Duché de Montmirail

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 ephemeride

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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 18 juin 1815 : Bataille de Waterloo   Jeu 18 Juin - 17:45

18 juin 1815 : Crépuscule à Waterloo

L'épopée napoléonienne s'achève le 18 juin 1815 à une vingtaine de kilomètres au sud de Bruxelles, entre les villages de Waterloo et Mont-Saint-Jean.

L'empereur Napoléon 1er (45 ans) est vaincu par une coalition anglo-prussienne conduite avec brio par le duc de Wellington, né Arthur Wellesley (45 ans), et le feld-maréchal prussien Gebhardt von Blücher (72 ans !).

Sa défaite va clore la période révolutionnaire et inaugurer en Europe près d'un siècle de prospérité et de paix relative, sous l'égide de monarchies conservatrices.


Fin des Cent Jours

Onze mois après son départ pour l'île d'Elbe, où il avait tenu le rôle d'un roi d'opérette, Napoléon 1er réintègre le 20 mars 1815 son palais des Tuileries.

Il réunit en toute hâte 128.000 vétérans, soit à peu près la moitié de toute l'armée française. Il attaque les Anglais et les Prussiens en Belgique, avant qu'ils ne soient rejoints par les Autrichiens et les Russes.

La bataille

L'Empereur pénètre en Belgique à la tête de ses troupes, le 15 juin, et traverse la Sambre à Charleroi en vue de se placer entre les deux armées ennemies.

– Contre les Prussiens du feld-maréchal Blücher, il envoie son aile droite commandée par Grouchy.

– Contre les Anglais duc de Wellington, il envoie son aile gauche commandée par le maréchal Ney. Lui-même se tient prêt à porter secours aux uns et aux autres.

Les Prussiens sont battus le 16 juin à Ligny, entre Charleroi et Namur. Ils se retirent en bon ordre. Napoléon ordonne à Grouchy de les poursuivre avec 33.000 hommes et d'empêcher leur jonction avec les Anglais.

Le lendemain, les Anglais se retirent vers le nord et se retranchent solidement sur le plateau du Mont-Saint-Jean, au sud du village de Waterloo.

Enfin arrive la rencontre fatale...

Le sol est détrempé par un violent orage survenu la veille et l'artillerie française se déplace mal. L'attaque doit être différée jusqu'à la fin de la matinée.

Les défenses anglaises se montrent d'une redoutable efficacité et les canons font des ravages dans les rangs français. Décontenancé, Napoléon se résout à reporter son attaque sur le centre.

Vers 16 heures, Ney emporte la Haie-Sainte, au centre du dispositif ennemi. Wellington fait mine de se retirer. Aussitôt, Ney charge les carrés anglais à la tête de sa cavalerie.

Las ! Les carrés résistent au choc. La cavalerie de Kellermann ne réussit pas mieux à les briser.

À la fin de la journée, Blücher et les restes de son armée débouchent de façon inattendue sur le flanc de l'armée française alors que celle-ci espérait Grouchy.

La débandade

C'est la débandade aux cris de « Trahison ! ». La Garde impériale, le corps d'élite de l'armée française, n'échappe pas au sort commun à l'exception de deux bataillons de grenadiers, dont celui du général Cambronne, qui se disposent en carré et font front.

Mais le général n'a cependant jamais prononcé le mot ni la formule que lui a prêtés la postérité (« La Garde meurt et ne se rend pas !... »).

Napoléon abandonne prestement le champ de bataille, laissant le commandement à son frère Jérôme, et retourne à Paris pour sauver ce qui peut l'être de son trône.

Épilogue

Le bilan des pertes au cours de la journée du 18 juin est évalué à 40.000 Français morts, blessés ou disparus, 15.000 Anglais et 7.000 Prussiens. Mais ce bilan demeure très incertain du fait de nombreuses désertions sur le champ de bataille.

Waterloo marque la fin de l'épopée napoléonienne. C'est aussi la dernière grande bataille « façon XVIIIe siècle ».

Un demi-siècle plus tard, en Crimée, en Italie et aux États-Unis, surviendront des batailles autrement plus meurtrières, dans la boue des tranchées et sous le feu de la mitraille, préfiguration des batailles du XXe siècle.


Le site de la bataille est aujourd'hui en partie protégé de l'urbanisation galopante de l'agglomération bruxelloise.

En son centre, on peut voir un tumulus artificiel de 52 mètres, la Butte du Lion, érigé entre 1823 et 1826 à l'endroit présumé où le prince Guillaume, futur roi des Pays Bas, a été blessé. Du haut du tertre, découvrez l'ensemble du Champ de Bataille resté intact.

Au sommet des 226 marches est juché un lion en fonte, symbole de la victoire alliée. De façon prématurée, il « annonce le repos que l'Europe a conquis dans les plaines de Waterloo ».

Deux musées valent la peine d'être visités : le musée Wellington à Waterloo et le musée de Ligny.
Tous les ans, des milliers de passionnés d'Histoire et de nostalgiques de l'Empereur se réunissent sur le champ de bataille de Waterloo pour des spectacles et une reconstitution de la bataille.

200.000 spectateurs sont attendus pour les commémorations du bicentenaire (19 et 20 juin 2015).
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 19 juin 1867 : L’empereur Maximilien de Habsbourg est fusillé   Ven 19 Juin - 17:11

La guerre du Mexique

Le Mexique à la veille de la guerre

Le Mexique, s’étendant sur deux millions de kilomètres carrés, était peuplé, à l’époque de l’intervention, de 8,5 millions de personnes. Trois groupes ethniques étaient présents : 2 millions de Créoles (descendants des conquistadors et des colons espagnols.), 2,5 millions de métis, 4 millions d’Amérindiens, ainsi que quelques centaines de milliers d’esclaves noirs.

L’antagonisme racial était fort : les Créoles se considéraient comme supérieurs, et les métis les jalousaient et méprisaient les Indiens. Ces derniers, quant à eux, étaient divisés en une multitude de tribus.

En outre, les trois grands groupes ethniques étaient eux même divisés politiquement : d’un côté, le parti conservateur, centraliste et clérical, était soutenu par les grands propriétaires fonciers ; de l’autre, le parti libéral, fédéraliste et anticlérical, était lui majoritairement soutenu par les petits propriétaires ainsi que par la bourgeoisie. Le Mexique était donc loin d’être un pays uni et apte à lutter contre une invasion étrangère.

Juarez au pouvoir

Depuis que le Mexique avait proclamé son indépendance, une multitude de coups d’États s’étaient succédés. En 1858, ce fut l’Indien Benito Juárez, membre du parti libéral, qui s’empara du pouvoir.

Une rébellion éclata cependant, menée par les généraux Zuloaga et Miramon. Cette dernière parvint à chasser Juárez, qui finit tout de même par mater les insurgés, en 1861. Cette nouvelle guerre civile avait une fois de plus appauvri l’État. Juárez reconnut que le Mexique devait 70 millions de pesos à l’Angleterre, 9 millions à l’Espagne et 3 millions à la France, mais, les caisses du Mexique étant quasiment vides, il décida en juillet 1861 de suspendre pour deux ans le paiement de la dette extérieure.

Les raisons de l’intervention

Ce pays ne formait pas à l’époque une véritable nation. Les rivalités ethniques et politiques divisaient la population. De plus, depuis l’indépendance, le Mexique était en proie à des coups d’États incessants, usant financièrement le pays. L’opportunité pour un pays puissant comme la France d’y installer un régime fort et d’en récolter les fruits était tentante.

La seule solution, selon Napoléon III, était de mettre fin à l’anarchie qui régnait dans ce pays, et d’y instaurer un Empire. En effet, une fois l’ordre rétabli au Mexique, le progrès serait au rendez vous : le pays deviendrait le premier pays industrialisé d’Amérique latine et une fois le Mexique devenu une contrée attirante, des milliers de colons viendraient s’installer dans les terres tempérées, entrainant urbanisation et immigration. Le port de New-York et la fameuse Ellis Island (où les immigrants devaient passer une batterie d’examens avant de s’installer aux États-Unis.) seraient délaissés au profit du port de Veracruz. Des milliers d’Italiens, d’Irlandais, de Grecs, des milliers de ressortissants de tous les pays en difficulté viendraient résider au Mexique et non plus aux États-Unis.

Ce plan de Napoléon III, qui y voyait l’occasion de dresser contre les États-Unis un empire catholique allié à la France, fut notamment soutenu par Eugène Rouher, qui en parlait comme de « la plus Grande Pensée du Règne ».

Les conditions géopolitiques étaient excellentes, en 1861 : Juárez fournissait un prétexte excellent pour que la France puisse intervenir de manière légitime. En outre, les américains ne pouvaient rien faire, car ils étaient empêtrés dans la guerre de Sécession.

Les débuts de l’intervention

Au départ, les gouvernements espagnol et britannique envoyèrent eux aussi une force expéditionnaire (le Mexique leur devait bien plus d’argent qu’à la France). Des négociations eurent lieu entre Mexicains et européens (après que ces derniers aient signé la Convention de Soledad en février 1862, dans laquelle ils s’engageaient à ne pas attaquer le Mexique), mais elles n’aboutirent qu’à une impasse. En avril 1862, Anglais et Espagnols retournèrent au port de Veracruz et quittèrent le pays.

La première offensive française

Les Français décidèrent de se maintenir. Le général Charles Ferdinand Latrille de Lorencez, à la tête du commandement français, décida de marcher vers Puebla (qui, une fois prise, permettrait d’ouvrir la voie vers Mexico).

Après de petits affrontements contre les Mexicains, les Français arrivèrent devant la ville, le 5 mai 1862. Les 12 000 hommes du général Saragoza y étaient solidement retranchés, mais étaient pauvrement armés. Lorencez lança ses troupes dans un assaut frontal contre le couvent fortifié du Cerro (couvent) de Guadalupe. Bien retranchés derrière les murs, les juaristes parvinrent à repousser les Français, dont un millier périrent au cours de la bataille. Lorencez sonna alors la retraite, et se retira piteusement.

Lorsque la nouvelle de la défaite devant Puebla fut connue à Paris, Napoléon III envoya un renfort de 26 000 hommes au Mexique, sous le commandement du nouveau général en chef : Elie Frédéric Forey. Ce dernier et ses hommes arrivèrent au Mexique en septembre 1862. Ils firent le Siège de Puebla une deuxième fois.

La prise de Puebla et de Oaxaca

La ville ne tomba qu’au prix de nombreux efforts, en mai 1863. Des milliers de Mexicains se trouvaient alors dans la ville lors de sa chute. Tous ne pouvaient pas être emprisonnés et furent donc relâchés. Quelques jours après, ils avaient rejoint les rangs des rebelles. Par la suite, l’armée française parvint à progresser sans encombres jusqu’à Mexico, d’où Juárez s’était enfui (ce dernier se réfugia à Paso del Norte, à la frontière des États-Unis). Là, en juillet 1863, une assemblée de notables offrit la couronne Impériale à l’archiduc d’Autriche Maximilien de Habsbourg, qui mit plus d’un an à l’accepter...

Suite à la prise de la ville, l’armée reçut la tâche de pacifier l’État de Puebla. Les militaires multiplièrent les marches, fortifièrent les villages visités, et parvinrent non sans mal à faire régner l’ordre. Mais un obstacle leur barrait la route : la ville d’Oaxaca, fief du chef rebelle Porfirio Diaz.

Le général Bazaine (qui avait remplacé Forey), décida de mener lui même les opérations contre cette ville. Celles-ci commencèrent à la fin de l’année 1864. Cependant le siège ne dura pas bien longtemps : en février 1865, Porfirio Diaz signa la reddition d’Oaxaca. Des milliers de Mexicains se trouvaient dans la ville lors de sa chute. Une nouvelle fois, tous ne pouvaient être emprisonnés et furent donc relâchés. Quelques jours plus tard, la plupart avaient rejoint les guérilléros du nord.

L’armée française face à la guérilla

Après la prise d’Oaxaca, les militaires furent envoyés combattre au nord du Mexique, là où la guérilla était la plus virulente. Le corps expéditionnaire n’était pas habitué à lutter de cette manière : lorsque les rebelles étaient en position de force, ils attaquaient, dans le cas contraire, ils fuyaient. En outre, ils avaient des chevaux, ce qui n’était pas le cas des Français.

Afin de lutter contre cette stratégie, se mit en place la contre-guérilla du colonel Dupin : une troupe d’hommes du pays, connaissant le terrain sur lequel ils s’aventuraient, équipés de chevaux, agissaient en marge de l’armée française.

La fin de la guerre

En 1866, les combats continuaient, mais les militaires français, savaient bien que la guerre ne pouvait plus être gagnée. Napoléon III ne pouvait plus se permettre de gaspiller ses troupes dans de stériles combats : la Prusse de Bismarck venait d’écraser les Autrichiens à Sadowa.

De plus, la guerre de Sécession, qui empêchait le gouvernement américain de protester contre l’intervention française, était terminée. Le ministre des affaires étrangères américain, William H. Seward, signifia à Napoléon III que son pays voyait d’un mauvais œil l’intervention française contre le gouvernement républicain de Juárez (qui jouissait de la sympathie de l’Union Américaine) pour le remplacer par une monarchie. Il exigea le retrait des troupes françaises, et offrit son aide financière et militaire à Juárez. Celui ci refusa, se défiant de l’aide intéressée des Américains. Selon lui, l’impérialisme pouvait changer de nom, mais ses intentions restaient toujours les mêmes.

Napoléon III retira donc ses troupes, abandonnant peu à peu les villes du nord, Mexico, Puebla, et Veracruz. En février 1867, le dernier navire Français quittait les rives du Mexique...

La guerre du Mexique fit encore un mort, en juin 1867. L’Empereur Maximilien, qui avait refusé d’abdiquer, se réfugia dans Santiago de Querétaro. Bientôt entouré par les juaristes, il se rendit, suite au siège de la ville (Maximilien pensait naïvement qu’il aurait le droit d’être conduit à Veracruz, et rembarqué sur le premier navire en partance pour l’Europe). Au contraire, fait prisonnier, il fut condamné à mort. Le 19 juin 1867 à Santiago de Querétaro, il fut exécuté avec ses généraux, Miramon et Mejia.

Ordre de bataille français et forces étrangères

Sur les 38 493 militaires français envoyés au Mexique (soit 20 % des forces françaises), 6 654 sont morts de blessures ou de maladie.

En 1863, le khédive d’Égypte a offert un bataillon de 450 soldats à l’Empire mexicain, dont beaucoup de Soudanais supposés plus résistants aux maladies tropicales. À partir de 1864-1865, l’Autriche-Hongrie a envoyé 7000 hommes (Polonais, Hongrois...). 2000 volontaires belges ont formé le régiment Impératrice Charlotte.

Les unités françaises impliquées dans cette expédition comprennent :

* les 7e, 51e, 62e, 81e, 95e et 99e régiments d’infanterie de ligne ;
* les 1er, 7e, 18e et 20e de chasseurs à pied ;
* les 1er, 2e et 3e zouaves ;
* le 2e bataillon d’infanterie légère d’Afrique ;
* un bataillon de marche de tirailleurs algériens.
* le régiment étranger, premier des régiment de la légion étrangère qui se distingue à la bataille de Camerone ;

Précision sur l’engagement de la Légion étrangère

Initialement, la Légion ne devait pas participer à la campagne, elle le dut à titre de punition de ses officiers qui livrèrent une pétition qui désobligea le ministre de la guerre..

Le régiment arrive le 25 mars 1863 et se voit alors confier la tâche ingrate d’escorter des convois entre Veracruz et Puebla. Mais la 3e compagnie s’illustre le 30 avril 1863 au cours du combat de Camerone qui reste dans l’histoire comme l’illustration du sacrifice au nom de la parole donnée. Bien qu’il s’agisse pour la Légion d’une défaite, elle est commémorée par les légionnaires avec autant de ferveur que par les Mexicains, qui reconnaissent sans réserve le courage des Légionnaires (ceux-ci ne se rendirent que lorsqu’il ne resta que trois combattants !).

De décembre 1864 à février 1865, les unités du régiment participent au siège de Oaxacca.

Le 3 juillet 1866, les 3e et 5e compagnies du 4e bataillon livrent un combat comparable à celui de Camerone. Sous les ordres du capitaine Frenet, les 125 légionnaires encerclés dans l’hacienda de l’Incarnacion résistent victorieusement durant 48 heures à plus de 600 Mexicains.

Total des pertes dans l’expédition du Mexique : 22 officiers, 32 sous-officiers et 414 légionnaires.

L’accord passé avec l’empereur Maximilien indiquait que la Légion étrangère devait passer au service du Mexique ; comme l’aventure française au Mexique tourne au désastre, la Légion rentre en France.

Principales batailles de l’expédition

* Bataille de Las Cumbres
* Bataille de Puebla (5 mai 1862) puis Siège de Puebla
* Bataille de Camerone
* Bataille de Bagdad (Mexique)
* Bataille de la Carbonera
* Siège de Querétaro
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 20 juin 451 : Attila est battu aux Champs Catalauniques   Sam 20 Juin - 19:48

20 juin 451 : Attila est battu aux Champs Catalauniques

Les Huns sont battus le 20 juin 451 près de Troyes, en un lieu appelé les «Champs Catalauniques».

Brutale irruption

Ces mystérieux nomades de type mongoloïde avaient surgi un siècle plus tôt de la lointaine Asie et s'étaient installés dans la région du Danube. L'un d'eux, le prince Attila, est élevé à la cour de l'empereur romain d'Orient, à Constantinople. Ayant retrouvé les siens, il les rassemble sous son commandement.

Comme les autres Barbares, il combat les troupes de Constantinople puis il décide d'attaquer les Gallo-Romains. C'est ainsi qu'il franchit le Rhin et détruit Metz.

À Paris, qu'on appelle encore Lutèce, Sainte Geneviève recommande à ses concitoyens de jeûner pendant trois jours pour s'attirer la bienveillance de Dieu. Ô miracle, celui-ci exauce leurs prières et Attila renonce à prendre la ville (certains esprits mal tournés pensent que le conquérant a simplement considéré que le jeu n'en valait pas la chandelle).

Revenant vers le Rhin, les Huns sont attaqués par Aétius, un général gallo-romain qui fut le compagnon d'armes d'Attila dans sa jeunesse.

Bien que battu aux «Champs Catalauniques», Attila poursuit sa route et se dirige vers Rome. Aux portes de la ville, le pape Léon 1er le Grand le convainc de rebrousser chemin. Attila s'en retourne alors sur les bords du Danube où il meurt peu après (crise d'apoplexie ou assassinat).

Les Huns sortent de l'Histoire aussi soudainement qu'ils y étaient entrés.

Le Fléau de Dieu

Attila, personnage mal connu, se prête à toutes les interprétations. Il demeure un héros très populaire en Hongrie où son prénom est porté par beaucoup d'hommes, car les Hongrois se réclament des Magyars, peuple nomade finno-ougrien apparenté aux Huns.

En Occident, par contre, le dernier roi des Huns garde l'image d'un barbare intégral. Cela vient de ce que les chroniqueurs chrétiens du Moyen Âge l'avaient surnommé le «Fléau de Dieu». Le fléau est un outil dont se servaient les paysans pour battre les épis de blé et en extraire les grains. De la même façon, selon les clercs de son époque, Attila aurait été envoyé par Dieu pour punir les hommes de leurs péchés et les ramener à lui.
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Eurynome
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MessageSujet: Re: ephemeride   Dim 21 Juin - 8:08

Citation :
Ce pays ne formait pas à l’époque une véritable nation. Les rivalités ethniques et politiques divisaient la population. De plus, depuis l’indépendance, le Mexique était en proie à des coups d’États incessants, usant financièrement le pays. L’opportunité pour un pays puissant comme la France d’y installer un régime fort et d’en récolter les fruits était tentante.

La seule solution, selon Napoléon III, était de mettre fin à l’anarchie qui régnait dans ce pays, et d’y instaurer un Empire. En effet, une fois l’ordre rétabli au Mexique, le progrès serait au rendez vous : le pays deviendrait le premier pays industrialisé d’Amérique latine et une fois le Mexique devenu une contrée attirante, des milliers de colons viendraient s’installer dans les terres tempérées, entrainant urbanisation et immigration. Le port de New-York et la fameuse Ellis Island (où les immigrants devaient passer une batterie d’examens avant de s’installer aux États-Unis.) seraient délaissés au profit du port de Veracruz. Des milliers d’Italiens, d’Irlandais, de Grecs, des milliers de ressortissants de tous les pays en difficulté viendraient résider au Mexique et non plus aux États-Unis.

Ce plan de Napoléon III, qui y voyait l’occasion de dresser contre les États-Unis un empire catholique allié à la France, fut notamment soutenu par Eugène Rouher, qui en parlait comme de « la plus Grande Pensée du Règne ».

Les conditions géopolitiques étaient excellentes, en 1861 : Juárez fournissait un prétexte excellent pour que la France puisse intervenir de manière légitime. En outre, les américains ne pouvaient rien faire, car ils étaient empêtrés dans la guerre de Sécession.
Faut reconnaître que l'idée était alléchante: si ça avait réussi, Napoléon III aurait pu se vanter d'avoir rattrapé l'erreur du Canada (abandonné en 1763).
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: Re: ephemeride   Dim 21 Juin - 11:49

Je n'arrive pas à me représenter le Mexique comme un pays tempéré...

Il est notoire que les émigrants européens du XIXème et XXème siècle ont préféré l'Argentine parmi les pays latino-américains.

Mais l'empire du Mexique aurait pu être l'allié de la Confédération :

    La politique ambiguë de Napoléon III accroît la confusion des esprits.

    Le 10 juin 1861, l’Empereur impose à ses sujets le devoir d’observer « une stricte neutralité » entre les parties belligérantes, position de façade dans la mesure où il appelle de ses vœux le succès du Sud.

    Malgré des déclarations de principe, le cabinet des Tuileries ne fait pas de la défense de ses ressortissants l’un des axes majeurs de sa politique. D’autant que sur le terrain, l’application de la neutralité est toute relative. Avec une grande indépendance d’esprit, les Français ne s’en tiennent pas à cette « ligne d’abstention totale » voulue par leur gouvernement, ce qui ne les empêche pas de réclamer en retour une « protection efficace ». Suivant le lieu de résidence, les tendances se teintent de séparatisme ou d’unionisme, ne serait-ce que pour ne pas s’aliéner les sentiments de la population au milieu de laquelle ils vivent.

    En outre, les représentants de l’Empereur sont loin de montrer l’exemple. Par complaisance ou manque d’intégrité, officiers de marine et agents du corps diplomatique et consulaire faussent eux-mêmes les règles de la neutralité. À quelques exceptions près, leurs efforts visent à promouvoir les intérêts du Sud. Par affinités ou par calcul politique, ils expriment sans ambages leur profonde aversion pour Lincoln et l’administration fédérale. Ils ne cachent pas leurs sympathies pour le Sud libre-échangiste, grand exportateur de coton, importateur de produits manufacturiers et plus ou moins ouvert au principe d’une intervention française au Mexique.


http://www.cairn.info/revue-bulletin-de-l-institut-pierre-renouvin-2011-1-page-129.htm
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 24 juin 1948 : Le blocus de Berlin   Mer 24 Juin - 21:16


24 juin 1948 : Le blocus de Berlin

Le 24 juin 1948, les Soviétiques qui occupent depuis 1944 l'Allemagne orientale, entament le blocus de l'enclave de Berlin-Ouest. Il s'agit d'une fraction du Grand-Berlin (883 km2 et 2,3 millions d'habitants) concédée aux Alliés occidentaux et partagée en trois zones d'occupation (anglaise, américaine, française).

Le blocus est motivé par le rejet par les Soviétiques de la nouvelle monnaie introduite par les Occidentaux en Allemagne, le Deutsche Mark (DM).

Le blocus consiste à couper, «pour des raisons techniques», les communications terrestres entre Berlin-Ouest et l'Allemagne occidentale. La réussite du coup de force que représentait de blocus aurait signifié l'abandon par les alliés occidentaux de Berlin et son occupation par les Soviétiques.

Mais, pendant près de onze mois, jusqu'au 12 mai 1949, les Américains et les Anglais organisent un pont aérien pour ravitailler les berlinois de l'Ouest, soit 277 728 vols en 322 jours. Le principal aéroport actuel de Berlin, Tegel, est d'ailleurs la conséquence de ce pont aérien puisqu'il est construit en secteur français d'août à novembre 1948 pour compléter les aéroports existants de Tempelhof en secteur américain et de Gatow en secteur britannique.

Le pont aérien résiste et à l'hiver et aux brimades des Russes : projecteurs aveuglant les pilotes, interférences radio, tirs sol-sol, tirs de DCA. Il empêche ainsi Berlin-Ouest de tomber dans l'escarcelle soviétique, et son maintien coûte que coûte, malgré 76 morts et un coût financier considérable, finit par contraindre les Soviétiques à mettre fin au blocus, décision annoncée par l'agence Tass le 25 avril 1949. Quelques mois plus tard se concrétise la division de l'Allemagne en deux États rivaux.
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MessageSujet: 27 juin 1905 : Mutinerie à bord du Potemkine   Sam 27 Juin - 19:37



27 juin 1905 : Mutinerie à bord du Potemkine



Le cuirassé Potemkine (affiche du film de Serge Eiseinstein)Le mardi 27 juin 1905, une mutinerie éclate à bord du Potemkine, le principal cuirassé de la flotte de guerre russe.

Sur le moment, l'événement passe inaperçu dans une Russie bouleversée par une première Révolution et une guerre désastreuse contre le Japon.

Mais il va acquérir beaucoup plus tard une notoriété mondiale et accéder au rang de mythe historique, par la vertu d'un film que lui a consacré le réalisateur Eisenstein vingt ans plus tard.

Marine en crise

Depuis sa défaite de Tsushima, un mois plus tôt, face à la flotte japonaise, la marine du tsar Nicolas II est agitée par des mouvements divers et les officiers ont le plus grand mal à se faire respecter de leurs hommes. Sur terre, dans tout le pays, se multiplient grèves et rébellions depuis la révolte sanglante du «Dimanche rouge» du 22 janvier 1905 à Saint-Pétersbourg.

Sur le cuirassé Potemkine, qui porte le nom d'un favori de Catherine II, le commandant, le capitaine de vaisseau Golikov, a su jusque-là préserver la discipline par une relative humanité.

Mis en service deux ans plus tôt, le navire mesure 113 mètres de long, déplace 12.600 tonnes et transporte environ 700 hommes. Ses marins sont pour la plupart des paysans sans éducation, recrutés de force quelques mois plus tôt pour combler les effectifs creusés par la guerre. Ils n'ont pas encore l'expérience du feu.

Viande avariée

Tandis qu'il effectue des exercices sur la mer Noire, au large d'Odessa, le cuirassé est ravitaillé comme de coutume en provisions. Au petit matin, les marins s'approchent des carcasses qui pendent sur le pont en attendant leur mise en cale et découvrent une viande en putréfaction, puante et truffée d'asticots. Ils se rassemblent autour des carcasses. C'est l'indignation. Le médecin du bord, le docteur Smirnov, examine la viande. Avec mépris pour les brutes qui l'entourent, il prétend sentencieusement que la viande est «comestible» sous réserve d'être simplement lavée avec du vinaigre.

Les marins murmurent et se retirent. Arrive l'heure du déjeuner. Dans le réfectoire, les cuisiniers amènent les marmites de bortsch, avec la viande bouillie. Cette fois, c'est l'explosion. Les marins refusent de manger et conspuent les cuisiniers. Alerté par le vacarme, le second du navire, un aristocrate polonais brutal et cassant, le capitaine de frégate Hippolyte Giliarovsky, alerte le commandant. Devant celui-ci, le docteur réitère son verdict sur l'état de la viande.

Alors, le commandant a la mauvaise idée de faire battre les tambours et de rassembler l'équipage sur le pont. Il harangue les hommes et demande à ceux qui acceptent de manger la viande d'avancer de deux pas. Maladresse ! Par habitude et résignation, seuls quelques vétérans obéissent. Les autres se tiennent cois.

Bafoué, le commandant se contente d'annoncer que les marins n'auront rien d'autre à manger. Là-dessus, il se retire et son second poursuit la harangue.

Dans l'équipage figurent quelques militants révolutionnaires du parti social-démocrate, dont leur chef Afatasy Matiouchenko. Ils ont reçu de leur parti la consigne de préparer les marins à une insurrection générale de la flotte de la mer Noire.

Matiouchenko se dit que voilà l'occasion de devancer l'insurrection générale. Il excite ses camarades à la révolte. Le ton monte.

Dérapage

Afanasy Matiouchenko Selon une première version des faits, un matelot du nom de Vakoulinchouk se serait approché du second et aurait protesté contre les conditions de vie de l'équipage. Le capitaine Giliarovsky l'aurait rabroué. Celui-ci l'aurait menacé. Le capitaine aurait alors tiré son pistolet et blessé mortellement Vakoulinchouk.

Selon une autre version, un petit groupe de matelots réfractaires se seraient rués dans l'armurerie à l'instigation de Matiouchenko.

En remontant sur le pont, l'un d'eux, Vakoulinchouk, aurait menacé le capitaine Giliarovsky et celui-ci l'aurait blessé d'un coup de pistolet.

Quoi qu'il en soit, suite à ce coup de pistolet, l'équipage se mutine, quelque peu dépassé par les événements mais entraîné par Matiouchenko.

Tandis que huit officiers rejoignent les mutins, le capitaine, le médecin et plusieurs autres officiers sont tués et jetés à la mer. Le commandant n'est pas épargné. Un officier, Alexeiev, prend le commandement du navire sous la haute surveillance de Matiouchenko.

Les mutins du Potemkine hissent le drapeau rouge de la révolution. Ils dirigent le cuirassé et son navire ravitailleur vers le port d'Odessa.

Alliance entre marins et ouvriers

En entrant dans le port d'Odessa en cette fin d'après-midi, les marins du Potemkine ne savent pas encore que la loi martiale y a été décrétée le matin même par le général Kokhanov suite à des grèves ouvrières...

La veille, le lundi 26 juin, une manifestation avait été sauvagement réprimée par la police et la cavalerie cosaque. Le face à face meurtrier entre manifestants et forces de l'ordre s'était poursuivi le lendemain, faisant plusieurs centaines de morts. Au moment où les grévistes et les révolutionnaires désespèrent de pouvoir résister, voilà qu'apparaît le Potemkine, arborant le drapeau rouge.

L'arrivée du navire ravit les meneurs de la grève qui montent à bord et font alliance avec leurs homologues du navire. Le lendemain, le cadavre du marin Vakoulinchouk est porté en grande pompe à terre et exposé sur le port, sous un dais de toile grossière. Il reçoit l'hommage ému d'une foule immense d'ouvriers et de révolutionnaires.

La foule, surexcitée, monte l'escalier monumental de 22 mètres de large et 240 marches qui relie le port à la ville moderne. Il a été construit un siècle plus tôt par un duc de Richelieu, lointain descendant du Cardinal, d'où son nom d'escalier Richelieu.

Le général Kokhanov fait donner deux détachements de Cosaques à cheval. Du sommet de l'escalier comme de sa base, les cavaliers massacrent à qui mieux mieux la foule désarmée, faisant des centaines de victimes, hommes, femmes, enfants. A la fin de la journée, sur le quai rouge de sang, l'on ne voit plus que les cadavres... et le dais dérisoire qui recouvre le corps du martyr Vakoulinchouk.

À bord du Potemkine, les marins ne s'attendaient pas pour la plupart à ce qu'une question de viande avariée dérape à ce point. Ils hésitent à agir. Les relations sont tendues avec les meneurs révolutionnaire. Alors, Matiouchenko, répondant à une proposition du général Kokhanov, rencontre celui-ci et obtient l'assurance que les funérailles de Vakoulinchouk pourront se dérouler dans le calme. Le général tient parole et, le lendemain, une foule immense accompagne le marin à sa dernière demeure, drapeaux rouges en tête. Le corps est porté par 12 marins du Potemkine.

Mais à peine les funérailles sont-elles terminées que les soldats chargent la foule et tuent indistinctement hommes et femmes. Trois des douze marins figurent parmi les victimes. Sur le Potemkine, c'est la consternation. Cette fois, les marins décident de bombarder le quartier-général établi dans le théâtre de la ville. Matiouchenko commande le tir. Mais il n'arrive qu'à toucher des maisons peuplées d'innocents. Il faut interrompre le bombardement.

Matiouchenko envoie un message au général commandant de la place d'Odessa. Le message reste sans réponse... Pour les mutins du Potemkine, il n'y a plus rien à faire à Odessa.

Fin de partie

Le navire largue les amarres, suivi de son navire ravitailleur, et se hâte de quitter la rade d'autant que s'approche une flotte. Elle vient du port de guerre voisin de Sébastopol avec le projet de mettre à la raison les mutins. Les officiers de la flotte sont légitimement inquiets par le risque de contagion révolutionnaire. Leurs navires s'approchent du Potemkine et celui-ci, sans tirer, passe entre eux, comme à la parade, les marins criant à l'attention de leurs camarades :«Vive la Révolution !» Les marins de la flotte répondent par des «Hourra !»

Prudents, les officiers choisissent de se replier. Mais le cuirassé Georges-le-Victorieux trouve le moyen de rejoindre le Potemkine, les meneurs révolutionnaires présents à son bord ayant réussi à retourner les marins et neutraliser les officiers.

Matiouchenko, qui n'en revient pas, se voit à la tête de trois navires de guerre. Il revient vers Odessa avec l'idée d'entraîner la population dans la Révolution. Mais à bord du deuxième cuirassé, le vent tourne et les marins, hésitants, se laissent convaincre de revenir à Sébastopol. Matiouchenko ordonne de faire feu sur eux. Touché, le Georges-le-Victorieux s'échoue sur la grève plutôt que de rentrer dans le rang.

Sur le Potemkine, c'est bientôt le sauve-qui-peut. Le cuirassé regagne le large sous les yeux ébahis du général de la place d'Odessa. Ses soldats en profitent pour réprimer sauvagement la population qui a eu le front de les défier.

Après une longue errance dans la mer Noire et malgré les objurgations de Matiouchenko, le Potemkine se dirige vers le port roumain de Constantza où les mutins obtiennent l'asile politique. Matiouchenko, dans un dernier geste de défi, envoie des proclamations surréalistes aux gouvernements de la planète et saborde le mythique navire avant de prendre pied sur le sol roumain.

Deux ans plus tard, le tsar Nicolas II promet une amnistie aux révolutionnaires de 1905. Les mutins, méfiants, préfèrent toutefois rester en Roumanie... À l'exception de cinq d'entre eux qui font le choix de rentrer en Russie. Parmi eux, Matiouchenko. Il est reconnu à la frontière, arrêté et pendu. Ses quatre compagnons sont envoyés en Sibérie.

Un film immortel

La mutinerie du Potemkine s'inscrit dans la série de troubles sociaux, politiques et militaires, qui empoisonnent le régime tsariste en l'année 1905. Sa célébrité vient surtout du film qu'en tira le réalisateur soviétique Serge Eisenstein en 1925, Le cuirassé Potemkine. D'aucuns le considèrent comme le plus grand film du XXe siècle.

À l'origine, le gouvernement soviétique avait passé commande au cinéaste d'un film sur la Révolution de 1905. S'étant rendu en premier lieu à Odessa pour des repérages, Eisenstein avait immédiatement perçu le contenu dramaturgique de la mutinerie et en avait fait le sujet exclusif de son film, sans trop s'embarrasser de la réalité historique. Le mythe a plus tard inspiré une belle chanson à Jean Ferrat : Potemkine (1965).

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Eurynome
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MessageSujet: Re: ephemeride   Lun 29 Juin - 16:09

Ça, ça aurait certainement pas mal changé le déroulement de la Guerre de Sécession.
Quoique... à l'époque, si je ne me trompe pas, la France était revenue sur le rétablissement Napoléonien...
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: Re: ephemeride   Lun 29 Juin - 20:30

Qu'est-ce à dire ?
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 1er juillet 776 av JC : Naissance des Jeux Olympiques   Mer 1 Juil - 17:18



1er juillet 776 av JC : Naissance des Jeux Olympiques

Le 1er juillet de l'an 776 avant JC sont officiellement nés les premiers Jeux Olympiques. Leur nom vient de ce qu'ils avaient lieu à Olympie, un sanctuaire consacré à Zeus, le roi des dieux.

Des jeux à caractère sacré

On peut encore voir l'emplacement où se tenaient les compétitions, dans une région de collines verdoyantes et boisées à l'ouest du Péloponnèse. Il était entouré de divers temples dont le plus renommé était évidemment le temple consacré à Zeus, avec une statue monumentale du dieu par le sculpteur Phidias.

Les jeux qui se déroulaient à Olympie comme dans de nombreux autres sanctuaires, tel celui d'Apollon à Delphes, avaient pour principale vertu de rapprocher les Grecs et de suspendre les guerres entre les cités.

Dans les sanctuaires mineurs, les vainqueurs étaient récompensés par des cadeaux de grande valeur. Aussi ces jeux attiraient-ils de véritables professionnels, analogues à nos sportifs de haut niveau qui n'ont souvent d'"amateurs" que le nom.

Quatre sanctuaires se distinguaient en ne distribuant que des récompenses symboliques. Parmi eux Olympie, où les vainqueurs recevaient une couronne en rameau d'olivier tressé, Delphes avec une couronne de laurier, Némée avec une couronne de... céleri et Corinthe avec une couronne de pin. Mais ces sanctuaires étaient si réputés que les sportifs avaient à coeur de s'y montrer pour soigner leur réputation.

Les Jeux Olympiques et les autres ont été abolis par l'empereur romain Théodose 1er, en 393 après JC, après plus de mille ans d'existence... et restaurés à la fin du XIXe siècle par le baron Pierre de Coubertin.
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MessageSujet: Re: ephemeride   Dim 5 Juil - 16:03

Les Confédérés, c'est à dire, le Sud, étaient esclavagistes, face à l'Union, abolitionniste.*
Hors, la France avait de nouveau aboli l'esclavage sur ses territoires, être allié avec le Sud aurait été un exercice alambiqué.

*Même si ce n'est pas la cause principale de cette guerre.
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MessageSujet: Re: ephemeride   Dim 5 Juil - 16:09

En somme, une institution qui n'a pas traversé les siècles... mais a eu le privilège de renaître.

A en croire Wiki, l'interdiction des Jeux Olympiques fut loin d'être le seul méfait de Théodose 1er:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9odose_Ier
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MessageSujet: 5 juillet 1971 : Le scandale de la Garantie foncière   Dim 5 Juil - 21:28

5 juillet 1971 : Le scandale de la Garantie foncière

Le 5 juillet 1971, la Commission des Opérations de Bourse (COB) interdit à une société, la Garantie foncière, de solliciter désormais l'épargne par voie d'annonce publicitaire.

C'est le début d'un scandale qui va secouer l'opinion publique et déchirer la classe politique française. Il éclate sous la présidence de Georges Pompidou, dans une période de modernisation frénétique et de prospérité comme la France n'en a pas connue depuis le Second Empire. Pour cela, sans doute, le scandale sera assez vite oublié.

La «république des copains et des coquins»

La société en question est une société civile de placement immobilier (SCPI) créée le 31 décembre 1967 pour «acquérir des biens immobiliers et les louer». Elle collecte le capital auprès des particuliers et l'investit dans la pierre et rémunère ses souscripteurs avec les revenus et les loyers de ses investissements.

Quand le scandale éclate, elle affiche déjà plus de 12.000 souscripteurs, pour un capital de 205 millions de francs, et annonce des intérêts de 10,25%, supérieurs à celui de toutes ses concurrentes.

Mais la COB la suspecte d'exagérer ses gains et de verser des intérêts avec l'argent apporté par les nouveaux souscripteurs (cette escroquerie du type «schéma de Ponzi» est à l'origine de plusieurs scandales dont le plus célèbre a mis en cause l'Américain Bernard Madoff en 2008).

Pour se couvrir, le fondateur et président de la Garantie foncière a jugé habile de s'associer un homme influent, à la fois homme d'affaires et homme politique, André Rives de Lavaysse, plus connu sous le nom de Rives-Henrys. Député de Paris, c'est un militant gaulliste de la première heure. Il n'en est pas moins inculpé le 19 juillet pour escroquerie, abus de confiance et abus de biens sociaux, de même que les époux Frenkel et un avocat-conseil de ses amis, Victor Rochenoir, lui aussi gaulliste bien en cour.

D'emblée, l'affaire se porte sur le terrain politique. Le mensuel d'extrême-droite Rivarol titre le 22 juillet 1971 : «À bas les voleurs !». De son côté, le quotidien L'Humanité projette une manifestation dansla rue. François Mitterrand, Premier secrétaire du tout nouveau Parti socialiste, dénonce l'affairisme de la droite.

Plus inquiétant pour le pouvoir, la coalition de droite se déchire. Le deuxième parti de la majorité, les Républicains Indépendants, dirigé par Valéry Giscard d'Estaing, ministre de l'économie et des finances, ne se fait pas faute de dénoncer la mainmise de son envahissant allié, l'UDR, l'ex-parti gaulliste, sur les rouages de l'administration. C'est «l'État-UDR». Michel Poniatowski, ami proche de Giscard d'Estaing, s'en prend même à «la république des copains et des coquins».

La formule fait mouche. Sans doute va-t-elle contribuer à la défaite aux présidentielles suivantes, en mai 1974, du candidat gaulliste Jacques Chaban-Delmas, d'autant que ce dernier, alors premier ministre, est atteint par la révélation dans Le Canard Enchaîné de sa feuille d'impôt. Elle montre qu'il ne paie aucun impôt grâce à une optimisation fiscale judicieuse.

Le procès de la Garantie foncière s'ouvre enfin à l'automne 1973. Rives-Henrys choisit pour sa défense maître Jean-Louis Tixier-Vignancour, avocat et candidat d'extrême-droite aux élections présidentielles de 1965. On peut craindre que les débats dérivent mais il n'en est rien.

En mars 1974, les principaux prévenus sont condamnés à des peines d'emprisonnement ferme. Mais le scandale a déjà échappé aux écrans radar. La mort du président Pompidou, l'accession à la présidence de Valéry Giscard d'Estaing et surtout la fin des Trente Glorieuses vont donner aux Français bien d'autres motifs de discussion.
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MessageSujet: Re: ephemeride   Dim 5 Juil - 21:44

Il y a tout de même une différence entre promouvoir l'égalité entre ses citoyens et aller se mêler de l'organisation sociale d'autres nations.

Il ne semble pas que Napoléon III ait pensé à une réforme agraire au Mexique pour mettre les paysans de son côté.
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MessageSujet: 6 juillet 1938 : conférence d'Évian   Lun 6 Juil - 20:33

6-14 juillet 1938 : La conférence d'Évian sur les Juifs

Désemparé face à l'antisémitisme nazi, le président américain Franklin  D. Roosevelt propose une conférence internationale en vue de secourir les Juifs dont ne veulent plus les Allemands. Celle-ci se réunit à huis clos du 6 au 14 juillet 1938 à l'Hôtel Royal d'Évian, au bord du lac Léman.

Refus sous tous prétextes

32 pays se font représenter à Évian (l'Allemagne n'est pas invitée, l'URSS et la Tchécoslovaquie ne s'y font pas représenter). C'est pour affirmer leur refus d'ouvrir leurs ports aux Juifs allemands, qualifiés par euphémisme de « réfugiés » (jamais au cours de la conférence, il n'est fait ouvertement référence aux Juifs).

Les refus se fondent sur des préjugés ou des hypothèses bien plus que sur des faits, comme l'avoue ingénument le délégué australien : « Dans les circonstances présentes, l'Australie ne peut faire plus... Nous n'avons pas de problème racial notable et nous ne voulons pas en importer un ». La Suisse estime avoir déjà fait le plein de réfugiés autrichiens et rétablit des visas avec son voisin. Elle va même demander à l'Allemagne de tamponner la lettre J sur les passeports de ses ressortissants juifs afin de pouvoir plus facilement les identifier et les repousser à sa frontière !

Un seul pays fait exception : la République dominicaine, dans les Antilles, dont le dictateur Trujillo souhaite « blanchir » la population avec l'importation de quelques milliers de Juifs allemands ; cette offre équivoque est repoussée.

La presse allemande, triomphante, titre au lendemain de la conférence : « Personne n'en veut ! ». Hitler, dans les jours qui suivent, ne se prive pas de dauber sur cet échec : « C'était honteux de voir les démocraties dégouliner de pitiés pour le Peuple juif et rester de marbre quand il s'agit vraiment d'aider les Juifs ! »

Après la Nuit de Cristal de novembre 1938, l'émigration juive va néanmoins s'intensifier. Beaucoup d'émigrants gagnent la Palestine sous des formes illégales, en défiant le gouvernement britannique qui tente de les repousser pour ne pas se mettre à dos les Arabes. Quelques milliers de Juifs saisissent aussi l'opportunité offerte par le port chinois de Shanghai, qui les dispense d'un visa d'entrée... Mais les échecs sont cruels. En mai 1939, le Saint-Louis, refoulé de Cuba et de Floride, doit revenir à Hambourg avec ses réfugiés juifs.

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MessageSujet: 7 juillet 1415 : le réformateur Jan Hus est brûlé vif   Mar 7 Juil - 20:20



7 juillet 1415 : le réformateur Jan Hus est brûlé vif

Le 7 juillet 1415, le prédicateur tchèque Jan Hus (44 ans) est brûlé vif à Constance, en Allemagne.

Mais ses idées et ses convictions évangéliques vont lui survivre et même connaître un regain de popularité après sa mort parmi les Tchèques.

Un prédicateur populaire

Recteur de l'Université de Prague, Jan Hus prêchait en langue tchèque, ce qui lui valait une grande popularité auprès des habitants de Bohème. Suite au mariage de la soeur du roi de Bohème Wenceslas IV avec le roi d'Angleterre Richard II, il avait noué des relations intellectuelles avec le réformateur anglais John Wyclif.

S'inspirant de l'enseignement de son homologue anglais, il avait réclamé le retour à la pureté évangélique pour relever une Église en pleine crise, partagée entre plusieurs papes et antipapes.

Jan Hus est excommunié en 1412 mais poursuit néanmoins sa prédication. Celle-ci se solde par une grande effervescence populaire et même des soulèvements en Bohème et jusqu'en Pologne et en Hongrie.

Avec un sauf-conduit de l'empereur Sigismond, le prédicateur se rend à Constance où se tient un concile. Mais là, malgré la protection de l'empereur d'Allemagne, il est condamné pour hérésie, livré au bras séculier et brûlé vif. Sa mort est un commencement...

Des guerres hussites à la Réforme

Jan Hus est aussitôt proclamé martyr par l'Université de Prague et, dans toute la Bohème, ses partisans se soulèvent contre la papauté et le Saint Empire romain germanique.

Certains, les taborites (du nom de Tabor, petite ville de Bohème) n'hésitent pas à revendiquer une société de type communiste, fondée sur les valeurs évangéliques.

Les insurgés tirent parti de la rivalité entre le roi Wenceslas et son frère, l'empereur Sigismond.

Les guerres hussites se terminent le 5 juillet 1436 avec la reconnaissance de Sigismond comme nouveau roi de Bohème et la confirmation des compactata de Prague.

Ce texte du 30 novembre 1433 concède aux hussites modérés le droit de communier sous les deux espèces (l'hostie et le vin)... comme c'est le cas aujourd'hui dans l'ensemble des églises chrétiennes.

Malgré leur défaite, les idées hussites vont continuer à se répandre en Europe centrale. Elles faciliteront, un siècle plus tard, le développement du protestantisme.

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MessageSujet: 8 juillet 1853 : Le commodore Perry débarque au Japon   Mer 8 Juil - 19:02



8 juillet 1853 : Le commodore Perry débarque au Japon

Le 8 juillet 1853, le commodore Matthew Perry amène à l'empereur du Japon un message d'amitié du président américain Franklin Pierce. En fait d'amitié, il s'agit d'une injonction à se soumettre.

Les Japonais, qui s'étaient jusque-là tenus à l'écart des affaires du monde, se laisseront-ils assujettir comme, avant eux, les Chinois et la plupart des autres peuples d'Asie ?...

Un message d'amitié en forme de menace

Le commodore (capitaine de vaisseau commissionné) s'inquiète auprès du gouvernement japonais des mauvais traitements qu'ont eu à subir des marins américains naufragés sur les îles japonaises.

Ses quatre «bateaux noirs», ainsi surnommés parce qu'ils utilisent du charbon et crachent de la fumée, provoquent un grand émoi chez les Japonais. Ces derniers prennent conscience de leur retard sur les «Barbares» d'Occident.

Il faut dire que l'archipel est soumis depuis 1603 aux shôguns de la famille Tokugawa. Ces maires du palais ont relégué l'empereur, le tenno (ou taino), dans un rôle religieux et honorifique. Ils ont dompté les grands seigneurs féodaux, les daimyo. Ils ont fermé l'archipel aux influences étrangères, avec interdiction quasi-générale d'entrer ou de sortir du pays... Aussi les Japonais mesurent-ils mal les changements techniques et intellectuels qui se sont produits dans le monde et en particulier en Occident au cours des 250 dernières années.

Lors d'une seconde visite, le 13 février 1854, le commodore Perry commande sept navires de guerre, dont quatre à vapeur. Il se fait menaçant et exige du shôgun qu'il ouvre les ports japonais aux navires de commerce et aux baleiniers américains.

Le shôgun s'incline et ses représentants signent un traité le 31 mars 1854 à Kanagawa par lequel ils garantissent le rapatriement des éventuels naufragés. Ils consentent aussi à ouvrir les ports de Shimoda et Hakodaté aux navires de commerce battant pavillon américain. Ils offrent enfin aux États-Unis un statut de faveur et accueillent en 1856 un premier consul américain, Townsend Harris.

Dans les années suivantes, le Royaume-Uni et les principales puissances européennes réclament et obtiennent des privilèges équivalents.

Les Japonais les plus lucides comprennent qu'ils doivent adopter rapidement les principes et les techniques des Occidentaux s'ils ne veulent pas être colonisés comme leur voisin chinois. D'autres préfèrent s'en prendre directement aux Occidentaux et se laissent entraîner à de sanglantes émeutes.

C'est le début d'un long conflit entre les réformistes et les conservateurs, ces derniers étant conduits par le shôgun. Il se termine en 1867 par la victoire des premiers et le renvoi du shôgun.

Le jeune empereur Mutsuhito (15 ans !) prend lui-même le pouvoir et entreprend à marches forcées de réformer le Japon. Il va en faire le premier pays industriel non occidental.

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MessageSujet: 9 juillet 1762 : Avènement de Catherine II   Jeu 9 Juil - 19:17


9 juillet 1762 : Avènement de Catherine II

Le 9 juillet 1762, trois régiments de la garde du tsar Pierre III se révoltent contre leur maître et prêtent serment de fidélité à son épouse, Catherine, «pour la défense de la foi orthodoxe et pour la gloire de la Russie». Leur révolte est animée par le propre amant de la reine, Grégoire Orlov (ou Grigori Orloff).

Le tsar abdique dès le lendemain. Il meurt une semaine plus tard dans sa retraite, sans doute tué par l'un des frères Orlov dans une querelle d'ivrognes. Ainsi débute le règne immense de Catherine II la Grande.

Un grand «homme d'État»

La nouvelle impératrice est née à Stettin, en Prusse, le 2 mai 1729, sous le nom de Sophie Augusta d'Anhalt-Zerbst.

Princesse allemande d'extraction modeste, elle a été fiancée au grand-duc Pierre de Holstein-Gottorp, neveu de la tsarine Élisabeth et petit-fils de Pierre le Grand.

Elle acquiert une culture d'autodidacte très étendue et se révélera plus tard étonnamment préparée à ses responsabilités. Elle lit Tacite, Machiavel, Montesquieu dans le texte et n'hésitera pas à racheter en viager la bibliothèque de Diderot.

Bien que de culture allemande, Catherine s'assimile remarquablement à sa nouvelle patrie. Convertie à la religion orthodoxe, elle prend le nom de Catherine et se fait apprécier des Russes, au contraire de son mari, inculte, immature, allemand de coeur et admirateur éperdu du roi de Prusse Frédéric II.

Le couple se déteste et, comme de bien entendu, ne donne le jour à aucun héritier pendant huit ans, au grand mécontentement de la tsarine Élisabeth qui pousse Catherine à prendre un amant, le «beau Serge». Sans doute celui-ci est-il le véritable père de l'héritier qui naît sur ces entrefaites.

Pierre monte sur le trône à la mort de la tsarine Élisabeth, le 5 janvier 1762, et prend le nom de Pierre III. Il n'a rien de plus pressé que de se retirer de l'alliance avec la France et l'Autriche contre la Prusse, sauvant son héros, Frédéric II, d'une situation désespérée. Il restitue à la Prusse la Poméranie et la Prusse-orientale.

Le bruit court enfin que le nouveau tsar se prépare à abolir le servage.

C'est à ce moment-là que Catherine, profitant du mécontentement de la noblesse, s'empare du pouvoir avec la complicité de son amant (Grigori Orlov a peut-être aussi donné à la tsarine un fils dont elle aurait caché la naissance).

Quelques mois après son accès au trône, l'impératrice intervient en Pologne où elle fait élire comme roi son favori, Stanislas Poniatowski !

Pour le soutenir contre ses ennemis, regroupés dans la confédération de Bar, elle envahit le pays en 1770.

Là-dessus, par le traité de Saint-Pétersbourg du 25 juillet 1772, elle s'entend avec le roi de Prusse Frédéric II et l'archiduchesse d'Autriche Marie-Thérèse pour enlever à la Pologne un tiers de son territoire.

Les guerres de conquête

Les trois larrons - Russie, Prusse, Autriche - s'allient non seulement contre la Pologne mais aussi contre la Turquie. C'est ainsi qu'en 1774, le nouveau favori de la tsarine, Grégoire (Grigori) Potemkine (35 ans) conquiert d'immenses territoires au dépens du sultan.

Par le traité de Kütçük-Kaynarca du 21 juillet 1774, le sultan garantit aux navires russes la liberté de navigation dans la Mer Noire et le libre passage vers la Méditerranée à travers les détroits du Bosphore et des Dardanelles.

Il confère à la tsarine un droit de regard sur le sort des chrétiens orthodoxes des possessions ottomanes des Balkans. Il cède surtout à la Russie les territoires qui s'étendent de la mer Noire à l'Ukraine et dont Potemkine devient le gouverneur général en remerciement des services rendus.

Le favori développe activement ces territoires, les repeuplant avec des immigrants de toute la Russie et même d'Allemagne. Il annexe au passage le khanât de Crimée et fonde sur la péninsule le port de guerre de Sébastopol.

En janvier 1787, Potemkine, devenu ministre de la Guerre, invite la tsarine à visiter les nouvelles provinces. Catherine II quitte en grande pompe Saint-Pétersbourg pour s'embarquer sur le Dniepr. Elle descend triomphalement le fleuve en compagnie du roi de Pologne Stanislas II, de l'empereur d'Allemagne Joseph II, du prince de Ligne et de l'ambassadeur de France, le comte de Ségur.

«Villages Potemkine»

Adolf Helbig, biographe de Potemkine, a lancé la légende selon laquelle le ministre aurait implanté des villages factices en carton-pâte tout le long du parcours de la tsarine dans ses nouvelles provinces. Il aurait ainsi voulu la flatter et la rassurer sur l'état de sa paysannerie !

Depuis lors, l'expression «village Potemkine» désigne - à tort - des opérations de propagande visant à tromper les dirigeants d'un pays et son opinion publique.

En 1792, la Crimée et d'immenses étendues d'Asie centrale sont définitivement annexées par le traité de Jassy. Quelques possessions suédoises en Finlande sont acquises en 1790 par le traité de Verela. Deux partages ultérieurs de la Pologne, en 1792 et 1795, ne laissent enfin plus rien d'un pays vieux de huit siècles. Une tentative d'expédition contre la Perse n'a pas de suite.

Les affaires intérieures

Catherine poursuit l'aménagement de Saint-Pétersbourg, la capitale baroque inaugurée par Pierre 1er le Grand à l'embouchure de la Néva, sur la mer Baltique. Elle y attire des architectes et des artistes occidentaux. C'est ainsi que le sculpteur Falconet érige la statue de Pierre le Grand sur la place du Sénat en 1782.

Les idées sociales de Catherine ne sont pas précisément celles des philosophes des Lumières. Mais, par opportunisme politique, elle vénère ces hommes influents dans ses salons et sur son écritoire.

Elle correspond avec d'Alembert, Diderot, Voltaire, Grimm, Helvétius et Kant qui la tiennent pour un «despote éclairé», à l'égal de ses contemporains Frédéric II, roi de Prusse, et Joseph II, archiduc d'Autriche... Despote, elle l'est sans aucun doute, éclairé, cela se discute ! Voltaire, flatteur, l'appelle la «Sémiramis du Nord» (Sémiramis est une reine légendaire de Babylone).

Les terres d'Église sont sécularisées en 1764, y compris leurs deux millions de serfs, ce qui permet à l'impératrice, les jours de fête, de faire de généreuses donations de terres (et de serfs) à ses protégés.

Sous l'impulsion de Potemkine, des villes nouvelles voient le jour dans les marches d'Ukraine (Odessa, Kherson, Nikolaïev, Taganrog, Mariupol - aujourd'hui Pavlovsk).

Pour encourager la noblesse à s'intéresser à ses propriétés souvent négligées, la tsarine ne craint pas de limiter les quelques droits qu'ont encore les serfs. Ainsi donne-t-elle aux nobles, en 1765, le droit de déporter leurs serfs récalcitrants en Sibérie !

La révolte de Pougatchev

Les mécontentements paysans alimentent les rancoeurs et les révoltes.

C'est ainsi qu'en 1773, un Cosaque du Don nommé Pougatchev prétend être le tsar Pierre III. Avec une armée de 26.000 hommes composée de paysans, d'ouvriers et de Cosaques, il dévaste la Petite-Russie (Ukraine), tenant en échec le pouvoir.

Livré par ses compagnons au général Souvorov, Pougatchev est décapité à Moscou en 1775.
Malgré ou à cause des révoltes paysannes, Catherine II ne voit pas d'inconvénient à renforcer le servage en Russie. En 1785, elle l'étend même à l'Ukraine, terre traditionnelle de liberté.

Mais elle souhaite par ailleurs s'appuyer sur une aristocratie éclairée et une bureaucratie décentralisée sur le modèle de l'Occident. Par la Lettre de grâce à la noblesse de 1785, elle délègue de larges pouvoirs aux gouverneurs de province et à des assemblées provinciales de nobles.

Un bilan imposant

Sous le règne de Catherine II, la surface de la Russie s'agrandit d'un tiers et le pays, jusque-là très marqué par son caractère slave et orthodoxe, absorbe des populations très diverses, y compris des musulmans qui parlent turc ou mongol. Catherine II ajoute à la diversité ethnique en faisant venir des paysans allemands pour mettre en valeur les bords de la Volga (persécutés et déportés à l'époque de Staline, ces colons reflueront en masse en Allemagne à la fin du XXe siècle).

La tsarine meurt après 34 ans de pouvoir absolu, en 1796, non sans s'inquiéter de la Révolution française où elle voit «un repaire de brigands». Son fils Paul Ier lui succède. Le jeune homme a une personnalité fantasque et sa mère, consciente de ses carences, a tenté plus d'une fois de le priver du trône.

Devenu tsar, il se révèle imprévisible et se fait rapidement beaucoup d'ennemis. Alors qu'il vient de fonder la Ligue des Neutres avec les Scandinaves pour contrer l'influence maritime britannique, il est opportunément étranglé !
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 10 juillet 1947 : l'Exodus défie la loi anglaise   Ven 10 Juil - 21:17

10 juillet 1947 : l'Exodus défie la loi anglaise

Le 10 juillet 1947, un vieux bateau panaméen (President Warfield) appareille du port languedocien de Sète avec à son bord 4551 juifs d'Europe centrale, rescapés des camps de la mort et dotés de passeports en règle.

Provocation délibérée

En pleine mer, le bateau, qui a été affrété par l'organisation sioniste clandestine Haganah, change son nom pour celui d'Yetzia Europa (Exode de l'Europe, plus connu dans sa version anglaise : Exodus 47). Il arbore le drapeau marqué de l'étoile de David et se dirige vers la Palestine, encore sous mandat britannique. Londres, sous la pression des Arabes, tente d'interdire le territoire aux immigrants juifs.

Fruit d'une provocation délibérée, l'Exodus 47 ne se cache pas. Il est arraisonné en vue des côtes palestiniennes par la marine britannique. Deux passagers et un membre d'équipage sont tués.

Dans le port de Haïfa, les autres passagers sont transférés sur trois bateaux cages et renvoyés vers le port français de Port-de-Bouc. Mais la plupart refusent de débarquer malgré l'asile politique offert par Paris.

Au bout de trois semaines, les Britanniques redirigent les bateaux vers Hambourg, dans leur zone d'occupation en Allemagne. Ils débarquent les passagers les 8 et 9 septembre 1947, au prix de grandes violences, et les dirigent vers des camps de personnes déplacées.

L'affaire suscite une immense émotion dans tout l'Occident et, comme le souhaitait la Haganah, elle va convaincre Londres de se sortir au plus vite du bourbier palestinien. Six mois plus tard sera fondé l'État d'Israël.

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MessageSujet: 11 juillet 711 : Les Arabes s'emparent de l'Espagne   Sam 11 Juil - 19:39


11 juillet 711 : Les Arabes s'emparent de l'Espagne

Le 11 juillet 711, les hordes arabes défont les troupes de Roderic, le roi wisigoth qui règne sur l'Espagne chrétienne.

Si modeste qu'elle soit, cette bataille de Guadalete va livrer aux musulmans la plus grande partie de la péninsule ibérique pour près de sept siècles.

Fin du royaume wisigoth

Les Wisigoths, une tribu germaine venue d'au-delà du Rhin trois siècles plus tôt, avaient d'abord créé un royaume autour de Toulouse. Ils en avaient été chassés par Clovis et ses Francs et s'étaient dès lors repliés sur la péninsule espagnole. Au fil du temps, ils avaient fait de la péninsule un royaume chrétien relativement prospère.

Mais voilà qu'à l'aube du VIIIe siècle, Wittiza, un roi wisigoth, est démis de ses fonctions. De dépit, il appelle à l'aide un seigneur musulman du Maghreb, l'émir de Tanger Mousa ibn-Nocair. La chose est moins surprenante qu'il y paraît car les chrétiens d'Occident ont encore à cette époque une notion très floue de l'islam et le voient plutôt comme une secte chrétienne que comme une religion rivale.

Mousa ibn-Nocair ne se fait pas prier et envoie à son nouvel ami un corps d'armée berbère commandé par un jeune chef, Tarik ibn Zyad.

C'est ainsi qu'en avril 711, 6000 guerriers, essentiellement des Berbères, débarquent en Espagne. Le lieu du débarquement est un rocher qui prendra le nom de Gibraltar (d'après l'arabe «djebel al Tarik», la montagne de Tarik). Tirant parti de l'impopularité des Wisigoths et faisant peu de cas de Wittiza, les musulmans s'emparent sans difficulté d'Algésiras et s'avancent vers Cordoue et l'intérieur des terres. Ils se heurtent bientôt à l'armée du roi Rodrigue.

La rencontre est dite bataille de Wadi Lakka par les chroniqueurs arabes et bataille de Guadalete par les historiens espagnols. Mais l'incertitude plane sur sa localisation exacte. Soit sur les rives du Guadalete, un fleuve qui se jette dans la baie de Cadix, soit sur celles du fleuve Guadarranque, soit encore sur les bords de la lagune La janda, traversée par la rivière Barbate.

Bien que les Wisigoths soient très supérieurs en nombre aux envahisseurs, la victoire revient à ces derniers suite à la trahison des deux frères de Wittiza. Le roi Rodrigue périt dans l'affrontement.

Tarik n'a plus beaucoup de mal à s'emparer des villes méridionales, Cordoue, Séville, Grenade... Il est rapidement rejoint par l'émir Mousa, désireux de s'approprier le festin. Les vainqueurs soumettent rapidement la plus grande partie de l'Espagne. En quelques années, la résistance chrétienne est balayée. Elle ne subsiste que dans quelques vallées isolées de la chaîne cantabrique, à l'extrême nord de la péninsule.

Les envahisseurs, dans la foulée, traversent les Pyrénées. Mais ils se heurtent à Toulouse au duc d'Aquitaine. La victoire de ce dernier redonne courage aux Wisigoths réfugiés dans la chaîne cantabrique. Leur chef Pélage bat les musulmans à Covadonga, près d'Oviedo. Cette bataille symbolise le début de la reconquête de la péninsule par les chrétiens (la «Reconquista»).

Une pause dans l'avancée de l'islam

Après leur occupation de l'Espagne et leur incursion en Gaule en 732 (bataille de Poitiers), les Arabes marquent une pause dans leurs conquêtes en Occident comme en Orient où leurs offensives se brisent à deux reprises sur les murailles de Constantinople, la prestigieuse capitale de l'empire byzantin, en 673-677 et 717.

Les conquêtes de l'islam reprennent vers l'Asie centrale deux siècles plus tard, à l'initiative des Turcs et non plus des Arabes.
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MessageSujet: 12 juillet 1790 : Une Constitution civile pour le clergé   Dim 12 Juil - 19:03



12 juillet 1790 : Une Constitution civile pour le clergé

Le 12 juillet 1790, à Paris, l'Assemblée constituante adopte la «Constitution civile du clergé». Ce décret va causer la ruine de la Révolution démocratique inaugurée un an plus tôt.

Une réforme unilatérale

Le 2 novembre 1789, les députés français ont voté la nationalisation des biens de l'Église. Ils ont par ailleurs dissous les ordres religieux contemplatifs le 13 février 1790, tout en ménageant les religieux qui s'occupent d'enseignement ou d'oeuvres caritatives. Évidemment, ils ont mis en oeuvre ces réformes sans en référer au pape.

Dans la foulée, les députés veulent mettre l'Église de France en harmonie avec les nouvelles institutions nationales. Pétris de bonnes intentions, ils veulent en particulier assurer aux curés et aux évêques un revenu régulier en compensation des biens dont ils ont été privés. C'est ainsi qu'un «comité ecclésiastique» rédige la Constitution civile du Clergé et la soumet à l'Assemblée. Le document abroge le concordat conclu en 1516 entre le roi François 1er et les représentants du pape sans en référer à ce dernier.

– La carte religieuse est calquée sur la carte administrative avec un diocèse par département (83 au total) au lieu de 135 précédemment, aux contours parfois extravagants.

– L'État s'engage à appointer les évêques et les curés. Il fixe des niveaux de traitements d'ailleurs tout à fait convenables. 50.000 livres pour l'évêque métropolitain de Paris, 20.000 livres pour les autres évêques, 1200 à 6000 livres pour les curés.

– Plus ennuyeux, les évêques et les curés doivent être désignés par les électeurs de leur paroisse ou de leur diocèse, que ces électeurs soient catholiques, athées, protestants ou encore voltairiens... Le pape n'a plus d'avis à donner sur ces nominations (il est vrai que les souverains de l'Ancien Régime avaient déjà pris l'habitude de s'arroger le choix des évêques au détriment du souverain pontife).

– Les curés et les évêques sont invités à prêter«en présence des officiers municipaux, du peuple et du clergé, le serment d'être fidèle à la nation, à la loi et au roi, et de maintenir de tout son pouvoir la constitution».

C'est le triomphe du gallicanisme, un courant de pensée vivace dans la haute société française depuis...Philippe le Bel. Attention toutefois à ne pas le confondre avec le principe de séparation des Églises et de l'État : selon les gallicans, il revient à l'État de prendre en charge l'organisation de la religion tandis que le principe de séparation implique de l'État qu'il ne s'occupe plus d'affaires religieuses.

À propos de la Constitution civile du clergé, Monseigneur Boisgelin, archevêque d'Aix, note judicieusement : «Jésus-Christ a donné mission aux apôtres et à leurs successeurs pour le salut des fidèles ; il ne l'a confiée ni aux magistrats ni au roi.»

Premiers déchirements

Qu'importe ! Deux jours plus tard, le 14 juillet 1790, les Français et la famille royale célébrent ensemble la Fête de la Fédération. La Révolution semble close et la monarchie constitutionnelle bien installée.

C'est sans compter sans les divergences religieuses consécutives à la Constitution civile du clergé. Après avoir beaucoup hésité, le roi Louis XVI sanctionne (c'est-à-dire approuve) le 22 juillet 1790 la Constitution civile du clergé.

Le lendemain, soit un jour trop tard, le roi reçoit l'avis négatif du pape Pie VI. Ce dernier, opposé à l'élection des curés et des évêques par les fidèles, condamne en bloc la Constitution civile du clergé. Par la suite, lorsque des évêques élus conformément à la Constitution civile solliciteront son investiture, il la leur refusera, les plaçant devant l'obligation de choisir entre Rome et la Révolution.

Voyant cela, l'Assemblée exige du clergé, le 27 novembre 1790, un serment de fidélité à la Constitution civile du clergé... La moitié des curés et tous les évêques sauf 4 (dont Talleyrand et Loménie de Brienne) s'y refusent ! C'est la rupture entre les catholiques et la Révolution. Les ecclésiastiques qui prêtent serment sont appelés jureurs, assermentés ou constitutionnels ; les autres insermentés,non-jureurs ou réfractaires.

La rupture est consommée le 13 avril 1791 avec un bref du pape (un décret) qui déclare la Constitution civile du clergé «hérétique et schismatique».
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MessageSujet: Re: ephemeride   Lun 13 Juil - 9:23

Intéressant, je ne connaissais pas cet "ancêtre" du protestantisme.
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MessageSujet: Re: ephemeride   Lun 13 Juil - 9:28

Un raté des démocraties, en somme.
A noter qu'à l'époque, Hitler n'avait pas encore formulé d'idée d'extermination - même si on se doute bien que l'expulsion des populations "indésirables" ne devaient pas se faire dans la douceur...
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 13 juillet 1793 : Assassinat de Marat   Lun 13 Juil - 21:01



13 juillet 1793 : Assassinat de Marat

Le 13 juillet 1793, Charlotte Corday poignarde le tribun révolutionnaire Jean-Paul Marat dans sa baignoire où il soignait un eczéma généralisé (forme de lèpre).

Médecin devenu député à la Convention nationale, Marat (50 ans) s'était rendu populaire auprès des sans-culottes parisiens par ses diatribes assassines, publiées dans L'Ami du peuple.

Sa meurtrière est une Normande de petite noblesse de 25 ans, arrière-petite-fille du grand Corneille et nourrie de lectures classiques. Ayant noué des sympathies avec les Girondins modérés, traqués par Marat, elle voit en ce dernier le fossoyeur de son idéal de liberté.

Elle espère, à l'image des héroïnes antiques, faire oeuvre utile en l'éliminant, quitte à sacrifier aussi sa jeune vie... Mais son geste n'aura d'autre effet que d'amplifier la Terreur. Elle-même sera guillotinée le 17 juillet 1793 sur la place de la Révolution (aujourd'hui place de la Concorde), après l'entrée de la dépouille de sa victime au Panthéon. Lamartine, plus tard, la qualifiera d'« Ange de l'assassinat ».

Le peintre Louis David, par ailleurs député montagnard à la Convention, laisse de l'assassinat un tableau célèbre, qui exalte l'image du tribun et gomme celui de sa jeune meurtrière. De celle-ci, on retient un portrait réalisé pendant son procès et achevé dans sa cellule à sa demande, par Jean-Jacques Hauer.





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MessageSujet: 14 juillet 1790 : Fête de la Fédération   Mar 14 Juil - 19:41



14 juillet 1790 : Fête de la Fédération

Le 14 juillet 1790, à Paris, les Français commémorent en grande pompe le premier anniversaire de la prise de la Bastille. La Fête nationale du 14 juillet perpétue le souvenir de cette fête, qui, elle-même, commémorait la prise de la Bastille.

Pour des motifs divers, chacun dans le pays est désireux de clore la Révolution entamée de façon pacifique avec l'ouverture des états généraux. Les députés, qui se sont depuis lors érigés en assemblée nationale constituante, ont beaucoup légiféré, modernisé les structures administratives et mis sur pied un projet de monarchie constitutionnelle.

Le roi Louis XVI, son épouse Marie-Antoinette et la cour s'en accommodent contraints et forcés. Il s'agit de célébrer ce grand moment d'unité retrouvée...

L'union nationale

Des fêtes civiques spontanées organisées çà et là dans les départements ont inspiré l'idée de cette grande fête d'union nationale aux députés de l'Assemblée constituante et au marquis de La Fayette, homme de confiance du roi.

Les députés et les délégués de tous les départements, les «Fédérés» forment un immense cortège qui traverse la Seine et gagne la vaste esplanade du Champ-de-Mars.

Dans les tribunes, sur les côtés de l'esplanade, on compte 260.000 Parisiens auxquels s'ajoutent une centaine de milliers de fédérés, rangés sous les bannières de leur département.

La tribune royale est située à une extrémité du Champ-de-Mars, sous une haute tente. À l'autre extrémité, un arc de triomphe. Au centre de l'esplanade, Talleyrand, évêque d'Autun (qui ne se cache pas d'être athée), célèbre la messe sur l'autel de la patrie, entouré de 300 prêtres en surplis de cérémonie.

Ensuite vient la prestation de serment. La Fayette, commandant de la garde nationale, prononce celui-ci le premier, au nom des gardes nationales fédérées : «Nous jurons de rester à jamais fidèles à la nation, à la loi et au roi, de maintenir de tout notre pouvoir la Constitution décrétée par l'Assemblée nationale et acceptée par le roi et de protéger conformément aux lois la sûreté des personnes et des propriétés, la circulation des grains et des subsistances dans l'intérieur du royaume, la prescription des contributions publiques sous quelque forme qu'elle existe, et de demeurer unis à tous les Français par les liens indissolubles de la fraternité».

Après La Fayette, c'est au tour du président de l'Assemblée de prêter serment au nom des députés et des électeurs.

Enfin, le roi prête à son tour serment de fidélité aux lois nouvelles : «Moi, roi des Français, je jure d'employer le pouvoir qui m'est délégué par la loi constitutionnelle de l'État, à maintenir la Constitution décrétée par l'Assemblée nationale et acceptée par moi et à faire exécuter les lois». La reine, se levant et montrant le Dauphin : «Voilà mon fils, il s'unit, ainsi que moi, aux mêmes sentiments».

Malgré la pluie qui clôture la journée, le public retourne ravi dans ses foyers.
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