Duché de Montmirail

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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 4 juin 1783 : Premier vol d'une montgolfière   Lun 4 Juin - 20:54



4 juin 1783 : Premier vol d'une montgolfière

Le 4 juin 1783 s'envole la première montgolfière (sans passager à bord).

À Annonay, les frères Montgolfier réussissent pour la première fois à faire voler un objet fabriqué de main d'homme.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 5 juin 1862 : La France s'implante en Indochine   Mar 5 Juin - 20:54



5 juin 1862 : La France s'implante en Indochine

Le 5 juin 1862, par le traité de Saigon, l'empereur du Vietnam Tu Duc cède la Cochinchine à la France.

Il officialise ainsi la présence française en Indochine.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 6 juin 1982 : Israël déclenche la guerre du Liban    Mer 6 Juin - 20:54



6 juin 1982 : Israël déclenche la guerre du Liban

Après ses victoires sur ses voisins arabes lors des guerres des Six Jours et du Kippour, Israël doit admettre que la résistance palestinienne n'est pas morte, même si elle se manifeste de façon plus diffuse.

L'État hébreu croit pouvoir l'anéantir en attaquant le 6 juin 1982 le Liban, justement miné par des graves divisions internes liées à l'attitude à adopter face aux combattants palestiniens repliés dans le pays.

La guerre civile

Le 13 avril 1975, l'assassinat d'un garde du corps du phalangiste Pierre Gemayel, fondateur de milices maronites dans les années 1930, met le feu aux poudres. En représailles, les phalangistes massacrent des Palestiniens dans un bus. Une véritable guerre civile commence, dans ce pays qui avait été considéré pendant des années comme un modèle de cohabitation entre une myriade de communautés religieuses (chiites, sunnites, druzes, grecs orthodoxes, maronites...).

Le gouvernement israélien de Menahem Begin voit dans la quasi-implosion du Liban une occasion d'en finir avec les combattants palestiniens qui y ont trouvé refuge. C'est ainsi que le 6 juin 1982, 60 000 soldats de Tsahal franchissent la frontière libanaise.

L'opération « Paix pour la Galilée », conçue et orchestrée par le général Ariel Sharon, ministre de la Défense et futur premier ministre, est officiellement motivée par le désir de neutraliser les batteries de l'OLP qui pilonnent de temps à autre le nord d'Israël.

L'armée israélienne se lance en fait dans une véritable invasion du Liban. En quelques jours, elle balaie l'armée nationale libanaise et détruit les bases de missiles soviétiques installées par les Syriens à l'est du pays. Elle arrive aux portes de Beyrouth.

Le 1er août, l'assaut est donné à la capitale, avec l'appui de l'aviation et des chars. Sharon veut déloger l'OLP des camps palestiniens installés à Beyrouth-Ouest, la partie musulmane de la ville. L'OLP et ses quelque 15 000 combattants sont contraints de quitter le Liban. Ses dirigeants, Yasser Arafat en tête, se replient sur Tunis le 30 août 1982.

Mais l'État hébreu n'a pas de motif de triompher. Le départ des Palestiniens est contrebalancé par l'activisme du Hezbollah chiite guidé par son secrétaire général Hassan Nasrallah.

À nouveau les massacres

Le 14 septembre 1982, trois semaines après son élection, le président Béchir Gemayel est assassiné par des opposants. Israël rompt alors le cessez-le-feu obtenu par les États-Unis et étend l'occupation de Beyrouth.

Tsahal laisse les phalangistes pénétrer dans les camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila. Ceux-ci avaient reçu du président Gemayel mission d'arrêter les militants palestiniens cachés dans les camps et de détruire leurs habitations. Mais sitôt connu l'assassinat du président, ils se déchaînent contre les réfugiés. Des centaines de personnes sont massacrées du 16 au 18 septembre.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 7 juin 1788 : «Journée des tuiles» à Grenoble   Jeu 7 Juin - 20:54



7 juin 1788 : «Journée des tuiles» à Grenoble

Le 7 juin 1788, les habitants de Grenoble, dans les Alpes, défient les troupes du roi. Juchés sur les toits de leurs maisons, ils jettent des tuiles sur les soldats qui avaient reçu l'ordre de disperser les parlementaires de la province. C'est le prémice de la Révolution française.

La réforme impossible

À son avènement, en 1774, le roi Louis XVI avait choisi un ministre des finances compétent, Turgot, pour faire face à la crise financière et réformer l'État. Mais dès le 12 mai 1776, le roi se sépare de son ministre et annule ses réformes sous la pression des privilégiés et de la Cour.

Les privilégiés (essentiellement les parlementaires et la haute aristocratie) rejettent tout changement. Ils dénoncent dans la volonté de réforme du roi une manifestation de tyrannie.

D'année en année, la situation empire. Dans l'obligation de combler au plus vite le déficit des finances, le roi demande aux parlementaires d'enregistrer un édit établissant un emprunt de 420 millions de livres. Faute de leur accord, il impose l'enregistrement le 19 novembre 1787 par la procédure exceptionnelle d'un «lit de justice».

La machine s'emballe

Le 8 mai 1788, le garde des sceaux Chrétien-François Lamoignon réforme hardiment la justice et enlève son droit de remontrance au Parlement de Paris. Celui-ci entre aussitôt en rébellion. Il publie une «déclaration des droits de la Nation». La colère gagne tout le pays. Cette colère est particulièrement vive dans le Dauphiné, au coeur des Alpes, où l'activité industrielle a engendré une bourgeoisie dynamique.

Le Parlement de Grenoble ayant protesté contre les édits de Lamoignon, il est mis en vacances mais se réunit néanmoins le 20 mai 1788 chez son président, Bérulle, lequel proclame que, si les édits de Lamoignon étaient maintenus, «le Parlement du Dauphiné se regarderait comme entièrement dégagé de sa fidélité envers son souverain».

Le 7 juin 1788, le lieutenant général de la province confie à des patrouilles de soldats des lettres de cachet à remettre aux parlementaires pour leur signifier un exil sur leurs terres. Mais le tocsin sonne. La population est rameutée par les auxiliaires de justice, particulièrement fâchés de perdre le Parlement qui est leur gagne-pain. Des Grenoblois s'emparent des portes de la ville. D'autres, montés sur les toits, jettent des tuiles et divers objets sur les soldats. Vers la fin de l'après-midi, les émeutiers, maîtres de la ville, réinstallent les parlementaires dans le palais de justice.

À l'initiative des avocats Barnave et Mounier, les représentants du Dauphiné, au nombre d'environ 540, se réunissent finalement le 21 juillet au château de Vizille. Ils appellent à refuser le paiement de l'impôt et demandent aux autres assemblées provinciales d'en faire autant. C'est la première manifestation de révolte contre l'autorité royale.

Louis XVI se résout donc le 8 août 1788 à convoquer les états généraux. Leur ouverture est fixée au 5 mai 1789.
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MessageSujet: 8 juin 1795 : Louis XVII meurt au Temple   Ven 8 Juin - 20:54



8 juin 1795 : Louis XVII meurt au Temple

Le 8 juin 1795, Louis XVII meurt à la prison du Temple, à Paris, dans l'anonymat et la détresse. Fin tragique d'un enfant né sous les plus heureux auspices.

Né dix ans plus tôt, le 27 mars 1785, Louis-Charles, fils cadet de Louis XVI et Marie-Antoinette, était devenu l'héritier du trône à la mort de son frère aîné, le 4 juin 1789.

Le 13 août 1792, après la chute de la royauté, il est enfermé avec ses parents, sa tante, Madame Elisabeth, et sa sœur aînée Marie-Thérèse, dite Madame Royale, dans l'enclos du Temple.

Le 21 janvier 1793, à la mort de Louis XVI, la reine Marie-Antoinette s’agenouille devant son fils devenu Louis XVII. Les grandes puissances européennes le reconnaissent comme tel.

Mais l'enfant du Temple n'a pas le loisir de jouir de son titre. Il est enlevé quelques mois plus tard à sa mère Marie-Antoinette et élevé à la dure, dans l'enceinte de la prison, par le cordonnier Simon et sa femme.

Lors d’une confrontation avec Marie-Antoinette, le 7 octobre 1793, la dernière fois qu’il verra sa mère, on le force à l’accuser d’attouchements. Ces fausses déclarations sont présentées au procès de Marie-Antoinette.

Après la chute de Robespierre et la fin de la gauche jacobine, les Conventionnels modérés songent à le remettre aux Autrichiens en échange de prisonniers français.

Paul Barras, président de la Convention thermidorienne qui a renversé Robespierre, rend visite à l'enfant dans sa prison. Il est trop tard pour envisager une libération. Au début de mai 1795, un médecin, Pierre Joseph Desault, le décrit "mourant, victime de la misère la plus abjecte, de l’abandon le plus complet, un être abruti par les traitements les plus cruels".

Marie-Thérèse Charlotte, dite Madame Royale, a plus de chance que son frère. Elle est livrée à l'Autriche le jour de ses 17 ans, le 19 décembre 1795, contre des prisonniers français. L'« Orpheline du Temple » se marie en 1799 avec son cousin, Louis d'Artois, duc d'Angoulême.

Le coeur momifié de Louis XVII ayant été par miracle conservé, grâce au médecin légiste Philippe-Jean Pelletan qui l'avait examiné, des experts ont pu l'authentifier en comparant son ADN à celui de la reine Marie-Antoinette. Les conclusions de leurs recherches ont été présentés à la presse le 19 avril 2000 et exposées dans un livre de l'historien Philippe Delorme, Louis XVII, la vérité.

Depuis le 8 juin 2004, le coeur de l'enfant royal repose dans l'ancienne nécropole royale de Saint-Denis.
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MessageSujet: 9 juin 1885 : Le Viêt-nam devient français   Sam 9 Juin - 20:54



9 juin 1885 : Le Viêt-nam devient français

Le 9 juin 1885, la Chine renonce à ses droits sur l'empire du Viêt-nam par le traité de Tien-Tsin (aujourd'hui Tianjin).

Ce « traité de paix, d'amitié et de commerce » met fin à la guerre franco-chinoise de 1881 à 1885. Deux ans plus tard, la France constituera l'Indochine en réunissant ses colonies et protectorats de l'Annam, du Tonkin, de la Cochinchine, du Laos et du Cambodge.

Deux ans plus tôt, par le traité de Hué du 25 août 1883, la France de Jules Ferry avait imposé son protectorat à l'empereur du Viêt-nam mais la Chine voisine avait contesté ce traité. Ses troupes irrégulières présentes au Tonkin, les "Pavillons noirs", n'avaient dès lors cessé de mener la vie dure aux troupes françaises.
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MessageSujet: 10 juin 1837 : Le palais de Versailles retrouve sa splendeur   Dim 10 Juin - 20:54



10 juin 1837 : Le palais de Versailles retrouve sa splendeur

Le palais de Versailles retrouve sa splendeur le 10 juin 1837. Ce jour-là, à l'occasion du mariage du prince héritier Ferdinand-Philippe d'Orléans, le roi Louis-Philippe Ier inaugure en son sein un Musée de l'Histoire de France. Au fronton des deux ailes du palais est gravée la formule : «À toutes les gloires de la France».

Le «roi-bourgeois» a formulé le projet de ce musée quatre ans plus tôt, dans un esprit d'oecuménisme, afin de rassembler les Français de toutes tendances politiques autour de leur Histoire commune...
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MessageSujet: 11 juin 1842 : François Guizot et Alexis Legrand bâtissent le réseau ferré français   Lun 11 Juin - 20:54



11 juin 1842 : François Guizot et Alexis Legrand bâtissent le réseau ferré français

Le 11 juin 1842, François Guizot, ministre du roi Louis-Philippe, promulgue une loi décisive sur les chemins de fer. Elle va dessiner le futur réseau ferré français et relancer l'investissement en remédiant à l'insuffisance de capitaux. Par cette loi, l'État promet en effet des monopoles avec des concessions à long terme aux compagnies privées qui voudront se lancer dans l'aventure.

Conçue en concertation avec l'ingénieur des Ponts et Chaussées Alexis Legrand, la loi projette aussi sept réseaux en étoile au départ de Paris, vers la Manche, l'Atlantique, les Pyrénées, la Méditerranée et le Rhin, ainsi que deux réseaux transversaux de la Méditerranée au Rhin et de l'Atlantique à la Méditerranée. Chaque réseau est déconnecté des autres car il ne s'agit pas que les compagnies privées puissent fusionner et se constituer en monopole !

Ce réseau centralisé, dit « étoile de Legrand », va déterminer l'aménagement du territoire national pour le siècle à venir. Il va être repris par les législateurs britanniques, avec un réseau en étoile autour de Londres, les Américains et les Allemands lui préférant un réseau multipolaire.

La mise en oeuvre de la loi Guizot va être retardée par les crises économiques et politiques et ne démarrera vraiment que sous le Second Empire, sous l'impulsion de Napoléon III qui a retenu de son exil antérieur les réussites anglaise...
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MessageSujet: 12 juin 1798 : Les chevaliers de Malte abandonnent la partie   Mar 12 Juin - 20:54



12 juin 1798 : Les chevaliers de Malte abandonnent la partie

En route pour l'Égypte, la flotte de Napoléon Bonaparte arrive en vue de La Valette, capitale de l'île de Malte, le 9 juin 1798.

Trois siècles plus tôt, l'île avait été confiée par Charles Quint aux Chevaliers de l'Ordre hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, dénommés ensuite de Rhodes puis de Malte.

Face aux Français, le grand-maître Ferdinand von Hompesch zu Bolheim aurait les moyens de tenir un long siège. Il peut qui plus est bénéficier de l'aide du roi de Naples. Au demeurant, les chevaliers en ont vu d'autres en trois siècles de présence sur l'île. Mais le coeur n'y est plus et la place rend les armes le 12 juin.

Bonaparte s'installe pour quelques jours à La Valette, édicte toutes sortes de dispositions révolutionnaires, puis poursuit sa croisière vers l'Égypte cependant qu'une garnison de 4.000 hommes demeure sur place pour défendre l'île.

Cela n'empêche pas la Royal Navy de faire une entrée triomphale dans le Grand Port le 4 septembre 1800 et, en 1814, par le premier traité de Paris, Londres obtient la cession de l'île de Malte et de sa petite voisine, l'île de Gozo.
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MessageSujet: 13 juin 1944 : Une fusée V1 dans la Tamise   Mer 13 Juin - 20:54



13 juin 1944 : Une fusée V1 dans la Tamise

Le 13 juin 1944, la première fusée V1 («Vergeltungswaffe» ou arme de la vengeance) s'écrase dans l'estuaire de la Tamise.

Les villes britanniques sont une nouvelle fois visées. Il ne s'agit plus comme en 1940, à l'occasion du «Blitz», d'attaques par des vagues de bombardiers. On a affaire cette fois à une arme nouvelle : la bombe volante.

Ultime défi

Longue de 7,90 mètres, avec une charge de 750 kilogrammes d'explosifs, la V1 est propulsée par un pulso-réacteur mais doit d'abord être catapultée à partir d'une puissante rampe de lancement.

La fusée quitte sa rampe à environ 250 km/h mais n'atteint sa pleine vitesse (650 km/h) qu'après que son piston de lancement se soit décroché de sous son ventre. Il arrive (assez rarement) que le piston ne se décroche pas et la fusée chute au bout de 500 mètres de vol.

Ces bombes volantes font leur apparition quelques jours après le débarquement allié du 6 juin en Normandie. C'est pour Hitler une ultime tentative de reprendre la main en terrorisant la population britannique avec des bombardements aveugles.

Les Allemands vont envoyer vers l'Angleterre jusqu'à 250 engins par jour à partir de plusieurs dizaines de rampes installées sur le littoral de la Manche. 70 s'écrasent sur Londres chaque jour, faisant au total, en trois mois, 6 000 tués chez les citadins.

L'aviation britannique éprouve les plus grandes difficultés à intercepter et détruire en vol ces engins.

Grâce à un résistant français, Michel Hollard, qui localise les 104 rampes de lancement, l'aviation britannique va pouvoir détruire celles-ci une à une et annihiler ainsi la menace. Les attaques de V1 sur l'Angleterre cessent le 1er septembre 1944.

Elles reprennent toutefois avec une intensité redoublée sur la Belgique, en voie de libération par les Alliés, du 21 décembre 1944 au 20 janvier 1945, à partir de rampes de lancement situées en territoire allemand.

En définitive, sur un total d'environ 20 000 engins V1 lancées de juin 1944 à janvier 1945, la moitié sont tombées sur les agglomérations d'Anvers et Liège, détruisant ainsi des milliers de maisons et de nombreuses vies.


Deuxième frappe

Entretemps, le 8 septembre 1944, de véritables fusées, plus puissantes et à plus long rayon d'action, ont fait leur apparition : les V2 (aussi appelées A4), avec une tonne d'explosifs chacune.

À la différence des V1, ces puissantes fusées à combustible et comburant liquide n'ont pas besoin de rampes de lancement massives et fixes.

Elles sont lancées depuis des installations mobiles légères, ce qui complique leur repérage.

Mais dès 1943, les Allemands ont mis en chantier près de Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais, un gigantesque bunker, surnommé la Coupole en raison de sa forme, en vue de stocker, préparer et lancer les V2 destinées à détruire Londres. Le débarquement allié ne leur laissera pas le temps de le mettre en service.

1100 V2 s'écrasent sur Londres jusqu'au 27 mars 1945. Bilan : 2 700 tués. D'autres V2 frappent également la Belgique, en parallèle avec les V1.


Naissance des fusées

Les V2 ont été mises au point dans le centre de recherches ultrasecret de Peenemünde, sur l'île d'Usedom, dans la mer Baltique, sous la direction d'un génial ingénieur, Wernher von Braun, alors âgé de tout juste 32 ans (il est né le 23 février 1912).

Von Braun a commencé son travail sur les fusées dès 1932 au centre expérimental de Kummersdorf.

Hitler le remarque et le nomme en 1936, à 24 ans, directeur du centre de Peenemünde dont il vient de décider la création. Le centre, qui va occuper jusqu'à 12 000 personnes, travaille d'abord sur la propulsion à réaction avant d'orienter ses recherches vers les fusées.


Vers la conquête de l'espace

Quand capitule l'Allemagne nazie, von Braun en est déjà à projeter des fusées intercontinentales capables de frapper les États-Unis. Il échappe aux Soviétiques et fuit jusqu'en Bavière, où il se rend aux Français. Ceux-ci le livrent aux Américains, trop heureux de leur bonne prise.

À l'image des autres savants allemands qui ont mis au point les V2, von Braun entre bon gré mal gré au service des vainqueurs. Il poursuit sans état d'âme ses travaux sur les V2 mais cette fois pour le compte de l'armée américaine.

En 1960, il passe à la NASA et va dès lors accomplir son rêve d'enfant : envoyer des hommes sur la lune ! C'est lui qui dirige en effet le programme Apollo qui va accomplir cet exploit.

Wernher Von Braun meurt dans la discrétion le 17 juin 1977 à Alexandria, en Virginie.

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MessageSujet: 14 juin 1873 : Schliemann découvre le Trésor de Priam   Jeu 14 Juin - 20:54



14 juin 1873 : Schliemann découvre le Trésor de Priam

Le 14 juin 1873, l'archéologue amateur Heinrich Schliemann et sa jeune femme découvrent un fabuleux trésor sur le site de la colline d'Hissarlik, en Turquie, qu'ils auront vite fait d'attribuer à Priam, le roi de Troie, selon Homère, l'auteur de L'Iliade.


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MessageSujet: 15 juin 1381 : Mort de Wat Tyler   Ven 15 Juin - 20:54



15 juin 1381 : Mort de Wat Tyler

Début juin 1381, les paysans anglais, avides de justice sociale, se révoltent. Un soldat du Kent dénommé Walter Tyler prend leur tête après qu'un collecteur d'impôts eut offensé sa fille. Londres est envahie et pillée après bien d'autres villes. Les prisonniers sont délivrés, des prisons et des monuments brûlés...

Mais le jeune roi Richard II joue d'astuce. Il rencontre Wat Tyler dans la prairie de Mile End le 14 juin 1381 et s'engage tout à la fois à affranchir les derniers serfs du royaume et accorder des hausses de salaires aux manouvriers. Il promet en sus une amnistie aux insurgés. Le lendemain cependant, des insurgés reprennent les pillages. Les représentants du roi proposent un nouveau rendez-vous à Wat Tyler pour s'en expliquer. Comme le chef rebelle se fait insolent, il est tué par le maire de Londres, Sir William Walworth.

La révolte va dès lors tourner court. Une dizaine de jours plus tard, l'ordre seigneurial est rétabli. John Ball, poète révolutionnaire, est lui-même exécuté à Saint Adams le 15 juillet 1381. Il est l'auteur du verset célèbre :

    When Adam delved and Eve span,
    Who was then the gentleman ?

    Quand Adam bêchait et Eve filait
    Qui était alors le gentilhomme ?
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MessageSujet: 16 juin 1963 : La première femme dans l'espace   Sam 16 Juin - 20:54



16 juin 1963 : La première femme dans l'espace

En 1961, après le vol réussi de Youri Gagarine, Sergueï Korolev, le responsable du programme spatial soviétique, décide d’envoyer une femme dans l’espace. Parmi 400 candidates, il sélectionne 5 femmes, dont Valentina, avec notamment les critères suivants : être parachutiste, avoir moins de 30 ans, faire moins d’1m70 et de 70 kilos. Issue d’un milieu prolétaire et fille d’un héros de la deuxième guerre mondiale (son père est mort à la guerre), Valentina est une candidate de choix ; elle est donc sélectionnée parmi les 5 candidates restantes par Nikita Khrouchtchev lui-même. Elle suit alors un entrainement intensif comprenant des vols sans gravité, des tests d’isolation, des sauts en parachute, des cours d’ingénierie et du pilotage.

Le 16 juin 1963, Vostok 6 décolle sans accrocs et Valentina devient, à 26 ans, la première femme dans l’espace. En 70 heures et 41 minutes, elle effectue 48 orbites autour de la Terre. Malgré les nausées et l’inconfort qu’elle ressent pendant la majeure partie du voyage, elle tient un carnet de voyage et prend des photos de l’horizon qui seront ensuite utilisées pour identifier des couches d’aérosols dans l’atmosphère. Le 19 juin, au retour, Valentina s’éjecte comme prévu ; se retrouvant au-dessus d’un lac, elle parvient cependant à le survoler en parachute et à atterrir sur la terre ferme.
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MessageSujet: 17 juin 1940 : Pétain demande l'armistice   Dim 17 Juin - 20:54



17 juin 1940 : Pétain demande l'armistice

Le 17 juin 1940, le maréchal Pétain demande aux Allemands quelles sont leurs conditions d'armistice.
À midi, il prononce à la radio une allocution mémorable :
« C'est le coeur serré que je vous dis aujourd'hui qu'il faut cesser le combat... »
Le même jour, le général de Gaulle prend l'avion pour Londres.
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MessageSujet: 18 juin 1812 : Les États-Unis en guerre contre les Anglais   Lun 18 Juin - 20:56



18 juin 1812 : Les États-Unis en guerre contre les Anglais

Pour la première fois de son Histoire, le Congrès des États-Unis vote une déclaration de guerre. L'ennemi n'est autre que l'ancienne puissance coloniale, l'Angleterre…

Cette guerre est connue sous les noms de guerre de 1812, de seconde guerre d’indépendance, et plus rarement, de guerre américano-britannique.

Le jeudi 18 juin 1812, le président des États-Unis James Madison déclare la guerre à la Grande-Bretagne au nom de la défense du principe de liberté des mers.

En réponse au blocus continental mis en place en 1806 par Napoléon, les Britanniques décidèrent dès 1807 d’imposer un embargo sur tous les ports de la France et de ses alliés. Le commerce international en fut profondément affecté et près de 900 bateaux américains furent capturés par les Britanniques, qui ne voulaient pas laisser le droit aux Américains de commercer avec la France.

Le 4 juin, les membres du Congrès votèrent en faveur de la guerre (79 pour ; 49 contre). Le 17 juin, le Sénat emboîta le pas au Congrès (19 votes pour ; 13 contre). Le président Madison signa la déclaration de guerre contre la Grande-Bretagne dès le lendemain.

Les combats se déroulèrent sur trois théâtres d’opérations : l’océan Atlantique, la région des Grands Lacs et les États du Sud. Au début de la guerre, les États-Unis tentèrent d’envahir les colonies britanniques nord-américaines, mais furent repoussés.

Lassés par cette guerre sans vrai enjeu, les diplomates signent la paix à Gand.

Le 24 décembre 1814, le traité de paix de Gand (en Belgique) met officiellement fin à la guerre et ne fait que restaurer les conditions d’avant-guerre.

On discute encore aujourd'hui sur les véritables raisons qui ont poussé les États-Unis à déclarer la guerre à l'Angleterre. Certains affirmant que l'invasion du Canada était le réel but de cette guerre, d'autres que le président Madison étant en perte de vitesse politiquement, a tenté de se renforcer en suivant l'idée du parti républicain qui souhaitait une scission plus marquée avec l'Angleterre contre l'avis du parti des fédéralistes.
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MessageSujet: 19 juin 1907 : La révolte viticole vire au drame   Mar 19 Juin - 20:55



19 juin 1907 : La révolte viticole vire au drame

Le 19 juin 1907, la crise de la viticulture languedocienne débouche sur un affrontement tragique entre les forces de l'ordre et les manifestants. C'est la révolte d'une France rurale qui s'accroche désespérément à ses traditions et à son horizon villageois.

Traditions mises à mal

Au milieu du XIXe siècle, les quatre départements français qui bordent le golfe du Lion se sont spécialisés dans la viticulture. Gard, Hérault, Aude et Pyrénées-Orientales ont su transformer leurs plaines arides en superbes vignobles.

Mais de 1900 à 1906, la production de vin du Languedoc grimpe de 16 à 21 millions d'hectolitres. La surproduction se solde par une mévente et une chute brutale des prix. Ceux-ci sont divisés par deux ou par trois en quelques années. C'est la ruine pour de nombreux Languedociens : petits viticulteurs qui n'arrivent pas à rembourser leurs dettes mais aussi négociants dont le sort est suspendu à celui de la viticulture.

Marcelin Albert à ArgeliersLes Languedociens réclament pour le moins l'abrogation de la loi de 1903 sur la « chaptalisation » et une surtaxe sur le sucre pour décourager les importations. Mais le Président du Conseil, l'inflexible Georges Clemenceau, ne veut rien entendre.

Marcelin Albert, cafetier et vigneron d'Argeliers, dans l'Aude, prend la tête de la révolte. Le 12 mai 1907, il avertit le gouvernement que si rien n'est fait avant le 10 juin, il décrétera la grève de l'impôt et appellera les municipalités à démissionner.

La veille de la date fatidique, Montpellier accueille pas moins de 600.000 manifestants. Du jamais vu !

Clemenceau en appelle au sentiment républicain des maires et, dans le même temps, envoie dans le Midi 27 régiments.

Du drame à la farce

Le drame survient à Narbonne, le 19 juin, où les soldats tirent sur la foule, faisant deux morts dont un adolescent. Le lendemain, nouveau drame face à une foule qui hurle sa haine : cinq morts.

À Agde, petite ville à l'embouchure de l'Hérault, 600 soldats du 17e régiment d'infanterie prennent connaissance de la tuerie de Narbonne. Ils se mutinent et gagnent Béziers où ils sont accueillis par une population en liesse.

Le dimanche 23 juin 1907, Marcelin Albert se présente de son propre chef au ministère de l'Intérieur, place Beauvau, et demande à rencontrer le Président du Conseil.

Georges Clemenceau le reçoit dans son bureau en tête à tête. Il lui fait la morale avant de lui remettre un billet de cent francs pour le train du retour. Le rebelle accepte mais promet de le rembourser.

Le Président du Conseil convoque aussitôt la presse et raconte à sa manière l'entrevue, prétendant que le cafetier a éclaté en sanglots et laissant entendre qu'il n'aurait pas toute sa tête.

Finalement, le gouvernement établit une surtaxe sur le sucre et réglemente sévèrement le négoce du vin, donnant ainsi raison aux manifestants.

Le Languedoc conserve le souvenir aigu de cette révolte anachronique et ne manque pas d'invoquer les mânes de Marcelin Albert chaque fois que la concurrence ou les règlements menacent son vin.

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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 20 juin 1789 : Le serment du jeu de paume   Mer 20 Juin - 20:54



20 juin 1789 : Le serment du jeu de paume

Le 20 juin 1789, les députés des états généraux, après s'être proclamés Assemblée nationale, se retrouvent dans une salle de Versailles, au Jeu de Paume, où ils jurent sous la présidence de Bailly, « de ne jamais se séparer et de se rassembler partout où les circonstances l'exigeraient, jusqu'à ce que la constitution du royaume fût établie et affermie par des fondements solides ».
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 21 juin 1791 : La fuite à Varennes   Jeu 21 Juin - 20:54



21 juin 1791 : La fuite à Varennes

Dans la nuit du 20 au 21 juin 1791, une berline lourdement chargée s'éloigne de Paris. À son bord le roi Louis XVI, la reine Marie-Antoinette et leurs deux enfants, Madame Élisabeth, la sœur du roi, et la gouvernante des enfants.

Premiers déchirements

Onze mois plus tôt, le roi et son peuple célébraient ensemble la Fête de la Fédération. La Révolution semblait close et la monarchie constitutionnelle bien installée. Mais les relations entre Louis XVI et les députés de l'Assemblée constituante allaient très vite achopper sur la politique religieuse.

Le tribun Mirabeau suggère au roi qu'au cas où la collaboration avec le gouvernement révolutionnaire deviendrait impossible, il lui resterait la possibilité de quitter Paris pour prendre la tête de troupes favorables à sa cause et rentrer dans la capitale afin de mettre un terme à la Révolution.

Le tribun meurt le 2 avril 1791. Et le 18 avril, les Parisiens empêchent Louis XVI de quitter les Tuileries pour Saint-Cloud, où il veut faire ses Pâques et recevoir la communion d'un curé non assermenté. Pour le roi, très pieux, c'en est trop. Encouragé par le comte suédois Axel de Fersen, il décide de mettre en pratique le conseil de Mirabeau et de rejoindre le quartier général du marquis de Bouillé, à Montmédy, près de la frontière avec le Luxembourg. Il sait que ses troupes sont dévouées à la monarchie.

Fuite maladroite

Le matin du 21 juin, quand la disparition du roi est constatée, l'alerte est donnée et le marquis de La Fayette, commandant de la garde nationale, envoie des courriers dans toutes les directions pour ordonner l'arrestation des fuyards. Entre temps, la berline royale prend beaucoup de retard sur l'horaire. Le soir, elle arrive à Sainte-Ménehould, en Champagne, mais le détachement de hussards envoyé par le marquis de Bouillé pour assurer sa protection n'est pas en selle.

Les villageois, intrigués par le remue-ménage, laissent partir la berline suspecte mais retiennent les hussards. Dans le même temps, le fils du maître de poste Drouet, mandaté par la municipalité, saute sur un cheval et, prenant un chemin de traverse, devance la berline à l'étape suivante, Varennes-en-Argonne. Il alerte les habitants et le procureur de la commune, l'épicier Sauce. Quand arrive enfin la famille royale, elle est arrêtée et invitée à descendre de voiture.

C'est le soir. Le tocsin sonne. Les villageois, menaçants, se rassemblent autour de la maison de l'épicier où sont reclus les prisonniers.

Le 23 juin au matin, la berline reprend le chemin de Paris, escortée de trois députés. Elle entre à Paris deux jours plus tard, dans un silence funèbre, les badauds ayant ordre de ne pas prononcer un mot.

Le roi est ramené au palais des Tuileries et placé sous la« surveillance du peuple ». Il est provisoirement suspendu de ses pouvoirs. Pour la bienséance, l'Assemblée qualifie la péripétie de Varennes d'« enlèvement » et non de « fuite ». Mais la confiance entre la monarchie et la Révolution est brisée, d'autant plus que l'on soupçonne le roi de collusion avec l'étranger, voire de trahison.

Les républicains vont dès lors plaider ouvertement leur cause. La monarchie sera finalement renversée par l'émeute du 10 août 1792.

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MessageSujet: 22 juin 1929 : Le Vatican «s'arrange» avec le Mexique   Ven 22 Juin - 20:54



22 juin 1929 : Le Vatican «s'arrange» avec le Mexique

Méconnue et troublante, la guerre des « Cristeros » a opposé pendant plus de trois ans les paysans catholiques du Mexique à leur gouvernement.

Elle s'est conclue le 22 juin 1929 par un arrangement (« Arreglos » en espagnol) entre le Saint-Siège et ce gouvernement socialiste et franc-maçon, dont l'intolérance avait entraîné les paysans à la révolte.

Le représentant du pape demande aux paysans de déposer les armes sous peine d'excommunication. Abandonnés, les ex-rebelles vont subir pendant plusieurs années encore les exactions de l'armée.

La Vendée mexicaine

Tout commence avec l'élection à la présidence de la République, en 1924, du général Plutarco Calles. Celui-ci consolide les acquis sociaux de la révolution de 1910, illustrée par les exploits de Zapata et Pancho Villa. Il réorganise l'instruction publique, étend la réforme agraire, nationalise l'industrie du pétrole au grand dam des États-Unis...

Mais fidèle à une tradition anticléricale vieille de près d'un siècle, il a aussi la mauvaise idée de s'en prendre à l'Église catholique.

Le 1er décembre 1924, il prive de droits civiques les catholiques (laïcs et prêtres) sous prétexte qu'ils obéissent à un souverain étranger, le pape ! Il expulse tous les ecclésiastiques étrangers et interdit aux prêtres toute critique du gouvernement en vertu de l'article 130 de la Constitution de 1917, jusque-là resté inappliqué. Il interdit les congrégations enseignantes et ferme pas moins de 20.000 églises !

L'épiscopat se rebiffe et suspend le 31 juillet 1926 l'administration des sacrements dans tout le pays pour une durée de trois ans. Cette riposte livre au désespoir les masses rurales, majoritairement indiennes ou métisses, attachées à une religiosité traditionnelle.


Les paysans se soulèvent dans un parallèle frappant avec le soulèvement des Vendéens en 1793, au cri de « ¡ Viva Cristo Rey ! ¡ Viva la Virgen de Guadalupe ! » (Vive le Christ-Roi ! Vive la Vierge de Guadalupe).

Ils sont par dérision surnommés « Cristeros ». Eux-mêmes qualifient leur soulèvement de « Cristiada » (Christiade) mais ils sont désavoués par l'épiscopat, à deux ou trois exceptions près. Il n'empêche qu'avec 50.000 combattants, ils vont constituer la plus importante rébellion qu'ait connue le pays, lequel compte à cette époque moins de vingt millions d'habitants disséminés sur deux millions de km2.

Trois ans plus tard, l'armée des Cristeros tient les trois quarts de l’ouest du Mexique et la moitié des 30 États de la fédération. Ses escarmouches occasionnent un total d'environ 90.000 tués selon l'historien Jean Meyer, dont les deux tiers dans les troupes gouvernementales, lesquelles sont en infériorité tactique face à la guérilla, malgré leur recours systématique à la terreur.

Arrangements bafoués

Le président Calles ose se réconcilier avec le gouvernement des États-Unis et fait des concessions sur le pétrole en échange de l'aide de l'US Air Force dans son combat contre les Cristeros...

Désespérant malgré cela de vaincre la rébellion par les armes, il en vient à faire appel au Saint-Siège. En témoignage de bonne volonté, il autorise à nouveau le culte catholique le 3 mars 1929 et fait rouvrir la cathédrale de Mexico.

Enfin, il conclut « los Arreglos » avec le Secrétaire d'État du pape Pie XI, le cardinal Gasparri, celui-là même qui signa les accords de Latran avec Mussolini.

À sa demande, le président mexicain s'engage à ne plus tenter d'appliquer les articles antireligieux de la Constitution ! Il donne aussi sa parole que les rebelles seront amnistiés et qu'il ne leur sera fait aucun mal. Mais il ne s'agit que de sa parole. Aucun document n'est signé...


Obéissants, les Cristeros se soumettent mais, dans les faits, l'amnistie ne sera pas le moins du monde respectée et des centaines d'insurgés seront assassinés dans d'atroces conditions aussitôt après avoir rendu leurs armes sur ordre de leur évêque.

L'armée ne s'en tient pas là. Elle met à sac les campagnes reculées de l'Ouest avec le désir d'éradiquer une bonne fois pour toutes toute trace de christianisme. Le romancier Graham Greene en fait état dans son roman La Puissance et la Gloire. Il s'ensuit une seconde guerre des Cristeros (la Secunda), qui réunit quelques milliers de combattants désespérés. Elle va durer de 1934 à 1938 sans qu'il soit possible d'en évaluer le nombre de victimes.

Il faudra encore plusieurs années avant que la paix religieuse ne revienne au Mexique.

L'émotion suscitée par « los Arreglos » entraîne la disgrâce du cardinal Gasparri, remplacé à la Secrétairerie d'État (le ministère des Affaires étrangères du Vatican) par le cardinal Eugenio Pacelli (futur Pie XII).
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MessageSujet: 23 juin 1757 : Victoire anglaise à Plassey   Sam 23 Juin - 21:05



23 juin 1757 : Victoire anglaise à Plassey

Le 23 juin 1757, à Plassey, dans la région de Calcutta, une armée anglo-indienne financée par l'« East Indian Company » et placée sous le commandement du général Robert Clive affronte l'armée du nabab du Bengale, Surajah Dowhla. L'offensive survient en pleine guerre de Sept Ans et les Français ne manquent pas de soutenir les Indiens.

Les Britanniques, avec 3.000 hommes et 8 canons, doivent faire face à 60.000 hommes et 50 canons. Mais l'armée du nabab est disparate et mal entraînée, au surplus tiraillée par les zizanies entre les chefs bengalis, dont plusieurs ont été soudoyés par les Britanniques. Elle se disperse face à l'offensive audacieuse et déterminée des Britanniques, et en dépit de la bonne résistance de ses auxiliaires français.

Il appartiendra aux successeurs de Clive, parmi lesquels Richard Wellesley et son frère Arthur, duc de Wellington, d'achever la conquête du sous-continent indien. De la bataille de Plassey date donc la domination des Indes par les Britanniques.
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MessageSujet: 24 juin 1314 : Victoire écossaise à Bannockburn   Dim 24 Juin - 20:54



24 juin 1314 : Victoire écossaise à Bannockburn

Le 24 juin 1314, à Bannockburn, au nord-ouest d'Édimbourg, les Écossais infligent une défaite retentissante aux Anglais, bien que très supérieurs en nombre.

Aux yeux des Écossais, c'est aujourd'hui encore un événement considérable.

Crise de succession

Depuis le Haut Moyen Âge, les rois d'Angleterre prétendaient être les suzerains du royaume d'Écosse mais sans jamais réussir à imposer leur autorité à la noblesse locale, belliqueuse et toujours prompte à se quereller.

L'énergique Robert Bruce, qui se fait couronner le 25 mars 1306 inquiète une nouvelle fois les Anglais. Le roi d'Angleterre Édouard II, qui n'a qu'une autorité très relative, décide de lancer en 1314 une importante expédition en Écosse.

Avec environ 20 000 hommes, son armée est bien plus puissante et environ trois fois plus nombreuse que celle de ses adversaires.

Mais Robert Bruce laisse la cavalerie anglaise se fracasser sur les piques écossaises et remporte à Bannockburn, non loin de Stirling, une victoire triomphale en deux jours, les 23 et 24 juin.

La défaite des Anglais est retentissante. Elle affaiblit considérablement Édouard II qui ne parvient jamais à rétablir son autorité et est déposé puis assassiné en 1327, à l'instigation de sa femme Isabelle et de son amant, Roger de Mortimer.
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MessageSujet: 25 juin 1950 : Début de la guerre de Corée   Lun 25 Juin - 20:54



25 juin 1950 : Début de la guerre de Corée

Dans la nuit du 24 au 25 juin 1950, à 4 heures du matin, 600 000 soldats nord-coréens franchissent la ligne de démarcation du 38e parallèle qui sépare leur État, sous gouvernement communiste, de la Corée du Sud, sous régime pro-occidental.

C'est le début de la guerre de Corée. Trois jours plus tard, Séoul, capitale de la Corée du Sud, tombe entre les mains des communistes. Il va en résulter le conflit le plus meurtrier depuis la capitulation de l'Allemagne et du Japon, avec même la menace d'un bombardement nucléaire.

Une Nation, deux États

Colonie japonaise depuis 1910, l'antique royaume de Corée a été libéré conjointement par les Soviétiques et les Américains en 1945. Comme convenu à la conférence de Yalta, les deux vainqueurs partagent le pays en deux zones d'occupation avec une séparation sur le 38e parallèle. Mais la guerre froide, qui éclate presque aussitôt, fait de cette ligne artificielle un lieu de grande tension internationale.

L'ONU a donc entériné la création de deux États distincts en 1948 :

- La République démocratique populaire de Corée (Corée du nord, capitale : Pyongyang), dirigée avec une poigne de fer par le secrétaire général du Parti des travailleurs (communiste), Kim Il-sung (38 ans).

- La République de Corée, au sud (capitale : Séoul), dirigée de façon au moins aussi autoritaire par Syngman Rhee (75 ans).

Vive réaction américaine

Le jour même de l'attaque nord-coréenne, le président américain Harry Truman saisit l'Organisation des Nations Unies. La jeune instance internationale joue sa crédibilité sur ce conflit. Aussi le Conseil de sécurité ne se fait-il pas prier pour condamner l'agression et annoncer la mise en place d'une force internationale pour rétablir la paix dans la région.

Cette décision a été rendue possible par l'absence des Soviétiques qui, depuis plusieurs mois, boycottaient le Conseil de sécurité.

Un corps expéditionnaire sous les ordres du général Douglas MacArthur (70 ans) débarque dans la péninsule et préserve de l'invasion une tête de pont à Pusan, au sud-est. Le général lance sa contre-offensive le 15 septembre, reprend Séoul le 2 octobre, repousse les envahisseurs vers le nord, franchit le 38e parallèle et atteint en un mois la frontière avec la Chine.

Contre-offensive communiste

Dans une situation désespérée, les Nord-Coréens reçoivent l'appui d'innombrables «volontaires» venus de Chine où une révolution communiste a triomphé quelques mois plus tôt. Six armées chinoises d'un total de 180 000 hommes franchissent le Yalou, le fleuve qui sépare la Corée de la Chine.

Le 26 novembre 1950, c'est au tour des Nord-Coréens et de leurs alliés chinois de reprendre l'offensive.

Incapable de faire face à ces brusques vagues d'assaut, le corps expéditionnaire de l'ONU doit se replier au sud du 38e parallèle et au prix de nombreux efforts arrive à se rétablir sur l'ancienne ligne de démarcation. La Chine est condamnée par l'ONU.

Mais le général MacArthur ne se satisfait pas de cette condamnation diplomatique et réclame une intervention aérienne contre les bases arrières des Nord-Coréens situées en Mandchourie, de l'autre côté de la frontière avec la Chine.

Dans les médias, il recommande rien moins que de larguer vingt ou trente bombes atomiques sur la Mandchourie pour établir une barrière radioactive qui coupe la péninsule coréenne de la Chine.

Le monde tremble. Dans les villes d'Occident, les manifestants envahissent les rues et font signer l'«appel de Stockholm». Cette pétition d'inspiration communiste, rédigée sous l'égide du savant Frédéric Joliot-Curie, a été lancée le 19 mars 1950, peu avant le déclenchement du conflit de Corée.

Au grand soulagement de l'opinion internationale, le président Truman rappelle le turbulent général le 11 avril 1951 et le remplace par le général Matthew Ridgway (56 ans) qui s'en tiendra sagement à une guerre de positions conventionnelle.

Un conflit très meurtrier

Des négociations de paix s'engagent entre les deux parties. Elles traînent en longueur et c'est seulement la mort de Staline, protecteur des Nord-Coréens, qui va débloquer le processus.

Un armistice est signé quatre mois après sa mort, le 27 juillet 1953, à Pammunjon, sur le 38e parallèle. Il est toujours en vigueur dans l'attente d'un hypothétique traité de paix. La division de la Corée est confirmée par la conférence de Genève (1954). Ravagée par la guerre et dirigée jusqu'en 1960 par l'ineffable Syngman Rhee, la Corée du Sud fait figure de grand perdant. Jusqu'en 1974, d'ailleurs, elle paraît économiquement en retard sur sa soeur ennemie, la Corée du Nord.

Vite oubliée, la guerre de Corée reste le conflit le plus meurtrier de la deuxième moitié du XXe siècle. On évalue le nombre de victimes à 38.500 dans les forces onusiennes, à 70 000 dans les forces sud-coréennes et à 2 millions chez les combattants nord-coréens et chinois. À cela s'ajoutent les civils victimes des bombardements, des disettes et des épidémies (peut-être trois millions de victimes en plus des combattants).

Cette guerre illustre la stratégie des deux superpuissances (États-Unis et URSS) pendant la «guerre froide» : maintenir la tension localement en évitant qu'elle ne débouche sur un conflit généralisé. Mais les élucubrations du général MacArthur ont montré que cette stratégie n'était pas sans risques. Les tensions extrêmes occasionnées par la guerre de Corée ont par ailleurs contribué à la «chasse aux sorcières» aux États-Unis.
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MessageSujet: 26 juin 1541 : Assassinat de Francis Pizarro   Mar 26 Juin - 20:54



26 juin 1541 : Assassinat de Francis Pizarro

Le 26 juin 1541, à Lima, au Pérou, le conquistador Francis Pizarro est assassiné pendant son déjeuner par les amis de son ancien associé, Almagro, qu'il avait lui-même fait exécuter.

Pizarro, depuis la prise de Cuzco en 1534, est en désaccord de plus en plus violent avec Diego de Almagro, un conquistador qui l’accompagne dans ses aventures et ses expéditions depuis dix ans ; Almagro, qui conteste le partage du butin tel que Pizarro l’a ordonné finit par poser problème au chef de l’expédition. Au terme de nombreuses disputes et escarmouches qui prennent des allures de véritable guerre civile lorsque les almagristes revendiquent Cuzco, Pizarro préfère finalement faire exécuter Almagro en 1538.

Le fils d’Almagro, Almagro el Mozo, c’est-à-dire « le jeune », rassemble autour de lui les anciens partisans de son père afin de venger son meurtre, et mène l’assaut du palais de Lima. Pizarro est assassiné le 26 juin 1541, mais la mort du conquistador ne suffit pas à arrêter les effusions de sang.
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MessageSujet: 27 juin 1977 : Indépendance de la République de Djibouti   Mer 27 Juin - 20:55



27 juin 1977 : Proclamation de l'indépendance de la République de Djibouti

Après avoir été connu sous le nom de Côte française des Somalis et être devenu, en 1967, le Territoire des Afars et des Issas, le Djibouti, un petit État d'Afrique orientale peuplé de 225 000 habitants, proclame son indépendance le 27 juin 1977.

Des tensions persistantes entre ses deux principales ethnies, les Afars et les Issas, ponctuent l'histoire de ce territoire qui n'a, au moment de son indépendance, qu'une autonomie limitée au sein de la République française.

Le 8 mai 1977, un référendum remportée par le oui à 98,8 % confirme la volonté de la population d'accéder à l'indépendance. Lorsque celle-ci est proclamée, le 27 juin 1977, le poste de premier ministre est assumé par un Afar, Ahmed Dini Ahmed, et la présidence par un Issa, Hassan Gouled Aptidon. Le 20 septembre, le nouveau pays est admis à l'Organisation des Nations Unies.

En décembre, Ahmed et quatre de ses ministres quitteront leurs fonctions à la suite d'actes de violence ayant mené à l'arrestation d'Afars. Un nouveau gouvernement dirigé par Abdallah Mohammed Kamil sera formé en février 1978. Malgré la rupture de 1977, le Djibouti continuera de collaborer avec la France, notamment en lui fournissant une base aéronavale où des troupes sont stationnées.
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MessageSujet: 28 juin 1919 : Paix bâclée à Versailles   Jeu 28 Juin - 20:54



28 juin 1919 : Paix bâclée à Versailles

Le 28 juin 1919, dans la Galerie des Glaces du château de Versailles, là même où fut proclamé le IIe Reich allemand en 1871, un traité entre l'Allemagne et les Alliés règle le conflit qui débuta à Sarajevo 5 ans plus tôt, jour pour jour.

Pour la forme, les représentants de 27 pays alliés font face aux Allemands. Mais le traité a été concocté en cercle fermé par quatre personnes seulement : le Français Georges Clemenceau, le Britannique David Lloyd George, l'Américain Thomas Woodrow Wilson, et l'Italien Vittorio Orlando. À la signature du « Diktat », le comte de Brockdorff-Rantzau lit une longue protestation au nom de l'Allemagne ; c'est le début d'un grand malentendu entre le principal vaincu de la guerre et les Alliés.

L’Allemagne est amputée du huitième de son territoire et du dixième de sa population. Elle est par ailleurs soumise à des limitations de souveraineté humiliantes et tenue pour seule responsable de la guerre !

Dans les mois qui suivent, d’autres traités sont aussi conclus avec les autres vaincus de la Grande Guerre. La carte du continent européen en sort complètement transformée avec la disparition de quatre empires, l'allemand, l'austro-hongrois, le russe et l'ottoman, au profit de petits États nationalistes, souvent hétérogènes, revendicatifs... et impuissants…
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