Duché de Montmirail

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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 21 mars 547 : Saint Benoît lègue sa règle aux moines d'Occident   Mer 21 Mar - 21:54



21 mars 547 : Saint Benoît lègue sa règle aux moines d'Occident

Le 21 mars 547 meurt saint Benoît de Nursie, un moine italien né 67 ans plus tôt dans la pire période des invasions barbares. On lui doit la redécouverte de la culture antique et la règle monastique dite « bénédictine » qui va valoriser le travail dans toutes les couches de la société.

Un moine d'exception

Après des études de droit à Rome, Benoît se retire dans une grotte pour prier et pratiquer l'ascèse mais sa réputation de sainteté lui vaut d'être rejoint par d'autres ermites.

Benoît rassemble ses compagnons dans les ruines d'une forteresse, sur le mont Cassin, entre Naples et Rome. Puis il édicte pour eux une règle très simple, en 73 chapitres courts et un prologue.

À la différence des règles en usage dans les monastères orientaux, la sienne combine la prière, le travail et la tempérance dans un climat d'équilibre et de paix. « Ora et labora » (prier et travailler) était sa devise.

Le travail lui-même doit se partager entre les tâches intellectuelles (instruction, étude et copie des textes anciens...) et les tâches ordinaires (travaux ménagers, artisanaux ou agricoles).

Une règle à vocation universelle

La règle de saint Benoît de Nursie est reprise deux siècles plus tard, sous le règne de Charlemagne, par saint Benoît d'Aniane, fondateur de plusieurs monastères en pays franc. En 817, au concile d'Aix-la-Chapelle, l'empereur Louis le Pieux, fils et successeur de Charlemagne, l'impose à tous les monastères de son empire.

Cette règle dite « bénédictine » va contribuer d'une manière décisive au renouveau de la chrétienté occidentale en invitant les moines à redécouvrir l'héritage de l'Antiquité et surtout en valorisant le travail manuel.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 22 mars 1841 : Limitation législative du travail des enfants   Jeu 22 Mar - 21:54



22 mars 1841 : Limitation législative du travail des enfants

Le 22 mars 1841, une loi limite en France, pour la première fois, le travail des enfants employés dans les manufactures, usines ou ateliers. La loi est promulguée par Louis-Philippe, roi des Français, le maréchal Jean-de-Dieu Soult (73 ans) étant président du Conseil. Elle s'inspire d'une loi similaire promulguée en Angleterre neuf ans plus tôt, en 1833.

L'article 2 énonce :
    Les enfants devront, pour être admis, avoir au moins huit ans.
    De huit à douze ans, ils ne pourront être employés au travail effectif plus de huit heures sur vingt-quatre, divisées par un repos.
    De douze à seize ans, ils ne pourront être employés au travail effectif plus de douze heures sur vingt-quatre, divisées par des repos.
    Ce travail ne pourra avoir lieu que de cinq heures du matin à neuf heures du soir.
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MessageSujet: 23 mars 1848 : Les Milanais chassent les Autrichiens   Ven 23 Mar - 21:54



23 mars 1848 : Les Milanais chassent les Autrichiens

Le 23 mars 1848, les Milanais chassent les Autrichiens de leur ville au terme d'un soulèvement de cinq jours.

La révolte avait débuté par la guerre des cigares, les Milanais s'abstenant de fumer pour ne pas payer la taxe sur le tabac... et les troupes d'occupation se plaisant à fumer sous leur nez de voluptueux cigares.

Un an plus tard, les Autrichiens du feld-maréchal Radetzky reprendront pied dans la ville et auront raison des velléités patriotiques des Italiens.
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MessageSujet: 24 mars 1860 : La France reçoit Nice et la Savoie   Sam 24 Mar - 21:54



24 mars 1860 : La France reçoit Nice et la Savoie

Le 24 mars 1860, par le traité de Turin, Nice et la Savoie reviennent à la France.

Napoléon III obtient ces deux territoires en récompense de son intervention militaire contre l'Autriche, aux côtés du royaume du Piémont, et en échange de l'annexion de l'Italie centrale par le Piémont.

Le « droit des nationalités »

Pour la première fois au monde, l'exécution du traité est subordonnée à son approbation par les populations concernées en vertu du « droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ». Ce principe révolutionnaire à tonalité romantique va éveiller les aspirations nationales au XIXe siècle et au suivant, parfois de façon abusive.

Ce droit avait déjà été appliqué une première fois par le gouvernement français dans le Comtat Venaissin et à Avignon, propriété du Saint-Siège, le 14 septembre 1791. Mais ce fut de manière unilatérale et non dans le cadre d'un traité international.

Cette fois, c'est Paris et Turin qui organisent de concert un référendum dans le comté de Nice et en Savoie.

- Le comté de Nice :

De culture italienne ou plus précisément piémontaise, le port méditerranéen et son arrière-pays ont fait partie du comté de Provence avant d'être rattaché à la maison de Savoie en 1388. Le nom de comté ou comtat n'a rien à voir avec un quelconque comte mais dérive d'une racine latine qui signifie « campagne » ou « pays » et désigne une circonscription administrative (comme le county anglais ou le Comtat Venaissin).

- La Savoie :

De culture francophone, elle est le foyer historique de la Maison de Savoie. Fondée au XIIe siècle par Humbert aux Blanches Mains, cette dynastie acquit peu après, par mariage, le marquisat de Turin, de l'autre côté des Alpes. Elle a dés lors tourné ses ambitions vers la plaine du Pô. C'est elle qui, au temps de Napoléon III, a relevé le projet d'une unification de l'Italie.

Résultats sans surprise

Le 22 avril 1860, les habitants approuvent à une écrasante majorité leur rattachement à la France. À Nice, on compte 25 743 oui, 160 non et 5 000 abstentions. En Savoie, 235 non et une poignée d'abstentions sur 130 000 votants.

Ces résultats montrent que les habitants s'étaient par avance résignés à leur sort. Un sénatus-consulte du 12 juin 1860 confirme l'incorporation des deux provinces à l'Empire français.

- Au nord des Alpes, la Savoie est divisée en deux départements : Savoie et Haute-Savoie.

- Au sud, le comté de Nice est réuni à un morceau du département du Var, avec le fleuve Var lui-même, pour former le département des Alpes-maritimes (le département du Var se réfère depuis lors à un fleuve qui lui est étranger).

Notons que la partie nord du comté de Nice reste au Piémont malgré un vote favorable à l'annexion.

C'est que l'empereur Napoléon III ne veut pas priver son ami le roi Victor-Emmanuel de ses territoires de chasse du massif du Mercantour !

Ces territoires reviendront finalement à la France en 1947.

Les relations commerciales entre Nice et Turin demeurent importantes. Pas moins de 15 000 mulets transportent de Nice vers la capitale du Piémont 5 000 tonnes de sel par an. Ce trafic fait la fortune des petites villes de Tende et Sospel.

Protestations des nationalistes italiens

Les tractations entre Napoléon III, Victor-Emmanuel II, et le Premier ministre piémontais, Camilo Cavour, suscitent l'indignation des nationalistes italiens.

Au Parlement de Turin, Cavour est violemment attaqué pour le lâchage de ces deux provinces. Le héros républicain Giuseppe Garibaldi, natif de Nice, est l'un de ses opposants les plus déterminés.

Napoléon III n'aura plus guère d'autre occasion de se réjouir... Sa politique étrangère brouillonne, inspirée par de généreux sentiments comme le « droit des peuples à disposer d'eux-mêmes » et la « politique des nationalités » va entraîner la France et l'Europe occidentale dans une exacerbation des passions nationalistes et conduire à l'unification de l'Allemagne autour de la Prusse et à la dislocation de l'Autriche.
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MessageSujet: 25 mars 421 : Fondation de Venise   Dim 25 Mar - 20:54



25 mars 421 : Fondation de Venise

D'après les chroniques médiévales, Venise aurait été fondée le 25 mars 421 sur une lagune de la mer Adriatique, entre les estuaires du Pô et du Piave, hors de portée des hordes hunniques.

À vrai dire, la ville est plus sûrement née au siècle suivant, quand les habitants des régions avoisinantes sont venus grossir la population de la lagune pour échapper aux Lombards, de rudes barbares qui avaient envahi la plaine du Pô.

Ces réfugiés allaient préparer la fortune de la cité lacustre, dans un premier temps en développant l'exploitation du sel, ensuite et surtout en pratiquant le commerce entre l'Orient et l'Occident, notamment le commerce des esclaves (prisonniers de guerre slaves).
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MessageSujet: 26 mars 1944 : Bataille des Glières   Lun 26 Mar - 20:54



26 mars 1944 : Bataille des Glières

Le dimanche 26 mars 1944, trois bataillons de la 157e division de la Wehrmacht, appuyés par l'aviation et l'artillerie, prennent d'assaut le plateau des Glières, à 1400 mètres d’altitude, en Haute-Savoie, occupé depuis près de deux mois par un groupe de 450 résistants.

Cette bataille met fin au premier « maquis » de la Résistance. Son retentissement est immense tant sur les ondes de la BBC, à Londres, que sur celles de Radio Paris.

Guerre psychologique

Tandis que se rapproche la perspective d'un débarquement allié sur les côtes de la Manche, la Résistance se met en ordre de bataille. Tom Morel, un lieutenant d'active, constitue un maquis sur le plateau des Glières dès le 31 janvier 1944 pour accueillir les parachutages alliés et servir de base de repli aux résistants. Il rassemble des hommes de toutes origines : des combattants de l'Armée secrète de la Résistance, des officiers et sous-officiers des chasseurs alpins, des francs-tireurs et partisans (FTP) communistes, des républicains espagnols et de simples réfractaires du STO (Service du Travail Obligatoire).

Ainsi le plateau devient-il le premier territoire métropolitain à échapper à l'autorité du gouvernement de Vichy. Celui-ci ne se trompe pas sur la force du symbole et met aussitôt tout le département en état de siège. C'est le début d'une guerre franco-française.


La redoutable Milice de Joseph Darnand, le secrétaire d'État au Maintien de l'ordre, fait une rafle à Thônes le 5 février et, une semaine plus tard, le plateau est encerclé par des supplétifs de la police de Vichy, les Groupes Mobiles de Réserve (GMR). Cela n'empêche pas l'aviation alliée de larguer 90 tonnes d'armes au-dessus du maquis en trois parachutages, du 14 février au 10 mars.

Le 9 mars, les résistants occupent le siège de la Garde mobile à Entremont. Dans sa confrontation avec le chef des policiers, le lieutenant Tom Morel est abattu d'une balle à bout portant. Les résistants se retirent en emmenant avec eux soixante prisonniers.

Pour la première fois, les Allemands, sollicités par Joseph Darnand, se disposent à intervenir militairement contre ceux qu'ils appellent les « terroristes ».

Sur le plateau, les chefs du maquis jugent que leur mission est accomplie et qu'il convient de se retirer avant que le dégel ne permette aux Allemands de monter. Mais Jean Rosenthal, un agent de Londres envoyé sur place, les convainc de tenir coûte que coûte pour l'honneur de la Résistance et de la France libre du général de Gaulle. Il est vrai que celui-ci a besoin de se valoriser pour être reconnu par ses puissants alliés anglo-saxons.

Fin de partie

Le 26 mars 1944, le commandant allemand du secteur envoie deux patrouilles en reconnaissance vers les hauteurs du plateau. L'une d'elles est facilement repoussée mais l'autre arrive à contourner les défenses du maquis. Il s'ensuit un bref affrontement durant lequel deux « maquisards » sont tués et un autre blessé.

Les Allemands donnent l'assaut aussitôt après, avec le concours de la Milice française. Le capitaine Maurice Anjot, qui a remplacé Tom Morel à la tête du maquis, juge que ses hommes ont tenu les positions assez longtemps et que l'honneur est sauf. Il décide d’évacuer le plateau avec tous ses hommes.

Dans la retraite, cependant, 210 résistants sont capturés par l’ennemi ou ses alliés de la Milice ou la police de Vichy. Une centaine sont fusillés, parfois après avoir été torturés.

La « bataille des Glières » devient un enjeu dans la guerre des ondes que se livrent la France Libre de De Gaulle et le gouvernement collaborationniste de Vichy.

Philippe Henriot, le propagandiste de Radio Paris, évoque la liquidation du maquis par la police sans faire état de la participation allemande ! De son côté, Jean Rosenthal, dans son désir de bien faire, télégraphie à Londres une information selon laquelle 400 Allemands auraient été tués et 300 blessés dans les affrontements avec le maquis.

Sur Radio Londres, par la voix de Maurice Schumann, on peut encore entendre ceci le 7 avril 1944 : « À Glières, 500 Français ont résisté à 12.000 Allemands pendant 14 jours ». Il n'en reste pas moins que le maquis des Glières aura convaincu les chefs alliés de l'utilité de la Résistance française dans leur combat contre le nazisme.
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MessageSujet: 27 mars 1351 : Combat des Trente à Ploërmel   Mar 27 Mar - 20:54



27 mars 1351 : Combat des Trente à Ploërmel

Le 27 mars 1351, sur la lande de Ploërmel, deux camps bretons règlent leur différend par un tournoi meurtrier.
Il figure encore aujourd'hui parmi les grands mythes de l'histoire de la Bretagne.

C'est l'épisode le plus mémorable de la guerre de Succession de Bretagne ouverte dix ans plus tôt par la mort du duc Jean III le Bon, le 30 avril 1341, sans enfant et sans héritier désigné.

Un merveilleux fait d'armes !

De nombreuses empoignades jalonnent cette longue guerre féodale dont les paysans bretons sont les principales victimes.

Le 25 mars 1351, Jean de Beaumanoir, capitaine du château de Josselin, provoque en combat singulier les Anglais de Richard de Bremborough, établi non loin de là, à Ploërmel. Mais à un combat singulier, le capitaine anglais préfère un combat par équipes :
    Dieu soit Juge entre nous ! Que chacun de nous choisisse trente à quarante champions pour soutenir sa cause.
    Nous verrons de quel côté est le droit.

Les deux camps désignent chacun trente champions et le combat commence deux jours plus tard sur la lande, au lieu-dit le chêne de Mi-Voie (ou Mivoye), dans le Morbihan actuel.

C'est un carnage sans règle qui n'a rien à voir avec les joutes codifiées de l'époque. Les combattants, chevaliers, écuyers, mercenaires, sont à pied ou à cheval, avec des armes disparates. Pour le chroniqueur Jean Froissart qui en a fait le récit complet, ce fut «un moult haut, un moult merveilleux fait d'armes».

Au plus fort des combats, Beaumanoir, blessé, réclame à boire. L'un de ses compagnons, Geoffroy du Bois, lui lance selon la chronique : Bois ton sang, Beaumanoir ! Et la soif te passera. Et le capitaine retrouve sa combativité.

Le soir venu, Beaumanoir et son camp remportent une victoire relative avec «seulement» six morts, les Anglais ayant de leur côté perdu neuf hommes dont leur chef, Bremborough.

Près de Josselin, un enclos et une stèle rappellent le souvenir de ce combat.

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MessageSujet: 28 mars 1928 : Fondation du Birobidjan   Mer 28 Mar - 20:54



28 mars 1928 : Fondation du Birobidjan

Le 28 mars 1928, Staline décide de créer une région autonome à l'Est de la Sibérie en vue d'y installer les juifs d'Union soviétique.

Le territoire prend le nom de Région autonome des Juifs du Birobidjan en 1934 et adopte le yiddish (la langue des juifs d'Europe orientale) pour langue officielle à côté du russe.

La création du Birobidjan, sur une idée du président du Soviet Suprême Mikhaïl Kalinine, relève du désir de freiner l'émigration des juifs soviétiques vers la Palestine tout en les poussant loin de la Russie utile.

Mais la république du Birobidjan, glaciale et désolée, en bordure du fleuve Amour, sur la frontière chinoise n'attire guère d'immigrants.

Les juifs eux-mêmes, malgré les encouragements officiels, n'ont jamais représenté plus du quart de sa population. En ce début du XXIe siècle, dans ce qui est devenu l'Oblast autonome juif, ils ne sont plus que quelques milliers sur 200 000 habitants (Russes, Coréens, Chinois...) mais restent fidèles à leur culture et à la langue yiddish.

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MessageSujet: 29 mars 1918 : L'église Saint-Gervais bombardée   Jeu 29 Mar - 20:54



29 mars 1918 : L'église Saint-Gervais bombardée

Lors de leur ultime offensive de la Grande Guerre, les Allemands bombardent Paris avec trois canons géants situés dans la forêt de Saint-Gobain, à 140 km au nord de la capitale. Ils sont surnommés Langer Friedrich (« Frédéric le Long »), en hommage à l'industriel Friedrich Krupp, et Gross Gustav en hommage à son gendre.

L'un de ces canons tire un obus à l'aveuglette le 29 mars 1918. Il atteint l'église Saint-Gervais, pendant les vêpres du Vendredi Saint, occasionnant 91 morts et 68 blessés parmi les fidèles. L'événement a un retentissement jusqu'en Amérique.

Au total, entre le 23 mars et le 9 août 1918, 183 projectiles font 256 tués et 620 blessés parmi les Parisiens. Ceux-ci vont longtemps confondre ces canons à très longue portée avec un autre canon de bien moindre portée, surnommé Gross Bertha, d'après le prénom de l'héritière Krupp, qui avait bombardé Liège, Maubeuge et Dunquerque à l'été 1914.
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MessageSujet: 30 mars 1282 : Les Vêpres siciliennes   Ven 30 Mar - 20:54



30 mars 1282 : Les Vêpres siciliennes

Le lundi de Pâques 1282, au moment des Vêpres, une émeute éclate à Palerme, capitale du royaume de Sicile. Elle s'étend à la ville voisine de Corleone. La population s'en prend aux soldats français qui entourent le roi. Le massacre s'étire sur deux jours, les 30 et 31 mars, faisant environ 8000 victimes dans la garnison

L'événement est resté dans l'Histoire sous le nom de « Vêpres siciliennes ». L'expression est encore utilisée pour désigner un soulèvement spontané et meurtrier contre une puissance occupante.

Les Angevins en Sicile

Le royaume de Sicile a été fondé en 1130 par un aventurier normand, Roger II de Hauteville, après qu'il se fut reconnu vassal du Saint-Siège.

Manfred, lointain descendant des rois normands de Sicile et bâtard de l'empereur allemand Frédéric II Hohenstaufen, se trouve impliqué dans les guerres entre guelfes et gibelins (partisans du pape et partisans de l'empereur d'Allemagne). C'est ainsi qu'il entre en conflit avec son suzerain, le pape Clément IV.

De son vrai nom Gui Foulques, le pape, qui est originaire de Provence, se tourne vers Charles Ier, comte d'Anjou et de Provence, frère cadet du puissant roi de France Louis IX (Saint Louis).

Il lui propose les domaines des Hohenstaufen au sud de l'Italie en échange de son aide militaire. Le comte accepte et tue Manfred à Bénévent le 26 février 1266.

C'est ainsi qu'une garnison française s'installe à Palerme cependant que Charles reçoit le salaire promis, à savoir la couronne royale de Sicile.

Pénétré de l'idée de reprendre le combat contre les musulmans, il entraîne alors le roi de France, son frère, dans une huitième et dernière croisade. Elle se termine sous les murs de Tunis par la mort de Saint Louis.

Charles Ier n'en poursuit pas moins ses chimères et se fait octroyer les couronnes d'Albanie et de Jérusalem. Il obtient même la principauté d'Achaïe, dans le Péloponnèse, au sud de la Grèce, en 1267, ce qui le pose en rival de l'empereur byzantin Michel VIII Paléologue. Celui-ci, dès lors, encourage les Siciliens à se révolter contre leur suzerain. Il n'a pas trop de mal à cela...

Des Siciliens rebelles aux impôts

Ambitieux et hardi, Charles veut gérer son nouveau royaume sur le modèle de la France capétienne, avec une administration centralisée et une fiscalité rigoureuse. Mais ses sujets italiens lui en veulent de les accabler d'impôts en vue de financer ses rêves d'Orient et de croisade.

L'émeute de Palerme consacre l'échec du royaume angevin. La Sicile passe sous la domination du roi Pierre III d'Aragon, gendre de Manfred, qui s'est empressé d'apporter son soutien aux révoltés.

Le vaincu des « Vêpres siciliennes », Charles d'Anjou, est chassé de Sicile, malgré le soutien de son neveu, le roi de France Philippe III le Hardi. Il conserve toutefois le sud de la péninsule italienne avec Naples pour capitale.

Ses héritiers vont se maintenir jusqu'au début du XVe siècle. Parmi les derniers représentants de la lignée angevine figurent deux femmes aux moeurs légères et au destin tourmenté, les reines Jeanne Ière et Jeanne II.
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MessageSujet: 31 mars 1905 - 1er juillet 1911 : Du «coup de Tanger» au «coup d'Agadir»   Sam 31 Mar - 20:54



31 mars 1905 - 1er juillet 1911 : Du «coup de Tanger» au «coup d'Agadir»

Le 31 mars 1905 survient le «coup de Tanger». Cette initiative intempestive de l'empereur d'Allemagne Guillaume II va précipiter la mainmise de la France sur le sultanat du Maroc.

Quelques années plus tard, à l'été 1911, Français et Allemands vont relancer leur différend autour du Maroc jusqu'à placer l'Europe au bord d'une conflagration générale. Il faudra tout le doigté du président du Conseil Joseph Caillaux pour écarter la catastrophe.

Un sultanat convoité

Depuis qu'elle a entrepris de coloniser l'Algérie, la France se préoccupe de la sécurité des confins algéro-marocains et lorgne sur le sultanat voisin, l'un des derniers pays indépendants d'Afrique, qui a préservé son indépendance contre vents et marées pendant douze siècles.

En concluant en 1904 l'Entente cordiale, la Grande-Bretagne accepte le principe d'un protectorat français sur le Maroc. Mais l'empereur allemand Guillaume II ne l'entend pas de cette oreille. Il débarque théâtralement à Tanger, au nord du sultanat, traverse la ville à cheval, à la tête d'un imposant cortège, et va à la rencontre du sultan Abd-ul-Aziz pour l'assurer de son appui face aux menaces françaises !

Recherche du compromis à Algésiras

Ce «coup de Tanger» entraîne une poussée de germanophobie en France et la démission du ministre français des Affaires étrangères, Théophile Delcassé. Il débouche aussi sur la réunion l'année suivante, du 16 janvier au 7 avril 1906, d'une conférence internationale à Algésiras, au sud de l'Espagne.

La conférence confirme l'indépendance du Maroc (indépendance qui ressemble plutôt à une mise sous tutelle internationale) et rappelle le droit d'accès de toutes les entreprises occidentales à son marché...

Mais au grand dam de Guillaume II, elle établit aussi implicitement des «droits» particuliers de la France sur l'empire chérifien : c'est ainsi que la France et l'Espagne se voient confier la police des ports marocains et un Français est chargé de présider la Banque d'État du Maroc...

Pénétration française

En 1907, le général Hubert Lyautey occupe Oujda, une grande ville proche de la frontière avec l'Algérie.

Là-dessus, le massacre d'ouvriers européens dans le grand port de Casablanca détermine l'envoi d'un corps de troupes qui occupe le port et la région voisine de la Chaouia sous le commandement du général Drude.

Le Maroc revient au coeur de la rivalité franco-allemande en septembre 1908, quand la police française arrête à Casablanca des soldats de la Légion étrangère que les agents consulaires allemands ont aidé à déserter.

Berlin et Paris comprennent malgré tout qu'il est de leur intérêt commun de calmer le jeu.

Les deux puissances concluent le 9 février 1909 un accord économique qui prévoit une association dans toutes les entreprises marocaines qui leur tomberaient entre les mains.

Là-dessus, le faible sultan Abd-ul-Aziz est renversé par son frère Moulay Hafiz. Mais les tribus berbères du Moyen Atlas viennent à son secours et assiègent l'usurpateur dans Fès... Moulay Hafiz appelle à son aide les Français, qui ne se font pas prier. C'est ainsi qu'en avril 1911, une armée occupe les villes impériales de Rabat, sur la côte atlantique, Fès et Meknès dans le Moyen Atlas.

L'«incident d'Agadir»

L'Allemagne voit à juste titre dans cette intervention une violation des accords signés à Algésiras cinq ans plus tôt. Le 1er juillet 1911, elle dirige la canonnière Panther vers Agadir pour signifier à la France qu'elle n'a pas tous les droits au Maroc.

À Paris, l'opinion se déchaîne aussitôt contre l'Allemagne. Les diplomates et l'état-major se montrent prêts à l'affrontement. À Londres, une bonne partie du gouvernement prend fait et cause pour Paris.

La Grande Guerre, que d'aucuns espèrent, va-t-elle éclater sur ce futile différend ?

Heureusement, le président du Conseil français Joseph Caillaux est à juste titre convaincu qu'une guerre entraînerait la ruine de l'Europe. Il résiste à toutes les pressions et négocie en secret avec les Allemands.

Il s'ensuit un traité franco-allemand le 4 novembre 1911, avec une cession de territoires, en Afrique équatoriale, du Congo, colonie française, au Cameroun, colonie allemande. L'Allemagne concède en contrepartie à la France une entière liberté d'action au Maroc.

Ce traité d'apaisement est ressenti de part et d'autre comme une lâche concession à l'ennemi et Joseph Caillaux doit céder le pouvoir le 11 janvier suivant à Raymond Poincaré.
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MessageSujet: 1er avril 1913 : Lancement du magazine de vulgarisation scientifique Science & Vie   Dim 1 Avr - 20:54



1er avril 1913 : Lancement du magazine mensuel français de vulgarisation scientifique Science & Vie

Ce magazine est lancé le 1er avril 1913 sous le nom de La Science et la Vie par Paul Dupuy, fils de Jean Dupuy, ancien ministre, député et directeur du quotidien Le Petit Parisien.

Ayant découvert aux États-Unis des magazines consacrés à la vulgarisation scientifique tels que Popular Science et Popular Mechanics, Paul Dupuy décide de créer en France un périodique scientifique similaire au format magazine visant le grand public.

Son objectif est alors de mettre à la portée de tous les découvertes scientifiques de l'époque. Les articles, auxquels participent quelques personnalités scientifiques
    (Guillaume Bigourdan, membre de l'Institut, et Gabriel Lippmann, prix Nobel de physique en 1908, dès le premier numéro, puis Jean-Henri Fabre, de l'Académie française, Edmond Perrier, directeur du Muséum national d'histoire naturelle et président de l'Académie des sciences, et Jean Perrin, futur prix Nobel de physique, dans les deux numéros suivants)

sont rédigés dans un style simple, abondamment illustrés, et abordent plusieurs sujets (électricité, physique, médecine, astronomie, etc.).

Le magazine paraît à un rythme mensuel, comprend 144 pages, est imprimé en noir et blanc avec de nombreuses photos, sous une couverture dessinée en couleur, et est vendu 1 franc . Il connaît rapidement un grand succès, atteignant cent mille exemplaires. Certains numéros doivent même être réédités pour faire face à la demande. La rédaction publie alors une annonce pour inciter des scientifiques à collaborer à La Science et la Vie, qui compte déjà cinq mille abonnés. À l'aube de la Première Guerre mondiale, son tirage passe à cent cinquante mille exemplaires.
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MessageSujet: 2 avril 1513 : Ponce de Léon aborde en Floride   Lun 2 Avr - 20:54



2 avril 1513 : Ponce de Léon aborde en Floride

Le 2 avril 1513, le conquistador espagnol Juan Ponce de Léon aborde un rivage encore inconnu au nord des Antilles.

Il s'agit d'une presqu'île qu'il baptise Florida, sans doute parce que la découverte coïncide avec la Pascua Florida, la Pâques fleurie ou fête des Rameaux.

Il en prend possession au nom de l'Espagne, qui la cèdera beaucoup plus tard, en 1819, aux États-Unis.

En posant le pied en Floride, Juan Ponce de Léon, qui fut précédemment gouverneur de l'île de Puerto Rico, peut être donc considéré comme le premier Européen à avoir foulé le sol des futurs États-Unis...
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MessageSujet: 3 avril 1897 : Naissance de Sécession à Vienne   Mar 3 Avr - 20:54



3 avril 1897 : Naissance de Sécession à Vienne

Le 3 avril 1897, le peintre Gustav Klimt (35 ans) quitte l'association des artistes viennois et fonde avec 40 compères le mouvement de la Sécession. Leur but déclaré est d'arracher l'art au négoce !

Ils sont rejoints par l'architecte Otto Wagner et par le musicien Arnold Schoenberg. Ce dernier, créateur de l'école musicale de Vienne, est à l'origine de la musique moderne.

Sécession constitue l'une des plus belles illustrations du Jugendstil ou Art nouveau (Liberty en Angleterre).

La naissance de ce courant artistique peut être datée des premières affiches d'Alfons Mucha, à Paris, en 1894-1895.

Elle dérive du Symbolisme, mouvement poétique né en France et en Belgique.

L'Art nouveau puise son inspiration dans l'harmonie de la nature, avec ses volutes et ses couleurs. Il a marqué de son empreinte l'urbanisme de Vienne.

On peut encore apprécier au gré des promenades dans la ville les constructions élégantes et fragiles d'Otto Wagner et de ses disciples, caractérisées par des motifs sobres aux formes géométriques...
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MessageSujet: 4 avril 1968 : Assassinat de Martin Luther King   Mer 4 Avr - 20:54



4 avril 1968 : Assassinat de Martin Luther King

Le 4 avril 1968, le pasteur américain Martin Luther King (39 ans) est assassiné dans un motel de Memphis par un repris de justice, James Earl Ray.

Révulsés par sa mort tragique, les ghettos noirs des grandes villes américaines sombrent aussitôt dans des émeutes d'une extrême violence...

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MessageSujet: 5 avril 1791 : Mirabeau inaugure le Panthéon   Jeu 5 Avr - 20:54



5 avril 1791 : Mirabeau inaugure le Panthéon

Le 5 avril 1791, l'Assemblée nationale constituante décerne à Mirabeau, mort trois jours plus tôt, l'honneur d'être inhumé en l'église Sainte Geneviève, transformée pour l'occasion en Panthéon des gloires nationales.

Le vibrant orateur en sera exclu le 21 septembre 1794, après qu'auront été découvertes les preuves de sa collaboration avec le roi Louis XVI dans une « armoire de fer » au palais des Tuileries.
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MessageSujet: 6 avril 1909 : Peary et Henson au pôle Nord   Ven 6 Avr - 20:54



6 avril 1909 : Peary et Henson au pôle Nord

Le 6 avril 1909, six hommes atteignent pour la première fois le pôle Nord. Il s'agit de Robert Edwin Peary, de Matthew Henson, son serviteur de race noire, et de quatre Inuits.

La conquête de ce point hautement symbolique avait jusque là donné lieu à plusieurs tentatives infructueuses et parfois tragiques, dont la première en 1827.

Un aventurier tenace

Le chef de l'équipée, Robert E. Peary, est un officier de la Marine américaine.

À 53 ans, il a déjà accompli six expéditions dans l'océan Arctique depuis 1891 et prouvé que le Groenland était une île. C'est après cela qu'il s'est mis en tête d'atteindre le Pôle.

Après deux premières tentatives, la troisième sera la bonne.

L'explorateur s'engage sur la banquise qui recouvre l'océan Arctique avec une équipe de 24 hommes, 19 traîneaux et 133 chiens.

Le 20 mars 1909, Peary choisit de parcourir seul avec Henson et ses accompagnateurs Inuits les 133 derniers miles.

Une opinion incrédule

L'information est reçue par le gouverneur de Terre-Neuve et transmise au monde entier le 6 septembre 1909. Mais par une curieuse coïncidence, la veille même, un communiqué venu de Copenhague fait savoir qu'un ancien compagnon de Peary, le médecin américain Frederick Cook, aurait atteint le pôle Nord un an plus tôt, le 21 avril 1908.

Le Congrès américain s'en mêle. Il attribue finalement la paternité de l'exploit à Robert E. Peary et lui offre en cadeau le grade de commodore.
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MessageSujet: 7 avril 1954 : La « théorie des dominos »   Sam 7 Avr - 21:28



7 avril 1954 : La « théorie des dominos »

En pleine guerre froide s'ouvre à Genève une conférence sur le sort de l'Indochine et de la Corée.

Le 7 avril 1954, pendant la conférence, le nouveau président américain, le prestigieux général Dwight David Eisenhower, exprime la crainte qu'en tombant aux mains des communistes, le Vietnam n'entraîne ses voisins (la Malaisie, l'Indonésie, la Thaïlande...) dans sa chute.

Plus tard connue sous le nom de « théorie des dominos », cette crainte va conduire les États-Unis à soutenir les Français et financer leur guerre en Indochine, en remisant leurs principes anticolonialistes. Ils vont eux-mêmes intervenir au Vietnam après le départ des Français pour prévenir le basculement de tout le Sud-Est asiatique dans le camp ennemi.

En définitive, leur crainte va s'avérer largement infondée. Le Vietnam tout entier deviendra communiste, ainsi que le Laos et le Cambodge voisins, sans pour autant entraîner les autres états de la région.
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MessageSujet: 8 avril 1871 : Cheikh El-Haddad en guerre contre les Français   Dim 8 Avr - 20:54



8 avril 1871 : Cheikh El-Haddad en guerre contre les Français

Le 8 avril 1871, le grand maître d'une confrérie musulmane d'Algérie, Cheikh El-Haddad, proclame la guerre sainte contre l'occupant français. Un tiers de la population musulmane du pays entre en rébellion. C'est la dernière des grandes rébellions algériennes avant la guerre d'indépendance.
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MessageSujet: 09 avril 1948 : Massacre de Deir Yassin   Lun 9 Avr - 20:54



09 avril 1948 : Massacre de Deir Yassin

Le village musulman de Deir Yassin, en Judée, à proximité de Jérusalem, est attaqué le 9 avril 1948 par des combattants de l'Irgoun, un groupe militaire clandestin sioniste. Une centaine de villageois perdent la vie au cours des combats.

Le drame est dénoncé par Ben Gourion, qui veut ainsi affaiblir l'Irgoun, et par les Arabes, qui y voient la preuve que les Juifs, sur le point de fonder l'État d'Israël, s'apprêtent à en tuer ou chasser les Palestiniens.
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MessageSujet: 10 avril 1815 : Éruption du volcan Tambora   Mar 10 Avr - 20:54



10 avril 1815 : Éruption du volcan Tambora

Le 10 avril 1815, en Indonésie, le volcan Tambora entre en éruption.

La destruction des villages alentours occasionne sans doute une centaine de milliers de victimes, davantage qu'aucune autre éruption volcanique depuis deux mille ans, y compris celle du Vésuve. L'éruption se solde en outre par l'émission dans l'atmosphère d'une quantité inhabituelle de matières ardentes, environ 1500 km3.

Pendant plus d'une année, les cendres noires, en tournant autour de la planète, refroidissent le climat de celle-ci. En Europe, l'été 1816 s'avère particulièrement froid et pluvieux, avec des chutes de neige dans les hauteurs... et des conséquences inattendues pour la littérature !

L'éruption a sans doute aussi des conséquences pour l'art pictural, du fait que, dit-on, le peintre William Turner (1775-1851), précurseur de l'impressionnisme, puisa son inspiration dans la contemplation des ciels rougeoyants induits par les nuages de poussière du Tambora.
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MessageSujet: 11 avril 1241 : Les Mongols écrasent les Hongrois   Mer 11 Avr - 20:54



11 avril 1241 : Les Mongols écrasent les Hongrois

Le 11 avril 1241, les Mongols remportent une éclatante victoire sur les troupes hongroises du roi Bela IV, en un lieu appelé Mohi. L'Europe paraît à leur merci.

En France, c'est l'époque épanouie de Saint Louis. On compose le Roman de la Rose et le roi songe à édifier la Sainte Chapelle. Dans cette chrétienté médiévale plutôt souriante, nul n'imagine les soubresauts qui secouent les lointaines steppes d'Asie centrale. Ces contrées parcourues par des cavaliers nomades ont été unifiées avec brutalité par un chef mongol qui est resté dans l'Histoire sous le nom de Gengis Khan.

L'Europe à merci

Mort le 18 août 1227, Gengis Khan a laissé à son fils Ogodai et à ses lieutenants le soin d'étendre ses conquêtes vers la Perse, la Chine et aussi bien l'Ukraine et la Hongrie. C'est ainsi qu'à l'automne 1236, le vieux général Subotai (60 ans) se dirige vers l'Occident avec une armée de peut-être 150 000 hommes. Une partie de cette armée marche sur les principautés russes du nord et les ravage jusqu'aux abords de la riche cité de Novgorod.

Un peu plus tard, le 6 décembre 1240, Kiev, principale ville d'Ukraine, est prise d'assaut et détruite. L'Ukraine ne se remettra jamais totalement de l'invasion mongole et perdra sa suprématie sur les peuples de la grande plaine russe.

Poursuivant sa marche, l'armée mongole brûle Cracovie, principale cité de Pologne et se heurte à une armée de chevaliers polonais et allemands. Ces derniers sont anéantis à Wahlstadt, en Silésie.

Les Occidentaux, alertés, échouent à organiser une croisade commune. Les Chevaliers teutoniques profitent au contraire des désordres pour partir en guerre contre les Russes de Novgorod mais ils seront arrêtés par Alexandre Nevski.

En Hongrie, le roi Béla IV rassemble en hâte ses forces et se porte au-devant des Mongols mais ses hommes sont presque tous massacrés et lui-même prend la fuite.

Les Mongols ravagent les régions du Danube avec un raffinement de cruauté. Ils poussent des pointes jusqu'aux abords de Vienne et de l'Adriatique.

Là-dessus arrive la nouvelle de la mort du grand-khan Ogodai dans la lointaine Mongolie. Pressés de prendre part à la succession, les chefs mongols se retirent avec leurs armées. Ils y sont d'autant plus enclins qu'ils sont arrivés au bout de leurs réserves et ne voient plus devant eux assez de pâturages pour assurer la nourriture de leurs chevaux. Ils ne se sentent pas non plus l'envie ni la capacité de tenir des territoires constellés de forteresses.

L'Europe occidentale, inconsciente du malheur auquel elle a échappé, est sauvée. Quelques années plus tard, d'autres Mongols ravageront Bagdad et l'empire arabe.
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MessageSujet: 12 avril 1805 : Le métier Jacquard à l'honneur   Jeu 12 Avr - 20:54



12 avril 1805 : Le métier Jacquard à l'honneur

Le 12 avril 1805, Napoléon Ier, de passage à Lyon, se fait présenter le métier à tisser inventé par Joseph Jacquard (35 ans).

Fils d'un maître-fabricant de la soie, celui-ci a repris les recherches de Vaucanson sur les cartes perforées et mis au point un mécanisme qui sélectionne les fils de chaîne à partir d'un programme préétabli. De la sorte, le métier à tisser peut être manoeuvré par un seul ouvrier sans qu'il ait besoin de se faire assister par des « tireurs de lacs ». Cet ouvrier peut dès lors tisser 15 cm par jour au lieu de 2 à 3 par jour à 8 ou 10 personnes selon la manière traditionnelle.

L'inventeur est couvert d'honneurs. Mais son métier, en augmentant la productivité des ateliers, va conduire les négociants, les « soyeux », à réduire la rémunération des artisans, les « canuts ». Ils ne recevront bientôt plus que l'équivalent d'un franc par jour, soit le prix d'un kilogramme de pain.

Réduits au désespoir, les canuts se révolteront en 1831 et à nouveau en 1834, s'en prenant notamment aux métiers Jacquard qu'ils jetteront en nombre dans le Rhône.
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MessageSujet: 13 avril 1279 : Les Mongols détruisent la flotte chinoise   Ven 13 Avr - 20:54



13 avril 1279 : Les Mongols détruisent la flotte chinoise

Le 13 avril 1279, au sud-ouest de Canton, la flotte mongole attaque et détruit l'escadre du dernier empereur de la dynastie Song.

Ce dernier, un enfant, est entraîné dans les flots par l'un de ses ministres.

Toute la Chine tombe au pouvoir de Kubilai Khan, petit-fils de Gengis Khan.
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MessageSujet: 14 avril 1802 : Chateaubriand publie le Génie du christianisme   Sam 14 Avr - 20:54



14 avril 1802 : Chateaubriand publie le Génie du christianisme

Le 14 avril 1802 sort en librairie Génie du christianisme ou beautés de la religion chrétienne.

Son auteur est le vicomte François-René de Chateaubriand, un écrivain romantique de 34 ans rendu célèbre par ses oeuvres Atala et René.

Le livre est une apologie de la religion et survient opportunément quatre jours après la promulgation de la loi du 24 germinal an X qui rétablit officiellement le culte catholique en France, conformément au Concordat signé par le pape Pie VII et le Premier Consul Napoléon Bonaparte.

Le Génie du christianisme a eu une influence considérable dans l’histoire des idées littéraires et religieuses en France au XIXème siècle. Écrit dans un style classique, mais d’une sensibilité préromantique, il glorifie de nouvelles sources d’inspiration, comme l’art gothique ou les grandes épopées médiévales. Méditant sur la beauté des ruines (qui rendent obsédante la question de la mort), il annonce le goût romantique pour celles-ci.

Surtout, cette œuvre a modelé le renouveau du catholicisme français du xixe siècle. Il a inspiré de nombreux auteurs, dont Dom Guéranger et Félicité Robert de Lamennais.
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