Duché de Montmirail

Forum politique et rpg
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 ephemeride

Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3 ... 11, 12, 13
AuteurMessage
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 3766
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 1er décembre 1918 : La Roumanie triomphe   Sam 1 Déc - 21:54



1er décembre 1918 : La Roumanie triomphe

Le 1er décembre 1918 naît une grande Roumanie sur les décombres de l'Autriche-Hongrie et de l'empire ottoman. Elle succède au royaume issu du congrès de Berlin quarante ans plus tôt et constitué seulement des anciennes provinces ottomanes de Valachie et Moldavie.

Au début de la Première Guerre mondiale, le pays, sorti vainqueur des guerres balkaniques, demeura d'abord dans une prudente neutralité, le roi Charles Ier de Hohenzollern-Sigmaringen penchant plutôt pour l'Allemagne dont il était originaire et les citoyens et le Premier ministre Ion Bratianu plutôt vers la Russie et la France, auxquelles les rattachaient des liens affectifs et intellectuels.

Au terme de tractations secrètes et après l'avènement d'un nouveau souverain, Ferdinand Ier, la Roumanie déclare enfin la guerre le 27 août 1916 à l'Autriche-Hongrie. Mal lui en prend. Son armée est très vite bousculée et Bucarest évacuée. La révolution bolchévique et la défection russe la convainquent enfin d'ouvrir des préliminaires de paix à Buftea le 5 mars 1918. La paix avec les Puissances centrales, dont la Bulgarie, est signée à Bucarest le 7 mai 1918. La Roumanie cède la Dobroudja à la Bulgarie.

Mais en novembre 1918, quand la défaite des Puissances centrales est consommée, la Roumanie revient dans la guerre aux côtés des Alliés ! De la sorte, elle va pouvoir se ranger dans le camp des vainqueurs et s'étendre à la Transylvanie et à la Bessarabie... Le 1er décembre est aujourd'hui fête nationale.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 3766
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 2 décembre 1959 : Catastrophe de Malpasset   Dim 2 Déc - 21:54



2 décembre 1959 : Catastrophe de Malpasset

Le soir du 2 décembre 1959, un barrage se rompt à Malpasset, en amont de Fréjus, sur la côte méditerranéenne, entre Toulon et Nice. La ville est inondée et détruite par une vague de 40 mètres de haut. La catastrophe fait 423 morts et des milliers de sans-abri.

Dans un émouvant élan de solidarité, la France entière se mobilise aussitôt au secours des victimes. Des quêtes et des collectes de vêtements sont organisées à grande échelle dans les écoles. Européens et Américains se mobilisent également. Il s'agit de la première manifestation mondiale de solidarité.

Le barrage-voûte de Malpasset, destiné à l'irrigation et assis sur des roches instables, avait été conçu selon des normes moins draconiennes que les ouvrages hydroélectriques et n'a de ce fait pas résisté à des pluies diluviennes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 3766
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 3 décembre 1800 : Les Autrichiens battus à Hohenlinden   Lun 3 Déc - 21:54



3 décembre 1800 : Les Autrichiens battus à Hohenlinden

Le 3 décembre 1800, les soldats français battent les Autrichiens à Hohenlinden, en Bavière.

Fin de la deuxième coalition

Après huit ans de guerres sans fin, alternant conquêtes et invasions, la France a dû faire face à une deuxième coalition européenne.

Le Premier Consul, Napoléon Bonaparte, a improvisé une offensive en Italie et remporté sur les Autrichiens, à Marengo, une victoire sur le fil. Mais ce succès n'a pas suffi à faire fléchir l'ennemi.

Pendant ce temps, en Allemagne, le général Jean Victor Moreau progresse lentement à la tête de l'armée du Rhin. Ses 60 000 hommes se retranchent près d'une grande forêt, à trente kilomètres à l'est de Munich, non loin du village de Hohenlinden.

Jean, un jeune archiduc d'Autriche, tente de les bousculer avec ses 55 000 combattants. Mais la neige fondue et le terrain marécageux gênent ses mouvements. Pris entre deux feux, les Autrichiens sont repoussés dans la forêt. 11 000 sont faits prisonniers et à peu près autant sont tués ou blessés.

Fort de sa victoire inattendue, le général Moreau poursuit son chemin vers la capitale des États autrichiens. Il arrive à Salzbourg (la ville de Mozart). Pris de panique à la perspective de perdre Vienne, l'empereur François II se résigne enfin à négocier contre l'avis de ses alliés anglais.

Un armistice est conclu à Steyr le 25 décembre 1800 et la paix définitive signée à Lunéville, en Lorraine, le 9 février 1801. C'est la fin de la deuxième coalition européenne contre la France de la Révolution.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 3766
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 4 décembre 771 : Mort de Carloman   Mar 4 Déc - 21:54



4 décembre 771 : Mort de Carloman

Le 4 décembre 771 meurt Carloman, le fils cadet de Pépin le Bref, roi des Francs, et de Berthe au grand pied.

Son frère aîné, Charles Ier, futur Charlemagne, peut désormais régner sans partage sur les territoires hérités de son père trois ans plus tôt.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 3766
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 5 décembre 1484 : Le pape enquête sur les sorcières   Mer 5 Déc - 21:54



5 décembre 1484 : Le pape enquête sur les sorcières

Par la bulle du 5 décembre 1484 (Summis desiderantas affectibus), le pape Innocent VIII ordonne une enquête sur les sorciers, les sorcières et la sorcellerie, en vue de définir les signes auxquels on peut reconnaître le pacte d'un individu avec le démon.

Comme l'atteste cet acte, c'est curieusement à la fin du Moyen Âge, tandis que la foi médiévale recule au profit de la philosophie gréco-romaine, que les prétendues sorcières sont désignées à la vindicte publique.

Sale temps pour les sorcières

Au Moyen Âge, on se contente le plus souvent d'exposer en place publique les femmes soupçonnées de sorcellerie car on les considère comme de pauvres folles, plus dignes de pitié qu'autre chose.

Les premiers procès et bûchers apparaissent à la fin du XIIIe siècle dans le Languedoc, en lien avec la traque des hérétiques cathares par l'Inquisition.

Tout change au XVIe siècle quand la justice civile s'empare de la question, en France et dans les pays germaniques...

Les tribunaux héritent des procès en sorcellerie et les juges de la Renaissance, à la différence des inquisiteurs du Moyen Âge, croient volontiers à la réalité des sabbats tout comme au pouvoir maléfique des sorcières. Ils font en conséquence brûler celles-ci à l'égal des hérétiques.

Les procès en sorcellerie sont un phénomène caractéristique de la Renaissance (fin du XVe siècle, XVIe et XVIIe siècles). Ils débutent vers 1430 et la plupart ont lieu entre 1560 et 1630. Ils se soldent par l'envoi au bûcher d'environ 30 000 à 60 000 malheureuses, pour environ le double de procès.

Les estimations demeurent imprécises car aux procès en règle s'ajoutent des exécutions privées qui s'apparentent à des lynchages.

Cette « grande chasse aux sorcières », comme elle est usuellement appelée, sévit principalement en Allemagne où l'on recense la moitié des bûchers.

Mais c'est en Suisse que leur fréquence rapportée à la population est la plus élevée. Dans le seul pays de Vaud, on compte un total de 1 700 bûchers (jusqu'à 25 en une seule année).

La dernière sorcière, Anna Göldi, a été décapitée le 18 juin 1782 dans le canton suisse de Glaris.
Elle a été réhabilitée le 28 août 2008.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 3766
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 6 décembre 1915 : Conférence de Chantilly   Jeu 6 Déc - 21:54



6 décembre 1915 : Conférence de Chantilly

Le 29 novembre 1914, après la bataille de la Marne, le général Joseph Joffre, commandant en chef des armées françaises, installe son état-major à Chantilly, au nord de Paris. Le Grand Quartier Général (GQG), soit 450 officiers et 800 secrétaires et hommes de troupes, s'établit dans l’hôtel du Grand Condé. Le général lui-même loge à la Villa Poiret.

C’est là qu’il organise les 6-8 novembre 1915 une conférence avec les chefs des armées alliées : le maréchal French, commandant du corps expéditionnaire britannique, le lieutenant-général Murray, chef de l’état-major général britannique, le général Gilinsky, chef de mission militaire russe au Grand Quartier Général français, le général Porro, sous-chef de l’état-major général italien, le général Wielmans, chef de l’état-major général belge, le colonel Stephonovic, attaché militaire de Serbie en France.

La conférence prend acte des déconvenues de l'année écoulée : échec des offensives de Joffre en Artois et Champagne, défaite russe, repli de l'armée d'Orient à Salonique, repli serbe... Et par-dessus tout, usure des hommes. Joffre n'en décide pas moins de lancer une nouvelle offensive sur la Somme pour emporter la décision. Il sera pris de court par l'offensive de Falkenhayn, son homologue allemand, à Verdun, dès février 1916.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 3766
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 7 décembre 1975 : L'Indonésie envahit Timor-Est   Ven 7 Déc - 21:54



7 décembre 1975 : L'Indonésie envahit Timor-Est

Le 7 décembre 1975, l'armée indonésienne envahit la petite colonie portugaise de Timor-Est. C'est le début d'une longue lutte ponctuée par de grands massacres de civils (près du tiers de la population).

Le 25 avril 1974, à Lisbonne, le gouvernement autoritaire de Caetano, héritier du dictateur Salazar, est renversé au cours de la « Révolution des oeillets ». Les militaires progressistes qui prennent le pouvoir décident de liquider sans tarder le passif colonial qui fait du Portugal la dernière puissance coloniale d'Europe occidentale.

L'armée et l'administration portugaises évacuent les colonies d'Afrique ainsi que le très humble territoire de Timor-Est (capitale : Dili). Ils livrent à la guerre civile ces nouveaux États nullement préparés à l'indépendance.

À Timor-Est, le Fretilin (Front Populaire pour l'indépendance de Timor), à orientation communiste, engage la guérilla contre les mouvements minoritaires qui prônent le rattachement à l'Indonésie. Le dictateur Suharto ordonne alors l'occupation de Timor-Est et annexe le petit territoire en 1976, en faisant la 27e province de l'Indonésie. Le Fretilin poursuit la guérilla malgré l'assassinat de son chef. Le clergé catholique devient de son côté le fer de lance de la résistance civile

En 1981, l'armée indonésienne engage une opération de répression brutale qui se solde par une vaste famine et la mort d'environ 250 000 habitants, soit le tiers de la population. Cette affaire proprement indonésienne n'émeut pas outre mesure les opinions occidentales et démocratiques qui ont d'autres soucis en tête (Afghanistan, missiles soviétiques, Cambodge...).

L'indépendance de Timor-Est devient une réalité le 20 mai 2002 sous le nom de République du Timor oriental (Timor-Leste en portugais), avec pour capitale Dili.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 3766
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 8 décembre 1852 : Les Lyonnais honorent la Vierge à Fourvière   Sam 8 Déc - 21:54



8 décembre 1852 : Les Lyonnais honorent la Vierge à Fourvière

La fête de la Vierge est très populaire à Lyon depuis le 8 décembre 1852.

Ce jour-là avait été choisi pour bénir la statue de la Vierge sur le clocher de l'ancienne basilique de Fourvière.
Une illumination était prévue en soirée mais elle fut annulée en raison de pluies violentes.

À la faveur d'une éclaircie, les Lyonnais prirent d'eux-mêmes l'initiative d'illuminer leurs fenêtres avec des bougies.

Cette tradition s'est perpétuée jusqu'à nos jours en s'accompagnant de joyeuses virées dans les rues du vieux quartier Saint-Jean. Dans les années 2000, la mairie l'a récupérée et a transformé la fête populaire en un festival son et lumière rebaptisé de manière fort laïque « Fête des Lumières ».
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 3766
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 9 décembre 1893 : Une bombe à la Chambre   Dim 9 Déc - 21:54



9 décembre 1893 : Une bombe à la Chambre

Le 9 décembre 1893, une bombe explose dans l'hémicycle de la Chambre des députés, à Paris. Panique, cris. Nombreux députés blessés.

Plus de peur que de mal

De la tribune du Palais-Bourbon, le président Charles Dupuy lance dans le brouhaha ambiant :
Messieurs, la séance continue !

Un instant plus tard, il ajoute avec l'emphase coutumière de l'époque : Il est de la dignité de la Chambre et de la République que de pareils attentats, d'où qu'ils viennent et dont, d'ailleurs, nous ne connaissons pas la cause, ne troublent pas les législateurs.

Auguste Vaillant, qui a lancé la bombe, est arrêté. Âgé de 33 ans, celui que l'on surnomme Marchal est un marginal : abandonné seul à Paris à 12 ans, il a accumulé les petits métiers avant de se lancer dans la lutte politique pour faire entendre « le cri de toute une classe qui revendique ses droits ». Comme il le souligne lors de son procès, il n'a pas cherché à tuer, et d'ailleurs la bombe n'a fait que des blessés.

Condamné à mort, il est exécuté le 5 février 1894. De sa mort naîtront une chanson, La Complainte de Vaillant, mais aussi une série de lois répressives (les « lois scélérates »), à l'initiative du parlementaire Jean Casimir-Perier... et une nouvelle vague d'attentats !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 3766
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 10 décembre 1848 : Élection de Louis-Napoléon Bonaparte   Lun 10 Déc - 21:54



10 décembre 1848 : Élection de Louis-Napoléon Bonaparte

Le 10 décembre 1848, Louis-Napoléon Bonaparte (40 ans) est élu président de la République au suffrage universel (masculin) après une violente mais courte campagne électorale.

Le neveu de Napoléon Ier est porté par le prestige de son nom, le discrédit de l'Assemblée conservatrice qui anime la IIe République, et ses propres options socialisantes.

Il bénéficie à droite du soutien du parti de l'Ordre et à gauche de la sympathie des ouvriers, ce qui lui vaut de recueillir 5,6 millions de voix soit les trois quarts des suffrages exprimés !

Il devient le premier Président de la République française et s'installe au palais de l'Élysée, ancien hôtel particulier de la marquise de Pompadour.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 3766
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 11 décembre 1931 : Promulgation du Statut de Westminster   Mar 11 Déc - 21:54



11 décembre 1931 : Promulgation du Statut de Westminster

Le 11 décembre 1931 est adopté le Statut de Westminster reconnaissant la souveraineté de tous les pays membres de l'Empire britannique (dominions) : le Canada (ratifié le 11 décembre 1931), l'Irlande (ratifié le 11 décembre 1931), l'Afrique du Sud (ratifié le 22 août 1934), l'Australie (ratifié le 9 octobre 1942), la Nouvelle-Zélande (ratifié le 25 novembre 1947), et Terre-Neuve (jamais ratifié, son statut de dominion fut révoqué à sa demande le 30 janvier 1934).
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 3766
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 12 décembre 1830 : La Serbie devient autonome   Mer 12 Déc - 21:54



12 décembre 1830 : La Serbie devient autonome

Devant la déliquescence du pouvoir ottoman, les habitants de Belgrade, capitale de la province de Serbie, relèvent la tête.

Un ancien éleveur de porcs prend la tête de la révolte. Les Turcs le surnomment Karadjordje (Georges le Noir) en raison de son tempérament. Karadjordje entre triomphalement à Belgrade le 12 décembre 1806 et érige la Serbie en principauté autonome. Mais, finalement battu et chassé de sa capitale, il doit se réfugier en Autriche.

Le flambeau de la révolte est repris par un autre éleveur de porcs, Miloch Obrenovitch. Il fait assassiner Karadjordje le 25 juillet 1817 et se fait reconnaître à son tour prince héréditaire de Serbie par le sultan.

Après la reconnaissance de l'autonomie du pays par le sultan, les propriétaires turcs quittent le pays mais quelques garnisons ottomanes restent sur place.

L'histoire de la Serbie va dès lors être entachée par la rivalité sanglante des deux familles régnantes, les Karageorgevitch et les Obrenovitch.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 3766
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 13 décembre 1981 : État de guerre en Pologne   Jeu 13 Déc - 21:54



13 décembre 1981 : État de guerre en Pologne

À l'aube du 13 décembre 1981, le général Wojciech Jaruzelski proclame l'« état de guerre » en Pologne.

La formule désigne la suspension des garanties légales et s'apparente à la loi martiale.

6000 syndicalistes sont arrêtés, y compris le populaire Lech Walesa. Le syndicat libre Solidarnosc, fondé dix-huit mois plus tôt est dissous. L'émotion est immense dans le pays comme en Occident.

Cette tentative de reprise en main par le pouvoir communiste va en fait accélérer la décomposition du monde soviétique.

Le général Jaruzelski assurera plus tard, dans ses Mémoires, avoir agi dans l'intérêt supérieur de la nation, pour dissuader les Soviétiques d'intervenir eux-mêmes. Il est vrai que cette crainte a été très largement partagée dans le pays et en Occident même si elle apparaît a posteriori surestimée compte tenu des difficultés internes de l'URSS et de son embourbement en Afghanistan.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 3766
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 14 décembre 1990 : « Droit d'ingérence humanitaire »   Ven 14 Déc - 21:54



14 décembre 1990 : « Droit d'ingérence humanitaire »

Le 14 décembre 1990, à New York, l'Assemblée générale des Nations Unies vote à l'initiative de la France une résolution qui légitime le « droit d'ingérence humanitaire », autrement dit la possibilité pour des États de secourir des populations menacées par leurs propres gouvernants, avec l'accord des Nations Unies et au besoin par les armes. « Le temps de la souveraineté absolue et excessive est révolu », lance avec emphase le secrétaire général de l'ONU, Boutros Boutros Ghali.

La résolution est concomitante de la chute de l'URSS et de la fin de la guerre froide. Elle donne un deuxième souffle à l'OTAN. L'alliance nord-atlantique, pilotée par les États-Unis, va se chercher de nouvelles missions dans la lutte contre le terrorisme et les « États-voyous »...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 3766
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 15 décembre 1809 : Divorce de Napoléon et Joséphine   Sam 15 Déc - 21:54



15 décembre 1809 : Divorce de Napoléon et Joséphine

Le 15 décembre 1809, Napoléon Ier divorce de Joséphine de Beauharnais pour raison d'État, son épouse ne pouvant lui donner un héritier.

Sans attendre, l'Empereur se met en quête d'une princesse jeune et surtout féconde.

Ce sera Marie-Louise d'Autriche (18 ans), qu'il épousera quatre mois plus tard.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 3766
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 16 décembre 1838 : Bataille de Blood River   Dim 16 Déc - 21:54



16 décembre 1838 : Bataille de Blood River

Le 16 décembre 1838, en Afrique australe, près de la rivière Ncome, une poignée de paysans afrikaners repoussent avec succès l'assaut d'une armée zouloue.

Afrikaners contre Anglais

La communauté afrikaner, forte d'environ 200.000 âmes, est née un siècle et demi plus tôt de la fusion de deux communautés protestantes : des paysans hollandais établis auprès du cap de Bonne Espérance et des huguenots chassés de France par la révocation de l'Édit de Nantes.

Le nom sous lequel ils sont connus est Boer, qui veut dire "paysan". Mais le nom qu'ils revendiquent avec fierté est Afrikaner, qui signifie "Africain" dans leur langue, l'afrikaans, dérivée du hollandais.

En 1814, la Grande-Bretagne enlève la colonie du Cap aux Hollandais à la faveur des guerres napoléoniennes. Vingt ans plus tard, les Afrikaners décident de remonter vers le nord en quête de nouvelles terres pour échapper à la tutelle britannique. Ils reprochent aux Anglais de menacer leur autonomie religieuse et culturelle et surtout l'interdiction, en 1833, de l'esclavage. Il est vrai que les Afrikaners utilisent en abondance dans leurs fermes une main-d'oeuvre servile (aborigènes du groupe Hottentot, Malgaches,...).

De longs convois de chars à boeufs se mettent en route à travers le bush africain. Cette Grande Migration (Groot Trek) concerne un total de 20.000 individus (les Voortrekkers), regroupés en longs et lourds convois, chacun de quelques dizaines de chars bâchés conduits par plusieurs paires de boeufs. Elle va donner naissance aux «républiques boers» d'Orange, du Transvaal et du Natal, au nord et à l'est de la colonie du Cap.

Elle se produit alors même que descend vers le sud un peuple noir aux solides vertus guerrières, les Zoulous.

Naissance de la nation zoulou

Les Zoulous sont des Noirs de diverses origines qui ont été unifiés dans les années précédentes par un chef énergique, Chaka (1786-1828).

Chaka, fils d'un roitelet local, a été rejeté par son père et élevé dans la tribu de sa mère. Il s'affirme très vite comme un guerrier d'exception, il prend la tête de la tribu de sa mère puis soumet celle de son père. Il constitue un État voué à la guerre. Tous ses sujets mâles sont astreints au service militaire et ne peuvent se marier qu'après 15 ans de service.

Rebaptisés par Chaka Amazoulous («Ceux du ciel»), plus tard abrégé sous la forme Zoulous, ils se signalent par des vertus combatives remarquables. Ils disposent d'un grand bouclier tressé et de deux sagaies, l'une pour être lancée en direction de l'ennemi, l'autre, plus courte, pour le combat au corps à corps. Si un combattant perd cette sagaie sur le champ de bataille, il est immédiatement mis à mort.

Chaka révolutionne la conduite de la guerre. Les régiments, les impi, sont constitués par classe d'âge.
Au combat, l'armée se déploie en demi-cercle ou en croissant, le centre étant chargé de fixer l'adversaire. En avant, les éclaireurs sont répartis sur deux lignes, la plus avancée étant formée de jeunes conscrits. Sur les ailes se tiennent les combattants les plus rapides à la course car ils ont pour mission de contourner l'adversaire. Les vétérans constituent une réserve à l'arrière. Chaque régiment compte un millier de combattants et à la fin de son règne, Chaka alignera un total d'environ 30.000 guerriers.

En deux décennies, Chaka se constitue un royaume aussi vaste que la France, au nord de la rivière Orange, mais c'est au prix d'une terreur sans nom. Quand ses guerriers attaquent une tribu, ils ne font pas de quartier, ils massacrent un maximum d'hommes, épargnant au mieux quelques garçonnets qui leur serviront de supplétifs. Ils s'emparent des femmes et du bétail, les ennemis qui arrivent à survivre n'ont d'autre issue que de s'approprier un autre territoire, d'où une extension de la guerre et de ses ravages par cercles concentriques.

Encensé par ses soldats à qui il assure butin et femmes à profusion, Chaka n'en devient pas moins de plus en plus paranoïaque. Il fait assassiner les sorciers et les devins dont il craint l'influence, mais aussi les femmes enceintes de ses oeuvres, pour éviter d'être renversé par un fils. Après sa disparition mystérieuse, probablement assassiné par son demi-frère Dingane, celui-ci lui succède à la tête du peuple zoulou.

C'est alors que survient le Grand Trek...

Afrikaners contre Zoulous

Au cours de leur progression, les Voortrekkers pénètrent dans d'immenses régions vidées de leurs habitants suite aux guerres zoulous. Un groupe franchit la barrière montagneuse du Drakkensberg et s'établit dans la fertile région du Natal, au bord de l'Océan Indien. Mauvais choix : ils sont pris en tenaille entre les établissements britanniques qu'ils voulaient fuir et le royaume zoulou de Dingane, successeur de Chaka.

Très vite surgissent des conflits à cause de quelques affaires de vol de bétail.

En février 1838, Piet Retief, un chef afrikaner se présente sans armes au camp de Dingane, le successeur de Chaka, en vue d'ouvrir des négociations. Il est massacré ainsi que ses 60 compagnons. C'est désormais la guerre. Les guerriers de Dingane se lancent à l'attaque des fermes isolées et le 17 février 1838, à Blaauwkraus, massacrent dans d'horribles conditions 282 hommes, femmes, et enfants.

La contre-attaque s'organise. En novembre 1838, un riche propriétaire du Cap, Andries Pretorius, atteint le Natal avec sa troupe. Les Afrikaners de la région le portent à leur tête.

Bataille inégale

A la tête de 468 hommes, Andries Pretorius décide aussitôt d'organiser une expédition punitive et prend la direction du royaume zoulou.

Il prend soin à chaque étape de disposer les chars à boeufs de la troupe en cercle. C'est le "laager", une formation défensive propre aux Boers, très performante.

Le 14 décembre, le camp est établi dans un méandre de la rivière Buffalo, à l'abri d'un fossé naturel. Le lendemain se produisent les premiers accrochages avec l'armée zoulou, pas moins de dix mille assaillants sous le commandement de Dingane. Forts de leurs armes à feu et protégés par leurs 64 chariots en cercle, les hommes d'Andries Pretorius repoussent avec succès quatre vagues d'assaut en trois heures. A la fin, comme l'ennemi s'épuise, Pretorius ordonne une sortie à cheval.

C'est la débandade, les Boers tuent un bon tiers des Zoulous, trois mille environ, et n'ont eux-mêmes à déplorer que deux blessés. Cette bataille inégale, reflet des avancées européennes sur le continent africain au XIX° siècle, est connue depuis lors comme la bataille de la Rivière de sang («Blood River» en anglais, «Bloedriver» en afrikaans).

Symbole de la naissance de la nation afrikaner, elle a été commémorée chaque année jusqu'à la fin de l'apartheid (politique officielle de ségrégation raciale) dans les années 1990.

Un monument imposant a été érigé à son emplacement en 1949.

Le chef du groupe afrikaner a aussi laissé son nom à l'actuelle capitale de la République sud-africaine, Pretoria.

Fin du Grand Trek

Le grand Trek s'est étalé sur deux décennies, de 1834 à 1855.

Il débouche sur la création d'États afrikaners indépendants, la république du Natal, l'État libre d'Orange et la République du Transvaal. Mais ces républiques rurales et austères, repliées sur elles-mêmes, ne tardent pas à perdre leur tranquillité.

La première est envahie par les Anglais dès 1843. Les autres, dont l'indépendance est reconnue par Londres dix ans plus tard, souffrent de l'immigration massive d'aventuriers de toutes origines après la découverte dans leur sous-sol de riches gisements diamantifères et aurifères.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysaline de Montmirail
Duchesse
avatar

Messages : 3766
Date d'inscription : 26/10/2012

MessageSujet: 17 décembre 1903 : Premiers vols des frères Wright   Hier à 21:54



17 décembre 1903 : Premiers vols des frères Wright

Le 17 décembre 1903, les frères Wibur et Orville Wright (36 et 32 ans) effectuent à tour de rôle quatre vols de quelques dizaines de mètres sur la plage de Kill Devil, à Kitty Hawk, en Caroline du Nord.

Les villageois témoins de ces modestes exploits ne se doutent pas qu'ils viennent d’assister à la naissance de l'aviation.

Des expérimentateurs tenaces et discrets

Un siècle plus tôt, des Français avaient réussi à s'élever dans le ciel à bord d'un engin plus léger que l'air,
la « montgolfière ». Cette performance sans précédent avait eu peu de conséquences pratiques.

En 1890, la machine volante du Français Clément Ader, l'une des premières à avoir été appelée « avion », vole à l'altitude de... quelques dizaines de centimètres (sur terrain plat, notons-le). Mais son inventeur ne réussit pas à «transformer» l'essai. Les frères Wright vont être plus chanceux et de leur premier essai date le véritable essor de l'aviation.

Wilbur et Orville, fabricants de cycles passionnés de mécanique, tentent d'abord de développer le vol plané. Ils y échouent et sans se décourager entreprennent dans leur atelier Dayton (Ohio) la construction du Wright Flyer. Il s'agit d'un biplan de 274 kg, avec deux ailes parallèles de 12 mètres d'envergure.

Après un premier essai raté et quelques réparations, ils se remettent aux commandes trois jours plus tard, à tour de rôle, malgré un fort vent de face. Et c'est enfin le succès avec un vol de 260 mètres en 59 secondes à 3 mètres au-dessus du sol…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: ephemeride   

Revenir en haut Aller en bas
 
ephemeride
Revenir en haut 
Page 13 sur 13Aller à la page : Précédent  1, 2, 3 ... 11, 12, 13
 Sujets similaires
-
» l ephemeride 05 07

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Duché de Montmirail :: Débats :: Culture et philosophie-
Sauter vers: