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 Réforme de l'université : l'anglais sème le trouble à l'Assemblée

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Ysaline de Montmirail
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Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: Réforme de l'université : l'anglais sème le trouble à l'Assemblée   Mer 22 Mai - 21:33

Réforme de l'université : l'anglais sème le trouble à l'Assemblée

Le projet de loi Fioraso débattu mercredi sur l'introduction de cours en langue étrangère à l'université suscite mobilisation et polémique.

Les syndicats de l'enseignement supérieur appellent mercredi à une grève nationale pour protester contre le projet de loi Fioraso, marqué par une polémique sur les cours en anglais et qui est présenté le même jour à l'Assemblée nationale. Le texte que défend la ministre Geneviève Fioraso veut augmenter les chances de réussite des étudiants, avec une spécialisation progressive en licence ou la priorité donnée aux bacheliers professionnels et technologiques en BTS et DUT, avec des quotas pour éviter qu'ils n'atterrissent à la fac par défaut. Il vise aussi à améliorer le rayonnement de la recherche et à corriger les lois décriées de 2006 sur la recherche et de 2007 sur l'autonomie des universités (LRU).

Le projet de loi prévoit ainsi une trentaine de regroupements d'universités et d'écoles, modifie la gouvernance des facs voulue un peu plus collégiale, crée une nouvelle structure d'évaluation de la recherche, encourage l'enseignement numérique et la parité. Une intersyndicale, composée de la FSU, première organisation syndicale dans l'éducation, de la CGT, FO, Solidaires et des collectifs Sauvons la recherche (SLR) et Sauvons l'université (SLU), appelle à une "journée nationale de grève et de manifestations" pour exiger le retrait du projet de loi, jugé "inacceptable". Elle dénonce aussi un débat parlementaire raccourci, critiqué aussi par les députés UMP et les radicaux de gauche.

Des actions sont prévues à Paris, avec un défilé du Panthéon à l'Assemblée, à Bordeaux, Montpellier, Toulouse, Marseille, Nantes, Lyon ou encore Strasbourg. L'intersyndicale veut un autre projet de loi prévoyant des "moyens" pour les personnels. Elle critique un texte qui "ne remet en cause ni le pacte recherche ni la LRU, et ne s'attaque pas aux causes de la précarité". La CGT estime que le texte de Geneviève Fioraso "présente une cohérence globale qui ne pourra pas être améliorée par les seuls quelques petits recours" des parlementaires.

Fronde de l'Académie française

Face aux inquiétudes sur un manque de moyens, illustré par la trésorerie négative ou nulle d'environ un quart des universités, le rapporteur du projet de loi, Vincent Feltesse (PS), plaide pour un livre blanc qui permettrait de "rouvrir la question des moyens budgétaires". Le projet de loi, qui a connu de nombreuses moutures, est finalement soutenu par la principale organisation étudiante, l'Unef, la deuxième organisation étudiante, la Fage, saluant "la vision globale" du texte. La Conférence des présidents d'universités (CPU) émet des réserves, l'intersyndicale le rejetant. Mais, depuis plusieurs semaines, c'est l'article 2, qui prévoit de développer à l'université des cours en langue étrangère, notamment en anglais, qui a suscité un débat passionné, au-delà même des frontières de la France.

L'Unef déplore : "Cette seule question linguistique, qui ne concernera qu'une très petite minorité d'étudiants et de formations, masque les problèmes cruciaux de notre enseignement supérieur : l'échec massif des étudiants, l'explosion des inégalités face au diplôme, l'élitisme et l'hégémonie des classements internationaux." La Fage appelle les parlementaires à valider la disposition, car c'est "un progrès autant qu'une nécessité", en permettant à "la jeunesse de disposer de toutes les armes pour faire la promotion de la francophonie tout en permettant une meilleure insertion professionnelle". L'Académie française a, elle, demandé au gouvernement de renoncer.

Dans une tribune titrée "Français, gardez votre langue à l'université", publiée mercredi dans Libération, des universitaires étrangers affirment : "La raison pour laquelle nous vous envoyons, c'est justement une autre façon de penser (...), un modèle culturel alternatif aux modèles anglo-saxons dominants." Geneviève Fioraso, selon laquelle "moins de 1 % des cours" seront dispensés en langue étrangère à l'université, a laissé entendre qu'il pourrait y avoir des "enrichissements en séance" de l'article contesté.

http://www.lepoint.fr/societe/reforme-de-l-universite-l-anglais-seme-le-trouble-a-l-assemblee-22-05-2013-1671031_23.php
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