande Guerre.

L'«année inhumaine»

1923 (que les Allemands surnomment l'«année inhumaine») a mal commencé.

Le 11 janvier, les troupes franco-belges occupent le bassin de la Ruhr, principale source de richesse du pays, pour obliger les Allemands à verser les réparations de guerre auxquelles le traité de Versaillesles a condamnés.

L'instabilité politique et la «résistance passive»à l'occupation étrangère entraînent des licenciements et des grèves dans tout le pays ainsi qu'une vertigineuse flambée des prix.

En octobre 1923, il faut compter plusieurs dizaines de milliards de marks pour acheter un pain. Ce contexte encourage l'agitation révolutionnaire. À Berlin, le président de la République Ebert et le chancelier Streseman imposent l'état d'urgence le 26 septembre 1923, cependant que le financier Schacht donne un coup d'arrêt à l'inflation en créant une nouvelle monnaie, le Rentenmark. La Bavière refuse la dictature momentanée des Prussiens de Berlin. Elle proclame le même jour son propre état d'urgence et se donne un triumvirat aux pouvoirs dictatoriaux avec le commissaire d'État Gustav von Kahr, le général Otto von Lossow, commandant la Reischwehr, et le colonel Hans von Seisser, chef de la police.

La menace du séparatisme bavarois plane sur le pays. C'est le moment que choisit Hitler pour tenter de se saisir du pouvoir à Munich.

Duel dans la Brasserie

Le 8 novembre, dans une grande brasserie de la capitale bavaroise, le Bürgerbraükeller, 3.000 bourgeois écoutent les trois principaux dirigeants du Land.

La brasserie est brutalement investie par les militants du parti nazi. Leur chef ou Führer, Hitler, monte sur l'estrade. Revolver au poing, il entraîne les dirigeants bavarois dans une arrière-salle et leur intime l'ordre de lui céder le pouvoir ! Mais les fieffés politiciens réussissent à s'esquiver après avoir fait mine de céder.

Déconfit, l'agitateur tente à l'aube de reprendre l'initiative en s'emparant du ministère de la Guerre du Land de Bavière. Au bout de l'étroite Residenzstrasse, une centaine de policiers barrent la route à sa troupe.

Dès les premiers coups de feu, les agitateurs se débandent piteusement, leur chef le premier. Seul, le général Ludendorff fait face à la mitraille. On relève seize morts.

Le «putsch de la Brasserie» débouche sur un fiasco complet. Le chef de la bande est arrêté deux jours plus tard. Au terme d'un procès orageux au cours duquel il va faire étalage de son talent de propagandiste, Hitler est condamné le 1er avril 1924 à cinq ans de prison. Il ne va en effectuer que neuf mois.

Il quitte la forteresse de Landsberg le 20 décembre 1924 avec un épais manuscrit qu'il a eu le loisir de dicter en prison à son fidèle Rudolf Hess. Dans Mein Kampf, il annonce son projet politique pour l'Allemagne.

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MessageSujet: 10 novembre 1630 : Richelieu et la "Journée des Dupes"   Sam 10 Nov - 21:54



10 novembre 1630 : Richelieu et la Journée des Dupes

Le 10 novembre 1630, en présence de Louis XIII, le cardinal de Richelieu se confronte à la reine mère Marie de Médicis qui est devenue son adversaire le plus déterminé. Il l'emporte le lendemain, au terme d'une « Journée des Dupes », et peut dès lors mettre toute son intelligence au service de la monarchie.

Un cardinal à poigne

À la tête du Conseil du roi, ou Conseil d'En Haut, depuis 1624, Armand Jean du Plessis, cardinal et duc de Richelieu, a mis au pas la noblesse, prompte aux duels et aux révoltes.

Il a aussi combattu avec efficacité les protestants de l'intérieur et leurs alliés anglais. Après le siège de La Rochelle et l'Édit d'Alès, il ne reste plus grand-chose de l'ancienne grandeur des protestants français.

Richelieu voudrait maintenant garantir la tranquillité de la France sur ses frontières. Il se dispose à combattre la maison catholique des Habsbourg qui, d'un côté, gouverne l'Espagne et, de l'autre, les États autrichiens.

Dans cette optique, il est prêt à s'allier aux protestants allemands en guerre contre l'empereur Habsbourg.

Il couche ce projet politique sur le papier et le transmet au roi. C'est plus que n'en peut supporter le parti dévot de la Cour.

Celui-ci est regroupé autour de la reine-mère Marie de Médicis et de Gaston d'Orléans, frère cadet du roi et fils préféré de Marie de Médicis... au demeurant une tête brûlée sans trop de courage.

La reine elle-même, Anne d'Autriche, sensible aux attraits de son beau-frère, est proche de ce parti.

Le 10 novembre, en son palais du Luxembourg (l'actuel siège du Sénat), la reine-mère sermonne son fils et l'adjure de se séparer de Richelieu. Elle lui reproche en vrac de ménager les protestants, d'opprimer la noblesse et de se désintéresser du bien-être du peuple.

Vaudeville politique

Le cardinal, devant l'importance de l'enjeu, tente d'entrer dans la pièce où se déroule l'entretien. Mais Marie de Médicis a recommandé à ses huissiers d'en tenir toutes les portes fermées. Toutes ? Non. Une porte dérobée s'offre à Richelieu. Dans ses Mémoires, le cardinal raconte : Dieu s'est servi de l'occasion d'une porte non barrée qui me donna lieu de me défendre lorsqu'on tâchait de faire conclure l'exécution de ma ruine.

Marie de Médicis plus tard dira : Si je n'avais pas négligé de fermer un verrou, le cardinal était perdu.

Il semble en fait que l'habile cardinal ait usé de son influence sur une femme de chambre pour approcher le roi. On imagine la surprise de la reine-mère quand il ouvre la porte !

Richelieu : « Je gagerai que Leurs Majestés parlent de moi ?... ». « Oui ! » répond sèchement Marie de Médicis. Richelieu écoute en silence ses violents reproches puis s'agenouille devant le roi et la reine-mère et, dans une humilité calculée, baise le pan de robe de celle-ci.

Louis XIII tourne les talons et se retire à Versailles, où il possède un modeste relais de chasse (son fils Louis XIV en fera le palais que l'on connaît).

Les courtisans croient en la victoire de la reine et s'inclinent devant elle.

Là-dessus, le roi fait appeler Richelieu...

D'un naturel timide et hypocondriaque, Louis XIII déteste son ministre qui est tout son contraire, intelligent, distingué, ambitieux, travailleur... Mais en son for intérieur, il approuve sa politique, si dure soit-elle, qui préserve la France de la guerre civile et des menaces étrangères. Aussi lui renouvelle-t-il sa confiance dans l'intimité de son relais de chasse, promettant de ne jamais se séparer de lui, en quoi il tiendra parole.

Un courtisan, Bautru, comte de Serrant, prononcera alors une phrase promise à la postérité : « C'est la journée des dupes ! »

Vainqueur du bras de fer, le cardinal obtient du roi l'éloignement de la reine-mère. Marie, qui n'a de cesse de comploter, veut s'installer dans la place forte de la Capelle, au nord de Laon. On est au bord de la guerre civile ! Mais la reine-mère doit finalement se résoudre à l'exil aux Pays-Bas.

Gaston d'Orléans, qui lorgne sur la succession de son frère, encore sans enfant à 30 ans, est aussi contraint de quitter la Cour.

Au nom de la « raison d'État », et avec le soutien du roi, Richelieu peut désormais mener la guerre comme il l'entend. Il apporte d'abord un appui larvé aux protestants dans la guerre religieuse qui ravage l'Allemagne et restera connue sous le nom de Guerre de Trente Ans.

Enfin, il déclare la guerre à l'Espagne et s'engage directement dans le conflit. Celui-ci aboutira aux traités de Westphalie et à la marginalisation de l'Allemagne pour deux siècles.
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MessageSujet: 11 novembre 1918 : Un armistice met fin à la Grande Guerre   Dim 11 Nov - 21:54



11 novembre 1918 : Un armistice met fin à la Grande Guerre

Lundi 11 novembre 1918, 11 heures : dans toute la France, les cloches sonnent à la volée.

Au front, les clairons bondissent sur les parapets et sonnent le « Cessez-le-Feu », « Levez-vous », « Au Drapeau ».
La « Marseillaise » jaillit à pleins poumons des tranchées. Même soulagement en face, dans le camp allemand.

Pour la première fois depuis quatre ans, Français et Allemands peuvent se regarder sans s'entretuer. Un armistice a été conclu le matin entre les Alliés et l'Allemagne, dernière des Puissances Centrales à rendre les armes. Il laisse derrière lui neuf à dix millions de morts et six millions de mutilés.

Les survivants ont perdu la foi dans les valeurs morales et spirituelles qui ont fait la grandeur et l'unité de l'Europe. Mais ils veulent croire que cette guerre qui s'achève restera la dernière de l'Histoire, la « der des der »...

La défaite inéluctable de l'Allemagne

Dès l'échec de leur contre-offensive de juillet 1918, les Allemands ont compris qu'ils n'avaient plus aucun espoir d'arracher la victoire.

C'est que les troupes américaines, fortes de quatre millions d'hommes, arrivent en renfort des Anglais et des Français.

Le 3 octobre, l'empereur Guillaume II nomme à la chancellerie le prince Max de Bade. Il espère que cet homme modéré saura obtenir des conditions de paix convenables de la part des Alliés.

Cela devient urgent car l'Allemagne bascule dans l'anarchie et la guerre civile cependant que ses alliés cessent les combats et signent l'un après l'autre des armistices.

Le 9 novembre au matin, le prince Max de Bade téléphone à l'empereur, à Spa. « Votre abdication est devenue nécessaire pour sauver l'Allemagne de la guerre civile », lui dit-il. Guillaume II s'y résout et part en exil.

Un armistice mal accepté

Les militaires s'étant défaussés, c'est à un civil, Matthias Erzberger, que revient la pénible tâche de négocier l'armistice.

En France, la demande d'armistice fait débat. Le président de la République Raymond Poincaré et le général Philippe Pétain voudraient profiter de l'avantage militaire pour chasser les Allemands de Belgique, envahir l'Allemagne elle-même et signifier à celle-ci l'étendue de sa défaite.

Mais le généralissime des troupes alliées, Ferdinand Foch, et le chef du gouvernement, Georges Clemenceau, ne croient pas l'armée française capable de se battre encore longtemps et souhaitent en finir au plus vite.

L'armistice est signé dans le wagon spécial du généralissime Foch, au carrefour de Rethondes, au milieu de la forêt de Compiègne, le 11 novembre à 5h15 du matin.

Les Français, encore très attachés à leur terroir et leur clocher, ne manquent pas de noter que ce jour est la fête du saint patron de leur pays, saint Martin, alors très populaire.

Les Allemands se voient soumettre des « conditions » sans aucune marge de négociation :

– Ils doivent livrer l'essentiel de leur armement, de leur aviation et de leur flotte de guerre.
– Leur armée est sommée d'évacuer sous 30 jours la rive gauche du Rhin (en Allemagne même) ainsi que trois têtes de pont sur la rive droite, Coblence, Cologne et Mayence.

L'armistice est conclu pour 36 jours mais sera régulièrement renouvelé jusqu'au traité de paix du 28 juin 1919.

Amertume des vaincus

La demande d'armistice étant venue des représentants civils et non militaires de l'Allemagne, ces derniers échappent à l'infâmie de la défaite. À Berlin, les représentants de la jeune République accueillent les combattants en ces termes :
« Soldats qui revenez invaincus »

Dans les mois qui suivent l'armistice, les généraux Ludendorff et Hindenburg attribuent avec aplomb la défaite militaire à un « coup de poignard dans le dos » de la part des politiciens et des bourgeois cosmopolites. L'expression est reprise avec ferveur par les Allemands meurtris et humiliés. Elle va faire le lit des partis ultranationalistes.
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MessageSujet: 12 novembre 1652 : Condé coupable de lèse-majesté   Lun 12 Nov - 21:54



12 novembre 1652 : Condé coupable de lèse-majesté

Le 12 novembre 1652, Louis XIV déclare coupables du crime de lèse-majesté le prince de Condé, sa soeur la duchesse de Longueville et quelques autres seigneurs coupables d'avoir participé à la Fronde des Princes.

C'est seulement après la paix des Pyrénées avec l'Espagne que les proscrits rentreront en grâce auprès du Roi-Soleil.
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MessageSujet: 13 novembre 1002 : Massacre de la Saint Brice   Mar 13 Nov - 21:54



13 novembre 1002 : Massacre de la Saint Brice

Le 13 novembre 1002, le roi anglo-saxon Ethelred II massacre en grand nombre des Danois qui s'étaient établis de force sur ses terres. Parmi ses victimes figurent la soeur et le beau-frère du roi de Danemark, Sven à la Barbe fourchue.

Ce dernier est un redoutable chef viking qui a déjà mené des guerres victorieuses contre les Allemands et les Norvégiens. En réplique au « massacre de la Saint-Brice », il entreprend derechef de conquérir l'Angleterre, autrement dit le pays des Anglo-Saxons.

Les premiers Anglo-Saxons

L'Angleterre doit son nom aux envahisseurs germaniques qui avaient pris la place des Romains. Venus de l'Allemagne actuelle, les Angles et leurs cousins Saxons débarquent sur l'île de Bretagne au Ve siècle après Jésus-Christ. Ils chassent peu à peu des plaines les premiers habitants, des Celtes dénommés Bretons.

Les Bretons se réfugient dans les montagnes d'Écosse, du pays de Galles ou de Cornouaille. Quelques-uns traversent la Manche et s'établissent à la pointe de la Gaule, en des lieux austères, désertés par les Gallo-Romains, qui prennent le nom de « petite Bretagne ».

Irlandais catholiques et irréductibles

Tandis que l'Angleterre renoue avec la barbarie, l'île voisine d'Irlande, épargnée par les invasions, conserve son identité celte et, mieux encore, se voue au catholicisme sous l'impulsion de saint Patrick.

Des ermites restaurent avec passion la culture latine et les traditions de l'Église des origines. Pour des raisons de sécurité, ils prennent l'habitude de se grouper en communautés, sous l'autorité d'un abbé.

Bientôt, un grand nombre de ces moines vont quitter l'Irlande et convertir les peuplades germaniques du continent ainsi que les Anglo-saxons de Grande-Bretagne. En Angleterre, ils entrent en concurrence avec les moines bénédictins venus de Rome à l'initiative du pape Grégoire 1er, et qui sont à l'origine de l'archevêché de Cantorbéry. Son premier titulaire, Augustin, n'a de cesse de réunir tout le clergé de l'île sous son autorité.

Invasions vikings

La situation se gâte au début du IXe siècle, à l'époque de Charlemagne, quand la Grande-Bretagne et le Continent font connaissance avec les Vikings.

Les Vikings sont des hommes épris d'aventure qui se refusent à vivre dans leurs paisibles communautés paysannes du grand nord de l'Europe. Ils se forment en bandes et naviguent vers l'ouest, en quête d'épopées. Plusieurs milliers de ces Vikings, venus du Danemark, s'établissent sur les rivages orientaux de la Grande-Bretagne, en Est-Anglie, dans un territoire dénommé Danelaw.

Parmi les différents rois saxons qui se partagent l'île, l'un d'eux, Alfred le Grand, roi du Wessex, laisse le souvenir d'avoir résisté avec bravoure à la pression danoise. ll bat l'armée des envahisseurs à Ethandum en 878. Fort de sa victoire, il unifie les royaumes anglo-saxons et constitue un semblant d'État monarchique.

Un éphémère royaume danois

Edgar le Pacifique, un lointain successeur d'Alfred, assure une relative prospérité à son royaume. Mais son deuxième fils, Ethelred II, qui accède au trône en 978, ne témoigne pas de la même sagesse, d'où son surnom de Mal avisé! Ethelred II, après le massacre de la Saint-Brice, se montre incapable de faire face à l'offensive triomphale de Sven à la Barbe fourchue.

Le Danois remonte la Tamise, prend Cantorbéry et exécute l'archevêque. Son malheureux ennemi ne trouve d'autre moyen pour le convaincre de repartir que d'imposer les terres de ses sujets et de lui verser la collecte. C'est le Danegeld, l'argent des Danois. Ce tribut n'a d'autre effet que de rendre les Danois plus vindicatifs.

Seven confie son royaume de Danemark à son fils aîné, Harald. Avec l'aide du second, Knut (ou Canut), il repart de plus belle à la conquête de l'Angleterre. Le Saxon Ethelred s'enfuit en Normandie, chez son beau-frère, le duc Richard.

À la mort de Sven, son fils Knut bat en retraite au Danemark, non sans avoir au préalable fait couper le nez, les oreilles et les mains des prisonniers anglais. Le Danois revient un peu plus tard en Angleterre avec de nouvelles troupes et combat le courageux fils d'Ethelred II, Edmond Ironside (« Côte-de-fer »).

Les deux ennemis se partagent dans un premier temps le pays. Le 18 octobre 1016, enfin, Knut bat Edmond à Ashingdon, dans l'Essex.

Bientôt, les nobles saxons, réunis en conseil, se résignent à céder la couronne au vainqueur. Knut le Grand, en habile homme d'État, traite à égalité les vaincus et les vainqueurs. Lui-même épouse Emma de Normandie, la veuve d'Ethelred II.

Par la conquête et les héritages, il adjoint à la couronne d'Angleterre celles d'Écosse, du Danemark et de Norvège, constituant ainsi un original empire anglo-scandinave...

Mais cette construction ne lui survivra pas et à sa mort, le 12 novembre 1035, la couronne anglaise retournera à un Saxon, Édouard le Confesseur, deuxième fils du roi Ethelred II, né du premier mariage d'Emma de Normandie.

C'est un autre descendant de Viking, le Normand Guillaume le Conquérant, qui s'appropriera définitivement la couronne d'Angleterre.
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MessageSujet: 14 novembre 1910 : Naissance de l'aéronavale   Mer 14 Nov - 21:54



14 novembre 1910 : Naissance de l'aéronavale

Le 14 novembre 1910, un avion biplan décolle du croiseur américain Birmingham.
C'est la naissance de l'aéronavale.

Onze mois plus tard, le pilote Eugène Ely réussit l'opération dans les deux sens (décollage et atterrissage) sur une plate-forme spécialement aménagée à l'arrière du cuirassé Pennsylvania.

Le porte-avions est né.
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MessageSujet: 15 novembre 1959 : Congrès de Bad-Godesberg   Jeu 15 Nov - 21:54



15 novembre 1959 : Congrès de Bad-Godesberg

Le 13 novembre 1959, le congrès du Parti social-démocrate d’Allemagne (Sozialdemokratische Partei Deutschlands, SPD) se réunit à Bad-Godesberg, petite ville sur le Rhin, au sud de Bonn, capitale de la République Fédérale d'Allemagne.

Deux jours plus tard, il ratifie un programme par lequel il renonce au marxisme, se rallie formellement à l'économie de marché et accepte ses contraintes.

Ce changement de cap intervient dans le contexte de la guerre froide et de la division de l'Allemagne, au coeur d'une République fédérale d'Allemagne portée par le « miracle économique allemand ». Pour les participants du congrès, il ne s'agit plus de détruire le système capitaliste mais de l'améliorer de l'intérieur, en négociant avec le patronat dans le cadre du système de cogestion ou codécision (en allemand : Mitbestimmung), qui permet aux représentants des ouvriers de voter dans les entreprises sur des sujets les concernant.

Après trois décennies d'interdiction (sous le nazisme) et d'opposition, les sociaux-démocrates sont enfin revenus au pouvoir le 21 octobre 1969 avec l'accession de Willy Brandt à la chancellerie.
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MessageSujet: 16 novembre 1919 : Le Bloc national au pouvoir   Ven 16 Nov - 21:54



16 novembre 1919 : Le Bloc national au pouvoir

Lors de la Première Guerre mondiale, les clivages politiques tombent et la France se dote d’un gouvernement d’unité nationale appelé « l’Union Sacrée ». Au lendemain de ce conflit de quatre ans, en 1919, des élections législatives sont organisées, un an après l’armistice au mois de novembre. Durant cette campagne électorale, le thème central est le maintien de l’Union Sacrée afin d’éviter la contagion révolutionnaire venue de l’Est et de la Russie bolchevique.

Ces élections sont marquées par une très large victoire du « Bloc national », c’est-à-dire une coalition de la droite et du centre, dont les députés sont pour une large part d’anciens combattants : on parle alors d’une « Chambre bleu horizon », en référence au bleu des uniformes de guerre. Un gouvernement réunissant la droite et les radicaux se forme alors. La gauche, de son côté, est divisée. Le congrès de Tours en 1920 est d’ailleurs le théâtre de la scission de la gauche française : d’un côté la Section Française de l’Internationale Ouvrière (SFIO), dirigée par Blum et adoptant l’idéologie du socialisme réformateur (des réformes sociales dans un cadre démocratique), et de l’autre la Section Française de l’Internationale Communiste (SFIC, futur Parti Communiste Français), favorable à un socialisme révolutionnaire et proche de Moscou.

Le Bloc national mène une politique cléricale et fondée sur le patriotisme : le bolchevisme est combattu, et l’Allemagne fait l’objet de déclarations d’intransigeance concernant la question des réparations de guerre. Cependant, le Bloc national doit faire face à un début d’agitation sur le plan social dès 1919. En effet, les ouvriers ont pris conscience de leur importance : ce sont eux qui ont fait fonctionner la machine de guerre et les industries d’armements. Ils revendiquent donc des augmentations de salaire par le biais de manifestations et de grèves. Le gouvernement accepte certaines augmentations mais n’hésite pas à utiliser la manière forte pour calmer cette agitation sociale.

Une situation économique fatale au Bloc national

Jusqu’en 1924, la situation économique française reste très largement dégradée. La France est fortement endettée, du fait de nombreux emprunts réalisés durant la guerre, notamment auprès des Etats-Unis. Les coûts de reconstruction et la hausse des dépenses publiques n’arrangent en rien les finances de la France. La droite comptait en effet sur les réparations financières que devait payer l’Allemagne : le Bloc national avait notamment fondé son programme sur le fameux slogan « l’Allemagne paiera ». Or, l’Allemagne ne peut payer car elle est trop affaiblie. Pour punir les Allemands, le Président du Conseil Raymond Poincaré décide d’envahir la Ruhr et de s’emparer du charbon allemand. Refusant de dévaluer le Franc pour des raisons d’orgueil national, le gouvernement est obligé d’augmenter les impôts en raison d’un déficit qui ne cesse d’augmenter.

Les désaccords entre la droite et les radicaux se multipliant, ces derniers se retirent du gouvernement pour se rallier à la SFIO en vue des élections de 1924. La dislocation progressive du Bloc national entraîne ainsi le retour au pouvoir de la gauche française en 1924 : le Cartel des Gauches.
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MessageSujet: 17 novembre 1936 : Suicide de Roger Salengro   Sam 17 Nov - 21:54



17 novembre 1936 : Suicide de Roger Salengro

Maire de Lille et député socialiste du Nord, Roger Salengro devient en 1936, à 46 ans, ministre de l'Intérieur dans le gouvernement de Léon Blum issu de la victoire du Front populaire aux élections législatives. Il participe activement à la conclusion des accords de Matignon.

Mais à l'été 1936, L'Action française de Charles Maurras et l'hebdomadaire de droite Gringoire et son directeur Henri Béraud (un ancien journaliste du Canard Enchaîné) l'accusent d'avoir déserté pendant la Grande Guerre. Il avait été en fait capturé en allant chercher le corps de l'un de ses compagnons de tranchée, avec l'accord de son chef. C'est ce qu'établira une enquête conduite par un tribunal de guerre peu après sa capture, en 1916.

Disculpé mais affecté par la campagne de calomnies et, qui plus est, déprimé par la mort de sa femme, Roger Salengro se suicide le 17 novembre 1936 dans sa cuisine de Lille. « Il n'y a pas d'antidote contre le poison de la calomnie », lance Léon Blum à ses funérailles, cinq jours plus tard.
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MessageSujet: 18 novembre 1793 : Ouverture du musée du Louvre   Dim 18 Nov - 21:54



18 novembre 1793 : Ouverture du musée du Louvre

Le 18 novembre 1793 ouvre officiellement le musée du Louvre, dans l'ancien palais de la monarchie.

Le 10 août précédent, pour fêter le premier anniversaire de la chute de la royauté, l'assemblée révolutionnaire de la Convention avait décidé la création d'un « Museum de la République » où seraient mis à disposition du peuple collections royales et oeuvres d'art confisquées aux émigrés et aux églises.

Il réunit très tôt de belles collections d’oeuvres d’art, composées de nombreux achats et donations. Au XIXe siècle, celles-ci seront enrichies par les antiquités égyptiennes rapportées des campagnes napoléoniennes.
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MessageSujet: 19 novembre 1968 : Coup d'État au Mali   Lun 19 Nov - 21:54



19 novembre 1968 : Coup d'État au Mali

Dans la nuit du 18 au 19 novembre 1968, un putsch se prépare au Mali. Quatorze officiers de l’armée font quadriller Bamako et lorsque la capitale s’éveille aux premières lueurs du jour, le calme règne…

Pendant ce temps Modibo Keïta, le père de l’indépendance, président depuis 1960, fait route vers Bamako où il revient après un voyage en province. En périphérie de la capitale, à une quinzaine de kilomètres du centre, son convoi est stoppé par un barrage.

« Monsieur le président, voulez-vous vous mettre à la disposition de l’armée ? », lui demande alors le lieutenant Tiekoro Bagayoko, un des leaders du putsch. Le président se rend et aux alentours de 11h30, il est amené à bord d’un blindé jusqu’au centre-ville. Les putschistes ont des revendications précises : qu’il renonce au socialisme – prôné depuis l’indépendance – et se sépare de ses principaux collaborateurs.

Réponse négative de Modibo Keïta : « Nous sommes dans un pays de droit et de démocratie. Nous respectons depuis l’indépendance la volonté populaire. C’est le peuple qui a opté pour le socialisme […]. Le socialisme n’est donc pas mon choix à moi tout seul, demandez au peuple ce qu’il en pense. Quant à mes collaborateurs, […] je leur fais confiance. »

Les putschistes menés par le lieutenant Moussa Traoré annoncent alors sur les ondes de Radio – Mali que « l’heure de la liberté a sonné » et que « le régime dictatorial de Modibo Keïta […] a chuté ».

Sans que le sang ne souille la terre malienne, huit ans de régime socialiste s’achèvent ainsi. Peu après, le président déchu est transféré dans un camp militaire à Kidal, dans la région désertique du nord-est. Avec lui, 40 responsables de l’US-RDA (Union soudanaise – Rassemblement démocratique africain) sont également déportés, à Kidal ou à Taoudéni.

Socialiste et autoritaire

C’est Modibo Keïta lui-même qui avait proclamé l’indépendance de la République du Mali, le 22 septembre 1960, suite à l’éclatement de la Fédération du Mali regroupant Sénégal et Mali sous le nom de « Soudan français ».

Proche du Ghanéen Kwame Nkrumah et du Guinéen Sékou Touré, ce fervent panafricain (il est l’un des principaux fondateurs de l’OUA en 1963), apporte également son soutien aux mouvements nationalistes, notamment au FLN.

Progressiste, il se dirige très tôt vers un socialisme teinté d’autoritarisme. En 1966, la création du Comité national de défense de la révolution (CNDR), qui devient de facto parti unique doté des pleins pouvoirs, suspend la Constitution et l’Assemblée nationale. Le régime – « situé parmi les meilleurs, où, si l’on préfère, les moins mauvais [d’Afrique] » écrivait Jeune Afrique en novembre 1968 – souffre de moins en moins la contestation. Et les difficultés économiques s’accumulent. Tant et si bien que le putsch est plutôt bien accueilli par la population malienne.

Dictature militaire

Après leur prise de pouvoir, les putschistes abolissent la Constitution et fondent le Comité militaire de libération nationale (CMLN), qui devient l’organe suprême du pays. Dans les jours suivant le coup d’État, le nouvel homme fort, Moussa Traoré, promet dans un communiqué un régime démocratique avec libertés individuelles, organisations syndicales, multipartisme et élections libres…

Des promesses hélas jamais tenues. Devenu président, il fait adopter par « référendum » en 1969 une Constitution et ne tolère qu’un seul parti, le sien : l’Union démocratique du peuple malien (UDPM). Le Mali s’enfonce dans la dictature et la répression, jusqu’en 1991.

Modibo Keïta – « statue vivante de l’Afrique » selon Jean Lacouture – décède quant à lui le 16 mai 1977, au camp militaire de Djicoroni, à 62 ans et dans des circonstances encore troubles puisqu’aucune autopsie ne fut autorisée. Sur les ondes de Radio-Mali, la junte annonce le décès de « l’instituteur à la retraite Modibo Keïta ». Des manifestations éclatent en marge de l’enterrement, et sont violemment réprimées.
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MessageSujet: 20 novembre 1695 : Mort de Zumbi dos Palmares au Pernambouc   Mar 20 Nov - 21:54



20 novembre 1695 : Mort de Zumbi dos Palmares au Pernambouc

Vers 1630, des esclaves de différentes plantations du Pernambouc (nord-est du Brésil) se soulèvent et s'enfuient dans l'intérieur des terres, pour échapper à leurs maîtres hollandais. Ils fondent au pied d'une montagne une « république noire » ou quilombo : Palmares.

Ils sont rejoints par d'autres fugitifs, des Noirs mais aussi des Indiens et même des Blancs. Tels les Romains des origines, ils organisent des raids sur les villages et plantations alentours pour enlever des femmes.

Ainsi se met en place une communauté appelée à durer, malgré les expéditions punitives des Hollandais puis des Portugais qui prennent leur place. Palmares va compter jusqu'à 20 000 habitants répartis en plusieurs agglomérations, devenant la plus importante communauté d'esclaves fugitifs (ou esclaves « marrons ») du Brésil.

Paradoxalement, c'est la signature en 1678 d'un traité de paix avec le gouverneur portugais du Pernambouc, Pedro de Almeida, qui va entraîner la ruine de la communauté. Refusé par la majorité des habitants, le traité provoque une guerre civile et la rébellion d'un chef charismatique, Zumbi dos Palmares. Celui-ci est en définitive tué le 20 novembre 1695 par les Portugais.

Il deviendra au Brésil le symbole des révoltes d'esclaves, mais en dépit de celles-ci, le pays devra attendre près de deux siècles avant d'abolir l'esclavage.
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MessageSujet: 21 novembre 1806 : Décret de Berlin sur le « Blocus continental »   Mer 21 Nov - 21:54



21 novembre 1806 : Décret de Berlin sur le « Blocus continental »

Le 21 novembre 1806, par un décret signé à Berlin, Napoléon Ier organise le « Blocus continental » contre l'Angleterre.

Faute de pouvoir battre militairement l'Angleterre, l'empereur tente de l'étouffer économiquement en empêchant ses commerçants de vendre à leurs clients habituels. Il interdit à tous les pays européens de commercer avec elle. Et pour s'assurer de la mise en application du blocus, il n'hésite pas à envahir les pays récalcitrants. C'est ainsi qu'il sera entraîné dans deux expéditions fatales, en Espagne et en Russie.

Il doit aussi compter avec la trahison de son propre frère Louis, auquel il a attribué le trône de Hollande et qui, croyant se concilier les bonnes grâces de ses sujets, s'abstient de réprimer la contrebande avec l'Angleterre. Napoléon n'aura d'autre solution que d'enlever la Hollande à son frère et de l'annexer à la France.
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MessageSujet: 22 novembre 845 : Le Breton Nominoë bat les Francs   Jeu 22 Nov - 21:54



22 novembre 845 : Le Breton Nominoë bat les Francs

Le chef breton Nominoë a reçu de Louis le Pieux, fils de Charlemagne, le titre de duc. Mais cela ne suffit pas à son ambition...

Il se soulève contre les Francs et, le 22 novembre 845, à Ballon, près de Redon, bat les troupes de Charles le Chauve, le fils de son bienfaiteur.

À sa mort, en 851, son fils Erispoé lui succède à la tête de la Bretagne et obtient de Charles le Chauve rien moins que le titre de roi ! La Bretagne devient indépendante de la France pour près de sept siècles...
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MessageSujet: 23 novembre 1934 : Incident à la frontière éthiopienne   Ven 23 Nov - 21:54



23 novembre 1934 : Incident à la frontière éthiopienne

Le 23 novembre 1934, des inspecteurs italiens sont agressés à Welwel, aux confins de leur colonie de Somalie et de l'empire d'Éthiopie.

L'Italie fasciste se saisit de ce prétexte pour déposer une plainte à Genève, auprès de la Société des Nations. Moins d'un an plus tard, Mussolini lance son armée à la conquête de l'Éthiopie.
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MessageSujet: 24 novembre 1859 : Darwin publie L'Origine des espèces   Sam 24 Nov - 21:54



24 novembre 1859 : Darwin publie L'Origine des espèces

Le 24 novembre 1859 sort en librairie, à Londres, un ouvrage au titre ambitieux qui résume à lui seul le contenu :
De l'Origine des espèces par la sélection naturelle ou la préservation des races favorisées dans la lutte pour la vie.

Son auteur est un quinquagénaire seulement connu des spécialistes, Charles Darwin. Pourtant, son ouvrage bénéficie d'un succès immédiat et le premier tirage (1250 exemplaires) est épuisé dans la journée.

Les théories développées par Charles Darwin allaient bouleverser le dogme d'une nature immuable depuis la création du monde.

Les origines de la théorie de l'évolution

Charles Darwin se fait engager comme naturaliste à 22 ans sur le Beagle pour une expédition océanographique de cinq ans autour du monde.

En Patagonie, il observe des fossiles et des squelettes d'espèces disparues alors que des individus semblables, mais plus petits, sont encore visibles.

L'expédition fait relâche plusieurs semaines aux îles Galapagos, dans l'Océan Pacifique, au large de l'Équateur. Là, le jeune savant est frappé par la coexistence d'espèces voisines de lézards (iguanes) et d'oiseaux. Il porte un intérêt particulier aux treize espèces de pinsons qui s'y trouvent. Bien plus, il rapproche ces découvertes de celles réalisées sur des mammifères et des insectes par d'autres naturalistes avant lui.

De retour en Angleterre, Darwin rassemble les preuves de la non-fixité des espèces. Il publie enfin, au bout de trente ans, le fruit de ses travaux.

La théorie de l'évolution

Dans L'Origine des espèces, Charles Darwin présente ses observations et conclut à une évolution naturelle des espèces : les individus qui ont hérité de caractères bien adaptés à leur milieu ont tendance à mieux se reproduire que leurs congénères et à prendre le pas sur eux. En quelques générations, une espèce peut ainsi se transformer jusqu'à donner naissance à une nouvelle espèce.

Cette théorie de la sélection naturelle est affinée au XXe siècle grâce aux progrès de la génétique qui mettent en évidence la possibilité de mutations ou de «sauts» en plus de la sélection des caractères héréditaires.

Lorsqu'une telle mutation s'avère appropriée à l'environnement, elle peut conduire très vite à une espèce nouvelle. Ainsi l'être humain est-il peut-être issu de deux singes nés avec 46 chromosomes au lieu de 48 comme leurs congénères...

Triomphe du darwinisme

L'année suivant la parution de L'Origine des espèces, un débat violent anime la session annuelle de l'Association britannique pour l'avancement des sciences tenue à Oxford le 30 juin 1860.

L'évêque Wilberforce s'oppose aux partisans de Darwin, notamment Huxley et Hooker. Ces derniers, il est vrai, peuvent démontrer l'inanité de la théorie de la génération spontanée en s'appuyant sur les travaux d'un autre savant illustre, Louis Pasteur. En 1863, H. W. Bates publie la première confirmation observationnelle de la théorie évolutionniste : une espèce de papillon amazonien a évolué pour adopter une couleur semblable à une autre espèce voisine que les oiseaux prédateurs ne mangent pas (théorie du mimétisme).

À partir de 1870, l'ensemble de la communauté scientifique se rallie aux vues de Charles Darwin. Face au succès éclatant de la théorie de l'évolution, la communauté scientifique ne tarde pas à établir un parallèle entre celle-ci, qui fait de l'homme l'aboutissement de l'évolution naturelle, et la révolution copernicienne qui place la terre en position de satellite du soleil au XVIe siècle.

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MessageSujet: 25 novembre 1905 : Seconde indépendance de la Norvège   Dim 25 Nov - 21:54



25 novembre 1905 : Seconde indépendance de la Norvège

En 1814, la Norvège s'était émancipée du Danemark et avait fièrement proclamé son indépendance. Mais le rêve avait été de courte durée. Après quelques mois, elle avait dû accepter le roi de Suède pour souverain. L'union personnelle des deux royaumes, qui laissait une très grande autonomie à la Norvège, allait durer plus de 90 ans.

Une crise éclate en mai 1905 lorsque le Premier ministre norvégien Christian Michelsen annonce que les consuls norvégiens à l’étranger ne relèveront plus du ministère commun des Affaires étrangères mais du gouvernement norvégien. Le roi Oscar II use de son veto suspensif mais le 7 juin 1905 le Parlement norvégien proclame à l’unanimité la dissolution de l’Union.

En Suède, des manifestations appellent à une intervention militaire et des troupes sont aussitôt déployées le long de la frontière. Mais, sous la pression de l’Allemagne et de l’Angleterre, l’armée n’intervient pas et Stockholm se contente d’imposer un référendum. Organisé le 13 août 1905, celui-ci consacre sans surprise le triomphe des séparatistes avec 99,9% des voix !

L’indépendance de la Norvège est officiellement reconnue par la Suède deux mois plus tard et les Norvégiens se donnent un nouveau roi le 25 novembre 1905, sous le nom de Haakon VII.
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MessageSujet: 26 novembre 1764 : Les Jésuites sont chassés de France   Lun 26 Nov - 21:54



26 novembre 1764 : Les Jésuites sont chassés de France

Fondé en 1534 par Ignace de Loyola, l'ordre de la Compagnie de Jésus -ou Jésuites-, se distingua rapidement par son organisation fortement hiérarchisée, quasi-militaire.

A partir du Concile de Trente (1542-1563), ils devinrent l'instrument privilégié de la Contre-Réforme catholique. Subdivisé en assistances et en provinces, l'ordre était dirigé par un préposé général, élu à vie par la Congrégation générale à laquelle il demeurait cependant soumis.

Son but principal étant l'apostolat, l'ordre se spécialisa dans l'enseignement. Sous Ignace de Loyola et ses successeurs, l'ancienne compagnie développa des missions en pays protestants (l'Autriche, la Pologne, la Bohême, ou encore la Belgique redeviendront entièrement catholiques) mais aussi en Extrême-Orient et en Amérique.

Mais peu à peu, l'implication des Jésuites dans la haute politique provoqua l'hostilité.

D'abord supprimé au Portugal en 1759, puis en France le 26 novembre 1764, l'ordre fut chassé d'Espagne en 1767 avant d'être supprimé par le pape Clément XIV en 1773.

La Nouvelle compagnie de Jésus fut fondée par Pie VII en 1814, dès son retour à Rome.

A nouveau interdits en France en 1880, puis en 1901, les Jésuites renforcèrent leur présence aux Amériques et dans les colonies européennes, particulièrement françaises. Les Jésuites constituent aujourd'hui le deuxième ordre monastique, derrière les Franciscains.
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MessageSujet: 27 novembre 1382 : Clisson écrase les Flamands à Rosebeke   Mar 27 Nov - 21:54



27 novembre 1382 : Clisson écrase les Flamands à Roosebeke

Les tisserands de Gand et des autres villes de Flandre s'étant révoltés contre leur comte, Louis II de Male, ils sont défaits le 27 novembre 1382 par une armée féodale sous les ordres d'Olivier de Clisson à Roosebeke , près d'Ypres.

Près de 35.000 Flamands se sont regroupés sur le Mont Dore en position défensive. Quand l'armée française arrive, piétons au centre, cavalerie et troupes légères sur les côtés, ils descendent en rangs serrés en profitant du brouillard mais se font surprendre par le soleil.

Dans le corps à corps, les Flamands, assaillis sur leurs deux ailes, sont bientôt écrasés et piétinés. Ils perdent 27.000 des leurs, y compris leur chef Philip van Artevelde, étouffé dans la mêlée. Il était le fils cadet de Jacob Van Artevelde, un agitateur qui avait convaincu en 1340 le roi d'Angleterre Edouard III de revendiquer la couronne de France.

Les insurgés étaient depuis lors en conflit avec leur comte et son suzerain, le roi de France Charles VI. Ils leur en voulaient de faire la guerre à l'Angleterre et ainsi de porter tort à leur fructueuse activité qui consistait à tisser la laine anglaise.
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MessageSujet: 28 novembre 1284 : La cathédrale de Beauvais s'effondre   Mer 28 Nov - 21:54



28 novembre 1284 : La cathédrale de Beauvais s'effondre

Le 28 novembre 1284, la voûte du choeur de la cathédrale de Beauvais s'effondre. Haute de 48 mètres (l'équivalent de 20 étages), cette voûte achevée douze ans plus tôt constituait un record pour les bâtisseurs du Moyen Âge, adeptes de l'art gothique.

Mais l'effondrement montre qu'ils avaient sans doute outrepassé leurs capacités techniques. Avec cet accident prend fin l'élan spirituel qui avait conduit la chrétienté médiévale à chanter la gloire de Dieu à travers les lumineuses cathédrales gothiques.

La cathédrale de Beauvais a été plus tard restaurée et surmontée d'une énorme tour haute de... 150 mètres ! Le jour de l'Ascension 1573, pendant qu'une procession sortait de l'église, cette tour s'est à son tour écroulée et dès lors, il n'a plus été question de nouveaux records. La cathédrale est restée en l'état jusqu'à nos jours.

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MessageSujet: 29 novembre 1780 : Avènement de Joseph II à Vienne   Jeu 29 Nov - 21:54



29 novembre 1780 : Avènement de Joseph II à Vienne

À la mort de Marie-Thérèse de Habsbourg, le 29 novembre 1780, son fils aîné hérite de son autorité sur les États héréditaires de la maison des Habsbourg, principalement l'Autriche, la Hongrie, la Bohême, la Croatie et aussi les provinces de l'actuelle Belgique.

En 1764, il a déjà été proclamé roi des Romains et l'année suivante, à la mort de son père, l'empereur François Ier de Lorraine, le 18 août 1765, il est devenu titulaire du Saint Empire romain germanique sous le nom de Joseph II, avec une autorité purement symbolique sur les princes allemands.

Né le 13 mars 1741, intelligent et cultivé, Joseph II a été rendu allergique à la religion par la maladresse de ses précepteurs jésuites. Il a été aussi affecté par le décès prématuré de son épouse Isabelle de Parme.

Aussi longtemps que sa mère a vécu, il a trompé son impatience en voyageant à travers l'Europe et en prenant conseil auprès de ses contemporains, parmi lesquels Frédéric II de Prusse et Catherine II de Russie. En 1777, il rend visite à Versailles à sa jeune soeur, la reine Marie-Antoinette.

Despote éclairé

Quand il prend enfin les rênes de la maison des Habsbourg-Lorraine, Joseph II a déjà 40 ans.

Désormais libre de ses actes, il réforme au pas de charge les États autrichiens, se posant en modèle de « despote éclairé » et en digne représentant de l'« Aufklärung » (l'équivalent allemand des Lumières).

« Je suis prêt à détruire ce qui est contraire à mes idées philosophiques, sans tenir compte des traditions », affirme-t-il.

Il va y travailler sans relâche ainsi que le rapporte l'un de ses proches, le prince de Ligne : « Il se privait de tous les agréments de la vie pour engager les autres au travail : ce qu'il détestait le plus, c'était les oisifs... Il ne savait ni boire, ni manger, ni s'amuser, ni lire autre chose que des papiers d'affaires ».

Dans un premier temps, en 1781, il remplace les entités féodales par une structure administrative plus rationnelle, avec des provinces et des cercles. À leur tête sont placés des fonctionnaires impériaux (les révolutionnaires français agiront de même avec la création des départements). En 1784, Joseph II fait du haut allemand la langue officielle de l'empire, à la grande fureur des populations hongroises, slaves et italiennes.

L'empereur abolit la torture mais aussi le servage et les corvées. Les paysans reçoivent la propriété de la terre qu'ils exploitent. Les barrières douanières intérieures et les corporations sont supprimées afin de stimuler l'activité économique et l'empereur met à l'étude un impôt foncier unique (autant de réformes qui, en France, ont fait chuter Turgot, ministre de Louis XVI, quelques années plus tôt).

Malgré leur audace, ces réformes ne sont encore rien à côté des coups de boutoir infligés à l'Église catholique, pilier des États habsbourgeois.

Joseph II aligne les diocèses sur les nouvelles divisions administratives et, surtout, décide de choisir lui-même les futurs évêques sans attendre l'aval du pape. Cela revient à créer une Église nationale, à l'image de l'Église anglicane d'Angleterre. L'empereur s'autorise aussi à intervenir en personne dans les détails de la liturgie : messes, processions...

Le 13 octobre 1781, un édit de tolérance accorde une pleine liberté aux chrétiens protestants et orthodoxes (les juifs demeurent soumis à des droits restreints).

Le pape Pie VI, désemparé par la rébellion du principal souverain catholique de la planète, se rend en 1782 à Vienne où il est reçu avec froideur par Joseph II et même avec grossièreté par le chancelier Kaunitz, maître d'oeuvre de la politique anticléricale.

Celle-ci se poursuit dans les années suivantes avec l'institution du mariage civil en 1783, la fermeture des ordres contemplatifs et la transformation de 738 couvents en écoles.

Ce programme de réformes anticléricales, baptisé «joséphisme», va secouer l'Autriche et l'Europe. Il va aussi, moins de dix ans plus tard, inspirer les constituants français, lesquels auront moins de chance que Joseph II : les tensions suscitées par ces réformes entraîneront la Révolution dans une succession de dérapages qui lui seront fatals.

Révolution brabançonne

Joseph II a moins de chance avec ses réformes sociales. Celles-ci peinent à s'appliquer dans les régions allogènes de l'empire, les Pays-Bas autrichiens (la Belgique), le Milanais, les royaumes de Bohême et Hongrie. Les grands propriétaires magyars (ou hongrois) font front commun contre l'empereur et l'obligent à revenir sur les mesures d'émancipation des paysans. Tant pis pour ces derniers.

En matière diplomatique, Joseph II tente d'annexer la Bavière en l'échangeant contre la Belgique mais l'Électeur de Bavière, soutenu par les princes allemands, refuse le troc. Il échoue aussi à placer ses nombreux frères à la tête des grandes principautés allemandes.

Enfin, la Belgique profondément catholique, ulcérée par le « joséphisme », se soulève contre l'empereur. Cette « Révolution brabançonne », parce que né au Brabant, la province de Bruxelles, aboutit le 10 janvier 1790 à la proclamation des États belgiques unis.

Fort heureusement pour les Habsbourg, Joseph II décède le mois suivant, le 20 février 1790. Son frère cadet, grand-duc de Toscane, lui succède sous le nom de Léopold II. D'un esprit également libéral, mais plus réaliste, il soumet les Belges, réprime la révolte de Liège et calme les Tchèques et les Magyars.

Comme son frère, il observe avec méfiance la France, où la Révolution vient d'éclater. Il meurt à son tour le 1er mars 1792 et laisse la place à son fils, François II.
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MessageSujet: 30 novembre 1700 : Charles XII triomphe à Narva   Ven 30 Nov - 21:54



30 novembre 1700 : Charles XII triomphe à Narva

Le 30 novembre 1700, le roi de Suède Charles XII (18 ans) bat les armées russes de Pierre le Grand à Narva, une ville aujourd'hui située en Estonie, au bord du fleuve du même nom, qui relie le lac Peïpous au golfe de Finlande.

L’armée suédoise, masquée par une tempête de neige, a pu débouler sur la ville et surprendre les Russes, pourtant trois fois plus nombreux. Près de 30 000 Russes sont fait prisonniers. Les captifs sont si nombreux que beaucoup doivent être relâchés.

Il s'agit de l’une des plus remarquables victoires de l’histoire suédoise. Elle met pratiquement fin à l'alliance d'Auguste II de Pologne, Frédéric IV du Danemark et du tsar Pierre le Grand contre la Suède. Mais ce triomphe sera de courte durée.

L'année suivante, le jeune roi pénètre en Pologne et obtient la déposition du roi Auguste II. Mais le tsar en profite pour occuper l'Ingrie, un territoire bordé par la mer Baltique et le fleuve Narva. Il se hâte d'y faire ériger sa future capitale, Saint-Pétersbourg. Charles XII tentera de reprendre l'offensive. Mais son invasion de la Russie échouera à Poltava et lui-même trouvera la mort en assiégeant une forteresse norvégienne le 30 novembre 1718, dix-huit ans après son triomphe de Narva.
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