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 Populisme: la fable néolibérale

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Eurynome
Baron
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Messages : 1438
Date d'inscription : 30/10/2012

MessageSujet: Populisme: la fable néolibérale   Mer 6 Mar - 16:57

"25 février dernier : la terre vient à nouveau de trembler. Le séisme est cette fois en provenance d’Italie. Le monde néoliberal ne vit plus. Il cherche à survivre face à des crises qui deviennent inéluctablement de plus en plus violentes. Après Athènes et Madrid, le sud de l’Europe poursuit son
embrasement. Les peuples rejettent un à un les gouvernements « austéritaires ». Les Italiens ont laissé Mario Monti à 10 %, ce qui est déjà beaucoup trop. Les ayatollahs du néolibéralisme voient leur modèle s’écrouler sous leurs yeux. L’éclair de lucidité ne vient pas, alors ils se défendent comme ils peuvent et
s’accrochent à un mot : populisme.

Dans la diatribe néolibérale, nous connaissions par cœur le « There is no alternative » de Margareth Thatcher qui lui avait permis d’imposerce modèle économique au Royaume-Uni. Le
concept était simple. Afin de convaincre les britanniques d’adopter un modèle dont les vertus étaient largement discutables, il suffisait de les convaincre de l’impossibilité d’adopter un modèle
alternatif. Un tel procédé n’a aucune noblesse mais il a démontré
son efficacité en jouant sur la résignation des citoyens.

Dans la même veine, les néolibéraux nous sortent un système identique consistant à discréditer toutes les alternatives potentielles au système en place en traitant leurs auteurs de « populistes ». L’idée est simple et permet d’éviter tout débat puisque la simple utilisation de ce terme permet de discréditer un
adversaire.

La mise en place d’un protectionnisme permettant de lutter contre des politiques de dumping social, environnemental ou fiscal ? Populisme. La renégociation de la dette basée sur des cadeaux fiscaux accordés aux plus aisés ou sur le renflouement de banques aux comportements prédateurs ?
Populisme. Une meilleure répartition des richesses pour faciliter une croissance stable et durable ? Populisme. La liste est loin d’être exhaustive. Le coup est imparable.

Les élections italiennes en ont été une magnifique illustration. BFMTV qualifie Beppe Grillo de « populiste populaire ». L’Express évoque « la montée du candidat populiste » et Attali parle d'un « populisme incertain ». Le Nouvel Obs franchit allégrement les limites de l’entendement en évoquant « une Italie submergée par une vague populiste » ou encore « le populisme antisystème de Grillo qui n’est
pas sans rappeler celui de Berlusconi voire de … Mussolini
».

Tout est permis. Les limites n’existent plus. Il s’agit de trainer dans la boue l’objet du problème pour lui enlever tout crédit. Imaginons simplement que ces termes aient été utilisés à l’égard
de « l’excellent gestionnaire » qu’est Mario Monti ou du « très sérieux » Mario Draghi. Une levée de boucliers s’en serait suivie. Pourtant il est loin
d’être certain que Beppe Grillo soit plus extrémiste que ses deux compatriotes, qui s’obstinent à plonger l’Italie et l’Europe dans une rigueur mortifère.

En réalité, il s’avère que les médias dominants jouent la même partition que des supporters de football qui sont prêts à tout pour défendre leur équipe même à justifier l’injustifiable. Car au fond sur quelles idées Beppe Grillo a-t-il réussi cette percée électorale ? Le rejet du monde politique qui a lâchement abandonné son pouvoir au monde économique. L’indépendance de façade de la presse qui appartient largement aux grands argentiers. La renégociation de la dette italienne. La sortie de l’Euro.
Il ne s’agit que d’idées de bon sens, qui sont au cœur des
préoccupations des Italiens et auxquelles les dirigeants politiques font
la sourde oreille. Beppe Grillo ne fait que redonner la parole au peuple et
c’est sans doute pour cela qu’il se retrouve qualifié de « populiste »
par des personnes dont les intérêts vont à
l’encontre de ceux du peuple italien.

La bonne nouvelle est que l’influence des médias sur les Italiens
décroît de plus en plus. La percée de Grillo en est la parfaite
illustration. En s’enfonçant dans la crise, le pays va rapidement
établir ses priorités, au sein desquelles la fin du néolibéralisme
figurera assurément en tête de liste."
Source:http://lespoir.jimdo.com/2013/03/05/populisme-la-fable-n%C3%A9olib%C3%A9rale/


Dernière édition par Eurynome le Jeu 7 Mar - 8:52, édité 1 fois
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Ysaline de Montmirail
Duchesse
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Messages : 2914
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: Re: Populisme: la fable néolibérale   Mer 6 Mar - 18:19

Pertinent.

Et cela s'applique tout aussi bien à la France depuis des lustres.
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Populisme: la fable néolibérale
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