Duché de Montmirail

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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: ephemeride   Mar 30 Jan - 21:54



30 janvier 1948 : Assassinat du mahatma Gandhi

Figure de proue de l’indépendance de l’Inde et apôtre de la « non-violence active », Mohandas Karamchand Gandhi est assassiné le 30 janvier 1948 par un extrémiste hindou, trois jours après s’être rendu dans une mosquée pour tenter de rassurer les musulmans victimes d’exactions. Il avait 78 ans.

« Celui qui avait, il y a quelques jours encore, montré que la bonté et le renoncement peuvent vaincre la haine et l’ambition, vient de disparaître, frappé par un fanatique. Son deuil ne sera pas porté uniquement par les hommes de son peuple, mais par tous ceux qui croient en la possibilité d’une entente fraternelle entre les vivants. »

C’est avec ces mots que le ministre des affaires étrangères français, Georges Bidault, rend hommage, le 30 janvier 1948, au mahatma Gandhi tout juste assassiné à Delhi.

Assassiné par un fanatique hindou

Dans les semaines qui précèdent sa mort, Gandhi se dépense sans compter pour freiner les nombreuses exactions commises depuis la partition de l’Empire britannique des Indes, en août 1947.

Le 27 janvier 1948, pour rassurer les musulmans qui redoutent les hindous fanatiques, il se rend ainsi en pèlerinage à Mehrauli (près de Delhi) au tombeau d’un saint de l’Islam.

Trois jours plus tard, alors qu’il s’achemine vers son lieu de prières habituel en compagnie de ses deux petites-filles, Gandhi est abordé par un jeune homme à qui il adresse ces mots énigmatiques : « Vous êtes en retard, ce soir… ».

Pour seule réponse, l’inconnu brandit un pistolet. Gandhi essuie alors quatre coups de feu tirés à bout portant par ce jeune hindou, Nathuram Vinayak Godse.

Transporté à Birlat House, sa résidence, il succombe à ses blessures dès son arrivée.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 31 janvier 1958 : Lancement du satellite artificiel américain Explorer 1   Mer 31 Jan - 21:54



31 janvier 1958 : Lancement du satellite artificiel américain Explorer 1

Le 31 janvier 1958, les États-Unis lancent leur premier satellite artificiel : Explorer 1. Il a des visées politiques, puisqu’il constitue une réplique aux deux lancements Spountik 1 et 2 réussis par l’Union soviétique en 1957. Mais son impact est aussi scientifique, car il mène à la découverte de la ceinture de Van Allen.

Le 4 octobre 1957, l’Union soviétique lançait Spoutnik 1, le premier satellite artificiel en orbite autour de la Terre.

Le 3 novembre 1957, l’URSS récidivait en lançant Spoutnik 2 avec à son bord le premier organisme vivant à aller dans l’espace, une chienne dénommée Laïka.

Désireux de rivaliser avec les Soviétiques dans cette course à l’espace, les États-Unis s’empressent de développer un premier satellite artificiel. Une tentative sur une fusée Vanguard TV-3, le 6 décembre 1957, se solde par un échec retentissant.

Cependant, le 31 janvier 1958, Explorer 1, qui est lancé à partir de Cap Canaveral en Floride, devient le premier satellite américain à entrer en orbite. Le Jet Propulsion Laboratory (JPL) et l’Army Ballistic Missile Agency produisent respectivement le satellite (Explorer 1) et le missile (Jupiter-C) le portant. C’est d’ailleurs le JPL qui supervise le lancement et la mission.

Le satellite, qui effectue près de 58 000 orbites, fait une dernière transmission d’informations le 23 mai 1958 avant que sa batterie meurt. Il entrera dans l’atmosphère le 31 mars 1970, se désintégrant au même moment au-dessus de l’océan Pacifique.

En plus de s’inscrire dans le cadre de la rivalité États-Unis-URSS, dans le contexte de la guerre froide, Explorer 1 a des impacts scientifiques. En fait, il a été conçu pour détecter les rayons cosmiques et mesurer les radiations de l’environnement orbital terrestre. Grâce à des compteurs Geiger, il permettra au chercheur James Van Allen de concevoir une théorie, nommée aujourd’hui ceinture de Van Allen. Elle sera confirmée avec les données recueillies par le satellite Explorer 3 en 1958. Par ailleurs, les États-Unis construisent plusieurs satellites Explorer dans les années 1950, dont deux autres furent une réussite : Explorer 3 (mars à juin 1958) et Explorer 4 (juillet 1958 à octobre 1959). Par contre, les lancements d’Explorer 2 (5 mars 1958) et Explorer 5 (24 août 1958) furent des échecs.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 1er février 1944 : Création des FFI   Jeu 1 Fév - 21:54



1er février 1944 : Création des FFI

Le 1er février 1944, le Comité français de libération nationale, agissant sur ordre du général de Gaulle, regroupe sous le nom de Forces Françaises de l'Intérieur tous les mouvements de résistance qui combattent l'occupant allemand sur le sol national.

L'objectif est de coordonner leurs actions en vue du débarquement allié sur les côtes françaises, que chacun sait imminent.

Les principaux mouvements concernés sont l'Armée Secrète (AS), l’Organisation de Résistance de l’Armée (ORA) et les Francs-Tireurs et Partisans (FTP), à quoi s'ajoutent des groupes francs et maquis locaux.

- L'Armée secrète, d'obédience gaulliste, rassemble depuis l'automne 1942 les mouvements de la zone Sud Combat, Libération-Sud et Franc-Tireur, sous l'autorité du général Charles Delestraint.

- L’Organisation de Résistance de l’Armée a été créée par le général Aubert Frère le 31 janvier 1943, après la dissolution de l'armée d'armistice, consécutive de l'invasion de la zone Sud et du débarquement allié en Afrique du Nord. Elle est réputée proche du général Henri Giraud, rival malheureux du général de Gaulle.

- Les Francs-Tireurs et Partisans sont quant à eux une émanation du Parti communiste français. Les clivages politiques entre ces mouvements ne sont heureusement pas aussi tranchés qu'on pourrait le craindre et les passages de l'un à l'autre sont fréquents...


Les FFI ainsi que les services secrets alliés agissant sur le sol français sont placés en mars 1944 sous l'autorité du général Marie-Pierre Kœnig.

Ils vont de fait apporter une contribution notable aux Anglo-Saxons après le Débarquement de Normandie, malgré un armement insuffisant. Par la suite, 140 000 d'entre eux seront intégrés dans la 1ère Armée française du général de Lattre de Tassigny.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 2 février 962 : Naissance du Saint Empire   Ven 2 Fév - 21:54



2 février 962 : Naissance du Saint Empire

Le 2 février 962, le Saxon Otton est couronné empereur d'Occident par le pape. C'est le commencement du Ier Reich allemand.

Un guerrier chanceux

Otton Ier a d'abord été sacré roi de Germanie à Aix-la-Chapelle, vingt-cinq ans plus tôt.

Sa victoire sur les Hongrois, au Lechfeld, près de Vienne, en 955, met un terme à la dernière invasion barbare en Europe. Elle lui vaut un immense prestige auprès de ses guerriers et des clercs d'Occident, qui songent à ressusciter pour lui le titre d'empereur.

L'infatigable Otton descend en Italie et sauve le pape d'une attaque par un seigneur italien. Il peut enfin se faire couronner «Empereur et Auguste» à Rome. Il a 49 ans.

Otton le Grand marche ainsi sur les traces de Charlemagne, qui s'était aussi fait couronner empereur d'Occident... près de deux siècles plus tôt.

Sans infrastructures ni administration autre que l'Église, le nouvel empire est une très pâle copie de l'empire romain, disparu depuis près de 500 ans. Il couvre l'Allemagne et l'Italie du nord. Quelques décennies plus tard, il s'adjoint le royaume de Bourgogne, c'est-à-dire le bassin du Rhône et de la Saône.

L'empire d'Occident se fait bientôt appeler «Saint Empire romain» pour se distinguer de l'empire byzantin de religion orthodoxe.

Sous la Renaissance, le titre impérial échoit à la famille des Habsbourg et l'on en vient à parler du Saint Empire romain germanique. L'empire se cantonne désormais à l'Allemagne et son titulaire n'a véritablement d'autorité que sur les possessions héréditaires des Habsbourg, sur le Danube.

Devenu purement honorifique, le titre impérial sera aboli le 12 juillet 1806 par Napoléon Ier.

Otton le Grand et ses successeurs ne sont jamais arrivés à affermir leur autorité car ils n'ont pas eu la chance d'avoir une longue lignée de fils comme les rois capétiens de France.

À chaque vacance du trône, les principaux barons d'Allemagne se réunissaient pour désigner un titulaire. Ils en profitaient pour marchander leur voix et arracher des privilèges au futur empereur. L'Allemagne a ainsi attendu neuf siècles avant de devenir un état national.
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MessageSujet: 3 février 1830 : Indépendance de la Grèce   Sam 3 Fév - 21:54



3 février 1830 : Indépendance de la Grèce

Le 3 février 1830, à Londres, le sultan Mahmoud II reconnaît l'indépendance pleine et entière de la Grèce et entérine les protocoles qui définissent ses frontières. C'est l'aboutissement d'une longue et sanglante guerre d'indépendance menée par les Grecs avec le soutien des Occidentaux.

Renaissance d'une Nation

Le nouvel État est limité au Péloponnèse, à la région d'Athènes et aux îles Cyclades. Pour les habitants de cette petite Grèce, c'en est fini de quatre siècles d'occupation ottomane. Mais de nouvelles difficultés ne tardent pas à surgir...


Le comte Jean Capo d'Istria, l'un des meneurs de la guerre d'indépendance, a été élu président provisoire dès avril 1827.

Diplomate au service du tsar Alexandre Ier, il a déjà participé à un gouvernement républicain dans les îles Ioniennes (ou Heptanèse), après que les Français en eussent été chassés en 1797.

Il tente d'instaurer un gouvernement républicain mais il est assassiné pour des raisons privées.

Aussitôt après, les Occidentaux imposent au nouvel État de renoncer à la République et lui donnent un monarque pur sang, le prince Othon de Bavière (16 ans), second fils du roi Louis Ier de Bavière. Il est proclamé à Nauplie le 8 août 1832.

Dès sa majorité, le nouveau souverain s'entoure d'Allemands et gouverne en monarque absolu, ce qui n'a pas l'heur de plaire à ses sujets. Il tente d'apaiser leur mécontentement en accordant une Constitution en 1844. Cela ne suffit pas et il est en définitive renversé par un coup d'État militaire en octobre 1862.

Les Allemands de l'entourage royal, qui étaient arrivés sans un sou en poche, repartent les mains pleines, laissant derrière eux un État endetté et corrompu. La Grèce ne se relèvera jamais de cette kleptocratie.

L'audace ayant des limites, les Grecs, sous influence anglaise, se donnent un nouveau roi en la personne de Georges Ier (17 ans), deuxième fils du roi du Danemark Christian IX. Il est élu par l'Assemblée nationale le 30 mars 1863 et va s'atteler dès lors à agrandir son royaume. En dépit de son assassinat à Salonique, le 18 mars 1913, sa descendance va se maintenir presque sans interruption sur le trône jusqu'en 1973.

Une plus grande Grèce

Si le Royaume-Uni, la Russie et la France ont imposé au sultan ottoman la création de la Grèce, elles ont donné à celle-ci des frontières si étroites que les Grecs sous tutelle ottomane sont encore trois fois plus nombreux que les Grecs du royaume

Aussi les Grecs du dedans comme du dehors vont-ils consacrer pendant près d'un siècle toute leur énergie à la Grande Idée : réunir les Grecs dans un même État. Il va s'ensuivre plusieurs guerres contre les Turcs et les autres voisins du royaume.

Un siècle après leur soulèvement, profitant de l'effondrement de l'empire ottoman à l'issue de la Grande Guerre, les Grecs tentent, mais en vain, de prendre leur revanche sur l'ancienne puissance coloniale en prenant pied en Anatolie, au cœur même de la Turquie historique.

Le traité de Sèvres, tout à leur avantage, est annihilé par un deuxième traité, le traité de Lausanne, qui réduit à néant une présence grecque trimillénaire sur la rive orientale de la mer Égée.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 4 février 1948 : Ceylan devient indépendante   Dim 4 Fév - 21:54



4 février 1948 : Ceylan devient indépendante

Ceylan, « perle à l'oreille de l'Asie » selon l'écrivain Francis de Croisset, devient indépendante le 4 février 1948. Rebaptisée Sri Lanka, l'île n'en finit pas de souffrir du contentieux ethnique légué par le colonisateur britannique.

Les Européens à la conquête de Ceylan

Portugais, Hollandais et Anglais ont successivement tenté de s'approprier les richesses de Ceylan.

En 1505, les Portugais y débarquent, sur les traces de Marco Polo, qui avait gardé un souvenir ébloui de l'île. Ils sont attirés par la cannelle locale, mais se heurtent à la résistance du royaume de Kandy, installé dans les hautes terres et finissent par abandonner Ceylan aux Hollandais.

À la fin du XVIIIe siècle, comme la France révolutionnaire occupe les Pays-Bas, les responsables hollandais réfugiés à Londres autorisent l'Angleterre à prendre le contrôle de Ceylan (1796).

Les Britanniques introduisent la question tamoule

Dès 1815, les Britanniques s'assurent la domination de toute l'île, en faisant tomber un royaume de Kandy en pleine décadence.
Les Britanniques remplacent la culture de la cannelle par celle du café puis du thé. Ils se mettent en quête d'une main-d'œuvre disponible toute l'année pour ces nouvelles cultures, alors que le repiquage du riz accapare bon nombre de Cinghalais. En se tournant vers les Tamouls d'Inde du Sud (issus de basses castes), ils maintiennent les salaires au plus bas sur l'île.

Les travailleurs tamouls «importés» prennent racine dans le monde clos des plantations. Ils se concentrent essentiellement dans la presqu'île de Jaffna et sur la côte orientale de l'île, conservant leur langue, leurs traditions et leur religion (hindouiste pour l'essentiel alors que les Cinghalais sont bouddhistes). En 1946, à la veille de l'indépendance, on compte près de 800 000 Tamouls à Ceylan, soit 12% de la population.

Les nationalismes... après l'indépendance

Les Britanniques ont favorisé très tôt l'émergence d'une élite anglicisée, capable de gérer les affaires politiques, pour en faire un modèle d'«home rule» (autonomie). Un parti nationaliste a été créé en 1918, sur le modèle du Congrès indien ; hommes et femmes ont obtenu le droit de vote dès 1932. L'île bénéficie de la sorte d'une décolonisation en douceur, à la différence du reste des Indes.

Après l'indépendance, un régime démocratique se met en place mais échoue à donner une place à la minorité tamoule. En 1956, la célébration du 2 500e anniversaire du nirvâna de Bouddha donne l'occasion à des moines extrémistes d'appeler à la renaissance et la protection de la culture cinghalaise face aux élites anglophones et aux Tamouls. La même année, le cinghalais est décrété langue officielle unique du pays, ce qui provoque l'ire de la communauté tamoule, concentrée dans le Nord et l'Est du pays.

En 1959, le Premier ministre est assassiné par un moine bouddhiste. De violentes émeutes éclatent entre Tamouls et Cinghalais. Mme Sirimavo Bandaranaike, veuve du Premier ministre assassiné, accède au pouvoir avec l'appui d'un parti trotskiste ! Elle mène une politique socialiste de nationalisation des industries, des terres et des plantations de thé et d'hévéas, qui appartenaient encore souvent à des Britanniques. Elle projette également, mais sans succès, de rapatrier 500 000 Tamouls en Inde, en accord avec New-Delhi qui craint que le séparatisme tamoul ne fasse tache d'huile.

La guerre civile

En 1972, le pays adopte le nom sanskrit de Sri Lanka, «l'île resplendissante». Cependant, les tensions ethniques dégénèrent en guerre civile. Des Tamouls convaincus de l'échec du dialogue politique forment le « Mouvement des Tigres de libération de la patrie tamoule » (LTTE), sous l'impulsion de leur chef Villupilai Prabakaran. Ils déclenchent des vagues d'attentats et mènent une véritable guérilla contre l'armée sri lankaise. Des pogroms anti-tamouls ont lieu en représailles. Mais le LTTE bénéficie du soutien des services secrets indiens qui espèrent ainsi affaiblir un régime sri lankais considéré comme proaméricain. Ses combattants en arrivent à occuper le tiers de l'île...

En 1987, le Premier ministre indien Rajiv Gandhi obtient la signature d'un accord qui garantit une certaine autonomie à la province du nord-est et confère à l'armée indienne un rôle de maintien de la paix dans les zones tamoules. Le LTTE refuse néanmoins de rendre les armes et se replie dans la jungle impénétrable. En 1991, Rajiv Gandhi est assassiné par une indépendantiste tamoule qui lui passe autour du cou un collier de fleurs piégé. Deux ans plus tard, c'est le tour du président sri lankais.

Après les attentats du 11 septembre 2001, le LTTE est inscrit sur les listes d'organisations terroristes des États occidentaux. La population civile tamoule, qui se partage entre une majorité hindouiste et une minorité chrétienne, est prise en tenaille entre d'une part l'armée sri-lankaise, qui ne fait pas de quartier et enferme les réfugiés dans des camps ; d'autre part les Tigres tamouls, dont la férocité n'a guère d'égale dans le monde actuel, qui enrôlent de force les enfants et se servent des civils comme boucliers humains.

Comme si ce drame ne suffisait pas, le sud du Sri Lanka est également durement touché par le tsunami de décembre 2004 (près de 40 000 morts)...

Un espoir de réconciliation déçu

L'assassinat du ministre sri-lankais des affaires étrangères en 2005 donne le signal d'un nouveau durcissement. Le nouveau président de la République, Mahinda Rajapakse, est un nationaliste qui refuse toute autonomie tamoule. Il lance une nouvelle offensive contre le nord du pays. Fin 2008, Kilinnochchi, capitale des Tigres, tombe dans les mains de l'armée qui peut dès lors envisager un « assaut final » contre le LTTE, cela dans un redoublement de violence : massacres de civils, viols et mutilations, pillages etc.

Le conflit sri-lankais s'achève le 17 mai 2009 par la chute du dernier réduit indépendantiste.
Il aura provoqué la mort d'environ 70 000 personnes depuis son déclenchement...
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 5 février 1969 : Yasser Arafat prend la tête de l'OLP   Lun 5 Fév - 21:54



5 février 1969 : Yasser Arafat prend la tête de l'OLP

Le 5 février 1969, Yasser Arafat (39 ans) est élu à la tête de l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP).

Après l'humiliante défaite des Arabes dans la guerre des Six jours de juin 1967, il va relancer la lutte des Palestiniens contre Israël, sans hésiter à recourir au terrorisme. Son réalisme politique l'amènera pour finir à négocier avec l'ennemi juré et lui vaudra le prix Nobel de la Paix en 1994, de concert avec Isaak Rabin et Shimon Perès.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 6 février 1778 : Louis XVI traite avec les insurgés américains   Mar 6 Fév - 21:54



6 février 1778 : Louis XVI traite avec les insurgés américains

Le 6 février 1778, le comte de Vergennes, ministre des affaires étrangères de Louis XVI, signe un traité de commerce avec Benjamin Franklin, qui représente à Paris les Insurgents des Treize Colonies anglaises d'Amérique. Ce traité consacre la reconnaissance par la France des nouveaux États-Unis d'Amérique et leur ouvre les ports du pays. Un deuxième traité, signé le même jour, promet aux Américains une aide de la France dans la lutte contre la couronne anglaise.

L'Espagne et la Hollande, qui ont aussi une revanche à prendre sur l'Angleterre, apportent également leur soutien aux Patriotes de George Washington. Grâce à la flotte française, aux volontaires de La Fayette et au corps expéditionnaire de Rochambeau, les insurgés se trouveront en situation de vaincre l'Angleterre.
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MessageSujet: 7 février 1497 : « Bûcher de vanité » à Florence   Mer 7 Fév - 21:54



7 février 1497 : « Bûcher de vanité » à Florence

Le 7 février 1497, à la veille du Carême, le prédicateur Jérôme Savonarole organise à Florence, place de la Seigneurie, un grand « bûcher de vanité » (falò delle vanità) où bourgeois et coquettes jettent les attributs du luxe : jeux, instruments de musique, oeuvres d'art, et jusqu'aux ouvrages de Boccace et Pétrarque.

Certains artistes participent de leur propre chef à la fête. C'est le cas de l'illustre Botticelli, ancien protégé de Laurent le Magnifique, qui jette lui-même dans le brasier certaines de ses toiles d'inspiration mythologique. Un tel comportement n'est pas sans rappeler les intellectuels du XXe siècle convertis à l'idéologie communiste... Beaucoup d'autres artistes florentins sont contraints à l'exil.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 8 février 1807 : Bataille d'Eylau   Jeu 8 Fév - 21:54



8 février 1807 : Du sang dans la neige à Eylau

Le 8 février 1807, à Eylau, Napoléon Ier affrontait les Russes dans la bataille la plus sanglante et la plus indécise de son épopée.

Après la mise hors jeu des Autrichiens à Austerlitz (1805) et des Prussiens à Iéna (1806), il ne restait que les Russes pour s’opposer à l’Empereur sur le Continent.

La Grande Armée, après une entrée triomphale à Berlin puis à Varsovie, se met à leur poursuite dans les plaines gelées de la Prusse orientale. Le harcèlement de l’ennemi s’ajoute à la morsure du froid et aux difficultés de ravitaillement.

Enfin, au pied du village d’Eylau, les 60 000 Russes du général Bennigsen se présentent en ordre de bataille. Napoléon Ier engage le combat dès le matin avec 40 000 soldats. Ney et ses hommes doivent le rejoindre incessamment.

Les troupes de Davout et Augereau se jettent sur l’ennemi et tout se passe pour le mieux jusqu’au moment où survient une violente tempête de neige. Les Français sont désorientés.

Quand arrive l’éclaircie, les Russes découvrent une brèche dans le dispositif français. Ils se ruent jusqu’à la butte d’Eylau. Là, près du cimetière et de l’église, se tient l’Empereur.

Napoléon n’est sauvé que par la folle charge des cavaliers de Murat. On s’étripe jusque dans le cimetière. L’arrivée de Ney, à la fin de la journée, évite une déconfiture à la Grande Armée.

Les Russes s’attribuent la victoire même si les Français restent maîtres du terrain. Bilan : 40 000 morts et blessés. L’Empereur, sincèrement ému, mesure pour la première fois le coût de la guerre.

Le 14 février, encore sous le choc, Napoléon écrit à l'impératrice Joséphine : «Je suis toujours à Eylau. Ce pays est couvert de morts et de blessés. Ce n'est pas la plus belle partie de la guerre. L'on souffre et l'âme est oppressée de voir tant de victimes».

Comme ses troupes sont épuisées, et lui-même tout autant, l'Empereur prend ses quartiers d'hiver sur place, en Prusse orientale, et attend le printemps pour repartir en campagne.

Il remportera alors sur les Russes, à Friedland, la victoire incontestable dont il avait besoin pour briser la quatrième coalition (il y en aura sept au total).
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 9 février 1849 : Mazzini proclame la République à Rome   Ven 9 Fév - 21:54



9 février 1849 : Mazzini proclame la République à Rome

Le 9 février 1849, à Rome, Giuseppe Mazzini proclame la déchéance du pouvoir temporel du pape et instaure la République. Son échec va laisser la voie libre à la monarchie piémontaise pour réaliser à son profit l'unité de l'Italie.

Romantisme et patrie

Un demi-siècle plus tôt, Napoléon Bonaparte et les révolutionnaires français ont semé en Italie les germes de la démocratie et du nationalisme.

À la chute de Napoléon Ier et en dépit de la restauration de l'ordre ancien, les bourgeois libéraux, imprégnés de romantisme, développent avec ferveur le rêve d'une Italie réunifiée comme à l'époque de la Rome antique.

Giuseppe Mazzini est de ceux-là. Né à Gênes en 1805, ce jeune avocat complote d'abord dans la Charbonnerie, une association secrète née dans le royaume de Naples au temps de l'occupation française. Les « carbonari » fomentent plusieurs soulèvements, en 1821 et en 1831, mais qui tous échouent faute de soutien populaire (à l'un de ces soulèvements, à Mantoue, participe un jeune homme promis à un grand avenir, Louis-Napoléon Bonaparte).

Mazzini se réfugie alors à Marseille où il crée son propre mouvement, Jeune Italie (Giovine Italia). Son programme tient en deux mots : l'unité dans la République, avec une devise : « Dio e popolo » (Dieu et le peuple). Il tente à Gênes, en 1834, un soulèvement qui ne réussit pas mieux que les précédents malgré le soutien d'un hardi combattant, le Niçois Giuseppe Garibaldi.

Condamné à mort par contumace, il s'enfuit en Suisse, où il crée un nouveau mouvement, Jeune Europe, puis à Londres, d'où il n'a de cesse de lancer des appels à la régénération de la patrie.

Espoirs révolutionnaires

En 1846, Pie IX monte sur le trône de Saint-Pierre. Le nouveau pape réforme aussitôt les États pontificaux dans un sens libéral et les espoirs des patriotes italiens se reportent vers lui.

L'abbé piémontais Vincenzo Gioberti préconise une fédération autour du pape (dans la tradition des Guelfes qui, au Moyen Âge, s'opposaient aux Gibelins partisans de l'empereur d'Allemagne). Mazzini rattrappe l'idée au bond et, le 8 septembre 1847, de son exil de Londres, invite le pape à prendre la tête du mouvement national italien. Mais le souverain pontife reste indifférent à l'appel.

La révolution de Février 1848, à Paris, semble enfin apporter aux patriotes l'occasion tant attendue. Chacun évoque le « printemps des peuples » et rêve d'une Europe fraternelle et républicaine. À Milan, la population se soulève pendant les Cinq Jours des 18 au 23 mars 1848. Elle chasse de la ville les troupes autrichiennes du feld-maréchal Radetsky. Le roi de Piémont-Sardaigne, Charles-Albert, veut profiter des troubles civils pour chasser l'Autriche d'Italie et s'emparer du Milanais. Mais les autres souverains et surtout le pape refusent de s'engager dans la guerre à ses côtés. Charles-Albert, battu à Custozza, doit signer un armistice le 3 août 1848 et se retire piteusement dans ses États.

Rome sans pape

Les patriotes, cependant, ne renoncent pas. À Rome, le 15 novembre 1848, Pellegrino Rossi, ministre de l'Intérieur et des Finances du pape, est assassiné. Pie IX, dans la crainte de l'émeute, s'enfuit dans la citadelle de Gaète, au sud de Rome. Il abandonne la Ville éternelle aux mains des démocrates.

Giuseppe Mazzini, qui a quitté Londres dès l'annonce des révolutions, est accueilli avec enthousiasme à Livourne puis à Rome même où, le pape étant parti, il proclame la République. Il institue un « triumvirat » à la manière antique avec deux autres républicains, Aurelio Saffi et Carlo Armellini, et gouverne Rome en dictateur.

Garibaldi, fidèle de Mazzini, prend fait et cause pour la République romaine. Quittant son exil suisse, l'éternel rebelle réunit une nouvelle troupe de « légionnaires » à la chemise rouge et se met en marche vers Rome. C'est avec une sourde inquiétude que la population romaine accueille ces quelque dix mille francs-tireurs arrogants et rustres.


Déboires et défaites

Le vent tourne. Le roi Charles-Albert qui a repris imprudemment la guerre contre l'Autriche, est battu à plate couture à Novare et doit abdiquer. La situation devient des plus confuses... comme le rappelle l'expression « fare un quarantotto » (faire un 48 ou en d'autres termes, semer la pagaille). Les armées régulières rétablissent partout l'ordre ancien.

À Rome, le souverain pontife fait appel à la République française. Celle-ci envoie une armée sous les ordres du général Nicolas Oudinot, fils d'un maréchal d'Empire. Elle débarque à Civitavecchia le 25 avril et cinq jours plus tard, sur le mont Janicule, se heurte pour la première fois à Garibaldi et à ses Chemises rouges.

Les Français connaissent l'humiliation de la fuite. Leur représentant à Rome, le diplomate Ferdinand de Lesseps, serait d'avis de négocier avec le triumvirat en place mais il est désavoué par le ministre des Affaires étrangères, Alexis de Tocqueville (ces personnages s'illustreront dans d'autres domaines que la politique). Finalement, le président Louis-Napoléon Bonaparte envoie des renforts pour faire un siège en règle de Rome. Au terme d'un mois de rude résistance, les partisans de Garibaldi doivent se replier.

Le 2 juillet 1849 tombe la République romaine.

Giuseppe Mazzini, une nouvelle fois, prend le chemin de l'exil et reporte ses espoirs sur l'union de l'Europe. En 1872, il a la satisfaction de revenir mourir dans une Italie enfin réunifiée, bien qu'il soit obligé pour cela d'emprunter une fausse identité.
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MessageSujet: 10 février 1638 : Louis XIII consacre la France à la Vierge   Sam 10 Fév - 21:54



10 février 1638 : Louis XIII consacre la France à la Vierge

Le 10 février 1638, alors que la reine Anne d'Autriche est enceinte pour la première fois après... 22 ans de mariage, le roi Louis XIII réalise son voeu de consacrer le royaume de France à la Vierge Marie. Il en sera pleinement récompensé puisque naîtra le 5 septembre suivant un garçon qui deviendra cinq ans plus tard Louis XIV.

Depuis lors, le 15 août, fête de l'Assomption de la Vierge, est férié et chômé en France.
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MessageSujet: 11 février 1990 : Libération de Nelson Mandela   Dim 11 Fév - 21:54



11 février 1990 : Libération de Nelson Mandela

Le 11 février 1990, Nelson Mandela (72 ans) est libéré après 27 ans de captivité ans par le président sud-africain Frederik de Klerk, sous la pression internationale.

Avocat issu d'une chefferie xhosa, Mandela rejoint l'African National Congress pour lutter contre l'apartheid et la domination blanche dans son pays. Il fonde la branche armée du parti : Le Fer de lance de la Nation (Umkhonto) et multiplie les attentats contre les cibles administratives et policières ainsi que contre ses opposants internes. Cela lui vaut d'être incarcéré à perpétuité à Robben Island. Par les relations entretenues avec le monde extérieur et son refus de tout compromis avec le pouvoir, le prisonnier s'est acquis une réputation internationale de vieux sage ou nouveau Gandhi.

Il reçoit le Prix Nobel de la paix en novembre 1993 à Oslo, de concert avec le président Frederik de Klerk, qui a eu la clairvoyance de le libérer et d'engager des négociations avec l'ANC. Élu à la présidence de la République le 10 mai 1994, il forme un gouvernement multiracial et réalise son rêve d'une Afrique du Sud « arc-en-ciel ».
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MessageSujet: 12 février 1541 : Fondation de Santiago du Chili   Lun 12 Fév - 21:54



12 février 1541 : Fondation de Santiago du Chili

Le 12 février 1541, Pedro de Valdivia dresse l'acte de fondation d'une nouvelle ville, au sud de la cordillère des Andes. Il la baptise Santiago del Nuevo Estremo, en l'honneur de Saint Jacques et de la province espagnole d'Estrémadure où il est né.

La future capitale du Chili est située dans une magnifique vallée, verdoyante à souhait. L'Espagnol l'a découverte deux mois plus tôt, le 13 décembre 1540. Il l'a appelée Chili (Chile en espagnol), d'après un mot indien qui désigne la neige.

Le conquérant s'est assuré que la région contenait suffisamment de ressources pour un établissement humain important avant d'y fonder la ville de Santiago, sur instruction du roi d'Espagne Philippe II.

Un rude conquistador

Le fondateur de Santiago est un rude « conquistador » (conquérant) qui fait partie de l'armée de Pizarre.

Après avoir renversé l'Inca qui règne sur le Pérou, Pizarre a envoyé une première mission d'exploration au-delà du terrible désert qui sépare le Pérou du Chili. Son chef, Almagro, se heurte à la farouche résistance des Indiens Araucans de la tribu des Mapuches. Il bat en retraite pour finalement être tué par Pizarre.


L'expédition de Valdivia, avec 175 Espagnols et un grand nombre de supplétifs indiens, a plus de chance et, après avoir tracé la « plaza de armas » (place d'armes) de la future métropole, Valdivia entreprend la soumission de la région. Il succombe douze ans plus tard sous les coups des Araucans. Mais les Espagnols ne renoncent pas pour autant à leur nouvelle annexion et commencent à s'installer en nombre, recevant autorité sur de vastes territoires avec les Indiens qui y vivent, selon le principe de l'« encomienda ».

250 ans plus tard, l'indépendance des Treize Colonies anglaises d'Amérique du nord et la Révolution française donnent aux colons espagnols, les créoles, l'envie de se libérer à leur tour de la tutelle monarchique. Le Chili devient alors indépendant.
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MessageSujet: 13 février 1692 : Massacre de Glencoe   Mar 13 Fév - 21:54



13 février 1692 : Massacre de Glencoe

Le ​13 février 1692, la belle région de Glencoe, en Écosse, est le théâtre d'un massacre particulièrement inique, ordonné par le souverain anglais Guillaume d'Orange. Il survient trois ans jour pour jour après son intronisation et quelques mois après la fuite du précédent roi, le catholique Jacques II Stuart.

Le protestant Guillaume d'Orange a sommé les chefs des clans catholiques écossais de lui faire allégeance avant le 1er janvier 1692. Dans l'embarras, les Écossais demandent à Jacques II la permission de rompre le serment qui les lie à lui. Le Prétendant, en exil à Versailles, hésite longtemps avant de la leur accorder.

Alaistair Maclain, chef du clan Mac Donald, attend le dernier moment pour prêter serment au nouveau roi mais les difficultés de la route et un mauvais concours de circonstances le mettent en retard. Guillaume d’Orange, ulcéré, décide de faire un exemple. Il envoie Robert Campbell, commandant les cent vingt hommes du régiment d’Argyll, chez les Mac Donald.

Robert Campbell, parent éloigné d'Alaistair Maclain, demande l'hospitalité à celui-ci. Il est généreusement hébergé avec ses hommes pendant deux semaines et c'est alors qu'il reçoit l'ordre écrit de massacrer tous ses hôtes. Il profite de la nuit pour attaquer et tuer pendant leur sommeil les membres du clan. On compte trente-huit morts, y compris le vieux MacLain. Pris de scrupules, certains soldats, toutefois, laissent échapper leurs victimes. Ce massacre fait scandale, y compris dans les rangs protestants. Une commission d’enquête spécifie même qu’un soldat ne devrait pas obéir à un tel ordre. Mais aucune sanction n’est prise.
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MessageSujet: 14 février 1945 : Le « Pacte du Quincy »   Mer 14 Fév - 21:54



14 février 1945 : Le « Pacte du Quincy »

Le 14 février 1945, revenant de la conférence de Yalta, le président américain Franklin Delanoo Roosevelt fait une halte en Égypte.

À bord du croiseur américain Quincy, ancré dans le grand lac Amer du canal de Suez, il rencontre le roi d'Arabie Ibn Séoud.

Celui-ci garantit l'approvisionnement des États-Unis en pétrole en échange d'une protection militaire de sa dynastie et du royaume wahhabite.

Ce « Pacte du Quincy » sera durablement respecté, y compris en 1973, après la guerre du Kippour, lorsque les Séoudiens sabotent l’embargo de l’OPEP qu’ils n’ont pu empêcher.
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MessageSujet: 15 février 1942 : Singapour capitule face aux Japonais   Jeu 15 Fév - 21:54



15 février 1942 : Singapour capitule face aux Japonais

Le 15 février 1942, au coeur de la Seconde Guerre mondiale, le port britannique de Singapour, à la pointe de la péninsule malaise, capitule devant les armées japonaises.

Défendue par 85 000 hommes sous le commandement du général Arthur Percival, Singapour est une forteresse réputée imprenable, du moins par la mer. Mais les 30 000 hommes du général japonais Tomoyuki Yamashita, surnommé le « Tigre de Malaisie », vont contourner la difficulté en l'attaquant par la terre.

Winston Churchill, consterné, voit dans la chute de Singapour la « pire des catastrophes ». En faisant sauter ce verrou, le Japon ouvre à sa marine et à son armée l'Océan Indien, l'Insulinde et même l'Australie. Pour la Grande-Bretagne, depuis peu soutenue par les États-Unis et l'URSS, c'est le moment le plus critique de sa lutte contre les puissance de l'Axe, Allemagne, Italie et Japon.
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MessageSujet: 16 février 1943 : Service du Travail Obligatoire   Ven 16 Fév - 21:54



16 février 1943 : Service du Travail Obligatoire

Le 16 février 1943, une loi de l'État français institue le Service Obligatoire du Travail, rebaptisé très vite Service du Travail Obligatoire (STO) en raison des moqueries suscitées par ses initiales.

Dès le début de l'occupation allemande, des Français se sont portés volontaires pour aller travailler en Allemagne dans les fermes ou les usines d'armement, en échange d'une bonne rémunération. On en compte au total 240 000, dont 70 000 femmes.

Ces travailleurs volontaires ne suffisant pas à colmater les manques de main-d'oeuvre occasionnés par la mobilisation, Fritz Sauckel, responsable de l'emploi dans le IIIe Reich hitlérien, presse le gouvernement de Vichy de lui fournir 350 000 travailleurs qualifiés supplémentaires.

Le 22 juin 1942, Pierre Laval met donc en place la « Relève », promettant qu'au départ de trois travailleurs répondrait la libération d'un prisonnier français. L'opération se solde par un fiasco. Il se résout alors à organiser le STO. C'est le seul exemple d'un gouvernement européen qui ait livré ses travailleurs à l'Allemagne. On compte jusqu'en juin 1944 un total de 650 000 départs au titre du STO. Mais aussi environ 200 000 réfractaires. Beaucoup de ceux-ci entrent dans la Résistance et prennent le maquis.
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MessageSujet: 17 février 2008 : Le Kosovo se proclame indépendant   Sam 17 Fév - 21:54



17 février 2008 : Le Kosovo se proclame indépendant

Lassé par les tergiversations de l'ONU et des démocraties occidentales, le président du Kosovo proclame unilatéralement l'indépendance de la province : 10.000 km2 et deux millions d'habitants dont 10% de Serbes orthodoxes et 90% d'albanophones musulmans. Ces derniers descendent d'immigrants albanais chassés par la misère et accueillis dans la province serbe au XIXe siècle.

Plusieurs pays européens, dont la France et l'Allemagne, reconnaissent le nouvel État. Mais la Russie proteste à l'unisson de la Serbie qui perd avec le Kosovo son berceau historique. L'Espagne et d'autres pays occidentaux craignent pour leur part que l'initiative kosovare ne donne des idées à leurs propres minorités.

Le spectre des guerres yougoslaves réapparaît. De fait, la guerre contre la minorité serbe reprend sitôt après l'indépendance, malgré le placement prolongé de l'état sous la tutelle de l'ONU, représentée sur place par Bernard Kouchner. Le Kosovo est depuis lors devenu un pays gangrené par la misère, la corruption, et l'islamisme.
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MessageSujet: 18 février 1859 : Occupation de Saigon par les Français   Dim 18 Fév - 21:54



18 février 1859 : Occupation de Saigon par les Français

Le 18 février 1859, une flotte française occupe le port de Saigon.

Les nouveaux-venus se disposent à conquérir l'empire du Viêt-nam qu'ils connaissent au demeurant depuis fort longtemps...

Intervention des missionnaires français

La présence française au Viêt-nam remonte au temps de Louis XIII et à l'arrivée des premiers missionnaires. Ces derniers, des jésuites, s'implantent dans la péninsule pour la simple raison que c'est la seule partie de l'Asie encore disponible (les missionnaires espagnols et portugais sont déjà très présents dans les autres parties de l'Extrême-Orient).

Les Vietnamiens se montrent réceptifs à la christianisation et dès 1658, on compte dans le pays pas moins de 300 000 catholiques. Le père Alexandre de Rhodes donne aux Vietnamiens un alphabet inspiré de l'alphabet romain, le quoc ngu, en remplacement des idéogrammes chinois.

À la veille de la Révolution française, l'évêque Pigneaux de Béhaine fait signer au roi Louis XVI un « petit traité de Versailles » par lequel la France s'engage à soutenir un prince local, Nguyên Anh. En échange, elle obtient le monopole du commerce extérieur et deux ports modestes, Tourane et Poulo-Condor.

Monseigneur Pigneaux de Béhaine, nommé vicaire apostolique de Cochinchine, se voue corps et âme à son pays d'adoption. Il modernise la flotte de son protecteur, le prince Nguyên Anh, et fait venir trois navires et un corps de troupes pour le soutenir.

En 1802, Nguyên Anh se proclame empereur de l'ensemble du pays sous le nom de Gia Long. Huê est confirmée comme capitale de ce que l'on nomme désormais Viêt-nam.

Intervention des militaires français

La lune de miel entre Français et Vietnamiens ne dure pas. Après la mort de Gia Long, ses successeurs adoptent une politique isolationniste.

L'empereur Napoléon III prend prétexte de massacres de catholiques pour lancer une entreprise de conquête. Le corps expéditionnaire reprend possession du port de Tourane, aujourd'hui Da Nang. Mais face à l'hostilité de la population, il renonce à marcher sur la capitale de l'Annam, Hué. Il se retourne vers le sud et c'est ainsi qu'il occupe Saigon.

Pour la France, c'est l'amorce d'une colonisation fructueuse de près d'un siècle.
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MessageSujet: 19 février 1788 : L'abbé Grégoire fonde la « Société des Amis des Noirs »   Lun 19 Fév - 21:54



19 février 1788 : L'abbé Grégoire fonde la « Société des Amis des Noirs »

Le 19 février 1788, l'abbé Henri Grégoire fonde avec quelques nobles libéraux, comme les marquis de Mirabeau, de Lafayette et de Condorcet, la « Société des Amis des Noirs ». Elle prône l'abolition de l'esclavage dans les colonies.
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MessageSujet: 20 février 1944 : La bataille de l'eau lourde   Mar 20 Fév - 21:54



20 février 1944 : La bataille de l'eau lourde

Le dimanche 20 février 1944, sur le lac Tinn, dans le comté norvégien de Telemark, le ferry SF Hydro explose et sombre avec ses passagers et son chargement.

Ce fait divers passe inaperçu dans un monde rempli des derniers rugissements de la Seconde Guerre mondiale.

Ce n'en est pas moins le dernier épisode d'un long conflit entre services secrets alliés et militaires allemands, la « bataille de l'eau lourde ».

Les Allemands travaillent comme les Américains sur la fission nucléaire ; ils ont fait le choix de l'eau lourde comme « ralentisseur ». Or, celle-ci est produite depuis 1935 dans une usine Norsk Hydro, à Vemork, en Norvège, à 120 kilomètres d'Oslo. C'est le seul lieu de production d'eau lourde en Europe. Dès lors, les Alliés ne vont avoir de cesse d'empêcher que les Allemands ne s'emparent de l'usine et de son précieux produit.

Leurs services secrets, en collaboration avec les Norvégiens, vont lancer pas moins de cinq opérations différentes avant d'atteindre enfin leur but.
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MessageSujet: 21 février 1848 : Publication du Manifeste du Parti communiste   Mer 21 Fév - 21:54



21 février 1848 : Publication du Manifeste du Parti communiste

Le Manifeste du Parti communiste est un opuscule d'une cinquantaine de pages publié anonymement à Londres le 21 février 1848. Ses auteurs Karl Marx et Friedrich Engels n'en revendiqueront la paternité qu’en 1872.

Karl Marx, âgé de seulement trente ans à sa publication, exprime déjà dans le Manifeste l'essentiel de sa philosophie. Il réduit l'histoire de l'humanité à la lutte des classes et explique ses rebondissements par des facteurs économiques. Il pronostique l’avènement prochain du communisme et la fin de l'Histoire, considérant que le capitalisme provoque inconsciemment sa propre fin.

Le Manifeste débute sur une assertion quelque peu surprenante : « Un spectre hante l'Europe: le spectre du communisme. Toutes les puissances de la vieille Europe se sont unies en une Sainte Alliance pour traquer ce spectre : le pape et le tsar, Metternich et Guizot, les radicaux de France et les policiers d'Allemagne ».

Il s'achève sur ce programme : « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! ».

Il va inspirer presque tous les mouvements révolutionnaires du XXe siècle.
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MessageSujet: 22 février 1680 : Exécution de la Voisin et «affaire des Poisons»   Jeu 22 Fév - 21:54



22 février 1680 : Exécution de la Voisin et «affaire des Poisons»

Le 22 février 1680, une femme est brûlée en place de Grève, face à l'Hôtel de ville de Paris, sous l'accusation de sorcellerie et d'empoisonnement. Née Catherine Deshayes 40 ans plus tôt, elle est connue dans le quartier de Saint-Denis, lieu de tous les trafics, d'après le nom de son mari, la «Voisin».

Il pourrait s'agir d'un fait divers parmi d'autres. Mais la Voisin, qui s'est enrichie dans la pratique des avortements et le commerce des poisons, a dénoncé avant de mourir nombre de ses clients et clientes, dont certains appartiennent à la haute aristocratie.

Madame de Montespan, la maîtresse du roi Louis XIV, est compromise ! C'est le point d'orgue d'une affaire à rebondissements...

La Voisin

À l'origine de l'«affaire des Poisons», il y a le 17 juillet 1676 l'exécution d'une autre empoisonneuse, de haut rang celle-là, la marquise de Brinvilliers (46 ans). Elle débouche sur une multiplication de rumeurs à Paris sur des empoisonnements qui impliqueraient des personnes de haut rang.

Gabriel Nicolas de La Reynie, le «lieutenant de police de la ville de Paris», a été chargé par le ministre Louvois de faire toute la lumière sur ces affaires. Dans la plus grande discrétion, il lance ses limiers dans les milieux interlopes de la rue Saint-Denis, où se pratique le commerce des poisons.

L'enquête est suivie avec la plus grande attention en hauts lieux, car certains affirment que Louis XIV lui-même est menacé...

Une tireuse de cartes, Marie Bosse, puis une certaine Vigouroux, enfin la fameuse Voisin, tombent dans les rêts de la police et se voient inculpées d'empoisonnement.

Poisons et messes noires au Grand Siècle

En avril 1679, l'affaire prenant de l'ampleur et les inculpés se faisant toujours plus nombreux, le roi décide de mettre en place à l'Arsenal une cour extraordinaire de justice qui prendra le nom évocateur de «Chambre ardente» - ainsi nommée car elle siégeait dans une pièce tendue de draps noirs et éclairée par des flambeaux.

Une véritable hantise gagne la population parisienne, laquelle voit l'œuvre des empoisonneuses dans le moindre décès prématuré. Or, rien n'effraie les empoisonneuses, qui se trouvent au cœur des pratiques les plus sordides de l'époque. On découvre que certaines, comme la Voisin, se rendent complices de «messes noires», au cours desquelles de faux, voire de vrais prêtres, posent un calice sur le ventre d'une femme nue et, au-dessus de celui-ci, sacrifient au diable un nouveau-né !

C'est dans cette atmosphère pour le moins sulfureuse que travaille la Chambre ardente. Elle siège pendant trois ans, jusqu'en juillet 1682, date à laquelle elle aura au total prononcé 442 jugements, dont 36 condamnations à mort, 23 bannissements et 5 condamnations aux galères.

La Voisin est exécutée après avoir mis en cause beaucoup de monde. Elle se refuse à livrer le nom de la Montespan mais le nom de la maîtresse royale ressurgit dans la suite des interrogatoires. La fille de la Voisin l'accuse d'avoir participé à une «messe noire».

Le roi est horrifié d'apprendre que sa maîtresse, alors en défaveur, lui aurait fait absorber des philtres d'amour et aurait aussi manigancé le renvoi de Mlle de La Vallière, voire la mort de Mme de Fontanges et la stérilité de la reine !... Pressé d'en finir, il suspend les interrogatoires et jette lui-même dans la cheminée les papiers qui compromettent son ancienne maîtresse.

Les principaux accusés non encore condamnés sont mis aux fers dans différentes forteresses, à raison de six par cachot, jusqu'à ce que la mort les en délivre.
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MessageSujet: 23 février 1653 : Le roi danse   Ven 23 Fév - 21:54



23 février 1653 : Le roi danse. 

Le 23 février 1653, le duc de Nemours organise une grande fête à Paris pour célébrer le retour du roi Louis XIV à Paris après les troubles de la Fronde.

Il organise pour la Cour un spectacle dans l'hôtel du Petit-Bourbon, en face du Louvre : le Ballet de la Nuit.

À la dernière des 45 entrées, l'Aurore apparaît sur son char. Elle est accompagnée du Crépuscule et entourée des Douze Heures du Jour. C'est le clou du spectacle.

Survient alors le Soleil. Il danse, entouré de vingt Génies. L'Aurore chante et lui rend hommage avant de se retirer.

Le public, ravi, reconnaît sous le masque du Soleil le jeune roi de quinze ans, au demeurant un excellent danseur.

De ce jour date le surnom qui restera au souverain : le Roi-Soleil. Le cinéaste belge Gérard Corbiau a tiré de cette histoire un chef d'oeuvre : Le roi danse (2000).
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