Duché de Montmirail

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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 15 avril 1994 : Fondation de l'Organisation Mondiale du Commerce   Dim 15 Avr - 20:54



15 avril 1994 : Fondation de l'Organisation Mondiale du Commerce

Le 15 avril 1994 est instituée à Marrakech l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce). Cette instance internationale de concertation et d'arbitrage est destinée à promouvoir et garantir la liberté de circulation des marchandises entre les pays adhérents.

L'OMC constitue l'aboutissement des négociations entreprises en 1947, sous le nom d'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT). Son siège est établi à Genève.

Dans la déclaration fondatrice, il est question de «l’ouverture des marchés pour les marchandises», «la protection des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce», «la volonté de résister aux pressions protectionnistes de toute nature», «l’accroissement de la production et du commerce de marchandises et de services»… Mais on n'y trouve aucun rappel des droits sociaux élémentaires ni des aspirations humaines.

En 2001, désireuse de promouvoir la mondialisation des échanges et la baisse des prix, l'OMC prend le risque d'admettre en son sein la Chine populaire en dépit d'une économie très peu respectueuse des règles libérales.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 16 avril 73 : prise de Massada   Lun 16 Avr - 20:54



16 avril 73 : prise de Massada

Le 16 avril 73, la forteresse de Massada tombe aux mains des légionnaires. C'en est fini de la première guerre juive contre la domination de Rome.

L'ultime résistance

Construite au IIe siècle av. J.-C., au temps des Maccabées (ou Asmonéens), la forteresse de Massada surplombe de 400 mètres les rives sauvages de la mer Morte. C'est le dernier îlot de résistance juive à l'occupation romaine.

Des membres de la secte extrémiste des zélotes s'y réfugient après avoir fait régner la terreur dans le pays. Armés d'un poignard, ils avaient coutume d'assassiner leurs compatriotes suspectés de collaboration avec l'occupant ! On les avait surnommés pour cette raison « sicaires », du latin sica, qui signifie poignard.

Au nombre d'un millier, avec leurs femmes et leurs enfants, sous la conduite d'un chef nommé Eleazar ben Jair, ces Zélotes ou sicaires vont résister pendant trois ans aux Romains.

Ces derniers vont mettre un point d'honneur à s'emparer de cette forteresse en plein désert, bien qu'elle n'ait aucun intérêt stratégique pour eux... Le légat de Judée Lucius Flavius Silva en organise méthodiquement le siège avec les 15 000 hommes de la Xe Légion Fretensis.

Pour éviter des assauts inutiles et meurtriers, il fait ériger par une armée d'esclaves une rampe artificielle depuis le pied du rocher. Sur cette rampe, il peut ainsi amener une tour d'assaut et un bélier au pied des murailles.
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MessageSujet: 17 avril 1797 : Les « Pâques véronaises »   Mar 17 Avr - 20:54



17 avril 1797 : Les « Pâques véronaises »

Victorieux des Autrichiens, le général Bonaparte veut qu'ils reconnaissent l'annexion par la France de la rive gauche du Rhin et surtout de la Belgique, naguère en leur possession. Mais il faut pour cela leur offrir une contrepartie. Pourquoi pas la République de Venise, un État oligarchique encore opulent mais sur le déclin ?

Le problème est que Venise s'est jusque-là prudemment tenue à l'écart des coalitions contre la France et rien ne saurait justifier sa disparition en tant qu'État souverain.

Qu'à cela ne tienne ! Le général Landrieu, un agent secret au service de Bonaparte, produit un faux appel du Grand Conseil de Venise à l'adresse des habitants de Vérone pour qu'ils se soulèvent contre la garnison française établie dans la ville. Le soulèvement ne se produit que trop bien le 17 avril 1797 (27 germinal an V) et 400 soldats français qui étaient soignés dans l'hôpital local sont massacrés par la populace. Un peu plus tard, un navire de guerre français côtoie par provocation la cité de Venise. Il se fait bombarder et son capitaine est tué. 

C'en est assez pour que Bonaparte adresse un ultimatum à la Sérénissime République et occupe son territoire. Il peut dès lors la livrer sur un plateau à ses interlocuteurs autrichiens et signer avec eux le traité de Campoformio. Ainsi prend fin brutalement l'histoire plus que millénaire d'une république marchande sans équivalent dans le monde.

Le massacre de Vérone sera qualifié par les propagandistes français de « Pâques véronaises » en référence aux « Vêpres siciliennes » de 1282.
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MessageSujet: 18 avril 1904 : Jean Jaurès fonde L'Humanité   Mer 18 Avr - 20:54



18 avril 1904 : Jean Jaurès fonde L'Humanité

Le 18 avril 1904, le leader socialiste Jean Jaurès fonde son propre journal, L'Humanité, et s'attire rapidement un grand succès grâce à ses talents journalistiques.

Tiré à 140.000 exemplaires, le nouveau quotidien ne tarde pas à réunir d'illustres signatures comme Léon Blum, Anatole France, Aristide Briand, Jules Renard, Octave Mirbeau, Tristan Bernard, Henri de Jouvenel...

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MessageSujet: 19 avril 1775 : Échauffourée de Lexington   Jeu 19 Avr - 20:54



19 avril 1775 : Échauffourée de Lexington

Le 19 avril 1775, un détachement anglais tombe dans une embuscade à Lexington, au Massachusetts.

Ce fait d'armes marque le début de la guerre d'Indépendance. Celle-ci est le fait d'une minorité de colons qui se dénomment «Patriots» (Patriotes) ou «Insurgents» (Insurgés).

Victoire surprise

Peu de temps avant, quelques Insurgents réunis en congrès à Philadelphie ont décidé de créer une armée et de réunir pour cela des armes.

Le général anglais Cage apprend que des vivres et des armes sont rassemblés à Concord. Dans la nuit du 19 avril 1775, avec 800 soldats de Boston, il s'en va les détruire. Au passage, à Lexington, sur la route, il tue ou capture quelques insurgés américains. Des colons surgissent alors de partout et les Anglais s'enfuient malgré l'arrivée de renforts. Au total, ils laissent sur le terrain 273 morts ou blessés.

L'affaire a un grand retentissement chez les insurgés, encore très minoritaires dans les Treize Colonies. Vingt mille d'entre eux s'arment et, sous le commandement de Georges Washington, un ancien officier de l'armée anglaise, assiègent l'armée anglaise de Boston...

Profession de foi républicaine

Il ne manque plus à ces combattants que de donner forme à leur révolte... C'est chose faite avec la publication, le 10 janvier 1776, d'un pamphlet intitulé Common Sense. L'auteur, Thomas Paine, appelle ses concitoyens des Treize Colonies anglaises d'Amérique du nord à s'unir dans une grande nation libérée des servitudes et de la monarchie.

Un seul honnête homme est plus précieux à la société et au regard de Dieu que tous les bandits couronnés qui ont jamais existé, écrit-il en guise de profession de foi républicaine. L'ouvrage se vend à 100.000 exemplaires. Un succès fabuleux, prémonitoire de la Déclaration d'indépendance du 4 juillet suivant.
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MessageSujet: 20 avril 1814 : Napoléon fait ses adieux à la Garde   Ven 20 Avr - 20:54




20 avril 1814 : Napoléon fait ses adieux à la Garde

Devant l'escalier d'honneur du château de Fontainebleau, le 20 avril 1814, l'ex-empereur Napoléon Ier fait solennellement ses adieux à un détachement de la Garde et baise son drapeau.

Deux semaines plus tôt, l'empereur s'était résigné à abdiquer sous la pression de ses maréchaux cependant que les sénateurs avaient proclamé sa déchéance.

Les Alliés lui avaient concédé le 11 avril la souveraineté sur l'île d'Elbe, un îlot italien à la latitude de la Corse.
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MessageSujet: 21 avril 135 : Hadrien dédicace le Panthéon   Sam 21 Avr - 20:54



21 avril 135 : Hadrien dédicace le Panthéon

Le 21 avril 135, jour anniversaire de la fondation de Rome, l'empereur Hadrien dédicace sur le Champ de Mars un nouveau temple à Vénus et à Rome et plus généralement à « tous les dieux ». De là son nom, le Panthéon, traduction grecque de cette expression.

Il s'agit en fait du remaniement d'un temple initialement construit par Agrippa, le conseiller de l'empereur Auguste, un siècle et demi plus tôt. Hadrien respecte le plan d'origine mais lui ajoute une coupole magnifique. Il en fait le premier monument à coupole de la Ville éternelle.

La coupole immense (43 mètres de diamètre intérieur) est surmontée d'un oculus (ouverture sur le ciel). Remarquable témoignage du savoir-faire des constructeurs romains, elle n'a pas souffert des outrages du temps. Elle a servi de modèle à la basilique Saint-Pierre de Rome et à bien d'autres monuments de la Renaissance ainsi qu'au Panthéon de Paris.

Le peintre Rafaello Sanzio, plus connu en France sous le nom de Raphaël, est inhumé au Panthéon, de même que les rois italiens Vittorio-Emmanuelle II et Umberto II.

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MessageSujet: 22 avril 1637 : Insurrection des Croquants   Dim 22 Avr - 20:54



22 avril 1637 : Insurrection des Croquants

Les dernières années du règne de Louis XIII sont marquées par des révoltes anti-fiscales, dont la plus célèbre est celle des Croquants (surnom méprisant donné aux paysans), en 1637.

D'autres révoltes de Croquants, moins importantes, avaient déjà secoué la France dès le règne d'Henri IV, père de Louis XIII.

Misères du Grand Siècle

Exaspérée par la création de nouvelles taxes et la présence de troupes dans les campagnes, auxquelles une ordonnance contraint de fournir des rations de blé, une partie de la population du Périgord se soulève donc le 22 avril 1637.

Dirigés par un gentilhomme, La Mothe-La-Forest, les insurgés s'attaquent aux collecteurs d'impôts et forment une armée de quelque 8000 hommes. La rébellion s'étend, atteint le Haut-Quercy, entre Lot et Dordogne.

Pas moins de 3.000 hommes de l'armée royale sont obligés d'abandonner la surveillance de la frontière espagnole pour venir mater le soulèvement, au prix d'un millier de victimes.

Les chefs des Croquants sont condamnés à mort, au bannissement ou aux galères mais la masse des paysans et villageois est traitée avec plus de mansuétude. Le Premier ministre, le cardinal de Richelieu, accorde une large amnistie, ayant besoin de toutes ses forces pour combattre l'Espagne.

Selon l'historien Yves-Marie Bercé, la révolte des Croquants constitue « la plus grande crise d'insurrections populaires de la monarchie », même si elle a été moins meurtrière que la Grande Jacquerie de 1358. Les années 1636 et 1637 sont également marquées par des manifestations en Bretagne, où la rumeur courait que la gabelle allait y être introduite, et des soulèvements dans le Poitou.

Révoltes des champs, révoltes des villes

Deux ans plus tard, en juin 1639, la décision d'introduire la gabelle en Normandie alors que de nombreux paysans vivent de la production de sel autour du Mont Saint-Michel, provoque la révolte des Nu-pieds. Ils réclament la suppression de tous les impôts établis après la mort d'Henri IV. À Rouen, les commerçants s'insurgent contre la création d'une taxe sur les étoffes teintes. Le soulèvement est écrasé avec plus de dureté que celui des Croquants.

Dans un contexte de montée de l'absolutisme, la centralisation administrative et la mise en place d'une fiscalité homogène s'imposent dans la douleur. On est à l'époque où, ému par la grande misère du peuple, Saint Vincent de Paul fonde les Filles de la Charité, un ordre au service des malades et des enfants trouvés (1634).
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MessageSujet: 23 avril 1671 : Vatel au purgatoire des maîtres d'hôtel   Lun 23 Avr - 20:54



23 avril 1671 : Vatel au purgatoire des maîtres d'hôtel

Dans la nuit du 23 au 24 avril 1671, François Vatel (45 ans) meurt dans des conditions rendues célèbres par Madame de Sévigné.

Ce fils de laboureur s'est illustré comme maître d'hôtel à Vaux-le-Vicomte, auprès du ministre Nicolas Fouquet. Après la disgrâce de son mécène, il entre au service du prince de Condé , le vainqueur de Rocroi, comme «contrôleur général de la Bouche de Monsieur le Prince».

Voilà que le roi Louis XIV informe le prince de sa venue dans son château de Chantilly, au nord de Paris. Vatel s'apprête à nourrir pendant trois jours, du jeudi au samedi, 600 courtisans et un total de plusieurs milliers de personnes, domestiques compris.

Une fête à Chantilly sous le règne du Roi Soleil (Musée Condé)Le souper du jeudi est suivi d'un spectacle de deux heures et d'un feu d'artifice à peine terni par les nuages.

Le roi est ravi mais Vatel se désole de ce que quelques rôtis ont manqué à certaines tables. Toute la nuit, il court deça delà, à l'affût du moindre désordre.

Au petit matin, Vatel guette la «marée» qui doit amener les poissons et les coquillages de Boulogne. Désespéré de ne rien voir venir, il gagne sa chambre et se transperce à trois reprises avec son épée.

La marée arrive sur ces entrefaites et l'on fait la macabre découverte du maître d'hôtel tandis qu'on le cherche pour en prendre possession.

Le Roi-Soleil, informé par Monsieur le Prince, se montre affligé d'un tel sens de l'honneur mais la fête n'en continue pas moins jusqu'à son terme.

Référence obligée en matière de grande cuisine, Vatel n'a pourtant aucune recette à son actif (si ce n'est la crème Chantilly, qu'il aurait inventée à... Vaux-le-Vicomte). Il est devenu une légende en raison de son suicide et de la publicité qu'en a faite la marquise de Sévigné.

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MessageSujet: 24 avril 1884 : L'Allemagne annexe le Sud-Ouest africain   Mar 24 Avr - 20:54



24 avril 1884 : L'Allemagne annexe le Sud-Ouest africain

Le 24 avril 1884, le chancelier Otto von Bismarck proclame la souveraineté de l'Empire allemand sur le Lüderitz-land ou Sud-Ouest africain (l'actuelle Namibie).

De ce jour date la naissance de l'empire colonial allemand. Il disparaîtra en 1918 suite à la défaite de l'Allemagne au terme de la Première Guerre mondiale.
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MessageSujet: 25 avril 1974 : Révolution des oeillets   Mer 25 Avr - 20:54



25 avril 1974 : Révolution des oeillets
    « Grândola, vila morena,
    Terra da Fraternidade,
    O povo é quem mais ordena
    Dentro de ti, ó cidade... »

    « Grândola, ville brune,
    Pays de Fraternité,
    C'est le peuple qui commande
    Ici, oh cité »

Le 25 Avril 1974, au Portugal, la station catholique Rádio Renascença (Radio Renaissance) diffuse cette chanson de José Afonso. C'est le signal de départ de la « Révolution des Oeillets » : aussitôt, de jeunes capitaines se soulèvent contre la dictature instaurée par Salazar, 48 ans plus tôt.

Après quelques mois de turbulences, le pays va pouvoir reprendre sa place parmi les démocraties européennes.

Le Portugal en panne

À la fin des années 1950, le Portugal figure à la traîne de l'Europe occidentale pour le développement économique en raison d'une gestion excessivement prudente des dépenses publiques par le docteur Salazar. Le pays se voit contester sa souveraineté sur les derniers vestiges de son empire colonial, en Afrique et en Asie.

Aux Indes, les possessions portugaises de Goa Damão et Diu sont annexées de force par l'Union indienne en 1961. La même année, en Angola, vaste colonie d'Afrique australe, les indigènes entament leur combat pour l'indépendance. D'autres soulèvements apparaissent en Guinée et au Mozambique, autres colonies africaines. Des soldats de plus en plus nombreux sont envoyés outre-mer pour les réprimer.

Pour le Portugal, à peine peuplé de neuf millions d'habitants, le « maintien de l'ordre » en Afrique devient une charge de plus en plus pesante. Jusqu'à 35% du budget national. 800.000 hommes y participent dans les années 1960 et 8.000 y trouvent la mort. Beaucoup de jeunes hommes émigrent clandestinement en vue d'échapper aux quatre années de service militaire et d'obtenir à l'étranger, en France surtout, de meilleures conditions de vie.

Marcelo Caetano succède à Salazar à la présidence du Conseil le 28 septembre 1968. Il ébauche une ouverture politique. Mais l'opposition parlementaire manque de consistance. C'est finalement de l'armée que viendra la révolte contre la dictature et la guerre outre-mer.

Coup d'État militaire

Le coup d'État du 25 avril 1974 est l'oeuvre de jeunes capitaines comme Otelo Saraiva de Carvalho ou Ramalho Eanes. Il réussit grâce à l'effet surprise des capitaines du MFA (Mouvement des Forces Armées) qui ont immédiatement pris possession des moyens de communication et obtenu le soutien actif de la population.

Les généraux António de Spínola et Costa Gomes lui apportent après coup leur concours mais ces généraux à l'ancienne, partisans d'une émancipation progressive de l'empire colonial, seront vite dépassés par les événements.

Une vendeuse de fleurs du Rossio, la grande avenue de Lisbonne, offre aux soldats les fleurs de saison qu'elle a à vendre : des oeillets rouges ! Le lendemain, le journal parisien Le Monde sort en première page : « La Révolution des Oeillets triomphe au Portugal ! »

Ce triomphe se produit en quelques heures et sans presque aucune effusion de sang. Si la redoutable police, la PIDE, n'a pas craint d'ouvrir le feu sur la population, faisant quatre morts et 45 blessés, le MFA, lui, n'a pas tiré un seul coup de fusil. Au bout des canons et au bout des fusils, un oeillet rouge.

Démocratie en construction

Pendant les mois qui suivent, Lisbonne bouillonne d'effervescence révolutionnaire. On refait le monde dans les bars de la capitale. On multiplie les occupations d'usine. On proclame des quartiers autogérés... Les progressistes du monde occidental n'ont d'yeux que pour ce pays, si négligé précédemment. Le reste du Portugal, néanmoins, se tient dans l'expectative, peu ou prou indifférent à tout ce bruissement.

Un gouvernement provisoire se met en place le 15 mai avec à sa tête le général Spinola, président de la République. Il rétablit les libertés et nationalise les secteurs-clé de l'économie. Le leader socialiste Mario Soares, ministre des Affaires étrangères, ouvre immédiatement des négociations avec les mouvements indépendantistes des colonies.

C'est dans la précipitation que celles-ci deviennent des États souverains : Guinée-Bissau en 1974, Angola, Mozambique, Cap Vert et Saint Thomas et Prince en 1975. Macao est un peu plus tard rendu à la Chine populaire. Timor-Est, sitôt évacué par les Portugais, est envahi par les Indonésiens.

Normalisation

Le Conseil de la Révolution du MFA, dominé par une majorité d'extrême-gauche, est dissous après qu'il eut tenté un nouveau coup d'État, le 25 novembre 1975. Les officiers modérés et les partis démocratiques reprennent l'initiative.

Une nouvelle Constitution, d'orientation sociale et démocratique, voit le jour le 2 avril 1976 et les élections législatives du 25 avril suivant consacrent le triomphe de la démocratie parlementaire. Mais la situation politique, économique et sociale du pays ne se normalisera vraiment qu'avec l'entrée du Portugal dans l'Union européenne en 1986
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MessageSujet: 23-26 avril 1905 : Congrès du Globe et naissance de la SFIO   Jeu 26 Avr - 20:54



23-26 avril 1905 : Congrès du Globe et naissance de la SFIO

Du 23 au 26 avril 1905, 286 militants socialistes se réunissent en congrès dans la salle du Globe, boulevard de Strasbourg, à Paris. Ils représentent les différentes factions politiques qui se réclament du socialisme.

Sur les instances de l'Internationale ouvrière et socialiste, qui a appelé les socialistes français à l'union lors de son congrès de l'année précédente à Amsterdam, ils se décident enfin à surmonter leurs divisions et fondent le premier parti politique constitué comme tel, la SFIO (Section française de l'Internationale ouvrière).

De la division...

Le mouvement socialiste français a jusque-là été divisé en courants rivaux, se privant du même coup de toute action efficace sur la vie politique nationale. Ces divisions sont l'héritage de la Révolution, de la Commune et aussi de la relative faiblesse de la classe ouvrière dans le pays.

Le courant le plus important est celui de Jules Guesde. Son Parti ouvrier français cultive les références au marxisme.

Il faut compter aussi avec les vaillantistes du Parti socialiste révolutionnaire (Édouard Vaillant), qui se réfèrent à la Commune, les broussistes (Paul Brousse), les allemanistes du Parti ouvrier révolutionnaire (Jean Allemane), très influents dans les Bourses du Travail.

Enfin avec les indépendants : Jean Jaurès, Alexandre Millerand, René Viviani ou encore Aristide Briand.

... à l'union

Les socialistes songent à s'unir après de premiers succès aux élections législatives de 1893 et aux municipales de 1896. Ils y sont encouragés par Alexandre Millerand, lors d'un banquet des maires socialistes, le 30 mai 1896, à Saint-Mandé.

Mais l’Affaire Dreyfus les divise à nouveau, Jean Jaurès plaidant pour la réhabilitation du capitaine au nom du droit et Jules Guesde considérant qu'il s'agit d'une affaire purement « bourgeoise ».

Les divisions s'accentuent en 1899 quand Alexandre Millerand accepte de participer au gouvernement de Défense républicaine de Waldeck-Rousseau. Les guesdistes, qui refusent toute compromission avec les partis « bourgeois », dénoncent ce qu'ils appellent le « ministérialisme ».

En 1902, les principaux courants socialistes se divisent entre deux grands partis : le Parti socialiste français (PSF) de Jaurès, réformiste et démocrate, et le Parti socialiste de France (PSDF) de Guesde, partisan de la révolution et de la dictature du prolétariat.

Le Congrès international d’Amsterdam, en août 1904, donne raison au second en validant la thèse marxiste de la lutte des classes.

Une commission d'unification prépare la fusion des deux partis. Celle-ci a lieu à l'issue du Congrès du Globe, avec la formation de la SFIO (Section française de l'Internationale ouvrière).

Jules Guesde (60 ans) paraît triompher. Mais Jean Jaurès (44 ans) conserve un atout essentiel, outre sa jeunesse et son talent oratoire : il maîtrise la communication du parti grâce à son quotidien L'Humanité, créé l'année précédente.

Les autres leaders socialistes, Millerand, Briand et Viviani, demeurent à l'écart de la SFIO.

De l'union à la division

En 1920, à l'issue de la Grande Guerre et de la révolution bolchévique, les partisans de Lénine font scission au congrès de Tours pour fonder le Parti communiste. Les autres militants de la SFIO, fidèles à la démocratie parlementaire, se regroupent sous l'autorité de Léon Blum.

Les compromissions de la SFIO dans les guerres coloniales, sous l'autorité de Guy Mollet, l'amèneront, le 4 mai 1969, à changer son nom pour celui de Parti socialiste. Le 11 juin 1971, au congrès d'Épinay-sur-Seine, François Mitterrand en prendra la direction avec le titre modeste de Premier secrétaire.
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MessageSujet: 27 avril 1296 : Bataille de Dunbar   Ven 27 Avr - 20:54



27 avril 1296 : Bataille de Dunbar

Le roi d'Angleterre, Édouard Ier Plantagenêt, fin politique et monarque guerrier, part en campagne contre les Écossais qui en s'alliant avec les Français tentent d'affaiblir l'Angleterre. John Baliol vient en effet de signer une alliance avec Philippe le Bel, alliance que l'on appelle encore aujourd'hui Old alliance (ou Auld Alliance) et que le général de Gaulle a qualifiée de « plus vieille alliance au monde ».

Les 15 000 Écossais attendent sur une hauteur près de Dunbar les 12 000 anglais. Dévalant la colline, la cavalerie écossaise fait dans un premier temps fuir les Anglais qui reforment leurs lignes une fois l'attaque passée. Les Écossais sont surpris par la rapidité anglaise à se remettre en ordre de bataille et sont finalement vaincus par une charge de cavalerie lourde. Édouard Ier soumet en quelques semaines l'Écosse et pour signifier la mainmise sur le pays fait ramener à Westminster la « pierre du destin », pierre sur laquelle les rois écossais étaient sacrés.

La pierre de Scone a été restituée en 1996 aux Écossais et placée dans la forteresse d’Édimbourg, étant entendu qu’elle serait prêté aux Anglais pour chaque futur couronnement.

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MessageSujet: 28 avril 1945 : Exécution de Mussolini   Sam 28 Avr - 20:54



28 avril 1945 : Exécution de Mussolini

Le 28 avril 1945, trois jours après l'ordre d'insurrection générale lancé par les partisans antifascistes, Mussolini et sa maîtresse Clara Petacci sont exécutés par des résistants italiens sur l'ordre du chef communiste Walter Audisio.

Leurs cadavres sont pendus par les pieds à une poutre et exposés aux quolibets de la foule, dans une station service de la piazzale Loreto, à Milan, jusqu'à l'intervention d'officiers alliés.
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MessageSujet: 29 avril 1562 : Sac de Lyon par le baron des Adrets   Dim 29 Avr - 20:54



29 avril 1562 : Sac de Lyon par le baron des Adrets

Suite au massacre d'innocents protestants à Wassy (Champagne) par les hommes du duc de Guise (1er mars 1562), le baron des Adrets, un disciple méridional de Calvin, entreprend une chevauchée vengeresse à la tête de quelques milliers de soudards.

Dans la nuit du 29 au 30 avril 1562, ses troupes s'emparent de Lyon et se livrent à des destructions iconoclastes. C'est le point de départ des guerres de religion dans la capitale des Trois Gaules. Beaucoup de Lyonnais choisissent de s'établir à Genève.
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MessageSujet: 30 avril 1827 : Le coup d'éventail du dey d'Alger   Lun 30 Avr - 20:54



30 avril 1827 : Le coup d'éventail du dey d'Alger

Le 30 avril 1827, à Alger, le dey Hussein soufflette de son éventail le consul de France, un affairiste du nom de Deval qui avait refusé avec insolence de s'engager sur le remboursement d'un prêt. C'est le prétexte à une tension entre les deux pays qui débouche trois ans plus tard sur la conquête de l'Algérie.
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MessageSujet: 1er mai 1960 : Un avion-espion abattu au-dessus de l'URSS   Mar 1 Mai - 20:54



1er mai 1960 : Un avion-espion abattu au-dessus de l'URSS

Le 1er mai 1960, un avion-espion américain U2 est abattu par les Soviétiques tandis qu'il survole l'Oural à 19 000 mètres d'altitude.

Le pilote, Francis Gary Powers (30 ans), a le temps de s'éjecter mais il est capturé par les agents du KGB.

Le secrétaire général du Parti communiste d'URSS, Nikita Khrouchtchev, est informé de l'incident pendant qu'il assiste au traditionnel défilé du 1er Mai sur la Place Rouge, à Moscou. Il garde le secret pendant 5 jours et révèle la destruction de l'avion au cours d'un discours devant le Soviet Suprême.

Les Américains, sur la foi de leurs services secrets, croient que leur pilote est mort. Ils prétextent un vol de routine. Là-dessus, le 7 mai, Khrouchtchev abat son joker et rend publics la situation de son prisonnier et ses prétendus aveux.

Gary Powers était en service commandé de la CIA et non de l'armée américaine.

Il est condamné pour espionnage à dix ans de prison mais échangé dès 1962 contre un agent soviétique né en Angleterre, qui se fait appeler « Abel » et a été arrêté en 1957.

Mort dans un accident d'hélicoptère en 1977, le pilote recevra les honneurs militaires à titre posthume le 1er mai 2000 seulement...

Échec à la détente

L'administration américaine est ridiculisée par l'incident et le président Dwight Eisenhower se voit contraint de renoncer à une rencontre au sommet à Paris, avec Khrouchtchev, De Gaulle et MacMillan, Premier ministre britannique, qui devait préparer un traité de limitation des essais nucléaires. C'est un arrêt brutal du processus de détente qui avait été initié par Nikita Khrouchtchev en personne en vue de mettre fin à la guerre froide.

Par un effet boomerang, le maître du Kremlin voit du coup sa situation fragilisée à la tête de l'URSS. Les durs qui lui reprochaient la dénonciation des crimes de Staline, la rupture avec les Chinois et le rapprochement avec les Américains commencent à redresser la tête. La reculade soviétique lors de la crise des fusées, à Cuba, lui portera le coup de grâce.

Khrouchtchev sera démis de ses fonctions en 1964 par une troïka dirigée par Leonid Brejnev et l'URSS replongera dans une semi-glaciation.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 2 mai 1808 : Les Espagnols contre Napoléon   Mer 2 Mai - 20:54



2 mai 1808 : Les Espagnols contre Napoléon

Le 2 mai 1808, les habitants de Madrid se soulèvent contre l'occupant français. C'est le début d'une impitoyable guerre d'usure dont témoignent les magnifiques tableaux de Goya. Selon la propre expression de Napoléon Ier, la guerre d'Espagne aura été pour lui comme un « ulcère » jamais guéri.

Intrigues de cour

Deux semaines plus tôt, un coup d'État a chassé le Premier ministre Godoy, amant de la reine d'Espagne.

Cet intrigant avait entraîné son pays dans une alliance avec la France révolutionnaire contre l'Angleterre. Il s'en était suivi la ruine du pays, la perte de la flotte et des colonies d'Amérique, enfin l'occupation par l'armée de Napoléon.

Sitôt Godoy évincé, le roi Charles IV de Bourbon abdique en faveur de son fils Ferdinand. Mais Napoléon Ier, qui n'a que mépris pour les deux souverains, a l'idée d'offrir le trône d'Espagne à son frère Joseph. Le maréchal Murat, qui représente à Madrid l'empereur des Français, convoque donc l'ancien et le nouveau roi à Bayonne pour leur signifier leur déchéance.

Batailles de rues

La foule madrilène, alertée, s'en prend aux troupes de Murat. Ce dernier réagit avec une extrême brutalité.

La répression est impitoyable ainsi qu'en témoignera plus tard le peintre Francisco de Goya dans deux tableaux d'un stupéfiant réalisme (« Dos et Tres de Mayo »).

Mais les exécutions sommaires n'empêchent pas la révolte de s'étendre à tout le pays à l'appel du clergé, de la noblesse et des libéraux.

Plusieurs armées françaises sont anéanties du fait de cette « guerre de l'indépendance » d'un genre inconnu jusqu'alors.

On invente l'expression « guerilla » (en espagnol, petite guerre) pour qualifier les attaques surprises des combattants de l'ombre qui ne laissent aucune chance aux groupes de soldats isolés.

Les Anglais en profitent pour débarquer en Espagne un corps expéditionnaire sous la conduite du général Arthur Wellesley, futur duc de Wellington.

Par leur détermination, les Espagnols sont à l'origine du premier revers grave infligé à Napoléon et aux héritiers de la Révolution française.
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MessageSujet: 3 mai 1968 : « Mai 68 » débute à la Sorbonne   Jeu 3 Mai - 20:54



3 mai 1968 : « Mai 68 » débute à la Sorbonne

Le 3 mai 1968, à Paris, la police évacue 500 étudiants qui occupaient la vénérable faculté de la Sorbonne. Le commissaire procède à des contrôles d'identité et embarque plusieurs étudiants au poste. Aussitôt éclatent des manifestations dans tout le Quartier Latin, au cri de «Libérez nos camarades !» Des barricades font leur apparition.

C'est le début des «Événements de Mai-68», qui combinent l'agitation étudiante, un mouvement social de très grande ampleur et l'opposition politique au régime gaulliste qui célèbre le 13 mai son dixième anniversaire.

L'étincelle

Dès le début de l'année 1968, à Paris comme à Rome et surtout sur les campus américains, les étudiants dénoncent vivement l'engagement américain au Viêt-nam...

Le 22 mars 1968, suite à l'arrestation à Paris de six des leurs, 142 étudiants constituent un mouvement de soutien connu sous le nom de Mouvement du 22 mars. Plusieurs, parmi lesquels un certain Daniel Cohn-Bendit, sont traduits devant le Conseil de l'Université de Paris.

Une manifestation de soutien est programmée le 3 mai à la Sorbonne. Le recteur, qui craint une provocation de l'extrême-droite, demande à la police d'évacuer les lieux. L'affaire va dégénérer... Pendant ce temps, le pays baigne dans le calme le plus complet. Le 2 mai, le Premier ministre Georges Pompidou est parti pour un voyage officiel de dix jours en Iran et en Afghanistan...

La conflagration

Une semaine plus tard, le 10 mai, les étudiants manifestent à nouveau en masse pour exiger l'«évacuation» de la Sorbonne et la «libération» de quatre de leurs camarades. En soirée ont lieu les premiers heurts entre la police et les manifestants. On compte de nombreux blessés dans les deux camps mais, fort heureusement, aucun décès.

Les syndicats appellent à une journée de grève générale pour le lundi suivant, le 13 mai. La Ve République, née dix ans plus tôt à la faveur du coup d'État d'Alger, vacille sur ses bases et l'on entend les cris de «Dix ans, ça suffit !». Commence alors la plus grande grève jamais vue en France (8 millions de grévistes). Pendant ce temps, comme si de rien n'était, le président Charles de Gaulle part en voyage officiel en Roumanie...

L'apaisement

Au grand dam des étudiants, les syndicats vont négocier pour leur compte la sortie de crise avec Georges Pompidou. C'est ainsi que sont signés les accords de Grenelle (la rue de Grenelle abrite l'hôtel Matignon, résidence du Premier ministre). Le gouvernement entérine une augmentation générale de 10% des salaires. Le SMIG est, lui, augmenté de 35%, ce qui le porte à 500 francs par mois.

Le 30 mai, de Gaulle, après quelques jours de flottement, annonce à la radio la dissolution de l'Assemblée nationale. Le jour même, un demi-million de personnes remontent les Champs-Élysées en signe de soutien enthousiaste au régime gaulliste. Fin juin, le frisson rétrospectif amène à l'Assemblée nationale une écrasante majorité de droite.

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MessageSujet: 4 mai 1926 : Grève générale en Grande-Bretagne   Ven 4 Mai - 20:54



4 mai 1926 : Grève générale en Grande-Bretagne

Le 4 mai 1926, la Grande-Bretagne connaît une grève générale d'une ampleur jamais vue.

Les salariés cessent le travail par solidarité avec les mineurs, auxquels le gouvernement a imposé une baisse de salaire autoritaire pour restaurer la compétitivité du charbon national. C'est la conséquence d'une réévaluation malheureuse de la livre sterling, l'année précédente, par le Chancelier de l'Échiquier Winston Churchill.

Face à la fermeté du gouvernement conservateur de Stanley Baldwin et de son Lord Chancelier, les mineurs et leurs syndicats, le Trades Union Congress, doivent bientôt rendre les armes. Ils ne retrouveront semblable combativité qu'un demi-siècle plus tard.

Désordres et peur du «rouge»

La Grande-Bretagne connaît dans les années 1920 une situation sociale et économique difficile, suite à la Première Guerre mondiale. Dans les mois qui suivent la fin du conflit, une série de grèves accompagnent le retour à la paix et une difficile transition, marquée par une forte hausse du chômage et de l'inflation.

Les syndicats (Trade Unions) sont à leur zénith et souhaitent que les pouvoirs publics continuent à intervenir dans l'économie comme ils l'avaient fait durant la guerre. En face, les conservateurs s'y refusent car ils y voient le premier pas vers le communisme, leur hantise.

En 1924, ce spectre rouge se fait encore plus menaçant lorsque les travaillistes du Labour arrivent au pouvoir, même si leur gouvernement, dirigé par Ramsay MacDonald, n'a rien de révolutionnaire. Victime d'une motion de défiance, il ne tarde pas à tomber, ce qui entraîne de nouvelles élections, le 29 octobre 1924, et le retour des conservateurs au pouvoir.

Du retour à l'étalon-or à la crise charbonnière

Winston Churchill, qui s'était éloigné du parti tory, son parti d'origine, y fait un retour remarqué en entrant comme Chancelier de l'Échiquier (ministre des finances) dans le gouvernement Baldwin. À ce poste, pour lequel il n'a aucune compétence particulière, il va prendre le 21 septembre 1925 la mesure que lui-même jugera comme «la plus grosse bévue de ma vie» : le retour de la livre sterling à sa parité d'avant-guerre. C'est la victoire des financiers de la City sur les industriels.

Comme l'entrevoit aussitôt l'économiste John Maynard Keynes dans Les Conséquences économiques de Monsieur Churchill, elle va aboutir à renchérir le prix des exportations britanniques et mettre en péril l'industrie nationale. C'est exactement ce qui se passe... Le secteur charbonnier, autrefois fer de lance de la puissance britannique, est le premier atteint.

Durant la Première Guerre mondiale, le gouvernement a pris le contrôle de cette industrie et le Labour (le parti travailliste) en a demandé en 1919 la nationalisation. Il a obtenu des progrès sociaux, comme la journée de 7 heures pour les mineurs, tout en repoussant à plus tard la question de la propriété des mines et surtout celui de la restructuration du secteur : beaucoup d'entreprises minières s'avèrent trop petites pour résister aux chocs successifs, comme la reprise des exportations allemandes en 1924.

Les gestionnaires des mines, confrontés à des déficits de plus en plus massifs du fait de la réévaluation de la livre, demandent un retour à la journée de travail de 8 heures et une baisse importante des salaires. Plusieurs accords provisoires permettent au gouvernement de maintenir ceux-ci à leur niveau par des subventions, mais, en 1926, la situation n'est plus tenable.

La grève générale et son échec

Le 3 mai, les négociations entre les propriétaires et les mineurs sont interrompues. Le gouvernement se dispose à diminuer les salaires des mineurs. Le Trades Union Congress, qui représente l'ensemble des syndicats de salariés, tous secteurs confondus, se juge assez fort pour lancer dès le lendemain un mot d'ordre de grève générale, par solidarité avec les mineurs.

Les classes moyennes et supérieures s'enrôlent en masse pour conduire les locomotives, mais ne contribuent qu'à accroître plus encore le chaos. La grève s'étend bientôt à l'achat des journaux, accusés de donner une vision trop hostile de la grève. En réponse, Churchill fait publier par le gouvernement un journal compréhensif, le British Gazette.

Ce durcissement des positions annihile tout espoir d'une solution négociée. Finalement, ce sont les grévistes qui cèdent les premiers : des tensions apparaissent entre les mineurs et les autres catégories de salariés. Dans un message radiodiffusé, le premier dans une telle situation, Baldwin creuse le fossé en dénonçant la grève générale comme illégale tout en reconnaissant la légitimité du mouvement des mineurs.

Finalement, dès le 8 mai, le Trades Union Congress accepte de cesser la grève et, dans la pratique, d'abandonner les mineurs. Ces derniers poursuivent leur mouvement mais doivent reprendre le travail à l'automne, avec des salaires très diminués et des journées de travail allongées. Cet échec va affaiblir durablement les syndicats.
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MessageSujet: 5 mai 1664 : Les Plaisirs de l'île enchantée   Sam 5 Mai - 20:54



5 mai 1664 : Les Plaisirs de l'île enchantée

Le 5 mai 1664, le jeune roi Louis XIV (25 ans) ouvre à Versailles les somptueuses fêtes des «Plaisirs de l'Île enchantée».

Ces fêtes vont se dérouler du 6 au 13 mai 1664 pour le plus grand plaisir de sa dévouée maîtresse, Louise de La Vallière (20 ans), qui fait à cette occasion son entrée officielle à la cour.

600 invités sont conviés dans le parc somptueusement aménagé par André Le Nôtre autour du pavillon en briques et en pierres construit par l'ancien roi Louis XIII (le palais que nous connaissons aujourd'hui ne sera inauguré que 18 ans plus tard).

Les fêtes sont à peine troublées par Tartuffe. La pièce que Molière présente le 12 mai scandalise les dévots groupés autour de la reine-mère, Anne d'Autriche. Celle-ci n'hésite pas à faire interrompre la représentation.

Malgré cet incident, les «Plaisirs de l'Île enchantée» laissent un délicieux souvenir aux invités. Ce sont les premières des grandes fêtes qui vont agrémenter les débuts du règne du Roi-Soleil.

Avec ces fêtes, le jeune roi ne veut pas seulement se faire plaisir. Il veut aussi mettre en scène la toute-puissance de la monarchie française, ce à quoi il réussira parfaitement pendant les deux premières décennies de son gouvernement.
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MessageSujet: 6 mai 1994 : Inauguration du tunnel sous la Manche   Dim 6 Mai - 20:54



6 mai 1994 : Inauguration du tunnel sous la Manche

Depuis le 6 mai 1994, l'Angleterre n'est plus tout à fait une île.

La reine Elizabeth II et le président Mitterrand inaugurent ce jour-là le tunnel sous la Manche.
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MessageSujet: 7 mai 1274 : Ouverture du IIe concile de Lyon   Lun 7 Mai - 20:54



7 mai 1274 : Ouverture du IIe concile de Lyon

À l'initiative du pape Grégoire X, environ 500 évêques et un millier de prélats se réunissent en concile à Lyon, principauté ecclésiastique entre l'Empire germanique et la France.

Le pape et le roi Jacques Ier d'Aragon, présents l'un et l'autre au concile, souhaitent organiser une ultime croisade contre les Turcs, avec éventuellement le concours des Mongols ! Grégoire X tente par la même occasion de rapprocher l'Église catholique et l'Église orthodoxe. Il a pour cela le soutien de l'ambassadeur de l'empereur byzantin Michel Ier Paléologue.

Ni la croisade ni la réconciliation n'aboutiront et le concile se conclura sur un échec. Qui plus est, Thomas d'Aquin, plus grand intellectuel de son temps, meurt d'épuisement en se rendant au concile.

Restent quelques modestes résultats comme la réforme du conclave, l'assemblée de cardinaux qui élit le pape, ou la cession du Comtat Venaissin (Avignon) au Saint-Siège par le roi de France Philippe III Le Hardi.
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MessageSujet: 8 mai 1842 : Premier accident de chemin de fer   Mar 8 Mai - 20:54



8 mai 1842 : Premier accident de chemin de fer

Le 8 mai 1842, sous le règne de Louis-Philippe, se produit le premier accident grave de l'histoire du chemin de fer : 55 morts.

Le drame survient à Meudon, sur la ligne Paris-Versailles, dans un train qui ramène des Parisiens venus passer la journée à Versailles pour le spectacle des grandes eaux. Les dix-huit voitures en bois déraillent et prennent feu. Les voyageurs succombent sans pouvoir sortir des compartiments, fermés à clé de l'extérieur selon l'usage de l'époque. Parmi les victimes figurent le navigateur Dumont d'Urville, découvreur de la terre Adélie, ainsi que sa femme et son fils.

Malgré son caractère spectaculaire et inédit, le drame ne remet pas en cause la confiance de l'opinion publique dans le progrès technique. Plaignons les victimes et marchons ! déclare en guise d'épitaphe le député et poète Alphonse de Lamartine à la tribune de l'Assemblée législative, au lendemain de la catastrophe.
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MessageSujet: 9 mai 1927 : Disparition de Nungesser et Coli   Mer 9 Mai - 20:56



9 mai 1927 : Disparition de Nungesser et Coli

Le 9 mai 1927, Français et Américains apprennent avec consternation la disparition des aviateurs Charles Nungesser et François Coli dans leur tentative d'effectuer la première traversée de l'Atlantique Nord sans escale.

Héros populaire et malheureux

Le retentissement médiatique du drame tient à la personnalité hors normes de Charles Nungesser (35 ans). As de la Grande Guerre avec 43 victoires à son actif, il a été blessé et a plusieurs fois frôlé la mort.

Affronté un jour à un avion allemand plus performant que le sien, Nungesser, résigné, atterrit pour ne pas être abattu en vol. Mais son adversaire, ayant reconnu son écusson, renonce à le mitrailler et se contente de le survoler en le saluant...

Après la guerre, le héros s'installe dans un hôtel particulier du rond-point des Champs-Élysées, mène grande vie, reçoit une Rolls-Royce du Prince de Galles... Il fait la connaissance d'une jeune milliardaire américaine, Consuelo, dont il tombe amoureux et qu'il épouse en 1923. Entre temps, il fonde à Orly une école de pilotage mais ne tarde pas à faire faillite et se ruiner.

Il rebondit et devient aux États-Unis une grande figure du show-business. Lui-même devient acteur et joue son propre rôle. Mais il ne tarde pas à connaître de nouveaux revers. Aux États-Unis, son étoile pâlit. Pire que tout, sa chère Consuelo demande et obtient le divorce.

Nungesser répond alors à une offre de 25.000 dollars à qui traversera pour la première fois l'Atlantique Nord en avion...

Une tentative médiatique

Le héros s'associe à François Coli, un autre pilote de guerre issu de la marine marchande, qui a réussi en 1919 la double traversée de la Méditerranée. Après avoir essuyé plusieurs refus du constructeur Levasseur, les deux hommes obtiennent enfin la livraison d'un avion sur mesure.

Après une préparation de plusieurs semaines, ils décollent le 8 mai 1927 du Bourget à bord de leur biplan Levasseur, baptisé «L'Oiseau blanc» en souvenir d'un chef indien.

L'avion est signalé aux abords de Terre-Neuve et, sur la foi d'une fausse dépêche, un journal parisien du soir, La Presse, se hasarde à annoncer leur arrivée à New York. Mais c'est en vain que l'on guette les deux aviateurs. À Paris, les badauds, scandalisés, saccagent les locaux de La Presse.


Dans les années 1930, on a retrouvé dans l'État du Maine, non loin de New York, des débris et un moteur d'avion du même modèle que celui de «L'Oiseau blanc». Certains en ont conclu que les deux malheureux avaient malgré tout réussi leur pari.

D'autres pensent que l'avion aurait pu s'écraser sur une plage des rives du Bas Saint-Laurent.
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