Duché de Montmirail

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 ephemeride

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Eurynome
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MessageSujet: Re: ephemeride   Sam 25 Juin - 16:10

Ysaline de Montmirail a écrit:
Ce n'est pas le meilleur album....
Ce n'est pas non plus le plus mauvais - Uderzo a commis biieeenn pire. Wink
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: Re: ephemeride   Sam 25 Juin - 20:36

Ceci ?

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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 25 juin 1530 : La Confession d'Augsbourg   Sam 25 Juin - 20:54



25 juin 1530 : La Confession d'Augsbourg

La Diète du Saint Empire romain germanique se réunit à Augsbourg au printemps 1530.

Devant les seigneurs, évêques et représentants des villes, l'empereur Charles Quint propose un arbitrage entre partisans et ennemis de Luther car il a besoin de toute la noblesse allemande pour lutter contre les Turcs et le sultan Soliman 1er qui sont arrivés jusque dans les faubourgs de Vienne.

Craignant pour sa vie, Martin Luther se fait représenter à Augsbourg par Philippe Melanchton. Le 25 juin 1530, celui-ci présente à la Diète la profession de foi de Luther, connue sous le nom de «Confession de foi d'Augsbourg». Ce texte contresigné par sept princes et les représentants de deux villes est rejeté après six semaines de réflexion par les théologiens catholiques en dépit de sa modération doctrinale.

Menacés par les armées impériales, les princes protestants forment la ligue de Smalkade et appellent à leur secours le grand rival de Charles Quint, le roi de France François 1er, bon catholique au demeurant.

La nouvelle religion va obtenir sa reconnaissance définitive par le compromis d'Augsbourg du 25 septembre 1555. Elle va se répandre dans le nord de l'Europe, non sans déchirer profondément le continent, et l'Allemagne en particulier.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 26 juin 1945 : Fondation de l'ONU   Dim 26 Juin - 20:54



26 juin 1945 : Fondation de l'ONU

Réunis à San Francisco, en Californie, les représentants de 51 pays fondent le 26 juin 1945 l’Organisation des Nations Unies.

Promise dès 1941 par Roosevelt et Churchill, l'ONU remplace la Société des Nations (SDN).

Issue de la Première Guerre mondiale, celle-ci avait failli dans sa mission de paix en partie parce que les États-Unis avaient renoncé à y entrer.

L'ONU naît alors que l'Allemagne vient de capituler et que se poursuit la guerre contre le Japon. Son siège est fixé à New York, preuve que les États-Unis sont cette fois décidés à assumer leurs responsabilités mondiales.

Les trois piliers de son organisation sont :

1) l'Assemblée générale (192 membres aujourd'hui, avec le même droit de vote, qu'il s'agisse de l'immense Chine ou du micro-État de Nauru),

2) le Secrétariat général, en charge de l'administration (10.000 fonctionnaires et un budget de 4 milliards de dollars),

3) le Conseil de sécurité.

Le Conseil de sécurité réunit dix membres tournants et des membres permanents. Aux quatre membres permanents de 1945 (États-Unis, URSS/Russie, Royaume-Uni, France) s'ajoute aujourd'hui la Chine.

Le Conseil peut sanctionner des États fautifs et même autoriser une action militaire comme ce fut le cas en 1991 suite à l'invasion du Koweit par l'Irak, mais sa capacité d'action est limitée par le droit de veto des cinq membres permanents.

À la différence de la SDN, l'ONU dispose d'une force militaire, les «Casques bleus».

«L'ONU n'a pas créé le paradis, mais elle a évité l'enfer», a pu dire d'elle son deuxième secrétaire général, le Suédois Dag Hammarskjöld...
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MessageSujet: 27 juin 1905 : Mutinerie à bord du Potemkine   Lun 27 Juin - 21:21



27 juin 1905 : Mutinerie à bord du Potemkine

Le 27 juin 1905, à Sébastopol, une mutinerie éclate à bord d'un cuirassé de la flotte du tsar Nicolas II - le Potemkine - en manœuvre sur la mer Noire. La présence de viande avariée, provenant du dernier ravitaillement, est à l'origine de l'émeute. Plusieurs officiers sont tués. Les mutins hissent le drapeau rouge et se dirigent vers le port d'Odessa.

La ville de 400.000 habitants est en proie à des troubles à la suite de grèves ouvrières et de la répression qui s'en est suivie par la cavalerie cosaque. Mutins et grévistes s'allient. Deux torpilleurs arrivés également à Odessa, le même jour, se mutinent à leur tour. Puis d'autres encore sur d'autres navires de la flotte russe les 28 et 29 juin 1905.

Les événements du Potemkine passent dans un premier temps inaperçus. Les dépêches en provenance de Russie sont lues avec circonspection. Aussi les lecteurs du Figaro ne sont informés que le 29 juin 1905 de la révolte des marins russes. Un préambule précéde l'information: «Les nouvelles relatives à la situation intérieure de la Russie sont si souvent empreintes d'une exagération si évidente que nous avons accueilli, avec méfiance, la dépêche […] qui nous a été transmise par l'agence Havas, de Londres où elle est parvenue au Lloyd.»

Le cuirassé Potemkine reste quelques jours à Odessa, puis quittent le port à l'approche d'une flotte venue mater l‘insurrection des marins. Le navire de guerre erre dans la mer Noire avant d'atteindre le 22 juillet le port de Constantza en Roumanie. L'équipage obtient l'asile politique du gouvernement roumain.

Cet épisode est passé à la postérité grâce au film muet de Sergueï Mikhaïlovitch Eisenstein, Le cuirassé Potemkine : une commande du parti communiste russe en 1925 pour célébrer le vingtième anniversaire de la Révolution russe.
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MessageSujet: 28 juin 1833 : Guizot instaure un enseignement primaire public   Mar 28 Juin - 20:55



28 juin 1833 : Guizot instaure un enseignement primaire public

Le 28 juin 1833, au début du règne de Louis-Philippe 1er, le ministre de l'Instruction publique François Guizot fait voter une loi instaurant en France un enseignement primaire public. Chaque commune doit, dans les six ans qui suivent, devenir propriétaire d'un local d'école, loger et entretenir un ou plusieurs instituteurs et instruire tous les enfants en échange d'une rétribution mensuelle des familles. L'enseignement est gratuit pour les enfants des familles pauvres, un sur trois environ.

Pour la formation des instituteurs, il accélère la création des Écoles normales. Les premières sont apparues sous la Révolution pour remplacer les curés dans leur fonction d'enseignement. L'article 11 de la loi stipul​e : « Tout département sera tenu d’entretenir une école normale primaire, soit par lui-même, soit en se réunissant à un ou plusieurs départements voisins »​. Il ne s'agit encore que de former des instituteurs masculins. Les écoles normales pour femmes seront créées à partir de 1844 selon le bon vouloir ​des élus locaux et les départements ne seront tenus d'en ouvrir qu'à partir de 1879.

Dans un pays où un adulte sur deux est encore analphabète, la loi Guizot va contribuer de manière décisive à répandre l'instruction. Elle sera complétée sous le règne de Napoléon III, dans les années 1860, par l'action législative du ministre Victor Duruy et sous la IIIe République, dans les années 1880 par celle de Jules Ferry.
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MessageSujet: 29 juin 1880 : Tahiti devient colonie française   Mer 29 Juin - 20:54



29 juin 1880 : Tahiti devient colonie française

Tahiti est la plus grande et la plus célèbre des îles Sous-le-Vent, dans l'archipel de la Société. Séduit par l'accueil de ses habitants, des Polynésiens à la peau cuivrée, l'explorateur Bougainville, en 1768, l'a baptisée « Nouvelle-Cythère » mais ce nom ne lui est pas resté.

Au siècle suivant, l'île fit l'objet d'une concurrence entre missionnaires protestants (britanniques) et catholiques (français). Devançant les Anglais, un officier de marine, l'amiral Dupetit-Thouars, imposa en 1842 le protectorat de la France à la reine Pomaré IV. Il eut souhaité une annexion pure et simple de l'île mais le roi Louis-Philippe s'y refusa.

Le 29 juin 1880, le fils et successeur de la reine Pomaré céda cependant ses droits à la République française, laquelle créa avec Tahiti et les autres îles et archipels de la Polynésie une nouvelle colonie.

Depuis le 29 juin 1984, la Polynésie française est un territoire d'outre-mer autonome et c'est à ce titre que l'anniversaire de ce jour est commémoré dans l'archipel.
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MessageSujet: 30 juin 1934 : « Nuit des longs couteaux »   Jeu 30 Juin - 20:54



30 juin 1934 : « Nuit des longs couteaux »

Le 30 juin 1934, à Berlin, reste connu comme la « Nuit des longs couteaux ». Avec le concours des SS et de leur chef Himmler, Hitler élimine les extrémistes de son parti, groupés autour des SA de Röhm.

On évalue à 85 le nombre d'assassinats. Parmi les victimes figurent surtout des nazis de la première heure : Ernst Röhm, chef des SA, Kurt von Schleicher, Karl Ernst, Gregor Strasser,... mais aussi des opposants catholiques : Erich Klauser, secrétaire général de l'Action catholique, Edgar Jung, autre dirigeant de l'Action catholique, Adalbert Probst, directeur national de l'Association sportive des Jeunesses catholiques, Fritz Gerlic, directeur de l'hebdomadaire catholique Der gerade Weg.
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MessageSujet: 1er juillet 776 avant JC : Naissance des Jeux Olympiques   Ven 1 Juil - 20:54



1er juillet 776 avant JC : Naissance des Jeux Olympiques

Le 1er juillet de l'an 776 avant JC sont officiellement nés les premiers Jeux Olympiques. Leur nom vient de ce qu'ils avaient lieu à Olympie, un sanctuaire consacré à Zeus, le roi des dieux.

Des jeux à caractère sacré

On peut encore voir l'emplacement où se tenaient les compétitions, dans une région de collines verdoyantes et boisées à l'ouest du Péloponnèse. Il était entouré de divers temples dont le plus renommé était évidemment le temple consacré à Zeus, avec une statue monumentale du dieu par le sculpteur Phidias.

Les jeux qui se déroulaient à Olympie comme dans de nombreux autres sanctuaires, tel celui d'Apollon à Delphes, avaient pour principale vertu de rapprocher les Grecs et de suspendre les guerres entre les cités.

Dans les sanctuaires mineurs, les vainqueurs étaient récompensés par des cadeaux de grande valeur. Aussi ces jeux attiraient-ils de véritables professionnels, analogues à nos sportifs de haut niveau qui n'ont souvent d'«amateurs»que le nom.

Quatre sanctuaires se distinguaient en ne distribuant que des récompenses symboliques. Parmi eux Olympie, où les vainqueurs recevaient une couronne en rameau d'olivier tressé, Delphes avec une couronne de laurier, Némée avec une couronne de... céleri et Corinthe avec une couronne de pin. Mais ces sanctuaires étaient si réputés que les sportifs avaient à coeur de s'y montrer pour soigner leur réputation.

Les Jeux Olympiques et les autres ont été abolis par l'empereur romain Théodose 1er, en 393 après JC, après plus de mille ans d'existence... et restaurés à la fin du XIXe siècle par le baron Pierre de Coubertin.
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MessageSujet: 2 juillet 1816 : Échouage de la Méduse   Sam 2 Juil - 20:54



2 juillet 1816 : Échouage de la Méduse

Le 2 juillet 1816, la frégate La Méduse s'échoue au large de l'actuelle Mauritanie avec 395 marins et soldats. Le navire a quitté Bordeaux le 27 avril, accompagné de la corvette L'Écho, la flûte La Loire, et le brick L'Argus.

L'expédition est commandée par un capitaine de frégate émigré sous la Révolution, Hugues de Chaumareys (51 ans). Elle a reçu mission de réoccuper le Sénégal, restitué à la France par le traité de Paris, après la chute de Napoléon 1er, quelques mois plus tôt.

Le drame

Contre l'avis de ses officiers, le commandant veut couper au plus court. Son navire, La Méduse, s'éloigne ainsi du reste de la flotille et s'engage sur le banc de sable d'Arguin, à plus de 60 kilomètres des côtes africaines. Il est bientôt immobilisé et il faut l'évacuer.

Tandis que les officiers, les passagers et une partie des marins se replient sur les canots, 152 hommes doivent se contenter d'un radeau de fortune de 20 mètres de long. Le radeau est tiré dans un premier temps par les canots. Mais une nuit, les amarres cèdent, sans doute larguées volontairement par le commandant d'un canot, et le radeau est abandonné à lui-même.

Après 13 jours sous un soleil implacable, une quinzaine de survivants sont enfin recueillis par L'Argus. Ils dépeignent les violences extrêmes auxquelles ils ont été réduits, y compris le cannibalisme. Leur récit émeut l'opinion publique. Le commandant Chaumareys et les officiers passent en cour martiale.

Un jeune artiste, Théodore Géricault, s'inspire du drame pour peindre l'un des premiers chefs-d'oeuvre de l'école romantique.
La toile, aujourd'hui exposée au musée du Louvre, montre les marins qui tentent de se faire voir de L'Argus.


Dernière édition par Ysaline de Montmirail le Dim 3 Juil - 19:54, édité 1 fois
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Eurynome
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MessageSujet: Re: ephemeride   Dim 3 Juil - 17:10

Ysaline de Montmirail a écrit:
Ceci ?
Oh que oui. L'album maudit, celui que tout le monde cherche à oublier, comme s'il n'avait jamais existé.
Ceci dit, je relisais "Astérix et Latraviata" l'autre jour et c'est pas vraiment une merveille non plus...
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MessageSujet: Re: ephemeride   Dim 3 Juil - 20:05

Pour reprendre une formule célèbre, Astérix sans Goscinny c'est du civet sans lièvre.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 3 juillet 1866 : «Coup de tonnerre» à Sadowa   Dim 3 Juil - 20:54



3 juillet 1866 : «Coup de tonnerre» à Sadowa

Le 3 juillet 1866, les Prussiens du roi Guillaume 1er écrasent les Autrichiens de François-Joseph 1er à Sadowa (Königgrätz en allemand), en Bohème.

La bataille fait en Europe l'effet d'un «coup de tonnerre dans un ciel serein», selon Napoléon III, car nul n'imaginait une victoire aussi complète de la Prusse.

L'affaire des duchés danois

Le chancelier prussien Otto von Bismarck a provoqué la guerre en vue d'unifier l'Allemagne autour de la Prusse et de mettre l'Autriche hors jeu. Le prétexte lui en a été fourni par un différend dans l'administration de trois duchés enlevés deux ans plus tôt au roi du Danemark par une coalition germanique.

Le chancelier rencontre l'empereur des Français à Biarritz. Il obtient l'assurance que Napoléon III ne s'opposera pas à l'entrée en guerre de la Prusse contre l'Autriche. Napoléon III convainc même le roi d'Italie Victor-Emmanuel II de signer un traité d'alliance de trois mois avec Berlin le 8 avril 1866.

Sans attendre, Bismarck occupe le Holstein puis propose à l'ensemble des États allemands d'instituer un Parlement élu. L'idée ravit les patriotes allemands mais suscite l'opposition de l'Autriche.

C'est la guerre. L'Autriche rallie à sa cause la plupart des États allemands : Saxe, Hanovre, Bavière, Bade, Wurtemberg... Mais la Prusse réagit très vite. Elle écrase en quelques jours les armées des petits États allemands avant de remporter la victoire de Sadowa sur les Autrichiens et les Saxons.

Vienne exclue d'Allemagne

Trois semaines après sa victoire de Sadowa, l'armée prussienne campe à Nikolsbourg, à 60 kilomètres de Vienne. C'est là, le 22 juillet, qu'est signé l'armistice.

Plus avisé qu'il ne sera plus tard à l'égard de la France, Bismarck évite d'humilier l'Autriche. «La question de la victoire est tranchée, il s'agit maintenant de rétablir la vieille amitié avec l'Autriche», déclare-t-il au soir de Sadowa.

Lors du traité de paix, l'Autriche est exclue d'Allemagne mais ne perd en définitive que la Vénétie, cédée à l'Italie.

La Prusse, quant à elle, annexe la plupart de ses adversaires d'Allemagne du Nord, à savoir le Hanovre, le Nassau et la Hesse-Cassel... sans bien sûr consulter les populations. Son territoire est désormais d'un seul tenant de la Sarre au Niémen.

Le 15 décembre 1866 est fondée une Confédération de l'Allemagne du Nord où la réalité du pouvoir appartient au Président héréditaire qui n'est autre que le roi de Prusse Guillaume 1er, assisté d'un Chancelier fédéral en la personne de Bismarck.

Il ne manque à la nouvelle Confédération que d'être rejointe par les grands États du Sud (Bade, Bavière...) pour que toute l'Allemagne soit enfin unie. Ce sera chose faite après la guerre de 1870-1871 contre la France.
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MessageSujet: 4 juillet 1776 : «Independence Day»   Lun 4 Juil - 21:16



4 juillet 1776 : «Independence Day»

Le 4 juillet 1776, à Philadelphie, où ils sont réunis en congrès (en anglais, « Convention »), les représentants des Treize Colonies anglaises d'Amérique du nord proclament dans l'enthousiasme leur indépendance.

Unilatérale, c'est-à-dire non reconnue par la métropole, cette proclamation va déboucher sur une guerre mettant aux prises les Insurgents, minoritaires, et les troupes anglaises renforcées par les colons loyalistes.

L'idée d'une résolution fondamentale disposant que les « États-Unis sont, et doivent en droit être, des États libres et indépendants » revient au Virginien R.H. Lee. La résolution est appuyée par John Adams, délégué du Massachussets (l'un des inspirateurs de la Tea-party). Un comité de cinq membres est aussitôt chargé de rédiger le texte.

Le principal auteur de la Déclaration d'Indépendance est le président du comité, Thomas Jefferson, un homme des Lumières, qui est aussi un riche planteur de Virginie, propriétaire de nombreux esclaves. Il est notamment assisté de John Adams et Benjamin Franklin.

La Déclaration énonce en des termes voués à l'immortalité le droit de tous les êtres humains à la quête du bonheur :

« We hold these truth to be self-evident, that all men are created equal, that they are endowed by their Creator with certain unalienable rights that among these are life, liberty and the pursuit of happiness »

« Nous tenons pour évidentes pour elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur... ».

L'anniversaire de ce jour a mérité de devenir la fête nationale des États-Unis d'Amérique même s'il n'a pas consacré l'indépendance effective du pays. Celle-ci attendra le traité de Versailles.

Il faut dire que les deux tiers des 2,5 millions d'habitants des Treize Colonies sont restés longtemps fidèles à la couronne britannique et au roi George III ou au moins indifférents aux revendications des Insurgents (insurgés). Parmi les loyalistes figure le propre fils de Benjamin Franklin, l'un des héros de l'insurrection.

La Déclaration d'indépendance marque le début des affrontements entre le petit groupe des Insurgents, placés sous le commandement de George Washington, et les armées loyalistes et anglaises, renforcées par de nombreux mercenaires allemands.

Retentissement européen

L'insurrection et la déclaration d'indépendance ont eu un très grand retentissement dans la noblesse libérale d'Europe. Contre l'avis du jeune roi Louis XVI, le marquis de La Fayette (19 ans) arme une frégate à ses frais et rejoint les Insurgents.

D'autres officiers se joignent au mouvement comme le commandant Pierre L'Enfant, qui jettera les plans de la future capitale, le général Louis Duportail, mais aussi le Prussien von Steuben, le Polonais Kosciusko ou l'Allemand de Kalb. Leur expérience militaire est précieuse aux insurgés, qui remportent une première victoire à Saratoga (1777).

L'écrivain et espion Beaumarchais organise des envois d'armes à destination de l'Amérique avec l'approbation du ministre des Affaires étrangères, Vergennes, désireux de favoriser tout ce qui pourrait affaiblir l'ennemie héréditaire de la France, l'Angleterre.

Le roi Louis XVI en personne se résout à envoyer en 1780 un corps de 6.000 soldats sous le commandement du comte de Rochambeau. Ce soutien décisif permet aux insurgés d'emporter la décision à Yorktown (1781).
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MessageSujet: 5 juillet 1962 : Le massacre d'Oran   Mar 5 Juil - 20:54



5 juillet 1962 : Le massacre d'Oran

Le dernier épisode de la guerre d'Algérie a lieu à Oran le 5 juillet 1962, le jour même de la proclamation officielle de l'indépendance algérienne et deux jours après son indépendance effective.

Cette grande ville de la côte occidentale (400 000 habitants) était la seule à majorité européenne pendant la période coloniale. De nombreux pieds-noirs y étaient encore présents au lendemain de l'indépendance. D'autres, fuyant le bled (la campagne), s'y étaient installés dans l'attente d'un hypothétique exode.

Une ville sous tension

Du 1er juillet, date du vote de l’indépendance, jusqu’au 4, il n’y a en ville que quelques défilés de voitures surchargées de musulmans, hommes et femmes hurlant des slogans et des you-you, plutôt bon enfant… Le 5 juillet 1962, la radio donne l'ordre aux habitants d’ouvrir les magasins, les bureaux et de reprendre le travail.

Mais dès le matin, une foule déferle des quartiers arabes vers les quartiers européens, de la place Kargentah vers la Place d’Armes, « pour un défilé pacifique ». La plupart des manifestants n'en sont pas moins armés.

À 11 heures, un coup de feu retentit sur la place d’Armes, un signal sans doute. Des cris jaillissent : « L’OAS, c’est l’OAS qui nous tire dessus ! » Assertion invraisemblable car nul, même au sein de l'OAS (Organisation de l'Armée Secrète), n'aurait été assez fou pour provoquer ainsi une foule déjà surexcitée.

C'est le début d'un carnage : une chasse à l’Européen commence, sauvage, systématique, dans toute la ville.

Les auxiliaires de l'armée algérienne, les ATO, emmènent les Européens prisonniers par longs cortèges vers le commissariat central où ils sont battus et tués, ou vers le Petit Lac, ou vers la Ville Nouvelle. Pourtant, dans cette folie sanguinaire, des musulmans sauvent des Européens, d’autres font délivrer des prisonniers.

Le général Joseph Katz, qui commande les 18 000 soldats français encore à Oran, survole la ville à plusieurs reprises. Il téléphone au président Charles de Gaulle pour l’informer de l’ampleur du massacre et demander l'autorisation d'intervenir. « Surtout, ne bougez pas ! » lui est-il répondu. Les soldats restent donc dans les casernes.

La tuerie dure près de six heures. Lorsque, à 17 heures, les gendarmes français sortent enfin dans la rue, le calme revient aussitôt. Les cadavres jonchent la ville, on en trouve pendus aux crocs des bouchers, dans des poubelles...

Le drame d'Oran va accélérer l'exode des pieds-noirs vers la métropole et mettre fin à l'espoir d'une cohabitation entre anciens colons et musulmans dans l'Algérie indépendante.
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MessageSujet: 6-14 juillet 1938 : Conférence d'Évian sur les Juifs   Mer 6 Juil - 20:54



6-14 juillet 1938 : Conférence d'Évian sur les Juifs

Le président américain Franklin D. Roosevelt propose une conférence internationale en vue de secourir les Juifs dont ne veulent plus les Allemands. Celle-ci se réunit à huis clos du 6 au 14 juillet 1938 à l'Hôtel Royal d'Évian, au bord du lac Léman.

Refus sous tous prétextes

32 pays se font représenter à Évian (l'Allemagne n'est pas invitée, l'URSS et la Tchécoslovaquie ne s'y font pas représenter). C'est pour affirmer leur refus d'ouvrir leurs ports aux Juifs allemands, qualifiés par euphémisme de « réfugiés » (jamais au cours de la conférence, il n'est fait ouvertement référence aux Juifs).

Les refus se fondent sur des préjugés ou des hypothèses bien plus que sur des faits, comme l'avoue ingénument le délégué australien : « Dans les circonstances présentes, l'Australie ne peut faire plus... Nous n'avons pas de problème racial notable et nous ne voulons pas en importer un ». La Suisse estime avoir déjà fait le plein de réfugiés autrichiens et rétablit des visas avec son voisin. Elle va même demander à l'Allemagne de tamponner la lettre J sur les passeports de ses ressortissants juifs afin de pouvoir plus facilement les identifier et les repousser à sa frontière !

Un seul pays fait exception : la République dominicaine, dans les Antilles, dont le dictateur Trujillo souhaite « blanchir » la population avec l'importation de quelques milliers de Juifs allemands. Cette offre équivoque est repoussée.

La presse allemande, triomphante, titre au lendemain de la conférence : « Juifs à vendre ; même à bas prix, personne n’en veut ! ». Hitler, dans les jours qui suivent, ne se prive pas de dauber sur cet échec : « C'était honteux de voir les démocraties dégouliner de pitié pour le Peuple juif et rester de marbre quand il s'agit vraiment d'aider les Juifs ! »

Après la Nuit de Cristal de novembre 1938, l'émigration juive s'intensifie néanmoins. Beaucoup d'émigrants gagnent la Palestine sous des formes illégales, en défiant le gouvernement britannique qui tente de les repousser pour ne pas se mettre à dos les Arabes et le Grand Mufti de Jérusalem Amin al-Husseini, chef religieux musulman férocement hostile aux juifs qui ne craint pas de rencontrer Hitler et de recruter pour lui des combattants musulmans.

Quelques milliers de Juifs saisissent aussi l'opportunité offerte par le port chinois de Shanghai, qui les dispense d'un visa d'entrée... Mais les échecs sont cruels. En mai 1939, le Saint-Louis, refoulé de Cuba et de Floride, doit revenir à Hambourg avec un millier de réfugiés juifs.
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MessageSujet: 7 juillet 1415 : Le réformateur Jan Hus est brûlé vif   Jeu 7 Juil - 20:54



7 juillet 1415 : Le réformateur Jan Hus est brûlé vif

Le 7 juillet 1415, le prédicateur tchèque Jan Hus (44 ans) est brûlé vif à Constance, en Allemagne.

Mais ses idées et ses convictions évangéliques vont lui survivre et même connaître un regain de popularité après sa mort parmi les Tchèques.

Un prédicateur populaire

Recteur de l'Université de Prague, Jan Hus prêchait en langue tchèque, ce qui lui valait une grande popularité auprès des habitants de Bohème. Suite au mariage de la soeur du roi de Bohème Wenceslas IV avec le roi d'Angleterre Richard II, il avait noué des relations intellectuelles avec le réformateur anglais John Wyclif.

S'inspirant de l'enseignement de son homologue anglais, il avait réclamé le retour à la pureté évangélique pour relever une Église en pleine crise, partagée entre plusieurs papes et antipapes.

Jan Hus est excommunié en 1412 mais poursuit néanmoins sa prédication. Celle-ci se solde par une grande effervescence populaire et même des soulèvements en Bohème et jusqu'en Pologne et en Hongrie.

Avec un sauf-conduit de l'empereur Sigismond, le prédicateur se rend à Constance où se tient un concile. Mais là, malgré la protection de l'empereur d'Allemagne, il est condamné pour hérésie, livré au bras séculier et brûlé vif. Sa mort est un commencement...

Des guerres hussites à la Réforme

Jan Hus est aussitôt proclamé martyr par l'Université de Prague et, dans toute la Bohème, ses partisans se soulèvent contre la papauté et le Saint Empire romain germanique.

Certains, les taborites (du nom de Tabor, petite ville de Bohème) n'hésitent pas à revendiquer une société de type communiste, fondée sur les valeurs évangéliques.

Les insurgés tirent parti de la rivalité entre le roi Wenceslas et son frère, l'empereur Sigismond.

Les guerres hussites se terminent le 5 juillet 1436 avec la reconnaissance de Sigismond comme nouveau roi de Bohème et la confirmation des compactata de Prague.

Ce texte du 30 novembre 1433 concède aux hussites modérés le droit de communier sous les deux espèces (l'hostie et le vin)... comme c'est le cas aujourd'hui dans l'ensemble des églises chrétiennes.

Malgré leur défaite, les idées hussites vont continuer à se répandre en Europe centrale. Elles faciliteront, un siècle plus tard, le développement du protestantisme.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 8 juillet 1853 : Le commodore Perry débarque au Japon   Ven 8 Juil - 20:54



8 juillet 1853 : Le commodore Perry débarque au Japon

Le 8 juillet 1853, le commodore Matthew Perry amène à l'empereur du Japon un message d'amitié du président américain Franklin Pierce. En fait d'amitié, il s'agit d'une injonction à se soumettre.

Les Japonais, qui s'étaient jusque-là tenus à l'écart des affaires du monde, se laisseront-ils assujettir comme, avant eux, les Chinois et la plupart des autres peuples d'Asie ?...

Un message d'amitié en forme de menace

Le commodore (capitaine de vaisseau commissionné) s'inquiète auprès du gouvernement japonais des mauvais traitements qu'ont eu à subir des marins américains naufragés sur les îles japonaises.

Ses quatre «bateaux noirs», ainsi surnommés parce qu'ils utilisent du charbon et crachent de la fumée, provoquent un grand émoi chez les Japonais. Ces derniers prennent conscience de leur retard sur les «Barbares» d'Occident.

Il faut dire que l'archipel est soumis depuis 1603 aux shôguns de la famille Tokugawa. Ces maires du palais ont relégué l'empereur, le tenno (ou taino), dans un rôle religieux et honorifique. Ils ont dompté les grands seigneurs féodaux, les daimyo. Ils ont fermé l'archipel aux influences étrangères, avec interdiction quasi-générale d'entrer ou de sortir du pays... Aussi les Japonais mesurent-ils mal les changements techniques et intellectuels qui se sont produits dans le monde et en particulier en Occident au cours des 250 dernières années.

Lors d'une seconde visite, le 13 février 1854, le commodore Perry commande sept navires de guerre, dont quatre à vapeur. Il se fait menaçant et exige du shôgun qu'il ouvre les ports japonais aux navires de commerce et aux baleiniers américains.

Le shôgun s'incline et ses représentants signent un traité le 31 mars 1854 à Kanagawa par lequel ils garantissent le rapatriement des éventuels naufragés. Ils consentent aussi à ouvrir les ports de Shimoda et Hakodaté aux navires de commerce battant pavillon américain. Ils offrent enfin aux États-Unis un statut de faveur et accueillent en 1856 un premier consul américain, Townsend Harris.

Dans les années suivantes, le Royaume-Uni et les principales puissances européennes réclament et obtiennent des privilèges équivalents.

Les Japonais les plus lucides comprennent qu'ils doivent adopter rapidement les principes et les techniques des Occidentaux s'ils ne veulent pas être colonisés comme leur voisin chinois. D'autres préfèrent s'en prendre directement aux Occidentaux et se laissent entraîner à de sanglantes émeutes.

C'est le début d'un long conflit entre les réformistes et les conservateurs, ces derniers étant conduits par le shôgun. Il se termine en 1867 par la victoire des premiers et le renvoi du shôgun.

Le jeune empereur Mutsuhito (15 ans) prend lui-même le pouvoir et entreprend à marches forcées de réformer le Japon. Il va en faire le premier pays industriel non occidental.
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MessageSujet: 9 juillet 1762 : Avènement de Catherine II   Sam 9 Juil - 20:54



9 juillet 1762 : Avènement de Catherine II

Le 9 juillet 1762, trois régiments de la garde du tsar Pierre III se révoltent contre leur maître et prêtent serment de fidélité à son épouse, Catherine, « pour la défense de la foi orthodoxe et pour la gloire de la Russie ». Leur révolte est animée par le propre amant de la reine, Grégoire Orlov (ou Grigori Orloff).

Le tsar abdique dès le lendemain. Il meurt une semaine plus tard dans sa retraite, sans doute tué par l'un des frères Orlov dans une querelle d'ivrognes. Ainsi débute le règne immense de Catherine II la Grande.

Un grand « homme d'État »

La nouvelle impératrice est née à Stettin, en Prusse, le 2 mai 1729, sous le nom de Sophie Augusta d'Anhalt-Zerbst. Princesse allemande d'extraction modeste, elle a été fiancée au grand-duc Pierre de Holstein-Gottorp, neveu de la tsarine Élisabeth et petit-fils de Pierre le Grand.

Elle acquiert une culture d'autodidacte très étendue et se révélera plus tard étonnamment préparée à ses responsabilités. Elle lit Tacite, Machiavel, Montesquieu dans le texte et n'hésitera pas à racheter en viager la bibliothèque de Diderot.

Pierre monte sur le trône à la mort de la tsarine Élisabeth, le 5 janvier 1762, et prend le nom de Pierre III. Il n'a rien de plus pressé que de se retirer de l'alliance avec la France et l'Autriche contre la Prusse, sauvant son héros, Frédéric II, d'une situation désespérée. Il restitue à la Prusse la Poméranie et la Prusse-orientale.

Le bruit court enfin que le nouveau tsar se prépare à abolir le servage. C'est à ce moment-là que Catherine, profitant du mécontentement de la noblesse, s'empare du pouvoir avec la complicité de son amant.

Puis, par le traité de Saint-Pétersbourg du 25 juillet 1772, elle s'entend avec le roi de Prusse Frédéric II et l'archiduchesse d'Autriche Marie-Thérèse pour enlever à la Pologne un tiers de son territoire.

Les trois larrons - Russie, Prusse, Autriche - s'allient non seulement contre la Pologne mais aussi contre la Turquie. C'est ainsi qu'en 1774, le nouveau favori de la tsarine, Grégoire (Grigori) Potemkine (35 ans) conquiert d'immenses territoires au dépens du sultan.

Les affaires intérieures

Catherine poursuit l'aménagement de Saint-Pétersbourg, la capitale baroque inaugurée par Pierre 1er le Grand à l'embouchure de la Néva, sur la mer Baltique. Elle y attire des architectes et des artistes occidentaux. C'est ainsi que le sculpteur Falconet érige la statue de Pierre le Grand sur la place du Sénat en 1782.

Les idées sociales de Catherine ne sont pas précisément celles des philosophes des Lumières. Mais, par opportunisme politique, elle vénère ces hommes influents dans ses salons et sur son écritoire.

Elle correspond avec d'Alembert, Diderot, Voltaire, Grimm, Helvétius et Kant qui la tiennent pour un « despote éclairé », à l'égal de ses contemporains Frédéric II, roi de Prusse, et Joseph II, archiduc d'Autriche... Despote, elle l'est sans aucun doute, éclairé, cela se discute ! Voltaire, flatteur, l'appelle la « Sémiramis du Nord » (Sémiramis est une reine légendaire de Babylone).

Les terres d'Église sont sécularisées en 1764, y compris leurs deux millions de serfs, ce qui permet à l'impératrice, les jours de fête, de faire de généreuses donations de terres (et de serfs) à ses protégés !

Sous l'impulsion de Potemkine, des villes nouvelles voient le jour dans les marches d'Ukraine (Odessa, Kherson, Nikolaïev, Taganrog, Mariupol - aujourd'hui Pavlovsk).

Pour encourager la noblesse à s'intéresser à ses propriétés souvent négligées, la tsarine ne craint pas de limiter les quelques droits qu'ont encore les serfs. Malgré ou à cause des révoltes paysannes, Catherine II ne voit pas d'inconvénient à renforcer le servage en Russie. En 1785, elle l'étend même à l'Ukraine, terre traditionnelle de liberté.

Un bilan imposant

Sous le règne de Catherine II, la surface de la Russie s'agrandit d'un tiers et le pays, jusque-là très marqué par son caractère slave et orthodoxe, absorbe des populations très diverses, y compris des musulmans qui parlent turc ou mongol. Catherine II ajoute à la diversité ethnique en faisant venir des paysans allemands pour mettre en valeur les bords de la Volga (persécutés et déportés à l'époque de Staline, ces colons reflueront en masse en Allemagne à la fin du XXe siècle.

La tsarine meurt après 34 ans de pouvoir absolu, en 1796, non sans s'inquiéter de la Révolution française où elle voit « un repaire de brigands ».

Son fils Paul Ier lui succède. Le jeune homme a une personnalité fantasque et sa mère, consciente de ses carences, a tenté plus d'une fois de le priver du trône.

Devenu tsar, il se révèle imprévisible et se fait rapidement beaucoup d'ennemis. Alors qu'il vient de fonder la Ligue des Neutres avec les Scandinaves pour contrer l'influence maritime britannique, il est opportunément étranglé.
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MessageSujet: 10 juillet 1940 : Pleins pouvoirs au Maréchal Pétain   Dim 10 Juil - 20:54



10 juillet 1940 : Pleins pouvoirs au Maréchal Pétain

Le 10 juillet, l'Assemblée nationale, qui réunit le Sénat et la Chambre des députés, tient une séance exceptionnelle dans le casino de la ville d'eaux de Vichy. Sur les 649 parlementaires présents, 569 votent les pleins pouvoirs au maréchal Philippe Pétain. Parmi eux 283 de droite et 286 de gauche. 80 parlementaires s'y opposent, dont 73 de gauche conduits par l'ancien président du Conseil Léon Blum. C'est la fin de la IIIe République et le début de ce qu'on appelle le « régime de Vichy ». Notons que les députés sont ceux qui ont été élus le 3 mai 1936 sous les couleurs du Front Populaire (à l'exclusion des communistes, exclus à la suite du pacte germano-soviétique).

Pierre Laval, vice-président du Conseil, s'est chargé de lire devant les parlementaires la lettre du maréchal demandant les pleins pouvoirs en vue de préparer une nouvelle Constitution. Pétain lui-même a veillé à ne pas se présenter devant « ces gens-là » qu'il méprise.

Sitôt le vote acquis, la Chambre est dissoute et le nouveau chef de l'État, outrepassant la mission qui lui a été confiée, s'arroge les pleins pouvoirs. Il entame à 84 ans une carrière de dictateur. Le Maréchal fait très vite l'objet d'un véritable culte de la personnalité et beaucoup de sommités de droite comme de gauche se retrouvent aux côtés du vainqueur de Verdun avec l'espoir de régénérer le pays grâce à une « Révolution nationale ».
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MessageSujet: 11 juillet 711 : Les musulmans s'emparent de l'Espagne   Lun 11 Juil - 20:54



11 juillet 711 : Les musulmans s'emparent de l'Espagne

Le 11 juillet 711, les disciples de Mahomet défont les troupes de Rodrigue, le roi wisigoth qui règne sur l'Espagne chrétienne.

Si modeste qu'elle soit, cette bataille de Guadalete va livrer aux musulmans la plus grande partie de la péninsule ibérique pour près de sept siècles.

Fin du royaume wisigoth

Les Wisigoths, une tribu germanique venue d'au-delà du Rhin trois siècles plus tôt, avaient d'abord créé un royaume autour de Toulouse. Ils en avaient été chassés par Clovis et ses Francs et s'étaient dès lors repliés sur la péninsule espagnole. Au fil du temps, ils avaient fait de la péninsule un royaume chrétien relativement prospère.

Mais voilà qu'à l'aube du VIIIe siècle, Wittiza, un roi wisigoth, est démis de ses fonctions. De dépit, il appelle à l'aide un seigneur musulman du Maghreb, l'émir de Tanger Mousa ibn-Nocair. La chose est moins surprenante qu'il y paraît car les chrétiens d'Occident ont encore à cette époque une notion très floue de l'islam et le voient plutôt comme une secte chrétienne que comme une religion rivale.

Mousa ibn-Nocair ne se fait pas prier et envoie à son nouvel ami un corps d'armée commandé par un jeune chef berbère fraîchement converti, Tarik ibn Zyad.

C'est ainsi qu'en avril 711, 6000 guerriers débarquent en Espagne. Ce sont essentiellement des Berbères mais aussi des Arabes et des Syriens, musulmans mais aussi chrétiens ou juifs. Le lieu du débarquement est un rocher qui prendra le nom de Gibraltar (d'après l'arabe « djebel al Tarik », la montagne de Tarik). Tirant parti de l'impopularité des Wisigoths et faisant peu de cas de Wittiza, les musulmans s'emparent sans difficulté d'Algésiras et s'avancent vers Cordoue et l'intérieur des terres. Ils se heurtent bientôt à l'armée du roi Rodrigue.

La rencontre est dite bataille de Wadi Lakka par les chroniqueurs arabes et bataille de Guadalete par les historiens espagnols. Mais l'incertitude plane sur sa localisation exacte. Soit sur les rives du Guadalete, un fleuve qui se jette dans la baie de Cadix, soit sur celles du fleuve Guadarranque, soit encore sur les bords de la lagune La janda, traversée par la rivière Barbate.

Bien que les Wisigoths soient très supérieurs en nombre aux envahisseurs, la victoire revient à ces derniers suite à la trahison des deux frères de Wittiza. Le roi Rodrigue périt dans l'affrontement.

Tarik n'a plus beaucoup de mal à s'emparer des villes méridionales, à commencer par Séville, qui est détruite faute d'avoir accepté de se rendre. Instruites par cet exemple, les autres villes, comme Cordoue et Grenade, capitulent sans se faire prier. Les habitants chrétiens et juifs ont la vie sauve, conservent leurs biens, leurs lois et leur foi, mais sont soumis à un impôt supplémentaire en leur qualité de dhimmis (« protégés »)...

Il est rapidement rejoint par l'émir Mousa, désireux de s'approprier le festin. Les vainqueurs soumettent rapidement la plus grande partie de l'Espagne. En quelques années, la résistance wisigothe est balayée. Elle ne subsiste que dans quelques vallées isolées de la chaîne cantabrique, à l'extrême nord de la péninsule.

Les envahisseurs, dans la foulée, traversent les Pyrénées etr occupent la Narbonnaise. Mais ils se heurtent à Toulouse au duc d'Aquitaine. La victoire de ce dernier redonne courage aux Wisigoths réfugiés dans la chaîne cantabrique. Leur chef Pélage bat les musulmans à Covadonga, près d'Oviedo. Cette bataille symbolisera beaucoup plus tard le début de la reconquête de la péninsule par les chrétiens (la « Reconquista »).

Une pause dans l'avancée de l'islam

Après leur occupation de l'Espagne et leur incursion en Gaule en 732 (bataille de Poitiers), les musulmans marquent une pause dans leurs conquêtes en Occident comme en Orient où leurs offensives se brisent à deux reprises sur les murailles de Constantinople, la prestigieuse capitale de l'empire byzantin, en 673-677 et 717.

Leur progression reprend vers l'Asie centrale deux siècles plus tard, à l'initiative des Turcs et non plus des Arabes.
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MessageSujet: 12 juillet 1790 : Une Constitution civile pour le clergé   Mar 12 Juil - 20:55



12 juillet 1790 : Une Constitution civile pour le clergé

Le 12 juillet 1790, à Paris, l'Assemblée constituante adopte la « Constitution civile du clergé ». Ce décret va causer la ruine de la Révolution démocratique inaugurée un an plus tôt.

Une réforme unilatérale

Le 2 novembre 1789, les députés français ont voté la nationalisation des biens de l'Église. Ils ont par ailleurs dissous les ordres religieux contemplatifs le 13 février 1790, tout en ménageant les religieux qui s'occupent d'enseignement ou d'oeuvres caritatives. Évidemment, ils ont mis en oeuvre ces réformes sans en référer au pape.

Dans la foulée, les députés veulent mettre l'Église de France en harmonie avec les nouvelles institutions nationales. Pétris de bonnes intentions, ils veulent en particulier assurer aux curés et aux évêques un revenu régulier en compensation des biens dont ils ont été privés. C'est ainsi qu'un «comité ecclésiastique» rédige la Constitution civile du Clergé et la soumet à l'Assemblée. Le document abroge le concordat conclu en 1516 entre le roi François 1er et les représentants du pape sans en référer à ce dernier.

– La carte religieuse est calquée sur la carte administrative avec un diocèse par département (83 au total) au lieu de 135 précédemment, aux contours parfois extravagants.

– L'État s'engage à appointer les évêques et les curés. Il fixe des niveaux de traitements d'ailleurs tout à fait convenables. 50 000 livres pour l'évêque métropolitain de Paris, 20 000 livres pour les autres évêques, 1 200 à 6 000 livres pour les curés.

– Plus ennuyeux, les évêques et les curés doivent être désignés par les électeurs de leur paroisse ou de leur diocèse, que ces électeurs soient catholiques, athées, protestants ou encore voltairiens... Le pape n'a plus d'avis à donner sur ces nominations (il est vrai que les souverains de l'Ancien Régime avaient déjà pris l'habitude de s'arroger le choix des évêques au détriment du souverain pontife).

– Les curés et les évêques sont invités à prêter« en présence des officiers municipaux, du peuple et du clergé, le serment d'être fidèle à la nation, à la loi et au roi, et de maintenir de tout son pouvoir la constitution ».

C'est le triomphe du gallicanisme, un courant de pensée vivace dans la haute société française depuis...Philippe le Bel. Attention toutefois à ne pas le confondre avec le principe de séparation des Églises et de l'État : selon les gallicans, il revient à l'État de prendre en charge l'organisation de la religion tandis que le principe de séparation implique de l'État qu'il ne s'occupe plus d'affaires religieuses.

À propos de la Constitution civile du clergé, Monseigneur Boisgelin, archevêque d'Aix, note judicieusement : « Jésus-Christ a donné mission aux apôtres et à leurs successeurs pour le salut des fidèles ; il ne l'a confiée ni aux magistrats ni au roi » (*).

Premiers déchirements

Qu'importe ! Deux jours plus tard, le 14 juillet 1790, les Français et la famille royale célébrent ensemble la Fête de la Fédération. La Révolution semble close et la monarchie constitutionnelle bien installée.

C'est sans compter sans les divergences religieuses consécutives à la Constitution civile du clergé. Après avoir beaucoup hésité, le roi Louis XVI sanctionne (c'est-à-dire approuve) le 22 juillet 1790 la Constitution civile du clergé.


Le lendemain, soit un jour trop tard, le roi reçoit l'avis négatif du pape Pie VI. Ce dernier, opposé à l'élection des curés et des évêques par les fidèles, condamne en bloc la Constitution civile du clergé. Par la suite, lorsque des évêques élus conformément à la Constitution civile solliciteront son investiture, il la leur refusera, les plaçant devant l'obligation de choisir entre Rome et la Révolution.

Voyant cela, l'Assemblée exige du clergé, le 27 novembre 1790, un serment de fidélité à la Constitution civile du clergé... La moitié des curés et tous les évêques sauf 4 (dont Talleyrand et Loménie de Brienne) s'y refusent ! C'est la rupture entre les catholiques et la Révolution. Les ecclésiastiques qui prêtent serment sont appelés jureurs, assermentés ou constitutionnels ; les autres insermentés,non-jureurs ou réfractaires.

La rupture est consommée le 13 avril 1791 avec un bref du pape (un décret) qui déclare la Constitution civile du clergé « hérétique et schismatique » ! Le roi Louis XVI, très pieux, est dès lors confronté à un dilemme qui va le conduire à la fuite à Varennes.
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MessageSujet: 13 juillet 1870 : La dépêche d'Ems   Mer 13 Juil - 20:54



13 juillet 1870 : La dépêche d'Ems

Le 13 juillet 1870, une dépêche habilement caviardée par Bismarck soulève une tempête dans l'opinion française comme dans l'opinion allemande. Des deux côtés du Rhin, on en appelle à la guerre contre le voisin. C'est le début d'un terrible enchaînement qui va changer la face de l'Europe, jusque-là insouciante et prospère.

Le spectre de Charles Quint

L'affaire a commencé en septembre 1868, quand la reine d'Espagne Isabelle II (38 ans) a renoncé au trône pour demeurer auprès de son dernier amant !

Le chancelier prussien Otto von Bismarck songe à mettre à sa place le prince Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen. Émotion à Paris.

Le ministre de la Guerre, le maréchal Leboeuf, assure que l'armée française, «admirable, disciplinée, exercée, vaillante», est prête à toutes les éventualités. La perspective de la guerre s'insinue dans les esprits.

Le roi de Prusse Guillaume 1er, à ce moment-là, fait une cure à Ems, une ville d'eau proche de Coblence et du Rhin.

Discrètement, il tente de faire renoncer Léopold à sa candidature : heureuse surprise, le 12 juillet, le père de Léopold télégraphie à l'ambassadeur espagnol que son fils retire sa candidature.

La modération de Guillaume 1er et de Napoléon III semblent l'avoir emporté.

Mais voilà que le duc de Gramont, ministre des Affaires étrangères, demande à son ambassadeur d'exiger du roi Guillaume 1er l'assurance en bonne et due forme qu'il s'associe à la renonciation du prince de Hohenzollern...

La téméraire manoeuvre de Bismarck

Le 13 juillet 1870, l'ambassadeur Benedetti rencontre le roi Guillaume 1er sur sa promenade des sources à Ems. Un peu plus tard, Guillaume reçoit une lettre du prince de Hohenzollern confirmant le retrait de sa candidature. Il envoie aussitôt son aide de camp de service en informer l'ambassadeur. Et l'aide de camp de préciser à l'ambassadeur : «Par là, Sa Majesté considère l'affaire comme liquidée»...

À Berlin, Bismarck dîne ce soir-là avec son chef d'état-major von Moltke et son ministre de la Guerre Roon. Arrive un télégramme d'Ems qui raconte en termes neutres l'entrevue du matin entre le roi et l'ambassadeur, la lettre du prince de Hohenzollern et la visite de l'aide de camp à Benedetti.

Le chancelier, d'abord décu, se ressaisit et rédige un résumé à sa manière du télégramme sans rien retrancher ni ajouter :

«Ems, 13 juillet 1870. Après que les nouvelles de la renonciation du prince-héritier de Hohenzollern eussent été communiquées au gouvernement impérial français par le gouvernement royal espagnol, l'ambassadeur de France a exigé encore de Sa Majesté, à Ems, l'autorisation de télégraphier à Paris que Sa Majesté le roi s'engageait pour tout l'avenir à ne plus jamais donner son autorisation, si les Hohenzollern devaient à nouveau poser leur candidature.
Là-dessus, Sa Majesté le roi a refusé de recevoir encore une fois l'ambassadeur et lui a fait dire par l'aide de camp de service que Sa Majesté n'avait plus rien à communiquer à l'ambassadeur».

Tout y est mais en des termes proprement humiliants pour la France comme pour l'opinion publique allemande. Le soir même, la dépêche est distribuée dans les rues de Berlin. Le tollé est immédiat. «Comment ose-t-on traiter notre roi !»

À Paris, le Conseil des ministres se réunit d'urgence. Le soir même, le ministre de la Guerre rappelle les réservistes. Le lendemain, Guillaume 1er signe un décret de mobilisation. Le 19 juillet enfin, la France déclare officiellement la guerre à la Prusse...
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MessageSujet: 14 juillet 1790 : Fête de la Fédération   Jeu 14 Juil - 20:54



14 juillet 1790 : Fête de la Fédération

Le 14 juillet 1790, à Paris, les Français commémorent en grande pompe le premier anniversaire de la prise de la Bastille. La Fête nationale du 14 juillet perpétue le souvenir de cette fête, qui, elle-même, commémorait la prise de la Bastille.

Pour des motifs divers, chacun dans le pays est désireux de clore la Révolution entamée de façon pacifique avec l'ouverture des états généraux. Les députés, qui se sont depuis lors érigés en assemblée nationale constituante, ont beaucoup légiféré, modernisé les structures administratives et mis sur pied un projet de monarchie constitutionnelle.

Le roi Louis XVI, son épouse Marie-Antoinette et la cour s'en accommodent contraints et forcés. Il s'agit de célébrer ce grand moment d'unité retrouvée.

L'union nationale

Des fêtes civiques spontanées organisées çà et là dans les départements ont inspiré l'idée de cette grande fête d'union nationale aux députés de l'Assemblée constituante et au marquis de La Fayette, homme de confiance du roi.

Les députés et les délégués de tous les départements, les «Fédérés» forment un immense cortège qui traverse la Seine et gagne la vaste esplanade du Champ-de-Mars.

Dans les tribunes, sur les côtés de l'esplanade, on compte 260.000 Parisiens auxquels s'ajoutent une centaine de milliers de fédérés, rangés sous les bannières de leur département.

La tribune royale est située à une extrémité du Champ-de-Mars, sous une haute tente. À l'autre extrémité, un arc de triomphe. Au centre de l'esplanade, Talleyrand, évêque d'Autun (qui ne se cache pas d'être athée), célèbre la messe sur l'autel de la patrie, entouré de 300 prêtres en surplis de cérémonie.

Ensuite vient la prestation de serment. La Fayette, commandant de la garde nationale, prononce celui-ci le premier, au nom des gardes nationales fédérées : «Nous jurons de rester à jamais fidèles à la nation, à la loi et au roi, de maintenir de tout notre pouvoir la Constitution décrétée par l'Assemblée nationale et acceptée par le roi et de protéger conformément aux lois la sûreté des personnes et des propriétés, la circulation des grains et des subsistances dans l'intérieur du royaume, la prescription des contributions publiques sous quelque forme qu'elle existe, et de demeurer unis à tous les Français par les liens indissolubles de la fraternité».

Après La Fayette, c'est au tour du président de l'Assemblée de prêter serment au nom des députés et des électeurs.

Enfin, le roi prête à son tour serment de fidélité aux lois nouvelles : «Moi, roi des Français, je jure d'employer le pouvoir qui m'est délégué par la loi constitutionnelle de l'État, à maintenir la Constitution décrétée par l'Assemblée nationale et acceptée par moi et à faire exécuter les lois». La reine, se levant et montrant le Dauphin : «Voilà mon fils, il s'unit, ainsi que moi, aux mêmes sentiments».

Malgré la pluie qui clôture la journée, le public retourne ravi dans ses foyers.
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MessageSujet: 15 juillet 1410 : Les Teutoniques défaits à Tannenberg   Ven 15 Juil - 20:54



15 juillet 1410 : Les Teutoniques défaits à Tannenberg

Le 15 juillet 1410, à Tannenberg, une localité de Prusse orientale (aujourd'hui Grunwald, en Pologne), les redoutables Chevaliers Teutoniques sont écrasés par une coalition de Polonais et de Lituaniens.

Un Ordre conquérant

L'ordre Teutonique a été fondé par des chevaliers allemands en 1198 en Terre sainte. Ses moines-soldats sont reconnaissables à leur grand manteau blanc orné d'une croix noire.

En 1226, il est recruté par le duc polonais Conrad de Mazovie, dont les terres viennent d'être envahies par un peuple encore païen des bords de la mer Baltique, les «Pruzzen» ou «Borussiens».

Les moines-soldats accomplissent leur mission avec une extrême brutalité, en exterminant plutôt qu'en convertissant les populations borussiennes et en implantant des colons allemands qui ne tardent pas à adopter le nom de leurs prédécesseurs. C'est ainsi que la région prend le nom de Prusse. Cette colonisation militaire participe au «Drang nach Osten».

Les moines-soldats essuient toutefois un premier échec sur les glaces du lac Peïpous, à la limite de l'Estonie actuelle, face à l'armée du prince russe Alexandre Nevski. Ils ne tenteront pas de pousser plus avant la colonisation allemande.

Puissance et décadence

Quand les derniers croisés évacuent la Terre sainte en 1291, le grand maître de l'ordre Teutonique quitte Acre, en Palestine, pour la forteresse de Marienburg, en Prusse, dont il fait en 1309 sa capitale. L'ordre Teutonique s'affirme comme une grande puissance séculière, rivale de la Pologne et de la Lituanie voisines. Il est placé sous l'autorité du grand maître, un personnage richissime et prestigieux, désigné à vie, avec rang de prince d'Empire.

En Prusse même, dans les terres administrées par l'ordre, les Allemands de la noblesse comme de la bourgeoisie supportent mal la tutelle des chevaliers Teutoniques et n'hésitent pas à prendre parti pour le roi de Pologne et le grand-duc de Lituanie dans leurs querelles avec l'ordre.

Le roi de Pologne Ladislas II Jagellon combat à son tour l'ordre Teutonique. Après sa magistrale victoire de Tannenberg, il lui impose le traité de Thorn (aujourd'hui Torun, en Pologne). Un demi-siècle plus tard, à nouveau vaincus par les Polonais, les chevaliers Teutoniques ne conservent plus que la Prusse orientale sous la suzeraineté du roi de Pologne.
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ephemeride
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