Duché de Montmirail

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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 27 avril 1565 : Les Philippines deviennent espagnoles   Jeu 27 Avr - 20:54



27 avril 1565 : Les Philippines deviennent espagnoles

Le 27 avril 1565, l'explorateur Miguel López de Legazpi (62 ans) fonde un premier établissement espagnol sur l'île de Cebu.
Il inaugure ainsi la colonisation de l'archipel des Philippines. La présence hispanique durera plus de trois siècles et fera des Philippines un pays à part en Asie du Sud-Est.

Des Occidentaux venus... d'Orient

Au XIVe siècle, l'archipel commence à être islamisé sous l'influence de commerçants venus de l'Indonésie voisine. Mais son destin va être bouleversé par l'arrivée au XVIe siècle des explorateurs portugais et surtout espagnols, lesquels arrivent non par l'Occident mais par l'Orient, après avoir traversé l'océan Pacifique.

Le premier, Magellan, ne terminera pas son tour du monde. Il connaît une fin tragique sur l'île de Cebu, le 27 avril 1521, en intervenant dans une querelle entre chefs locaux.

Vingt ans plus tard, le vice-roi espagnol de Nouvelle-Espagne (le Mexique actuel) monte une expédition de reconnaissance de l'océan Pacifique, avec six galions sous le commandement de Ruy López de Villalobos. Celui-ci touche la grande île de Mindanao, au sud de l'archipel. Il nomme celui-ci Philippines, en l'honneur de l'Infant d'Espagne appelé à succéder à Charles Quint sous le nom de Philippe II.

Passent vingt années supplémentaires avant que le vice-roi de Nouvelle-Espagne ne tente une nouvelle fois sa chance. Il mandate Miguel López de Legazpi pour explorer à son tour les Philippines et plus spécialement les Moluques, un archipel réputé pour ses épices.

Conquérant malgré lui

Legazpi est un avocat de Zummarragua (pays basque) qui s'est embarqué pour Mexico en 1528 après avoir été déshérité par son frère aîné. Il a pu refaire sa vie dans la colonie espagnole.

Le 21 novembre 1564, il lève l'ancre à Barra de Navidad avec cinq navires et 500 soldats et marins. Enfin, le 27 avril 1565, soit très exactement 44 ans après la mort tragique de Magellan en ces lieux, il fonde un établissement permanent à Cebu.

Deux ans plus tard, l'établissement est renforcé par l'arrivée de 2.100 Espagnols, soldats et paysans, en provenance du Mexique.

En 1569, Legazpi délègue à ses deux lieutenants le soin d'explorer le nord de l'archipel avec 300 hommes. Ces derniers combattent les pirates chinois et, le 8 mai 1570, entrent dans la baie de Manille, sur l'île de Luçon, où ils sont accueillis par des autochtones musulmans.

Legazpi rejoint à son tour Manille et signe un traité avec les représentants musulmans de la ville. Le 24 juin 1571, il ordonne la construction d'une cité fortifiée, Intramuros. Elle devient le siège du gouvernement espagnol pour l'océan Pacifique ouest et constitue aujourd'hui le coeur historique de la capitale des Philippines.

Nommé premier gouverneur général des Philippines (« El Adelantado »), Miguel López de Legazpi engage la conversion des habitants au catholicisme avec le concours des frères augustins et franciscains. Il ne verra pas la fin de l'entreprise car il meurt au bout de quelques mois, le 20 août 1572, à Manille. Il est inhumé dans l'église Saint-Augustin, à Intramuros.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 28 avril 1789 : Mutinerie à bord du Bounty   Ven 28 Avr - 20:54



28 avril 1789 : Mutinerie à bord du Bounty

Le 28 avril 1789, une mutinerie se produit à bord du Bounty.

Ainsi débute l'une des plus romanesques tragédies de la marine. Elle illustre la dureté avec laquelle l'Angleterre de cette époque exerce son règne sur les mers (« Britannia, rule the waves... »).

Une mission pacifique

Deux ans plus tôt, en décembre 1787, le navire a quitté le port anglais de Spithead avec quarante-quatre hommes d'équipage en vue de gagner Tahiti, dans le Pacifique, puis les Antilles. Il s'agit d'un navire charbonnier à trois mâts, gréé carré, la Bethya, qui a été réaménagé et rebaptisé Bounty (Générosité) pour l'occasion.

L'objectif du voyage est de cueillir des plants d'arbres à pain à Tahiti et de les amener à la Jamaïque, où les Britanniques comptent les cultiver pour nourrir les esclaves des plantations.

La mission a été confiée à un lieutenant de 33 ans, William Bligh. Le quatrième officier, Fletcher Christian, a accompli trois traversées avec William Bligh. Celui-ci, peu après le départ, offrira à son ami la fonction de quartier-maître (son second sur le navire) en ignorant la nomination officielle par l'Amirauté de John Fryer. Ce sera la première cause de dissension à bord...

Le navire prend la route de l'ouest en vue de contourner le continent américain par le cap Horn. Mais plusieurs semaines de tempêtes convainquent le capitaine de changer d'itinéraire et il prend la route du cap de Bonne Espérance, au sud de l'Afrique. Là, nouveau désappointement, l'absence de vent oblige l'équipage à remorquer le navire à la rame.

Les dures conditions de la traversée et les manquements à la discipline conduisent le capitaine à brutaliser l'équipage. Enfin, après dix mois de dure traversée, le Bounty arrive à Tahiti où il est chaleureusement accueilli par les habitants et surtout les habitantes.

Le charme fatal des Tahitiennes

Le départ de Tahiti, après quelques semaines passées à cueillir les fameux plants d'arbres à pain, n'en est que plus pénible. Sitôt en haute mer, William Bligh restaure la discipline habituelle aux navires britanniques.

Mais celle-ci n'est plus guère supportée par les marins volontaires. Elle suscite la révolte d'une partie d'entre eux, avec le soutien de Fletcher Christian, nostalgique des belles Tahitiennes. C'est ainsi que le capitaine Bligh et dix-huit fidèles sont abandonnés sur une chaloupe de 5 mètres en plein océan Pacifique...
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 29 avril 1624 : Richelieu entre au Conseil du roi   Sam 29 Avr - 20:54



29 avril 1624 : Richelieu entre au Conseil du roi

Le 29 avril 1624, le roi Louis XIII (23 ans) appelle à ses côtés le cardinal duc de Richelieu, Armand Jean du Plessis (39 ans). Malgré ou à cause de leurs différences de tempérament, les deux hommes vont ensemble faire de la France encore féodale et brouillonne un État centralisé et fort.

Habile négociateur

Né le 5 septembre 1585, Armand Jean du Plessis, fils d'un capitaine des gardes d'Henri IV, entre dans les ordres et devient évêque du modeste évêché de Luçon. Bien qu'il eut préféré une carrière militaire, il va toute sa vie manifester une piété forte et sincère.

Il se fait remarquer aux états généraux de 1614 par la régente Marie de Médicis, mère de Louis XIII. Habile, il rentre dans ses bonnes grâces en la réconciliant avec son fils. Cet exploit est récompensé par la barrette de cardinal le 12 décembre 1622.

Au Conseil d'en haut (aussi appelé « Conseil ordinaire » ou «Conseil des affaires», le cardinal se fait remarquer du roi par son talent et son dévouement. Il prend l'habitude de s'entretenir en tête-à-tête avec lui avant chaque Conseil de façon à faciliter ses interventions.

Le 13 août 1624, Louis XIII offre à Richelieu la direction du Conseil d'en haut. À ce poste de « principal ministre » ou Premier ministre, le cardinal va dès lors révéler jusqu'à sa mort son génie politique. Il en est récompensé dès 1629 par les titres de duc et pair.

Un homme d'État moderne

Travailleur infatigable, ne dormant guère plus de quatre heures par nuit, Richelieu va se dévouer jusqu'à sa mort au service de l'État.

Dans un premier temps, il met au pas la noblesse, prompte aux duels et aux complots. Il est habile aussi à s'attacher les hommes de talent, nombreux dans la France de cette époque. Ainsi constitue-t-il l'Académie française.

Visionnaire, il encourage les expéditions lointaines. Conscient de l'importance à venir du commerce maritime, il encourage la construction de navires inspirés des Hollandais, précurseurs en ce domaine.

Déterminé, Richelieu combat avec efficacité les protestants de l'intérieur et leurs alliés anglais. Après le siège de La Rochelle et l'Édit d'Alès, il ne reste plus grand-chose de l'ancienne grandeur des protestants français. Mais il n'hésite pas à s'allier aux protestants allemands pour diviser l'Allemagne et abaisser la maison catholique des Habsbourg qui, d'un côté, gouverne l'Espagne et, de l'autre, les États autrichiens.

Il réprime avec dureté les révoltes paysannes, comme la révolte des Croquants, qui se multiplient à la fin du règne pour cause de misère et de guerre.

Victorieux de toutes les cabales grâce au soutien constant du roi Louis XIII, Richelieu apparaît comme le premier homme d'État moderne, soucieux de l'intérêt national envers et contre tout.
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MessageSujet: 30 avril 1863 : La Légion résiste à Camerone   Dim 30 Avr - 20:54



30 avril 1863 : La Légion résiste à Camerone

Le 30 avril 1863, dans le village de Camerone, au Mexique, soixante-trois légionnaires français, sous les ordres du capitaine Jean Danjou, résistent à une armée mexicaine de plus de deux mille hommes.

Un exploit propre à adoucir l'amertume d'une guerre absurde engagée contre le Mexique par Napoléon III.

La guerre du Mexique

Deux ans plus tôt, en 1861, la France, l'Angleterre et l'Espagne sont intervenues avec avec quelques troupes pour obliger le président mexicain Juarez à honorer les dettes de son pays.

En 1862, tandis que les Anglais et les Espagnols se retirent, l'empereur français Napoléon III forme le projet de renverser le président mexicain et de transformer le Mexique en un empire latin et catholique. Mais les Français se heurtent à la résistance farouche et inattendue des Mexicains qui prennent le parti de Juarez.

Une première armée de 7.000 hommes est repoussée devant Puebla, une ville fortifiée sur la route de Mexico. Il faut envoyer en catastrophe 28.000 hommes en renfort, sous le commandement du général Forey, pour enfin avoir raison de la résistance de la ville.

Sacrifice

C'est pendant le siège de Puebla que se produit le drame de Camerone.

Une compagnie de la Légion étrangère, aux ordres du capitaine Jean Danjou (35 ans), est chargée de protéger un convoi de ravitaillement de l'armée française quand elle voit surgir des cavaliers juaristes. Après avoir repoussé une première charge, le capitaine se réfugie dans le village abandonné de Camerone (Camaron pour les Mexicains), dans l'État de Veracruz.

Il se barricade avec ses hommes dans la cour de l'auberge, fermée par de hauts murs, avec l'objectif de retenir assez longtemps l'ennemi pour que le convoi puisse s'éloigner.

Légionnaires au Mexique, par Benigni Suite à une première démonstration de force des Mexicains - six cent cavaliers et mille quatre cents fantassins -, le colonel Milan, qui les commande, offre la reddition à la Légion étrangère.

Le capitaine refuse et jure de ne jamais se rendre. Ses hommes font de même. Danjou est bientôt tué en inspectant les positions. Le colonel Milan lance enfin un assaut auquel la Légion résiste héroïquement.

L'auberge est incendiée et les huit survivants se retranchent dans un hangar où ils tiennent encore plus d'une heure avant d'être faits prisonniers. Ils acceptent de se rendre à condition de conserver leurs armes et que leurs blessés soient soignés, ce qu'acceptent les Mexicains.

Trois cents Mexicains auront été au total mis hors de combat par les 63 légionnaires mais l'héroïsme de ces derniers n'empêchera pas l'échec final de Napoléon III.

Succès de la résistance mexicaine

Après la prise de Puebla et l'entrée des Français à Mexico, un simulacre d'assemblée nationale octroie la couronne de l'Empire du Mexique à Ferdinand-Maximilien. Mais en avril 1866, Napoléon III doit rapatrier le corps expéditionnaire en catastrophe. Ferdinand-Maximilien est pris et fusillé par les juaristes le 19 juin 1867.

De ce fiasco reste le souvenir de Camerone. La Légion lui doit ses quartiers de noblesse, trente ans après sa création. Depuis 1906, l'anniversaire de ce fait d'armes est commémoré avec faste par la Légion étrangère. Les légionnaires réunis à Aubagne rendent à cette occasion les honneurs à... la main en bois du capitaine Danjou.

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MessageSujet: 1er mai 1707 : Union de l'Angleterre et de l'Écosse   Lun 1 Mai - 20:54



1er mai 1707 : Union de l'Angleterre et de l'Écosse

Le 1er mai 1707 prend effet l'Acte d'Union qui unit l'Angleterre et l'Écosse au sein d'un Royaume-Uni de Grande-Bretagne (United Kingdom of Great-Britain).

Divergences religieuses et politiques

Sous la dynastie des Stuart, au siècle précédent, les deux pays ont appris à vivre ensemble mais l'union personnelle des deux royaumes connaît de brutales anicroches dues aux divergences religieuses entre anglicans (Anglais) et presbytériens (Écossais).

Ce n'est qu'avec la «Glorieuse Révolution» de 1688, l'éviction définitive des Stuart et l'avènement du roi Guillaume III que les Écossais obtiennent enfin le respect de leur foi... et un renforcement des pouvoirs législatifs de leur Parlement.

Mariage de raison

Peu après l'avènement de la reine Anne Stuart, en 1702, le Parlement écossais laisse entendre par l'Act of Security qu'il pourrait remettre en cause une décision du Parlement de Westminster prévoyant qu'à la mort d'Anne, sans enfant, la couronne reviendrait à l'Électeur de Hanovre. Cela signifierait la fin de l'union personnelle des deux royaumes et peut-être le retour des Stuart sur le trône d'Écosse.

Pour éviter ce drame, le parti des whigs lance alors l'idée de réunir les deux royaumes en un seul et, en cas de refus, menace les Écossais d'un blocus économique. La reine, dans un souci de conciliation, nomme une commission anglo-écossaise qui rédige un traité de 25 articles dont quinze se rapportent à des différends économiques et les autres au projet d'union politique.

Cet Acte d'Union («Act of Union») est ratifié le 16 janvier 1707 par le Parlement d'Édimbourg, par 110 voix contre 67 et 46 abstentions. C'est ainsi que naît officiellement le Royaume-Uni de Grande-Bretagne, avec un seul souverain, un seul gouvernement et un seul Parlement, à Westminster, où entrent 45 députés écossais (Chambre des Communes) et 16 pairs écossais (Chambre des Lords).

Le sabordage du Parlement écossais débouche sur de nombreuses émeutes populaires dans le royaume. On suspecte, non sans raison, beaucoup de parlementaires d'avoir été grassement achetés par les whigs anglais. Finalement, les esprits se calment. Il est vrai que la religion nationale n'est pas remise en cause par l'Acte d'Union.

L'union rentre dans les moeurs et les Écossais, enfin, prennent leur part à l'essor inouï de la Grande-Bretagne.

Vers un divorce par consentement mutuel ?

Un siècle plus tard, en 1801, le processus d'unification de l'archipel britannique s'achève avec la création du Royaume-Uni de Grande-Bretagne (Angleterre et Écosse) et d'Irlande.

Mais cette unité ne résiste pas aux secousses du XXe siècle : une partie de l'Irlande arrache son indépendance après la Grande Guerre et à la fin du XXe siècle, le gouvernement de Tony Blair assouplit l'union tricentenaire en restituant aux Écossais un début d'autonomie et un Parlement à Édimbourg, en attendant une possible indépendance.
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MessageSujet: 2 mai 1832 : Révélation de George Sand   Mar 2 Mai - 20:54



2 mai 1832 : Révélation de George Sand

Le 2 mai 1832, la critique littéraire salue la sortie à Paris d'un roman intitulé Indiana. Tiré à 750 exemplaires, il dresse la critique de la vie bourgeoise sous le règne de Louis-Philippe 1er. Son auteur est un inconnu du nom de George Sand.

Derrière ce pseudonyme se cache une jeune femme de 28 ans au parcours déjà rocambolesque, née le 1er juillet 1804 à Paris sous le nom d'Amantine Aurore Lucile Dupin. Ses parents sont un officier et la fille d'un pauvre cabaretier.

Elle épouse à 18 ans le baron Dudevant dont elle se séparera en 1836 après une relation orageuse et de multiples liaisons.
Un an après le mariage, en 1823, naît un garçon, Maurice. Cinq ans plus tard naît une fille, Solange.

Le pseudonyme George Sand sous lequel Aurore accède à la célébrité littéraire rappelle par ailleurs Jules Sandeau, l'amant avec lequel elle a commencé à écrire.

Passionnée et volontiers exubérante, révolutionnaire et républicaine dans l'âme, elle mène en marge de ses travaux d'écriture maints combats politiques et des engagements féministes avant l'heure.

Elle ne craint pas non plus de scandaliser les bonnes âmes en s'affichant en tenue d'homme ou avec un cigare.

Retour à la terre

La maturité venue, la romancière prend ses distances avec la bourgeoisie louis-philipparde et découvre comme bien d'autres le monde du travail. Elle devient ainsi l'amie du peintre Jean-François Millet, l'auteur de L'Angélus.

Après les journées révolutionnaires de 1848, elle se retire dans son château de Nohant, au coeur de cette campagne berrichonne qui lui fournit la matière de ses meilleurs romans : La Mare au diable (1846), François le Champi (1847), ou encore La petite Fadette (1849).

Elle écrit vite. Quatre jours lui suffisent par exemple pour écrire La Mare au diable, l'un de ses plus célèbres ouvrages.
Mais elle prend ensuite son temps pour relire et corriger son texte.

Après le coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte et la fondation du Second Empire, en 1852, elle se tient à l'écart du pouvoir mais conserve l'estime de l'empereur, lui-même connu pour sa fibre sociale.

La « dame de Nohant » meurt dans la sérénité le 8 juin 1876. Passionnée, provocatrice, elle a créé un personnage inédit :
la femme libérée.

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MessageSujet: 3 mai 1803 : Bonaparte cède la Louisiane   Mer 3 Mai - 20:54



3 mai 1803 : Bonaparte cède la Louisiane

Le 3 mai 1803, le Premier Consul Napoléon Bonaparte cède la Louisiane aux États-Unis d'Amérique pour 80 millions de francs (15 millions de dollars, soit 8 cents l'hectare).

Le prix du fiasco haïtien

La Louisiane, qui occupe à peu près tout le bassin du Mississippi, est plus vaste que les États-Unis de l’époque et à peine peuplé de 50.000 colons européens et esclaves africains, non compris les Indiens.

Elle a été colonisée sous le règne de Louis XIV, à la fin du XVIIe siècle, après une première tentative malheureuse de Cavelier de la Salle.

En 1763, avec le désastreux traité de Paris qui clôt la guerre de Sept Ans, la France cède la rive orientale du Mississippi à l'Angleterre. La rive occidentale du fleuve (jusqu'aux Montagnes Rocheuses), revient à l'Espagne, alliée malheureuse de la France.

Arrive Napoléon Bonaparte. Le Premier Consul rêve de reconstituer un vaste empire colonial français en Amérique. Il récupère la rive droite du Mississippi par un traité secret signé avec le roi d'Espagne en 1800. Mais il renonce à son projet après le désastre de l’expédition envoyée à Saint-Domingue (Haïti) pour soumettre les insurgés noirs.

Là-dessus se profile une nouvelle guerre contre l'Angleterre et quelques autres pays d'Europe. Dans cette perspective, Bonaparte a besoin de la neutralité américaine ainsi que d'argent. Il ne veut pas non plus prendre le risque que l'Angleterre mette la main sur la Louisiane. Il décide donc, au grand bonheur des Américains, de leur vendre le territoire.

Sans perdre de temps et sans en référer au président Thomas Jefferson, les négociateurs américains acceptent le «Louisiana Purchase» pour 15 millions de dollars, soit une fois et demi le produit intérieur brut annuel de leur pays, ce qui n'est pas rien.

Pour financer la transaction, les États-Unis sont contraints de s'endetter mais ils ne le regrettent pas...
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MessageSujet: 4 mai 1919 : Les étudiants se soulèvent à Pékin   Jeu 4 Mai - 20:54



4 mai 1919 : Les étudiants se soulèvent à Pékin

Le 4 mai 1919, peu après la naissance de la République chinoise, 3000 étudiants manifestent à Pékin, sur la place Tien An Men.

Ils dénoncent les «21 conditions» présentées par le Japon à leur gouvernement, car elles tendent à une colonisation de la Chine. Ils protestent aussi contre le traité de Versailles qui livre au Japon les concessions allemandes du Chang-toung, une province du nord du pays.

Assez d'humiliations !

Guidés par de jeunes intellectuels progressistes, les étudiants dénoncent également le poids des traditions, le pouvoir des mandarins et l'oppression des femmes. Ils se montrent favorables à la modernité et aux sciences nouvelles.

L'agitation gagne les citadins et les commerçants, dans tout le pays. Elle se double d'un mouvement de boycott des produits japonais. Mais elle reste dans l'immédiat sans effet sur les Occidentaux comme sur les Japonais.

Le «Mouvement du 4-mai», ainsi baptisé par les historiens, n'en est pas moins capital car il traduit l'émergence en Chine d'une conscience patriotique opposée aux Occidentaux comme aux Japonais, et l'abolition de l'empire mandchou.

Plusieurs de ses leaders rejoignent le Parti communiste chinois dans l'espoir de régénérer la Chine. Trente ans plus tard, ils célèbreront sur la place Tien An Men le triomphe de l'insurrection communiste.

Septante années plus tard, se rappelant du «Mouvement du 4-mai», d'autres étudiants réclameront la démocratie sur la même place Tien An Men. Leur révolte finira dans un bain de sang mais débouchera paradoxalement sur une ouverture de leur pays au monde extérieur.
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MessageSujet: 5 mai 1789 : Ouverture des états généraux   Ven 5 Mai - 20:54



5 mai 1789 : Ouverture des états généraux

Le 5 mai 1789, le roi Louis XVI ouvre les états généraux à Versailles. C'est le dernier moyen qui lui reste pour tenter de sauver le royaume de la faillite et contenir la révolte qui gronde. La dette de l'État est telle que ses créanciers ne peuvent et ne veulent plus prêter de l'argent.

Dans l'impasse, le gouvernement ne voit bientôt plus d'autre issue que de convoquer les états généraux, avec l'espoir qu'une assemblée des délégués de tout le pays pourra imposer des réformes aux privilégiés.

Les états généraux

Les états généraux avaient vocation au Moyen Âge d'autoriser le roi à lever des impôts exceptionnels. Ils ne s'étaient plus réunis depuis 1614.

L'assemblée de 1614 était constituée des représentants des trois ordres qui composaient la population du royaume : le clergé, la noblesse et le tiers état, qui représente la très grande majorité des Français. Ces trois ordres étaient représentés en nombre égal et votaient séparément, ce qui assurait normalement aux deux ordres privilégiés une majorité automatique.

Des élections par ordre

À la demande du contrôleur général des finances, Jacques Necker, Louis XVI accorde le doublement des voix pour le tiers état mais ne dit rien du mode de scrutin dans la future assemblée (les trois ordres réunis ou chacun séparément).

Sur 1165 députés (environ), le tiers état en compte 578, essentiellement des avocats et des bourgeois d'affaires. Le clergé compte quant à lui beaucoup d'humbles curés.

Dès le 2 mai, les députés de chaque ordre sont présentés au roi selon un cérémonial mis au point par le maître des cérémonies, le marquis de Dreux-Brézé. Le 4 mai se déroule la procession solennelle du Saint Esprit. Le lendemain, enfin, a lieu l'ouverture solennelle des états généraux dans l'hôtel des Menus Plaisirs, à Versailles.
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MessageSujet: 6 mai 1937 : Incendie du zeppelin Hindenburg   Sam 6 Mai - 20:54



6 mai 1937 : Incendie du zeppelin Hindenburg

Le 6 mai 1937, le Zeppelin Hindenburg, un dirigeable à coque rigide, s'enflamme à son arrivée sur l'aéroport de Lakehurst, près de New-York, après une traversée paisible et confortable de l'Atlantique en deux jours au départ de Francfort.

Sa coque prend feu en touchant le mât d'amarrage, peut-être sous l'effet d'orages électriques.

L'incendie se propage en quelques minutes aux flancs de 245 mètres de long, remplis de 200 000 m3 d'hydrogène (du fait d'un embargo des États-Unis frappant l'Allemagne nazie, l'exploitant du dirigeable avait dû utiliser l'hydrogène à la place de l'hélium, un gaz inerte et non inflammable).

Dans la nacelle placée sous la coque, c'est l'affolement. Sur les 97 personnes, passagers et hommes d'équipage, 35 périssent dans des conditions dramatiques sous l'oeil des caméras mobilisées pour cet événement que l'on espérait festif et mondain.

Le Zeppelin LZ 129 Hindenburg (du nom de l'ancien président de l'Allemagne) en était à son 63e vol commercial et à sa vingtième traversée de l'Atlantique.

Dix mois plus tôt, il avait survolé fièrement le Stade olympique de Berlin le jour de l'ouverture des JO, le 1er août 1936.

Une filière prometteuse

Le premier engin de cette sorte avait été lancé sur le lac de Constance par un général à la retraite de 62 ans, le comte allemand Ferdinand von Zeppelin, le 2 juillet 1900.

L'inventeur et son successeur Hugo Eckener développent avec succès la série des Luftschiff Zeppelin (LZ). Plus d'une centaine sont en exploitation en 1935, dont le célèbre Graf Zeppelin, le plus grand jamais construit. Cette année-là, leur société Luftschiffbau Zeppelin GmbH est nationalisée par le gouvernement nazi.

L'accident de Lakehurst met fin à l'exploitation des dirigeables commerciaux, une filière pourtant prometteuse pour le transport de passagers et de charges lourdes à moyenne et longue distance.

La Seconde Guerre mondiale, consacre le triomphe sans partage de l'aviation, tant sur les lignes commerciales que dans les emplois militaires.
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MessageSujet: 7 mai 1954 : Capitulation de Diên Biên Phu   Dim 7 Mai - 20:59



7 mai 1954 : Capitulation de Diên Biên Phu

Le 7 mai 1954, dans le haut Tonkin, le camp retranché de Diên Biên Phu tombe aux mains du Vietminh après 57 jours de résistance acharnée.

Un siècle de présence française en Indochine se termine dans cette cuvette où le général Henri Navarre a concentré 15.000 hommes, avec l'objectif de desserrer l'étau des communistes vietnamiens sur le riche delta du Tonkin.

Le 26 avril précédent s'étaient ouverte la conférence de Genève sur le sort de l’Indochine (et de la Corée).
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MessageSujet: 8 mai 1429 : Jeanne d'Arc délivre Orléans   Lun 8 Mai - 20:54



8 mai 1429 : Jeanne d'Arc délivre Orléans

Le 8 mai 1429, les Anglais lèvent le siège d'Orléans après que Jeanne d'Arc soit montée à l'assaut de leurs défenses.

C'est le premier succès de celle qui sera plus tard surnommée la Pucelle d'Orléans (pucelle au sens ancien de jeune fille).

Un enjeu stratégique

Cité importante et bien défendue par près de 3 kilomètres de remparts, Orléans est un enjeu stratégique essentiel entre les possessions anglaises et celles du dauphin Charles. Elle tient un pont unique sur la Loire, défendu par la bastide des Tourelles.

Mais les Anglo-Bourguignons, réunissant toutes leurs forces disponibles, attaquent ladite bastille et s'en emparent le 24 octobre 1428. Dès lors commence le siège de la ville.

Les Anglais et leurs alliés bourguignons, au nombre de quelques milliers au total, sont trop peu nombreux pour encercler complètement la ville. Ils se contentent de la ceinturer avec une douzaine de bastilles plus ou moins solides.

Le général anglais Salisbury est tué d'un boulet lors d'une inspection et remplacé par le général Talbot, auquel est associé le général Suffolk, sous le haut commandement du régent, le duc de Bedford.

Le 12 février 1429, les troupes orléanaises tentent une attaque contre un convoi de trois cents chariots de harengs destiné à ravitailler les assiégeants. Elles sont commandées par Jean Dunois, comte de Longueville, surnommé le Bâtard d'Orléans car fils illégitime de feu le duc Louis d'Orléans.

Bien que supérieures en nombre, ces troupes sont piteusement défaites par l'escorte franco-anglaise de sir Falstoff et doivent se replier en laissant de nombreux morts sur le terrain. Éventrés par les boulets, les chariots déversent sur le sol leur cargaison de harengs.

Après cette humiliante «journée des harengs», la capitulation d'Orléans semble n'être plus qu'une question de jours et risque d'anéantir les dernières chances de Charles VII et de la dynastie des Valois.

Jeanne séduit les soudards

À Chinon, Jeanne Darc, arrivée le 25 février 1429, convainc le roi Charles VII de lui confier une petite troupe.

Jean d'Aulon, un solide écuyer d'une quarantaine d'années, qui lui restera toujours fidèle, fait son éducation militaire.

Quand elle se présente en avril 1429 devant les chefs de l'armée royale dans son armure de capitaine avec la prétention de libérer Orléans, ceux-ci la tournent d'abord en dérision.

Mais son énergie et sa foi ont vite fait de lui rallier ces énergiques capitaines : Étienne de Vignolle, seigneur de La Hire (qui deviendra le valet de coeur dans les jeux de cartes), le duc d'Alençon, Poton de Xaintrailles et le Bâtard d'Orléans lui-même.

Les rudes soldats acceptent même de mettre un bémol à leurs jurons et de renvoyer les ribaudes et prostituées qui s'attachent d'ordinaire à leurs pas.

Orléans accueille Jeanne

Jeanne Darc et sa troupe arrivent à point nommé devant Orléans. Le 29 avril, la Pucelle fait entrer son armée dans la ville en évitant les Anglais et défile avec le Bâtard d'Orléans, qui défend la cité depuis plusieurs mois.

Après plusieurs sorties à la tête de ses troupes, Jeanne oblige l'ennemi à s'enfermer dans les bastilles qui ceinturent la ville. Les assiégeants deviennent, à leur tour, assiégés. Sans relations entre eux, ils ont le plus grand mal à se soutenir les uns les autres.

Les troupes du Dauphin décident d'attaquer l'une après l'autre ces bastilles.

Le 4 mai, la Pucelle est réveillée en sursaut par son page Louis de Coutes : on se bat autour de la bastille de Saint-Loup, la moins bien gardée par les Anglais. Elle se précipite avec son étendard et dans l'enthousiasme de l'assaut, les Orléanais emportent la bastille.

Après une journée d'actions de grâce, c'est le 6 mai la prise du fort des Augustins. Le lendemain 7 mai, au petit matin, après la messe habituelle, Jeanne et ses troupes se lancent à l'attaque de la dernière bastille, les Tourelles.

La Pucelle paye de sa personne en montant elle-même à l'assaut des murs. Elle est blessée d'une flèche à l'épaule. Quand le soir tombe, les assaillants français sont épuisés et le Bâtard d'Orléans s'apprête à donner le signal de la retraite.

Jeanne, qui s'est retirée à l'écart pour se reposer et prier, voit cela. Elle agite sa bannière, donnant le signal d'un ultime assaut. Le capitaine anglais Glasdale, qui commande la bastille, tombe des murailles et se noie dans le fleuve. La bastille est prise. Les liaisons sont rétablies entre Orléans et le sud de la Loire.

Le lendemain, l'armée anglaise se met en ordre de bataille dans la plaine. Mais Jeanne refuse le combat car ce jour est un dimanche. Le capitaine John Talbot, qui commande l'armée anglaise, comprend qu'il n'a plus rien à gagner s'il reste là. Il lève le siège et se retire.

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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 9 mai 1769 : La France soumet la Corse   Mar 9 Mai - 21:34



9 mai 1769 : La France soumet la Corse

Le 9 mai 1769, en Corse, au terme d'une bataille de plusieurs jours, les indépendantistes sont défaits par l'armée française à Ponte-Novo.

Fin d'une « Guerre de quarante ans »

Lasse de combattre la rébellion corse, Gênes a cédé « provisoirement » ses droits sur l'île à la France par le traité de Versailles du 15 mai 1768. Le duc de Choiseul, qui dirige le gouvernement de Louis XV, met dès lors tout en oeuvre pour liquider la rébellion et annexer l'île. Pas moins de 20 000 hommes débarquent en Corse sous le commandement du lieutenant-général Chauvelin. Mais le marquis de Chauvelin essuie un grave revers à Borgu (ou Borgo) le 9 octobre 1768.

Six mois plus tard, le comte de Vaux débarque à son tour avec 24 000 hommes.

La bataille décisive se déroule près d'un ancien pont génois qui franchit le fleuve du Golo, sur la route de Corte à Bastia.

Elle met aux prises plusieurs dizaines de milliers de combattants. Assaillis des deux côtés du fleuve, les Corses laissent sur le terrain quelques centaines de morts et plus de 6 000 blessés.

C'en est fini d'une « Guerre de quarante ans » qui a mis aux prises le peuple corse avec la République de Gênes puis le roi de France.

Le chef de l'insurrection corse, Pasquale Paoli, gagne la côte et s'embarque sur un navire à destination de Livourne, en Italie, avec 300 fidèles.

Parmi les partisans qui l'accompagnent jusqu'à la côte figure son aide de camp, un avocat d'Ajaccio du nom de Carlo Buonaparte.

Sa jeune épouse, Laetitia (18 ans) est enceinte de sept mois. Après une fuite dans la montagne corse, elle donne le jour à un petit Napoléon...

Soumission

Les Français établissent en Corse un Conseil supérieur... comme dans leurs colonies des Antilles. Le gouvernement de l'île est confié au comte Louis de Marbeuf. Il invite les nobles à faire enregistrer leurs quartiers de noblesse. Seules 86 familles se résolvent à cette démarche. Parmi elles figure la famille Buonaparte, issue de colons génois installés dans le port d'Ajaccio.

Cette circonstance - et plus encore les «excellentes relations» qu'entretient la belle Laetitia (ou Letizia) Buonaparte avec le gouverneur de Marbeuf - vont permettre au jeune Napoléon d'obtenir plus tard une bourse pour entrer dans une école militaire réservée à la noblesse.

Sédition


Au début de la Révolution française, Pasquale Paoli revient en Corse sous les acclamations pour gouverner celle-ci au nom de l'Assemblée Législative avec le titre de lieutenant-général et présider le nouveau département.

Mais bientôt déçu par les députés jacobins de la Convention qui tentent de l'arrêter en 1793, il soulève à nouveau l'île contre les Français et livre la Corse aux Anglais.

Il appartiendra au général Napoléon Bonaparte d'organiser la reconquête de l'île à partir de 1796. Sous le Premier Empire, la pacification sera confiée au général Morand. Elle prendra un tour extrêmement brutal, ternissant à jamais l'image que gardent les Corses de Napoléon, leur plus illustre compatriote.

Il faudra attendre 1975 et le drame d'Aléria pour que soit à nouveau ensanglanté le lien qui relie l'île de Beauté à la France.
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MessageSujet: 10 mai 1869 : Les États-Unis unifiés par le chemin de fer   Mer 10 Mai - 20:54



10 mai 1869 : Les États-Unis unifiés par le chemin de fer

Le 10 mai 1869, les États-Unis sont enfin traversés d'est en ouest par une ligne de chemin de fer. Les deux équipes chargées de sa construction, l'une partie de Sacramento, en Californie, l'autre d'Omaha, dans le Nebraska, opèrent une jonction triomphale en un lieu appelé Promontory Point, dans l'Utah.

Les États-Unis forment désormais un ensemble humain unifié. Il s'ensuit la fixation des fuseaux horaires afin de pouvoir établir des horaires rigoureux pour les trains transcontinentaux (les fuseaux horaires sont adoptés au plan international en 1884, lors de l'International Prime Meridian Conference, à Washington).

La construction de la première ligne transcontinentale a été concédée à deux compagnies privées qui ont reçu des terres tout le long de la ligne dont la vente à des colons est destinée à rentabiliser les travaux. L'État procédera de la même façon avec les lignes suivantes. Dès 1914, les États-Unis compteront 220.000 kilomètres de voies ferrées. Ce réseau, encore très actif, est surtout voué au transport de marchandises.
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MessageSujet: 11 mai 330 : Naissance de la future Constantinople   Jeu 11 Mai - 20:54



11 mai 330 : Naissance de la future Constantinople

Le 11 mai 330, l'empereur Constantin donne une nouvelle capitale à l'empire romain sous le nom officiel de «Nouvelle Rome». Cette cité prendra le nom de l'empereur après la mort de celui-ci. C'est sous ce nom, Constantinopolis ou Constantinople, qu'elle restera dans l'Histoire.

Trop vaste empire

L'empire romain avait atteint ses plus grandes dimensions au siècle précédent. Il était devenu ingouvernable et résistait mal à la pression des Barbares.

En 293, l'empereur Dioclétien déplace le siège du gouvernement dans quatre villes proches des frontières les plus exposées (Milan, Nicomédie, Sirmium et Trèves). Il instaure un gouvernement collégial pour mieux tenir les frontières mais sa tentative fait long feu.

Son successeur Constantin Ier, élimine un premier rival, Maxence, à Rome le 28 octobre 312. Puis il se retourne contre le maître de la partie orientale de l'empire, Licinius. Celui-ci est défait le 3 juillet 324 près d'Andrinople.

Ayant rétabli à son profit l'unité de l'empire, le vainqueur s'établit à Nicomédie et se met aussitôt en quête d'un site propice à une nouvelle capitale. Il jette son dévolu sur la ville de Byzance. Le périmètre de la «Nouvelle Rome» est solennellement consacré le 8 novembre 324.

Le choix est judicieux. Byzance a été fondée mille ans plus tôt, en 667 avant notre ère, par des colons venus de Mégare, sur les détroits qui séparent l'Europe de l'Asie. La ville est située sur un promontoire à l'entrée du Bosphore. Cet étroit chenal ouvre sur la mer Noire (le Pont-Euxin en grec ancien), au nord, et sur la mer de Marmara, au sud.

Cette mer fermée débouche elle-même sur la mer Égée et la Méditerranée par le détroit des Dardanelles (l'Hellespont des Grecs anciens).

La nouvelle capitale surplombe la mer de Marmara et le Bosphore.

Elle est délimitée à l'est par un estuaire étroit qui remonte vers le nord et auquel sa beauté a valu d'être appelé la Corne d'Or.

Contantinople commande les passages entre l'Europe et l'Asie. Elle est également proche des frontières du Danube et de l'Euphrate. Elle est enfin située au coeur des terres de vieille civilisation hellénique.

Comme il en est allé de Rome à ses lointaines origines, le périmètre de la ville a été d'abord délimité par un sillon tracé à la charrue. Puis, des dizaines de milliers de terrassiers se sont mis à l'oeuvre.

Dédicace

L'inauguration solennelle (ou «dédicace») est empreinte de rites païens, avec un sacrifice à la Fortune et une dédicace du philosophe néoplatonicien Sopâtros. Mais Constantinople naît à l'époque où le christianisme s'impose dans l'empire romain et, à la différence de Rome, elle est totalement dépourvue de temples païens et presque exclusivement chrétienne.

Les habitants reçoivent les mêmes privilèges que les Romains, notamment l'exemption de l'impôt et les distributions gratuites de froment. Un Sénat est constitué à l'image du Sénat romain. Des patriciens romains et grecs bénéficient de palais. Constantin lui-même réside dans la nouvelle capitale jusqu'à sa mort en 337.

Un empire de mille ans

Mêlant avec bonheur les cultures hellénique et latine, la ville se développe très vite et surpasse Rome. En 395, avec la scission de l'empire romain entre un empire d'Orient et un empire d'Occident, elle devient la capitale de l'Orient. Sa population atteint un million d'habitants à son apogée deux siècles plus tard, sous le règne de l'empereur Justinien, ce qui en fait la principale métropole de son temps.

Le 27 décembre 537, Justinien dote la ville de son joyau : la basilique Sainte Sophie.

Avec l'empereur Héraclius, Constantinople abandonnera ses références latines et deviendra exclusivement grecque. L'empire prendra alors l'appellation de byzantin, en référence au nom grec de la ville.

Après plus de mille ans d'existence, l'empire byzantin cède le pas à l'empire ottoman. Constantinople en devient la capitale sous le nouveau nom d'Istanbul.

De Byzance à Istanbul

Après la prise de la ville par les Turcs en 1453, la cité devient la capitale de l'empire ottoman et la résidence officielle du calife musulman. Dans l'usage courant, elle prend alors le nom d'Istanbul (ou Istamboul en français).

Ce nom viendrait d'une altération populaire progressive de «Konstinoupolis» en Konstantinopol (comme Sevastopolis est devenue Sébastopol) puis Stantinopol. Comme la phonétique turque ne peut prononcer un st sans le faire précéder d'un i (ainsi stylo devenant istilo), on a donc eu Istantinopol puis, la paresse aidant, Istantpol, Istanbul (Istamboul en français littéraire).

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MessageSujet: 12 mai 1926 : Pilsudski prend le pouvoir à Varsovie   Ven 12 Mai - 20:54



12 mai 1926 : Pilsudski prend le pouvoir à Varsovie

Le 12 mai 1926, à Varsovie, le maréchal Joszef Pilsudski (59 ans) renverse le gouvernement démocratique de la jeune Pologne, trop instable à son goût.

Cumulant les fonctions de chef de l'État, de Premier ministre et de ministre de la Guerre, il établit son pouvoir personnel jusqu'à sa mort, neuf ans plus tard, le 12 mai 1935.

Héros national

Joszef Pilsudski, issu de la noblesse lituanienne, a commandé une brigade polonaise au sein de l'armée austro-hongroise au début de la Grande Guerre.

Après avoir combattu les Russes, il a pris le parti des Alliés, favorables à la renaissance d'une Pologne indépendante, plus d'un siècle après son dépeçage par la Russie, l'Autriche et la Prusse.

Interné par les Autrichiens à Magdebourg, Pilsudski est libéré après la défaite des puissances centrales, ce qui lui permet de proclamer la République à Varsovie le 11 novembre 1918. Il se voit lui-même confirmé dans les fonctions de chef de l'État par la Diète constituante. Il devient immensément populaire lorsqu'il repousse l'Armée rouge, aux portes de Varsovie, du 12 au 16 août 1920. Ce « miracle de la Vistule » sauve la nouvelle Pologne...

Le 18 mars 1921, le traité de Riga (Lettonie) signé avec les représentants du gouvernement bolchevique reporte loin vers l'Est la frontière orientale de la Pologne avec la Russie bolchevique. En apparence, le traité a tout lieu de satisfaire les Polonais. Dans les faits, il installe le nouvel État dans des frontières difficiles à défendre et presque trop larges pour lui.

Le retour

Après une demi-retraite de trois ans dans sa propriété campagnarde, Pilsudski revient au gouvernement avec les pleins pouvoirs. Il conserve à son pays les apparences d'une démocratie parlementaire mais gouverne de façon autoritaire.

En politique étrangère, Pilsudski songe à un rapprochement des peuples polonais, ukrainien, lituanien et biélorusse pour contrer les menaces soviétiques et allemandes. Conscient des dangers du nazisme, il plaide même en faveur d'une guerre préventive contre l'Allemagne hitlérienne...

Mais devant la mollesse des puissances occidentales et à l'instigation de son ministre des affaires étrangères, le colonel Joszef Beck, il se résout à signer un traité de non-agression pour dix ans avec son menaçant voisin de l'ouest le 26 janvier 1934. Symétriquement, il signe aussi un traité de non-agression avec l'Union soviétique en 1932 et le reconduit en 1934, quelques mois avant sa mort, le 12 mai 1935...
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MessageSujet: 13 mai 1917 : Apparitions de Fatima   Sam 13 Mai - 20:54



13 mai 1917 : Apparitions de Fatima

Le dimanche 13 mai 1917, pendant la Première Guerre mondiale, trois enfants de Fatima, un petit village portugais au nord de Lisbonne, sont témoins d'une apparition lumineuse tandis qu'ils gardent leurs moutons.

Francisco, Lucia et Jacinta ne doutent pas qu'il s'agit de la Sainte Vierge, la mère de Jésus-Christ. Celle-ci les convie à six rendez-vous successifs tous les 13 du mois, jusqu'en octobre de la même année.

En juillet 1917, elle leur confie trois secrets à ne confier qu'au pape. Il s'agit à proprement parler de « visions » dont les deux premières seront révélées en 1941 par Lucia, devenue soeur Lucie : une vision de l'enfer et l'espoir que la Russie se consacre à la Vierge.

La troisième, qui évoque un attentat (réussi) contre le pape, sera révélée en 2000 par Jean-Paul II. Ayant survécu par miracle à l'attentat de la place Saint-Pierre, le 13 mai 1981 (64 ans après la première apparition), le Souverain Pontife ne manquera pas de rendre grâce à Notre-Dame de Fatima d'avoir arrêté la balle qui aurait pu le tuer.

Un demi-siècle après les apparitions de la Vierge à sainte Bernadette, à Lourdes, Fatima est devenu le deuxième lieu de pèlerinage marial du monde.

Francisco et Jacinta Marto, âgés de neuf et sept ans au moment des apparitions et victimes de la grippe espagnole en 1919-1920, ont été canonisés par le pape François le samedi 13 mai 2017, soit cent ans après la première apparition.

Leur cousine Lucia dos Santos, décédée en 2005, n'a pas quant à elle encore eu droit à la canonisation, la Congrégation des Causes des Saints n'ayant pu certifier un minimum de deux miracles à son actif.
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MessageSujet: 14 mai 1796 : Édouard Jenner découvre la vaccination   Dim 14 Mai - 20:54



14 mai 1796 : Édouard Jenner découvre la vaccination

Le 14 mai 1796, un médecin de campagne vaccine un jeune garçon afin de le protéger contre la variole.

Il utilise pour cela du pus provenant d'une maladie apparentée mais bénigne, la vaccine des vaches. En cela, il se distingue de ses prédécesseurs qui, non sans risque, immunisaient leurs patients en leur inoculant la variole elle-même.

Par une action déterminée auprès de ses collègues, Édouard Jenner (47 ans) va donner à la vaccination une caution scientifique et la généraliser à l'ensemble de la population.

Une maladie endémique aujourd'hui disparue

La variole est une maladie infectieuse qui se manifeste par l'apparition de pustules (d'où son nom, dérivé du latin varus, pustule). Elle est surnommée abusivement «petite vérole» par référence à la syphilis ou «grande vérole», avec laquelle elle n'a rien à voir.

Elle a été responsable jusqu'au XVIIIe siècle de dizaines de milliers de morts par an rien qu'en Europe (la descendance du roi Louis XIV a ainsi été décimée par la variole en 1712).

Aujourd'hui, grâce à la vaccination systématique, cette maladie a disparu de la surface de la Terre (un cas unique à ce jour). Le dernier malade aurait été repéré en 1977 en Somalie.

Une pratique ancestrale mais mal maîtrisée

Très tôt, dès le Moyen Âge, on s'est aperçu que les personnes ayant survécu à la variole étaient définitivement immunisées contre le fléau. Le savant andalou Averroès y fait allusion et des praticiens ont l'idée d'inoculer la maladie à leurs patients, avec un maximum de précautions, afin de les protéger contre les fréquentes épidémies.

Dans la onzième de ses Lettres philosophiques (ou Lettres anglaises, écrites entre 1714 et 1738), Voltaire se fait l'écho de cette pratique et, tout au long du XVIIIe siècle, des médecins inoculent la variole à titre expérimental à leurs riches patients, tel Johann Struensee sur le prince héritier du Danemark en 1769.

Mais cette protection préventive n'est pas sans danger et elle nécessite que le patient soit très soigneusement isolé afin qu'il ne provoque pas lui-même une épidémie. Elle est limitée pour cela aux milieux aristocratiques et bourgeois.

Jenner invente la vaccination

Édouard Jenner, médecin de campagne passionné par la recherche, n'a pas craint de lancer une campagne préventive auprès de sa clientèle. Il s'est aperçu comme cela que plusieurs de ses patients étaient insensibles à l'inoculation. Après enquête, il a découvert qu'il s'agissait de valets de ferme en contact avec les vaches.

Il a pu faire le rapprochement avec la vaccine ou variole des vaches (en anglais, «cow-pox»). Cette maladie bénigne est courante chez les valets qui traient les vaches et entrent en contact avec les pustules des pis. Elle a pour effet de les immuniser contre la véritable variole, le plus souvent mortelle.

Édouard Jenner a l'idée d'inoculer par scarification non plus du pus de la variole mais du pus de la vaccine, beaucoup plus bénin et tout aussi efficace. Il prélève donc du pus sur la main d'une femme, Sarah Nelmes, qui a été infectée par sa vache, Blossom, atteinte de la vaccine, et l'inocule à un enfant de 8 ans, James Phipps.

James Phipps contracte ladite maladie sous la forme d'une unique pustule et en guérit très vite.

Trois mois plus tard, indifférent au «principe de précaution», le médecin lui inocule la véritable variole. À son grand soulagement, la maladie n'a aucun effet sur l'enfant. C'est la preuve que la vaccine l'a immunisé contre la variole en entraînant la formation d'anticorps propres à lutter contre l'infection.

Rapide diffusion de la vaccination

Édouard Jenner diffuse avec courage le principe de la vaccination dans le public, en encourageant la vaccination de masse. Ses opposants contestent l'inocuité de sa méthode ou même parfois dénoncent la prétention de vouloir contrarier les desseins de la providence.

Il publie à ses frais An inquiry into the causes and effects of the variolae vaccina (Enquête sur les causes et les effets de la vaccine de la variole) et jette les bases de l'immunologie appliquée à la variole. Il se satisfait d'une approche empirique et ne se soucie pas d'aller plus avant dans la compréhension du phénomène. Il appelle «virus» le facteur mystérieux de la vaccine (d'après un mot latin qui signifie poison).

Quittant son village natal de Berkeley, dans le Gloucestershire, le médecin se rend ensuite à Londres où il vaccine gratuitement des centaines de sujets. Bientôt ruiné, il revient exercer la médecine à Berkeley où il finit honorablement sa vie.

Entre temps, la pratique de la vaccination se répand très vite en Europe et en Amérique, contribuant au recul des épidémies.

À Boston, aux États-Unis, un disciple enthousiaste, le médecin Benjamin Waterhouse, vaccine sa propre famille dès juillet 1800. L'année suivante, il convainc le président Thomas Jefferson d'en faire autant. Quatre-vingts ans plus tard, Louis Pasteur découvre les fondements théoriques de la vaccination et en améliore la pratique en vaccinant contre la rage le petit Joseph Meister en 1885.

À ce jour, les grandes campagnes de vaccination contre la variole ont pratiquement éliminé ce virus de la surface de la terre.
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MessageSujet: 15 mai 1846 : Abrogation des « corn laws »   Lun 15 Mai - 20:54



15 mai 1846 : Abrogation des « corn laws »

Le 15 mai 1846, le Parlement de Westminster abroge les « corn laws ». Ces lois avaient été votées en 1815 à l'initiative des grands propriétaires terriens afin de protéger les agriculteurs britanniques contre les importations à bas prix de céréales du Nouveau Monde.

L'industrie étant désormais en mesure de relayer l'agriculture comme moteur de l'économie, le gouvernement anglais ne voit plus aucune utilité à ces lois protectionnistes.

En les abrogeant, Londres permet aux ouvriers de se nourrir à moindre prix, ce qui a pour effet de relâcher la pression sur les salaires de l'industrie. Désormais en situation d'exporter plus facilement, les industriels vont en profiter pour conquérir les marchés de la planète !

Les économistes anglais, au premier rang desquels Richard Cobden (1804-1865), font de la loi de 1846 un acte de foi dans les vertus du libre-échange. Ils ne vont avoir de cesse d'y rallier leurs concurrents. Richard Cobden va ainsi négocier avec le Français Michel Chevalier le traité franco-anglais de 1860.

C'est le début d'une deuxième « mondialisation », après la très brève période de libre-échange inaugurée par le traité Eden-Rayneval en 1786.
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MessageSujet: 16 mai 1916 : Accord secret Sykes-Picot   Mar 16 Mai - 20:58



16 mai 1916 : Accord secret Sykes-Picot

En pleine guerre mondiale, le Britannique sir Mark Sykes et le Français François Georges-Picot négocient un accord qui prévoit le démantèlement de l'empire ottoman après la guerre et le partage du monde arabe entre les deux Alliés.

Les Français se réservent le Liban, la Syrie et la région de Mossoul, au nord de la Mésopotamie ; les Britanniques le reste de la Mésopotamie (Irak) et la Transjordanie. La Palestine doit devenir zone internationale et le port d'Alexandrette (Syrie) acquérir le statut de port franc.

Les avatars d'un accord mal ficelé

L'accord fait suite à l'entrée en guerre de l'empire ottoman aux côtés de l'Allemagne et de l'Autriche-Hongrie.

Sir Henry McMahon, haut-commissaire britannique au Caire, tente de persuader le chérif Hussein, qui gouverne La Mecque au nom du sultan, de soulever les Arabes contre Istamboul. Mais le chérif réclame, en cas de succès, le pouvoir sur les provinces arabes de l'empire.

L'affaire fait l'objet de discussions à Londres et Paris entre les diplomates sir Mark Sykes et Georges Picot. Un accord est conclu à Londres le 16 mai 1916 par sir Edward Grey, ministre britannique des Affaires étrangères, et Paul Cambon, ambassadeur de France. Il est appelé dans un premier temps « accord Cambon-Grey ».

Cet accord initial respecte l'esprit des échanges McMahon-Hussein en préconisant de « détacher les Arabes des Turcs en facilitant la création d'un État arabe ou d'une confédération d'États arabes » sous l'autorité de Hussein et de ses fils, les Hachémites (ainsi les qualifie-t-on en raison de leur filiation avec le prophète Mahomet et son arrière-grand-père Hachem).

Les Arabes n'étant pas en mesure de se prendre immédiatement en charge, il est prévu qu'ils soient conseillés et assistés dans un premier temps par les Français, au Nord, et les Anglais, au Sud.

Contestation et remises en cause de l'accord

Ce projet de partage d'influence a le don d'exaspérer les Arabes et leurs alliés anglais quand il est dévoilé par les bolchéviques à la fin 1917. Du coup, les troupes arabes assistées du « colonel » Thomas Edward Lawrence, dit « Lawrence d'Arabie » poussent jusqu'à Damas et entrent sans coup férir dans la capitale de la Syrie en prenant de court les Français.

Destinée à préparer le premier traité de paix avec la Turquie, la conférence de San Remo, du 19 au 26 avril 1920, confirme et précise l'accord secret de 1916. Elle confie trois « mandats » à Londres sur la Palestine, la Transjordanie et la Mésopotamie (Irak). La France reçoit un mandat sur la Syrie et le Liban.

Ainsi se dessine pour un siècle la carte du Moyen-Orient, avant que les soubresauts actuels du monde arabe ne la réduisent à néant.
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MessageSujet: 17 mai 1792 : Naissance de la bourse de Wall Street   Mer 17 Mai - 20:54



17 mai 1792 : Naissance de la bourse de Wall Street

Le 17 mai 1792, à New York, au numéro 68 de la rue du mur (Wall Street), près de l'ancien mur d'enceinte des Hollandais, vingt-quatre agents de change signent la convention du Buttonwood tree, du nom du platane sous lequel ils ont pris l'habitude de se réunir.

Par cette convention, ils décident d'appliquer un taux de commission unique sur toutes leurs ventes de titres. C'est la naissance du New York Stock Exchange (NYSE), la Bourse des valeurs de New York, surnommé Wall Street depuis 1863.
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MessageSujet: 18 mai 1804 : La Constitution de l'an XII institue l'Empire   Jeu 18 Mai - 20:54



18 mai 1804 : La Constitution de l'an XII institue l'Empire

Par le sénatus-consulte du 18 mai 1804, le Sénat français déclare : « Article premier. Le gouvernement de la République est confié à un empereur, qui prend le titre d'Empereur des Français... »

Ce texte curieux, aussi appelé « Constitution de l'An XII », établit l'Empire français sans abolir formellement la République !... Ce n'est que deux ans plus tard, en 1806, que les formes républicaines de l'État disparaîtront, en même temps que le calendrier révolutionnaire.

Calcul politique

Le général Bonaparte, appelé en 1799 pour sauver la Révolution, a magistralement réussi à écarter la menace d'une restauration de la monarchiste et d'un retour à l'Ancien Régime, qui aurait lésé beaucoup de monde, à commencer par les acquéreurs de biens nationaux.

Après avoir instauré le Consulat, il a pu conclure la paix avec les puissances étrangères dont l'Angleterre, rétablir la paix religieuse à l'intérieur des frontières et mettre en application la plupart des réformes administratives engagées par le précédent régime, le Directoire.

Mais cette oeuvre gigantesque a été accomplie d'une manière de plus en plus autoritaire, la majorité rurale du pays étant restée nostalgique de l'ancienne monarchie.

Pour consolider son pouvoir, Bonaparte se fait dans un premier temps octroyer le Consulat à vie, avec le droit de désigner lui-même son successeur, par le plébiscite du 2 août 1802. Cette quasi-royauté n'a d'autre effet que d'exciter un peu plus l'opposition royaliste.

Le Premier Consul décide donc de franchir un pas supplémentaire en devenant Empereur héréditaire sous le nom de Napoléon Ier. Cette curieuse monarchie républicaine est présentée comme une forme de reconnaissance des citoyens français envers celui qui a clos la Révolution, et restauré la paix et la prospérité.

Mais pour l'intéressé lui-même, ancien protégé de Robespierre le Jeune, qui n'a jamais renié la Révolution, l'instauration de l'Empire résulte aussi d'un calcul froid et rationnel : il s'agit de ramener la France dans le concert des nations européennes, dont toutes, à l'exception notable de la Suisse, sont des monarchies héréditaires ; pour cela, il ne voit pas de meilleur moyen que de la rattacher au modèle dominant.

Le terme d'empereur est préféré à celui de roi, que les révolutionnaires ont en horreur. Il renvoie également à l'Antiquité classique, très prisée dans les cercles cultivés, ainsi qu'aux Mérovingiens et Carolingiens que redécouvrent les archéologues et les historiens. Enfin, il place Napoléon Ier sur un pied d'égalité avec les deux principaux souverains du continent, l'empereur d'Allemagne et le tsar de Russie.

Le sacre, à Notre-Dame-de-Paris, le 2 décembre 1804, va solenniser la fondation de l'Empire.
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Ysaline de Montmirail
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MessageSujet: 19 mai 1978 : Les paras sautent sur Kolwezi   Ven 19 Mai - 20:54



19 mai 1978 : Les paras sautent sur Kolwezi

Le 19 mai 1978, 405 parachutistes du 2e REP (Régiment Étranger de Parachutistes) de la Légion étrangère sautent sur Kolwezi, une cité minière du Katanga ou Shaba (Zaïre, ex-Congo belge) où des rebelles ont pris en otage les 3000 expatriés belges et français (plusieurs dizaines ont déjà été massacrés). 250 parachutistes supplémentaires sautent le lendemain matin.

L'intervention a été décidée dans l'urgence par le président Valéry Giscard d'Estaing. C'est un succès. Les Européens survivants sont évacués et l'ordre revient dans la ville. On déplore toutefois 170 morts et disparus parmi les civils européens, 700 environ parmi les Zaïrois, ainsi que cinq morts, vingt blessés et six disparus parmi les membres de la mission militaire française présente à Kolwezi, un mort parmi les parachutistes belges et un mort parmi les parachutistes marocains venus en soutien logistique...

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MessageSujet: 20 mai 1941 : Les parachutistes allemands sautent sur la Crète   Sam 20 Mai - 20:54



20 mai 1941 : Les parachutistes allemands sautent sur la Crète

La Wehrmacht étant entrée à Athènes le 26 avril 1941, Hitler décide de parfaire sa victoire sur la Grèce en occupant aussi la Crète, où se sont repliés près de trente mille combattants grecs et anglais.

Le général Karl Student, fondateur des forces aéroportées allemandes, déclenche l’opération Merkur (« Mercure ») au matin du 20 mai 1941 avec le largage de 17.000 parachutistes sur trois aérodromes de l'île. Mais ces parachutistes vont rencontrer une résistance inattendue de la part des Britanniques, essentiellement des néo-Zélandais commandés par le général Bernard Freyberg. C'est que ceux-ci ont été informés des intentions ennemies grâce au décodage Ultra par les services secrets de Bletchley Park.

Les combats très violents des premières heures font près de 2.000 morts chez les Allemands. Ils vont se prolonger dans des batailles harassantes de pas moins de deux semaines. Finalement, le général Freyberg renonçant à engager toutes ses troupes, les Britanniques évacuent l'île en catastrophe. Au terme de la bataille de Crète, les Allemands restent maîtres du terrain, mais au prix de lourdes pertes. Pour l’état-major allemand, il ne sera plus question de tenter d'autres opérations aéroportées...
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MessageSujet: 21 mai 1536 : Genève passe à la Réforme avec Calvin   Dim 21 Mai - 20:54



21 mai 1536 : Genève passe à la Réforme avec Calvin

Le 21 mai 1536, à Genève, le Conseil des Deux Cents se prononce en faveur de la Réformation religieuse à l'instigation de Calvin (ou Jean Cauvin). La petite république urbaine va dès lors devenir le siège européen du calvinisme, la forme la plus rigoureuse du protestantisme.

Calvin va développer une activité insatiable de sorte qu'à sa mort, le 27 mai 1564, à 54 ans seulement, on comptera déjà dans le monde davantage de calvinistes que de luthériens.

Un prédicateur français

Deuxième grande figure de la Réforme protestante, après Martin Luther, son aîné et devancier, Jean Cauvin est né le 10 juillet 1509 dans une famille de petite bourgeoisie à Noyon (Picardie). Prenant le nom de Calvinus selon la mode du temps, il étudie à la Sorbonne de Paris puis à Orléans et Bourges, apprend le latin, le grec et l'hébreu et démontre très jeune des qualités de dialecticien redoutable.

En 1533, il manifeste à travers un discours à l'Université de Paris son intérêt pour les thèses luthériennes et la Réforme.

Mais l'affaire des placards le compromet et, en 1535, il s'enfuit à Nérac, auprès de la bienveillante Marguerite de Navarre, puis à Bâle.

C'est là qu'il publie en latin son ouvrage majeur, L'Institution de la religion chrétienne, à l'intention du roi François Ier.
Il en fera lui-même la traduction en français et ne cessera de l'améliorer au fil des rééditions jusqu'en 1559. Cet exposé de la foi réformée, notons-le, marque une étape importante dans l'évolution de la langue française.

Calvin développe l'idée de prédestination : Dieu étant tout-puissant, le salut (la vie éternelle) est octroyé par une décision divine incompréhensible pour les hommes ; il s'ensuit que les fidèles doivent remettre leur confiance entre les mains de Dieu.

Le prédicateur prône une religion dépouillée de ses rites et de la plupart des sacrements catholiques, n'en retenant que deux sur sept : le baptême et la Sainte Cène (l'eucharistie). Il rejette le culte des saints et la dévotion à la Vierge Marie, mère de Jésus Christ.

Premiers contacts avec Genève

L'année suivante, en 1536, Calvin est appelé à Genève par Guillaume Farel, un prédicateur venu de France, qui propage chez les Genevois la Réforme religieuse de Martin Luther. Il tente d'instaurer une dictature morale sous la forme d'ordonnances auxquelles chacun se doit de prêter serment. Mais un parti d'opposition oblige Farel, Calvin et leurs partisans à quitter la ville pour Strasbourg...

Vers une dictature morale

En 1541, Jean Calvin revient à Genève. Il se voit cette fois octroyer des pouvoirs discrétionnaires alors que son statut officiel reste celui d'un simple pasteur.

Un Consistoire composé de pasteurs et de laïcs va désormais régir la ville avec l'assistance des docteurs, anciens et diacres, sous la forme d'une théocratie. La dictature morale s'installe cette fois pour de bon.

Des dispositions administratives, dénommées articles et ordonnances, ou théologiques comme le Catéchisme de Genève, matérialisent l'emprise calviniste sur la vie de la cité qui acquiert le titre de « Rome protestante » et attire des réfugiés et des sympathisants de toute l'Europe.

La religion selon Calvin se signale par son austérité. Ni ornements, ni luxe, ni fêtes. La musique, le théâtre, le bal et la vie mondaine sont proscrits. Le prédicateur lui-même donne l'exemple d'une vie ascétique. Il s'inflige de rudes privations malgré une santé chétive et des migraines continuelles. Inflexible à l'égard de ses opposants, il laisse condamner à mort et brûler son ami Michel Servet.

Genève acceptera le retour des catholiques lors de l'invasion française de 1798 et ceux-ci sont aujourd'hui majoritaires dans la ville.
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