Duché de Montmirail

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 Ephéméride

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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: Ephéméride   Dim 28 Sep - 21:14

28 septembre 1958 : Naissance de la Vème République

Le 1er juin 1958, Charles de Gaulle revient au pouvoir en pleine crise algérienne. Il juge que le moment est venu de proposer aux Français la nouvelle Constitution dont il avait posé les principes dans son discours de Bayeux, le 16 juin 1946.

Ce 28 septembre 1958, sous la présidence de René Coty, le projet de Constitution est soumis au vote des Français sous la forme d’un référendum. La question est on-ne-peut plus claire : « Etes-vous pour la création de la Vème République ? » Quasiment tous les partis politiques ont appelé à voter « oui », sauf le parti communiste et certaines personnalités de gauche comme François Mitterrand et Pierre Mendes France. La participation au scrutin est très élevée. Sur 47 millions d’inscrits, 38 millions vont voter ce 28 septembre. Les résultats sont sans équivoque : 82,6% des électeurs de prononcent en faveur de la nouvelle Constitution, soit 31 millions de voix « pour ».

Il n’aura fallu que quatre mois pour rédiger et faire adopter ce texte décisif. Le 3 juin 1958, la loi constitutionnelle fixait les cadres et les limites de la future République. Michel Debré, Garde des Sceaux, réunissait un comité de trente-neuf membres pour mener à bien la rédaction du texte. Celui-ci correspondait aux grands principes politiques et institutionnels voulu par de Gaulle en 1946, notamment avec le renforcement du pouvoir du chef de l’Etat.

Le 14 août, le texte était approuvé, après quelques modifications, par le Comité Consultatif Constitutionnel composé de parlementaires des deux chambres et par le gouvernement. Le 4 septembre, Charles de Gaulle présentait officiellement, sur la place de la République, le projet constitutionnel aux Français.

Le 4 octobre 1958, la nouvelle Constitution est promulguée.

C’est la naissance de la Vème République.
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Eurynome
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MessageSujet: Re: Ephéméride   Lun 29 Sep - 16:07

"Éphéméride"? scratch
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: Re: Ephéméride   Mar 30 Sep - 16:12

Les anniversaires notoires dans un unique sujet.
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Pierrot (lunaire)
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MessageSujet: Re: Ephéméride   Mar 30 Sep - 17:33

30 septembre 1955 : James Dean, acteur américain, meurt dans un accident de voiture.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: Re: Ephéméride   Lun 10 Nov - 20:41

Eurynome m'a rappelé l'existence de ce magnifique sujet...
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Eurynome
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MessageSujet: Re: Ephéméride   Mar 11 Nov - 9:59

Le 11/11/2011 sort The elder Scrolls 5: Skyrim, l'une des plus grosses claques vidéoludiques de ces dernières années, au point d'éclipser son illustre aîné, TES 3: Morrowind.
Internet est peu à peu envahie de termes obscures tel que "Dovakhin" ou "Fus Ro Dah" et on voit peu à peu apparaître de fiers guerriers bâtis comme des armoires à glace, se balader torse nue dans le blizzard et casser du dragon comme on va chercher son pain.

Ci joint, le trailer du jeu qui avait causé une érection à pas mal de monde:
Spoiler:
 
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Pierrot (lunaire)
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MessageSujet: Re: Ephéméride   Mer 12 Nov - 11:05

Eurynome a écrit:
Le jeu avait causé une érection à pas mal de monde


Avec ou sans plug anal ? What a Face
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Eurynome
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MessageSujet: Re: Ephéméride   Jeu 13 Nov - 17:45

Ben, y'avait le prix - C'est que ça coûte bonbon, un jeu "blockbuster".
Être un fanboy, c'est en soi une forme de relation sadomasochiste. geek 

D'ailleurs, la dernière phrase de mon post précédent n'était pas qu'une image:
Spoiler:
 
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: Re: Ephéméride   Jeu 13 Nov - 19:09

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_d%27H%C3%A9ricourt_(1474)

La bataille d'Héricourt s'est déroulée le 13 novembre 1474 entre les troupes du comte Jacques de Savoie, allié du duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, les Confédérés suisses et leurs alliés des villes impériales.

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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: Re: Ephéméride   Mer 26 Nov - 18:23

26 novembre 1620 : Le Mayflower aborde à Plymouth

En novembre 1620, le voilier Mayflower arrive en vue de la côte américaine. Les passagers, qui désiraient s'établir dans la colonie anglaise de Virginie, découvrent alors qu'ils ont fait fausse route.

Le 21 novembre 1620, quelques jours avant de débarquer, l'ensemble des passagers, au nombre d'une centaine, signent un pacte à l'instigation de 35 d'entre eux, des protestants anglais très pieux qui ont fui les persécutions du roi Jacques 1er : les «Pilgrim Fathers» (Pères Pèlerins).

Ce pacte connu comme le «Mayflower Compact» édicte les principes qui régiront le futur établissement en terre inconnue (en fait, le futur Massachusets). Il jette les bases d'une démocratie locale respectueuse des croyances de chacun.

Comme prévu, la première année est très difficile. De nombreux colons succombent à la faim et à la maladie. Les autres ne doivent leur survie qu'aux dindes sauvages et au maïs fourni par les Indiens.

En novembre 1621, enfin, la communauté organise une journée d'action de grâce. C'est le «Thanksgiving Day».


Le président Lincoln érige le «Thanksgiving Day»en fête nationale en 1863. C'est comme cela que, chaque 4e jeudi de novembre, les familles des États-Unis savourent de la dinde aux airelles avec des patates douces et de la tarte au potiron au dessert.

Au Canada, cette commémoration porte le nom de «Fête de l'Action de Grâces» et elle est célébrée le 2e lundi d'octobre... avec un menu identique.

http://www.herodote.net/21_novembre_1620-evenement-16201121.php
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: Re: Ephéméride   Ven 28 Nov - 18:23

28 novembre 1912 : Indépendance de l'Albanie

Le 28 novembre 1912, Ismaël Quemal Bey proclame l'indépendance de l'Albanie au congrès de Vlorë. L'anniversaire de ce jour est fête nationale en Albanie.

C'est aussi l'anniversaire d'une première libération du pays par le héros national Skanderbeg (« prince Alexandre ») en 1443.


Un pays isolé du monde

Grande comme la Bretagne et aussi peuplée qu'elle (3 millions d'habitants sur 28000 km2), l'Albanie ou « pays des Aigles » souffre d'un relief montagneux qui l'isole du monde. Son nom apparaît vers l'An 100. Il provient d'une tribu locale désignée par le géographe grec Ptolémée sous le nom d'Albanoï.

Au Moyen Âge, Venise occupe les ports de Durazzo et Scutari cependant que les Turcs ottomans, vainqueurs des Serbes à Kossovo Polié, s'emparent de l'arrière-pays. Du fait de cette histoire tourmentée, les deux-tiers des Albanais sont aujourd'hui musulmans, les autres sont orthodoxes ou catholiques.

Une indépendance menacée

En 1912, la Serbie et la Bulgarie constituent une ligue balkanique, à laquelle s'associent la Grèce et le Monténégro, en vue d'arracher au sultan ottoman les dernières possessions qui lui restent en Europe.

À la faveur de cette première guerre balkanique, les Serbes et les Monténégrins occupent une grande partie des territoires albanais, notamment le nord, où vivent des minorités serbo-croates et sur lequel ils ont des revendications, et le Kossovo, coeur historique de la Serbie.

Les grandes puissances imposent l'indépendance de l'Albanie, réduite à sa façade littorale, cependant que le Kossovo est annexé par la Serbie et le nord du pays demeure occupé par l'armée serbe.

Dans l'année qui suit la proclamation de l'indépendance, une deuxième guerre balkanique voit la Turquie, la Grèce, la Serbie, le Monténégro et la Roumanie s'unir contre la Bulgarie pour contenir les prétentions de celle-ci sur la Macédoine.

La Serbie, qui veut un accès direct à l'Adriatique, se dispose alors à annexer la petite Albanie mais elle en est empêchée par l'Autriche-Hongrie et l'Italie.

L'indépendance de l'Albanie est confirmée par les grandes puissances européennes en 1919 à l'issue de la Grande Guerre cependant que le territoire du Kosovo, bien qu'à majorité albanophone, demeure serbe.

Le 1er septembre 1928, Ahmed Bey Zogulli, dit Zogou, se fait proclamer roi d'Albanie sous le nom de Zog 1er après avoir dirigé le pays comme Premier ministre puis comme président de la République. Mais il doit abdiquer après l'invasion du pays par les troupes italiennes, sur ordre de Mussolini, le 7 avril 1939.

Difficile sortie du communisme

Après la Seconde Guerre mondiale, le 11 janvier 1946, l'Albanie devient une République populaire (communiste). Elle passe alors sous la coupe d'un régime très dur, qui se distingue en prenant parti pour Pékin dans le conflit qui oppose les communistes chinois aux communistes soviétiques, à la fin des années 1950.

Après la sinistre dictature du leader Enver Hodja, mort en 1985, les Albanais se mettent à rêver d'une vie normale au sein de l'Europe et, dans les années 1990, adoptent non sans d'immenses difficultés un régime de type parlementaire.
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Eurynome
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MessageSujet: Re: Ephéméride   Mer 14 Jan - 17:33

14 Janvier 1943: Début de la Conférence de Casablanca

"Conférence réunissant Roosevelt et Churchill, du 14 au 24 janvier 1943, dans une villa d'Anfa à huit kilomètres de Casablanca.
Ces derniers auraient souhaité une rencontre à trois, mais Staline déclina l'invitation.

Ils prirent un certain nombre de décisions d'ordre militaire, rendues urgentes par le succès du débarquement en Afrique du Nord : l'organisation de la conquête de la Sicile et des opérations en Méditerranée.

Une tentative pour régler le conflit Giraud-de Gaulle échoua.

L'importance politique essentielle de la conférence résida dans l'énoncé par Roosevelt du principe de la reddition inconditionnelle de l'Allemagne, de l'Italie et du Japon.
Churchill, prévenu, mais en termes, semble-t-il, assez vagues, en accepta le principe malgré certaines réticences concernant en particulier l'Italie.
Le but de Roosevelt était d'éviter de se lier par des conditions d'armistice (en raison du mauvais souvenir que laissait l'expérience des quatorze points de Wilson de 1918) et de convaincre les Soviétiques que les Occidentaux ne recherchaient pas une paix séparée avec l'Axe."
Source: http://www.universalis.fr/encyclopedie/conference-de-casablanca/
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: Re: Ephéméride   Dim 18 Jan - 14:24

18 janvier 1800 : Naissance de la Banque de France

La Banque de France est créée par Napoléon Bonaparte le 18 janvier 1800 (28 nivôse an VIII). Cette initiative du Premier Consul, à peine installé au pouvoir, fait suite à une proposition du financier suisse Jean-Frédéric Perregaux.

Celui-ci a fait fortune en spéculant sur les assignats de la Révolution. Ces billets sans valeur ont dégoûté les Français du papier-monnaie. Ils ont rapidement disparu et laissé la place aux pièces en or ou en argent.

Sous le Directoire, tandis que les affaires reprennent, le manque de monnaie se fait sentir. Jean-Frédéric Perregaux fonde alors à Paris une banque de dépôts, la «Caisse des Comptes courants». Avec un groupe d'amis banquiers, il propose au Premier Consul d'octroyer à son établissement l'autorisation d'imprimer à nouveau des billets de banque. Ce droit d'émission vise à collecter l'épargne et à augmenter la quantité de monnaie en circulation.

C'est ainsi qu'est créée par décret la Banque de France. Le nouvel établissement absorbe la Caisse des Comptes courants et s'installe à son siège, l'hôtel de Toulouse, rue de la Vrillière.

La Banque de France obtient un droit d'émission prudent, limité dans un premier temps à Paris. Elle peut imprimer autant de billets qu'elle veut mais à une condition: il faut que toute personne qui présente un billet à la banque puisse l'échanger, si elle le désire, contre une quantité d'or de la même valeur. Cela va donner aux Français confiance dans les billets de banque et, petit à petit, la nouvelle monnaie remplacera les pièces en métaux précieux. Les premiers billets sont imprimés à l'encre noire sur un papier blanc filigrané, sur une seule face.

Heurs et malheurs de la Banque de France
Pour faire face aux demandes de remboursement, la Banque de France reçoit à sa création 30 millions de francs (une très grosse somme pour l'époque). Ce capital lui est apporté par de riches bourgeois tels que Perregaux. Le Premier Consul lui-même place des fonds à la Banque de France en témoignage de confiance. En échange de leur argent, les actionnaires obtiennent le droit de nommer les directeurs de la Banque.

La Banque de France n'est pas une banque ordinaire. En raison du droit d'émission qu'elle est la seule à posséder dans le pays, on l'appelle «banque centrale». Ses clients sont les banques commerciales ordinaires dont le métier est de prêter de l'argent aux particuliers et aux entreprises. Les gens qui empruntent de l'argent à ces banques signent un papier qui contient la promesse de les rembourser. C'est ce qu'on appelle un effet de commerce.

En attendant d'être remboursées par leurs clients, les banques commerciales peuvent avoir besoin d'argent pour faire de nouveaux prêts. Elles se tournent alors vers la Banque de France et lui achètent des billets. Elles lui donnent en échange les effets de commerce dont elles disposent. C'est ainsi que s'accroît la quantité d'argent dans le pays.

Après les moments difficiles de la Révolution, la Banque de France va aider les Français à se remettre au travail. Elle va encourager le commerce et l'industrie en facilitant les emprunts et en augmentant la quantité de monnaie en circulation.

Beaucoup de Français s'enrichiront et comme ils deviendront plus riches, ils devront payer davantage d'impôts au gouvernement. Ce sera tout bénéfice pour le Premier Consul qui pourra ainsi financer son armée en vue de nouvelles guerres contre les voisins européens.

Les premières années de la Banque de France seront difficiles. Sous le Premier Empire, il arrivera que de nombreux clients doutent de la valeur de leurs billets et exigent de les échanger contre de l'or.

Pour surmonter la crise, Napoléon 1er renforcera son autorité sur la Banque de France. Il en confiera la direction à un gouverneur et deux sous-gouverneurs nommés par lui-même. Dès lors, l'assemblée des actionnaires n'aura plus de pouvoir sur la banque centrale.

En 1848, sous la Seconde République, les Français ne pourront plus obtenir le remboursement de leurs billets de banque contre de l'or. Mais la confiance dans le papier-monnaie sera assez bien établie pour que personne ne s'inquiète de cette mesure.

Par une loi du 12 mai 1998, la Banque de France a dû céder son droit d'émission à la Banque Centrale européenne, à Francfort. Celle-ci se présente comme la filiale des onze banques centrales de la zone euro, y compris la Banque de France.

Avec la création de la nouvelle monnaie européenne, la Banque de France et ses 14.000 salariés bien lotis s'interrogent sur leur raison d'être et leur avenir.

http://www.herodote.net/18_janvier_1800-evenement-18000118.php
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Eurynome
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MessageSujet: Re: Ephéméride   Mar 20 Jan - 13:00

Le 20 janvier...:

-1961: John Kennedy devient président des USA
-1977: Jimmy Carter devient président des USA
-1981: Ronald Reagan devient président des USA
-1989: Georges Bush devient président des USA
-1993: Bill Clinton devient président des USA
-2001: Georges "W" Bush devient président des USA
-2009: Barack Obama devient président des USA
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Eurynome
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MessageSujet: Re: Ephéméride   Dim 8 Mar - 16:53

Le 8 Mars: Journée Internationale de la Femme.
http://www.un.org/fr/events/womensday/
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: Génocide arménien   Ven 24 Avr - 21:28

24 avril 1915 : Le génocide arménien

Le samedi 24 avril 1915, à Constantinople, capitale de l'empire ottoman, 600 notables arméniens sont assassinés sur ordre du gouvernement. C'est le début d'un génocide, le premier du XXe siècle.

Il va faire environ 1,2 à 1,5 million de victimes dans la population arménienne de l'empire turc (ainsi que plus de 250.000 dans la minorité assyro-chaldéenne des provinces orientales et 350.000 chez les Pontiques, orthodoxes hellénophones de la province du Pont).


Un empire composite

Aux premiers siècles de son existence, l'empire ottoman comptait encore une majorité de chrétiens (Slaves, Grecs, Arméniens, Caucasiens, Assyriens....). En Anatolie, au coeur de la Turquie actuelle, les chrétiens représentaient 30% à 40% de la population. Ils jouaientun grand rôle dans le commerce et l'administration, et leur influence s'étendait au Sérail, le palais du sultan.

Ces « protégés » (dhimmis en arabe coranique) étaient du fait de ce statut de subordination soumis à de lourds impôts ; ils avaient l'interdiction de porter les armes et de posséder un cheval, ce qui les mettait dans l'incapacité de se défendre ; il ne pouvaient plaider en justice contre un musulman qui les aurait dépouillés ou violentés !

Les premiers sultans, souvent nés d'une mère chrétienne, témoignaient néanmoins d'une relative bienveillance à l'égard des Grecs orthodoxes et des Arméniens monophysites.

Ces derniers étaient surtout établis dans l'ancien royaume d'Arménie, au pied du Caucase, premier royaume de l'Histoire à s'être rallié au christianisme ! Ils étaient majoritaires aussi en Cilicie, une province du sud-ouest de l'Asie mineure que l'on appelait parfois « Petite-Arménie ». On en retrouvait à Istamboul ainsi que dans les villes libanaises et à Jérusalem.

L'empire ottoman comptait environ 2 millions d'Arméniens à la fin du XIXe siècle sur une population totale de 36 millions d'habitants.

Ébauche de génocide

Malgré une tentative de modernisation par le haut, dans la période du Tanzimat, de 1839 à 1876, l'empire ottoman entre dans une décadence accélérée. Le sultan Abdul-Hamid II, humilié par le congrès de Berlin de 1878, attise sans vergogne les haines religieuses pour consolider son pouvoir (les derniers tsars de Russie font de même dans leur empire).

Entre 1894 et 1896, comme les Arméniens réclament des réformes et une modernisation des institutions, le sultan en fait massacrer 200.000 à 250.000 avec le concours diligent des montagnards kurdes. À Constantinople même, la violence se déchaîne contre les Arméniens du grand bazar, tués à coups de gourdin.

Un million d'Arméniens sont dépouillés de leurs biens et quelques milliers convertis de force. Des centaines d'églises sont brûlées ou transformées en mosquées... Rien qu'en juin 1896, dans la région de Van, au coeur de l'Arménie historique, pas moins de 350 villages sont rayés de la carte.

Ces massacres planifiés ont déjà un avant-goût de génocide. Mais le « Sultan rouge » fait le maximum pour dissimuler son forfait et paie même  la presse européenne pour qu'elle fasse silence sur les massacres.

Abdul-Hamid II joue par ailleurs la carte de chef spirituel de tous les musulmans en sa qualité de calife. Il fait construire le chemin de fer du Hedjaz pour faciliter les pèlerinages à La Mecque. Il se rapproche aussi de l'Allemagne de Guillaume II.

Malgré ses efforts, il ne peut empêcher l'insurrection des « Jeunes-Turcs ». Ces jeunes officiers, à l'origine du sentiment national turc, lui reprochent de livrer l'empire aux appétits étrangers et de montrer trop de complaisance pour les Arabes.

Le 27 avril 1909, les Jeunes-Turcs installent sur le trône un nouveau sultan, Mohamed V, sous l'étroite surveillance d'un Comité Union et Progrès (CUP, en turc Ittihad) dirigé par Enver pacha (27 ans).


Soucieux de créer une nation turque racialement homogène, ils multiplient les exactions contre les Arméniens d'Asie mineure dès leur prise de pouvoir. On compte ainsi 20.000 à 30.000 morts à Adana (Cilicie) le 1er avril 1909...

Ils lancent des campagnes de boycott des commerces tenus par des Grecs, des Juifs ou des Arméniens, en s'appuyant sur le ressentiment et la haine des musulmans turcs refoulés des Balkans.

Ils réécrivent l'Histoire en occultant la période ottomane, trop peu turque à leur goût, et en rattachant la race turque aux Mongols de Gengis Khan, aux Huns d'Attila, voire aux Hittites de la haute Antiquité.

La Turquie dans la guerre de 1914-1918

Le 1er novembre 1914, l'empire ottoman entre dans la Grande Guerre aux côtés des Puissances centrales, les empires allemand et austro-hongrois,  contre la Russie et les Occidentaux.

Les Turcs tentent de soulever en leur faveur les Arméniens de Russie. Mal leur en prend... Bien qu'en nombre supérieur, ils sont défaits par les Russes à Sarikamish le 29 décembre 1914.

L'empire ottoman est envahi. L'armée turque perd 100.000 hommes. Dans l'hiver 1914, elle bat en retraite et, exaspérée, multiplie les violences à l'égard des chrétiens dans les territoires qu'elle traverse, qu'ils soient Arméniens, Assyro-Chaldéens ou Pontiques (grecs orthodoxes de la province du Pont, sur la mer Noire).

Par ailleurs, malgré le comportement exemplaire des 120.000 soldats arméniens de l'armée ottomane (on a ainsi compté moins de désertions dans leurs rangs que chez leurs homologues turcs), Enver Pacha ordonne dès février 1915 qu'ils soient retirés du front, désarmés et affectés à l'arrière à des bataillons de travail.

Dans les semaines qui vont suivre, ils vont être systématiquement exécutés

Dans ces conditions, les Russes n'ont guère de mal à retourner en leur faveur les Arméniens mais aussi les Assyro-Chaldéens des provinces orientales de la Turquie.

Le 7 avril 1915, la ville de Van, à l'est de la Turquie, se soulève et proclame un gouvernement arménien autonome.

Dans le même temps, à l'initiative du Lord britannique de l'Amirauté, un certain Winston Churchill, les Français et les Britanniques préparent un débarquement dans le détroit des Dardanelles en vue de se saisir de Constantinople.


Pendaison des notables arméniens de Constantinople par la police ottomane le 24 avril 1915

Le génocide

Les Jeunes-Turcs profitent des troubles pour accomplir leur dessein d'éliminer la totalité des Arméniens et des Assyro-Chaldéens de l'Asie mineure, une région qu'ils considèrent comme le foyer national exclusif du peuple turc. Ils procèdent avec méthode et brutalité.

Le ministre de l'Intérieur Talaat Pacha ordonne l'assassinat des élites arméniennes de la capitale. C'est ensuite le tour des nombreuses populations arméniennes des sept provinces orientales (les Arméniens des provinces arabophones du Liban et de Jérusalem ne seront jamais inquiétés).

Dans un premier temps, les agents du gouvernement rassemblent les hommes de moins de 20 ans et de plus de 45 ans et les éloignent de leur région natale pour leur faire accomplir des travaux épuisants. Beaucoup d'hommes sont aussi tués sur place.

1915 : déportations meurtrières

Dans une première étape, l'objectif officiel est de déplacer les Arméniens et autres chrétiens des provinces orientales d'Anatolie vers Alep et des camps installés dans le désert de Syrie. La « Loi provisoire de déportation » du 27 mai 1915 fixe le cadre réglementaire de la déportation des survivants ainsi que de la spoliation des victimes.

Dans les villages qui ont été quelques semaines plus tôt privés de leurs notables et de leurs jeunes gens, militaires et gendarmes ont toute facilité à réunir les femmes et les enfants. Ces malheureux sont réunis en longs convois et déportés vers Deir ez-Zor, sur l'Euphrate, une région désertique de la Syrie ottomane.

Les marches se déroulent sous le soleil de l'été, dans des conditions épouvantables, sans vivres et sans eau, sous la menace constante des montagnards kurdeset tcherkesses, trop heureux de pouvoir librement exterminer leurs voisins et rivaux. Elles débouchent en général sur une mort rapide.


Survivent toutefois une centaine de milliers de jeunes femmes ou d'adolescentes (parmi les plus jolies) ; celles-là sont enlevées par les Turcs ou les Kurdes pour être vendues comme esclaves ou converties de force à l'islam et mariées à des familiers (en ce début du XXIe siècle, beaucoup de Turcs sont troublés de découvrir qu'ils descendent ainsi d'une jeune chrétienne d'Arménie arrachée à sa famille et à sa culture).

En septembre, après les habitants des provinces orientales, vient le tour des Arméniens de Cilicie. Ils sont aussi convoyés vers le désert de Syrie dans des wagons à bestiaux puis transférés dans des camps de concentration en zone désertique où ils ne tardent pas à succomber à leur tour, loin des regards indiscrets.

Au total disparaissent pendant l'été 1915 les deux tiers de la population arménienne sous souveraineté ottomane. Ajoutons à cela la disparition des Assyro-Chaldéens des provinces orientales de Diarbékir, Erzeroum et Bitlis, généralement associés à leurs voisins arméniens dans les déportations et les massacres.

1916 : massacres de masse

Dans une ultime phase, le gouvernement turc décide de liquider, de toutes les manières possibles, les 700.000 malheureux qui ont survécu aux marches de la mort et sont parquées dans les camps de Syrie.

Voici le texte d'un télégramme transmis par le ministre à la direction des Jeunes-Turcs de la préfecture d'Alep : « Le gouvernement a décidé de détruire tous les Arméniens résidant en Turquie. Il faut mettre fin à leur existence, aussi criminelles que soient les mesures à prendre. Il ne faut tenir compte ni de l'âge, ni du sexe. Les scrupules de conscience n'ont pas leur place ici ».

Seules vont subsister les communautés arméniennes de Smyrne, d'Istamboul et du Proche-Orient, trop en vue des diplomates occidentaux, ainsi que les communautés assyro-chaldéennes de Mésopotamie, trop éloignées.


Les Européens et le génocide

En Occident, les informations sur le génocide émeuvent l'opinion mais le sultan se justifie en arguant de la nécessité de déplacer les populations pour des raisons militaires !

Le gouvernement allemand, allié de la Turquie, censure les informations sur le génocide. L'Allemagne entretient en Turquie, pendant le conflit, une mission militaire très importante (jusqu'à 12.000 hommes). Et après la guerre, c'est en Allemagne que se réfugient les responsables du génocide, y compris Talaat Pacha.

Ce dernier est assassiné à Berlin le 16 mars 1921 par un jeune Arménien, Soghomon Tehlirian. Mais l'assassin sera acquitté par la justice allemande, preuve si besoin est d'une réelle démocratisation de la vie allemande sous le régime républicain issu de Weimar !

Le traité de Sèvres signé le 10 août 1920 entre les Alliés et le nouveau gouvernement de l'empire ottoman prévoit la mise en jugement des responsables du génocide. Mais le sursaut nationaliste du général Moustafa Kémal bouscule ces bonnes résolutions.

D'abord favorable à ce que soient punis les responsables de la défaite et du génocide, Moustafa Kémal se ravise car il a besoin de ressouder la nation turque face aux Grecs et aux Occidentaux qui menacent sa souveraineté. Il décrète une amnistie générale, le 31 mars 1923.

La même année, le général parachève la « turcisation » de la Turquie en expulsant les Grecs qui y vivaient depuis la haute Antiquité. Istamboul, ville aux deux-tiers chrétienne en 1914, devient dès lors exclusivement turque et musulmane.

C'est seulement dans les années 1980 que l'opinion publique occidentale a retrouvé le souvenir de ce génocide, à l'investigation de l'Église arménienne et des jeunes militants de la troisième génération, dont certains n'ont pas hésité à recourir à des attentats contre les intérêts turcs.

Les historiens multiplient depuis lors les enquêtes et les témoignages sur ce génocide, le premier du siècle. Le cinéaste français d'origine arménienne Henri Verneuil a évoqué dans un film émouvant, Mayrig, en 1991, l'histoire de sa famille qui a vécu ce drame dans sa chair. On trouvera par ailleurs dans Le siècle des génocides (Bernard Bruneteau, Armand Colin, 2004) une très claire et très complète enquête sur ce génocide (et les autres), avec sources et références à l'appui.

La République turque et le génocide

La République turque, qui a succédé en 1923 à l'empire ottoman, ne nie pas la réalité des déportations et des massacres mais en conteste la responsabilité et rejette contre toute évidence le qualificatif de génocide, autrement dit de crime planifié. Elle attribue la responsabilité des massacres à un régime disparu, le sultanat, et aux aléas de la guerre. Le gouvernement d'Istanbul, allié de l'Allemagne contre la Russie, la France et l'Angleterre, pouvait en effet craindre une alliance entre les Russes et les Arméniens de l'intérieur, chrétiens comme eux.

Toujours est-il que le massacre et l'expulsion des Arméniens et des autres chrétiens d'Anatolie, poursuivis sous la férule de Mustapha Kemal, ont fait de la Turquie le premier État moyen-oriental « libéré des chrétiens ». C'est cet État que de bonnes âmes européistes veulent inclure dans l'Union européenne cependant que son gouvernement encourage - comme la Libye - le transit d'immigrants illégaux vers l'Europe en vue de la déstabiliser. C'est aussi cet État qui, membre de l'OTAN, sert occasionnellement de base arrière aux combattants de l'État islamique. Ces derniers se prévalent de l'impunité du génocide arménien et de son « succès » pour débarrasser à leur tour la Mésopotamie et la Syrie de ses communautés chrétiennes.

http://www.herodote.net/24_avril_1915-evenement-19150424.php
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: Premier mai   Ven 1 Mai - 21:49

Journée de 8 heures et Fête du Travail

Le 1er mai 1886, aux États-Unis,  200.000 travailleurs obtiennent la journée de huit heures grâce à une forte pression des syndicats. Mais un affrontement avec la police cause la mort de plusieurs personnes.

En souvenir de cette victoire amère, les syndicats européens instituent quelques années plus tard une «journée internationale des travailleurs» ou «Fête des travailleurs» destinée à se renouveler tous les 1er mai. Cette journée est aujourd'hui appelée «Fête du Travail», bien que l'expression prête à confusion (on ne fête pas le travail à proprement parler mais l'on honore les travailleurs).

Une revendication nationale

Au IVe congrès de l'American Federation of Labor, en 1884, les principaux syndicats ouvriers des États-Unis s'étaient donné deux ans pour imposer aux patrons une limitation de la journée de travail à huit heures. Ils avaient choisi de débuter leur action un 1er mai parce que beaucoup d'entreprises américaines entamaient ce jour-là leur année comptable.

Arrive le 1er mai 1886. Un grand nombre de travailleurs obtiennent immédiatement satisfaction. Mais d'autres, moins chanceux, au nombre d'environ 340.000, doivent faire grève pour forcer leur employeur à céder.

Le 3 mai, une manifestation fait trois morts parmi les grévistes de la société McCormick Harvester, à Chicago. Une marche de protestation a lieu le lendemain et dans la soirée, tandis que la manifestation se disperse à Haymarket Square, il ne reste plus que 200 manifestants face à autant de policiers. C'est alors qu'une bombe explose devant les forces de l'ordre. Elle fait une quinzaine de morts dans les rangs de la police.

Trois syndicalistes anarchistes sont jugés et condamnés à la prison à perpétuité. Cinq autres sont pendus le 11 novembre 1886 malgré des preuves incertaines (ils seront réhabilités plusieurs années après).


Stèle vengeresse

Sur une stèle du cimetière de Waldheim, à Chicago, sont inscrites les dernières paroles de l'un des condamnés, Augustin Spies : «Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd'hui».

Manifester pour la journée de 8 heures

Trois ans après le drame de Chicago, la IIe Internationale socialiste réunit à Paris son deuxième congrès. Celui-ci se tient au 42, rue Rochechouart, salle des Fantaisies parisiennes, pendant l'Exposition universelle qui commémore le centenaire de la Révolution française au pied de la toute nouvelle Tour Eiffel.

Les congressistes se donnent pour objectif la journée de huit heures (soit 48 heures hebdomadaires, le dimanche seul étant chômé), sachant que jusque-là, il était habituel de travailler dix ou douze heures par jour (en 1848, en France, un décret réduisant à 10 heures la journée de travail n'a pas résisté plus de quelques mois à la pression patronale).

Le 20 juin 1889, sur une proposition de Raymond Lavigne, ils décident qu'il sera «organisé une grande manifestation à date fixe de manière que dans tous les pays et dans toutes les villes à la fois, le même jour convenu, les travailleurs mettent les pouvoirs publics en demeure de réduire légalement à huit heures la journée de travail et d'appliquer les autres résolutions du congrès. Attendu qu'une semblable manifestation a été déjà décidée pour le 1er mai 1890 par l'AFL, dans son congrès de décembre 1888 tenu à Saint Louis, cette date est adoptée pour la manifestation.»

Dès l'année suivante, le 1er mai 1890, des ouvriers font grève et défilent, un triangle rouge à la boutonnière pour symboliser le partage de la journée en trois (travail, sommeil, loisir).

Le 1er mai 1891, à Fourmies, une petite ville du nord de la France, la manifestation rituelle tourne au drame. La troupe équipée des nouveaux fusils Lebel et Chassepot tire à bout portant sur la foule pacifique des ouvriers. Elle fait dix morts dont huit de moins de 21 ans. L'une des victimes, l'ouvrière Marie Blondeau, qui défilait habillée de blanc et les bras couverts de fleurs d'aubépine, devient le symbole de cette journée.


Avec le drame de Fourmies, le 1er mai s'enracine dans la tradition de lutte des ouvriers européens.

Quelques mois plus tard, à Bruxelles, l'Internationale socialiste renouvelle le caractère revendicatif et international du 1er mai. Elle est relayée en France par la Confédération Générale du Travail, un syndicat fondé le 23 septembre 1895 à Limoges.

L'horizon paraît s'éclaircir après la Première Guerre mondiale. Le traité de paix signé à Versailles le 28 juin 1919 fixe dans son article 247 «l'adoption de la journée de huit heures ou de la semaine de quarante-huit heures comme but à atteindre partout où elle n'a pas encore été obtenue».

Les manifestations rituelles du 1er mai ne se cantonnent plus dès lors à la revendication de la journée de 8 heures. Elles deviennent l'occasion de revendications plus diverses. La Russie soviétique, sous l'autorité de Lénine, décide en 1920 de faire du 1er mai une journée chômée. Cette initiative est peu à peu imitée par d'autres pays... L'Allemagne nazie va encore plus loin : Hitler, pour se rallier le monde ouvrier, fait, dès 1933, du 1er mai une journée chômée et payée. La France l'imitera sous l'Occupation, en 1941 !...

Le 1er mai en France

En France, dès 1890, les manifestants du 1er mai ont pris l'habitude de défiler en portant à la boutonnière un triangle rouge. Celui-ci est quelques années plus tard remplacé par la fleur d'églantine. En 1907, à Paris, le muguet, symbole du printemps en Île-de-France, remplace cette dernière. Le brin de muguet est porté à la boutonnière avec un ruban rouge.

Le 23 avril 1919, le Sénat français ratifie la journée de huit heures et fait du 1er mai suivant une journée chômée, mais à titre exceptionnel.


Les manifestations du 1er mai 1936 prennent une résonance particulière car elles surviennent deux jours avant le deuxième tour des élections législatives qui vont consacrer la victoire du Front populaire et porter à la tête du gouvernement français le leader socialiste Léon Blum.

C'est pendant l'occupation allemande, le 24 avril 1941, que le 1er mai est officiellement désigné comme la «Fête du Travail et de la Concorde sociale» et devient chômé. Cette mesure est destinée à rallier les ouvriers au régime de Vichy. Son initiative revient à René Belin. Il s'agit d'un ancien dirigeant de l'aile socialiste de la CGT (Confédération Générale du Travail) qui est devenu secrétaire d'État au Travail dans le gouvernement de Philippe Pétain.

À cette occasion, la radio officielle ne manque pas de préciser que le 1er mai coïncide avec la fête du saint patron du Maréchal, Saint Philippe (aujourd'hui, ce dernier est fêté le 3 mai) !

Le 30 avril 1947, la mesure est reprise par le gouvernement issu de la Libération qui fait du 1er mai un jour férié et payé... mais pas pour autant une fête légale. Autrement dit, le 1er mai n'est toujours pas désigné officiellement comme Fête du Travail. Cette appellation n'est que coutumière.

http://www.herodote.net/Tragedies_et_joies_du_1er_Mai-evenement-18860501.php
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paco
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MessageSujet: Re: Ephéméride   Mar 5 Mai - 11:00

5 mai 1552
Réception de la digue de la Madeleine comme ouvrage bon par les syndics de la ville de Chambéry. Quelques officiers du roi de France ayant allégué
leurs privilèges pour s'exempter du payement de la contribution à laquelle ils avaient été taxés, le Parlement,en considération de l'urgence des payements,
sur les conclusions de Jules de Ganay, avocat général du roi, ordonne que tous les cotisés pour les dépenses des digues paieraient dans les vingt-quatre heures.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: Re: Ephéméride   Mar 5 Mai - 19:05

Je n'ai pas tout saisi...
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: ephemeride   Mer 6 Mai - 21:23

6 mai 1840 : Naissance du timbre-poste

Le timbre-poste naît à Londres le 6 mai 1840. Avant cette date, il était habituel que le port des lettres soit payé par le destinataire en fonction de la distance.

Un inventeur au coeur sensible


Un jour de 1837, si l'on en croit une pieuse légende, un éducateur d'avant-garde, Rowland Hill (42 ans), voit une jeune femme qui pleure à chaudes larmes après le passage du facteur. Elle lui explique qu'elle a dû refuser une lettre de son amoureux faute d'argent pour payer le port.

L'imaginatif Anglais, qui a des entrées au gouvernement, rédige un mémorandum et le transmet au Premier ministre, lord Melbourne.

Dans ce texte intitulé : Postal Reform ; its Importance and Practicability (La réforme postale : importance et faisabilité), il propose le paiement du port à l'avance avec un prix identique quelle que soit la distance dans le pays. Le paiement est garanti par un timbre adhésif et un tampon d'oblitération.

La réforme est inscrite au budget du Parlement en août 1839. Hill la met aussitôt en oeuvre avec le concours d'artistes et de milliers de correspondants anonymes qui lui font part de leurs suggestions.

Le « Penny Black »


Le penny black de 1840 Le premier timbre-poste permet pour un penny d'envoyer une lettre d'un maximum de 14 grammes (moins d'une « half-ounce »).

Surnommé « Penny Black », il recueille un succès immédiat parce qu'il montre sur fond noir le joli profil de la reine Victoria à 15 ans et surtout parce qu'il simplifie l'envoi du courrier et le rend meilleur marché.

Les premières planches de timbres-poste ne comportent pas de perforations et doivent être découpées aux ciseaux par les postiers. Comme tous les timbres du Royaume-Uni jusqu'à ce jour, le Penny Black ne comporte pas l'indication du pays. Sa diffusion et l'expansion du courrier sont facilitées par l'apparition du chemin de fer.

Succès mondial

Les cantons suisses de Zurich et Genève ainsi que l'empire du Brésil adoptent à leur tour le timbre-poste en 1843. Bâle emboîte le pas en 1845. Les philatélistes français doivent attendre quant à eux l'avènement de la IIe République.

Le premier timbre français est émis le 1er janvier 1849 à l'initiative du directeur général des Postes de France, l'agitateur républicain Étienne Arago, frère cadet du savant François Arago. Il porte le profil de la déesse Cérès, déesse romaine des moissons. Sa valeur est de 20 centimes pour l'envoi d'une lettre de moins de 7,5 grammes partout en France.

En décembre 1848 est élu à la présidence de la République le prince Louis-Napoléon Bonaparte. En exil à Londres, le neveu de Napoléon 1er a vu comment le timbre-poste pouvait servir la popularité du chef de l'État en diffusant partout son portrait. Il ne tardera pas à mettre à profit ce nouveau média pour diffuser non plus le profil de l'antique déesse mais le sien.

http://www.herodote.net/6_mai_1840-evenement-18400506.php
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MessageSujet: ephemeride   Jeu 7 Mai - 16:56

7 mai 1915 : Torpillage du Lusitania


Le 7 mai 1915, au début de la Première Guerre mondiale, le paquebot britannique Lusitania, en provenance de New York, est coulé par un sous-marin allemand.

Ce drame, présenté par le gouvernement des États-Unis comme un crime de guerre, va devenir un argument majeur dans la mobilisation américaine contre l'Allemagne.

Guerre sous-marine

À la fin de l'année 1914, les Européens en guerre les uns contre les autres avaient perdu l'espoir d'une fin rapide du conflit. Les Anglais et les Français tentent le tout pour le tout et entreprennent un blocus maritime de l'Allemagne et de l'Autriche.

Forte de sa supériorité maritime, la flotte britannique se saisit des navires des pays neutres à destination de l'Allemagne. Mais cette dernière riposte en proclamant la guerre sous-marine contre les navires de commerce ennemis, à l'instigation de l'amiral Alfred von Tirpitz, le créateur de la Kriegsmarine. Elle dispose pour ce faire d'environ 25 sous-marins ou U-Boat contre 85 britanniques et 76 français (ce type d'engin est apparu au début du XXe siècle).

Les Allemands, toutefois, ne veulent pas prendre le risque de provoquer l'entrée en guerre des pays neutres et en particulier des États-Unis. Leurs sous-marins ont ordre de seulement neutraliser les navires qui entrent dans les eaux territoriales britanniques. C'est le cas du Lusitania, repéré près des côtes irlandaises par un sous-marin U20.

Le capitaine du sous-marin a déjà attaqué plusieurs cargos et n'a qu'une torpille de faible puissance à envoyer sur le Lusitania. Ainsi fait-il. Il est surpris par une deuxième explosion qui suit la première, beaucoup plus violente. Il en fait état dans son journal de bord et des survivants du paquebot en témoigneront plus tard également...

Le paquebot sombre avec une surprenante rapidité, en un quart d'heure à peine, sans laisser à l'équipage le temps de mettre toutes les chaloupes à l'eau. Sur ses 1959 passagers, 1198 disparaissent dans le naufrage. Parmi eux 128 Américains. L'émotion est immense outre-Atlantique...

Mensonge avéré

Les Allemands arguent de la légitimité de leur action en affirmant haut et fort que le paquebot transportait des munitions. Cela pouvait d'ailleurs expliquer la double explosion et le naufrage très rapide du navire. Cela pouvait aussi justifier qu'il soit attaqué dans le droit de la guerre. Mais les Anglais le nient farouchement et il faudra attendre 1972 pour que les archives démontrent leur mauvaise foi.

Il est établi aujourd'hui que le Lusitania convoyait des munitions en contrebande, dont cinquante tonnes d'obus et de grandes quantités de poudres et explosifs divers. Il était au surplus armé de douze canons. Les munitions avaient été vraisemblablement embarquées à l'insu des gouvernements anglais et américain, sans doute par des agents des services secrets qui ont agi pa excès de zèle en pensant qu'aucun sous-marin n'oserait attaquer un navire transportant des passagers civils.

Fuite en avant

Sitôt après le naufrage, le président américain Woodrow Wilson agite la mort de nombreux concitoyens dans le naufrage du Lusitania pour menacer l'Allemagne et exiger réparation.

Le gouvernement de Berlin, embarrassé, sanctionne le capitaine du sous-marin incriminé et décide le 27 août 1915 de suspendre la guerre sous-marine.

Trop tard. L'opinion publique américaine, qui était précédemment neutraliste, compte tenu de ce que les États-Unis comptent des citoyens originaires de tous les pays d'Europe, commence à pencher en faveur d'un engagement militaire contre les Puissances centrales, aux côtés de l'Entente franco-anglo-russe.

Seize mois plus tard, alors que le conflit européen s'éternise, les Allemands, mis en difficulté, décident de relancer la guerre sous-marine et cette fois choisissent d'attaquer les navires à destination des îles britanniques où qu'ils se trouvent et quel que soit leur pavillon.

Le gouvernement des États-Uni attise le ressentiment de ses concitoyens à l'égard de l'Allemagne avec un slogan quelque peu usurpé : «Remember the Lusiania» ! Avec son entrée en guerre en avril 1917 débute le dernier acte de la Grande Guerre.
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MessageSujet: Re: Ephéméride   Ven 8 Mai - 11:25

Problème de ponctuation: si ce paragraphe était récité à l'oral, l'orateur serait à cours d'oxygène avant la fin du texte. study
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MessageSujet: ephemeride   Ven 8 Mai - 21:07

8 mai 1429 : Jeanne d'Arc délivre Orléans

Le 8 mai 1429, les Anglais lèvent le siège d'Orléans après que Jeanne d'Arc soit montée à l'assaut de leurs défenses.

C'est le premier succès de celle qui sera plus tard surnommée la Pucelle d'Orléans (pucelle au sens ancien de jeune fille).


Un enjeu stratégique

Cité importante et bien défendue par près de 3 kilomètres de remparts, Orléans est un enjeu stratégique essentiel entre les possessions anglaises et celles du dauphin Charles. Elle tient un pont unique sur la Loire, défendu par la bastide des Tourelles.

Mais les Anglo-Bourguignons, réunissant toutes leurs forces disponibles, attaquent ladite bastille et s'en emparent le 24 octobre 1428. Dès lors commence le siège de la ville.

Les Anglais et leurs alliés bourguignons, au nombre de quelques milliers au total, sont trop peu nombreux pour encercler complètement la ville. Ils se contentent de la ceinturer avec une douzaine de bastilles plus ou moins solides.


Le général anglais Salibury est tué d'un boulet lors d'une inspection et remplacé par le général Talbot, auquel est associé le général Suffolk, sous le haut commandement du régent, le duc de Bedford.

Le 12 février 1429, les troupes orléanaises tentent une attaque contre un convoi de trois cents chariots de harengs destiné à ravitailler les assiégeants. Elles sont commandées par Jean Dunois, comte de Longueville, surnommé le Bâtard d'Orléans car fils illégitime de feu le duc Louis d'Orléans.

Bien que supérieures en nombre, ces troupes sont piteusement défaites par l'escorte franco-anglaise de sir Falstoff et doivent se replier en laissant de nombreux morts sur le terrain. Éventrés par les boulets, les chariots déversent sur le sol leur cargaison de harengs.

Après cette humiliante «journée des harengs», la capitulation d'Orléans semble n'être plus qu'une question de jours et risque d'anéantir les dernières chances de Charles VII et de la dynastie des Valois.

Jeanne séduit les soudards

À Chinon, Jeanne d'Arc, arrivée le 25 février 1429, convainc le roi Charles VII de lui confier une petite troupe.

Jean d'Aulon, un solide écuyer d'une quarantaine d'années, qui lui restera toujours fidèle, fait son éducation militaire.

Quand elle se présente en avril 1429 devant les chefs de l'armée royale dans son armure de capitaine avec la prétention de libérer Orléans, ceux-ci la tournent d'abord en dérision.

Mais son énergie et sa foi ont vite fait de lui rallier ces énergiques capitaines : Étienne de Vignolle, seigneur de La Hire (qui deviendra le valet de coeur dans les jeux de cartes), le duc d'Alençon, Poton de Xaintrailles et le Bâtard d'Orléans lui-même.

NB : Gilles de Rais, qui sera plus tard supplicié en raison de ses crimes sur des enfants et inspirera le personnage de Barbe-Bleue, ne figure pas parmi les proches de Jeanne contrairement à une légende.

Les rudes soldats acceptent même de mettre un bémol à leurs jurons et de renvoyer les ribaudes et prostituées qui s'attachent d'ordinaire à leurs pas.


Orléans accueille Jeanne

Jeanne d'Arc et sa troupe arrivent à point nommé devant Orléans. Le 29 avril, la Pucelle fait entrer son armée dans la ville en évitant les Anglais et défile avec le Bâtard d'Orléans, qui défend la cité depuis plusieurs mois.

Après plusieurs sorties à la tête de ses troupes, Jeanne oblige l'ennemi à s'enfermer dans les bastilles qui ceinturent la ville. Les assiégeants deviennent, à leur tour, assiégés. Sans relations entre eux, ils ont le plus grand mal à se soutenir les uns les autres.

Les troupes du Dauphin décident d'attaquer l'une après l'autre ces bastilles.

Le 4 mai, la Pucelle est réveillée en sursaut par son page Louis de Coutes : on se bat autour de la bastille de Saint-Loup, la moins bien gardée par les Anglais. Elle se précipite avec son étendard et dans l'enthousiasme de l'assaut, les Orléanais emportent la bastille.

Après une journée d'actions de grâce, c'est le 6 mai la prise du fort des Augustins. Le lendemain 7 mai, au petit matin, après la messe habituelle, Jeanne et ses troupes se lancent à l'attaque de la dernière bastille, les Tourelles.

La Pucelle paye de sa personne en montant elle-même à l'assaut des murs. Elle est blessée d'une flèche à l'épaule. Quand le soir tombe, les assaillants français sont épuisés et le Bâtard d'Orléans s'apprête à donner le signal de la retraite.


Jeanne, qui s'est retirée à l'écart pour se reposer et prier, voit cela. Elle agite sa bannière, donnant le signal d'un ultime assaut. Le capitaine anglais Glasdale, qui commande la bastille, tombe des murailles et se noie dans le fleuve. La bastille est prise. Les liaisons sont rétablies entre Orléans et le sud de la Loire.

Le lendemain, l'armée anglaise se met en ordre de bataille dans la plaine. Mais Jeanne refuse le combat car ce jour est un dimanche. Le capitaine John Talbot, qui commande l'armée anglaise, comprend qu'il n'a plus rien à gagner s'il reste là. Il lève le siège et se retire. Succès sur toute la ligne.

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MessageSujet: Re: Ephéméride   Ven 8 Mai - 21:17

8 mai 1945 : Fin de la guerre en Europe

La Seconde Guerre mondiale se termine officiellement en Europe le 8 mai 1945, à 23h01 (heure allemande), au lendemain de la capitulation sans condition de l'Allemagne nazie, signée le 7 mai à Reims.

Elle laisse un bilan sans équivalent dans l'Histoire avec plus de cinquante millions de morts militaires et majoritairement civils (400.000 Américains, autant de Britanniques, 600.000 Français, huit millions d'Allemands, dix à vingt millions de Soviétiques etc).


Défaite totale de l'Allemagne nazie

Le tournant de la guerre s'est produit lors de la bataille d'El-Alamein, en octobre 1942.

À partir de cette date, les armées allemandes subissent défaite sur défaite et reculent sur tous les fronts. En février 1945, Dresde est écrasée sous les bombes. La jonction des troupes soviétiques et anglo-américaines a lieu le 25 avril 1945 au milieu de l'Allemagne, sur l'Elbe.

Le 30 avril, le suicide de Hitler, terré dans son bunker de Berlin avec son dernier carré de fidèles, sonne le glas des espoirs allemands.

Il revient à son successeur, l'amiral Dönitz, de demander la cessation des combats aux puissances alliées. Celui-ci envoie le général Alfred Jodl, chef d'état-major de la Wehrmacht, à Reims, au quartier général des forces alliées du général Dwight Eisenhower.

Signature de la capitulation à Reims (7 mai)


Capitulation du IIIe Reich à Reims : on  voit de dos le général Alfred JodlLe général Alfred Jodl signe dans la nuit du 6 au 7 mai, à 2h41 du matin, la capitulation sans condition de l'Allemagne. Quelques mois plus tard, il sera condamné à mort par le Tribunal de Nuremberg pour avoir contresigné des ordres d'exécution d'otages ou de prisonniers.

Le chef d'état-major du général Eisenhower, commandant suprême des Alliés, et le général soviétique Ivan Sousloparov signent l'acte de capitulation au nom des vainqueurs. Le général français François Sevez, chef d'état-major du général de Gaulle, est invité à le contresigner à la fin de la cérémonie en qualité de simple témoin.

La cessation des combats est fixée au lendemain 8 mai, à 23h 01.

Ratification de la capitulation à Berlin (8 mai)

Pour Staline, il ne suffit pas que la capitulation ait été signée à Reims, dans la zone occupée par les Anglo-Saxons. Il faut aussi qu'elle soit ratifiée à Berlin, au coeur du IIIe Reich, et accessoirement dans la zone d'occupation soviétique.

Bien que la France se fût officiellement retirée de la guerre avec l'armistice du 22 juin 1940, le gouvernement du général de Gaulle obtient de Staline de se faire représenter par le chef de la 1ère armée française, le général Jean de Lattre de Tassigny.

Cette formalité se tient au quartier général des forces soviétiques, sous la présidence du maréchal Gueorgui Joukov. Après que le maréchal Wilhelm Keitel, chef d'état-major de la Wehrmacht, a signé les protocoles de la capitulation, la délégation allemande est poussée vers la sortie et les vainqueurs donnent libre cours à leur joie dans un banquet qui se prolonge jusqu'au matin.

NB : la ratification de la capitulation à Berlin ayant été enregistrée en URSS le lendemain, à 00h01 (heure de Moscou), c'est le 9 mai que, depuis lors, Soviétiques et Russes commémorent leur victoire dans la « Grande Guerre patriotique ».

La capitulation n'est pas la paix

Les chefs d'État et de gouvernement alliés, dont le général de Gaulle, peuvent annoncer simultanément sur les radios la cessation officielle des hostilités en Europe.

Mais malgré la capitulation de l'Allemagne nazie, son allié le Japon poursuit un combat désespéré contre les Américains dans l'océan Pacifique. Il faudra les deux explosions atomiques de Hiroshima et Nagasaki, les 6 et 9 août 1945, pour le contraindre à capituler, près de quatre mois après l'Allemagne.

La Capitulation vue de Paris

Les Français n'ayant eu aucune part à la capitulation militaire de l'Allemagne, à Reims, le 7 mai 1945, ils ont choisi par la suite de commémorer exclusivement la fin des combats, le 8 mai 1945.
En 1975, le président Giscard d'Estaing a souhaité mettre un terme à cette commémoration dans le désir de se réconcilier avec les Allemands... mais au grand scandale des associations d'anciens combattants.

En 1981, le président Mitterrand a voulu prendre le contrepied de son prédécesseur. Il ne s'est pas contenté de refaire du 8 mai un jour férié. Il en a aussi fait un jour chômé... sans rencontrer d'objections chez les citoyens (faut-il s'en étonner ? un jour de congé supplémentaire, ça ne se refuse pas). Cela fait, avec le 11 novembre, deux jours chômés pour autant de victoires sur nos « amis allemands » !

À noter que ni les Anglais, ni les Américains ne chôment le 8 mai bien qu'ils aient les meilleures raisons du monde de commémorer cet anniversaire. Quant aux Russes, rappelons-le, c'est le 9 mai qu'ils célèbrent la capitulation de l'Allemagne, la cessation des combats ayant été enregistrée ce jour-là à Moscou en raison du décalage horaire.

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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: Re: Ephéméride   Sam 9 Mai - 19:09

9 mai 1950 : La Communauté européenne du charbon et de l'acier

Le 9 mai 1950, Robert Schuman, ministre français des Affaires étrangères, lance l'idée d'une Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier (CECA). Il amorce ainsi le rapprochement franco-allemand et l'Union européenne, cinq ans seulement après la Seconde Guerre mondiale.

Le Jour de l'Europe

Le plan Schuman marque la naissance du projet d'Union Européenne. C'est pourquoi le 9 Mai est devenu le Jour de l'Europe.


Une surprise de taille

Jean Monnet et Robert Schuman le 9 mai 1950Le plan Schuman a été mis au point par Jean Monnet, Commissaire général au Plan.

Autodidacte et négociant de terrain, visionnaire inspiré, Monnet veut fonder une première institution européenne sur des réalisations solides et non des principes abstraits. Il propose un organisme qui sera chargé de superviser et de répartir la production de charbon et d'acier. Le choix est judicieux car le charbon et l'acier sont à cette époque les deux piliers de l'économie.

En plaçant la sidérurgie allemande, la plus puissante d'Europe, sous une tutelle commune, le plan neutralise les préventions des autres Européens à son égard. Il permet aussi à la France de renoncer à la région frontalière de Sarre.

Jean Monnet et son équipe disposent du soutien enthousiaste de quelques hommes d'État : Robert Schuman, l'Italien Alcide de Gasperi et l'Allemand Konrad Adenauer, chancelier démocrate-chrétien de la toute jeune République Fédérale Allemande.

Des clivages durables

Le 9 mai, Robert Schuman prend de court la plupart des dirigeants occidentaux en présentant le projet de CECA devant les journalistes réunis au quai d'Orsay. L'opinion publique européenne se montre dans l'ensemble favorable au plan Schuman, voire enthousiaste. Elle y voit une promesse de paix et de prospérité.

Les appareils politiques sont quant à eux divisés et pour certains hostiles. En France, les chrétiens-démocrates du MRP et les socialistes de la SFIO se rallient avec enthousiasme au projet, tandis que les communistes et les gaullistes mettent toute leur énergie à le dénoncer. La Grande-Bretagne s'y oppose parce qu'elle craint d'être marginalisée tandis que le président américain Truman l'approuve avec chaleur. Il y voit un utile renfort contre la menace soviétique en pleine guerre froide.

Dans l'année précédente, les Occidentaux ont dû surmonter le blocus de Berlin mais ce fut au prix de la division de l'Allemagne en deux États rivaux ; les Soviétiques se sont par ailleurs dotés de la bombe atomique tandis que leurs alliés chinois ont pris le pouvoir à Pékin ; la Corée du sud vit sous la menace d'une invasion, qui surviendra le mois suivant.

Aux États-Unis, le sénateur Joseph MacCarthy s'est lancé dans une croisade anticommuniste. La situation internationale est plus que jamais tendue et le monde vit dans la crainte d'une troisième guerre mondiale qui mettrait aux prises les deux grands vainqueurs de la précédente, à coup de bombes nucléaires.

Habilement, Jean Monnet et Robert Schuman évitent de situer le projet européen dans ce différend entre le camp anglo-saxon et le camp soviétique afin de ne pas trop froisser les sympathisants communistes ou gaullistes, soit la moitié des citoyens français. Ils préfèrent souligner que l'Allemagne de l'Ouest, une fois engagée dans la CECA, n'aura plus ni l'envie ni la possibilité de relancer la guerre contre ses voisins, une hypothèse à vrai dire tout à fait invraisemblable...

Il n'empêche qu'à la suite de Jean Monnet et Robert Schuman, journalistes et hommes politiques reprendront régulièrement cette antienne d'un projet européen destiné à prévenir le retour des conflits au sein même de l'Europe.

Vers l'Union européenne

La CECA commence son activité en 1951, avec l'Allemagne, la France, l'Italie, le Benelux mais sans le Royaume-Uni. Le 10 août 1952, Jean Monnet prend la présidence de la Haute Autorité de la nouvelle institution, à Luxembourg.

Pourtant, la construction européenne va connaître un échec majeur juste après le succès de la CECA...

La guerre de Corée ravive la menace d'une invasion de l'Europe par les Soviétiques. Les six pays de la CECA envisagent alors une Communauté Européenne de Défense (CED) avec 40 divisions sous le même uniforme. Elle impliquerait de réarmer l'Allemagne et fournirait un renfort bienvenu à l'OTAN. L'Assemblée nationale française ne votera jamais ce traité de défense commune, à cause de l'opposition résolue des communistes et des gaullistes.

Après cet échec, les partenaires de la CECA reviennent à plus de mesure et signent à Rome, le 25 mars 1957, le traité d'où est issue l'actuelle Union européenne.

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